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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:19
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:05

In http://enseignants.appels.frontdegauche.fr/

 

 

L’appel

 

L’école publique est dans le collimateur des libéraux. Leurs politiques aux effets dévastateurs se traduisent immanquablement par des fermetures de classe, par le non remplacement d’enseignants, par des classes aux effectifs surchargés, par le manque de formation des professeurs…

 

Au final, c’est l’Ecole de la République, laïque et gratuite qui est attaquée dans ses missions.

Les enseignantes et les enseignants, par ce qu’ils sont les garants de l’intérêt général, parce qu’ils sont ceux qui donnent aux enfants de notre pays les clés de l’émancipation individuelle et collective, sont dans la ligne de mire de la droite. Ils subissent au quotidien l’accroissement de leur charge mais aussi l’appauvrissement de leurs missions, la précarité galopante de leur métier, les attaques contre leur statut, le manque de considération pour leur action…

 

Ça suffit comme ça !!!

 

Nous refusons la marchandisation de l’éducation. Nous refusons la suppression de la carte scolaire ainsi que l’autonomie des établissements et son école à deux vitesses. Stop aux proviseurs-managers ! Ne comptez pas sur nous pour préparer les jeunes esprits à la société libérale de la précarité, du tous consommateurs et du chacun pour soi.

 

Pour les enseignants que nous sommes, aucun doute possible : tous les élèves sont éducables !

Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités qu’elle serait incapable de corriger. Face à leur socle minimaliste et utilitariste, nous voulons imposer un haut niveau de culture commune pour toutes et tous. La démocratisation, ce ne doit plus être des mots mais des actes et une réalité. La mixité et l’émancipation sociales doivent être portées par des choix politiques clairs.

 

L’enjeu, c’est la réussite de toutes et tous. Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification. Ce n’est pas un acte individuel que chacun doit poser. C’est la mission que le pays assigne à son Ecole. Et disons-le tout net : parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, seuls des enseignants qualifiés et formés peuvent y contribuer.

 

Avec Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, avec les candidat-e-s du Front de Gauche aux législatives, nous portons un projet global de société, de transformation sociale, écologique et démocratique. L’Ecole, en tant que pilier de la République sociale, y prend toute sa place. « Eduquer, Qualifier, Emanciper », telles sont les missions de l’école laïque et républicaine pour mener à bien le changement radical nécessaire.

 

C’est avec vous que nous allons le construire. La révolution citoyenne passe par l’Ecole. Engageons-la ensemble !

 

Signer l'appel

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 18:59

In http://www.parents-enseignants25.venez.fr/

 

Le collectif PEC du Doubs a réalisé un film d'animation (durée 3min30) Rentrée 2011 : école en danger, destiné à sensibiliser sur les conséquences concrètes de la politique actuelle dans les classes.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:08

In Mammouth déchaîné

 

C03-43.jpg

La fondation ultra libérale pour un certain « progrès social » fait pression, comme toujours, et cette fois lance des chiffres sur le temps de travail des enseignants dont elle rêverait :

 

Si l’on fixait l’obligation de service des enseignants non plus à un nombre d’heures par semaine mais à 709 heures par an (= annualisation et l’équivalent de 2 heures de plus par semaine) soit à peu près la moyenne OCDE (707) et encore 50 heures de moins qu’en Allemagne, cela permettrait de faire travailler deux heures de plus par semaine (soit 70 heures de plus par an) les 483.979 professeurs du second degré public et privé. Soit en tout 33,4 millions d’heures en plus. Cette simple mesure permettrait de faire l’économie de 44.783 postes en équivalent temps plein.

 

Pendant qu’on n’y est, pourquoi que 2 heures en plus par semaine ? Pourquoi pas 4, ou 5 ? ATTENDEZ, il y a une suite :

Bien entendu, ce sont des moyennes et les agrégés par exemple seraient amenés à faire non pas deux heures de cours de plus par semaine mais cinq heures. Cela dit cette question de l’annualisation mérite d’être posée. Même en payant un peu plus les professeurs, une telle réforme permettrait de faire des économies non négligeables sur les traitements et sur les retraites de professeurs.

