Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 11:37

In IUFM Paris en lutte

 

C03-18RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS : "UN ENJEU COLOSSAL" POUR LES ACADÉMIES (ANDRÉ EYSSAUTIER, RECTORAT DE VERSAILLES 

 

« Nous avons à recruter pour la rentrée un grand nombre de professeurs. Et je n'ai pas l'impression que le désir de devenir enseignant se manifeste de manière quantitative satisfaisante », juge André Eyssautier, le secrétaire général de l'académie de Versailles, à l'occasion du premier colloque organisé par l'association des DRH des académies (AEF n°174774) sur le thème du recrutement, vendredi 5 avril 2013, à Paris. Évoquant « la suppression d'un assez grand nombre d'emplois » ces dernières années, il note que « le vivier s'est réduit dans les universités ». « Ce contexte n'est pas très propice à l'élan de recrutement mis en place par le gouvernement. C'est un enjeu colossal » pour les académies, souligne-t-il. « Je ne veux pas être défaitiste. Nous avons à valoriser l'image des enseignants. Nous ne pouvons pas augmenter considérablement le salaire dans le contexte actuel. Il nous faut donc jouer sur l'image du métier pour le revaloriser. »

 

Dans le premier degré, à Versailles, au premier concours 2013, 4 400 candidats se sont inscrits, 1 900 étaient présents et 1 500 ont été admissibles pour plus de 2 000 postes ouverts. Au deuxième concours 2013, « nous avons eu 1 000 candidats de plus mais il s'agit de 1 000 admissibles au premier concours. Nous n'avons donc pas un inscrit de plus par rapport au concours précédent », illustre André Eyssautier. 

 

« UN RISQUE » SUR LE « NIVEAU » DES RECRUTÉS ? 

Hubert Schmidt, secrétaire général de l'académie d'Orléans-Tours, évoque de son côté un « risque sur le niveau du recrutement ». « Nous avons recruté avec une moyenne de 8,5. Je pense que l'on sera en dessous cette année », témoigne-t-il. « Nous allons épuiser tout le vivier de contractuels dont nous avons besoin tout au long de l'année. Puis nous allons recruter des contractuels qui ont échoué aux concours alors que le niveau était bas. Mon inquiétude porte sur les difficultés quantitatives mais aussi qualitatives.» 

 

Sandrine Depoyant, secrétaire générale adjointe, DRH au rectorat de Reims, « ne partage pas » ce point de vue « sur la moindre qualité des personnels ». « Le concours n'est pas l'unique mode de recrutement. On peut échouer mais avoir toutes les qualités pour devenir enseignant. »

 

« PREMIER LEVIER » : L'ACCUEIL DES NOUVEAUX ENSEIGNANTS

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 11:18

In Contrepoint>

 

 

 

Le chèque-éducation bientôt au programme de l'UMP ?

Le mouvement de la Droite forte est le premier mouvement de l’UMP, sa motion ayant obtenu le plus de voix lors des dernières élections, il est vrai occultée par le duel Copé / Fillon.

Le mouvement a tenu mardi 2 avril 2013 sa première réunion thématique, consacrée à l’éducation. Parmi les deux pistes envisagées pour sauver l’école et mettre un terme à sa destruction figure l’autonomie des établissements et le libre choix des parents, c’est-à-dire l’instauration du chèque éducation.

C’est la première fois qu’un courant dominant d’un parti politique de gouvernement inscrit le chèque éducation à son programme. C’est un immense progrès, pour les défenseurs de la liberté et pour les partisans d’une école forte. Rien ne permet de savoir si cette idée sera reprise dans le programme futur de l’UMP, mais c’est déjà un point de départ important.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 20:56

 

 

Réunis à Marseille pour leur congrès qui a lieu tous les trois ans, les militants du SE-UNSA se divisent sur les rythmes scolaires. Le deuxième syndicat d'enseignants a pourtant clairement soutenu le retour aux quatre jours et demi de classe dans le primaire dès la rentrée prochaine.

