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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:18

In Le Monde

 par Caroline Fourest

 

C03-18.jpgSuppression de 16 000 postes d'enseignants, classes plus chargées, classes maternelles amputées, suppression progressive des réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased), accélération des logiques de ghettos avec la fin de la carte scolaire, suppression des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), loi Carle sur le financement de l'enseignement privé par les municipalités... La liste est longue et bien connue.

 

Mais sa cohérence a-t-elle été suffisamment analysée ? A qui profite le crime ? Il ne s'agit pas seulement de faire des économies, mais d'un programme idéologique : faciliter l'évasion scolaire en direction du privé.

Il existe aujourd'hui 8 200 établissements catholiques sous contrat (soit 1 961 037 élèves), auxquels il faut ajouter 256 établissements juifs (38 000), huit protestants (2 760), 82 établissements bretons catholiques (4 241), 44 écoles bretonnes Diwan (3 076), 26 écoles basques (2 508), 50 occitanes (1 627) et huit catalanes (6 000). La France est divisée, moins citoyenne, mais ce n'est rien au regard de ce qu'on lui prépare.

 

L'Etat n'a plus d'argent pour l'école publique, mais en trouve pour financer l'ouverture de classes catholiques en banlieue. Xavier Darcos, ancien ministre de l'éducation nationale, a même promis 10 millions d'euros à l'école privée pour l'aider à payer ses formations (qu'il a supprimées dans le public !). Une facture que Luc Chatel hésite tout de même à régler. Peu importe. Le mécénat continuera par d'autres moyens : les niches fiscales.

 

Deux fondations consacrées à financer les écoles privées, surtout les plus religieuses, se sont vu reconnaître le statut d'"utilité publique" : la Fondation Saint-Matthieu et la Fondation pour l'école. Cette dernière est issue de "Créer son école", qui s'inspire d'un autre réseau : les Créateurs d'écoles.

 

Le livre d'Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi, Main basse sur l'école publique (Démopolis), nous éclaire sur la généalogie de ce mouvement : un mélange de hauts fonctionnaires, voire de futurs ministres (comme Xavier Darcos) et de têtes pensantes issues du Club de l'Horloge (Nouvelle Droite) ou de l'intégrisme catholique ("opusiens" et traditionalistes), bien décidés à animer ensemble un lobby en faveur du "pluralisme scolaire".

 

Le site "Créer son école" vous apprend à créer une "école indépendante". Et la Fondation pour l'école se charge du reste, c'est-à-dire des financements... Elle a obtenu le statut d'utilité publique en un temps record. Un an à peine après sa création, François Fillon signait le décret ! Désormais, 60 % à 75 % des dons qu'elle reçoit sont déductibles des impôts et donc investis dans les écoles hors contrats de son choix. Une liste de partenaires qu'Anne Coffinier, sa fondatrice, ne tient pas à rendre publique, mais qui compte de nombreux établissements catholiques intégristes. Comme l'école de la Sainte-Famille à Dijon, tenue par la Fraternité Saint-Pie-X.

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 09:21

In Mammouth déchaîné

 

On sait déjà que la fondation Saint-Matthieu destinée à faire supporter par les contribuables le financement des établissements privés sous contrat (investissements lourds, bâtiments, etc.) est co-présidée par C. Bébéar, qui, comme le note E. Khaldi, est un "ancien patron d’AXA, dont le catholicisme fervent, presque traditionaliste, le pousse, à accepter des invitations du centre Garmelle, tenu par l’Opus Dei".
Eh bien à cela, il faut ajouter que les cathos entendent désormais "piloter" aussi les réformes de l'Education Nationale" !  Et pour cela, ils ont de bons petits soldats (source) : un des co-présidents du comité de pilotage de la conférence nationale sur les "rythmes" scolaires, par exemple, est Christian Forestier, qui est aussi membre du Comité directeur de l’Institut Montaigne... institut justement dirigé par C. Bébéar... Une fois encore, l'opus Dei n'est pas très loin! (voir ici)

Est-ce pour cela que cette offensive tous azimuts semble coordonnée ?