 

On les dit très écoutés ces gens là... qui pensent à rétablir le livret ouvrier, le travail des enfants, et à supprimer la retraite et la sécu. Le progrès en marche.

 

Et toujours plus...

 


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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 21:01

In L'Humanité

 

 

 

Cette année, la situation des professeurs débutants en maternelle et primaire s'aggrave encore, malgré toutes les dénégations du ministre de l'Education. Voilà un témoignage que Luc Chatel devrait lire pour être mieux au fait de la situation dans les établissements scolaires placés sous sa tutelle. Il s'agit de celui d'un collectif de profs stagiaires en Seine-Saint-Denis, qui décrit les aberrations auxquelles ils doivent faire face et lance un appel pour le retour d'une "vraie formation". Edifiant.

 

"Nous, Professeurs des écoles stagiaires (PES) de Seine Saint Denis souhaitons témoigner de nos conditions de rentrée et alerter les habitant-e-s du département pour l’année qui arrive. La rentrée a commencé tôt pour nous puisque nous venons d’achever nos cinq journées de formations de prérentrée. Sur les documents que nous avons signés, il était noté que celles-ci étaient facultatives. Très vite, on s’est rendu compte que cette notation signifiait pour nous que nous ne serions pas rémunérés pour ces jours. D’autres découvertes se sont ensuite succédé. En effet, sur les 400 professeur-e-s stagiaires que nous sommes, 70 se trouvent sans poste et vont devoir courir à travers le département; pour les autres, une grande partie ne connaissent pas le niveau de leur classe à cinq jours de la rentrée.

 

"Nous partons seuls sur le terrain"

Au cours de cette formation, on nous a expliqués que des cours qui auparavant duraient une trentaine d’heures sont réduits à trois heures, comme c’est le cas du module gestion de classe. On ressort de cette formation avec l’impression que, cette année, nous allons souffrir et que nous allons en plus être assez seul-e-s. A partir de maintenant, nous partons seuls sur le terrain, l’absence de formation nous empêchant de nous revoir. Les professeurs stagiaires qui n’ont pas suivi le master 2 enseignement et n’ont jamais vu la classe sont complètement perdus.

Ce ne fut pas la seule surprise de cette prérentrée! Nous avons en effet appris de la bouche de l’inspecteur académique que nous n’aurions en tout et pour tout que deux jours de formation rémunérée, le reste de la formation étant bénévole. A notre charge de nous former nous-mêmes ou alors d’aller assister aux modules de formation bénévoles prévus les mercredis ou pendant les vacances. Mais quand est-ce qu’on prépare les cours?

 

 

Quand pouvons-nous participer aux 108h administratives prévues dans nos emplois du temps? Et qu’est devenue la circulaire ministérielle du 31/03/2011? Celle-ci indique clairement que notre année de professeur des écoles stagiaire sera composée d’un tiers de temps de formation et de deux tiers de temps dans la classe. C’est le régime qu’ont eu nos collègues stagiaires de l’année passée. Les professeurs stagiaires n'étant pas formés, un "devoir" implicite de formation échoit aux collègues plus anciens qui ne sont ni habilités ni préparés, et bien entendu pas payés pour cela. Finalement, c'est une année de souffrance silencieuse qui s'annonce. Année durant laquelle l'absence de formation ne dispense pourtant pas d'un jugement et d’un contrôle permanents sur notre travail, liés à la pression de la titularisation.

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 17:37

In Une école pour Victor Hugo

cazals, justice, tribunal, mazas, ruffel, école, bastien cazals, montpellier, chatel, éducation, darcos

 

En audience au Tribunal Administratif de Montpellier, ce matin à 10h, MME le rapporteur public a présenté ses conclusions concernant les 6 recours déposés par Bastien Cazals.

Elle propose ainsi à M. le Juge de :

  • Rejeter les requêtes du plaignant concernant les retraits de salaire et le refus de promotion ;
  • D’annuler le blâme et le retrait de la fonction de directeur infligés au plaignant

Les avocats de Bastien Cazals, Maître Mazas et Maître Ruffel, dans leur plaidoirie, sont largement revenus sur les moyens soulevés par écrit, dont certains n’avaient pas été commentés par le rapporteur public, concernant les retraits de salaire.

Jugement rendu dans quelques jours.

 

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Bastien Cazals sera l’invité du journal de France 3 Sud ce soir à 19 heures.

 

Dans les medias

Jeudi 8 septembre

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:43

 

Même si les chiffres restent un secret d'Etat, de plus en plus d'enseignants se détournent de l'Education nationale, et se reconvertissent.

 

«Les conditions étaient devenues trop indignes». Après vingt-cinq années de bons et loyaux services, d'abord comme instit' puis comme professeur spécialisé pour élèves en difficultés [Rased], Sylvie1, 48 ans, a rendu son tablier. Le métier la passionnait pourtant. Mais avec la suppression programmée de milliers de postes, l'ambiance n'a fait que de se dégrader dans son réseau d'aide aux élèves de la Sarthe.

«Dans un système qui se délite, on est la proie des gens qui dysfonctionnent. Un directeur d'école faisait passer toute sa haine sur nous. On nous a clairement dit que nous allions être "supprimés". On nous harcelait, il fallait nous écraser». Désabusée, Sylvie a fini par tout lâcher. Cette année, elle fait sa rentrée non plus comme prof, mais comme étudiante dans un centre de formation pour devenir orthophoniste.

Comme Sylvie, ils seraient de plus en plus nombreux à tourner le dos à l'Education nationale. Mais le sujet est pour le moins tabou. Si le ministère admet qu'à la rentrée 2010, 66 professeurs stagiaires avaient démissionné dès le mois de novembre, soit 32% de plus que l'an passé, il se refuse à communiquer d'autres chiffres.

«Les abandonner, c'est terrible !»

«Cela devient un véritable secret d'état, estime Christophe Barbillat, secrétaire national chargé de l'emploi au Snes (Syndicat national des enseignements). On nous dit que c'est stable, mais de plus en plus de nos collègues se manifestent auprès de nous pour savoir comment démissionner».

Arrêts maladie de longue durée, mise en «disponibilité pour convenance personnelle»... Les démissions qui ne disent par leur nom ne font, elles aussi, qu'augmenter selon le syndicaliste, qui attribue le phénomène à la «dégradation croissante des conditions de travail».

Mais quitter le «mammouth» ne se fait pas sans douleur. «J'ai le sentiment d'avoir abandonné les élèves au moment où ils avaient le plus besoin de nous, témoigne Sylvie. C'est terrible !»

Elodie, elle, n'avait pas de complexe à quitter sa profession pour se lancer dans la couture. Fille d'enseignants, elle avait passé le Capes «sans réfléchir» pour devenir professeur d'histoire-géo, avant de se rendre compte que le «moule» du système éducatif ne lui convenait pas. Elle a donc décidé d'ouvrir son propre atelier de couture, pour exercer sa vraie passion, tout en continuant à enseigner à des jeunes. «J'ai retrouvé une liberté d'action totale !» se réjouit-elle à présent.

Comme beaucoup d'enseignants, elle a pourtant eu affaire à un rectorat rétif à sa démission. «On m'a dit que j'avais une attitude individualiste. Et on m'a conseillé de me mettre plutôt en disponibilité. Avec le recul, je trouve ça paternaliste, voire infantilisant».

Partir avant d'être «aigri»

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:31

In Alternatives Economiques

 

par Philippe Watrelot, président du Crap-Cahiers pédagogiques

 

Depuis plusieurs années, l'Education nationale est soumise à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Cette année encore, 17 000 recrutements sont annoncés, alors que 33 000 enseignants partiront.

Non seulement la quantité de postes mis aux concours ne cesse de diminuer, mais en plus, l'an dernier, 978 places offertes au Capes n'ont pas été pourvues. Il faut dire que le nombre de candidats était faible : 1,3 candidat pour 1 poste en moyenne. Cette année, le nombre de candidats aux concours a baissé, selon les matières, de 25 % à 40 %. Dans le même temps, à cause du baby-boom de 2000, celui des élèves augmente et 20 % des enseignants du secondaire approchent de la retraite. Le risque d'une pénurie est réel.

 

Manifestement, le métier d'enseignant n'attire plus. Son image dégradée, la faiblesse de la rémunération et l'élévation du niveau de recrutement sont plus dissuasives que la sécurité de l'emploi espérée. La récente " masterisation " a eu en effet pour résultat de réduire le " vivier ", puisqu'on décompte 300 000 étudiants de moins en master qu'en licence. Mais aussi de lancer dans le grand bain les nouveaux enseignants à temps plein et sans formation efficace.

 

Non seulement le métier n'attire plus, mais il ne retient plus non plus : au bout de cinq ans, la moitié des nouveaux enseignants a changé de profession… Comment inverser la tendance ? Par une revalorisation salariale, mais surtout par une amélioration des conditions de travail et une réelle formation. Il faut redonner à la communauté éducative une perspective et un projet motivant pour l'école. Un défi qui mérite d'être au centre de la future campagne électorale.

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:20

 

In Libé Lyon

 

nullRENTRÉE SCOLAIRE - Depuis 25 ans, Catherine Cotte et Michèle Vial, toutes deux profs d’histoire géo au lycée des Minimes à Lyon préparent leurs cours ensemble. Dans la joie et la bonne humeur. Mais cette année, le cœur n’y est pas. « C’est une rentrée morose » confient les deux enseignantes, accablées par un changement de programme qu’elles jugent « complètement à côté de la plaque ». Elles vont devoir préparer leurs élèves de 1ère S (scientifique) au bac d’histoire géo qui aura lieu en fin d’année, l’enseignement de cette matière étant devenu optionnel en terminale S. Surtout, elles s’inquiètent de l’ « abstraction thématique » du nouveau programme qu’elles ont bien du mal, en cette rentrée, à transformer en une série de cours cohérents.

 

Elles ont déjà bu des litres de café, assises autour de la table du salon couverte de manuels scolaires, de photocopies de circulaires officielles ou de consignes pédagogiques. Pourtant, elles peinent à tenir le rythme. Alors qu’on parle généralement d’une heure de préparation par heure de cours, elles en sont plutôt à deux, voire trois heures. Profs d’histoire géo depuis plus de trente ans, Catherine Cotte et Michèle Vial ont l’habitude de reprendre ou refaire ensemble leurs cours, au gré des réformes institutionnelles ou des rebonds de l’actualité. Mais cette année, leur moue dubitative semble indiquer que c’est plus difficile et bien moins stimulant que les autres années. « Tout changement de programme implique une excitation intellectuelle et un énorme boulot. Mais cette fois, c’est plus pesant car on doute. C’est la première rentrée que j’aborde sans plaisir » explique Catherine Cotte.
 

Première difficulté : l’épreuve du bac d’histoire géo est avancée en fin de classe de première scientifique, ce qui concerne près de la moitié des élèves en section générale. L’enseignement d’histoire géo en terminale S devient en effet optionnel.  Or en terminale, « les élèves abordent la philo et ont plus de maturité. Ils réagissent autrement, s’ouvrent au monde » souligne Catherine Cotte qui cite pour exemple le thème de la mémoire – lié à la seconde guerre mondiale ou à la guerre d’Algérie – qui entre en résonance avec les cours de philo de terminale.

 

Dès cette fin d’année, les élèves de 1ère S passeront donc le bac d’histoire géo. Qui plus est sur la base d’un programme entièrement repensé.

« Tout a changé. On avait encore des programmes fortement appuyés sur le cadre chronologique, maintenant c’est thématique ; tout doit être problématisé » expliquent les enseignantes.

Un exemple : le deuxième thème du programme est celui de « la guerre au 20e siècle », des guerres mondiales à la guerre froide, jusqu’aux nouvelles conflictualités. « Intellectuellement, c’est très intéressant » reconnaît Catherine Cotte, mais « comment expliquer la seconde guerre mondiale sans avoir abordé le nazisme et les totalitarismes, dont l’étude n’intervient que plus tard dans l’année ? » s’interroge l’enseignante. « Ce n’est vraiment pas pertinent de lâcher le cadre chronologique pour des jeunes qui ne maîtrisent pas ce cadre et manquent généralement de connaissances et de vocabulaire » poursuit sa collègue.

