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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 20:15

In Les Echos

 

C03-18Le principal syndical du primaire appelle à une grève nationale ce jeudi. L’opposition défend une proposition de loi laissant le libre choix aux maires.

 

La contestation contre la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires est-elle en train de s’essouffler ? Selon le ministère de l’Education, la grève des enseignants du primaire ce jeudi mobilisera moins de grévistes que celle du 14 novembre, avec 21,35 % d’intentions de grève au niveau national et 22 % à Paris contre respectivement 26,6 % au niveau national et 53 % pour Paris le mois dernier. Le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, prévoit, de son côté, 40 % de grévistes. A Paris, fer de lance de la contestation, il annonce plus de 30 % de grévistes, contre 70 % le 14 novembre.

Plusieurs syndicats appellent à la grève et auront à cœur d’entretenir la contestation pour faire aboutir leurs revendications, différentes. Le SNUipp-FSU réclame une réécriture du décret sur les rythmes pour l’assouplir, mais aussi des mesures pour la « transformation de l’école », tandis que FO, CGT et Sud demandent l’abandon de la réforme.

80 % des enseignants souhaitent un changement des rythmes

Sur le fond, le SNUipp entend montrer que le ministre n’a pas su convaincre les enseignants. Selon un sondage commandé par le syndicat et diffusé par « Libération », seuls 6 % des enseignants interrogés soutiennent la réforme, même s’ils sont 80 % à souhaiter un changement des rythmes scolaires. A défaut d’emporter l’adhésion de tous les enseignants, Vincent Peillon a tenté de les conforter. En insistant, ce mercredi, à l’Assemblée, sur leur « travail remarquable ».

A l’UMP, dont le président Jean-François Copé a fait de cette réforme un thème pour les élections municipales , on ne baisse pas les armes sur ce dossier. Coïncidence du calendrier, le groupe UMP défend jeudi matin une proposition de loi sur le sujet de l’ex-ministre du Travail Xavier Bertrand, qui voit dans la grève, le signe que le blocage sur cette réforme « ne fait que se renforcer ». Même si, à l’instar du député UMP du Bas-Rhin, Patrick Hetzel, co-signataire du texte, on se défend - alliance de la carpe et du lapin - de s’appuyer sur le mouvement du SNUipp-FSU.

« Sortir par le haut » d’une opposition trop systématique

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 10:30

In Parole aux dindons

 

C03-40.jpg"Monsieur le Ministre,

 Il y a déjà quelques temps que je me retiens de vous écrire pour vous exprimer mon indignation face à un comportement incompatible avec la fonction que vous occupez au gouvernement, mais durant la semaine qui vient de s'écouler, vous avez été toujours plus menteur et ignorant dans vos propos, et je ne peux que vous exprimer ma colère.
En effet, j'habite dans une commune de 1800 habitants dans les Deux-Sèvres, département où les statistiques d'application de la réforme dès la rentrée 2013 ont explosé tous les records nationaux, et ce que vous décrivez ne ressemble tellement pas à la réforme telle qu'on la vit ici, que je commence à me demander sérieusement si vous savez de quoi vous parlez. Je suis maman d'un garçon de 8 ans, en classe de CE2, et nous trouvons (aussi bien nous, parents, que lui) que la réalité que vous décrivez reste une fiction.
Lors du JT de 13h du mercredi 13 novembre, vous disiez que le boycott national n'avait pas toujours lieu contre la réforme que vous tentez d'imposer mais soit disant parce que les parents refuseraient que leurs enfants bénéficient de 36 semaines de cours dans l'année. Il serait appréciable que vous citiez les sources qui vous permettent de faire de telles affirmations.
Je suis maman et je vous assure que plus mon fils a de semaines de cours, et plus je suis contente, tout simplement car je pars du principe que plus il a de semaines de cours, plus il a de chances de finir un programme chargé et nécessaire à son éducation.
Pourtant, mon fils n'a pas été à l'école le mercredi en question et ce choix de concertation (entre lui et nous, ses parents), n'est pas dut à ce que vous semblez croire mais simplement au fait que cette réforme est appliquée n'importe comment et surtout trop rapidement.
Par contre, justement parce que nous sommes des parents qui souhaitons que la loi et les 36 semaines de cours dans l'année soient respectées, nous ne comprenons pas que le Directeur Académique ait décidé qu'il n'y aurait pas cours ces 2 demies-journées supplémentaires. Vous qui dites être attaché à ce principe et ne pas vouloir être "celui qui enlève du temps scolaire aux enfants", pouvez-vous me dire à quel moment ces cours auront lieu?
Vous avez aussi, lors du même JT, avancé le chiffre de 20% de jeunes élèves qui peuvent bénéficier des TAP. Mon fils, tout comme ses petits camarades, ne peuvent bénéficier que d'une activité par semaine. Avez-vous compté ce genre de situation, comme le voudrais la logique, comme étant seulement 0,25% et non 1%?
Le même jour au même endroit, vous annonciez que les activités périscolaires seront gratuites. Pourriez-vous me dire à partir de quelle date?
Dans ma commune, la municipalité a voté pour que celles-ci soient payantes. Par contre, dans ce vote, il n'a jamais été dit qu'elles seraient gratuites dans un futur plus ou moins proche.
Dans la foulée, vous disiez "il faut que dans chaque endroit, on se concerte, qu'on trouve les meilleurs solutions et nous, nous sommes là pour aider". J'ai bien entendu mais dans la réalité, pourriez-vous me dire concrètement ce que ça donne? Dans ma commune, la municipalité a fait le choix d'appliquer la réforme sans aucune concertation des parents (que ça soit en direct ou par le biais de l'association des parents d'élèves). Qu'avez-vous fait, vous qui "êtes là pour aider" pour qu'il y ait cette concertation?
Toujours avec Monsieur PERNAUD, vous avez dit "Aujourd'hui, que font les enfants? Ils sont devant la télévision pour la plupart d'entre eux. Ils sont chez eux où à traîner dans les cages d'escaliers.". Au moment précis où vous prononciez ces "belles" paroles, mon fils était en train de lire un livre sur le canapé, ce qui est relativement plus confortable pour lui que la cage d'escaliers. Je m'indigne qu'une homme qui occupe vos fonctions puisse faire de tels raccourcis et avoir autant de préjugés. Certe, mon fils ne vit pas dans une maison de 450m² et la notre est bien meilleur marché que celle que vous possédez. Pour autant, mon fils ne passe pas sa vie devant la télévision ou à traîner dans l'une de nos 2 cages d'escaliers. Non Monsieur le Ministre, dans la vraie vie, celle des Français moyens, les enfants ne passent pas leur vie dans les cages d'escaliers ou le derrière vissé devant le petit écran. Où prenez-vous vos informations? Dans quel monde vivez-vous? Comptez-vous adresser des excuses publiques au milliers de parents que vous avez insultés à travers ces phrases?
Dans votre forme olympique, vous avez ajouté que l'école le mercredi matin ne "coûte pas un sous aux Maires". Oui, effectivement, c'est aux mairies que ça coûte.
Peut être que si vous connaissiez votre sujet, vous auriez réfléchi et vous vous seriez dit que l'école le mercredi génère des frais supplémentaires comme, entre autres, le chauffage (puisque je doute que les mairies laissent tourner le chauffage à plein régime lorsque les écoles sont vides).
Et ce matin aux 4 vérités de Télématin, vous avez déclarez que "tout le monde est pour" la réforme. De qui parlez-vous? Des enseignants qu'on a encore vu dans la rue la semaine dernière? Du personnel municipal qui était à leur côté? Des Maires qui refusent de l'appliquer? Des associations de parents représentatives (je ne compte bien sur pas la FCPE qui, on le comprend, avec une belle subvention de 150 000€ de "rattrapage", ne peut que vous approuver dans toutes vos décisions)?
Dans Télématin, vous affirmez que la réforme demande "des efforts aux adultes". Oui, bien sur, mais ne croyez-vous pas qu'elle en demande aussi pas mal aux enfants?
Dans ma commune, il n'y a malheureusement que peu d'emploi. Les gens travaillent donc plus loin et les enfants sont déposés de bonne heure à la garderie et en repartent tard. La réforme ne change pas cet état de fait mais les empêchent de se reposer, comme ils le pouvaient avant le mercredi (c'est une grande majorité des enfants qui avaient cette possibilité, preuve en est le taux de fréquentation très faible du centre aéré et le nombre important de parents aux grilles de l'école le mercredi midi).
Vous vous posiez la question de savoir comment avaient fait les 4000 communes qui appliquent la réforme, "surtout la plupart en territoire rural". Et bien pour répondre à votre phrase "on dit n'importe quoi souvent et on ne va pas regarder les faits", moi, je vous invite à venir visiter ma commune. Avoir une seule activité par semaine quand on manque de locaux et de matériel (certains enfants font tennis de table sans table), est-ce acceptable pour nos enfants et où sont les bénéfices d'une telle réforme? Venez donc voir sur le terrain Monsieur le Ministre plutôt que de faire de beaux discours sans savoir de quoi il retourne.
Je n'étais à la base ni pour ni contre cette réforme, mais à voir comment elle est appliquée, imposée sans concertation et à la va-vite, je commence à me faire un avis car je pense à présent qu'il valait mieux laisser un système, même imparfait, que de mettre en place un système inégalitaire pour l'ensemble du territoire
En conclusion, vous avez dit à Monsieur PERNAUD que "les adultes doivent donner l'exemple", alors par pitié Monsieur le Ministre, appliquez-vous ce principe avant de demander aux autres de l'appliquer et arrêtez de mentir, de stigmatiser les familles en faisant de certains cas des généralités (souvenez-vous de la cage d'escaliers) et surtout, revenez dans la vraie vie, celle que subissent ceux à qui vous imposez sans savoir.
Dans l'attente de réponses à toutes mes interrogations, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, mes sincères salutations."
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 16:43
 
