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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 17:35

par Eddy Khaldi

 

Le 11 décembre 1921, est avancée une proposition de loi tendant à accorder des bourses aux élèves de l'enseignement secondaire privé. L’occasion pour un député fidèle aux principes républicains, l'abbé Lemire, de dénoncer le financement public des établissements catholiques : « Je n'admets pas que l'on mendie sous une forme quelconque l'argent de l'État quand librement on s'est placé en dehors de lui. C'est ce que vous ne voulez pas, moi non plus.... Je veux la paix dans nos communes, je veux que l'argent de tous aille aux écoles ouvertes à tous. Si l'on veut un enseignement spécial, distinct, à part, on est libre, complètement libre, et de cette liberté, je me contente. En me contentant d'elle, je la sauve ! »

 

Aujourd’hui, au nom de sa « liberté » dans une démarche de concurrence frontale avec l’enseignement public, l’Eglise ne cesse de revendiquer, au titre de la « parité » des subsides publics pour ses établissements privés confessionnels. Elle « mendie …l’argent de l’Etat » sur un chemin de reconquête de son emprise sur les citoyens et institutions[1], qui est la vraie raison d’être[2] des offensives actuelles, sur le terrain scolaire. Par étapes, l’Etat a multiplié les renoncements à son principe de laïcité et accepte de sacrifier petit à petit son école publique dont il a constitutionnellement la charge. L’Ecole est la cible privilégiée de l’Eglise parce qu’elle est aujourd’hui, la dernière et seule vitrine de sa visibilité sociale même si celle-ci « risque de produire un contre témoignage »[3]. Si ce n’est, le dernier point de contact de la société française, avec le christianisme : « Dans une société toujours plus sécularisée », le secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique du Vatican, le cardinal français Jean-Louis Bruguès a, le 15 janvier 2009, invité les responsables de l'Eglise à ne pas perdre de vue que l'école catholique pourrait devenir « le seul lieu de contact avec le christianisme ». Conclusion, « l'école est un point crucial pour notre mission ».[4]

 

Bien des catholiques engagés contestent cette « mission » d’une Eglise tournée vers le passé : « … le moment n’est-il pas venu pour l’Eglise de France de sortir de son plein gré d’un système de visibilité obsolète, parce qu’il n’est plus qu’un faux-semblant, en organisant son désengagement…. »[5]. Avec ce maintien, elle est instrumentalisée à son corps défendant ou de plein gré, sur ce terrain de l’enseignement, ceux qui idéologiquement combattent, non plus frontalement la République mais, les institutions et services publics qui l’incarnent, au premier rang desquels, l’éducation. Par naïveté ou complicité complaisante ou active, certains militants acharnés de la communautarisation de l’espace scolaire, prétendent aujourd’hui que le débat public- privé est dépassé, que la loi Debré du 31 décembre 1959[6] « est porteuse d’avenir » et « en avance sur son temps »[7]. Tout à leurs stratégies à courte vue, ils n’imaginent évidemment pas, que d’autres groupes ou confessions puissent avoir, à l’avenir, les mêmes prétentions prosélytes que l’Eglise catholique. Cette loi Debré, dont les effets se traduisent par une séparation des enfants au nom de la religion de leurs parents, plus coûteuse encore aujourd’hui, porte les germes de guerres civiles ou de religions à venir. 

 

L’école privée catholique n’a plus rien à quémander, elle a déjà obtenu plus encore que l’illégitime parité revendiquée. Elle porte donc son attention sur de nouveaux marchés, de nouveaux territoires : « les 18 mois et en deçà », l’enseignement supérieur ouvert à la concurrence, béni par les accords « Vatican Kouchner », les banlieues pour s’installer et profiter de la discrimination scolaire, l’évasion vers les communes voisines pour les mêmes motifs. Tout ceci conjugué, avec la volonté de démanteler le service public au profit d’une logique libérale.

 

« Mon pays à l’heure cléricale »

 

Après les concessions et complaisances de Pétain[8] à l’égard de l’enseignement catholique, les laïques pouvaient croire, au lendemain de la guerre, à une paix scolaire retrouvée « …sur le principe du quo ante, c’est-à-dire du régime antérieur à Vichy …. »[9].

Il n’en fut rien. Et, les votes des lois Marie[10] et Barangé[11] les 21 et 28 septembre 1951, après le décret « Poinso Chapuis » de 1948[12] ont, comme le mentionne en 1953 la revue « L’esprit laïque » « détourné du grand fleuve des dépenses de l'éducation nationale quelques filets d'eau » qui permettront à la loi Debré de 1959[13] d’élargir définitivement la brèche du flot incessant de fonds publics vers les établissements d’enseignement privé.

 

Depuis lors l’enseignement catholique n’aura de cesse de « mendier sous une forme quelconque l’argent de l’Etat » même « quand librement on s’est placé en dehors de lui »[14]. Ainsi, l’Eglise change de doctrine et de tactique scolaire. La chasse aux deniers de tous est ouverte, en complète négation de l’intérêt général, et au profit exclusif des intérêts particuliers de l’école de quelques uns.

 

« L'adoption de ces lois a ouvert d'âpres convoitises qui entretiendront l'agitation perpétuelle dans notre pays. Elle a introduit dans notre droit d'un principe nouveau : celui que l'État doit payer pour l'entretien d'écoles dont elle n'a ni la direction ni le contrôle.

Le principe admis où s'arrêtera-t-on dans son application ? S'imagine-t-on que les familles auxquelles on vient d'accorder une première satisfaction se déclareront comblées parce que l'État paiera une partie des traitements des instituteurs privés et accordera des bourses aux élèves de l'enseignement secondaire et supérieur libres ? Certes, la victoire leur apparaît riche de promesses, mais à condition de l'exploiter à fond. On a détourné du grand fleuve des dépenses de l'éducation nationale quelques filets d'eau. Il s'agit maintenant, par de nouveaux captages, de transformer ces ruisselets en ruisseaux, puis en rivière de plus en plus abondante et d'appauvrir d'autant les ressources de l'enseignement public. À chaque nouvelle satisfaction correspondront de nouvelles revendications. En même temps que s'opérera chacun de ces prélèvements, l'enseignement de l'État deviendra chaque fois un peu plus incapable de répondre aux besoins pour lesquels il a été créé. On excipera de cette impuissance pour l'accabler un peu plus, pour proclamer son insuffisance ou sa faillite.

Point n'est besoin d'être grand clerc pour deviner où mène la voie où l'on s'est engagé. Belle trouvaille ! L'État se faisant concurrence à lui-même. Concurrence dont les écoles de la nation sortiront vaincues à la longue ; elles n'auront une sorte de ressources, celle de l'État, tandis que les écoles privées auront à la fois celle de l'État et celle des particuliers qui leur permettent déjà de vivre.

Les autorités ecclésiastiques qui sont derrière ce mouvement ne pourront que l'entretenir, soit publiquement, soit en sous-main, mais toujours avec énergie. »[15]

 

Parité de subventions et disparité d’obligations

Les « captages » sur fonds publics sont de plus en plus importants, surtout depuis cette loi Debré, qui fut d’ailleurs bien vite détournée de son objet[16] . En effet, la loi Debré a fait l’objet d’un contournement, par lequel il s’est agi d’enfreindre la seule reconnaissance des seuls établissements privés comme entité juridique, que la loi mentionnait explicitement et exclusivement,  pour lui substituer la reconnaissance institutionnelle des représentants officiels directs ou indirects  de la hiérarchie de l’Eglise catholique. Cette communautarisation de l’institution scolaire constitue une entorse fondamentale à la loi Debré et au-delà, au principe constitutionnel de laïcité  lui-même, sans que personne ne s’en émeuve outre mesure. La technique pour obtenir plus de moyens publics est rodée : d’abord se mettre à l’abri des obligations de service public en brandissant l’étendard de la liberté, non pas celle de la liberté de conscience des élèves, mais celle d’une entreprise d’éducation privée, revendiquée par l’Eglise catholique au nom de la religion des parents. Ensuite, profiter de la complaisance et de la complicité de la droite libérale qui instrumentalise la revendication « du libre choix » pour parvenir au démantèlement et à la privatisation de l’Institution Ecole publique laïque sous le regard, voire les coups de pouces, de certains élus adeptes d’un électoralisme local à courte vue, au détriment des valeurs fondamentales qu’ils prétendent défendre. De fait, on considère que public et privé, c’est pareil. Ainsi, une pseudo parité s’impose dans le but d’obtenir des moyens publics et de se soustraire aux contraintes afférentes au nom de ce principe usurpé de  « liberté ». C’est ainsi que toutes les obligations de la puissance publique sont concédées euro après euro au privé. En quelques années, la puissance publique, Etat et collectivités locales, en est venue à financer pour les établissements privés, le facultatif, mais aussi, assez souvent, l’interdit. Tout est dit dans ce catéchisme de l’enseignement catholique : « Premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, les parents ont le droit de choisir pour eux une école qui correspond à leur propres convictions. Ce droit est fondamental. Les parents ont, autant que possible, le devoir de choisir les écoles qui les assisteront au mieux dans leur tâche d’éducateurs chrétiens. Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit et d’assurer les conditions réelles de son exercice. » La France laïque, sera finalement, allée plus loin, remplaçant le « devoir » par l’« obligation ». Etrange exception française, dans une Europe qui voit les pays à forte tradition catholique, tels que l’Italie, le Portugal, ou la Pologne interdire le financement de l’enseignement privé catholique. Ce dernier représente de fait, dans ces 3 pays, respectivement 3,9%, 3,7% et 0,9%, alors qu’en France il culmine à plus de 17% en moyenne. Mais cela ne suffit pas à l’enseignement catholique en France, qui prétend aujourd’hui, avec l’actif soutien du gouvernement, s’implanter dans les banlieues, développer sa clientèle dans les collectivités où il n’est pas présent, en obligeant la commune de résidence à financer  les scolarités hors territoire. Il revendique de s’implanter d’un bout à l’autre de la chaîne éducative, des « jardins d’éveil », son marché de demain, à l’enseignement supérieur catholique appelé à se développer avec l’appui opportunément obtenu, de la collation des grades et des diplômes, dont le monopole revient pourtant depuis 1880, à l’Université publique.