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 12:48

In Sud Ouest

 

 

Skender et Lukman ont manqué à l'appel hier. Ils se cachent avec leur mère

 

Skender, 6 ans, et son frère Lukman, 4 ans, n'ont pas fait leur rentrée, hier, à l'école Descartes de La Rochelle, où ils étaient inscrits en moyenne section de maternelle. Deux chaises vides, installées à 8 h 15 devant l'entrée de l'école, symbolisaient l'absence des petits Kosovars. Car Skender et Lukman sont originaires du Kosovo. Ils sont roms aussi, enfants d'une famille de confession musulmane qui a fui un pays où elle était victime des persécutions tant de la part des Serbes que des Albanais.

 

Vivre caché

Où sont Skender et Lukman ? Où sont leur maman, Dasurje, et leur petit frère de 2 ans ? Quelque part, dans un endroit où ils se terrent. Le 25 août, le chef de famille, Muharem Saciraj, a été expulsé en Serbie après avoir été extrait du centre de rétention de Metz. Quelques jours avant son expulsion, sa femme, enceinte, et ses trois enfants, hébergés par les sœurs de Dasurje, à Troyes, ont fui l'asile familial, se sachant traqués par les policiers.

 

Ainsi Skender et Lukman ont-ils été privés de rentrée scolaire. À l'heure où leurs copains racontaient les vacances, ils auraient eu de drôles de choses à dire, ces petits Kosovars. Certes, leurs parents, déboutés de leur demande d'asile, sont en situation administrative irrégulière, mais cela fait-il de Dasurje, enceinte de six mois, une criminelle ? Et cela a-t-il un sens de séparer cette famille ?

Pour dénoncer une situation absurde et inhumaine, le Réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle, qui multiplie les manifestations de soutien à Muharem Saciraj, organisait hier matin l'opération « chaises vides » devant l'école Descartes. Afin d'alerter les familles en ce jour de rentrée. Une pétition exigeant « le retour immédiat en France de Muharem Saciraj auprès de sa famille et sa régularisation » a été signée par plus de 100 pères et mères d'élèves.

 

« C'est injuste »

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A Saint-Amant, à Clermont-Ferrand, à Rouen, à Saint-Denis, à Roissy,... partout où des mobilisations ont eu lieu pour empêcher l'expulsion de la famille Ajeti-Hasani, nous sommes pleins de rage et de dégoût.

Ce matin cette famille kosovar a été expulsée.
Un avion privé a été affrété pour emmener 6 enfants, leur mère et la grand-mère de Rouen vers Belgrade. 2 autres adultes étaient dans un vol Air France.
Jusque dans l'aéroport, nous avons tenté d'empêcher le départ, de faire intervenir les passagers, le Commandant de bord...
La Police rétorquait cyniquement qu'annuler ce départ... ce serait séparer la famille.

Leur situation était examinée à 10h ce matin au tribunal de Rouen... qui a ordonné leur remise en liberté !
Mais l'avion avait décollé à 9h55.

Les nouvelles lois le permettent.
Comme elles ont permis l'enfermement d'enfants de 2 à 11 ans.
Comme elles interdisent à un petit village d'Auvergne de loger et scolariser une famille et des enfants qu'il avait pourtant choisi d'accueillir.
Comme elles permettent l'expulsion de roms vers un pays qui n'est pas le leur et où ils sont en danger.

Ces lois ne pourront jamais être les nôtres.

Pour les amis de la famille Ajeti-Hasani, habitants de Saint-Amant-Roche-Savine et Compagnie Jolie Môme.

Merci à tous ceux qui se sont mobilisés. 
Merci aux 1250 signataires de la pétition réunis en moins de 4 jours.
Plus que jamais il va falloir s'opposer aux expulsions, aux lois racistes et aux injustices.
Le site

pour nous écrire
courrier@cie-joliemome.org

La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

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