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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 20:26

par Eddy Khaldi

 

Les dernières statistiques montrent que le privé est favorisé depuis des années. (lire ici) 

Il faudrait 15000 à 20000 postes dans le public pour arriver au taux d’encadrement du privé qui fonctionne avec des classes et des établissements à faible effectifs

 

Le gouvernement a aussi surajouté des moyens pour le privé dans le cadre du plan banlieue et, grâce à un amendement de Jean Claude Carle, le Sénat, en décembre 2010, à l’heure où l’enseignement public, est frappé par la rigueur, allège encore plus les suppressions de postes exigées dans l’enseignement privé, il propose d’ajouter une sur dotation de 4 millions d’euros équivalent à 250 emplois supplémentaires. Au budget 2011, sur 16 000 postes supprimés, 13 767 emplois sont retirés à l’enseignement public et seulement 1 633 au privé sous contrat au lieu de 3 416 si la règle était respectée. Ce sont donc près de 2 050 emplois, dont 250 par subvention, qui sont encore illégitimement voire illégalement concédés au privé. Nathalie Mons, chercheuse spécialiste des politiques éducatives, nous apprend dans un article paru dans le Monde du 16 juin 2010 qu'entre 2003 et 2009 « 95% (des postes supprimés) ont été prélevés sur le public contre moins de 5% pour le privé. Une proposition nettement en retrait par rapport au poids de ce réseau dans l'éducation française ».

 

S’il fallait témoigner de l’opacité de gestion qui entoure l’enseignement privé, dans le département du Maine et Loire, malgré tous ses efforts pour faire croire à un enseignement catholique défavorisé, l'inspectrice d'académie a du constater  l’existence de 61 postes surnuméraires dans les écoles privées, sans, pour autant, les supprimer.

 

Cette grève du privé est instrumentalisée pour faire oublier qu’il est favorisé depuis plusieurs années, et les 4 dernières en particulier.

 

Ceci permet de faire l’amalgame entre public et privé. Luc Châtel, jamais en reste lorsqu'il s'agit d'asséner sa  propagande partisane ose à présent,  sans vergogne, à l'occasion de l'une de ses désormais rituelles visites de rentrée dans des établissements catholiques, développer ce discours : « On me dit que ça va tellement mal dans l’enseignement public que les français seraient une majorité à mettre leurs enfants dans le privé. Je réponds que l’enseignement privé sous contrat fait partie du service public… » (Le Parisien  édition Val de Marne,  23 septembre 2011 : « Visite consensuelle de Luc Chatel  au lycée privé)

 

Hors de toute mesure, le ministre n’est-il pas le premier responsable de cette présupposée débâcle, alibi  instrumentalisé pour justifier et maquiller la dérive libérale qui amalgame public et privé ?

Dérive aggravée d’un retour  vers un passé clérical  où l’enseignement confessionnel à nouveau reconnu « service public » ignore et bafoue la laïcité de l’Etat.

  

Les extraits de la dépêche AEF n°155471 du 22 septembre 2011 sont explicites  quant aux objectifs poursuivis par Chatel et Eric Mirieu De Labarre SG le l'enseignement catholique : « Le système éducatif gagnerait à être moins administré, moins géré, et plus animé. L'enjeu est de faire vivre une communauté et une équipe éducative, dans laquelle le chef d'établissement a un rôle pivot », déclare jeudi 22 septembre 2011 Éric Mirieu de Labarre, secrétaire général de l'enseignement catholique, à l'occasion d'un déplacement de Luc Chatel, , au lycée Teilhard-de-Chardin, un établissement privé sous contrat d'association avec l'État, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

 

Luc Chatel explique : « Nous avons regardé ce que faisait l'enseignement privé sous contrat, qui avait déjà une culture de travail en équipe pédagogique, et nous avons instauré deux heures d'aide personnalisée au lycée et les enseignements d'exploration, qui ne correspondent pas à une pré-orientation ».

 

Éric de Labarre. « ...nous souhaitons un débat de fond sur l'école pendant cette période électorale », indique-t-il. « L'enseignement catholique contribuera à ce débat, pour tout le système éducatif, qu'il soit privé ou public ».

  

Dans un communiqué du 16 aout 2010, des « Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle » (CEDEC) :« se sentent humiliés quand l'Eglise catholique contribue, par le comportement des responsables de cette école confessionnelle, à appauvrir l'école publique - école de la Nation"

  

 

Eddy KHALDI

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:23

In Libération

 

  

 

 

Cinq écoles privées catholiques du Pas-de-Calais proposent aux parents d'accueillir -en payant- les enfants de 2-3 ans.

 

Cinq écoles privées catholiques du Pas-de-Calais ont décidé d'ouvrir à la rentrée 2011 des classes hors contrat, payées directement par les parents, pour accueillir les enfants de moins de trois ans et pallier les fermetures de classes annoncées dans le primaire.

 

"Dans la région, nous perdons 29 classes à la rentrée dans le premier degré. Ces créations de classes hors contrat ont été instituées en concertation avec les établissements qui perdaient des classes, suite à des demandes des familles pour trouver des solutions de remplacement afin d'accueillir les enfants de moins de trois ans", indique à l'AFP Marcel Debove, directeur chargé de la maternelle et du primaire au diocèse d'Arras.