 

Même si une minorité de communes ont choisi de réformer les rythmes scolaires en 2014 , le sujet continue d'animer les débats entre militants syndicaux. Mercredi, à Marseille, où le deuxième syndicat d'enseignants tient actuellement son congrès, l'ambiance était celle d'une cour de récréation sur la question sensible du retour aux quatre jours et demi de classe dans le primaire.

 

« On n'est pas dans « oui-oui land» »

Le sujet divise, dans un syndicat qui a officiellement pris position en faveur de la mise en place des nouveaux rythmes dès la rentrée 2013. Autour d'un déjeuner, la discussion s'anime. « Les nouveaux rythmes sont bons, y compris pour les enseignants, assure le secrétaire national en charge de la formation au SE-UNSA, Joël Pehau. Quand vous faites classe sur quatre jours et demi, vous n'avez pas le chronomètre qui s'enclenche comme sur une semaine de quatre jours. Le temps s'étire différemment. »

« Mais ne soyez pas autistes ! On n'est pas dans ‘‘oui-oui land'' ! lance Jean-François Teissier, secrétaire départemental du SE-UNSA du Val-de-Marne. Il faut les entendre, les enseignants, sur le terrain, et notamment les jeunes femmes enseignantes qui nous expliquent qu'elles n'ont réussi à obtenir une nounou pour leurs enfants qu'à condition de ne pas la faire travailler le mercredi. Chez nous, les nounous font la loi. Or, avec les nouveaux rythmes, ces enseignantes vont devoir travailler le mercredi. Où est l'avantage de la réforme, pour elles ? »

« Ce discours, on l'entend, l'arrête Joël Pehau. Mais ce n'est pas parce que c'est difficile qu'il faut suivre l'eau tiède. Fin août, tout le monde était d'accord pour les quatre jours et demi. » « Pas la base ! » s'emporte Claude Azous, secrétaire du SE-UNSA du Val-de-Marne en charge du premier degré.

Notre positionnement sur les rythmes est « pleinement assumé », indiquait le secrétaire général du SE-UNSA, Christian Chevalier, dans son discours d'ouverture du congrès, le 3 avril. Depuis plus de trente ans, nous traitons de la nécessité de mieux harmoniser les rythmes sur l'année, la semaine et la journée ». En 2007, rappelle-t-il, « lors du passage brutal à la semaine de quatre jours sous l'impulsion de Xavier Darcos (l'ancien ministre de l'Education nationale, NDLR), nous avions embouché notre cor syndical pour rejoindre le concert bruyant des hauts cris poussés par l'ensemble de la communauté éducative ». Si la méthode Peillon n'a « pas laissé le temps à l'appropriation concrète du sujet par les enseignants quant à la mise en oeuvre fonctionnelle du nouveau dispositif (...), nous ne pouvions pas rester plantés au milieu du gué, hésitant quant au chemin à suivre », ajoute Christian Chevalier.

« C'est normal que les gens râlent...

 La suite... 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:40

In Café Pédagogique

effectifs-classe

 

 

 

 

Une nouvelle étude publiée par The Quarterly Journal of Economics (Oxford) montre un impact positif de la réduction de la taille des classes à partir de données suédoises. Surtout elle montre que ces effets sont durables jusqu'à l'insertion professionnelle des élèves et qu'elle est finalement rentable pour l'Etat. Elle relance une idée enterrée par des travaux de l'OCDE.

 

 L'étude de Peter Fredriksson (Université de Stockholm), Björn Öckert (Uppsala University) et Hessel Oosterbeek (Université d'Amsterdam) étudie le devenir de jeunes suédois âgés de 10 à 13 ans entrés à l'école entre 1967 et 1982. Elle s'appuie, comme les travaux de Thomas Piketty, sur des effets de seuil dans les réductions de classe. Comme, à cette époque, la loi fixait des maxima pour la taille des classes, on peut étudier le devenir des élèves en fonction du nombre d'élèves dans la classe.

 

Les résultats de cette étude sont particulièrement intéressants car ils permettent de voir si l'effet de la réduction de la taille des classes existe et s'il est durable ou pas. D'après les auteurs, "réduire la taille des classes est bénéfique dans les tests cognitifs et non cognitifs à l'âge de 13 ans et 16 ans... PLus important, nous trouvons que des classes plus petites augmentent la durée de l'éducation, les salaires et les revenus à 27 ans et 42 ans".  Autrement dit l'effet est durable à 16 ans, trois ans après la sortie du primaire en Suède, et bien au-delà. L'effet est permanent. Pour les auteurs, "réduire d'un élève par classe dans les 3 dernières années du primaire (de 10 à 13 ans) augmente la durée de l'éducation de 20 jours". Cela augmente donc la probabilité d'accéder à l'enseignement supérieur.  La même réduction se traduit par une hausse de 1,2% du revenu. Ils calculent aussi le rapport coût / bénéfice pour monter que le rapport est positif pour l'Etat.

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:25

In Le Point

 

 

cri.jpgLe manque de remplaçants en Seine-Saint-Denis vire au drame. Des parents ont investi le bureau d'une directrice d'école de Bobigny. Voici son témoignage.

 

C'est un coup de téléphone arrivé un peu avant 18 heures à la rédaction du Point. Au bout du fil, d'une voix calme, une femme explique qu'elle occupe le bureau de la directrice de l'école Marie-Curie à Bobigny. Elle s'appelle Nathalie Le Balc'h et elle est déléguée des parents d'élèves de l'école où ses deux filles de 9 et 10 ans sont scolarisées. À Marie-Curie, la maîtresse d'un CM1-CM2 enceinte a été absente cinq semaines en raison de complications. Elle n'a pas été remplacée. Cinq semaines sans école pour les élèves. Puis elle est revenue. Depuis lundi, elle est de nouveau absente, jusqu'à son accouchement... en août.

 

Dans cette école de 13 classes, la directrice bénéficie d'une totale décharge de cours. Mais elle aussi va devoir s'absenter. Elle est atteinte d'un cancer et doit être opérée. Alors Nathalie Le Balc'h, de sa voix douce, nous explique qu'elle a l'intention de monter sur le toit de l'école, seule ou avec tous ceux qui voudront bien l'accompagner, et de n'en descendre que lorsqu'elle aura obtenu l'assurance qu'une solution sera trouvée.

5 classes sans maître jusqu'à la fin de l'année

La directrice de Marie-Curie s'appelle Véronique Decker. Nous lui avons parlé au téléphone. Voici son témoignage.

"Les parents d'élèves occupent mon bureau. Je ne peux plus y accéder. Mais ce n'est pas cela qui me gêne, ce sont les deux classes que j'ai sur les bras. Il y a encore deux semaines, je n'étais pas trop inquiète. Je comptais prendre le CM1-CM2. Et puis j'ai appris que j'étais malade. Ce n'est pas un rhume des foins. Voilà 30 ans que je travaille, et je n'ai pas pris trois mois de congé maladie en toutes ces années, mais là, je ne sais pas combien de temps cela peut durer. Cette école compte 13 classes, qui toutes se situent à l'étage. Il faut quelqu'un au rez-de-chaussée pour accueillir les parents et répondre à leur demandes administratives, trouver un traducteur pour les non-francophones, signer des certificats de scolarité... Cette école ne peut pas se passer de directrice.

 

Il n'y a plus de remplaçants. En ce moment, sur Bobigny, cinq classes sont sans maître jusqu'à la fin de l'année. Marie-Curie arrive en 6e position sur la liste. D'autres attendent depuis plus d'un mois. Au début de l'année, tous les remplaçants titulaires de la zone ont été affectés dans une classe. Les vacataires ont été épuisés à leur tour. On prend un remplaçant dans une classe pour le mettre ailleurs, alors que le titulaire n'est pas revenu. C'est fini. Le système est à bout. On ne peut pas former un enseignant en une nuit...

 

 

La suite...

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:25

 

Au cours des trois premiers mois de la rentrée scolaire 2012-2013 les projets ministériels se font connaître. Pour Sud éducation, la refondation n’est que le prolongement de l’école libérale de Darcos/Chatel : le socle, le LPC, les programmes de 2008, les mesures contre les désobéisseurs maintenues… C’est dans ce contexte que les rythmes scolaires sont mis sur le devant de la scène. Pour beaucoup, c’est la douche froide, la conception de l’école et du travail qui se dessine est bien loin de ce que porte Sud, les contreparties attendues en lieu et place du mercredi matin ne sont pas au rendez-vous, le discours sur le bien-être de l’enfant justifie la nécessité des mesures prises sans consultation des personnels. Dans les écoles, il apparaît clairement que le décret des rythmes scolaires va dégrader les conditions de travail de tous les travailleurs sans pour autant améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Sud éducation porte rapidement des critiques sévères sur le décret.

La contestation s’organise

Au mois de décembre la lutte contre la réforme des rythmes scolaires s’enclenche. Le mercredi 19 décembre, une manifestation à l’appel de l’Intersyndicale complète (Sud, FO, SNUipp, CNT, UNSA, CGT) a réuni plusieurs centaines de personnes dans le froid entre la Sorbonne et la mairie de Paris. À Paris a lieu une Assemblée Générale centrale qui réunit des centaines de personnes ainsi que des AG d’arrondissements, notamment dans des quartiers qui d’habitude sont extrêmement calmes. L’AG parisienne appelle à une grève dès la rentrée de janvier.

Dans les Hauts-de-Seine, l’école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers a appelé les collègues à faire grève le 18 décembre. Les syndicats Sud éducation 92 et CGT éduc’action 92 ont tout fait pour donner le plus d’écho possible à cette journée. Ils ont organisé une Assemblée Générale pour que le mouvement continue en étant contrôlé par la base. Cette A.G. a réuni plus d’une cinquantaine de personnes (sur au moins 120 grévistes) et a décidé d’un nouveau débrayage le 17 janvier. Le nombre de grévistes ce jour-là est encore plus grand (plus de 170). Ils décident de rejoindre les collègues parisiens qui feront leur première grève le 22 janvier.

Ce 22 janvier, la grève à Paris est historique ! 90% de grévistes à l’appel de l’Intersyndicale parisienne unitaire. Certaines écoles sont fermées pour la première fois depuis mai 68… Le mouvement grandit dans les Hauts-de-Seine (230 grévistes à l’appel des syndicats Sud et CGT). Elle mord aussi en Seine-Saint-Denis avec plusieurs écoles fermées, ainsi que dans d’autres départements. Environ 350 personnes (dont 50 du 92 et d’autres du 93) se réunissent à la Bourse du travail de Paris et décident d’appeler à une grève nationale début février.

JPEG - 51.6 ko
Contre la réforme des rythmes scolaires

Le 12 février : une grève réussie

Une intersyndicale nationale composée par Sud, CGT, FO, CNT, FAEN décide d’appeler à la grève le 12 février sur plusieurs mots d’ordre : abrogation du décret mais aussi retrait du projet de loi de refondation. Devant la réalité du terrain et la volonté de la base d’être en grève, le SNUipp finira plus tard par appeler sur ses propres mots d’ordre, en organisant parfois AG, rassemblements ou cortèges séparés demandant une « politique ambitieuse pour l’école », c’est-à-dire des amendements à la refondation et au décret sur les rythmes. à Paris, le SNUipp et l’UNSA ne peuvent pas se permettre de sortir de l’intersyndicale et des AG de grève qui demandent l’abrogation et le retrait des projets. L’UNSA refuse d’appeler à la grève nationalement ce jour. Quant à la CFDT, elle soutient ouvertement la réforme… L’unité intersyndicale parisienne semble être assez unique sur l’ensemble du territoire.

Pourtant la grève nationale du 12 février est incontestablement très réussie. Le taux de grévistes est important : plus de 60%, près de 80% à Paris et dans les Hauts-de-Seine. La manifestation se termine tout près du ministère de l’Éducation nationale où les CRS envoient des bombes lacrymo sur des enseignants atterrés d’être gazés sous un gouvernement prétendument de gauche …

JPEG - 46.4 ko
Rythm & blues

Une mobilisation très large

Pour autant la mobilisation en cours est atypique. Ce mouvement touche toute l’organisation de l’école et des familles : les enseignants, les personnels techniques, les animateurs, l’organisation des temps partiels, les disponibilités des locaux, les liens avec les autres établissements du quartier (école élémentaire et maternelle, collège…). Sur Paris, les personnels des conservatoires, des centres d’animation, des bibliothèques, les administratifs vont être à leur tour fortement touchés. On modifie les missions, on bouleverse les vies, on aggrave les conditions de travail sans consulter les personnels concernés sur les conséquences professionnelles, tant matérielles que pédagogiques et sur les conditions des salariés.

À Paris - contrairement au 92 - ce mouvement est mené plus par une intersyndicale unitaire que par les AG de grève. La question de la reconduction ne s’est pas imposée alors que le rythme des rendez-vous de mobilisations est aussi soutenu qu’en grève reconduite : réunion publique, AG de secteur, rencontre avec les parents dans les écoles, création de collectifs de parents, manifs… Les réunions publiques organisées par la mairie de Paris devaient constituer la pseudo concertation de la mairie. Elles seront surtout les moments d’opposition réelle et directe entre la mairie et les enseignants parisiens, les parents, les personnels de la ville opposés au projet municipal avec une détermination sans faille.

C’est là que le bras de fer mairie/enseignants/parents s’est joué, légitimé par les très fortes mobilisations antérieures. La mairie n’a pas d’arguments, elle ne trouve aucun militant travaillant dans l’éducation pour convaincre sur son projet ; les présents à ces réunions ne sont pas dupes et ne voient là qu’une logique d’appareil politique soutenant le projet d’un gouvernement du même bord et non pas un projet prenant en compte les demandes des personnels et des usagers. Après avoir envoyé la première adjointe de Paris, Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë a dû mouiller sa chemise pour les deux suivantes, sortant de ses gonds à plusieurs reprises, qualifiant les représentants syndicaux de suppôts de l’UMP et de honte du syndicalisme, rejoignant par le discours le mépris affiché par Bruno Julliard quelques semaines plus tôt. Face au mépris municipal, la colère des personnels est sans équivoque, les réunions deviennent des tribunes virulentes. Lors de la dernière réunion, Delanoë souffle à ses collaborateurs devant les caméras : « Il n’y aura pas de cinquième réunion, ils sont insupportables, insupportables ! »

JPEG - 46.3 ko
AG

La mobilisation continue, malgré le mépris

Pour réussir à faire passer son vague projet (augmentation de la pause méridienne puis plusieurs scenari dont nous ne savons pas à l’heure actuelle lequel sera retenu), la mairie instrumentalise les différends entre enseignants et animateurs, exerce des chantages (nombre de postes créés pour les animateurs à condition de passer en 2013), propose de récupérer l’argent prévu pour les mairies passant en 2014… Du côté des parents, les leaders parisiens de la FCPE se positionnent clairement comme un appui du parti socialiste, ne tenant pas compte des inquiétudes et des oppositions qui remontent de leurs unions locales et des associations de parents des écoles. Les conflits internes semblent se multiplier et leurs représentants sont survoltés et insultants dans leurs déclarations publiques. Quant à Delanoë, il méprise et se fâche, fait des sourires puis tance vertement les représentants syndicaux. Le bras de fer continue…

Le 28 févier, avant les vacances de la zone C, des rassemblements et débrayages ont lieu dans le 92 et le 75, en attendant une autre grève nationale pour fin mars… D’ores et déjà, l’intersyndicale parisienne appelle à la grève le 25 mars, jour où le conseil de Paris doit trancher s’il applique ou non la réforme en 2013.

La grève contre la réforme des rythmes et la loi d’orientation, pour des postes, de meilleures conditions de travail et de vie, pour une école émancipatrice et populaire se poursuit ! C’est tous ensemble, contre une politique générale de démantèlement du service public, contre le volet III de la décentralisation, contre la précarisation qu’il faut lutter, pour gagner !

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:21

In Lebiendezenfants

 

C03-24Sérieusement, qui peut croire que le fait de supprimer la journée de récupération du milieu de semaine pour les élèves et les enseignants peut avoir pour conséquence l’amélioration des résultats scolaires ?
Personne … et surtout pas nos éminents chronobiologistes, que l’on n’entend d’ailleurs plus s’exprimer sur ce sujet depuis un bon moment.

Même les enfants qui passent le mercredi au centre de loisirs se libèrent l’esprit en pensant à autre chose que les math et le français. Quant aux enseignants, se retrouver cinq jours d’affilé devant trente élèves, avec la tension nerveuse et infections virales qui en découlent, comment espérer qu’ils soient en forme pour s’occuper correctement de nos enfants.

Mon médecin est un très bon praticien, mais il a ce défaut d’être très bavard. Or il se trouve qu’il compte parmi ses patients quelqu’un d’assez haut placé dans l’Education Nationale qui s’est laissé aller à quelques confidences sur l’avenir de l’école primaire en France.
Sachant que je suis du métier, mon médecin a eu l’indélicatesse de tout me répéter.Et là, on comprend tout.
Non, nos dirigeants n’ont pas perdu leur bon sens ; simplement ils obéissent… à d’autres logiques.

En réalité, la réforme des rythmes scolaires n’est que la première étape d’un plan qui vise à la territorialisation des enseignants du primaire. En clair, cela signifie que les professeurs des écoles sont destinés à moyen terme, à être recrutés, rémunérés et éventuellement révoqués par les collectivités locales, en vertu d’un certain Acte III de Décentralisation (1).
C’est malheureusement ce qu’il fallait entendre par « refondation de l’école », terme si vague que tout un chacun pouvait, au moment des élections, y greffer tous ses espoirs s’agissant de l’école primaire.

Alors quel rapport entre l’organisation de la semaine de classe et le statut des enseignants du primaires ?
La réforme des rythmes scolaires vise uniquement à introduire la prérogative des communes dans la définition des obligations de service des professeurs des écoles, par le biais du Plan Educatif Territorial ( Article 46 ).
Une fois le doigt coincé dans l’engrenage, cette prérogative est destinée à s’accroître progressivement, jusqu’à ce que la « logique », et des « contraintes de gestion efficace » du système éducatif imposent que les enseignants du primaire passent totalement sous la tutelle des communes. En effet, comment pourra-t-on justifier que l’on conserve un statut national à un corps qui présentera autant de disparités à travers le territoire ? Déjà il est prévu que les communes pourront demander des dérogations pour remplacer le mercredi matin par le samedi matin.

Pour être convaincu de cela, il n’y a qu’à se référer au dépliant de la Ville de Paris distribué dans les écoles en novembre 2012, intitulé « L’école à Paris, qui fait quoi ? » (2), qui présente clairement l’école comme le « fait » de la municipalité ( vaste lieu de vie, de garderie, de loisirs, de culture, de restauration et aussi d’enseignement ) et faisant apparaître les enseignants et directeurs d’écoles littéralement en marge du système, comme des anomalies du fait qu’ils sont encore gérés par l’Etat.

Gageons qu’à terme, si tout se passe comme ils le prévoient, tout enseignant du primaire désirant légitimement exercer ses talents dans une école, devra faire acte de candidature auprès des services compétents des municipalités visées, avec CV et lettre de motivation, et aussi se montrer convaincant durant ses entretiens d’embauche.
Une pression incroyable s’exercera alors sur les heureux élus qui auront réussi à convaincre la majorité des membres d’un conseil d’administration, présidé par le Principal du collège référant (Article 40), et où siégeront des représentants de la commune, des parents d’élèves, et des diverses associations locales ( et même des fondations d’entreprises) avec lesquels l’enseignant sera contraint de travailler en bonne intelligence. (3)
Surtout, il faut s’attendre à ce que les collègues qui ne plairont plus, pour des raisons diverses et variées, aux électeurs de monsieur le maire, soient priés d’aller se trouver des élèves ailleurs.
Comment un enseignant pourra-t-il exercer son métier en toute quiétude s’il est tiraillé sans cesse par les intérêts divergeants des uns et des autres.

Comme vous êtes très pragmatiques, vous vous dîtes que les communes ne pourront pas financer les salaires de tous les professeurs nécessaires à l’instruction de tous leurs administrés.
Bien sûr, l’Etat subventionnera cette révolution, au début (Article 47).
Puis les aides de l’Etat diminueront à mesure que les impôts locaux augmenteront.

Mais comme, de toutes façons, le compte n’y sera pas, les effectifs des classes exploseront, les conditions d’enseignement se dégraderont comme jamais. Ainsi, les parents d’élèves devront chercher des conditions descentes d’enseignement pour leurs enfants dans le secteur privé, qui se développera de plus en plus, au détriment de l’école publique.
L’école publique est donc destinée à devenir une vaste garderie, avec des effectifs encore plus élevés qu’à l’heure actuelle, sans moyens financiers, qui accueillera les enfants des pauvres gens qui n’auront pas les moyens d’envoyer leurs enfant dans l’enseignement privé.

Cela s’appelle la privatisation progressive de l’école.

Mais c’est impossible voyons ! L’école ne peut pas être privatisée. Pas plus que le courrier, les télécommunications, le gaz, le transport ferroviaire ; pas plus que les autoroutes, le système des retraites ou l’assurance maladie. Cela n’existe nulle part et on ne trouvera jamais d’investisseurs intéressés par ces secteurs, qui seraient prêts à faire du lobbying auprès des instances européennes afin d’obtenir cela de nos Etats et ainsi, récupérer de nouveaux marchés. Impossible je vous dis !

Alors quoi ? Il s’agit simplement de savoir si les élèves et les enseignants vont revenir à l’école une demie-journée de plus ?  Comme j’aimerais que ce ne soit que cela…


(1) 
http://lebiendezenfants.clicforum.fr/t60-Elle-a-vendu-la-meche-a-la-tele-a-…
(2)  
http://lebiendezenfants.clicforum.fr/t81-Ville-de-Paris-la-propagande-est-e…
(3) 
http://lebiendezenfants.clicforum.fr/t115-Il-faut-lutter-contre-la-mise-en-…

(Article 46 ):

Article 46

L’article L. 551-1 est ainsi modifié :
 
1° Au premier alinéa, les mots : « Des activités périscolaires prolongeant le service public de l’éducation peuvent être organisées avec le concours notamment des administrations, des collectivités territoriales » sont remplacés par les mots : « Des activités périscolaires prolongeant le service public de l’éducation, et en complémentarité avec lui, peuvent être organisées dans le cadre d’un projet éducatif territorial associant notamment aux services et établissements relevant du ministre chargé de l’éducation nationale d’autres administrations, des collectivités territoriales » ;

2° Dans la première phrase du second alinéa, les mots : « Elles visent » sont remplacés par les mots : « Le projet éducatif territorial vise » et, après le mot : « pratiques » sont insérés les mots : « et activités ».



(Article 40) :
Article 40

Il est ajouté au titre préliminaire du livre IV un article L. 401-4 ainsi rédigé :

« Art. L. 401-4. – Il est institué, dans chaque secteur de recrutement d’un collège, un conseil école-collège. Celui-ci propose au conseil d’administration du collège et aux conseils des écoles de ce secteur des enseignements et des projets pédagogiques communs visant à l’acquisition par les élèves du socle commun de connaissances, de compétences et de culture prévu par l’article L. 122-1-1. La composition et les modalités de fonctionnement du conseil école-collège sont fixées par décret. »


(Article 47):
Article 47

Il est institué pour les années scolaires 2013-2014 et 2014-2015 un fonds en faveur des communes et, lorsque les dépenses de fonctionnement des écoles leur ont été transférées, des établissements publics de coopération intercommunale afin de contribuer au développement d’une offre d’activités périscolaires au bénéfice des élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques ou privées sous contrat, dont les enseignements sont répartis sur neuf demi-journées par semaine.