L’Université ne saurait renoncer à la liberté d’examen et à la liberté de la science. Trouverons nous un Jules Ferry pour nous rappeler : « Que serions-nous si nous n’étions pas essentiellement les gardiens de la liberté de l’Université, de cette indépendance de la science qui est l’indépendance de la liberté et de la raison ? Que la science soit maitresse chez elle, respectueuse de la religion mais indépendante de la religion »



[1] Emmanuel Davidenkoff sur France Info : les évêques «  voudraient que l’école catholique soit en quelque sorte plus catholique, que ce fameux « caractère propre » soit mieux mis en avant. En somme qu’elle ne soit plus la béquille de l’enseignement public là où ce dernier est supposé ne pas donner satisfaction. »

[2] « L’Ecole catholique est un lieu d’évangélisation, d’action pastorale, non par le moyen d’activités complémentaires, parallèles ou para-scolaires, mais par la nature même de son action directement orientée à l’éducation de la personnalité chrétienne " Préambule du " Statut de l’enseignement catholique " promulgué par la conférence des évêques de France le 14 mai 1992

[3] « Il n’y a, par conséquent, semble-t-il, plus de sens pour que l’Église occupe ce terrain, sinon au risque de se laisser instrumentaliser au service d’une logique de privatisation en mettant à la disposition des privilégiés des systèmes privés de soin, d’éducation, etc., dont l’inspiration catholique n’est plus qu’une source d’inspiration lointaine et finalement inopérante qui risque de produire un contre témoignage. » Mgr Claude Dagens « Pour l’éducation et pour l’école. Des catholiques s’engagent », Odile Jacob, Paris, 2007.

[4] Interview à l'hebdomadaire italien « Tempi », parue le 15 janvier 2009. « Dans une société toujours plus sécularisée, où un enfant, un adolescent, un immigré peut-il rencontrer et connaître le christianisme ? », s'est ainsi interrogé Mgr Bruguès. « L'école catholique deviendra le premier et peut-être le seul lieu de contact avec le christianisme », a-t-il mis en garde. « C'est pourquoi je recommande aux responsables de l'Eglise » de ne pas perdre de vue que « l'école est un point crucial pour notre mission ».

[5] Chrétiens pour une Église dégagée de l'École confessionnelle (CEDEC) .” (Extrait de la Lettre adressée par Le CEDEC à l’épiscopat en juin 2000 après le congrès des APEL en mai 2000 à Vannes) :Finalement, la laïcité semble être la condition absolue de l’absolue liberté d’être soi-même. Par là, elle est la condition nécessaire de la démocratie. Et, de façon un peu surprenante pour certains, elle semble aussi être la condition de l’acte de foi responsable qui est au cœur de l’engagement religieux “. ” Au CEDEC, nous sommes convaincus que l’Eglise sera pleinement elle-même dans une société laïque. Dans la mesure où nous sommes dorénavant sortis de la chrétienté, le moment n’est-il pas venu pour l’Eglise de France de sortir de son plein gré d’un système de visibilité obsolète, parce qu’il n’est plus qu’un faux-semblant, en organisant son désengagement. Cela ne vaudrait-il pas mieux que d’y être conduit par la nécessité, et de façon trop tardive ? La guerre scolaire semble éteinte. Pourquoi ne pas décider, pour une fois, de ne pas être acculé à un choix ? (…) Ce ne sont pas les structures - périssables - qui comptent, mais le Message, la Bonne Nouvelle. Il nous reste sans doute à imaginer comment les offrir à nos contemporains. C’est un devoir que nous impose notre foi. Nous pensons, au CEDEC, que l’école confessionnelle est en porte-à-faux par rapport à la société telle qu’elle devient. Nous pensons aussi que l’Eglise doit clairement prendre ses distances par rapport à l’école privée. Alors libérée de ses tâches scolaires et des compromissions politiques induites, elle pourra se consacrer aux engagements vitaux qui devraient être les siens et repenser sa relation avec toutes les composantes de la société française sans arrière-pensées.

[6] « Depuis la loi Debré, la république trahie » article dans le dossier « Laïcité » de la revue « Direction » n°175

[7] Actes du Colloque d’Amiens des 9-10 décembre 1999 - Bruno Poucet - Centre régional de documentation pédagogique de l’Académie d’Amiens 2001

 

[8] 3 septembre 1940 : texte au profit des congrégations religieuses – 18 septembre 1940 : les Ecoles normales sont supprimées,.le SNI syndicat national des Instituteurs, la FGE Fédération Générale de l’Enseignement et la Ligue de l’Enseignement sont dissous – 24 novembre 1940 : les « devoirs envers Dieu » sont ajoutés aux programme de l’éducation – 13 décembre 1940 : les délégations cantonales sont supprimées – 6 janvier 1941 l’article 2 de la loi Ferry de 1881 est abrogé pour introduire « l’instruction religieuse » dans les horaires scolaires – 15 février 1941 remise de biens à l’Eglise – 15 mai 1941 : concours général ouvert aux candidats du privé – 18 juin 1941 : l’Institut catholique de Paris est reconnu d’utilité publique – 15 août 1941 : les élèves du privé reçoivent des bourses et l’on supprime la gratuité de l’enseignement secondaire – le 2 novembre 1941 : mise en place d’une « caisse des écoles privées ».

[9] Citée par Jean Cornec dans « Laïcité » Editions Sudel 1965 - Lettre d’Albert Bayet Président de la Ligue de l’Enseignement du 18 novembre 1949 à la suite du discours d’investiture de Georges Bidault Président du Conseil et leader MRP

[10] Attribution de bourses aux élèves des établissements privés - Loi n° 51-1115 du 21 septembre 1951 « portant ouverture de crédits sur l’exercice 1951 (Education nationale) » JO du 23 septembre page 9786.

[11] Subvention à une caisse départementale scolaire ou à l’association de parents d’élèves des établissements privés ; Loi n° 51-1140 du 28 septembre 1951 « instituant un compte spéciale du Trésor ». JO du 30 septembre page 9979.

[12] Décret dit « Poinso-Chapuis » du 22 mai 1948 qui habilite les associations familiales à recevoir des subventions publiques et à les répartir entre les familles nécessiteuses pour faciliter l'éducation de leurs enfants, quel que soit le type d'école où ils sont inscrits. « Le décret, signé en fait à la demande expresse de Robert Schuman, ouvre une crise gouvernementale grave, les ministres socialistes déplorant une entorse à la laïcité de l'Etat. Edouard Depreux, ministre de l'éducation nationale, dénonce l'illégalité d'un texte ne portant pas sa co-signature. Saisi, le conseil d'Etat conclut à sa légalité mais exige une circulaire d'application signée des deux ministres. De fait, le décret n'est pas appliqué, du moins provisoirement. Mais le gouvernement Schuman en sort affaibli et à terme condamné. Quand André Marie forme le gouvernement suivant, Germaine Poinso-Chapuis est sacrifiée sur l'autel de la laïcité et remplacée par un autre MRP, Pierre Schneiter. » Extrait du site de l’Assemblée Nationale

[13] Loi n° 59- 1557 du 31 décembre 1959 « sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés »

[14] Le 11 décembre 1921 sur une proposition de loi tendant à accorder des bourses aux élèves de l'enseignement secondaire privé, l'abbé Lemire fit cette intervention : « je n'admets pas que l'on mendie sous une forme quelconque l'argent de l'État quand librement on s'est placé en dehors de lui. C'est ce que vous ne voulez pas, moi non plus. Je suis de ceux qui sont tellement soucieux de la liberté qu'ils veulent la conserver complète, intacte. Je ne puis supporter sur ma liberté un contrôle quelconque. Or, si je prends de l'argent à l'État, demain il pourra me faire subir un contrôle. L'État se devra lui-même d'imposer ce contrôle, car il ne peut pas donner son argent à n'importe qui pour n'importe quoi... Je veux la paix dans nos communes, je veux que l'argent de tous aille aux écoles ouvertes à tous. Si l'on veut un enseignement spécial, distincte, à part, on est libre, complètement libre, et de cette liberté, je me contente. En me contentant d'elle, je la sauve ! »

 

[15] "L'esprit laïque" revue trimestrielle d'idées et de documentation – Direction Henri Aigueperse - E Borne - troisième trimestre 1953

[16] L’intitulé de la loi est explicite « Loi sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés » « Privés » avec un »s » pour s’accorder avec « établissements » et non « enseignement »

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 19:10

In Retraités dans  la République

 

 

par Claude BARRATIER

 

C03-05.jpgSuite à ma lettre aux Maires et à des indications sur  l’application de la circulaire 2007, voir éventuellement   des indications pour qu’un contribuable puisse suivre  le financement des écoles privées dans sa commune.

 

 

- soit parce que l'école privée est dans leur commune

- soit parce que le Maire finance les écoles privées de communes voisines.

 

Voici en effet  un petit historique et du nouveau:

 

1985: une circulaire donne la liste des dépenses à prendre obligatoirement  en compte pour verser une contribution à l'école privée sous contrat d’association.

 

2005: une nouvelle circulaire (complémentaire de la circulaire 1985) multiplie la dépense par 2,5

 

2007: une circulaire divise la dépense exigée en 2005 par 2, cependant que la circulaire 2005 est annulée pour illégalité

 

2010: la circulaire 2007 est à son tour annulée, car liée à l'article 89 cassé par le conseil d'état.

 

On revient donc à la seule circulaire en vigueur: 1985.

 

Conclusion, la plupart des  maires payent probablement trop à l'école privée ! D’autant plus que très nombreux ils en étaient même restés à la circulaire 2005 pourtant annulée en 2007.

 

On peut donc  faire passer l'info ici qui indique les dépenses obligatoires en 1985…redevenues d’actualité.

 

 

 

 

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 18:47

In Le Mammouth déchaîné

 

 A l'heure où on assiste à une montée des inquiétudes et des mécontentements dans la population face à la gestion de la crise (casse des services publics, retraites, bouclier fiscal, etc.) et où l'exemple grec fait craindre une recrudescence possible des manifestations, ordre a été donné d'éviter tout conflit inutile avec les enseignants en ce mois de mai.

Ainsi, alors que l'an passé, notre haute administration, par la voix du SIEC (Service interacadémique des examens et concours), opposait une fin de non-recevoir aux protestations concernant la présence de crucifix dans des centres d'examen, souvenez -vous
.

Cette année, c'est le ministre lui-même qui, en réponse à un député, annonce que les établissements cathos devront retirer les symboles religieux des salles de classe pour servir de centres d'examen.

 



La suite...

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:35

In Le Monde

 

Le documentaire "A l'extrême droite du père", portant sur un groupe de catholiques traditionalistes de la région bordelaise et diffusé mardi 27 avril dans le cadre de l'émission "Les Infiltrés", fait des vagues.

 

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a adressé mercredi un courrier au préfet de la Gironde et au recteur pour leur demander d'engager des "poursuites judiciaires" contre Dies Irae "une fois les faits avérés"

 

La suite...

 

 

 


 

In Rue89

 

Comment Juppé et Sarkozy ont protégé l'Eglise traditionaliste

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à un congrès de l'UMP à Paris, en juin 2003 (Philippe Wojazer/Reuters)

 

« C'est une affaire d'Etat. » Vice-président du conseil général de Gironde, le socialiste Gilles Savary prononce calmement ces mots, comme pour ne pas les galvauder. Une affaire qui ressurgit et prend une autre dimension depuis la diffusion mardi soir, lors de l'émission Les Infiltrés sur France 2, d'un reportage produit par Capa et intitulé « A l'extrême droite du père ».

 

 

Une affaire qui révèle comment Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et Christian Frémont, ancien préfet de Gironde devenu directeur de cabinet à l'Elysée, ont protégé l'Eglise traditionaliste dénoncée dans ce reportage.

On y voit notamment Dies Irae (« jour de colère », en latin), un groupuscule d'extrême droite basé à Bordeaux, tenir face à la caméra cachée du journaliste des propos racistes et antisémites, emprunts d'une haine de la « démocratie moderne ». Maire de la ville, Alain Juppé se montre offusqué dans une lettre envoyée mercredi à l'actuel préfet de Gironde, Dominique Schmitt :

« Les comportements et les propos présentés aux téléspectateurs ont été absolument scandaleux. […] Je demande ardemment, une fois les faits avérés, que cette affaire fasse l'objet de poursuites judiciaires. »

 

Les mêmes mots sont aussi adressés le même jour par le maire, cette fois au recteur de l'académie de Bordeaux, Jean-Louis Nembrini. Car le reportage s'immisce également dans l'école Saint-Projet, un établissement bordelais hors contrat, qui « propage des idées qui contreviennent à nos valeurs républicaines », selon Alain Juppé.

 Téléchargez les lettres d'Alain Juppé au préfet et au recteur

 

« C'est Fafa le patron. Fafa, c'est un copain »

Mais rien à propos de la partie du reportage consacrée à l'Institut du Bon-Pasteur, qui officie à l'église Saint-Eloi de Bordeaux et qui est dirigé par Philippe Laguérie. Issu de la Fraternité Saint-Pie-X, cet abbé est un disciple de Mgr Lefèvre, évêque traditionaliste excommunié par Jean-Paul II, mais dont les partisans ont ensuite été réintégrés au sein de l'Eglise catholique par Benoît XVI.