 

"L'an dernier, nous avions 40 enfants de moins de trois ans. Face à la fermeture d'une de nos six classes de maternelle, il fallait trouver une solution pour accueillir ces enfants", explique David Carton, directeur de l'école Sainte-Thérèse à Arques, qui accueillera 28 enfants à la rentrée dans une classe hors contrat.

 

Quatre autres classes de ce type ouvriront à la rentrée dans la région: trois à Calais et une à Béthune. Contrairement aux classes sous contrat, les enseignants seront rémunérés par les parents et non l'Education nationale.

"Les contributions des familles iront de 90 à 120 euros par mois et par enfant, ce qui reste inférieur au prix d'une nourrice", selon M. Debove.

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:33

In Café Pédagogique

 

 

C03-24Dans le Nord Pas de Calais, 5 établissements catholiques ouvrent des maternelles hors contrat.

 

Cinq établissements catholiques à Calais, Béthune et dans l'Audomarois, ouvrent à la rentrée des classes de maternelle hors contrat pour accueillir des enfants de moins de trois ans. Ce sont justement ces classes qui sont fermées par suite des suppressions de postes dans le public et le privé sous contrat. Ce qui rend cette  situation possible c'est que l'école maternelle est la forme de garde la plus rentable. Selon La voix du Nord, le fonctionnement d'une classe hors contrat revient à 30 000 €. Finalement les familles doivent acquitter seulement 90€ par mois. L'ouverture d ela classe hors contrat répond à l'embarras des parents et aussi aux suppressions de postes dans le privé.

 

Le 28 juin, Luc Chatel a été interrogé par la sénatrice PS Françoise Cartron. "C'est la privatisation de la préscolarisation !", lui a-t-elle reproché. "On croit rêver : c'est l'enseignement catholique qui doit combler les lacunes de l'éducation nationale !" Le Gouvernement mène la même politique que tous ses prédécesseurs : les enfants de moins de 3 ans sont accueillis dans la limite des places disponibles", a répondu Luc Chatel. Seulement en 10 ans les places disponibles ont fondu au soleil. On est passé de 35 à 15% d'enfants de 2 ans scolarisés. Comme dit Luc Chatel "Chaque année, la rentrée se passe mieux"...

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 14:45

In Rue89

 

 

 

(D'Angers) Beaupréau, ville de 7 000 habitants des Mauges rurales (Maine-et-Loire). Un coin désindustrialisé, où l'on élève des bovins, enclavé, et délaissé par l'Education nationale… Ici, il n'y a ni lycée ni collège publics. Les premiers établissements de la République sont à plus de 10 km. C'est un ensemble catholique privé qui a le monopole.

Depuis des années, des militants laïques de la commune dénoncent une pesanteur chrétienne historique. Ces parents d'élèves et syndicalistes (FSU, La Ligue, FCPE, Snep, Sud éducation, etc), se battent à coups de lettres à en-tête pour l'ouverture d'une « cité scolaire » (lycée et collège) publique à Beaupréau.

« La droite n'a jamais voulu bouger sur ce dossier »

Ce 15 juin, dans les locaux de La Ligue de l'enseignement, à Angers, ils s'agglutinent dans une pièce qui ressemble à une salle de classe : murs bleu clair et chaises en bois.

Leur obsession : briser le monopole de Dom Sortais (c'est l'abbé général des cisterciens réformés), un ensemble scolaire catholique qui comprend un collège, un lycée et un lycée pro. Environ 1 700 élèves.

Jack Proult, président du Comité de vigilance laïcité, un homme hyper-têtu (il vaut mieux être de son côté) :

« C'est une chasse gardée. Le résultat d'un choix idéologique. La droite n'a jamais voulu bouger sur ce dossier. Je me souviens que Dominique Brossier [ex-conseiller général du canton de Beaupréau, UDF jusqu'en 2008, ndlr] disait que tant qu'il serait vivant, il n'y aurait pas d'établissement public dans cette ville. »

 

L'élu ne se souvient pas avoir prononcé cette phrase (« Si je l'ai fait, c'était stupide »), mais admet qu'il juge « inutile pour le moment » la construction d'un lycée public : la priorité est selon lui au désenclavement routier de la commune.

Dans les années 60, le veto d'un duc

Jack Proult regrette que les enfants de Beaupréau soient exposés à un « projet pédagogique catholique » : « Croire et aimer son prochain, tout ça » – dans le groupe privé, le catéchisme et les « temps de réflexion » sont en option.

Il veut que les parents aient « le choix » et brandit souvent l'article 13 du préambule de la Constitution française :

« L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat. »

 

Pour le moment, les collèges publics les plus proches de la commune sont ceux de Montrevault (à 11 km) et de Montfaucon-Montigné (à 19 km). Le lycée public le plus proche est à Cholet (à 20 km). Il faut donc prendre la voiture ou le car pour étudier dans le public.