C'est en tous cas ce que suggèrent le récent colloque tenu au sénat par A. Coffinier (proche des milieux traditionalistes) et sa fondation chargée de promouvoir l'enseignement privé hors contrat ou encore les prises de position des responsables de l'enseignement catholique sous contrat qui
présentent ainsi au ministre la liste de leurs attentes : "organisation des réseaux d’établissements, allégement des programmes et des horaires pour les élèves, libérant ainsi des besoins en moyens d’enseignement plutôt que de fermer des structures scolaires, nouvelle gestion des classes et de leur regroupement possible pour certains enseignements, nouvelle gestion de la dotation globale horaire par les établissements."

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 21:19
 par Eddy Khaldi
 

Sous la houlette de Luc Châtel, le ministère de l’Education nationale transforme l’éducation publique, en catimini. 60 000 postes d’enseignants supprimés en cinq ans n’auront pas suffit. Dans un document confidentiel, le ministère promet d’en sabrer de 15 000 à 17 000 supplémentaires en 2011.

 

Pas touche par contre à l’enseignement privé, qui au contraire, a l’heur de lui plaire. Ainsi, février 2010 a vu naître la très catholique fondation Saint-Matthieu. Son objet ? Réunir des fonds – un milliard d’euros d’investissements prévus sur les dix années à venir –  afin de financer la construction et la rénovation d’établissements privés catholiques.

 Ce n’est pas tout. Grâce à l’association sur laquelle elle a été fondée (l’Association d’Entraide des Etablissements d’enseignement privé d’Ile-de-France), Saint-Matthieu est reconnue d’utilité publique. Une gageure, qui lui permet d’offrir à ses donateurs la possibilité de déduire de leurs impôts un pourcentage de la somme versée. Une gentille niche fiscale en quelques sortes, pour qui en manquerait.

 

Ces aides publiques font le bonheur de la fondation Saint-Matthieu, qui ne manque pourtant pas de “recettes”. Rêvée par le journal d’extrême droite Minute dans les années 1980, la fondation est co-présidée par Claude Bébéar, l’ancien patron d’AXA, dont le catholicisme fervent, presque traditionaliste, le pousse à accepter des invitations du centre Garmelle, tenu par l’Opus Dei. Sur la liste du comité d’honneur de l’association, figurent des personnalités originales. A l’instar du Cardinal Vingt-trois, Archevêque de Paris, Président de la Conférence des Evêques de France ; et de Monseigneur Aumônier, évêque de Versailles, président de l’Enseignement Catholique en France. Mais aussi d’autres, plus inattendues. Comme l’ancien chef d’état major de la Marine ou le Président d’honneur du groupe Bayard Presse. Du beau monde !

 

A l’image des constructions réalisées par la fondation qui, précise-t-elle, “déploie son action dans toute la France”. Ainsi, le lycée Jean-Paul II, à Sartrouville (78) – un établissement s’inscrivant dans la “Dynamique Espoir Banlieue”, portée par Fadela Amara – a-t-il été construit en partie grâce à Saint-Matthieu, qui apporta un tiers des fonds. Un autre tiers provenant de la région Ile-de-France.

Saint-Matthieu cherche maintenant à obtenir le soutien, financier si possible, de la mairie de la Courneuve. Après tout, il n'y a plus rien d'étonnant à trouver Bébéar en banlieue.

 

BakchichStMATTHIEU.jpg

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 07:34

In VousNousIls

 

Le rectorat de Bordeaux critique l'enseignement d'un collège catholique

 

C03-16.jpg

 

Le recteur de Bordeaux a annoncé jeudi qu'il venait de mettre en demeure les parents d'élèves d'un collège catholique hors-contrat d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement à cause de carences dans l'enseignement, après la diffusion d'un reportage sur France 2.

Jean-Louis Nembrini, recteur de l'académie de Bordeaux, a indiqué à l'AFP que, lors d'un contrôle effectué le 7 mai au sein du collège Don Bosco-Saint Projet, qui accueille une vingtaine d'élèves, les inspecteurs ont constaté que l'enseignement "reste lourd de carences notamment en histoire et en sciences".

Selon lui, les heures d'enseignements en sciences de la vie sont insuffisantes et l'enseignement "en histoire est très marqué par un point de vue qui ne permet pas de former l'esprit critique des élèves" alors qu'aucun cours d'instruction civique n'est dispensé.

 

Une partie du documentaire, "les Infiltrés" diffusé sur France 2 le 27 avril, montrait des élèves de l'école Saint-Projet tenant des propos racistes et antisémites.

Un premier contrôle avait été effectué par l'Education nationale le 26 mars dans l'école et le collège. Un rapport avait été ensuite adressé à la direction de l'établissement le 14 avril demandant la mise conformité des enseignements, a indiqué le rectorat.

 

Seule l'école a été mise en conformité, a-t-il continué. "Si les enseignements ne sont pas mis en conformité, la décision de l'administration est de mettre en demeure les parents d'inscrire les enfants dans un autre établissement qui garantisse et permette à l'enfant d'acquérir les compétences fixées par la loi", a rappelé M. Nembrini.

Dans le cas où les parents ne répondraient pas à cette mise en demeure, le recteur a indiqué qu'il ferait appliquer le code de l'éducation et que la suite relèverait de la justice.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 20:05

In le Mammouth déchaîné

 

C'est sous les ors de la République, au Sénat, que doit se tenir le 2 juin le colloque organisé par Anne Coffinier, présidente de la Fondation pour l'école, organisme proche à la fois de la droite conservatrice, des ultralibéraux et des catholiques intégristes... et qui milite activement pour l’Ecole privée hors contrat. Très activement même, pour preuve le colloque au Sénat qui fait suite à bien d’autres interventions du même genre dans des milieux très choisis (comme le 17 septembre 2009).

Une Fondation bien sous tous rapports

Certes le colloque organisé est de prime abord bon chic bon genre, et même les sénateurs les plus progressistes ne semblent pas s'inquiéter de son organisation en leurs murs. Les associations d'Anne Coffinier (dont
Créer son école, La Fondation pour l’Ecole) en effet n'ont pas encore réussi à susciter autant de suspicions que la sulfureuse SOS Education qui a parfois un peu de mal à cacher ses positions extrémistes et n'hésite pas par exemple à remettre en cause le droit universel à l'éducation !

Pour A. Coffinier (au passage : ancienne élève de l'École normale supérieure, ancienne élève de l'École nationale d'administration, diplomate, et qui sait s’investir dans toutes
les nobles causes) et ses associations, tout va pour le mieux, et en particulier pour La Fondation pour l’Ecole, dont la reconnaissance d’utilité publique obtenue un an après sa création par le décret  du premier ministre du 18 mars  2008, après avis positif du Ministère de l’éducation nationale, du Ministère de l’intérieur et du Conseil d’Etat.

C’est sans doute ce qui permet de dire à
l’Action Française
, que le site de ladite fondation est “un excellent site”.

Et on ne tirera bien sûr non plus aucune conclusion hâtive du fait que par le passé Anne Coffinier ait tenu des conférences communes avec des membres de SOS Education (note de SLE : pour mémoire lire
ici et ) ou encore du fait que le philosophe Jean-Noël DUMONT, qui doit conclure le colloque avec Anne Coffinier, soit en même temps administrateur de la Fondation pour l’école et membre de SOS Education
...

Ainsi d’après le site de ladite Fondation pour l’école, l’association Créer son école (créée en 2004) rassemble plus de 460 écoles privées hors contrats.



Une Fondation pour quoi faire ?

Ses objectifs sont clairs et exposés sur le site de la Fondation :
valoriser les expériences nouvelles hors contrat, créer des internats pour “les enfants dans des conditions défavorables”, délivrer, dans le cadre d’un institut libre (l’ILFM), une formation initiale et continue aux instituteurs. On l’a entendu valoriser aussi le chèque éducation, chèque qui ne sera pas perdu pour tout le monde bien sûr. (voir l’entretien donné par la fondatrice à l’AEF en 2006)

Le fait est là: Anne Coffinier instrumentalise le problème éducatif à des fins idéologiques ; la Fondation pour l'Ecole n'est pas une simple association dont le but serait d'offrir aux enfants d'autres formations que celles qui leur sont déjà proposées. Il s'agit en fait d'un organisme chargé de collecter des fonds pour les écoles privées hors-contrat et qui bénéficie d'une fiscalité particulièrement favorable
, puisqu'au mépris de la loi de 1905 les dons faits à cette fondation (et aux associations qui en dépendent) sont remboursés à hauteur de 66% par les contribuables, ce qui revient donc à faire financer par la République des associations religieuses... Et de surcroît des associations religieuses qui ne sont pas sans danger pour ses services publics!

Car à travers cette fondation et son réseau d'associations, les finalités d'Anne Coffinier sont claires : détruire de l'extérieur l'Education Nationale pour promouvoir "un système éducatif solide" : "Il y a un besoin d'écoles, de vraies écoles”, dit elle. "Il est vital de restaurer coûte que coûte un système éducatif solide. Les réformettes se sont empilées sans que le redressement attendu ait eu lieu. Car l'Education nationale est en réalité structurellement incapable de se réformer, en raison de l'omnipotence des syndicats mais aussi de son gigantisme, de sa bureaucratisation centralisatrice. Puisqu'il n'est pas de solution de l'intérieur, il faut agir à l'extérieur et à côté de ce grand corps malade qu'est l'Education nationale. Comment ? En créant des écoles, tout simplement." (source)


Tout cela prêterait à sourire si tout un chacun considérait ces propos comme excessifs et exaltés (au fait, qu'en pense le ministre de l'Education Nationale?), mais ils sont semble-t-il pris au sérieux, et c'est une droite parfaitement décomplexée qui se réunira là pour soutenir Anne Coffinier et écouter la bonne parole, puisque l'introduction sera prononcée par les sénateurs
Jean-Claude GAUDIN, vice-président du Sénat, et André LARDEUX. Le lobbying a été efficace.
 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 17:59

 

 

La Fondation pour l'Ecole organise un colloque au Sénat sur le thème :"Ecole : comment innover ?"

Mais qui est la Fondation pour l'Ecole ?

 

 

In Mammouth déchaîné

 

En 2004 naissait l’association Créer son école à l’initiative de parents qui avaient constaté par eux-mêmes les avantages des écoles entièrement libres, et qui avaient souhaité s’engager afin que tous les enfants puissent en bénéficier. Le but de l’association Créer son école était d’aider les parents et les professeurs à fonder et à développer de nouvelles écoles en France. 
Ces nouvelles écoles sont des indépendantes, qui ne sont pas liées par contrat avec l’Etat. Ce sont des établissements scolaires entièrement libres qui décident de l’instruction et de l’éducation qu’ils transmettent au regard des seuls besoins de leurs élèves. Ils choisissent en toute responsabilité leur méthode, leurs manuels…

Aujourd’hui, on compte en France plus de
460  nouvelles écoles (école primaire, collège, lycée) qui scolarisent 47 000 élèves en France. Depuis 2004, il s’ouvre en moyenne 25 écoles supplémentaires par an, portées par des associations à but non lucratif. 
Une partie de l’équipe de Créer son école, d’une part, et des créateurs d’écoles, d’autre part, a voulu soutenir encore plus  les nouvelles écoles les plus prometteuses. 
(...) La création d’une fondation reconnue d'utilité publique semblait  le moyen le plus efficace pour concourir au renouveau éducatif  en France par le développement de la liberté scolaire et du pluralisme éducatif
. (...)          
La dotation financière de la Fondation pour l’école a été rassemblée en mars 2007, le dossier juridique déposé dans la foulée et la reconnaissance d’utilité publique obtenue un an après par le décret  du premier ministre du 18 mars  2008, après avis positif du Ministère de l’éducation nationale, du Ministère de l’intérieur et du Conseil d’Etat.

 Le décret a été publié au Journal Officiel de la République française  du 20 mars 2008, date de naissance officielle de la fondation. L’association Créer son école, pour sa part, est devenue l’un des pôles opérationnels de la jeune fondation.

 

20-05-2010-18-09-16.jpg

 

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On lira avec intérêt cet article (septembre 2008) sur la mouvance des "Créateurs d'Ecoles"

 

In Backchich.info

 

Ceux qui veulent en finir avec l’éducation nationale


Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l’Education nationale et l’ensemble de son service public. Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable. Au coeur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Education », « FSP- Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE- Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM : Institut libre de formation des maîtres », « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »… ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.

 

Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains… de l’Opus Dei.


Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent-elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d’organiser la mise en concurrence des établissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l’école. Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix… Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Eglise.

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 13:03
eglise-ecole.jpg

"L'Eglise et l'école"

Marceau Pivert

  •     Essai (broché)
  •       Mai 2010
   La laïcité séduit au XIXe siècle une bourgeoisie soucieuse de progrès et d’efficacité. Les socialistes en font également leur cheval de bataille. La séparation de l’Église et de l’École puis de l’Église et de l’État en 1905 en est le symbole, mais ce fragile compromis est bientôt remis en cause.

Face à une contestation grandissante, la bourgeoisie et l’Église s’allient pour maintenir l’ordre social, politique et moral. Depuis les années 1920, leur offensive conjointe reprend une à une les conquêtes laïques.
La laïcité de Jules Ferry était une laïcité bourgeoise qui s’émancipait de l’Église, mais pas du capitalisme ni de l’État. Pivert lui oppose une authentique laïcité d’émancipation. Un texte d’actualité à l’heure du double remariage de l’Église, de l’État et de l’École.

 

Marceau Pivert (1895-1958) est instituteur, libre-penseur et militant au Syndicat National des Instituteurs (SNI). Il dirige à partir de 1927 le courant marxiste du socialisme français au sein de la SFIO puis fonde le Parti socialiste ouvrier et paysan

 
                  
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 18:20

In Mammouth déchaîné
 

Les pauvres cathos vont de déception en déception en ce moment : apprenant que le député Bataille avait osé interroger le ministre sur la présence inopportune de crucifix dans les centres d'examen prêtés par les établissements cathos, ils ont cru pouvoir lui faire la leçon :
"Les documents d'organisation du bac (Bac info émanant du SIEC) précisent que la loi sur les symboles religieux à l'école ne s'applique pas aux centres d'examen...il faut se renseigner monsieur le Député." (
)

Las! Les Frères des Ecoles Chrétiennes auraient dû, en effet, se renseigner mieux
, car les voix du SIEC [Service interacadémique des examens et concours] n'allaient pas cette année leur apporter la rédemption souhaitée et il leur a fallu déchanter quelques jours plus tard en découvrant l'horrible vérité (déjà révélée dès le 05/05/2010 par Le Mammouth Déchaîné)!
"Luc Chatel exige que les crucifix soient retirés des établissements catholiques sous contrat durant la session 2010 du Bac" Et toc.


Mais les cathos n’ont pas dit leur dernier mot. Ceux de "Riposte catholique" veulent engager une épreuve de force avec le ministre et veulent créer des incidents dans les centres d'examen: selon eux, l'État ne serait "pas en position d’exiger le retrait des crucifix des établissements catholiques sous contrat… Aux catholiques de ne pas céder !

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 22:29

In Le Monde 14/05/2010

 

Il ne se passe pas un jour ou presque à Bordeaux, sans qu'on ne parle du reportage des "Infiltrés", intitulé "A l'extrême droite du père", diffusé sur France 2, mardi 27 avril. Il montre, en caméra cachée, les agissements d'un groupuscule d'extrême droite, Dies Irae, et ses relations supposées avec les responsables de l'église traditionaliste Saint-Eloi. Le même reportage montre l'envers du décor d'une école catholique privée hors contrat (avec l'éducation nationale), le Cours Saint-Projet, dont l'Institut du Bon pasteur, la congrégation religieuse également responsable de l'église Saint-Eloi, assure l'aumônerie. Elle participe également à la direction pédagogique.

 

Ce reportage a secoué la ville. Dès le lendemain de sa diffusion, le procureur de la République à Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire : "L'affaire ne fait que commencer, nous allons disséquer tous les rushs", assure-t-il. Pour le moment, seules deux plaintes ont été déposées, émanant de 26 parents d'élèves de l'école catholique, soit la quasi-totalité d'entre eux, à l'encontre des auteurs et diffuseurs du reportage. De son côté, SOS-Racisme dit vouloir porter plainte contre l'école pour incitation à la haine raciale.

 

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a écrit au préfet de Gironde et au recteur, leur demandant, "une fois les faits avérés, que cette affaire fasse l'objet de poursuites judiciaires". Lui-même n'a pas considéré judicieux, au nom de la collectivité propriétaire de l'église selon la loi de 1905 d'entreprendre une démarche en ce sens. "Nous attendons les résultats de l'enquête préliminaire", explique son entourage, qui ajoute : "Et qu'on n'essaie pas de faire passer le maire pour un agent d'extrême droite car il a toujours été d'une extrême clarté sur ces sujets-là depuis des décennies."

 

Mais cette affaire en a fait resurgir une autre, le "péché originel" disent certains : en janvier 2002, la mairie de Bordeaux a octroyé une convention de mise à disposition de l'église à l'association Saint-Eloi. Certains de ses membres faisaient partie de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, un courant catholique créé par Mgr Lefebvre, à l'époque rejeté par le Vatican à cause de ses idées extrémistes, antirépublicaines et ses positions contre le concile Vatican II. Selon un membre du diocèse de Bordeaux, la paroisse était occupée de manière illégale depuis 2001 par l'abbé Laguérie, qui était à cette époque le représentant de la Fraternité Saint-Pie-X, à Bordeaux. L'abbé est aujourd'hui supérieur général de l'Institut du bon pasteur, après avoir été curé de Saint-Eloi et avant, celui de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris.

 

Le préfet de l'époque, Christian Frémont, aujourd'hui directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, a conforté la démarche municipale en assurant qu'en janvier 2002 la paroisse était désaffectée, condition sine qua non pour la signature d'une nouvelle convention hors de l'église. Le diocèse a toujours nié cette réalité et le préfet n'a jamais retrouvé la preuve écrite de cette désaffection.

 

L'ancien chef de file de l'opposition socialiste de l'époque, Gilles Savary, et le cardinal Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux, avaient attaqué la délibération en justice et gagné. En janvier 2005, un arrêt du Conseil d'Etat avait poussé la ville à annuler la convention mais personne n'avait alors osé déloger l'association.

 

En 2006, l'affaire prend une nouvelle tournure car le pape Benoît XVI reconnaît l'Institut du bon pasteur, institut de droit pontifical n'ayant de compte à rendre qu'à Rome. Obligeant ainsi l'archevêché de Bordeaux à signer, l'année suivante, avec l'Institut une convention de cinq ans lui donnant une dévolution exclusive de l'église Saint-Eloi, également siège de l'Institut. Cette convention doit être réexaminée en 2012. En attendant, les trois prêtres de l'Institut, dont deux officient au Cours Saint-Projet, sont dans la place.

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 18:06

In VousNousIls

 

Le ministre se trouvait à l'Institut catholique de Paris qui dispense depuis janvier 2008 un cycle de formation intitulé "Religions, laïcité, interculturalité" et accueille chaque année une vingtaine de futurs imams et aumôniers recevant par ailleurs une formation théologique dans des instituts confessionnels.

 

A l'occasion de sa visite, le ministre a annoncé la reconduction de la convention avec l'Institut Catholique de Paris pour la prochaine année universitaire 2010-2011.

Il a également déclaré qu'il apportait "son soutien au développement de deux nouvelles formations" du même type dans "des universités de province" souhaitant que "50 agents cultuels et culturels" puissent y être "diplômés chaque année à partir de l'an prochain".

 

Le ministre de l'Immigration et de l'Intégration Eric Besson a annoncé mardi que des discussions étaient en cours pour mettre en place des formations destinées aux futurs imams dans des universités publiques, ce qui constitue une première en France.

 

 

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