Si l'Institut du Bon-Pasteur assure l'aumônerie de l'école Saint-Projet, l'abbé Laguérie réfute dans La Croix être proche de Dies Irae : « Nous n'avons aucun lien avec ce groupe. » Pourtant, le journaliste explique que certains de ces jeunes en sont des fidèles et montre une séquence où ils aménagent une « cave gracieusement mise à disposition par des catholiques intégristes » sous les yeux de l'abbé. Lequel affirme aujourd'hui : « Je ne savais pas de qui il s'agissait. »

Or le journaliste, qui a infiltré Dies Irae mais aussi l'Eglise traditionaliste, filme, toujours en caméra cachée, la visite de l'abbé dans ce sous-sol en plein chantier, et entame une conversation avec lui :

- « Monsieur l'abbé, vous soutenez notre mouvement ? »
- « C'est Dies Irae ? C'est Fafa le patron. Fafa, c'est un copain. »

 

« Fafa », c'est effectivement le président de Dies Irae. Fabrice Sorlin de son nom complet. Il est la vitrine politique du groupuscule de 150 personnes, candidat FN aux législatives de 2007. Fabrice Sorlin et Philippe Laguérie se connaissent donc très bien.

Pour achever sa démonstration, le journaliste s'invite d'ailleurs au cours de catéchisme dispensé à l'église Saint-Eloi et dit dans le reportage en voix off : « L'abbé m'a tenu des propos identiques à ceux que j'entends à chaque rendez-vous avec les jeunes de Dies Irae. » Ces propos, filmés aussi, sont sans équivoque :

« L'islam est une religion de guerre et une religion politique. C'est porté dans le bouquin même, dans le Coran. C'est là que c'est dangereux. Il se pourrait qu'un jour il y ait une guerre civile. […] Le problème est de savoir s'il y aura encore des gens qui auront les tripes de réagir. C'est pour ça qu'il faut former. »

 

« C'est cela l'équilibre démocratique »

Alain Juppé n'a donc pas jugé utile de condamner ces propos, alors même qu'il condamne ceux « identiques » tenus par le groupuscule et dans l'école. Pour une raison : l'Eglise traditionaliste a pu prospérer depuis 2002 à Bordeaux grâce aux bons soins du maire. Aidé en cela par l'ancien ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, ainsi que l'ancien préfet de Gironde, Christian Frémont, aujourd'hui directeur de cabinet du président de la République

28 janvier 2002, le maire fait adopter une délibération : « La ville de Bordeaux met l'église Saint-Eloi, sise rue Saint-James à Bordeaux, à la disposition de l'association Eglise Saint-Eloi. » En échange, ladite association s'engage à prendre à sa charge la restauration de l'église et à l'ouvrir au public.

 Téléchargez la délibération du conseil municipal de Bordeaux

 

Alors leader de l'opposition municipale, Gilles Savary s'aperçoit que se cache derrière la Fraternité Saint-Pie-X et dit au maire qu'il est en train de donner l'église à des traditionalistes. La réponse du maire est dans le compte-rendu du même conseil municipal : « C'est cela l'équilibre démocratique. » Rapport au cinéma Utopia qualifié par Alain Juppé de « foyer d'animation trotskiste, anarchiste ».

Egalement conseillère d'opposition à l'époque, l'actuelle députée socialiste de Gironde, Michèle Delaunay, se souvient aussi sur son blog :

« La municipalité nous a présenté une délibération ou, sciemment, les mots “association culturelle” étaient utilisés à la place d'“association cultuelle”. Il y avait clairement volonté de cacher et cela seul méritait notre opposition. »

 

« L'arrêt préfectoral n'a pas été retrouvé »

La suite...

 

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 21:12

In Canard Enchaîné 28/04/2010

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:46

In France 2

Les Infiltrés

 

Pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de voir ce reportage dans lequel on découvre une école (hors contrat) qui n'a rien à envier à celles des intégristes musulmans.

 

Merci à Caroline Fourest, dont le courage ne se dément jamais. Ferraillant contre les intégristes des trois grandes religions monothéistes, elle a rappelé le rôle de l'école publique, rempart des replis communautaristes alors que la politique actuelle tend à encourager l'enseignement privé.

Elle a dénoncé, la main tendu de Benoît XVI vers les intégristes catholiques crée une légitimité à ces groupes minoritaires. La guerre des religions est toujours bien d'actualité !

 

Le blog de Caroline Fourest

 

 

 

 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:51

In Libre Penseur

 

  Le 19 juin 2010, la Fédération Nationale de la Libre-Pensée appelle, seule pour l’instant, à un rassemblement à 10 h 00 à Paris, Porte Dorée, Place Edouard Renard, sur le mot d’ordre

 

«A l’école publique fonds publics, à l’école privée fonds privés !» 
 
            Le 19 juin 2010, c’est l’occasion pour tous les républicains laïques et toutes les organisations qui défendent la laïcité, de se retrouver dans l’unité
            Pour exprimer leur volonté
-         de voir abrogées les lois anti-laïques,
-         de voir replacée comme priorité l’école publique  laïque, seule école de la République.  
 
 
C’est dans cet objectif que nous vous invitons à signer et à faire largement signer l’appel à l’unité pour le 19 juin que vous trouverez ici
 

 

 

 

UNITE  DE  TOUS  LES  REPUBLICAINS  LAÏQUES

ET  DE  LEURS  ORGANISATIONS !

 TOUS  AU  RASSEMBLEMENT  DU  19  JUIN A  VINCENNES !

 

A L’ECOLE PUBLIQUE, FONDS PUBLICS ! A L’ECOLE  PRIVEE, FONDS PRIVES !

 

ABROGATION DE LA  LOI DEBRE  ET  DE  TOUTES  LES  LOIS  ANTI-LAÏQUES !

 

 Le 19 juin 1960, après une campagne qui avait collecté 10 813 697 signatures,

350 000 républicains laïques se rassemblaient à Vincennes et prêtaient le serment suivant : « Nous  faisons le serment solennel
 De manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi (Debré) contraire à l’évolution historique de la Nation ;
 De lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ;
 Et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’Ecole de la Nation, espoir de notre jeunesse. « 

            Depuis, au mépris de la loi de 1905, d’autres lois sont venues renforcer encore ce financement des religions , de la religion catholique en première ligne, à travers le financement de l’enseignement privé , prétendu libre !

- la loi Guermeur de novembre 1977 renforce l'aide de l'État aux établissements confessionnels, garantit le maintien de leur "caractère propre" (c'est-à-dire religieux) et prévoit le financement de la formation des enseignants du privé.

- Les accords Lang-Cloupet signés entre avril 1992 et mars 1993   entérinent le versement de 1,8 milliards de francs par l'État à l'enseignement privé, fixent de nouvelles modalités de participation de l'État au fonctionnement du secteur sous contrat et établissent la parité avec le public pour les personnels

- L’accord Vatican-Kouchner – décret du 16 avril 2009- met fin au monopole de l’Etat pour la collation des grades et diplômes universitaires.

- La loi Carle votée en septembre 2009 a pour objectif de « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ».

 

Aujourd’hui, les plus de 102 000 signataires de la pétition « Appel pour l’Ecole publique »  montrent clairement la volonté des laïques de se mobiliser. www.appelpourlecolepublique.fr  (à l’initiative des DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNEF, UNL, UNSA-éducation).

 

Le 19 juin 2010, la Libre-Pensée appelle à un rassemblement  à 10 H 00, place Edouard Renard , à la Porte Dorée à Paris 12 ème. 

 

Le Front Unitaire Républicain d’Action Laïque

s’adresse à tous les républicains laïques et à leurs organisations pour qu’ils y appellent dans l’unité !

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 18:21

In La Croix


Alors que le ministère de l’éducation freine la scolarisation des moins de 3 ans, l’école privée se dote peu à peu de crèches et jardins d’éveil


C’est une structure unique en France, une crèche d’application. Rattachée au lycée professionnel Bel Orme, à Bordeaux (Gironde), elle accueille 20 enfants de 3 mois à 4 ans. « En complément des professionnels, des élèves de CAP Petite enfance et de BEP carrières sanitaires et sociales viennent quotidiennement, accompagnées de leur enseignante, s’occuper des bambins et parfaire leurs connaissances pratiques », explique Corinne Métral, sa directrice.

C03-16.jpg



Ouverte en octobre 2008 pour répondre à la fois à des besoins de formation et aux attentes des familles du quartier, cette crèche illustre la volonté de l’enseignement catholique de se doter de structures d’accueil de la petite enfance.

Il s’agit avant tout de réagir à la volonté qu’a l’État de limiter la scolarisation des moins de 3 ans (de 2000 à 2008, la part d’enfants entrant en maternelle, public et privé confondus, à l’âge de 2 ans a chuté de 35,3 % à 18,1 %).

"Les collectivités locales guère disposées à soutenir ces projets"


 

La suite...

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:33

In http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140

 

C03-13.jpgLes écoles privées confessionnelles sont financées par les communes avec un encadrement législatif que de très nombreux maires ne respectent pas : ils arrivent alors à payer 5 à 10 fois plus que ce qui est dû.


Tous les détails sur http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140


Et ci dessous un aperçu du gâchis:

 

Des Maires paient souvent pour les enfants qui ont leur gardienne (grand-mère, nounou...) dans la commune, ce qui augmente la dépense pour le contribuable qui paie ainsi pour la commune voisine. Il arrive même que des Maires (parfois en même temps conseillers généraux ou aspirant à le devenir) financent tous les enfants de l’école privée des communes voisines (en général plus nombreux que ceux de la commune).


Les parents d’élèves de l’école privée et toute leur communauté sont informés par le bouche à oreille des avantages qu’apporte ou n’apporte pas un élu local. L’enjeu est donc électoral d’autant plus facilement que les électeurs de la commune concernée ne sont pas informés et ne s’informent pas. Seule la communauté confessionnelle propriétaire, via son diocèse, de l’école privée, est officieusement informée. Les élus font souvent les lois à leur avantage: Ces agissements ne constituent pas une prise personnelle d'intérêt qui, si les citoyens se réveillaient, pourraient aboutir à des poursuites civiles et pénales.


La loi n’impose pas de telles dépenses. Les Maires doivent seulement établir leur forfait communal à partir des dépenses matérielles du bâtiment scolaire pendant les seules heures de cours, pour les seules classes élémentaires ( CP, CE, CM), et arriveraient à un forfait communal de 400 euros environ à multiplier par le nombre d’enfants de l’école élémentaire dont parents ou tuteurs sont en résidence dans la commune. 400 euros x nombre dû = T euros.


Lorsque des Maires financent le temps extra scolaire (interclasse de midi, garderie du soir, sorties hors temps scolaire), la dépense double facilement et on arrive à T x 2.


Par ailleurs les Maires n’ont pas à payer du tout pour les sections maternelles privées
, même si elles sont mentionnées au contrat d’association. Si les mêmes que ci-dessus le font, leur contribuable local va payer T x 4.


Mieux encore, même en payant pour les maternelles, le seul forfait municipal à établir par la loi prévoit que les ATSEM (ou les personnes faisant fonction et assistant la maîtresse dans la classe) ne sont pas à prendre en compte. Si le Maire les compte, la somme payée par le contribuable atteindra T x 4, 5.

 A noter qu’il n’existe pas dans la loi de forfait communal pour les classes maternelles qui ne sont pas donc jamais réglementairement concernées pour les calculs.


Ce n’est pas tout : Des Maires comptent les enfants de l’école privée qui n’ont pas 3 ans au 31 décembre de la rentrée scolaire (alors qu’en général ils ne les admettent pas à l’école publique) ce qui va pousser la note pour le contribuable à T x 4, 6 ou 4, 7 de ce qui est dû.


Lorsqu'un Maire prend aussi en charge les enfants en général plus nombreux des communes voisines, il va payer T x 10 !


3000 euros représentent au minimum 1 % de l’impôt local payé par le contribuable, qui a alors intérêt à s’installer dans une commune voisine plutôt que de devenir une « vache à lait » supplémentaire dans la machine à faire élire le Maire et à faire payer par le contribuable 20 ou 30 % d'impôts supplémentaires!


Quittons la commune : Les Collèges et Lycées privés sont alimentés par les Conseils généraux et Conseils régionaux comme leurs homologues publics, sauf pour les investissements où cependant de très nombreuses régions ou départements subventionnent plusieurs fois le pourcentage maximal qui était toléré bien que déjà en contradiction avec la loi de séparation de l’église et de l’état. Le contribuable paie ces débordements sans savoir car il ne s'informe pas, ne conteste pas.


On peut (doit ?) rechercher la façon dont l'impôt est utilisé, même si dans sa comptabilité publique, un maire  pourra masquer les raisons de certaines dépenses.  La publication locale aux citoyens des détails de ce qui est payé par rapport à ce qui est dû, aura l'avantage de mettre tous les électeurs sur un pied d'égalité: ils voteront plus tard  en connaissance de cause, ce qui n’avait été le cas que pour certains la fois précédente ! Ce n'est pas un gros travail à faire, et tous les comptes sont à disposition.


Enfin, mesure commune: L’Etat paie les enseignants et autres personnels partout dans le privé sous contrat comme dans le public.


Le Chef de l’Etat, malgré ses propres gaspillages qui contribuent à un gonflement de la dette qui nous fait talonner la Grèce dans le gâchis, demande aux collectivités locales de diminuer leur dépense. Il y a là un gisement.


Au fait, cela nous coûte combien par personne?


http://chessy2008.free.fr/articles/articles.php?cat=22&id=204

Claude BARRATIER

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 11:46
In http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=148

http://chessy2008.free.fr/templates/ubuntu/images/header_boost.jpg

Suite à la diffusion  de l'article de Claude Barratier concernant le forfait communal, les maires pourront trouver un modèle de convention à la suite de cet article. En effet, on ne trouve chez l'OGEC que la convention 2005 abrogée....(ce qui double la contribution financière payées par  les communes)  et non celle de 2007.
  

Convention Commune  Ecole privée au format .doc


In Quelle Ecole pour Demain ?


Loi Carle : demandons des comptes à nos municipalités.

Depuis la loi Carle, les mairies sont tenues de participer au financement des écoles privées des villes et villages voisins dans le cas où des enfants de leur commune y sont scolarisés.

Elles ne sont cependant pas obligées de faire du zèle !

Ces dépenses peuvent être en effet sérieusement limitées. A nous d’interpeller nos élus, et de vérifier avec précision les options prises par nos mairies.

La suite...



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