Jean-Bernard Audureau, président du Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges, une autre organisation militante, explique :

« C'est une très vieille histoire. Dans les années 60, le duc de Blacas s'est opposé à la construction d'un collège dans la ville. Il y a trente ans, mes deux frangins devaient déjà prendre le bus pour se rendre au lycée de Cholet. »

 

Le directeur de Dom Sortais : « Je n'ai jamais laissé un élève dehors »

Selon Jack Proult, un premier collectif pour un lycée public à Beaupréau a été fondé en 1984. Il a disparu quelques années plus tard. Cela fait seulement six ou sept ans que la « bataille » a repris. Le feuilleton est couvert par la presse régionale : Ouest-France et Le Courrier de l'Ouest.

Lorsqu'elle évoque cette bataille, Monique Pasquier, ancienne assistante sociale et maman mobilisée, est tendue. Ses deux filles étudient au collège de Montrevault, à 11 km de leur domicile.

Elles prennent le bus à 7h30 à Beaupréau (« L'hiver, il fait nuit noire »). Selon elle, avec les arrêts, la durée du trajet est de trente minutes, mais l'année prochaine, le trajet durera une heure pour la plus grande qui entre au lycée de Cholet.

Du coup, Monique a choisi de la mettre en internat. Elle ne verra pas sa fille la semaine, au nom de ses principes (« Quand on veut l'égalité, ça commence par l'éducation »). Le lycée privé coûte cher, elle parle de « ségrégation économique ».

Bruno Véron, directeur de l'ensemble catholique, juge pour sa part ses tarifs raisonnables. Autour de 1 415 euros par an pour un demi-pensionnaire au lycée et 790 euros pour un collègien. Il ajoute :

« Mais je n'ai jamais laissé un élève dehors. Quand il y a un problème, on fait jouer la solidarité. »

 

Un lycée en 2015… si le lobby catho ne paie pas

Sur le papier, Jack Proult et Monique Pasquier ont gagné. La création d'un lycée public a été validée en 2006 (budgeté 30 millions d'euros par le conseil régional).

La région est passée à gauche deux ans plus tôt, en 2004. Le socialiste Jacques Auxiette avait fait de la construction du lycée public un argument de campagne : il fallait, selon lui, réparer « une erreur historique dans les Mauges ».

Le lycée doit donc ouvrir en 2015. Mais l'ensemble privé Dom Sortais fait du lobbying pour l'éviter et cela a l'air de marcher. Le groupe privé s'inquiète dans des courriers aux élus de sa viabilité économique, en cas de mise en concurrence. Bruno Véron :

« Récemment, on a fait des investissements très lourds. Notre situation financière n'est pas bonne. La création d'un lycée pourrait entraîner de grosses difficultés et le licenciement de personnel [sur les 260 salariés, ndlr]. »

 

« Un jeu scandaleux que joue Nicolas Sarkozy via son recteur »

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 20:02

par Eddy Khaldi

 

Vous connaissez au moins deux Régions qui financent illégalement un réseau confessionnel  et contractent directement avec une religion ?

 

Oui la Région Rhône Alpes et la Région Bourgogne si l’on en croit « LYONMAG[1] : « Le Président du Conseil régional et le Comité Rhône-Alpes de l’Enseignement Catholique ont signé ce vendredi un protocole d’accord relatif au financement des lycées privés de l’Education nationale sous contrat d’association avec l’Etat. »

 

Ce protocole est illégal, la Région ne peut contracter avec un organisme fédérateur, seuls les établissements privés sont reconnus. L'annualité budgétaire ne peut autoriser à signer un engagement pour plusieurs années. De plus ce n'est pas un financement d'établissement privé mais le financement d'une confession.

 

On ne peut se limiter à une comparaison des mérites présupposés du public et du privé. Il n’y a pas de réussite uniforme, globale propre à l’un ou l’autre secteur. Il y a des établissements publics très différents entre eux et pareillement pour le privé. La question scolaire a d’abord et avant tout, pour objet un système pluriel qui perdure pour des raisons idéologiques ou mercantiles. Ceux qui prétendent le contraire s’inscrivent souvent dans des logiques inavouées, marchandes, libérales ou cléricales. La privatisation, revendiquée en Grande Bretagne par exemple, est chez nous dissimulée à dessein.

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:01
Texte de synthèse par Claude Barratier

 

 

C03-24Les contributions obligatoires, sur fonds publics, aux dépenses de fonctionnement de l’enseignement privé sous contrat d’association.
(Mairies, Conseil Généraux, Conseils régionaux)

Ces participations trouvent leur source dans la loi N° 59-1557 DU 31.12.1959 dite “Loi DEBRE” reprise dans l’article L 442-5 du Code de l’éducation, elles concernent les seuls établissements sous contrat d’association avec l’Etat.

Ce qu’il est alors obligatoire de payer par les collectivités locales à l’Ecole privée sous contrat d’association est strictement ce qui correspond aux dépenses matérielles d’enseignement.


Une liste de dépenses à prendre en compte, fut publiée dans la circulaire n° 85-105 du 13 mars 1985, jamais abrogée ( il n’en existe pas d’autre en vigueur).

- L’entretien des locaux affectés à

l’enseignement ;
- Les frais de chauffage, d’eau,
d’éclairage et de nettoyage des locaux à
usage d’enseignement ;
- L’entretien et, s’il y a lieu, le
remplacement du mobilier scolaire et du
matériel collectif d’enseignement n’ayant
pas le caractère de biens d’équipement ;
- L’achat de registres et imprimés à
l’usage des classes ;
- La rémunération des agents de service.
(Dans les écoles communales, les ATSEM ne sont pas des agents de service et ne seront pas pris en compte, de même que ne seront pas prises en compte les dépenses éventuelles de la commune pour payer des professeurs extérieurs (musique, EPS…) car ils ne sont pas des agents de service.

Dans le cas où les services administratifs de la commune donnent du temps pour l’école publique (par exemple inscription des élèves en mairie, heures consacrées aux bons de commande ou aux paiement de factures pour le fonctionnement matériel de l’école communale, ou au calcul du forfait communal), une ligne de dépense est intégrée au calcul de la contribution obligatoire.

Locaux, fluides, entretien, paiement des personnels de service sont à considérer dans les limites des surfaces utilisées et du temps scolaire, par exemple pour l’école élémentaire 24 heures par semaine hors vacances, les locaux pouvant être par ailleurs utilisés pour de l’extra scolaire (études, conférences, centres de loisirs, restauration scolaire, clubs péri scolaires, réunions…). Surfaces « hors classe» et horaires « hors cours » font donc l’objet d’un prorata qui diminuera les frais de fonctionnement à payer à l’école privée. Une déduction parfois très importante dans la liste des dépenses mentionnées ci-dessus.

Pour les communes, le total des dépenses entrant dans le calcul de la contribution obligatoire sera divisées par le nombre d’élèves de l’école publique, ce quotient a pour nom le « forfait communal » qui, de par la loi, sera appliqué aux seules élèves des classes élémentaires de l’école privée de la commune (CP, CE, CM). Ce forfait est calculé par les services communaux.

Pour plus de détails, on peut consulter le "Guide du forfait communal" ici:


Aucun forfait ne sera pas payé à l’école privée d’une commune voisine, sauf de rares cas dérogatoires depuis la loi CARLE n° 2009-1312 du 28 octobre 2009 « tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence. »
Cette contribution en faveur d’une école privée extra communale revêt le caractère d'une dépense obligatoire lorsque la commune de résidence ou, dans des conditions fixées par décret, le regroupement pédagogique intercommunal auquel elle participe ne dispose pas des capacités d'accueil nécessaires à la scolarisation de l'élève concerné dans son école publique ou lorsque la fréquentation par celui-ci d'une école située sur le territoire d'une autre commune que celle où il est réputé résider trouve son origine dans des contraintes liées :

« 1° Aux obligations professionnelles des parents, lorsqu'ils résident dans une commune qui n'assure pas directement ou indirectement la restauration et la garde des enfants ;
« 2° A l'inscription d'un frère ou d'une sœur dans un établissement scolaire de la même commune ; La contribution ne s’applique pas à l’enfant qui s’y trouve déjà mais au second ou troisième entrant à l’école privée rejoindre un frère ou une soeur.
« 3° A des raisons médicales.


2. Pour les départements et pour les Régions, la contribution obligatoire s’appelle forfait d’externat.
Elle trouve son fondement à l’article L.442-9 du Code de l’éducation.
Les dépenses de fonctionnement matériel des classes sous contrat d’association des établissements d’enseignement privés du second degré sont prises en charge sous la forme de contributions forfaitaires versées par élève et par an calculées selon les mêmes critères que pour les classes correspondantes de l’enseignement public.
La contribution relative à la part « personnel » est calculée par rapport aux dépenses correspondantes de rémunération des personnels non enseignants afférentes à l'externat des lycées de l'enseignement public assurés par la région…. en application des dispositions des articles L. 213-2-1 et L. 214-6-1. Elle est majorée d'un pourcentage permettant de couvrir les charges sociales et fiscales afférentes à la rémunération de ces personnels, qui demeurent de droit privé, et les charges diverses dont les établissements publics sont dégrevés. »
Ne sont concernés par ce forfait d’externat « salaires de personnels non enseignants »que les établissements comprenant des classes d’enseignement général, technologique ou professionnel, et non les établissements d’enseignement agricole, pour lesquels le forfait d’externat reste pris intégralement en charge par l’Etat.

Les subventions versées aux établissements se réfèrent aux taux par élève publiés au Journal officiel

3. Conclusion :
Rien d’autre que la participation aux dépenses matérielles d’enseignement, pendant les horaires de cours correspondant aux programmes officiels, dans les locaux ou stades, affectés à l’enseignement, ne fait donc l’objet de paiements obligatoires pour les classes privées sous contrat d’association.

Les dépenses d’investissement des établissements privés n’ouvrent droit à aucune participation de fonds publics, ni à aucune caution sur fonds publics pour des emprunts éventuels des établissements privés. Les dépenses d’internat de l’établissement public (chambres, dortoirs, restauration, clubs hors cours) n’ouvrent aucun droit à une quelconque contribution publique.


Claude BARRATIER

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 20:22

In Venividipolitis  

 

venividipolitis, publie le compte rendu de la conférence de Eddy Kahldi

 

Conférence organisée le 06/04/2011 par le Cercle Condorcet de Roanne en collaboration avec la Ligue de l’Enseignement et le Cercle Philosophique des Ecossais Roannais

 

 

Condorcet           L’école publique, laïque, ses enjeux

 

Ce compte-rendu a été réalisé par un membre du Cercle Condorcet. Son contenu n’engage, en aucun cas, la responsabilité de Monsieur Eddy Khaldi

 

 Présentation

B. Furnon rappelle que cette conférence a été organisée par le Cercle Condorcet en collaboration avec la Ligue de l’Enseignement et le Cercle Philosophique des Ecossais Roannais.

Il remercie toutes les personnes présentes et se réjouit d’accueillir une assistance aussi nombreuse.

Il excuse Madame le Maire de Roanne, Madame Riamon, Madame Viboud.

Monsieur le Maire de Riorges est représenté par Monsieur Chaudagne.

M. Eddy Khaldi, enseignant, est coauteur du livre « Main basse sur l’école ».

 

Cette conférence prévue en 2010 n’avait pu se tenir en raison du mauvais temps mais le hasard « fait parfois bien les choses » puisque non seulement il fait beau mais aujourd’hui même, la laïcité est utilisée à des fins politiciennes. L’école publique est attaquée de toutes parts, l’enseignement catholique n’a jamais été autant favorisé. Quelle est la motivation du pouvoir ?

 

P. Meirieu recommande la lecture du livre «Main basse sur l’école» car, dit-il «La guerre solaire n’est pas de l’histoire ancienne, elle se déroule aujourd’hui sous nos yeux. Nous sommes aujourd’hui devant un choix décisif : nationaliser l’enseignement privé ou privatiser l’enseignement public»

 

M. Eddy Khaldi

 

Aujourd’hui, la laïcité est au cœur de l’actualité alors que dans les années 80-85, il s’agissait « d’une vieille lune pour esprit attardé ». En 2011, la laïcité est tendance, moderne, « fun ».

 

Pourtant cette notion a évolué fondamentalement car si hier elle ne s’intéressait qu’exclusivement à la question scolaire, aujourd’hui la laïcité concerne tous les aspects de la société, elle est sortie du champ scolaire.

Evoquer l’enseignement privé, c’est essentiellement parler de l’enseignement catholique puisque cette institution possède 95% des établissements privés.

 

Sur la notion de laïcité aujourd’hui, personne n’est dupe. Cette valeur républicaine constitue un argument prétexte de la course électorale entre la droite au pouvoir et l’extrême droite.

 

Si on fait un bref retour en arrière, les élections présidentielles de 2002 se situent un an après le 11 septembre 2001, aussi toutes classes politiques confondues revendiquent la laïcité. François Bayrou l’a dénoncée mais il s’y rallie en 2002. Christine Boutin dans son livre « Les larmes de la République » : « je suis très attachée à la laïcité qui est une richesse de la République ».

 

Laïcité, une notion à géométrie variable.

 

On la convoque surtout pour lutter contre l’islam. Il faut donc dénoncer cette falsification, cette usurpation.

La laïcité, c’est :

-le primat de la liberté de conscience sur la liberté du culte.

-l’égalité entre les citoyens croyants et non croyants.

-la neutralité de l’Etat.

 

Or aujourd’hui, on assiste à beaucoup de dérives dont la plus grave -elle nie l’idée de laïcité- est la reconnaissance institutionnelle des religions. Une expression peut résumer la situation actuelle : en France, nous n’acceptons que « la laïcité catholique ».

 

*Nicolas Sarkosy glorifie la supériorité du curé, du pasteur sur l’instituteur.

*Jacques Chirac a lui aussi manifesté sa reconnaissance à l’égard de l’église catholique.

*En son temps, la gauche a connu les mêmes dérives. Des réunions discrètes ont eu lieu entre L. Jospin et l’église catholique.

*En 1987, fin de la laïcité fiscale. La défiscalisation des dons aux associations religieuses revient indirectement à un subventionnement de l’Etat.

*Au cœur du Service Public, au sein de la fonction régalienne de l’Etat, il existe une association de juristes catholiques : La Confédération des Juristes Catholiques de France (CJCF) dont la Charte est « Dieu est le fondement du Droit ». Le premier de ses principes d’action est l’attachement indéfectible à « la sainte Eglise catholique, apostolique et romaine ».

*En octobre 2005, le ministre de l’Intérieur a confié au professeur J.P. Machelon la mission d’élaborer « les ajustements législatifs et réglementaires à apporter à la loi de 1905 » de nature « à répondre aux attentes des représentants des grandes religions ». Il s’agissait de prévoir le remariage des églises et de l’Etat. Le rapport Machelon constitue une offensive sans précédent contre la laïcité.

