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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 11:30

3 000 postes de professeurs des écoles spécialisés dans l'échec scolaire (dits "Rased") seront "sédentarisés". Ces enseignants "s'installer[ont] dans des équipes pédagogiques permanentes". Hier, devant l'Assemblée nationale, le ministre de l'Education nationale a en effet jugé qu'il fallait "les implanter dans des classes, là où on a précisément besoin d'eux".
Il n'est donc plus question pour Xavier Darcos de supprimer ces postes. Les Rased sont "utiles, ils ont fait l'effort de se former, ils sont des spécialistes de la difficulté scolaire, nous avons besoin d'eux", a-t-il également ajouté. (Source AFP, AEF)


Ce que darcos appelle "sédentariser les rased " c'est:
1 Fermer les postes rased (3000 en 2009)
2 nommer les personnels ainsi récupérés sur des classes déjà existantes, mais vacantes, pour compenser 3000 départs à la retraite.

Bilan après cette opération : au total 3000 postes budgétaires de moins, 3000 enseignants spécialisés qui n'ont plus une mission d'aide aux enfants en difficulté, mais qui exercent une mission d'enseignants "ordinaires" dans des classes ordinaires.
Les subtilités sémantiques de Darcos sur la "sédentarisation des rased" ne sont qu' une imposture, du pipeau, du mensonge. Darcos confond à dessein le sort des postes (supprimés, rayés) et celui des enseignants (qui exerceront d'autres fonctions d'enseignants mais pas des fonctions spécialisées d'aide aux élèves en difficulté).

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 18:08




Le PS a dénoncé lundi la suppression annoncée dans le budget 2009 de 3.000 postes d'enseignants des Réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased) qui s'inscrit dans "une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d'enseignement". "Au moment où le ministre (de l'Education) Xavier Darcos prétend lutter contre l'échec scolaire, cette mesure - qui annonce la suppression pure et simple des Rased d'ici 2012 - va de fait priver des dizaines de milliers d'élèves des aides spécialisées mises en oeuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves", a déclaré Claude Roiron, secrétaire nationale du PS, dans un communiqué.

Pour le PS, "ces suppressions de postes d'enseignants spécialisés, ajoutées aux 10.500 autres suppressions de postes, s'inscrivent dans une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d'enseignement". La mise en place des deux heures d'"aide personnalisée" et les stages de remise à niveau "ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d'Aides" qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté, estime Mme Roiron. Le PS demande "le maintien" de ce dispositif, "l'abandon par le gouvernement de la suppression des 3.000 postes", et que "l'éducation soit remise au coeur des priorités du budget de notre pays".

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 11:42


Un texte de Claudine Ourghanlian
ancienne maîtresse E en RASED et CLIS TSL,
ancienne conseillère pédagogique ASH,
actuellement en reconversion D et de retour en classe : une prémonition face aux dérives ?


La suppression des réseaux d’aides spécialisées est programmée : dans les 3 ans à venir, tous les maîtres E et G dispensant une aide aux élèves et aux enseignants en difficulté seront retournés en classe ordinaire ou se seront reconvertis dans une option préservée (celles du sensible collège et celles du handicap).

 

Ce sont 9000 enseignants qui ne sont pas “licenciés” mais sommés de revenir en arrière, eux qui avaient fait le choix de se spécialiser, c’est-à-dire de lâcher le connu, de se remettre en cause, de changer de repères pour s’investir.

Ils ne perdent pas leur emploi, mais ils perdent de fait leur “travail” auprès des élèves, auprès des enseignants et sur eux-mêmes. Leur “valeur” professionnelle est niée. Si leur indemnité devrait être maintenue (une misère) et si l’on prétend leur accorder un rôle de “personne-ressource”, le choix de mettre fin aux formations E et G montre bien qu’il ne s’agit pas d’une reconnaissance de valeur mais d’une aumône.

