Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:23

In Arrêts sur Image

 

Treize secondes fatales, sorties du contexte

Quel gaffeur ce Peillon ! Invité de BFM TV, dimanche 24 février, le ministre de l'éducation a annoncé le raccourcissement des vacances scolaires d'été avant de se raviser en fin d'émission en renvoyant le projet à 2015. Un rétropédalage en direct de la part d'un ministre qui parle trop vite ? C'est ce qu'ont affirmé de nombreux sites de presse qui se sont précipités sur ce nouveau "couac" en diffusant un court extrait de BFM TV. Sauf qu'en regardant la séquence dans la longueur, le ministre semble surtout avoir été piégé par la répétition des questions. Et ses précisions sur le calendrier, en fin d'émission, sont arrivées trop tard : entre temps, comme l'a relevé Thomas Legrand de France inter, un urgent de l'AFP a donné le coup d'envoi de la polémique.

C'est un "nouveau couac" qui "a déconcerté les observateurs" pour Lefigaro.fr. Le résultat d'un homme trop "pressé" qui "était déjà difficilement contrôlable" avant d'être ministre explique Lexpress.fr. "Vincent Peillon semble (encore) avoir parlé trop vite", estime également Metro qui a de bonnes sources, notamment Bruno Le Maire pour qui "Peillon est un récidiviste de la gaffe". Pas mieux pour France info qui s'est étonnée de "la brutalité de cette annonce".

Couac couac

Brutal, gaffeur, incontrôlable, Peillon est certainement très heureux d'avoir été invité par BFM TV pendant une heure, dimanche 24 février. Mais qu'a bien pu dire le ministre de l'éducation pour susciter une telle polémique ? Comme l'a relevé Thomas Legrand dans sa chronique sur France inter, c'est un urgent de l'AFP qui a déclenché la polémique. Alors que l'émission de BFM TV à laquelle participe Peillon n'est pas terminée, l'AFP écrit à 18h47 que "Peillon préconise six semaines de vacances d'été avec deux zones".

Couac couac, ça urge

En pleine polémique sur les rythmes scolaires dans le primaire, l'annonce a de quoi faire des vagues. Quatre minutes après cet urgent, l'AFP précise les déclarations du ministre dans une nouvelle dépêche : "Nous devons être capables d'avoir un zonage l'été, deux zones, et nous devons être capables d'avoir six semaines, c'est suffisant", a déclaré Peillon. Une dépêche qui n'est pas passée inaperçue du côté de BFMTV.com puisqu'à 19h02, le site met en ligne la vidéo avec cette phrase. Cette vidéo, d'une durée record de 13 secondes, est notamment reprise par Rue89 et Lefigaro.fr.

 

Et une heure après le premier urgent de l'AFP, nouvelle dépêche : "Peillon préconise 6 semaines de vacances d'été en 2 zones, pas avant 2015". En fin d'émission, le ministre a tenu à préciser que cette question serait renvoyée à plus tard.

S'agit-il d'un rétropédalage ? Pour FranceTVinfo.fr, qui a certainement sondé la centaine de milliers de téléspectateurs, pas de doute : "Vincent Peillon, a laissé perplexe dimanche 24 février les téléspectateurs de BFMTV". Et l'UMP s'est engouffrée dans la brèche dès dimanche soir : "Sans aucune concertation, il balance ça, comme d'habitude, à la Peillon", a ironisé Xavier Bertrand sur RTL. "C'est vraiment très caractéristique de ce gouvernement, c'est l'improvisation, l'absence totale de concertation", a renchéri François Fillon sur TF1. La polémique sur les vacances d'été est définitivement lancée.


Mode d'emploi pour susciter des propos polémiques

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:48

In Le Grand Soir

 

 

 

Voilà ce que nous expliquent, avec un bel ensemble, M. Peillon et la quasi-totalité des journalistes : l’UMP a institué la semaine de quatre jours dans le primaire. Les professeurs des écoles avaient alors protesté et fait grève parce que cela surchargeait la journée de cours des élèves. Le PS au pouvoir revient à la semaine de quatre jours et demi, comme le réclamaient les enseignants et leurs syndicats. Alors les professeurs des écoles protestent contre la semaine de quatre jours et demi.