 
C03-18Alors que de nombreux articles dans toute la presse ont mis en avant la satisfaction de 80% des maires grâce à des sondages qui tombaient à pic pour Vincent Peillon et sa réforme, c'est surtout en réalité le sentiment d'inquiétude qui a prévalu au congrès annuel des maires.
Preuve de cette inquiétude: alors qu'il était prévu que le ministre débatte devant 600 élus, ils étaient en réalité plus de 5000 à s'être déplacés. Tout en concédant à son auditoire le "besoin d'ajuster" la réforme, Vincent Peillon avait réservé aux maires une nouvelle annonce pour les apaiser et il leur a ainsi promis la mise à disposition temporaire de 300 agents auprès des mairies pour les aider dans la mise en œuvre de sa réforme.

Sur la visite de Peillon au congrès des maires, voir par exemple ici:

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 15:37

In Le Canard Enchaîné 20-11-2013

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:59

In Les Echos

 

Beaucoup resteront sur leur faim. D’autres expliqueront au contraire que c’est une annonce prometteuse. Et certains - les parents mécontents - risquent de s’engouffrer dans une nouvelle brèche.

Devant le Congrès des maires de France, Jean-Marc Ayrault a annoncé ce mardi vouloir « aller plus loin » dans la souplesse des taux d’encadrement des activités périscolaires. Le Premier ministre a indiqué qu'il saisirait dans les prochains jours le conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) pour qu’il propose début janvier les modalités d’une expérimentation au premier semestre 2014 en vue de cet assouplissement. « Il s’agira d’étendre le financement des CAF à l’ensemble des activités périscolaires délivrées dans le cadre d’accueils déclarés, y compris avec des taux d’encadrement assouplis », a affirmé Jean-Marc Ayrault.

Moindre besoin d’animateurs pour les centres de loisirs

Cet assouplissement était une demande de l’Association des maires de France (AMF) qui critique le fait que les taux d’encadrement des activités périscolaires (les trois quarts d’heure de la réforme Peillon) sont différents de ceux en centre de loisirs (les deux heures du soir, dans la plupart des communes). L’harmonisation des taux - qui passerait par un moindre besoin d’animateurs pour les centres de loisirs - « représente pour certaines communes l’équivalent d’une pérennisation du fonds d’amorçage », glisse un acteur clef de la réforme des rythmes, qui croit dans son effet « d’apaisement des maires ».

Dans le cadre des activités périscolaires, il faut aujourd’hui un animateur pour 18 enfants pour les plus de six ans, et un pour 14 en dessous de cet âge. En centre de loisirs, les normes sont plus strictes : c’est un pour 14 et un pour 10, en fonction de l’âge des enfants. « Sur les heures Peillon, si vous avez 140 enfants tout petits, il vous faut 10 animateurs, explicite la même source. Mais pour le centre de loisirs, il vous en faut 12. Et si vous faites le même calcul avec des enfants plus grands, avec l’assouplissement envisagé, vous aurez besoin de quatre animateurs de moins ! »

« Nous non plus nous n’avons pas un budget extensible »

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 08:09

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In Mammouth déchaîné

 

Alors que les normes d'encadrement des activités périscolaires avaient déjà été réduites en août dernier (un animateur pour quatorze enfants de moins de 6 ans contre 10 enfants auparavant / Décret n° 2013-707 du 2 août 2013), Vincent Peillon suggère qu'il serait possible de les alléger à nouveau pour aider les communes à faire face aux difficultés financières induites par sa réforme.

"Nous continuerons, dit-il, [à apporter des aménagements] et le Premier ministre aura l'occasion de s'exprimer sur les taux d'encadrement après la classe pour faciliter l'accueil périscolaire".
source

Non seulement le taux d'encadrement des activités périscolaires après la classe pourrait ainsi être réduit à nouveau, mais les centres aérés (comme le demandent certains maires) pourraient aussi être touchés par ces mesures d'économie et "d'harmonisation"...

Les animateurs peuvent donc être légitimement inquiets face à la flexibilité accrue qui va leur être imposée, sans parler des problèmes de sécurité auxquels ces nouvelles mesures pourraient exposer les enfants...

D’autant que les contrôles en la matière devraient de toutes façons être fort légers puisque, selon le journal des communes, les normes en ce domaine n'ont jamais été bien respectées: ainsi, "dans de nombreuses communes, de toutes tailles, les taux d’encadrement (...) peuvent atteindre 1 animateur pour 25 enfants voire 1 pour 30." http://www.journal-des-communes.fr/actualites/4024/

Ca va s’arrêter où ?

 

 La suite...

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:57

In CGT ,Educ'Action

http://educaction7627.fr/IMG/siteon0.gif?1298653770
  • communiqué commun CGT Educ’action / Fédération Cgt des services publics

Il n’aura pas fallu très longtemps après la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, dans moins de 20 % des communes, pour que les professionnels de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales, mais aussi les parents d’élèves, confirment les craintes et critiques formulées par la CGT dès la parution du décret Peillon : une réforme bâclée, menée sans véritable concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, et dont l’objectif affiché d’un mieux -être de l’enfant, apparait de plus en plus éloigné.


Selon une consultation lancée par France Inter auprès de 17 000 personnes, 72,8 % des sondés ne sont pas favorables à la mise en place de la réforme et 69,7% trouvent que leur enfant est plus fatigué que les rentrées précédentes.


Ce sont près de 50 000 personnes à travers le territoire qui se sont mobilisées ce jeudi 14 novembre 2013 à l’appel de la Fédération CGT des services publics, CGT Éduc’action, FO FNEC FP et Territoriaux, Sud éducation et SUD Collectivités territoriales, la FAEN. Localement, des sections SNUIPP-FSU ont rejoint les cortèges, comme à Paris avec pas moins de 10 000 manifestants.


Pour les autres villes, 3 000 manifestants à Marseille, 3 000 à Bordeaux, 3 000 à Nice, 2 800 à Lyon, 1 200 à St Etienne… cette première mobilisation nationale unitaire s’avère réussie.
En réponse, le ministre de l’Éducation feint à nouveau de ne pas entendre la colère qui monte.


Le gouvernement doit entendre et engager une autre réforme !


Il faut abroger le décret Peillon et ouvrir rapidement des états généraux de l’éducation, pour une large concertation vers une réforme de l’école publique réellement partagée par l’ensemble des acteurs concernés, réaffirmant les principes d’égalité, et de laïcité. En outre, l’État doit garantir que les moyens financiers nécessaires seront mobilisés.


Nous nous prononçons pour une poursuite rapide de la mobilisation.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 12:15
 



Et pour nos amis ministres, nous prendre pour des imbéciles toute la semaine, ce n’est pas trop trop dur non plus ?
C’est vrai qu’on leur demande de tels efforts.
 
mais ça devient une habitude...
 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:26
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:07
 
C03-18Parmi les 150 à 200 enseignants, parents et agents spécialisés des écoles (Atsem) qui ont bravé la pluie, jeudi 14 novembre à Auxerre (Yonne), pour protester contre la réforme des rythmes scolaires et demander son retrait, il y avait deux grandes familles. D'un côté, les "inquiets", qui passeront à la semaine de quatre jours et demi en septembre prochain, comme à Auxerre. De l'autre, les "pionniers", notamment venus de Joigny, une ville de 10 000 habitants à 30 km de la préfecture, qui, comme 23 autres communes du département (sur 288), a adopté les nouveaux rythmes dès cette année.
 
Sur le parking de la direction des services départementaux de l'éducation nationale, les pionniers racontent aux inquiets à quelle sauce ils seront mangés en septembre prochain. "A Auxerre, tous les parents connaissent quelqu'un dans une école du département qui y est déjà passé", raconte Moranda Aurore, professeure des écoles et formatrice en maternelle à Auxerre.
 
Et la première information qui circule, celle qu'on répète et qu'on commente le soir à la sortie des classes, c'est celle de la fatigue des enfants. "A Joigny, on nous dit que les enfants sont crevés et qu'ils font des journées pas possibles." "Avant les vacances de la Toussaint, c'était électrique, confirme Sandrine, 43 ans, enseignante dans une école de Joigny. On a dit à nos collègues d'Auxerre que c'est l'horreur." Lucie, également professeure des écoles sur la même zone, regrette d'avoir abandonné la semaine de quatre jours. "Les parents sont fâchés que les enfants aient cours le mercredi matin, ils trouvent que cela les fatigue trop."
 
"AU GOUVERNEMENT, ILS ONT FAIT UNE ERREUR"
 
Alors que le Snuipp, principal syndicat enseignant dans le primaire, n'appelait pas à la grève, 29,43 % des enseignants du premier degré ont participé à cette journée de mobilisation dans le département. Pour expliquer les raisons de leur grève, les professeurs des écoles icaunais mettent en avant différents arguments. Des journées et des semaines alourdies : "L'enfant ne peut pas encaisser autant de temps collectif." Un trop grand nombre d'adultes référents dans une seule journée pour un enfant en maternelle : "Jusqu'à une quinzaine d'adultes qui tourneraient autour de l'enfant." Ou encore le risque de confusion entre scolaire et périscolaire car la journée se déroule dans le même bâtiment.
 
Sous les parapluies, un autre argument revient en boucle : la désorganisation que cette réforme va créer dans les rythmes familiaux et professionnels. "Les gens sont inquiets car ils ont organisé leur vie autour d'un projet familial, estime Moranda Aurore. Au gouvernement, ils ont fait une erreur. Ils pensaient faire un cadeau d'une garde gratuite le mercredi matin mais les gens, ce n'est pas cela qu'ils veulent." Selon elle, "plus de la moitié des mères ou pères des enfants scolarisés dans sa classe ont fait le choix de poser le mercredi en RTT et ne pourront pas les transformer en demi RTT. Et un bon tiers des parents viennent chercher leurs enfant pour le déjeuner du midi. Si on fait reprendre l'école à 15 heures, ce n'est plus possible, car les parents reprennent le travail à 14 heures."
"Il y a une grosse interrogation pour la sortie de l'école le mercredi midi. Que va faire la mairie ? S'il y a des bus et une prise en charge globale, on pourra retravailler le mercredi", juge Magalie Rebaud, conseillère en crédit, qui a deux enfants scolarisés en maternelle. Si ce n'est pas le cas, on restera à 80 % pour les emmener à 8 h 20 à l'école et les récupérer à 11 heures." Elle se dit hostile au passage au changement de rythme "parce qu'il va falloir changer l'organisation familiale et professionnelle. Aujourd'hui, on a un confort de vie. Mes enfants déjeunent tous les jours à la maison. J'ai peur de les mettre davantage en collectivité".
"Rester à 80 % pour seulement le mercredi après-midi, on va se poser la question", confesse Nicolas, gérant d'entreprise (un enfant en maternelle, deux en primaire), dont l'épouse travaille en quatre cinquièmes. "Je ne suis pas fondamentalement contre ce nouveau rythme mais je suis dubitatif sur les moyens, dit-il. Il y a beaucoup de flou. Beaucoup de choses doivent être clarifiées. Le ministre renvoie la patate chaude aux collectivités qui doivent se débrouiller."
 
 "PAS D'ACTIVITÉ APRÈS TROIS HEURES D'ÉCOLE LE MATIN"
Manifestation contre la réforme des rythmes scolaires, le 14 novembre à Auxerre (Yonne). | François Béguin / LeMonde
"Mon fils fait du judo le mercredi après-midi, raconte Laetitia Passemard, commerçante à Auxerre et mère de deux enfants. Il devra arrêter l'année prochaine car on ne remet pas un enfant sur une activité quand il a fait trois heures d'école le matin." La fille de Sandra Machavoine, 39 ans, infirmière à Vergigny, a des cours de danse le mercredi matin. "Ce ne sera plus possible, souligne sa mère. Ce sera le mardi soir. Quant à mon fils, il a poney le samedi matin. Il faudra décaler car il sera trop fatigué de sa semaine pour y aller à 9 h 30. Si la réforme se met en place je vais peut-être être obligée de leur faire arrêter leurs activités extra-scolaires."
Une même conviction revient chez les parents et les enseignants présents devant l'antenne départementale du rectorat : "Il faut sortir la maternelle de la réforme des rythmes." Pour Sylvain Dimey, professeur des écoles et formateur à l'école Henri-Matisse, à Auxerre, "un enfant a besoin de temps pour rêver et ne rien faire. Il ne peut pas avoir une journée de cadre."
 
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