*La Fondation de service politique a été créée en 1992 par des universitaires et des responsables du monde politique et économique, pour en faire un « laboratoire d'idées » dont l'objectif est d'inviter « les chrétiens de tous horizons à promouvoir les valeurs fondatrices de la civilisation judéo-chrétienne ».

Pour la fondation, la liberté d’éducation est la suivante : « Premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, les parents ont le droit de choisir pour eux une école qui correspond à leur propres convictions. Ce droit est fondamental. Les parents ont, autant que possible, le devoir de choisir les écoles qui les assisteront au mieux dans leur tâche d’éducateurs chrétiens. Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit et d’assurer les conditions réelles de son exercice. » Catéchisme de l’Église catholique, 2229

Dans cette fondation, nous retrouvons les hommes politiques tels que Philippe De Villiers, Christine Boutin.

* « La République, les religions, l'espérance » ouvrage de Nicolas Sarkozy est constitué d’entretiens avec Thibaud Collin et Philippe Verdin. Ce dernier est une antenne de l’Opus Dei.

 

L’école un enjeu plus que jamais

 

La question scolaire a disparu du débat. Elle est réapparue en 2004 avec la loi sur les signes religieux mais on assiste à une véritable omerta sur la question public/privé.

Les laïcs d’aujourd’hui sont de nouveaux convertis. Dans les années 85/86, la laïcité est devenue moderne, ouverte, positive. Chacun lui ajoute un qualificatif pour la définir à son idée.

« Le triomphe de l’équivoque », texte que j’ai écrit, sera publié prochainement dans le Monde Diplomatique. La laïcité est traitée au regard des religions. L’église catholique est devenue experte en laïcité. Au niveau institutionnel, cette laïcité est déstructurée.

 

Bref rappel historique :

La séparation entre l’église et l’école remonte à 1880. Les lois Jules Ferry sous la Troisième République, rendent l'école gratuite (1881), l'éducation obligatoire et l'enseignement public laïc (1882). Une école gratuite parce que obligatoire, une école laïque parce que obligatoire. Cette séparation de l’église et de l’école précède la séparation de 1905 des églises et de l’Etat : primat de la liberté de conscience et neutralité de l’état en matière religieuse.

Aujourd’hui, l’évolution sur la question scolaire est importante.

Dans les missions que l’on assigne à l’école, le débat n’est pas ouvertement affiché.

Dans les années 1830, avant la loi Guizot le débat qui avait lieu dans la société sur les missions de l’école pouvait se lire entre deux lignes :

  • l’école un outil économique pour les besoins immédiats de l’entreprise. Certains pouvaient même contester l’obligation scolaire qui risquait de détourner les jeunes des métiers de l’agriculture (Thiers). L’école est le moyen de former un travailleur. Elle doit être gérée sur « le mode commercial »

  • l’école est une question de société. Elle forme un citoyen patriotique. Elle est de conception sociale. Avec la loi Guizot on crée les écoles normales départementales

Aujourd’hui, on retrouve ces deux logiques.

  • la logique commerciale : position de la droite, valeurs de rentabilités économiques.

  • la logique sociale : assurer le vivre ensemble, position de la gauche, valeurs humanistes.

Ce débat n’est jamais posé sur la place publique ; il reste souterrain mais néanmoins il existe.

Lorsque le livre « Main basse sur l’école » est paru, au nom de l’austérité, une foule de mesures de rigueur ont frappé l’école publique en épargnant l’école privée ou plutôt en lui accordant des faveurs non dissimulées ; ainsi donc l’école catholique a acquis un nouveau statut beaucoup plus favorable ces dernières années.

Le gouvernement a réussi à conforter le réseau de l’enseignement catholique, discrètement sans en annoncer la couleur.

On peut affirmer que les démarches libérale et cléricale se confond aujourd’hui.

 

Le triomphe de l’équivoque

 

La loi Debré du 31 décembre 1959, « triomphe de l’équivoque » introduit la confusion institutionnelle au travers de concepts flous, ambigus ( « caractère propre », « besoin scolaire reconnu », « liberté d’enseignement » et aujourd’hui « parité »), taillés sur mesure pour les tenants d’une logique séparatiste et cléricale.

 

Il s’agit véritablement d’une brèche contre la séparation institutionnelle de l’église et l’Etat.

« …, la loi Debré inscrit le projet de l'Enseignement catholique dans la réalité républicaine et sociétale, en garantissant à tous ceux qui le souhaitent le droit de choisir un établissement privé ». APPEL

Un paradoxe à relever : l’enseignement catholique progresse car de plus en plus aidé, favorisé, subventionné alors que dans le même temps la pratique dans la religion catholique connaît un déclin sans précédent.

On a tendance à affirmer à tort que la laïcité est une exception française. Dans d’autres pays d’Europe la laïcité est respectée dans une pratique différente de la nôtre.

 

En France, en effectifs, l’enseignement privé représente plus du tiers de l'effectif total des 27 pays de tradition catholique. Ceci est révélateur de la densité du réseau d’établissements privés en France.

L’Italie, le Portugal, la Pologne, ne financent pas l’enseignement catholique.

 

Aujourd’hui, l’enseignement privé catholique est sur-représenté. La marchandisation de l’école ajoutée à l’évangélisation sur le long terme conduisent à ce que l’usager prime sur le citoyen. Depuis les années 95, on assiste à un glissement progressif vers une individualisation du rapport à l’école. Les mesures gouvernementales vont dans ce sens : suppression de la carte scolaire, concurrence entre les établissements. Il faut séparer l’école de l’Etat. Cette attaque n’est pas frontale, mais elle est conduite par des transferts successifs.

 

Un exemple, la suppression des IUFM. Dans ces lieux de formation, la laïcité avait sa place. Cela peut nous rappeler que Pétain avait en son temps supprimé les Ecoles Normales. On supprime les IUFM mais parallèlement, on maintient les centres de formation de l’enseignement catholique.

 

Autre exemple, accord Vatican-Kouchner : Le 18 décembre 2008, la France et le Vatican signent un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur. C'est la fin du monopole de l'État dans l'attribution des diplômes de l’Université. En 1875, si la IIIe République avait proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’État avait en outre consacré le caractère constitutionnel du monopole d’État de l'attribution des grades universitaires. Mais finalement, que vaut la Constitution... devant Dieu ?

 

Cet accord s’est fait dans un silence médiatique presque total. On ne veut plus remettre sur la table le débat public/privé. Après les concessions et complaisances de Pétain à l’égard de l’enseignement catholique, les laïcs pouvaient croire, au lendemain de la guerre, à une paix scolaire retrouvée mais il n’en fut rien. Dans son livre « La laïcité », Jean Cornec évoque « mon pays à l’heure cléricale ».

 

Les votes des lois Marie et Barangé en 1951, après le décret « Poinso Chapuis » de 1948 ouvrent des brèches qui permettront à la loi Debré de 1959 le versement incessant de fonds publics vers les établissements d’enseignement privé.

 

Aujourd’hui, personne, homme politique de droite ou de gauche ne revendique le principe école publique fonds publics, école privée fonds privés. Pourtant ce principe existe juridiquement ; cependant, à chaque interdiction existe une dérogation pour contourner la loi. (loi Gobelet, loi Falloux)

 

La loi Carle de décembre 2008 institue une obligation de financement sans accord préalable pour un élève inscrit dans une école privée hors de sa commune de résidence. Ce nouveau texte vise à « garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat ». Il ouvre un débat idéologique plus que politique. On entre tout à fait dans une logique commerciale, celle de la relation de l’usager par rapport à sa commune.

 

La République joue contre son camp

 

Ce que la droite n’avait jamais osé faire, aujourd’hui elle le fait explicitement, très clairement.

 

* En 1971, Olivier Giscard d’Estaing fait paraître « Education et Civilisation ». Cet ouvrage annonce pratiquement tout ce qui se fait depuis 2007. « L’enseignement catholique est un héritage de l’histoire ; ce sera le cheval de Troie du libéralisme scolaire. »

 

* En 1994, Bayrou propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Cette tentative échoue en raison de la forte mobilisation pour défendre l’école publique. Pour cette réforme, le ministre est entouré de Darcos, Bourgeois, Dominique Antoine. Ces personnes, en finançant la construction d’établissements privés, organisaient la concurrence.

 

* Dès 1992, Darcos et Bourgeois ont participé à l’association « créateurs d’écoles » qui s’est donné comme objectif d'imaginer un statut permettant plus d'autonomie à des établissements scolaires.

 

* Le Club de l'Horloge, est une association, plus précisément « un cercle de réflexion politique » d'orientation libérale conservatrice qui a été créé en 1974. Cette association réunit des personnes de droite et d’extrême droite (Front National). Elle marque profondément les choix politiques du gouvernement. Ainsi en matière scolaire, elle est favorable aux écoles privées. En 1984, elle est à l’origine de la grande manifestation de défense de l’école privée à Paris.

 

* Emmanuelle Mignon, entre mai 2007 et juillet 2008, fut directrice du cabinet du président de la République, puis elle a été nommée conseiller auprès du président de la République, avant de retourner au Conseil d'État. On peut lire dans le Monde : « J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché ». La même année, elle se déclare favorable à une privatisation totale de l’éducation nationale.

 

* Au cœur même de l’éducation nationale, on peut retrouver tous ceux qui ont participé à son démantèlement. Si aujourd’hui, dans le gouvernement, ils n’occupent plus les postes, leurs idées restent. Ces idées sont mises en route derrière un écran de fumée. D’autres ministres assurent la promotion de l’enseignement privé. La communication actuelle dénonce un système éducatif très inégalitaire et coûteux. Or on sait que les systèmes les plus performants sont ceux où il n’y a pas de concurrence. Lorsque des groupes de pression revendiquent pour l’enseignement privé, il accentue l’inégalitarisme et le coût de la scolarité.

 

* En 2011, création d’un groupe d’études sur l’enseignement privé sous contrat et hors contrat à l’Assemblée sous la présidence de Valérie Boyer, et regroupant plus de 90 députés. La réflexion de ce groupe porte sur les subventions publiques pouvant être accordées aux dépenses d’investissement des établissements privés, sur les emplois attribués à l’enseignement privé. Un rapport avec propositions concrètes sera communiqué pour le prochain budget.

 

* Afin d’accentuer la concurrence public/privé, l’enseignement catholique envisage d’implanter des classes hors contrat au sein d’établissements sous contrat, en particulier des classes maternelles. Il s’agit de « ratisser » plus large. Le secrétaire général de l’enseignement catholique s’exprime sur les jardins d’éveil : « il faut évangéliser les jeunes de 18 mois et en deçà ».

 

* A Paris, 14 crèches Lubavich sont subventionnées par le conseil de Paris.

 

Ce constat est révélateur du privilège dont jouissent certaines religions par rapport à d’autres.

 

 

Le débat est indispensable

 

La parité : ce ne sont pas que des subventions mais ce sont aussi des obligations contraignantes. On ne peut accepter les moyens accordés et se réfugier ensuite derrière la liberté d’enseignement.

 

La liberté d’enseignement, -notion à préciser- n’est pas la liberté d’entreprise, c'est-à-dire ouvrir une école et réclamer ensuite des fonds publics. Cette liberté s’inscrit dans un cadre législatif.  La liberté d’enseignement est le droit pour un citoyen de choisir son enseignement qu’il soit public ou privé ou à domicile. Il y a cependant une condition supplémentaire car l’Etat, de par la Constitution, a obligation d’assurer le service public d’éducation, laïque et gratuit. Donc il n’y a pas d’obligation de financement des établissements privés.

 

La notion de caractère propre est le moyen de contourner la loi de 1905 : « la loi ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ». Explicitement, le Président reçoit et traite directement avec le secrétaire national de l’enseignement catholique.

 

Le chèque éducation est un mode de financement de la scolarité. Ces chèques peuvent être utilisés par les parents dans l'école de leur choix. Pour l’enseignement catholique, ceci est un moyen de détourner les fonds publics ; mais cette proposition a pour principal effet de supprimer le service public d'éducation et de générer une ségrégation sociale accrue.

 

Depuis longtemps la loi Debré n’existe plus. Elle a ouvert les portes aux tenants d’une logique séparatiste et cléricale. Nous nous trouvons devant une institutionnalisation du cléricalisme scolaire.

L’Etat se fait concurrence à lui-même. Il finance un réseau dont il n’a pas le contrôle. Toutes ces dérives ne sont pas soulevées au moment où on parle quotidiennement de laïcité.

 

L’école publique forme un citoyen autonome et responsable. Il existe donc un principe essentiel à revendiquer en réponse au discours de notre Président de la République :

« L’instituteur est supérieur au curé parce qu’il accueille dans la même communion du vivre ensemble »

 

_______________________________________

 

Pour compléter l’exposé signalons 2 textes de Eddy Khaldi que l’on peut consulter sur internet :

http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-reconquete-clericale-50234687.html

http://www.eglise-et-ecole.com/de-l%E2%80%99equivoque-au-liberalisme/

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 07:51

In Café Pédagogique

 
filloSelon le Snuipp, François Fillon aurait accordé 4 millions d'euros, équivalent de 200 postes, supplémentaires à 'enseignement catholique pour la rentrée 2011. Le Snuipp dénonce "cet arbitrage partisan et injuste" et rappelle qu'il manifestera le 18 mai contre la politique budgétaire.

 

 

Le 18 avril, le Comité national de l'enseignement catholique (CNEC) avait alerté l'opinion en estimant que l'effort demandé pour la période 2011-2013 "n'est pas raisonnable... Il n'est pas absorbable sauf à remettre en cause l'offre de formations ou l'aménagement du territoire". Le secrétaire général E de Labarre avançait le chiffre d'un millier d'écoles fermées, d'une centaine de collèges ainsi qu'environ 70 lycées.

 

La suite...

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:40

In Canard Enchaîné 27-04-2011

 

canard27-04-2011.jpg

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 18:38

In Quelle école pour demain ?

 
Pour ceux qui ont ont un peu de temps devant eux, et refusent de se faire voler le beau concept de laïcité, un entretien avec Henri Pena Ruiz, auteur en 2005 d’une "Histoire de la laïcité, qui redéfinit clairement cette notion.

Privilèges.

« Tenons-nous en aux principes de la loi de 1905 qui est très claire, estime Pena-Ruiz.

Elle dit que :

la religion n’engage que les croyants, l’athéisme n’engage que les athées, et la puissance publique doit faire vivre ensemble les croyants et les athées.

« Elle ne peut pas donner plus aux uns qu’aux autres. Si elle le fait, sous une forme symbolique de reconnaissance ou sous une forme pécuniaire, elle crée des privilèges.

« Voilà pourquoi il n’appartient pas au président en exercice de la République française laïque de dire que "la République a besoin de croyants".

« Il aurait été aussi aberrant s’il avait dit qu’il est mieux d’être athée que croyant... »

 

La "laïcité ouverte" est insultante.

Et qu’en est-il de la laïcité dite « ouverte » qui revient aujourd’hui dans le débat ?

Explication de Pena-Ruiz :

 

La suite...
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