Les aides apportées par le fonds sont calculées en fonction du nombre d’élèves éligibles scolarisés dans la commune ou les communes membres de l’établissement de coopération intercommunale et comportent :

1° Un montant forfaitaire par élève versé aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale dont les écoles organisent les enseignements sur neuf demi-journées à la rentrée scolaire 2013-2014. Le versement de ce montant forfaitaire ne peut être renouvelé au titre de l’année 2014-2015 ;

2° Une majoration forfaitaire par élève réservée aux communes mentionnées au 1° de l’article L. 2334-18-4 et à l’article L. 2334-22-1 du code général des collectivités territoriales ainsi qu’aux communes des départements d’outre-mer bénéficiant de la quote-part de la dotation d’aménagement prévue au quatrième alinéa de l’article L. 2334-13 du même code. Pour les communes dont les écoles organisent les enseignements sur neuf demi-journées à la rentrée scolaire 2013-2014, le versement de cette majoration forfaitaire est reconduit au titre de l’année 2014-2015. Les communes dont les écoles organisent les enseignements sur neuf demi-journées à compter de la rentrée 2014 2015 bénéficient de la majoration au titre de cette année.

La gestion du fonds est confiée à l’Agence de services et de paiement, pour le compte de l’État.

Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. Il précise notamment les modalités d’attribution du fonds.



Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:00

In Europe 1

par Anne Roumanoff

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:52

 

In Mammouth déchaîné

 

La centrale syndicale semble bien tiraillée. Alors que le SNUipp national trouve finalement la refondation pas si mal (normal, il en a négocié une très grande partie - sinon plus même), ses syndicats parisiens sont toujours dans l’opposition sur les rythmes (au moins), et se sentent mal de ne pas faire grève le 28.

C’est ainsi qu’en plus du SNUipp 75, son homologue de l’Oise rejoint l’intersyndicale :

«
 A ce jour, le Ministre n’a apporté aucune réponse à la forte mobilisation des personnels le mardi 12 février (45% dans l’Oise) et à l’interpellation écrite que nous lui avons adressée. Dans bien des communes, les décisions se prennent en ce moment (avec quelquefois des revirements de situation), parfois au mépris de l’avis des conseils d’école. Le SNUipp/FSU de l’Oise, avec l’intersyndicale appelle les personnels à se mettre en grève [le 28 mars] », notamment «  pour l’abandon du décret du 24 janvier 2013 sur l’organisation de la semaine scolaire à la rentrée 2013 et sa réécriture totale ». La suite sur leur site.
Et on nous dit - de méchantes langues surement- que la FSU se réunirait bientôt pour faire un appel commun.


Habemus grevam magnam ?
 

  

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:42

  In Elle 

 

 

Réforme de l'école : NKM fait ses propositions

 

Nathalie Kosciusko-Morizet s'invite sur le terrain de Vincent Peillon. Alors que le ministre de l'Education défend cette semaine son projet de loi sur la refondation de l'école devant l'Assemblée nationale, NKM fait ses propositions. Mercredi, la chef de file du mouvement « la France droite » (qui compte 2 000 adhérents) a présenté « cinq propositions pour l'éducation » lors d'une conférence de presse. S'inspirant du projet de l'autonomie des universités mené par Valérie Pécresse, l’ancienne ministre de l’Ecologie prône l'autonomie des écoles primaires. Il faut « donner enfin leur autonomie aux établissements et équipes éducatives », a-t-elle expliqué. Une réforme qui permettrait aux directeurs de « recruter directement leurs enseignants ». La candidate UMP à la mairie de Paris s'est également prononcée en faveur d'une hausse des rémunérations des professeurs
.
NKM accuse Vincent Peillon de vouloir revenir à l'école des années 1980

 

 

La suite...

 

 


 

In Libération
Pécresse accuse Peillon d'abandonner les élèves en difficulté
DéSINTOX TV Pour l'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur, la suppression de l'aide personnalisée va financer la réforme de Vincent Peillon : deux intox pour le prix d'une.

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole