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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:27
In Snuipp
   
http://29.snuipp.fr/IMG/rubon47.pngLe lundi 7 octobre, le SNUipp-FSU s’est adressé au ministre lors du comité national de suivi des rythmes scolaires. Extraits de l’intervention du syndicat
« Si, un mois après la rentrée, l’heure n’est pas encore au bilan, le SNUipp estime qu’il faut dresser de premiers constats objectifs d’une mise en œuvre des nouveaux rythmes très inégale d’une école à l’autre.
Là, où les organisations de la journée et de la semaine donnent de premières satisfactions, force est de constater qu’elles sont le fruit d’un vrai travail de co-élaboration avec tous les partenaires, dont les enseignants. A l’opposé, partout où des schémas n’ont pas été pensés entre tous les acteurs, les organisations du temps se déploient de manière chaotique et bricolée, entraînant de réels dysfonctionnements : non prise en compte des besoins spécifiques des enfants de maternelle, occupations imposées et non réfléchies des salles de classe, cohérence insatisfaisante des temps scolaires et périscolaires, horaires des APC parfois soumis aux contraintes des mairies, diminution du temps d’intervention des ATSEM dans les classes au profit du périscolaire, manque d’animateurs, absence d’activités périscolaires
… »

Réunir les comités de suivi départementaux

Il est temps de tirer les leçons de ces premières semaines, aussi bien pour les 20% d’écoles actuellement dans les nouveaux rythmes, que pour les 80% concernées par un passage en 2014. Dans les départements, le SNUipp demande la convocation de tous les comités de suivi. « Ville par ville, les situations problématiques doivent être étudiées et des solutions apportées en sortant du face à face entre l’école et la mairie. Là où il y a blocage, comme à Aubervilliers par exemple, il faut tout remettre à plat. De nouvelles organisations des rythmes scolaires doivent être retravaillées et validées à l’issue d’une vraie concertation, qui aboutisse à un consensus de la communauté éducative. Ces comités doivent aussi suivre les conditions de préparation pour 2014 et s’assurer que les propositions d’aménagement du temps scolaires sont construites dans l’intérêt des enfants et avec les enseignants. »

Ouvrir des discussions au ministère

Au niveau national, Le SNUipp demande au ministre d’ouvrir des discussions pour la réécriture du décret. Car s’il est favorable à une meilleure répartition des temps scolaires avec des journées de classe plus courtes et bien articulées avec le périscolaire, il déplore que « le décret actuel soit un carcan qui a été pensé comme si les besoins des enfants quelque soit leur âge, mais aussi toutes les ressources des écoles étaient tous les mêmes ». Or, ce n’est pas le cas. « Pour avancer, il faut offrir davantage de souplesse : des organisations adaptées aux enfants aux conditions de travail des enseignants et aux réalités locales. En tout état de cause, comme le rappelle la pétition que nous venons de lancer, le nouveau décret devra s’inscrire dans un cadre conjuguant adhésion, adaptation et égalité »
En clair, il faut que « la communauté éducative ait la possibilité d’ explorer toutes ces pistes afin de permettre à tous les élèves et à tous les enseignants de bénéficier d’un changement de rythmes réussi, serein et de qualité. » Le SNUiPP-FSU vient d’ailleurs de s’adresser au ministre en ce sens.

La réussite des élèves, c’est avant tout sur le temps de classe

« Nous rencontrons actuellement des milliers de collègues dans le pays. Nous voulons alerter le ministre sur le mécontentement voire l’exaspération qui grandissent sur les conditions de travail. D’une manière générale, la charge de travail des collègues et particulièrement des directrices et directeurs d’école s’est encore alourdie, avec de nouvelles sollicitations administratives et de nouveaux tableaux à remplir. Dans le même temps, ici et là injonctions et caporalisme se poursuivent. Stop ! La coupe est pleine.Nous réitérons nos propositions : la réussite des enfants ne peut se résumer à une réorganisation du temps sur la semaine et nécessite des changements sur le temps de classe. Il faut permettre à nos collègues de faire fonctionner le temps scolaire en toute sérénité. Il est grand temps aujourd’hui d’ouvrir les discussions. Pour leur part, les personnels y sont prêts. Au SNUIpp-FSU, nous continuons d’être exigeant pour l’école, la réussite des élèves et les conditions de travail des enseignants. »
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:25

In Snuipp

 

Une annonce en fanfare suivie d’un rectificatif : la prime aux directeurs de l’académie d’Orléans-Tours pour la mise en œuvre des rythmes ne sera finalement pas versée. Pour le SNUipp-FSU, la surcharge de travail imposée par cette réforme doit s’accompagner d’une reconnaissance financière pour tous.

C’est une décision du rectorat qui a fait du bruit dans les 6 départements de l’académie d’Orléans-Tours : le versement d’une prime exceptionnelle de 94,12€ annuels pour les directeurs et directrices dont l’école « applique les nouveaux rythmes scolaires depuis la rentrée 2013 » peut-on lire dans la circulaire du DASEN d’Indre et Loire datée du 1er octobre et adressée aux 173 écoles passées à 4 jours et demi dans le département.

Rétropédalage

Cette indemnité, dégagée sur l’enveloppe dédiée aux activités péri-éducatives, visait à « saluer les actions et le dévouement des personnels » a précisé la rectrice, Mme Reynier. Mais coup de théâtre le 9 octobre au soir : l’indemnité ne sera pas versée, faute d’accord du ministère, annonçait Mme Reynier à l’agence de presse AEF. Le ministère a donc jugé cette initiative « trop atypique » et « prématurée alors qu’un groupe de travail spécifique aux directeurs d’école va s’ouvrir » déclarait la rectrice mercredi soir.

Reconnaissance financière pour tous

Pour le SNUipp-FSU, cette initiative hasardeuse et maladroite montre que le surcroît de travail lié à la réforme des rythmes appelle une reconnaissance. Si les directeurs et directrices sont directement touchés par la surcharge de travail induite par la mise en place des rythmes (désorganisation de l’école, rencontres avec les partenaires…), leurs collègues adjoints ne sont pas en reste (mise en place des APC, gestion des groupes, surcoûts engendrés, etc.) C’est pourquoi le syndicat estime que la reconnaissance financière est indispensable, pour tous les enseignants du 1er degré !

A consulter :

- Le courrier du DASEN d’Indre et Loire du 1er octobre
- Rythmes : ce que propose le SNUipp

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:21

In Sud Education

 

http://www.sudeducation.org/local/cache-vignettes/L65xH150/arton4908-58e1b.pngDans la petite portion des communes qui – sous la pression gouvernementale – ont témérairement opté pour son application dès cette année, la mise en œuvre de la réforme Peillon des rythmes scolaires confirme à souhait la pertinence des critiques que nous n’avons eu de cesse de lui opposer depuis l’exposition de son projet. Six semaines après la rentrée, il est permis d’esquisser avec quelque précision un inventaire des dommages engendrés par le décret Peillon : inégalités territoriales accrues entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines, entre quartiers d’une même agglomération ; injustices sociales aggravées avec des services payants et/ou sélectifs ; pataquès organisationnels susceptibles de mettre en danger la sécurité des élèves ; mise en cause des droits des travailleurs/ses ; fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels ; développement de la précarité ; dégradation des conditions de travail liée à l’occupation des locaux ; démantèlement du service public et recours à des prestataires privés… Le mouvement de contestation, loin de s’estomper, revêt aujourd’hui de multiples formes, portées par des enseignant-e-s excédé-e-s, des agents municipaux surexploité-e-s, des parents d’élèves inquiet-e-s, des communes en difficulté. SUD éducation soutient ces mobilisations. Le décret doit être abrogé ; des alternatives pour l’école publique, les personnels et les élèves doivent être imposées par nos luttes.

 

Escomptant surfer sur une désapprobation en voie de généralisation, l’UMP s’est lancée dans une vaste opération de récupération politicienne de cette question des rythmes scolaires, avec des arrière-pensées fort mal camouflées à l’approche des élections municipales de 2014. Les mêmes qui, hier encore, conspuaient la grève des enseignant-e-s – la disqualifiant comme une expression des plus arriérées du corporatisme –, cherchent aujourd’hui à faire croire qu’ils seraient les ardents défenseurs de l’intérêt supérieur des enfants et du bien-être personnel et professionnel des personnels de l’éducation nationale. Mais les Fillon et les Copé, les Darcos, Chatel et compagnie ne peuvent se prévaloir d’aucune espèce de crédibilité en la matière, eux qui ont détruit avec méthode et ténacité le service public d’éducation et, pour complaire aux industries du divertissement de fin de semaine et aux familles les plus aisées, mis en œuvre – déjà, hélas ! – une réforme des rythmes scolaires rejetée sans appel par l’ensemble des acteurs de l’éducation.

 

Qui peut raisonnablement accorder, dans la défense du service public d’éducation, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont organisé la suppression de 80 000 postes alors même qu’il en manquait ? Qui peut raisonnablement accorder, dans la promotion de l’intérêt des enfants, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont promu la réduction de leurs horaires de classe, le resserrement des heures d’enseignement sur des journées trop longues, l’adjonction à celles-ci d’heures de pseudo « aide personnalisée » pour des élèves qui n’en peuvent déjà plus dans l’objectif – malheureusement largement atteint – de détruire les Réseaux d’Aide Spécialisés aux Élèves en Difficulté (RASED) ? Qui peut enfin raisonnablement accorder, dans la défense des droits des personnels, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont réduit leur niveau de vie, dégradé leurs conditions de travail, cherché à renforcer le poids de la hiérarchie et programmé la casse de leurs statuts ?

 

La réforme Peillon des rythmes scolaires a été instaurée dans la plus grande des précipitations et imposée, malgré ses incohérences manifestes et des oppositions importantes, avec comme objectif de répondre à un enjeu de communication. Faute de « refondation » véritable de l’école publique, pour des raisons liées au choix de l’austérité budgétaire et à des options idéologiques, le gouvernement devait bien donner l’illusion qu’il faisait quelque chose à propos de l’école, occuper le terrain médiatique, instaurer une réforme symbolique qui donnerait l’impression d’un changement structurel. Là aussi l’intérêt des enfants a été invoqué dans le même temps où, cédant au lobby touristique, on maintenait un zonage des vacances pédagogiquement absurde et d’interminables périodes de 10 semaines sans interruption. La réalité même de cette réforme des rythmes confirme qu’elle ne promeut pas l’intérêt des enfants comme elle le prétend.

La question des rythmes scolaires est de divers côtés l’objet d’instrumentalisations politiciennes bien éloignées des enjeux véritables. L’intérêt des enfants, les droits des personnels, le service public d’éducation valent mieux que ces manœuvres. La seule attitude à adopter pour les personnels, c’est l’indépendance syndicale vis-à-vis de tous les pouvoirs politiques et l’autonomie de leur action revendicative pour une réelle amélioration de l’école publique pour tous et toutes (effectifs de classe réduits, enseignant-e-s titulaires en nombre suffisant et formé-e-s, dotations égales en moyens matériels, réduction du temps de travail, réelle formation initiale et continue des personnels…)

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 13:14

bombe a retardement 1

In Politis

 

À Paris et à Aubervilliers, les enseignants réclament le report de la réforme. Des élus de l’opposition s’engouffrent dans la brèche.

     

La décision fut difficile à prendre. Mais, le 5 octobre, le Snuipp Paris a tranché : le syndicat majoritaire des enseignants du primaire « exige l’arrêt du dispositif » mettant en place la réforme des rythmes scolaires dans la capitale. Les dysfonctionnements sont tels « qu’il n’est pas possible de continuer ainsi pendant toute l’année ». Pas favorable au « statu quo Darcos » – soit la semaine de 4 jours surchargés –, le Snuipp « ne peut se satisfaire du bricolage Peillon/Delanoë ». Le 30 septembre, le syndicat a rendu compte des premiers résultats d’une enquête menée auprès des écoles parisiennes. Sur les 160 réponses recueillies en dix jours (sur 663 établissements), 80 % déploraient anxiété et fatigue (chez les élèves et les enseignants) et 60 % des problèmes inattendus d’hygiène et de sécurité. Le recteur a ainsi accepté de saisir le tout nouveau Comité d’hygiène et de sécurité. « La situation est explosive ! », alerte le Snuipp, témoignages à l’appui : des animateurs qui rendent des enfants à des parents sans les connaître ; des inconnus qui circulent dans les écoles... Début octobre, la rentrée n’est toujours pas terminée, signalent les proviseurs, dépassés : pas de listes arrêtées d’élèves restant aux ateliers périscolaires, pas de liste d’animateurs ou d’associations intervenants, pas de formation suffisante pour les activités proposées en maternelle…

 

Paris n’est pas la seule concernée. À Aubervilliers (93), le 3 octobre, 95 % des enseignants étaient en grève contre la réforme des rythmes scolaires, soutenus par les parents d’élèves et les agents municipaux. Devant le manque de réponses du maire, ils ont décidé d’entamer des blocages d’écoles le 7 octobre.

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 20:37
 
A Paris, une directrice d’école a affiché une lettre dénonçant les conséquences de la réforme des rythmes scolaires. Elle parle de « violence inouïe ».
 
 
La lettre :
 
C03-40.jpgLes enseignants souffrent, nous souffrons tous.
 
Violence inouïe dans le sens où les élèves (et nous-mêmes !) vivent (vivons) dans les cris, le brouhaha, les hurlements, et les insultes, à partir de 15h. Les aînés en « profitent », se battent, courent, lors de cette passation entre école et périscolaire lorsqu’ils se rassemblent dans la cour et le préau avant d’aller dans leurs ateliers respectifs. Tous n’en ont toujours pas à ce jour d’ailleurs.
 
Les élèves sont heureux de se déplacer à la piscine. « C’est bien avec les animateurs, on peut crier dans la rue ! » Les règles ne sont pas les mêmes. Ils s’y perdent. Et nous sommes désavoués.
 
Atelier slam (avec droit « de dire des insultes ! ») et hip-hop dans les salles de classe, alors que l’on demande d’être calme dans ces mêmes locaux, est incompatible.
 
La vie est devenue beaucoup plus difficile pour nous enseignants, avec ces changements perpétuels de règles et d’autorité. Même si l’on sait que les règles sont soi-disant les mêmes, elles ne peuvent pas être respectées de la même façon, les exigences diffèrent, ils sont au centre, au périscolaire, un animateur dans ce cadre n’est pas un enseignant dans le cadre scolaire, lui il plaisante avec les élèves, son langage est incorrect, tant au niveau syntaxique que vocabulaire, donc ces mêmes règles ne sont pas appliquées de la même façon.
 
Fatigue et énervement excessifs. De la part de tout le monde. Neuf dictionnaires neufs déchirés lors de l’atelier « initiation à l’espagnol » dans la classe de CM2. Les enseignants replacent leurs chaises d’élèves tous les matins, parce que oui, ils sont pointilleux : on ne commence pas une journée dans le désordre. Sans parler des tableaux souillés bien que lavés la veille, des outils utilisés.
 
Manque 2 animateurs quotidiennement. Toujours pas d’individus physique pour les postes de PPS alors qu’il y a le budget pour ce faire. REV en arrêt maladie depuis le début, un animateur qui a été déchargé a pris cette charge deux semaines après la rentrée. Il n’a rien pu préparer, arrive dans l’école, ne me prévient pas lorsqu’il n’est pas là, j’ai tout assumé ou j’assume tout, ou presque. Je ne peux même plus faire mon travail d’école, réfléchir sur les programmes…
 
Les élèves sont 50 heures par semaine à l’école dans nos quartiers, moi aussi, on est épuisés, équipe tendue, tous dans le même état qu’une fin juin, c’est anormal. Nous crions, ce qui est anormal en septembre.
 
Les plus jeunes sont perdus (CP). Ils quittent l’école le mercredi à 18h avec le cartable sur le dos, symboliquement c’est trop dur ! Pour eux, ils sont à l’école, puisque dans le lieu école, et désormais à l’école ils ont ces droits qu’ils n’avaient pas (règles différentes), la vie est devenue trop difficile pour nous tous, enseignants. Les enseignants perdent ½ heure par jour avec ce périscolaire, ces listes qui changent tout le temps, les mots sur les cahiers de correspondances. Confusion, amalgame entre école et périscolaire.
 
L’école n’est plus un lieu d’apprentissage, l’école est « mangée » par le périscolaire : le périscolaire sont les seules questions qui ont été posées aux enseignants lors des réunions de parents les quinze premiers jours d’école, rien sur l’apprentissage de la lecture, la méthode, les évaluations, la natation, le programme, les devoirs, que du périscolaire !
 
L’école a perdu son âme. Le hall est envahi par les affiches indiquant les inscrits aux 18 ateliers du mardi et du vendredi, on ne voit plus les dessins d’enfants, on n’accède plus aux armoires. Idem pour les tableaux dans la rue : les tableaux « école » et « parents » sont envahis par le périscolaire, cela ne choque personne, seul le périscolaire Est !
 
NOUS SOUFFRONS.
 
Agnès Thill
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 20:33
 
 
C03-23Le maire de Janvry a appelé «à la désobéissance civile» pour dénoncer la «fracture entre communes riches et pauvres» dans l'application de cette réforme, prévue en 2014.
 
La commune rurale de Janvry (Essonne) a décidé de ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires en 2014, a-t-on appris mercredi auprès de son maire (NC), Christian Schoettl, qui appelle «à la désobéissance civile». Confirmant une information du Parisien, l’élu a indiqué que le conseil municipal de ce village situé à l’ouest du département avait voté lundi soir une délibération intitulée «Rythmes scolaires : c’est non !».
«Nous sommes républicains. Quand il y aura une loi, on l’appliquera. Là ce n’est qu’un décret mal-ficelé (...) Je suis dans la désobéissance civile et je l’assume», a expliqué Christian Schoettl selon qui «on assiste sur un certain nombre de communes qui ont appliqué la réforme par loyauté ou par militantisme, à un véritable désastre». Interrogé sur les conséquences de cette décision, Christian Schoettl a ironisé : «Ca m’intrigue de voir s’ils vont envoyer les CRS».
 
 
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:43
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 18:12

In France Inter

 

Le téléphone sonne

 

l'émission du mercredi 2 octobre 2013

La réforme des rythmes scolaires, un mois après. Alors ?

 

Les conséquences pour les élèves, les enseignants, la vie de famille, les municipalités.

rythme scolaire© Fotolia - 2013

invité(s)

Sébastien Sihr

Secrétaire général du syndicat SNUIPP-FSU

Valérie Marty

Présidente de la PEEP (fédération des parents d'élèves)

Jean-Paul Delahaye

Directeur gnéral de l'enseignement scolaire au Ministère de l'éducation nationale
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 18:00

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In Le Monde

 

 Un "wordle" réunit les termes les plus fréquemment utilisés parmi les 90 témoignages reçus sur la question des rythmes scolaires. | Wor

"Parents d'élèves, quel premier bilan faites-vous de la réforme des rythmes scolaires ?" Près de 80 internautes du Monde.fr ont répondu à l'appel à témoignages lancé vendredi 27 septembre. Habitant une des 4 000 communes passées à la semaine de quatre jours et demi dès cette année, ils racontent en très grande majorité la "fatigue" des enfants et la "désorganisation" de l'emploi du temps. Quelques-uns, plus rares, se félicitent au contraire d'une réforme qui "répartit mieux les heures de cours sur la semaine".

  • "La maîtresse doit sans cesse rappeler comment va se dérouler la journée", par Loys, 38 ans, professeur de lettres, Paris

"Enfants perdus, surtout pour les plus jeunes, dans des rythmes, des lieux et des référents adultes différents chaque jour... Autant dire une absence de rythme ! La maîtresse doit sans cesse rappeler aux plus inquiets, avec une frise chronologique, comment va se dérouler la journée. Enfants fatigués par un temps effectif de présence allongé à l'école, une absence de pause dans la semaine et aussi par le même horaire conservé – contre toute logique – le lundi et le jeudi. Enfants parfois déçus par des activités le plus souvent non choisies et généralement fatigantes et bruyantes (parce que dans des groupes nombreux depuis que les taux d'encadrement ont été relevés) et qu'il faut parfois enchaîner avec l'étude."

  • "Plus de deux heures de garderie à rester assis au milieu de la cour", par Elsa, 36 ans, urbaniste, Lamentin

"Un bilan plutôt négatif. (...) Pour ma part, en école maternelle, rien n'a été mis en place. Résultat : plus de deux heures de garderie en sous-effectif à rester assis au milieu de la cour en attendant que les parents arrivent, des siestes tronquées, des cours raccourcis, une logistique compliquée pour les parents le mercredi, un lien avec le professeur rendu inexistant vu que le temps scolaire s'achève à 15h15. Aucune information n'a été mise en place pour les parents."

  • "Les enfants sont déboussolés et fatigués", par Elisa, 44 ans, enseignante, Antony (Hauts-de-Seine)

"Enseignante à Paris, j'ai une classe de CE1. Tous les matins, une vingtaine de minutes sont prises sur les apprentissages pour faire le point : qui reste à la cantine, aux ateliers, à l'étude, aux ateliers bleus ? Les enfants n'y comprennent rien et sont déboussolés et fatigués. Le mercredi matin, on nous a imposé un créneau piscine en plein milieu de la matinée, donc les enfants ne travaillent que 30 minutes le mercredi matin : où sont les apprentissages fondamentaux ? Les animateurs font ce qu'ils peuvent mais ils ne sont pas formés, les déplacements dans la rue sont dangereux, les surveillances aléatoires... J'ai assisté à un atelier d'échecs CP/CE où l'animateur parlait de diagonale et de stratégie, les enfants n'y comprenaient rien. Bref, c'est du n'importe quoi."

  • "Je cherche encore l'intérêt de tout ce remue-ménage", par Marion, 38ans, professeur de français, Beaumont-La-Ronce (Indre-et-Loire)

"Deux de nos trois enfants sont concernés par ce changement et l'un comme l'autre sont épuisés, vraiment physiquement marqués par le fait de se lever tôt cinq jours sur sept. D'ailleurs, ce n'est pas précisément ce réveil qui les épuise, c'est ce qu'il implique : ne plus avoir le mercredi pour souffler, être obligés de pratiquer les activités sportives dont nous ne voulons pas les priver les soirs en semaine, avoir moins de temps pour jouer, buller, se reposer. Dans la classe de mon fils, en CM1, l'institutrice a instauré des jeux de société la dernière heure du vendredi tellement les enfants sont intenables, fatigués et énervés. Quant aux activités proposées par la commune, elles laissent songeurs... Réaliser une perruque, pratiquer la mosaïque sur coquille d'œufs, etc. Le matériel est parfois insuffisant, les intervenants pas toujours qualifiés, l'intérêt des enfants souvent assez limité. Bref, je cherche encore l'intérêt de tout ce remue-ménage vain et exaspérant."

  • "Avant, le mercredi était comme une respiration pour les enfants dans la semaine, maintenant, c'est du stress", par Pierre

"Je suis papa d'un petit garçon de 8 ans scolarisé en CE2. Depuis quelques jours, nous constatons une grosse fatigue chez notre enfant, notamment le soir et au moment du lever. Par ailleurs le mercredi après-midi est désormais très "speed" : vite rentrer à la maison après la classe, vite manger, vite faire les devoirs, vite partir au tennis. Avant, le mercredi était comme une respiration pour les enfants dans la semaine, maintenant, c'est du stress. En tant que parent, je suis très en colère contre cette réforme."

  • Une réforme complètement inadaptée aux maternelles", par Léa, 40 ans, Paris

"Comment donner leurs premiers repères à des bouts de chou de 3 ans quand l'école ne finit pas deux jours de suite à la même heure? Quand les animateurs vacataires changent tous les jours et n'ont pas eu de formation spécifique à leur âge ? Que répondre à mon enfant quand il me demande avec qui il va aller à 15 heures et pour quoi faire ? A ce jour dans mon école, la situation n'est pas encore stabilisée pour que je puisse répondre à ces questions. Je trouve ça aberrant. En attendant, je culpabilise comme une malade de laisser ma fille jusqu'à 17h30 avec deux heures et demie de grande collectivité extrêmement fatigantes. Je n'ai pas les moyens d'engager une babysitter. Je suis très désemparée à vrai dire..."

  • "Nous sommes des cobayes", par Connie, Paris

"La réforme s'avère désastreuse et chaotique. (...) Elle pose d'énormes problèmes de sécurité et d'organisation : pas assez d'ateliers pour tous les enfants dont certains sont laissés dans la cour, garderie pour les maternelles, manque d'encadrement avec des récréations dans lesquelles se multiplient les incidents : deux surveillants pour 70 enfants dans la cour, mardi à 15 heures en maternelle, et un accident grave (points de suture), bagarre des CM2 au sujet des places en ateliers, CP sortis par erreur à 15 heures et laissés sans parents, cartables oubliés, cacophonie pour les récupérer à 16h30, etc. Il n'y a pas d'atelier en maternelle (...) et les ateliers sont très inégaux et insuffisants en primaire en dépit d'un directeur plein de bonne volonté. Nous, parents, sommes perdus, sans interlocuteur, ni information, avec des emplois du temps qui varient et trois équipes différentes qui encadrent les enfants sur une journée. Le temps scolaire est le seul sécurisé, exigeant et homogène ! Nous sommes des cobayes et j'espère que notre triste exemple permettra au moins d'éviter cette catastrophe aux autres écoliers de France."

  • "Mon petit garçon n'est plus que l'ombre de lui-même", par François, Ille-et-Vilaine

"Papa d'un petit garçon de 4 ans en grande section de maternelle scolarisé dans une école publique, je constate que mon fils n'est plus le même depuis la rentrée. Auparavant dynamique, désireux de raconter sa journée en rentrant à la maison, il n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui-même. Il est pourtant couché tous les jours à 20 heures, réveillé à 7h15. L'accueil des enfants le matin qui commençait par une phase "salle d'éveil" avec les petits copains le matin a été remplacé par un démarrage immédiat des cours. On leur a supprimé la sieste d'après-repas, à 4 ans ! Des enfants qui ne dormaient plus éprouvent le besoin de renouer avec la sieste depuis. Au point que devant la grande fatigue générale des enfants l'école l'a réinstaurée pour 1h30 deux fois par semaine, à la grande désobéissance générale... "

  • "Pour 35 minutes d'activités, c'est un dispositif trop lourd et trop cher", par Yves

"L'école s'arrête à 15h45. Il y a ensuite le choix entre l'étude, le soutien, les activités périscolaires et la maison de la jeunesse et de la culture qui 'offre' des activités jusqu'à 16h30 où les enfants sont libérés. C'est le bazar. Les intervenants sont trop nombreux, on sent une frénésie chez l'enfant qu'on récupère à 16h30. L'autorité n'est pas la même. Les dames responsables des activités périscolaire ne sont pas formées et l'instituteur me dit qu'il a senti un changement dans les relations élève-adulte. Pour 35 minutes d'activités, c'est un dispositif trop lourd et trop cher."

  • "Les enfants se retrouvent dans la cour à jouer à la baballe ou aux cartes", par Denis, 40 ans, ingénieur, Paris

"A Paris, des éducateurs mal formés ou pas formés du tout proposent des activités avec des titres flatteurs. Au final, les enfants se retrouvent dans la cour à jouer à la baballe ou aux cartes. Il n'y a aucune ouverture culturelle et aucune activité sportive (la ville n' a pas les moyens financiers et aucun terrain disponible). Au final, quand je retrouve mon fils à 16h30, il a perdu son temps, mon fils s'ennuie pendant les activités proposées par la mairie. Si je pouvais, j'irais chercher mon fils à 15 heures pour l'emmener à la piscine pour nager ou dans un parc pour courir. Ensuite nous profiterions du reste du temps pour lire ou découvrir. Au lieu de cela, mon fils perd son temps à l'école dans les activités de la mairie. Un comble !"

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:48

In Café Pédagogique

 

C03-18Les attaques partent de toute part. un mois après la rentrée, la réforme des rythmes scolaires suscite manifestations, discours et pétitions. La contestation est alimentée aussi bien par l'UMP que par des syndicats ou des parents exaspérés par des applications défaillantes. A quelques mois des élections municipales, l'offensive sur la réforme des rythmes scolaires marque le vrai début de la campagne.

 

Une application difficile sur le terrain

 

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