Ces enseignants sont de simples objets, entièrement soumis à la loi du marché et dont il est possible de se débarrasser sous prétexte qu’ils sont devenus encombrants dans une politique de restriction. C’est donc aussi leur statut de sujet qui est mis en cause, c’est dans leur subjectivité qu’ils sont attaqués. Ne doutons pas du coup porté à leur estime de soi et à leur investissement, de l’épuisement de leur capacité à recommencer, à trouver l’énergie nécessaire à l’élan. Je pense notamment à tous ceux qui sont actuellement en formation ou qui en sont depuis peu sortis.

 Le fonctionnement et les dysfonctionnements des réseaux méritaient sans doute d’être questionnés, au regard des fonctionnements et dysfonctionnements des circonscriptions qui sont peu à avoir réellement intégré le RASED dans leur politique.

Mais a-t-on pris la mesure du rôle que ces réseaux jouaient à contenir les angoisses et les malaises des enseignants, les angoisses et les colères des parents ?

A-t-on une idée de leur énergie à mobiliser l’action et à stimuler la réflexion des équipes d’école en proie à la dépression ?

A-t-on pris la mesure du rôle de rouage, que jouaient ces enseignants spécialisés (les E notamment) et dont les IEN parfois abusaient, dans la compréhension et la mise en œuvre des nouveaux dispositifs (évaluations nationales, socle commun, PPRE, ...) ?

A-t-on suffisamment évalué le rôle qu’ils jouaient dans le dépistage des situations de handicap, leur rôle d’interpellation des équipes d’école, et de premier accompagnement de celles-ci comme des familles ?

A-t-on simplement essayé de cerner l’influence “à long terme” du rapport à l’école des élèves suivis par le réseau ? J’ai la faiblesse de penser que le RASED, s’il n’a pas permis la réussite de tous les élèves accompagnés, a évité le décrochage scolaire précoce de bien d’entre eux, leur a permis d’engranger quelques expériences positives relatives à l’école, ce qui leur servira de base pour devenir de jeunes parents investissant l’école pour leurs enfants... mais peut-être suis-je naïve ?

 Je vais prendre le risque du pronostic : la suppression des RASED devrait conduire à une augmentation des demandes de reconnaissance de handicap dans les champs des troubles du comportement (par la disparition des maîtres G alors que le secteur pédo-psychiatrique est très insuffisant et par l’augmentation des élèves qui se sentiront lâchés dans un monde scolaire “hors de leur portée”) et dans celui des troubles du langage (par la disparition des maîtres E qui contribuaient fortement à l’apprentissage du lire-écrire des élèves les plus fragiles). Ce sont les deux domaines qui voient déjà le plus fort taux de “dossiers” n’aboutissant pas à une reconnaissance de handicap et qui posent le plus de problèmes, d’encombrement et de conscience, aux MDPH. L’augmentation devrait également toucher les départs en SEGPA alors que l’on observait un ralentissement ces dernières années.

Et je n’ose même pas parler du climat dans les écoles... Comment peut-on vouloir cacher que, si les réseaux n’ont pas atteint tous les résultats escomptés, c’est d’abord et avant tout parce que les enseignants des classes se sentent démunis face à la difficulté et que l’on retombe toujours dans un système de renvoi de celle-ci vers le spécialiste au lieu d’avoir une co-responsabilité et une réelle co-élaboration ? Imagine-t-on vraiment qu’en supprimant ces “spécialistes” et en obligeant les enseignants des classes à répondre eux-mêmes aux besoins des élèves en difficulté, ils vont d’un coup se sentir “compétents” face à toute situation ?

 En faisant ce pronostic, je n’ai pas le sentiment de jouer à l’oiseau de mauvais augure. Des oiseaux assez noirs se penchent ces derniers temps sur les jeunes années de nos enfants, de nos élèves qui ne sont, somme toute, que des gouffres financiers.

Mais que penser d’une nation qui ne parie pas sur sa jeunesse ? Que dire d’une République qui abandonne son école ?

Claudine Ourghanlian

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 09:47



In Libération

Education. Xavier Darcos a annoncé la suppression de 3 000 postes de maîtres spécialisés

Trois fois par semaine, Amandine, 8 ans, en CE1, quitte sa classe et part travailler quarante-cinq minutes avec un instituteur spécialisé. A la suite d’une naissance difficile, elle a des problèmes de mémoire. L’enseignant lui fait revoir, avec deux autres élèves, les apprentissages de base, à travers le jeu, le dessin ou simplement le dialogue. Mais sa mère, Nathalie, est inquiète : «On m’a dit que, l’an prochain, cet instituteur ne serait sans doute plus là. Il faudra alors qu’elle s’inscrive à l’aide individualisée que les instituteurs normaux font désormais. Dans son école, c’est deux fois par semaine de 11 h 30 à 12 h 30. Une catastrophe : Amandine sera bien trop fatiguée pour pouvoir progresser. En plus, elle aura faim.»

Dans le cadre du budget 2009, le ministre de l’Education Xavier Darcos a annoncé la suppression de 3 000 postes de maîtres spécialisés des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficultés). Officiellement il s’agit d’«optimiser» les moyens, ces enseignants seraient trop dispersés : intervenant sur plusieurs écoles, ils perdent du temps dans les transports… On va donc les «sédentariser» dans des classes. Les élèves ne vont pas en souffrir, assure le ministère, puisque, depuis la suppression du samedi matin, les professeurs doivent dispenser deux heures de soutien par semaine aux enfants en difficultés.



Stigmatisation. Faux, rétorquent les syndicats : il s’agit d’une formidable «régression dans le traitement de la difficulté scolaire», dans le seul but de faire des économies. Les enseignants classiques peuvent résoudre des problèmes ponctuels d’élèves bloqués sur un point. Mais ils ne peuvent remplacer les spécialistes des Rased qui ont suivi une formation supplémentaire d’un an - les maîtres G encore appelés les rééducateurs, et les maîtres E qui reviennent sur les acquis de base. Les psychologues scolaires - troisième élément des Rased - sont, eux, épargnés par les suppressions de postes.

Martine, 51 ans, a été institutrice vingt ans en maternelle avant de devenir maître G dans le XIXe arrondissement de Paris. Elle intervient dans cinq écoles. A la veille des vacances de la Toussaint, les enseignants lui ont déjà signalé quarante enfants perdus dans leur classe, de la moyenne section de maternelle au CM2. La plupart du temps, ils sont issus de milieux défavorisés. «Ce sont eux qui vont le plus souffrir de notre disparition.»

Les enfants qu’elle prend en charge sont «agités, violents ou inhibés, raconte-t-elle. Certains ne supportent pas le regard de l’adulte, d’autres ne tiennent pas assis, d’autres encore n’ont aucune idée de ce qu’est l’école, ils ne savent pas ce qu’ils y font. Il y en a aussi qui sont transparents. Ils n’ont pas de désir, ils ont du chagrin, beaucoup de lassitude, du renoncement. Ils répètent : "Je ne sais pas faire, c’est trop dur."» Martine prend chacun d’eux trois quarts d’heure une fois par semaine et voit les parents, souvent démunis face à l’école : «Le but est que l’enfant puisse apprendre. Car il a des problèmes dans la tête qui l’en empêchent.»

Nathalie, la mère d’Amandine, craint désormais la stigmatisation de sa fille. Elle habite dans un quartier cossu de Sceaux, dans la banlieue sud de Paris. Il y a peu d’enfants en difficulté dans l’école. Du coup, dès cette année on lui a proposé de mettre sa fille en soutien le mardi - «comme elle a déjà de l’orthophonie le soir, cela fait une journée très lourde», regrette Nathalie. Surtout, les autres élèves partent à 11 h 30 à la cantine : «Ma fille et les deux autres élèves en difficulté les regardent partir par la fenêtre. Ils vont ensuite manger alors que les autres enfants sont déjà en récréation.»

Maître G à Nice, Céline Florentino, 39 ans, préside l’Aren 06 (Association des rééducateurs de l’éducation nationale des Alpes-Maritimes) raconte le stress aujourd’hui au sein de la profession où une pétition circule (Sauvonslesrased.org). «C’est l’incertitude sur ce que nous allons devenir, explique-t-elle, on a entendu dire que pour garder notre statut et notre prime royale de 68 euros brut par mois, 60 euros net, il faudrait qu’on postule vers des postes particuliers : des classes difficiles dans les ZEP ou des classes réservées aux enfants handicapés, comme les Clis (classes d’intégration scolaire) dans le primaire. Tout le contraire de notre démarche : nous travaillons pour remettre l’enfant dans la classe.»

Vague. Le ministre est resté dans le vague, parlant d’«installer ces maîtres dans des écoles où manifestement on a plus de besoins, pour qu’ils prennent une partie des classes qui ne vont pas bien». Beaucoup craignent le retour aux «classes d’adaptation» où l’on regroupait les enfants en difficulté. Selon certaines sources, les maîtres E et G seraient condamnés à disparaître d’ici trois ans. La formation, en tout cas, a déjà été suspendue.

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 12:25

In Café Pédagogique


"L’école se débarrasse de la prise en charge des enfants sur des dispositifs annexes, en particulier des élèves en difficulté" écrit François Dubet dans Fenêtres sur cours n°319.  "Pourtant d’après une enquête, il y a une quinzaine d’années, les enseignants témoignaient qu’une chose faisait leur dignité : garder les enfants ensemble, quelles que soient les performances de chacun. Ce qui m’étonne, c’est qu’on ait renoncé si facilement. Certains ne mangent pas à la cantine avec les autres pour faire leur demi-heure de soutien. Cela ne marchera pas.  Ceux qui auront une pancarte dans le dos ne  s’en débarrasseront jamais comme l’histoire en témoigne. Sans compter les effets pervers : dans certaines écoles, certains élèves seront classés en difficulté alors qu’avant ils n’y auraient jamais été. En définitive on fait tout le contraire des systèmes éducatifs qui réussissent avec une journée moins longue, d’autres activités au sein de l’école, et tous les élèves ensemble".

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 17:12

 Des nouvelles liées à la suppression des postes de RASED, suite à la réunion des Inspecteurs d’Académie jeudi 16 octobre 2008 au Ministère de l’Éducation nationale (MEN) :


1. Le principe retenu par le MEN est celui de la sédentarisation des maîtres E et G : derrière cette formule, il faut entendre que ces enseignants vont intégrer le mouvement général, et être nommés sur des postes ordinaires qui seront cependant fléchés afin qu’ils puissent continuer à percevoir leurs indemnités spécifiques. Cette opération ne donne pas lieu à des ouvertures de classes nouvelles, hors celles prévues dans le cadre de la réalisation ordinaire de la carte scolaire annuelle. Les postes de psychologues sont maintenus.

 

 

2 Les postes libérés sont fermés après le départ de leur titulaire. L’opération se déroulera en trois ans, au rythme de 30% de « sédentarisations » par an. Il est probable que les IA verront leur obligation de réaliser l’objectif formulée sous la forme d’une dotation négative d’emplois.

 

 

3 Sur le poste qui est attribué aux ex maîtres E et G, une classe ordinaire, donc, est attachée une mission d’aide et de conseil qu’ils exercent dans l’école, relative à la gestion de la difficulté scolaire ; l’aide personnalisée reste cependant le seul mode d’action mis en oeuvre auprès des élèves.

 

 

4 Hors l’objectif général, déjà énoncé dans la note du ministère du Budget, les IA ont carte blanche pour réaliser l’opération : le choix des enseignants E et G quittant leur emploi, celui des écoles où ils vont s’installer, tout relève de leur décision, dans les cadres habituels fixés par les CAPD et CTPD. Une piste alternative à celle décrite aux points précédents  est possible : la possibilité pour les maîtres E et G visés de postuler des CLIS, des établissements du secteur médicosocial ou des SEGPA, à charge pour les IA d’organiser pour ces volontaires des formations complémentaires dans les options qu’ils auront choisies.

 

 

5 Il est mis fin aux formations initiales et continuées des options E et G dès la rentrée 2009.

 

 

6 Quelques chiffres concernant le département de la Gironde : il dispose de 93 postes G (26 d’entre eux sont gelés faute de titulaires) et de 161 postes E (10 sont occupés par des non titulaires de l’option). Pour satisfaire l’objectif ministériel, l’IA doit donc « sédentariser » 85 emplois de maîtres E et G chaque année, à compter de la prochaine rentrée.


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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 17:07

"Chère Madame,

Vous avez souhaité attirer mon attention sur les RASED. Je tenais à vous assurer que j'avais pris connaissance de votre courrier avec tout l'intérêt qu'il mérite et souhaitais vous apporter quelques précisions sur le sujet.

La lutte contre l'échec scolaire doit être le premier objectif de l'école primaire et les moyens d'y parvenir doivent être repensés en conséquence.

Aujourd'hui, environ 15% des élèves qui quittent l'école primaire connaissent de graves lacunes dans les domaines de la lecture, de l'écriture et des mathématiques. Cette proportion est d'autant plus préoccupante qu'elle souligne une forme d'exception française : dans l'enquête internationale PIRLS, dont les résultats ont été publiés fin novembre, la France se classe en dessous de la moyenne des pays comparables de l'OCDE et en dessous de la moyenne européenne, alors même qu'elle est l'un des pays où le nombre d'heures de cours est le plus élevé et la scolarité la plus précoce.

1-les nouveaux dispositifs mis en place à l'école primaire
A/ Les deux heures de soutien hebdomadaires
Les deux heures libérées sont investies au profit des élèves en difficulté, repérés par les maîtres tout au long de l'année, sous forme d'une aide personnalisée. En fonction des difficultés rencontrées par l'élève, cette aide peut s'intégrer à un programme personnalisé de réussite éducative ou prendre une autre forme, en petit groupe par exemple. Cette aide peut se faire de manière ponctuelle ou s'inscrire dans la durée.
Dans l'éducation prioritaire, notamment, le maître peut être aidé d'autres enseignants de l'école ou d'une autre école dans le cadre d'échanges de service. A l'école maternelle, des aides sont aussi proposées.
Ces heures peuvent s'organiser le matin avant la classe, le soir après la classe, sur la pause méridienne si celle-ci est suffisamment longue pour le permettre, le mercredi matin…

B/ Les stages de remise à niveau
Des stages de remise à niveau sont proposés aux CM1 et CM2. Organisés pendant les vacances scolaires par petits groupes, à raison de trois heures par jour pendant une semaine, ils permettent des remises à niveau en français et mathématiques.
Lors de la première session pendant les vacances de Pâques, 83 000 élèves ont participés à ces stages. Début juillet, ce sont 50 000 élèves qui s'étaient inscrits ; et fin août 65 000 élèves ont pu se remettre à niveau avant la rentrée scolaire.

C/ L'évaluation
Avec les nouveaux programmes mis en place à la rentrée 2008 à l'école primaire, un nouveau système d'évaluation des élèves de CE1 et de CM2 est prévu en français et en mathématiques. Des outils d'évaluation visant à faire progresser les élèves et aidant à la communication avec les parents d'élèves seront mis à la disposition des enseignants.

Les objectifs et les finalités de cette mesure :
-  Mesurer les acquis des élèves français à des moments clefs de leur scolarité
- Donner aux parents toutes les informations auxquelles ils ont droit
- Disposer d'un nouvel indice de l'efficacité des enseignements à l'école
- Disposer d'un instrument de pilotage du système éducatif, du niveau local de l'école jusqu'au niveau national.

Les taux de réussite aux tests détermineront si les élèves sont « en grande difficulté » (moins de 33% de réussite), en situation de « maîtrise encore insuffisante des fondamentaux » (entre 33% et 50%), de savoirs « à consolider » (entre 50% et 66%) ou de « bonnes performances » (au-dessus de 66%). Les élèves de la première catégorie seront la cible privilégiée des dispositifs de remédiation prévus via la réaffectation des deux heures du samedi matin ou les stages de remise à niveau. Ceux de la deuxième catégorie devront faire l'objet d'une attention particulière.

D/ L'accompagnement éducatif
A la rentrée 2008, l'accompagnement éducatif est étendu à l'ensemble des collèges et aux écoles primaires de l'éducation prioritaire, soit 3 730 écoles élémentaires.
Cependant dès la rentrée 2007, 12,7% des écoles appartenant aux réseaux ambitions réussite avaient déjà choisi de proposer un accompagnement à leurs élèves entre 16 heures et 18 heures.

Il comprendra trois temps, comme c'est le cas au collège :
Un temps destiné à prolonger l'activité scolaire (aide aux devoirs, acquisition de méthode). Pendant cette période, le goût de l'enfant pour la lecture ou les sciences sera encouragé
Un temps consacré à l'activité sportive
Un temps consacré à l'apprentissage artistique et culture

2-la réorientation nécessaire des maîtres spécialisés

A/ Le fonctionnement actuel
Ces maîtres (E et G) travaillent aujourd'hui généralement selon un mode itinérant. Ils interviennent dans différentes écoles lors de séances courtes et peu nombreuses en temps scolaire. Ainsi les élèves sont pris en charge sur le temps de la classe et n'assistent pas à la totalité des enseignements. Ces interventions ponctuelles apparaissent souvent hors du champ des activités de la classe.

L'action des maîtres E et G dans les « RASED » apparaît trop dispersée du point de vue pédagogique, et de ce fait, n'a pas l'efficacité escomptée pour traiter la difficulté scolaire.

B/ Les évolutions à venir : pourquoi et comment
Xavier Darcos a souhaité concentrer l'effort, non pas sous la forme d'une intervention d'aide spécialisée de temps à autre, mais sous la forme d'une prise en charge directe et continue des élèves afin de répondre aux difficultés lourdes. C' est pour cela que 3000 maîtres spécialisés seront « sédentarisés » à la rentrée 2009 dans les écoles, ils seront de nouveau devant une classe pour y exercer les fonctions de maîtres titulaires.

Il ne s'agira pas pour eux d'enseigner à une classe dans laquelle seraient concentrés les élèves en difficulté de toute une école mais de devenir maîtres d'une classe ordinaire nécessitant un enseignement soutenu (dans les enseignements fondamentaux, notamment). Ils pourront aussi apporter leur expertise aux autres enseignants de l'équipe pédagogique dans la mise en place des différents dispositifs d'aide et de soutien
Bien évidemment dans ce nouveau cadre, leur qualification de maîtres spécialisés continuera à être reconnue, comme elle l'est aujourd'hui, notamment à travers leur régime indemnitaire propre.

Espérant avoir répondu à vos interrogations et restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Chère Madame, en l'expression de mes sentiments dévoués et les meilleurs."

--

Patrick DEVEDJIAN
Ancien ministre - Député des Hauts de Seine
Président du Conseil général des Hauts-de-Seine

Secrétaire général de l'UMP

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 07:39

France Info - 06:39

Syndicats et parents d’élèves manifesteront dimanche, avec notamment pour mot d’ordre le maintien des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) dans le primaire. Pour des raisons d’économies de postes, et suite à la mise en place des deux heures de soutien hebdomadaire, 3000 postes de Rased seront supprimés à la rentrée prochaine. C’est l’enquête de Célia Quilleret.

Les Rased ont été créés en 1990 pour venir en aide aux élèves en difficulté "sur le temps scolaire, et en étroite collaboration avec les parents, les enseignants et les partenaires extérieurs". Ils sont constitués de trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques : les enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante pédagogique, les enseignants spécialisés chargés de l’aide à dominante rééducative (dits "maîtres G") et les psychologues de l’Education nationale. En tout les Rased comptent 15 000 professionnels dont 3000 psychologues, 11500 enseignants. Dès la rentrée prochaine le ministre de l’Education prévoit de réaffecter 3000 enseignants spécialisés dans des classes ordinaires.

Un constat d'échec des Rased pour Jeau-Louis Nembrini, directeur général de l'Enseignement scolaire au ministère de l'Education Nationale
dewplayer:http://www.sauvons-lecole.fr/rased-nembrini-pour-web_2008-10-15-18-41-50[1].mp3&

Isabelle Montes, maître E, enseignante spécialisée
dewplayer:http://www.sauvons-lecole.fr/rased-isabelle-montes-pour-web_2008-10-15-14-56-59[1].mp3&

Clothide Barné, enseignante rééducatrice
dewplayer:http://www.sauvons-lecole.fr/rased-ens-reeducatrice-pour-web_2008-10-15-14-54-07[1].mp3&


La mise en place de la nouvelle aide personnalisée de deux heures hebdomadaires en primaire a justifié selon le ministère la suppression de ces postes de Rased. Dès le mois de septembre dans une lettre adressée à la communauté enseignante, treize organisations de l’éducation ont tiré la sonnette d’alarme.



"Cette aide personnalisée est d’une nature différente de celles du Rased et ne peut en cas les remplacer. La confusion entre les deux dispositifs ne serait qu’une manière de réaliser de substantielles économies de postes d’enseignants au détriment des élèves les plus en difficulté"
, ajoutaient-ils dans leur missive.

© RADIO FRANCE / Célia Quilleret

Aujourd’hui, estiment les signataires, les Rased sont "menacés dans leurs moyens, par une diminution inquiétante du nombre de postes spécialisés, dans leur renouvellement, par l’insuffisance de départs en formation de spécialisation, dans leur fonctionnement, puisque de nombreux Rased sont incomplets".

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a annoncé 13.500 suppressions de postes dans l’éducation pour 2009. Il n’en a pas précisé la répartition, mais certains syndicats craignent que le primaire ne soit fortement touché.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 18:28

In JDD.com

La semaine dernière, une enseignante s'est pendue dans sa classe pendant la pause déjeuner. Les responsables de l'Education nationale ont évoqué un "drame personnel". Mais ses proches contestent cette lecture officielle des faits. La professeure aurait été très inquiète d'une éventuelle suppression de poste pour les enseignants chargés, comme elle, des enfants en difficulté.

Qu'il est commode ce portrait de Muriel B. dessiné à la hâte et grossièrement par les services de l'Education nationale. Une professeure met fin à ses jours lundi? "Un drame personnel", assure devant les caméras le recteur de Versailles. Le drame se produit, fait rarissime, au sein même de l'école? "Sans doute dans le seul but d'épargner à ses proches la découverte de son corps", ajoute un fonctionnaire.

Tandis que le ministre Xavier Darcos adresse ses condoléances au mari et aux deux enfants, l'administration insiste lourdement sur deux hospitalisations en psychiatrie en 2007 et assure que Muriel a été absente "toute l'année dernière", ce qui est faux. L'administration croit bon de préciser que la jeune femme de 45 ans avait rendez-vous lundi dernier avec une psychologue "pour parler de ses difficultés personnelles", autre inexactitude: enseignante spécialisée auprès des enfants en difficulté, Muriel avait bien rendez-vous lundi à 13h 30 avec une psychologue, mais uniquement pour parler des élèves qu'elle suivait, ainsi qu'elle le faisait tout au long de l'année scolaire. Après le suicide il y a trois semaines d'un enseignant de 39 ans dans l'Aisne, l'Education nationale se voile-t-elle la face au risque de ne pas affronter une part de vérité, cette désespérance qui gagne des professeurs de plus en plus nombreux?

Profitant d'un moment de solitude, Muriel s'est pendue durant la pause-déjeuner dans la salle qu'elle occupait à l'école Gambetta de Massy (Essonne). A l'issue d'une formation complémentaire d'une année, l'enseignante avait intégré il y a cinq ans les réseaux Rased (Réseaux d'aides spécialisées aux enfants en difficulté). Intervenant dans cinq écoles maternelles et élémentaires, elle aidait "les enfants ayant de grandes difficultés de comportement à devenir des élèves", explique son amie Christine Baron, qui préside l'Association des rééducateurs de l'Education nationale de l'Essonne. Par un travail sur la mémorisation, le langage, l'adresse, elle contribuait à ce que les enfants trop turbulents ou trop inhibés retrouvent leur place dans la classe.

Passionnée et impliquée

Muriel avait fait installer un panneau de basket dans sa salle de l'école Gambetta. Elle s'y est pendue à l'aide d'une corde à sauter. Trois heures après la découverte du corps, le recteur de Versailles et l'inspecteur d'académie ont réuni une vingtaine de professeurs et d'employés. L'un d'entre eux raconte: "Ils nous ont dit ce que le recteur a ensuite déclaré devant les journalistes: 'Nous avons affaire à un drame personnel qu'il convient de respecter en tant que tel.' Ils nous ont rappelé que nous étions assujettis à une obligation de réserve nous interdisant de nous exprimer et surtout d'évoquer le moindre souci que Muriel aurait pu avoir en tant qu'enseignante. Quelqu'un a lancé: 'Alors, quand quelqu'un se suicide chez Renault ou Peugeot, on a le droit de parler de stress au travail mais pas dans l'Education nationale, c'est ça?' Ils n'ont pas répondu. Nous étions tous tétanisés."

De Muriel, ses collègues disent qu'elle était une enseignante "passionnée, très impliquée, enveloppante, extraordinaire avec les enfants". Des parents ajoutent: "Une jolie petite femme blonde aux cheveux mi-longs, très gentille, très patiente." Ses amis évoquent une femme sensible, "certes fragilisée par une dépression traversée en 2007, mais qui allait beaucoup mieux". "Elle n'était pas rabougrie sur sa chaise, en train de se morfondre, précise le directeur de l'école. Bien au contraire, elle était très motivée."

Menace sur les Rased

Récemment, Muriel avait enfin réussi à rencontrer des parents qui lui avaient fait faux bond deux fois de suite. Elle avait ce jour-là remporté une petite victoire qui l'avait réjouie. Mais l'humeur était aussi à l'inquiétude. Depuis plusieurs mois, les Rased sont en effet menacés. La suppression de 3.000 postes (sur environ 8.500) est prévue au budget 2009, sans doute plus à terme. "Deux heures en moins le samedi, ça permet de supprimer ce qu'on appelle les Rased et ça fait économiser 8.000 postes, expliquait crûment Luc Ferry, l'ancien ministre de l'Education nationale, le 2 septembre dernier sur Europe 1. C'est ça l'enjeu de cette réforme. Outre que ça fait plaisir aux élèves, aux parents et aux professeurs." Les deux heures en moins du samedi étant désormais converties en deux heures de soutien aux élèves en difficulté, à effectuer par les enseignants habituels et non plus spécialisés. "Muriel redoutait cette saignée, explique Daniel Rousseau, enseignant et élu Force ouvrière. Elle répétait qu'il fallait se bouger, faire des pétitions, réagir..."

Toute la semaine, Bruno, l'époux de Muriel, a entendu l'Education nationale évoquer ce drame si strictement personnel... "Tout allait très bien depuis plusieurs mois, confiait-il hier au JDD. On se disait qu'on allait maintenant bien vivre. Mais depuis la rentrée des classes, elle était très inquiète. La décision de Xavier Darcos de supprimer l'école le samedi matin l'avait beaucoup contrariée, cette matinée étant justement le moment où elle rencontrait les parents. Muriel avait très peur de voir les Rased disparaître et d'entendre dire qu'on allait regrouper les enfants en difficulté dans des classes à part. J'ai eu beau la rassurer en lui disant que ce n'étaient que des rumeurs et que les politiques ne faisaient pas forcément tout ce qu'ils disaient, je n'y suis pas parvenu."

Cette inquiétude qui tournait en boucle dans sa tête a-t-elle réveillé d'anciens tourments? Le mari de Muriel parle posément, sans hurler sa colère. "Quand j'ai entendu le recteur à la télé... Quand je les entends nier l'importance du lieu choisi par ma femme pour se suicider... Je demande simplement aux responsables de l'Education nationale d'affronter la vérité. Si j'avais ma part de responsabilité dans l'acte qu'a commis mon épouse, je l'assumerais, je ne fuirais pas. Qu'ils en fassent autant au lieu de déverser un discours incorrect, inconséquent et méprisable." En 2006, aucun enseignant n'avait tenté de mettre fin à ses jours. L'an dernier un seul. Muriel B. est cette année le quatrième professeur qui se suicide.

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 21:25

Pour ceux qui ont vu ça," la Culture ça fait mal à la tête !" mais France Culture, dans ce dossier, explique bien les limites du soutien "sauce Darcos'... et l'objectif réel : la suppression de 3000 postes au détriment des élèves en difficulté.

à écouter :dewplayer:http://www.sauvons-lecole.fr/rased_fc.mp3&

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