 

Qu’elle soit explicitée par les journalistes ou non, la conclusion s’impose dans l’opinion publique : ces salauds de profs ne sont jamais heureux ! Et ils débordent leurs syndicats, qui étaient contents du projet ! On dit blanc, ils poussent des cris d’orfraie ! On dit noir, ils hurlent comme des porcs qu’on égorge ! Pas la peine de les écouter, de toute façon, ils ne savent que râler et faire grève ! Ils sont négatifs et complètement idiots !

 

Diable ! À qui confions-nous nos enfants ? Ça fait peur ! Sauf que… les professeurs des écoles n’ont jamais protesté contre le retour au quatre jours et demi ! Ce serait d’ailleurs si aberrant qu’on se demande comment Peillon et les médias ont pu oser raconter de telles inepties.

 

Ce contre quoi ils se battent, c’est la mise en place, pendant la pause du midi ou en fin de journée, d’activités périscolaires organisées et financées par les municipalités, en violation grossière des principes de l’école républicaine : aux enfants des communes riches, des activités artistiques et sportives de haut niveau, aux autres, du remplissage bon marché. Sans compter que le statut des personnels qui encadreront ces activités est loin d’être clair, et que la vague de précarisation qui balaie l’école depuis un quart de siècle laisse craindre le pire !

 

À ceux qui crieraient au procès d’intention, nous nous contenterons de rapporter les propos du ministre Peillon lui-même : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial. » Les directions PS et PCF des grands syndicats enseignants, indulgentes pour les PS, n’ont pas pu contenir longtemps leurs troupes face à cette grave offensive…

 

Enfin, qu’il nous suffise de signaler que de plus en plus de parents d’élèves s’inquiètent en découvrant la réalité du projet ministériel (la direction PS-PCF de la FCPE elle non plus ne tient plus sa base…) ; que de plus en plus de maires, y compris PS, annoncent qu’ils n’auront pas les moyens de faire face aux dépenses induites par ce plan – Gérard Collomb, premier magistrat PS de Lyon lui-même, a annoncé vouloir « attendre 2014 » pour appliquer la réforme, à cause d’"un problème financier très important". C’est tout dire…

 

Alors, les professeurs des écoles sont-ils vraiment des idiots ? Ou Peillon est-il vraiment un serpent ?

Nous nous garderons d’imposer toute conclusion à nos lecteurs…

Didas Kalos

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:37

In Libération

 

C03-18Récit En réaffirmant, dimanche, son ambition de réduire les congés d’été à six semaines, le ministre de l’Education a, une fois encore, brouillé son message sur les rythmes scolaires.

 

Il voulait parler de la hausse des candidats au métier enseignant, un tournant après des années de désaffection. Au lieu de ça, la polémique est partie sur le zonage des vacances d’été… Vincent Peillon a bien du mal à se faire entendre. Le ministre de l’Education multiplie les apparitions médiatiques pour vanter sa réforme, et accessoirement se faire mousser, au risque de rendre son message confus.Dimanche soir, invité sur BFMTV, il entendait donner un maximum d’écho à la bonne nouvelle du jour : alors qu’est évoquée une «crise des vocations», on enregistre cette année une hausse de 46% des candidatures aux concours d’enseignants, du primaire et du secondaire. «Même dans les disciplines très déficitaires, comme les mathématiques, les lettres modernes, l’anglais et la musique, nous avons entre 50 et 75% d’inscrits en plus», se félicite-t-il. Pour lui, c’est quasiment une victoire personnelle : ce retournement de tendance a été obtenu grâce à «un discours positif [sur les enseignants, ndlr] et à la remise en place d’une formation [sacrifiée sous Nicolas Sarkozy], avec le retour de l’année de stage».

       
Horizon. Mais l’annonce tombe à plat. Car, interrogé sur les rythmes scolaires, Vincent Peillon, qui connaît ses dossiers à fond, ne résiste pas à un long développement sur les vacances, sur le ton professoral qu’il affectionne. Au-delà des quatre jours et demi, explique-t-il, c’est toute l’organisation de l’année scolaire qu’il faut revoir, avec une alternance de sept semaines de cours et de deux semaines de vacances, et un allongement «progressif» de 36 semaines de cours actuellement à 37 ou 38 - la moyenne en Europe. «Nous devons être capables d’avoir un zonage l’été, deux zones, et nous devons être capables d’avoir six semaines [contre les deux mois actuels de vacances d’été], c’est suffisant», s’emballe alors le ministre. Invité à préciser, il fixe toutefois un horizon lointain et incertain : «Quand vous voyez la difficulté à passer à quatre jours et demi, on commencera peut-être à discuter en 2015.»L’«information» - Vincent Peillon s’apprête à raccourcir les vacances d’été… - est alors reprise en boucle par la chaîne en continu. Et elle se propage dans les médias, qui font réagir les syndicats, les représentants des parents d’élèves, etc. Pourtant, la position du ministre est déjà connue et, en plus, rien n’est sûr. «C’est très compliqué, il faudra une très longue concertation», a-t-il pris soin de préciser.Mais en plein débat sur le passage aux quatre jours et demi, le fait qu’il revienne sur les vacances d’été, même dans une déclaration aussi floue, vient jeter le trouble, alors que le ministre fait un délicat tour de France pour convaincre les maires d’appliquer sa réforme dès septembre 2013 et qu’il espère amadouer les enseignants. Mais, pressé de convaincre et convaincu du bien-fondé de ses réformes, le ministre parle trop. Contacté par l’AFP, Matignon doit faire une explication de texte : «Cette piste n’est pas à l’ordre du jour et elle sera peut-être évoquée après 2015.»
«Gaffe».
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:44

In Les déchiffreurs de l'Education

 

http://www.lesdechiffreurs.com/wp-content/themes/suburbia/images/logo_long.pngL’article du Monde du 20.12.12, explique bien comment plus de 40000 recrutements d’enseignants programmés pour la rentrée 2013, ne permettront de mettre « que » moins de 7000 nouveaux enseignants devant les élèves .

 

Etant donné cet héritage désastreux, les problèmes qui se posaient au nouveau ministre étaient : comment affronter les besoins à la rentrée 2013, et, à moyen terme, comment reconstituer « un vivier » qui permette, d’une part, de remplacer les enseignants qui partent en retraite, et, d’autre part, de disposer d’enseignants supplémentaires pour faire face aux exigences de la réforme et à l’évolution démographique.

 

Quelles solutions a-t-il retenues ?

Il a été contraint de remplacer les enseignants qui partent en retraite à la rentrée 2013, par des néo-recrutés qui n’auront pas pu avoir de formation professionnelle sérieuse avant de se voir confier des classes. Un premier concours de recrutement permettra de recruter quelque 20000 titulaires d’un Master (M2) qui, dès la rentrée, prendront les postes laissés vacants par les retraités ; ils seront fonctionnaires stagiaires et bénéficieront au cours de l’année d’un allégement de service permettant de leur donner un minimum de formation. On maintient ainsi pour eux le dispositif de recrutement et de « formation » mis en place par la droite.

Mais ce recrutement – qui n’a globalement pas d’incidence sur le budget de l’Education nationale – ne permet évidemment pas d’augmenter le nombre d’enseignants devant les élèves.

C’est pourquoi un second recrutement est organisé. Il s’adresse, dès juin prochain, à des étudiants de première année de Master (M1) car le « vivier » disponible de diplômés de Master (M2) sera sans doute juste à peine suffisant – et encore ! – pour pourvoir tous les postes proposés au concours précédent. Ce second recrutement est en fait la première partie d’un concours niveau M2 qui sera organisé pour la rentrée 2014. Les étudiants de M1 qui réussiront cette première partie pourront – sous réserve d’avoir obtenu le Master à l’issue de l’année universitaire 2013-2014 – se présenter à la seconde partie du concours.
Ils seront considérés comme admissibles à ce concours et seront rémunérés en tant que contractuels à mi-temps en 2013-2014. En échange de cette rémunération, ils devront préparer la seconde partie du concours dans les nouvelles Ecoles Supérieures des Personnels de l’Education nationale (les ESPE, mises en place pour remplacer les IUFM). Mais, ils devront aussi assurer un tiers de service d’enseignement dans les classes.
Autrement dit, trois d’entre eux équivaudront, en se relayant, à un enseignant à plein temps. Il est prévu d’en recruter un peu plus de 20000, ce qui correspondra, au cours de l’année, à moins de 7000 enseignants supplémentaires. Comme les lauréats du concours M2, ils n’auront pas eu de formation professionnelle préalable et devront au cours de l’année, concilier la préparation d’un concours exigeant et un service d’enseignement.

On ne saurait reprocher au ministre de prendre des mesures d’urgence pour stopper l’hémorragie du quinquennat précédent, et pour commencer à dégager des moyens supplémentaires. Les exigences de la situation ne pouvaient que conduire, du moins en partie, à continuer à affecter des recrutés sans formation professionnelle préalable devant les élèves.

Mais il faut noter aussi que la communication du ministre n’est pas des plus limpides. Certes, de bons articles (nous avons mentionné celui du Monde) ont « déchiffré » le discours en montrant bien que 40 000 recrutements ne signifient pas 40 000 créations de postes. Mais, comme le ministère ne communique pas clairement sur ce point, on trouve ici ou là la mention que 20 000 postes ont été créés à la rentrée 2013. D’où l’importance de déchiffrer (voir notre tableau), car ces solutions d’urgence ne préparent pas l’avenir.

Enfin, il faut s’interroger sur trois questions, peu évoquées jusqu’ici et qui engagent l’avenir :

 

Quelle formation professionnelle pour les futurs enseignants ?

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:17
C03-43.jpgReçu aujourd'hui ce mail :
 
Bonjour,

dans le cadre des mardis du mouvement mis en place par l'UMP, la droite forte (mouvement de l'UMP) souhaite organiser une grande convention autour de la thématique de l'Ecole.

A cette fin, Camille Bedin, secrétaire général adjoint et moi-même aurions souhaité vous auditionner.

Me tenant naturellement à votre disposition pour convenir d'un rendez vous, si vous le souhaitez.

Respectueuses salutations,

Anne-Laure BLIN
 

Réponse :  
 

La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative (perte progressive de neurones) incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C'est la forme la plus fréquente de démence chez l'homme. Elle fut initialement décrite par le médecin allemand Alois Alzheimer en 1906[1].

Les causes exactes de la maladie d'Alzheimer restent encore inconnues. Des facteurs génétiques et environnementaux contribueraient à son apparition et à son développement. Il existe cependant des facteurs de risques connus : certaines anomalies génétiques, des facteurs de risque cardio-vasculaires ou encore l'intoxication à certains métaux lourds.Le premier symptôme est souvent des pertes de souvenirs (amnésie), se manifestant initialement par des distractions mineures, qui s'accentuent avec la progression de la maladie. Les souvenirs plus anciens sont cependant relativement préservés. L'atteinte neurologique s'étend par la suite aux cortex associatifs frontaux et temporo-pariétaux, se traduisant par des troubles cognitifs plus sévères (confusions, irritabilité, agressivité, troubles de l'humeur et des émotions, des fonctions exécutives et du langage) et la perte de la mémoire à long terme. La destruction des neurones se poursuit jusqu'à la perte des fonctions autonomes [réf. nécessaire] et la mort[2].Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer repose essentiellement sur l'interrogatoire, des tests neuropsychologiques et sur la mise en évidence d'une atrophie corticale qui touche d'abord le lobe temporal interne et notamment l'hippocampe, régions importantes pour la mémoire. Elle est généralement diagnostiquée à partir de l'âge de 65 ans[3]. Des formes précoces, plus rares (moins de 5 % des patients), peuvent cependant apparaître beaucoup plus tôt. Les premiers signes de la maladie d'Alzheimer sont souvent confondus avec les aspects normaux de la sénescence, une dépression, un stress ou d'autres pathologies neurologiques comme la démence vasculaire. Elle fut ainsi sous-diagnostiquée jusque dans les années 1960.La vitesse et l'évolution de la maladie sont variables d'un individu à l'autre, ce qui rend difficile tout pronostic précis. L'espérance de vie varie ainsi de 3 à 8 ans selon l'âge du patient au moment du diagnostic[4],[5]. Avec l'évolution de la maladie, les patients souffrent parfois de rejet de la part de la société et de leur famille[6],[7].Il n'y a actuellement pas de traitement qui diminue la progression de cette maladie. Les soins proposés sont principalement d'ordre palliatif et n'ont qu'un effet limité sur les symptômes. La stimulation cognitive, l'exercice physique et un régime alimentaire équilibré pourraient retarder l'apparition de troubles cognitifs chez les personnes âgées[8]. Parce que la maladie d'Alzheimer ne peut être guérie et qu'elle est dégénérative, le patient s'appuie sur les autres pour l'aider. Le rôle de l'aidant principal est primordial[9] ,[10],[11],[12].La maladie d'Alzheimer touchait environ 26 millions de personnes dans le monde en 2005 et pourrait en toucher quatre fois plus en 2050[13], ce qui équivaudrait alors à 1 personne sur 85[14]. Dans les pays développés, la maladie d'Alzheimer est l'une des pathologies les plus coûteuses pour la société[15],[16].
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:33
 
Dans le cadre de la politique de la ville le gouvernement va revoir la carte des quartiers prioritaires. Ces derniers passeraient de 2 500 à 1 000. La carte de l’éducation prioritaire pourrait être redessinée elle aussi, alors que s’ouvrent des discussions avec la rue de Grenelle.

 

Le Comité interministériel des villes réuni le mardi 19 février a présenté 27 mesures censées signer « le retour de l’État dans les quartiers » selon le premier ministre. Dire qu’il y a urgence dans les quartiers concernés par la politique de la ville tombe sous le sens. En moyenne le taux de chômage y est de 22,7%, un tiers des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, un quart des jeunes y sont en échec scolaire et les inégalités persistent et s’aggravent entre les banlieues et le reste du territoire. Mais pour autant, le ministre délégué à la ville François Lamy a prévenu : la relance de la politique de la ville se fera à moyens constants. Difficile de promettre la lune dans ces conditions. C’est même plutôt un serrage de ceinture qui s’annonce puisque le budget de 500 M€ du ministère de la ville alloué chaque année à 2 500 quartiers défavorisés, ne devrait plus en toucher que 1 000 dès la mise en œuvre du plan. Ce dernier commencera donc par une redéfinition de la carte de la politique de la ville qui devra désigner « les quartiers prioritaires » (1 000 au total donc), dans lesquels seront mises en œuvre les mesures des politiques de la ville.

L’éducation prioritaire dans moins de quartiers ?

Pour ce qui concerne l’éducation, les mesures annoncées constituent pour l’essentiel une reprise de celles contenues dans le projet de loi pour l’école ou dans différentes circulaires déjà annoncées. Sur les 27 mesures de la politique de la ville c’est la 8e qui touche directement à l’école. Elle prévoit la mise en convergence de « l’éducation prioritaire avec la future géographie de la politique de la ville, en tenant compte des établissements scolaires comportant une proportion majoritaire d’élèves issus des quartiers prioritaires ». C’est à l’aune de ce redécoupage « qu’il faudra cibler la répartition des moyens que l’éducation déploie au titre de la Refondation de l’école » (scolarisation des moins de trois ans, plus de maîtres que de classes, affectation d’EVS). Par ailleurs, les villes abritant un quartier prioritaire devront conclure systématiquement un programme de réussite éducative. Enfin, l’État entend « organiser la participation des services académiques à la préparation des contrats de ville et leur signature par les recteurs ».

Ouverture de discussions rue de Grenelle

De son côté, le ministère vient d’ouvrir un chantier de réflexion avec les organisations syndicales sur l’avenir de l’éducation prioritaire. Vendredi dernier, le SNUipp a posé des premières exigences :

- besoin de clarification à propos de dispositifs devenus des “mille-feuilles” illisibles
- nécessité de mieux articuler et coordonner ce qui relève de la politique de la ville et de l’Éducation nationale,
- révision de la cartographie de l’éducation prioritaire avec en son sein des aides d’intensité diverse, révisables de manière pluriannuelle en fonction des besoins et de l’évolution des réussites des élèves,
- maintien d’une labellisation « éducation prioritaire » sur des territoires avec des ciblages à partir des écoles primaires et non des secteurs collèges.

Rien ne sera décidé pour la rentrée 2013. D’autres sujets ( taille des classes, formation et accompagnement des équipes, création de nouveaux métiers aux côtés des enseignants, coordination des actions...) seront aussi à évoquer dans les prochaines séances. Pour le SNUipp, le chantier de l’éducation prioritaire est d’une grande importance. C’est en priorité dans ces écoles que se joue l’amélioration de la réussite des élèves.

Voir :
- les vingt-sept mesures du CIV

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:29

In Marianne

C03-24Confronté voici quelques jours à sa première grève nationale, critiqué par une bonne partie des syndicats enseignants, Vincent Peillon, en charge de l'Education nationale, est en passe de devenir l'un des ministres les plus contestés du gouvernement.   

 Confronté voici quelques jours à sa première grève nationale, critiqué par une bonne partie des syndicats enseignants, Vincent Peillon, en charge de l'Education nationale, est en passe de devenir l'un des ministres les plus contestés du gouvernement. Et c'est un paradoxe - sinon une injustice -, car l'intéressé est aussi l'un de ceux qui s'étaient le plus méticuleusement préparés à leur charge et avaient le plus réfléchi aux réformes nécessaires. Stupéfiant retournement de situation, dont il importe, donc, de comprendre les raisons.

Des ministres faibles ou inconsistants, il n'en manque pas dans l'équipe de Jean-Marc Ayrault. Mais Vincent Peillon ne fait assurément pas partie du lot. Philosophe cultivé, il est au contraire l'un des rares qui soient dotés d'une forte personnalité. Lui avait préparé les réformes qu'il souhaitait conduire. A la différence d'un Pierre Moscovici qui a hérité du ministère des Finances par ambition, presque par hasard, et qui, dandy dilettante à la manière de son ex-mentor Dominique Strauss-Kahn, n'a jamais pris la peine d'apporter sa pierre à une refondation ou à l'enrichissement de la doctrine économique des socialistes, Vincent Peillon avait, lui, pour l'éducation une véritable passion. Il aurait donc pu - c'est le premier des paradoxes - être un grand ministre.

Le second paradoxe, c'est que l'Education nationale a aussi été l'un des atouts de François Hollande pendant la campagne présidentielle. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, la politique de réduction à marche forcée des effectifs publics a fait des ravages : au total, ce sont près de 80 000 postes d'enseignants qui ont été supprimés en cinq ans. Avec sa promesse d'inverser le cours des choses et de créer 60 000 postes, le candidat socialiste avait redonné de l'espoir aux enseignants.

Cet espoir, Vincent Peillon l'a consolidé, tout au long de la campagne présidentielle, en détaillant le projet socialiste, et la refondation de l'école qu'il prévoyait, dont la réforme des rythmes scolaires n'était que l'un des volets. A l'époque, le projet a été applaudi, car la plupart des observateurs, syndicats d'enseignants compris, étaient d'accord pour constater que la réduction à quatre jours de cours par semaine en primaire, décrétée en 2008 par Nicolas Sarkozy, n'était pas conforme à l'intérêt des écoliers. Puis, l'espoir est retombé. Avant de céder le terrain à la morosité, voire à la colère.

De mystère, il n'y en a guère : c'est la politique d'austérité qui progressivement a fait sentir ses effets.

Le premier signe est venu dès la campagne présidentielle, quand François Hollande a fini par convenir - d'abord du bout des lèvres - que les 60 000 fameuses créations d'emplois dans l'éducation auraient une contrepartie qui initialement n'avait pas été annoncée : des suppressions de postes en nombre équivalent dans d'autres ministères.

Le budget pour 2013 est ensuite venu conforter cette désillusion, avec des crédits sous forte contrainte, hormis ceux débloqués pour les créations de postes. Puis il y a eu la confirmation que la politique salariale d'austérité conduite par Nicolas Sarkozy pour la fonction publique serait maintenue. Alors qu'aucune mesure de revalorisation générale du point d'indice qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires n'est intervenue depuis 2010 - et encore, cette année-là, le gouvernement de François Fillon s'était-il montré chiche, avec une hausse de seulement 0,5 % -, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a fait le choix de maintenir ce gel. Circulez, il n'y a rien à négocier !...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:22

 

La circulaire « personnels enseignants du premier degré, obligations de service » est parue au BO du 21 février. Elle vient redéfinir l’organisation des 108 heures annuelles. Décryptage

Le temps de service hebdomadaire des enseignants des écoles passe de :

- 24 heures devant la classe entière + 1h30 d’aide personnalisée + 1h30 de concertation

à

- 24 heures devant la classe entière + 1h d’APC + 2h de concertation.

Ce qui change dans les 108 heures

- 36 heures annuelles d’activités pédagogiques complémentaires (APC) - soit 1 heure par semaine- en lieu et place des 60 heures d’aide personnalisée.
- 24 heures de concertation supplémentaires consacrées notamment « à l’identification des besoins des élèves et à l’organisation des APC et à leur articulation avec les autres moyens mis en œuvre (...) » (dont maîtres supplémentaires et scolarisation des enfants de moins de trois ans.)
- 18 heures d’animation pédagogique et d’actions de formation continue avec une nouveauté : cette formation doit représenter au moins la moitié des 18 heures et être tout ou en partie effectuée « à distance, sur des supports numériques ». En conséquence, les animations pédagogiques ne pourront pas excéder neuf heures annuelles.

Ce qui sera maintenu

- 6 heures consacrées aux conseils d’école
- 24 heures consacrées au travail en équipe pédagogique, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des PPS. Une nouvelle mission est ajoutée :« élaboration d’actions visant à améliorer la continuité pédagogique entre les cycles et la liaison école-collège »

L’avis du SNUipp-FSU

Le SNUipp prend acte de cette première prise en compte de ses demandes, avec 24 heures annuelles supplémentaires pour la concertation et le travail en équipe. Pour autant, il continue à revendiquer trois heures de concertation pour que soient mieux reconnues toutes les dimensions du travail invisible. Il faut donc aller plus loin, même si en étant exigeant, le SNUipp a contribué à faire bouger le ministère.
De plus, et s’agissant des animations pédagogiques, leur volume annuel devrait être au maximum de neuf heures. Reste que n’est pas précisé le moment où elles se dérouleront. Or, le SNUipp a été ferme : pas de journée continue le mercredi, dont l’après-midi doit obligatoirement rester un temps personnel.
Enfin, les actions de formation continue consacrées pour partie à des sessions à distance sur des supports numériques méritent d’être clarifiées. Elles ne pourront en aucun cas se substituer à la mise en œuvre d’une vraie formation continue sous forme de stages sur le temps de classe.
D’une manière générale, la bonne application d’une circulaire se vérifie surtout à l’épreuve du terrain. Le SNUipp-FSU a réaffirmé que la confiance et la liberté professionnelle doivent être reconnues aux équipes. “Stop aux tableaux excel” et aux contrôles tatillons sur les heures ! La reconnaissance d’heures globalisées pour ces missions doit y contribuer. Pour l’APC, les initiatives doivent être laissées totalement aux mains des équipes enseignantes. Le SNUipp-FSU a demandé au ministre de faire preuve de fermeté auprès des recteurs et des DASEN pour que le message soit relayé sans ambiguïté auprès des équipes.

Et les services particuliers ?

Pour le SNUipp-FSU, la situation des directeurs d’école devra être examinée rapidement pour préciser les allègements du volume horaire d’APC.
Concernant les maitres formateurs, le texte reprend à l’identique la définition de leur service avec les nouvelles 108 heures. Le SNUipp-FSU a demandé que des discussions s’ouvrent au plus vite pour revoir l’organisation de leur service (un vrai tiers de service) et de leurs missions dans le cadre de la création des ESPE.
Concernant, les enseignants de CLIS et RASED, la circulaire reprendra la définition actuelle de leur service : « le temps consacré à la concertation, aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents ou à la participation aux conseils d’école est égal à 108 heures annuelles »

Lire :
- la circulaire

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:20

21-02-2013-17-18-46.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:48
       
         

 

   
     
http://www.snuipp.fr/calculs/pension/LogoSNU.jpg

C’est une enquête d’un nouveau genre que le SNUipp-FSU a fait mener auprès de l’opinion publique. Les parents sont comme les enseignants. Ce n’est pas le principe d’une réforme des rythmes qu’ils remettent en cause – même si ils jugent ce sujet non prioritaire pour l’école – mais bien sa mise en œuvre pratique pour leur enfant, à l’échelle de leur commune.

 

De fait, après les collectivités locales, ce sont les français et encore plus les parents d’élèves qui renforcent notre conviction d’un report à 2014. La réforme ne semble pas mûre. Seuls 12% des français sont pour une réforme en 2013. Le report à 2014 est plébiscité soit de manière systématique (33% chez les français et 40% chez les parents d’élèves), soit là où les conditions ne sont pas réunies pour 2013 (48%).

 

C’est bien le cœur de la réforme qui n’est pas dans le bon rythme. Le ministre avait promis une journée éducative pour les enfants avec une journée scolaire moins longue et mieux articulée avec le périscolaire de qualité et gratuit pour tous les enfants. A regarder le sondage, voilà, une exigence tout à fait légitime qui semble déçue car non garantie pour tous les enfants

*Si les français attendent que cette réforme favorise l’égalité entre les enfants, ils considèrent majoritairement qu’elle aurait plutôt tendance à aggraver les inégalités. C’est le cas pour 62% des parents d’enfants scolarisés. Ils considèrent que ces activités périscolaires devraient être gratuites pour tous (77% des parents).

*Les français et encore plus les parents doutent de la capacité de leur commune à mettre en place la réforme réussie. Infrastructures insuffisantes (45% des français), manque de personnel qualifié encadrant les activités péri- scolaires (57%).

*Malgré tout, ils ne veulent pas payer cette réforme de leur poche. 73% ne se disent pas prêts à assumer une augmentation d’impôts locaux dans leur commune. Plus d’un sur deux n’inscrira pas ses enfants si les activités sont payantes – ce taux augmentant chez les familles défavorisées – Enfin contrairement, au schéma qui semble se dégager ici et là, l’allongement de la pause méridienne ne fait pas recette. 68% des français lui préfèrent des journées de classe finissant à 15H30 avec des activités périscolaire prenant le relais.

 

Cette enquête constitue un pavé dans la mare de l’angélisme de cette réforme. Le 12 février, nous avons exprimé notre déception sur la manière dont l’organisation des temps de l’enfant étaient en train de se dessiner dans la vraie vie. Depuis, des mois, nous avions pointé les difficultés : gratuité, infrastructures, articulation du scolaire et du périscolaire pour 100 % des enfants. C’est le cœur de la réforme qui ne bat pas au bon rythme. La belle journée éducative ne peut pas être une vitrine que l’on exposerait dans les communes riches et un mirage chez les autres.

 

Maintenant que les difficultés pratiques sont identifiées, il faut remettre l’ouvrage sur le métier. Nous demandons le report à 2014 là où les conditions ne sont pas réunies, là où l’accord de toutes les parties prenantes n’est pas garanti. Tout ne peut pas être renvoyé à la concertation locale. Il faut se mettre autour de la table, prendre le temps de réécrire le décret et obtenir des garanties pour les élèves comme pour les conditions de travail des enseignants. Il faut aussi avancer sur tous les autres sujets de la priorité au primaire qui ont été écrasé par la réforme des rythmes : baisse du nombre d’élèves, formation continue, révision des programmes, maternelle, Rased, direction d’école … La balle est dans le camp du ministre.

Enquête Harris interactive pour le SNUipp : "La perception de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires

PDF - 1 Mo
Téléchargez l’ensemble des résultats de l’enquête
PDF - 754.1 ko
Téléchargez la note de synthèse de l’enquête
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole