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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:40

In Libération

 

C03-24Le parti d'opposition a fait parvenir à toutes ses fédérations un million de tracts et des affiches fustigeant la réforme, dont Jean-François Copé réclame le report.

L’UMP lance une campagne massive de tracts contre la réforme des rythmes scolaires mardi, jour où son président Jean-François Copé va demander au ministre Vincent Peillon de la suspendre. Le premier parti d’opposition a annoncé mardi avoir adressé le même jour à toutes ses fédération ces tracts - un million d’exemplaires - qui proclament «stop à la réforme des rythmes scolaires» au-dessus d’un panneau routier signalant la présence d’écoliers.

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:36
http://75.snuipp.fr/IMG/arton1071.png?1380200067
C'est une situation catastrophique qu'a présenté le 30 septembre le Snuipp parisien suite à l'application de la réforme des rythmes scolaires. Cet état des lieux, exploité par la candidate UMP à la mairie, est contesté par la Ville. Le Snuipp 75, avec ses partenaires syndicaux, décidera le 8 octobre des actions à mener.
 
Au terme d'une enquête menée dans plus de 600 écoles, Jérôme Lambert, secrétaire général du Snuipp 75, a dressé un tableau effrayant de la situation dans les écoles suite au choix de la municipalité de passer dès cette rentrée aux nouveaux rythmes. " L’état de fatigue des élèves est particulièrement criant, que ce soit en maternelle comme en élémentaire", écrit le Snuipp 75. "Cette fatigue s’accompagne d’un changement de comportement, conséquence d’un manque de repères dans les règles à respecter et de la multiplication des adultes intervenants : les élèves sont difficiles à « cadrer », ils n’ont toujours pas la posture d’écolier". Le syndicat évoque une tension qui continue jusque lors de la récréation. "On se croirait en janvier ou février".
 
La situation n'est pas meilleure chez les adultes. " Le ras-le bol le plus significatif des enseignants est le sentiment d’avoir été dépossédés de leurs missions d’enseignement et de leur outil de travail (classe et matériel pédagogique mais également portes de l’école et préau qui sont devenus prioritairement des moyens d’affichage des ARE). Les relations entre animateurs, ATSEM et enseignants, malgré la bonne volonté de tous, sont tendues". L'occupation des classes est un vrai problème pour les enseignants. Mais il y a aussi les toilettes des enseignants visitées par deux fois plus d'adultes ce qui pose un problème d'hygiène, précise le Snuipp 75. Le Snuipp 75 rencontrera le 8 octobre Fo, Sud, la Cnt et la CGT pour décider des actions à mener. Il demande la réécriture du décret et envisage d'exiger la suspension de la décision municipale.
 
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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:19

 dali-clock1

In NouvelObs 

 

Directeurs exténués, profs excédés, enfants déboussolés, parents perdus : la semaine de 4,5 jours fait toutes sortes de victimes, selon le syndicat des instituteurs SNUipp-Paris.

 

Entretien avec Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUipp - Paris (syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles, affilié à la FSU), à propos de la polémique naissante sur l'instauration des nouveaux rythmes scolaires dans la capitale.

 

Trois semaines après la mise en place de la semaine de 4,5 jours, et face aux mécontentements qu’elle suscite à Paris, réclamez-vous le retour de la semaine de 4 jours ?

- Pas du tout. Mais la mairie de Paris ne réalise pas ce qui se passe. Nous avons lancé une enquête auprès des 663 écoles de Paris. Nous avons reçu 130 réponses, toutes négatives, concernant l’application de la semaine de 4,5 jours. Il s’agit parfois seulement du directeur, ou d’un collègue, qui s’exprime. Mais ils décrivent une ambiance. Elle est mauvaise. Toutes les autres écoles qui n’ont pas répondu ? Je pense qu’un grand nombre d'entre elles sont tellement sous le niveau de la mer qu’elles n’ont trouvé le temps de le faire.

On note une explosion des arrêts maladie des directeurs d’école, qui gèrent la désorganisation. Ils font des semaines énormes. Ils sont à bout. Ils passent leur temps à dresser des listes d’élèves qui changent tout le temps, entre ceux qui sortent directement après la classe, et ceux qui restent aux activités périscolaires. Car les ateliers sont gratuits et facultatifs et les inscriptions sont à la carte. les parents peuvent se décider au dernier moment. Nous demandons que la mairie fixe des règles d’inscription à ces ateliers.

 

Que disent les enseignants ?

- Nous notons un très fort malaise, une grande fatigue, qui se traduit parfois par une dégradation de leur état de santé. Une situation que le recteur de Paris a bien voulu prendre en compte en inscrivant la question de la semaine de 4,5 jours au prochain Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Ville de Paris. Leur temps de travail n’a pas augmenté, mais leur quotidien est plus difficile.

La mairie de Paris a opté, comme 10% des communes, pour le regroupement des activités périscolaires sur deux après-midi, les mardi et vendredi. Les enfants ont école les lundi et vendredi jusqu’à 16h30, le mercredi jusqu’à 11h30. Et les mardi et vendredi, l’école s’arrête donc à 15h pour laisser la place à 1h30 d’activités périscolaires. Ces jours-là, comme ces ateliers se font en général dans leur classe, les professeurs ne peuvent plus disposer de leur salle pour préparer leur séance du lendemain. Et ces jours-là, à la porte de l’école, la sortie des élèves qui se fait sous leur surveillance, peut durer jusqu'à 30 minutes…

 

Les enfants, dénoncez-vous, ont du mal à trouver leurs repères…

- C’est un problème : les enfants ne donnent plus sens à la salle de classe. Elle est désacralisée. Les petits passent à des règles de vie différentes….Ils font « pâte à modeler » avec le maître, puis « pâte à modeler » avec l’animateur, tout cela dans le même lieu ! Ils n’y comprennent plus rien. L’atelier ne ressemble pas à l’école, les tables sont bougées, les activités n’ont rien à voir. De leur côté, les maîtres ont plus de mal à tenir les classe de grands.

Sans parler des problèmes de ménage, après ces activités. La Mairie en a pris la mesure et s’est engagée à embaucher du personnel supplémentaire pour nettoyer les locaux. 

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:49

In Libération

 

 

C03-18«Libération» raconte le travail au quotidien d'un REV, ces postes fraîchement créés à Paris, chargés d'organiser dans les écoles le temps périscolaire. Au pas de course.

 

La journée de mardi s’annonçait plutôt cool. Enfin, comparée aux semaines précédentes. François a quand même appris au réveil deux défections dans son équipe. L’un des animateurs s’est fait une hernie discale, l’autre est malade. Il a trois heures pour trouver une solution.

Depuis la rentrée scolaire, François, 30 ans, est «REV» (Responsable éducatif ville), ces emplois créés par la ville de Paris pour appliquer la réforme des rythmes scolaires. Il y a un poste par groupe scolaire, 385 au total. François a atterri dans le chic VIIe arrondissement, dans une école qu’il connaît déjà bien. «Heureusement. Ça simplifie les choses», dit-il en posant son casque de scooter dans un coin de la bibliothèque, «son terrier» comme il l’appelle. «Je n’ai pas de bureau, je pose mes affaires ici du coup. Peut-être que ça viendra un jour, le bureau. Chaque chose en son temps.»

Le métier est tout nouveau, encore en construction. Jusque là, il était directeur du centre de loisirs du secteur, accueillant les enfants le mercredi et pendant les vacances scolaires. Depuis un mois, avec cette nouvelle casquette qui tient en trois lettres, il gère les enfants participant aux ateliers périscolaires les mardi et vendredi de 15 heures à 16h30, après la classe, puis l’étude entre 16h30 et 18 heures.

«J'ai voulu un noyau dur d'animateurs»

Il partage aussi la responsabilité de «la pause cantine» avec le chef d’établissement. «Le directeur garde le côté administratif (la liste des présents, le paiement…) et nous, les REV, on gère le pédagogique. La gestion des équipes, en fait.» Une sacrée machine. D’autant que François est à cheval sur deux écoles : une élémentaire et une maternelle attenante, soit 500 enfants en tout. Tous ne mangent pas à la cantine et ne participent pas aux ateliers périscolaires mais c’est une grande majorité. «On n’a pas encore les listes définitives. Il y a toujours des ajustements», dit-il en jetant un œil à sa montre. Huit minutes avant la sonnerie de 11h30, il faut y aller.

Il descend quatre à quatre les escaliers, traverse la cour. Un tour en maternelle pour commencer et briefer son équipe du jour. Ils sont treize animateurs pour les tout petits, plus les assistantes maternelles (Atsem) qui viennent en renfort en roulement. Ça, c’est pour le temps du midi. Pour les ateliers périscolaires, à 15 heures, les intervenants ne sont pas forcément les mêmes. «J’ai fait en sorte au maximum d’avoir un noyau d’animateurs fixes qui font tout : la cantine, les ateliers de 15 heures, l’étude et le centre de loisir le mercredi. Sinon, c’est ingérable.» Il n’empêche. L’équipe est rarement la même deux jours d'affilée. «J’ai deux absences aujourd’hui. La mairie m’envoie un remplaçant, je ne le connais pas, j’espère que ça va le faire. Ensuite, je vais bidouiller, en répartissant les enfants dans plusieurs groupes.»

«Cette réforme n’est facile pour personne»

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:43

In Snuipp


En lançant une pétition nationale, le SNUipp-FSU entend peser sur le ministère pour faire valoir son exigence d’une réécriture du décret sur les rythmes scolaires.

« Rythmes scolaires : maintenant, c’est avec nous ! » Le SNUipp lance une grande pétition nationale avec comme exigence l’ouverture de discussions avec le ministre afin que soit réécrit le décret qui encadre cette réforme mal ficelée. Partout, les enseignants doivent être étroitement associés afin de faire valoir leurs propositions d’aménagement du temps des élèves sans être mis sous la pression d’un calendrier contraint.

Pour signer : cliquez sur l’image

http://www.snuipp.fr/IMG/jpg/image_petition.jpg

 

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 18:25

bombe a retardement 1

In JDD

 

Jean-François Copé veut faire le pari : il souhaite faire, explique au JDD un proche du patron de l'UMP, de l'application de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 un nouvel argument de joute contre le gouvernement. En bureau politique mercredi matin, le président de l'UMP a même parlé de "grève de la réforme des rythmes scolaires". Après la bataille fiscale, ce serait donc le nouveau chantier de l'UMP. Le député-maire de Meaux compte même en faire une bonne partie de son entretien, jeudi matin, face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.

Les retombées des maires UMP sont mauvaises : mercredi, lors du bureau politique au siège du parti, ils ont été nombreux à décrier la réforme des rythmes scolaires qui devra être définitivement mise en place à la rentrée 2014. Les élus locaux ont peur : ils doivent obligatoirement rendre en novembre leurs programmes d'activités périscolaires entourant la baisse du temps passé en classe. Mais beaucoup d'entre eux sont sûrs de ne pas pouvoir tenir le délai. Ils pensent même que ce coût supplémentaire ne sera pas compensé par les aides de l'Etat et que, in fine, ils vont devoir augmenter leurs impôts locaux. C'est notamment le cas de Xavier Bertrand, en phase sur le sujet avec Jean-François Copé.

"Taxe Peillon"

Selon les estimations de l'UMP, le coût moyen de la réforme pour les communes seraient de 150 euros par élèves et par années, alors que l'aide de l'Etat serait de 50 euros. Le parti de droite assure qu'à Paris, le coût de la mise en place anticipée en 2013 serait de 30 millions d'euros, contre seulement 10 millions d'euros estimé au départ. Selon Colombe Brossel, adjointe au maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, interrogée fin août par leJDD.fr, "en année pleine, l’aménagement des rythmes scolaires coûtera entre 40 et 50 millions d’euros par an, dont environ 24 millions à la charge de la ville".

 

 

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In Nouvel Obs

 

Rythmes scolaires : pour Peillon, Copé commet une "faute politique"

Le ministre de l'Education accuse le président de l'UMP, qui réclame le report d'une réforme "intenable" financièrement, de "politiser pour les enfants".

Le ministre de l'Education Vincent Peillon a dénoncé jeudi 26 septembre une "faute politique" du président de l'UMP Jean-François Copé, avec sa demande officielle de report de la réforme des rythmes scolaires. Le ministre a souligné que l'Etat va "continuer à aider" les communes à mettre en oeuvre la réforme.

"Je trouve que c'est une grande faute politique, de la part du président de l'UMP, de vouloir prendre la réforme des rythmes, qu'il voulait lui-même il y a deux ans, comme l'objet d'un conflit politique", a déclaré Vincent Peillon à des journalistes lors d'une visite en Creuse.

Jean-François Copé a annoncé jeudi qu'il avait demandé "officiellement" à Vincent Peillon un report de la réforme des rythmes scolaires, qui est selon lui "intenable sur le plan financier, sauf à augmenter les impôts", prenant notamment l'exemple de la ville de Meaux (Seine-et-Marne) dont il est maire.

Un fonds disponible de 250 millions d'euros

Le ministre, qui inspectait la mise en oeuvre des nouveaux rythmes à Guéret, a expliqué que le président de l'UMP lui avait téléphoné mercredi pour l'informer de sa décision de demander un report.

"Je lui ai dit qu'il faisait à mon avis un mauvais calcul politique, car les parents n'aiment pas que l'on politise pour les enfants, (que) mon souci est que les enfants réussissent, donc je trouvais que de ce point de vue-là ce qu'il faisait ce n'était pas bien", a-t-il dit.

Sans répondre explicitement à la demande de report, Vincent Peillon a assuré que l'Etat va "continuer à aider" les communes dans l'application des rythmes, rappelant que le fonds de 250 millions d'euros prévu à cette fin "n'a pas été consommé". Il a ajouté n'avoir "pas beaucoup d'inquiétude" sur la pérennisation des moyens.

Le ministre de l'Education a par ailleurs contesté les chiffres avancés par Jean-François Copé, sur l'aide de l'Etat pour mettre en oeuvre la réforme des rythmes. "La ville de Meaux avait droit cette année à 150 euros, (M. Copé) parle d'une aide de 50 euros. Il ne compte pas la Caisse d'allocations familiales", a indiqué le ministre. "Il est au tiers de la vérité, donc à deux tiers de mensonge", a-t-il accusé.

"Prise d'otage" des ministres

Jean-François Copé avait annoncé jeudi qu'il avait demandé "officiellement" à Vincent Peillon "un report de la réforme des rythmes scolaires". Le président de l'UMP a ajouté sur BFMTV-RMC qu'il avait parlé la veille au téléphone de cette question avec le ministre de l'Education nationale.

Il lui a répondu, selon Jean-François Copé, qu'il avait "bien entendu le message et allait le transmettre" à François Hollande. "Le président de la République va bien être obligé de prendre ses responsabilités", avait ajouté le président de l'UMP, "il ne peut pas prendre en otage les ministres".

Cette réforme est "intenable" financièrement pour les communes, et en tant que maire de Meaux, "je ne peux pas me permettre d'augmenter les impôts locaux en plus des impôts nationaux pour financer cette réforme", a-t-il également affirmé. "L'Etat verse 50 euros sur les 150 que coûte cette réforme par adulte et enfant, les communes doivent donc trouver 100 euros supplémentaires", avait-t-il insisté.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:11

In Libération

 

C03-18La candidate centriste à la mairie de Paris dénonce l'«improvisation» dans les écoles qui appliquent la réforme.

Marielle de Sarnez, candidate du MoDem à la mairie de Paris, a déploré mardi dans un communiqué une «grande désorganisation» dans les écoles parisiennes qui appliquent depuis trois semaines la réforme des rythmes scolaires, et appelé la Ville à réagir «dans les plus brefs délais».

Sur le même sujet
  • Rythmes scolaires : Marielle de Sarnez déplore une «grande désorganisation»    

  •  

Pour elle, trois semaines après la rentrée, «les personnels enseignants sont désorientés: ils ne sont pas entendus sur l’organisation des "ateliers" qui ne répondent à aucun plan sérieux, leur contenu étant trop souvent improvisé» et «les goûts des enfants ne sont que rarement pris en compte».

«La désorganisation est grande puisque les personnels, en charge de la mise en place ou mis au service de cette nouvelle organisation, sont débordés et ne peuvent plus faire face. Toute cette improvisation fatigue les enfants et les familles la vivent mal», affirme la candidate centriste, vice-présidente du parti de François Bayrou.

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:45

In Politis

 

C03-23Quatre grands quotidiens ont accusé les enseignants de corporatisme à propos de la réforme des rythmes scolaires. Ils pointent aujourd’hui sa difficile mise en place, notamment à Paris. Mais sans revenir sur leurs analyses...

Corporatistes. C’est l’accusation reprise par une partie de la presse pour fustiger ces enseignants qui protestent contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

Prétendument, ils auraient retourné leur veste, étant pour le retour à la semaine de 4,5 jours, puis contre. La raison en serait leur refus de (revenir) travailler le mercredi. Sur le mode bien connu : les enseignants ne foutent rien.

Qu’un quotidien comme le Monde défende cette ligne, même de manière aussi catégorique, n’était pas complètement surprenant. Que Libération lui emboîte le pas, avec un édito accablant de Nicolas Demorand, en a heurté plus d’un.

Et voici que, quelques semaines après la rentrée, ces deux quotidiens sont bien obligés de reconnaître que, ici et là, ça coince. Mais sans revenir pour autant sur leurs analyses passées. C’est ce que pointe l’Acrimed, revue de critique des médias, dans un article intitulé :

Haro sur la réforme des rythmes scolaires : chronique d’une amnésie médiatique.

Le Parisien n’a pas fait mieux, en titrant par exemple : « Pagaille dans les rythmes scolaires : nos enfants ne méritent pas ça ! », en pleine grève.

Mais, une fois n’est pas coutume, l’Acrimed salue le traitement exemplaire du Figaro : le quotidien de Serge Dassault, trop content « de voir un ministre important d’un gouvernement qu’il combat en difficulté », insiste « plus que lourdement sur des dysfonctionnements qui ne concernent après tout que 20 % environ des élèves [3], en se faisant l’écho, avec une belle capacité d’écoute envers les syndicats d’enseignants, de préoccupations qui ne sont pourtant pas toujours au cœur de ses priorités éditoriales, comme le bien-être des “personnels d’animation qui, eux, sont stressés”, ou la capacité de la réforme à gommer "des inégalités périscolaires qui vont de 1 à 10”… Une sollicitude pour les salariés et un souci égalitariste qui font chaud au cœur ! », ironise l’Acrimed.

Pendant ce temps... le Snuipp, principal syndicat du premier degré, « tire la sonnette d’alarme ». À Paris du moins, trois semaines après la rentrée, « la catastrophe annoncée a malheureusement lieu » :

- Concernant la maternelle : « L’alternance de jours irréguliers et l’utilisation des classes pour l’apprentissage et le récréatif empêchent une structuration du temps et de l’espace chez les élèves. L’insécurité générée par le manque de repères est augmentée par la multiplication des adultes référents et crée chez les élèves une grande fatigue. »

- La situation n’est pas tellement plus réjouissante en élémentaire : cette « arythmie » faisant que les élèves « sont plus fatigués, désorientés et inquiets dès qu’on évoque la sortie des classes ».

Conséquences imprévues : les écoles seraient confrontées à des problèmes d’hygiène du fait des horaires modifiés des ATE et ASEM (personnels d’entretien et d’accompagnement des élèves), du manque de remplacement et de toilettes uniques pour un nombre d’adultes qui a doublé. Il y aurait également des problèmes de sécurité résultant d’une circulation accrue d’adultes et d’élèves, laquelle serait « difficile à contrôler ».

 

« L’académie comme la mairie privilégient le périscolaire »

Sentiment général à Paris ? « L’académie comme la mairie privilégient le périscolaire au détriment de leur mission d’enseignement. L’école devient un lieu d’activités et non plus d’apprentissages. »

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 21:05
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:11

http://i.istockimg.com/file_thumbview_approve/1467305/2/stock-illustration-1467305-my-home.jpg

In Libération

 

Avec la réforme du temps scolaire, certains enseignants sont obligés de laisser leur salle pour les activités périscolaires. Pas si évident. Témoignages.

Les professeurs des écoles font parfois le lapsus. En parlant de leur salle de classe, ils disent «ma chambre», tant ils ont un attachement particulier à ce lieu qui représente beaucoup plus qu’un bureau.

 

Les salles de classe ont été au centre des discussions dans les communes appliquant la réforme des rythmes scolaires dès cette année. Où accueillir les enfants après la classe, pendant le temps périscolaire ? Au gymnase (quand il existe) du bout de la rue ? Sous le préau ou… dans les salles de classe ? Tout dépend des configurations, de l’espace disponible surtout.

Dans les écoles exiguës, la mairie a «réquisitionné» les salles de classe. Les enseignants sont alors priés de céder leur classe aux personnels de la ville soit le temps du midi, soit l’après-midi. Trois instituteurs racontent le lien particulier qu'ils entretiennent avec leur salle de classe.

«On crée une atmosphère, une empreinte»

Isabelle, 24 ans de métier, en poste dans une école maternelle à Paris

«La classe, c’est un peu comme une petite maison. La mienne mesure une cinquantaine de mètres carrés, elle est exposée plein sud, avec des vitres tout le long d’un mur. On ressent les variations de température.

«Je me souviens très bien de toutes les salles dans lesquelles j’ai enseigné. J’ai imprimé les lieux, je les revois chacun dans ma tête. J’ai un attachement, bien sûr. D’ailleurs, souvent, on s’entend dire : je retourne dans ma chambre au lieu de dire dans "ma classe". C’est important de s’y sentir bien pour que les enfants s’y sentent bien aussi et soient disposés à bien apprendre.

«On construit sa classe au fur et à mesure de l’année. On accroche aux murs les travaux des élèves. Dans la mienne, depuis la semaine dernière, il y a leurs autoportraits dessinés à la craie, c’est très coloré. Dans le couloir, on a personnalisé les étiquettes des portemanteaux. C’est un peu comme un adolescent qui met des posters sur les murs. On crée une atmosphère, une empreinte. A chaque fin de l’année, quand on range sa classe, c’est toujours tristoune. Les remplaçants disent souvent que quand ils rentrent dans une salle de classe, ils savent tout de suite si cela va bien se passer ou pas.

«Laisser ma classe aux animateurs? Je m’y prépare. Pour l’instant, depuis la rentrée, ce sont mes collègues qui cèdent leur salle. Après les vacances de Toussaint, ce sera mon tour. J’essaie de me faire à l’idée. Ce n’est pas facile. Pourtant, je connais les animateurs, il y a un respect mutuel entre nous, je n’ai pas de crainte qu’ils abîment le matériel ou les jeux. Non, ce n’est pas ça. Malgré notre bonne entente, à 15 heures précises, je serai mise à la porte de notre classe. En principe, je reste toujours une bonne heure après le départ des enfants. Je prépare mes activités pour le lendemain. J’installe les pots de peinture par exemple, j’accroche les travaux au mur. Je pourrais le faire pendant la classe me direz-vous, oui bien sûr, mais j’aime me consacrer totalement aux enfants quand ils sont là. Je vais trouver une autre organisation, m’ajuster à ce nouveau rythme. Je pourrais aller préparer mes ateliers dans la classe voisine, mais ce n’est pas pareil, je ne serais pas chez moi, je serais de passage.»

«Pour les enfants, la classe perd toute sa symbolique»

Anaïs, 26 ans, enseigne en CP-CE2 dans le Val-d’Oise

«Vous aimez, vous, que des gens s’installent à votre bureau en votre absence? Ce n’est jamais agréable. Mais on fait avec. De toute façon, on ne nous a pas laissé le choix. Le maire a dit : "votre classe n’est pas votre classe, elle appartient à la municipalité". C’est vrai. J’ai quand même répondu: "Vous non plus, monsieur le maire, votre bureau ne vous appartient pas." Mais ce n’est pas le problème principal. Nous sommes des adultes, on prend sur nous.

«Non, c’est surtout problématique pour les enfants. La salle de classe est symbolique pour eux. Ils ont leurs repères, ils associent le lieu à certaines règles de vie, à une discipline mais aussi à leur maître ou leur maîtresse. Tout d’un coup, ces repères sont chamboulés. Ils se retrouvent dans ce même lieu avec une autre personne et d’autres manières de faire. Les bons élèves s’adaptent bien sûr, mais pour les autres, ceux qui ont plus de mal, c’est très déstabilisant. Ils ne comprennent rien. Le lieu perd toute sa symbolique.

«Un exemple. L’année dernière, je m’occupais de l’étude après l’école. Etaient regroupés dans ma classe des élèves de tous les niveaux. Et bien c’était flagrant: les CM1 et CM2 qui venaient dans ma salle étaient beaucoup plus agités et moins respectueux du matériel que mes CP. Tout simplement parce que ce n’était pas «leur» classe. Une classe, ça vit. Aucune n’est pareille, il y a toujours une touche, la patte de l’enseignant. Les tables ne sont jamais disposées par hasard. En U, en ligne, en brochette : il y a une logique personnelle derrière. Les affiches, sur les murs, ce n'est pas pour faire joli. C'est réfléchi. Dans ma classe, j'ai l'alphabet, les règles de grammaire à un certain endroit. On trouve aussi l'emploi du temps, la progression dans le programme que l'on met à jour régulièrement. Cela fait partie de nos obligations de service. Quand on entre dans une salle, on sait si l’enseignant est là depuis longtemps ou pas. Il suffit d’ouvrir les armoires.»

«La salle de classe, c’est bien au-delà de la classe»

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