Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:52



le monde de l'éducation a besoin de vous tous !!!!



Pensez-vous qu’il soit nécessaire d’avoir un niveau équivalent à la licence de langue (diplôme C1) pour exercer le métier de professeur des écoles ?


Merci de signer cette pétition et de la diffuser au plus grand nombre.




Le but de celle-ci est de dénoncer le niveau de langue exigé

pour se présenter aux nouvelles épreuves

du concours 2010.



Pour que les futurs professeurs des écoles

ne soient pas que des étudiants avec un Bac +3 en langue...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 07:15
Vous trouverez ici un argumentaire en pdf et la pétition sur papier

Pour signer la
pétition en ligne

COLLECTIF des PROFESSIONNELS des CAPP


Avec le soutien de l'intersyndicale :
Se-Unsa, Snuipp, Snudi-Fo, Sgen-Cfdt, Cfdt et Cgt ville de Paris.

Après les RASED, les CENTRES D'ADAPTATION PSYCHOPEDAGOGIQUES sont menacés
Encore des moyens en moins pour les ENFANTS en DIFFICULTE

.
L'inspecteur d'Académie vient d'annoncer la suppression de la totalité des 37 postes d'enseignants spécialisés exerçant dans les Centres d'Adaptation Psycho-Pédagogiques à Paris.

Les C.A.P.P. sont des structures qui accueillent gratuitement des enfants âgés de 3 à 18 ans (3000 enfants suivis annuellement). Leurs équipes sont pluridisciplinaires : médecins psychiatres et pédopsychiatres, psychologues cliniciens, orthophonistes, psychomotriciens, assistantes sociales, secrétaires et personnels de l'Education Nationale.

La suppression des postes d'enseignants spécialisés met gravement en péril l'équilibre des aides apportées aux enfants, (déjà mises à mal par le démantèlement des RASED dans les écoles). Les C.A.P.P. de ce fait, perdent leur spécificité par rapport aux autres structures de soins, ces centres travaillant en lien étroit avec les écoles et les collèges.

Cette mesure entraîne la déstructuration des C.A.P.P. et, à terme, empêchera les équipes de remplir les missions de service public telles qu'elles sont définies par la convention signée en 2001 entre la D.A.S.E.S (Direction de l'Action Sociale de l'Enfance et de la Santé à la Mairie de Paris) et le Rectorat de Paris.

..

Pétition en ligne

vous pouvez nous contacter: collectifdefensedescapp@orange.fr


Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:20

Sauvons l'Ecole signataire de L'appel des appels

In Appel des appels




Alors que nos métiers respectifs, qu’il s’agisse de la santé, du soin, du travail social, de l’éducation, de la recherche, de la justice, de l’information et de la culture, subissent une attaque sans précédent de la part du gouvernement - alors que des appels de réaction et de protestations sont lancés par dizaines dans le pays - le temps est venu, nous semble-t-il, de coordonner ces différents mouvements et d’en tirer tout le sens politique.


Si cette initiative rencontre votre adhésion, nous vous proposons :

- de signer cet appel
- de le faire signer en le relayant dans tous les cercles et réseaux auxquels vous avez accès.

Mais aussi et afin "d’étendre le domaine de la lutte :

-  de participer à la réunion de coordination du 31 janvier, qui aura lieu, de 10 h à 18 h, au "104 rue d’Aubervilliers", à Paris, au cours de laquelle le pays réel se fera entendre à travers les témoignages des professionnels en lutte et devrait faire émerger des propositions d’actions transversales pour l’avenir.


- 

- Soutenir l’appel

- Voir les autres signataires


Esquisse du programme de la journée de l’Appel des appels du 31 Janvier au 104 rue d’Aubervilliers Paris


- 10h-10h15 : Accueil et Introduction par Robert Cantarella.

- 10h15-10h30 : Présentation et Historique de l’Appel des appels par Roland Gori

- 10h30-13h : Cahier à charges du malaise contemporain :

- Qu’est ce qui ne va pas dans la culture ?

   Qu’est-ce qui ne va pas dans l’information ?

- Qu’est ce qui ne va pas dans la justice ?

- Qu’est-ce qui ne va pas dans la prévention et le travail médico-social ?

- Qu’est ce qui ne .va pas dans l’éducation ?

- Qu’est ce qui ne .va pas dans la recherche et à l’université ?

- Qu’est ce qui ne .va pas à l’hôpital et dans le soin « somatique » ?

- Qu’est ce qui ne .va pas dans le soin psychique et la santé mentale ?


13h-14h30 : Pause déjeuner et réunion du groupe d’archivage et de décryptage.

14h30-16h : Témoignages spontanés

16h15-17h15 : Retours du groupe d’archivage et débat

17h15-18h : Conclusion

Appel des appels

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.

A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

S’inscrire à la journée du 31 janvier par courriel (Entrée libre)

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »


 


Des professionnels de nombreux secteurs lancent un appel contre les réformes actuelles


Des "professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture" ont lancé un appel, publié vendredi par le quotidien Libération, "contre les conséquences sociales désastreuses des réformes" dans ces secteurs.


Les promoteurs de ce texte intitulé "l'appel des appels", et qui, selon eux a déjà recueilli 20.000 signatures, annoncent la création d'une "coordination nationale" qui se réunira le 31 janvier à Paris.


Parmi les signataires figurent le secrétaire général du Syndicat de la magistrature Mathieu Bonduelle, l'enseignant sanctionné pour "désobéissance pédagogique" Alain Refalo, le metteur en scène Robert Cantarella, le psychiatre Elie Winter, l'universitaire Isabelle This Saint-Jean et la journaliste Elisabeth Weissmann.


Selon Libération, un professeur de psychopathologie à l'université d'Aix-Marseille, Roland Gori, est à l'origine de cette initiative.

L'appel attire "l'attention des pouvoirs publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l'université, à l'école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions".


"Au nom d'une idéologie de +l'homme économique+, le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois +naturelles+ du marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue".

Les signataires refusent "qu'une telle idéologie mette maintenant en +faillite+ le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture" et appellent "à une coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité"

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 09:38

Communiqué

 

À propos de la disparition des pages de la pétition :

« Appel des maîtres des écoles primaires,
Stop à la démolition de l’école publique,
Stop au mépris,
M. Darcos doit démissionner »

Les fichiers Php et la base de données (les signatures déjà enregistrées) ont été effacés dans la nuit du 15 au 16 décembre, alors que la pétition comptait plus de 15 000 signatures et bénéficiait de nombreuses références dans la presse et sur la toile.

Nous prenons toutes les dispositions pour reconstruire cette pétition sur un nouveau site, entièrement sécurisé face à des agissements malveillants. Aussitôt que la pétition sera à nouveau ouverte à la signature, nous le ferons savoir par tous les moyens à notre portée.

 

Sylvain GRANDSERRE,
porte-parole du groupe des 100 premiers signataires.

Le site

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 07:58
A l'attention de : Monsieur le Président de la République


Nous, parents des petits Victor ou Hugo défendus par Bastien Cazals dans sa lettre adressée à Monsieur le Président de la République le 25 novembre dernier, sommes indignés de la suite donnée à sa prise de position publique.

M. Cazals va perdre 294 € de salaire à la veille de Noël au motif qu'il refuse la stricte application des nouvelles dispositions entrées en vigueur à la rentrée 2008. Cette sanction n'est pas définitive, elle peut encore augmenter chaque jour.

En s'élevant contre les réformes de M. Darcos, notamment contre la suppression des RASED jusque là chargés d’accompagner les élèves en grande difficulté, il a su nous alerter sur les dangers auxquels nos enfants sont désormais exposés.

Parce que nous refusons qu'à travers cette sanction le ministère exerce un chantage et tente un passage en force au profit de mesures décriées par l'immense majorité du corps enseignant,

Parce que nous partageons les convictions exprimées par Bastien Cazals,

Nous exigeons :
- la levée des mesures administratives prises à l'encontre de M. Cazals et lui infligeant la suppression d'un jour de salaire pour chaque demi-heure de service non effectuée ;
- l'arrêt des sanctions actuellement prononcées ou prochainement envisagées à l'encontre de tous les enseignants engagés dans une démarche similaire par opposition à cette politique ;
- une prise de position claire du Président de la République sur les conséquences que subiront les enfants et leurs familles, du fait des réformes en cours.

petition
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 18:09


par André OUZOULIAS


Chers amis,

Peut-être le saviez-vous déjà ? Sinon, je crois utile de vous signaler la mise en ligne d'un "Appel des enseignants des écoles primaires" sous le titre :

STOP À LA DEMOLITION. STOP AU MÉPRIS. M. DARCOS DOIT DÉMISSIONNER.

Avec Sylvain Grandserre, maître de CM, directeur d'une école rurale de Seine Maritime, 100 maîtres des écoles maternelles et élémentaires, de toutes les régions de France, appellent leurs collègues de tous les niveaux d'enseignement à signer ce texte.

Voici le lien :
www.darcos-demission.org

Un texte de soutien à cet appel est également en ligne, sous le titre : "Nous sommes tous des maîtres du primaire".


Merci de faire connaître cette belle idée, sans modération.

Bien cordialement,
AO


Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 07:18

L’un de nos collègues de l’école maternelle Gounod de St Etienne a décidé d’informer l’ Inspecteur d’Académie de son refus de se soumettre aux injonctions ministérielles de manière à dénoncer un processus réfléchi et destructeur des fondamentaux du système éducatif français.
Les restrictions budgétaires sont en effet indissociables d’une régression sans précédent en terme de politique éducative suite de la pétition et signature.

Signez la pétition de soutien à Jean Marc Hostachy

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:14

Appel du 8 Novembre

L'Éducation Nationale en danger ! Pour une vraie formation des enseignants  

Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d’élèves, les membres du personnel de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ou de la recherche et les étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l’Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en œuvre précipitée d’une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à terme d’un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la formation des élèves à tous les niveaux de l’Éducation nationale. Elle complète et renforce la destruction du système national d’éducation et de recherche et contribue à mettre en position de concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.

Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a été engagée sans demander l’avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l’imposition d’un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment, plusieurs présidents d’universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde proposé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une réponse ferme et claire.

Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l’urgence d’une question aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l’abandon de tout calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet ministériel sous sa forme actuelle.

A ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d’un débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne saurait se limiter à un répit de quelques mois.

Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées durant les dernières semaines :

a) La destruction d’une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue, des enseignants. D’un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu disciplinaire, et, de l’autre, la suppression de l’année de stage qui suit la réussite au concours - au nom de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la « didactique » n’ayant pas de sens en l’absence d’une réelle pratique de classe en responsabilité.
b) La fragilisation de nombreuses formations à l’Université. De fait, dans toutes les disciplines dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l’enseignement, cette réforme aura des effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au
concours rend son avenir incertain.
c) L’extension de la contractualisation et de la précarisation dans l’enseignement primaire et secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l’existence d’un nombre important d’étudiants détenteurs d’une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus aux concours nationaux.
d) Une atteinte grave à l’articulation entre enseignement et recherche ainsi qu’à la nature des connaissances et des savoirs produits et transmis dans l’université comme dans l’enseignement primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la réforme des enseignements en cours dans l’ensemble de l’Éducation Nationale (au lycée, la distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité évoquée d’un recrutement direct des contractuels par les chefs d’établissement ; dans les écoles primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).
e) L’injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles s’ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement d’études ne sera en effet qu’un prolongement des études non rémunérées.

C’est pourquoi nous appelons à l’issue d’un large débat national à des négociations sans préalable afin de garantir et promouvoir

1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l’enseignement secondaire avec maintien d’un concours et d’un jury national (composé de personnes spécialistes des matières concernées), assorti d’un lien explicite entre la réussite aux concours et l’accès (après un stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d’État
2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval, préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours
3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline
4. le maintien d’une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et liée à une charge d’enseignement réduite, ainsi que le développement d’une formation continue disciplinaire au sein des universités.
5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l’université et son rôle essentiel dans la formation des futurs enseignants.

Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l’articulation entre masters et concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.

 

Signer la pétition

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 18:22

APPEL DES MAÎTRES DES ÉCOLES PRIMAIRES

Stop à la démolition de l’école publique.
Stop au mépris.
M. Darcos doit démissionner.

 

Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l'éducation nationale, M. Xavier Darcos, avait déjà à son actif : 
• la suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
• la promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
• la diminution de 2 h du temps hebdomadaire d'enseignement (l'équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires ;
• le discrédit jeté sur l'action des enseignants de l'école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
• des déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
• la disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
• l'étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public ;
• les atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève ;
• la mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
• le financement (pour 220 000 euros) d'une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur le web, « repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau ».

Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
• la suppression brutale de 3 000 postes d'enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
•  la baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…
Tout récemment, il a confirmé que trois autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
• la création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés ;
• la création des EPEP et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela) ;
• la suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d'éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre.

Et voici que, début novembre, plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, M. Darcos annonce qu'il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2.
C’en est trop ! C’est maintenant notre dignité qui est bafouée !

Depuis toujours, nous assumons la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages de nos élèves fait partie de nos missions. De plus, quand il s’agit d’évaluations nationales, le plus souvent nous faisons la correction et l’analyse collectivement (en dehors des heures de classe), car les résultats à un niveau donné d’enseignement concernent toute l’équipe des maîtres, en amont et en aval.
Alors, pourquoi cette prime, telles des cacahuètes jetées à des singes ? M. Darcos anticipe-t-il des résistances du fait que ces épreuves, entourées du plus grand secret, sont annoncées comme très difficiles par le ministère et qu'elles feront apparaître une énorme proportion d'élèves en grande difficulté, sans rapport avec la réalité ? Redoute-t-il que ces épreuves mettent plus nettement en évidence la malfaisance des programmes 2008 ? Craint-il que la profession y voie une rupture avec les exigences du Socle commun de connaissances et de compétences, conçu à partir des programmes de 2002, et qui est toujours en vigueur ? A-t-il peur que nous refusions de faire passer les épreuves et veut-il acheter notre soumission ? Parie-t-il sur les difficultés financières des enseignants pour les opposer les uns aux autres et diviser les équipes d’écoles ?
Nous, enseignants des écoles élémentaires travaillant au CE1 et au CM2, nous le disons sans équivoque : cette prime est une atteinte à notre dignité ; nous la reverserons à une association éducative complémentaire de l’enseignement public ou à une caisse de solidarité des maîtres du primaire que nous appelons à créer dans chaque département.
Et nous tous, enseignants des écoles primaires, nous dénonçons cette prime qui met à mal le travail d’équipe, ignore le fonctionnement réel des écoles et apparaît comme une façon perverse de consacrer la dégradation de notre pouvoir d’achat.
Nous demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école
comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.
Nous appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation.Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.
Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école. Nous ne supportons plus de travailler avec une administration qui pense pouvoir nous mener à la carotte et au bâton. Si c’est là le modèle éducatif de notre ministre, ce n’est pas le nôtre, ni celui de l’école laïque et républicaine.
Nous voulons rester dignes de notre mission d’éducateur. Nous demandons que cessent la brutalité, la méfiance et le mépris. Nous demandons l’arrêt de cette politique et la démission du ministre qui l’incarne.

 

 


Signer la pétition

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 07:07

Pétition à l'initiative de la Cgt Educ'Action Académie de Nice

Monsieur le Ministre de l'Education nationale,

Les personnes soussignées se prononcent pour l'abandon définitif de la réforme des IUFM.
Nous demandons:


Le maintien du coucours d'entrée au niveau de la licence;
Une formation de 2 ans, rémunérées comme enseignant-e-s stagiaires, dans les IUFM, formation aboutissant à l'obtention d'un master 2 en sciences de l'éducation délivré par les IUFM.
Le maintien de la Formation continue sur le temps de travail.

 

Signer la pétition

http://sdcgt0683.ouvaton.org/petitions/index.php?petition=12

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole