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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:19
http://idata.over-blog.com/3/09/96/72/vacances.gif
In Mammouth déchaîné
Vincent Peillon confirme sa volonté de raccourcir les vacances de 2 semaines car cela a "donné lieu à consensus" (source). « Vincent Peillon a confirmé mercredi à l'AFP l'ouverture en 2015 de discussions sur ce sujet, réfutant tout renoncement à aborder la question avant 2017." [...]
"Ce qui avait donné lieu à consensus autrefois - ce n'est pas ma position [dit Vincent Peillon], c'est celle des parlementaires, c'est celle du précédent ministère- c'était qu'il fallait revoir l'année, la semaine et la journée. Ils ont donné suite à la consultation sur les rythmes scolaires, une orientation, c'était cinq heures, c'était 4,5 jours, c'était 38 semaines. Que chacun soit cohérent par rapport à lui-même. Si c'est dans ce sens que tout le monde était d'accord il y a quelques années, c'est dans ce sens qu'il faut avancer."

Mais "tout le monde" est tellement "d'accord" que l'accord reste cependant bien incertain d'après Metronews qui rappelle que selon une enquête IFOP, Vincent Peillon ne pouvait en mars dernier compter que sur une courte majorité de Français favorable à une réduction des vacances d'été.

"Précisément 36% des sondés s'y sont dits "plutôt favorables" et 17% le sont "tout à fait". A l'inverse 47% des personnes interrogées ne veulent pas d'une telle réforme, dont 19% qui y sont très opposées." source

La question n'a donc pas fini de diviser et, les élèves du secondaire y étant massivement opposés, il n'est pas certain du tout qu'un raccourcissement des vacances d'été passe comme une lettre à la poste et puisse se mettre en place sans mettre au moins les lycéens dans la rue... Vincent Peillon devra se montrer très persuasif... d’autant plus que :
Pendant ce temps là , les professionnels du tourisme piaillent d'impatience source
Extrait:
VACANCES : Les professionnels du tourisme ont réclamé hier l'ouverture « le plus rapidement possible » de discussions sur les rythmes scolaires, avant 2015, date fixée par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon... « Attendre 2015 pour entamer les discussions, c'est beaucoup trop tard »
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:46

http://www.terrafemina.com/images/photos_articles/ump14.jpg

In Mammouth déchaîné

 

Selon Claude Le lièvre : "C'est le tournant pris par la convention de l'UMP sur l'Ecole qui vient de se tenir . Cette radicalisation est emblématique de l'air du temps qui domine à droite actuellement, une atmosphère des plus douteuses.[...]

Ultralibéralisme
[...]le texte du projet de l'UMP préconise le « chèque éducation » comme base du financement de l'école.

Les établissements n'auraient plus de budgets pré établis et ne disposeraient de ressources qu'en fonction du nombre d'élèves inscrits (la concurrence sans merci entre établissements étant désormais à la base du nouveau système scolaire). Ce nouveau projet de l'UMP préconise dans la foulée des "écoles à charte", c'est à dire des écoles publiques disposant d'une large autonomie pour le recrutement des élèves et les programmes, les chefs d'établissement ayant la responsabilité du recrutement des enseignants.[...]

Réactionnaire :
On se contentera de pointer à ce sujet l'une des mesures préconisées par le texte du projet de l'UMP (ou par nombre de participants à la Convention), à savoir le retour d'un examen pour l'entrée en sixième[...]"


Et évidemment toujours plus de flexibilité, tant pour les élèves que les pour les profs:

Pour les élèves, le système serait encore plus inégalitaire comme le montrent les écrits de Diane Ravitch qui s'est attachée à démonter le mythe du succès des écoles à charte; cette ex sous-ministre de l'éducation du gouvernement Bush parle en connaissance de cause puisque c'est précisément elle qui avait mis en place ce système aux USA ... le gain serait, pour les élèves, fort illusoire puisque "l’évaluation la plus complète menée à ce jour [aux USA] concernant les écoles à charte a démontré que 17% d’entre elles affichaient des résultats supérieurs à ceux des écoles publiques, 37% des résultats inférieurs à celles-ci et dans 46% des cas, les résultats scolaires des écoles à charte et des écoles publiques s’équivalaient". source

Précisons aussi qu'en ce qui concerne les enseignants, c'en serait évidemment fini du statut de 1950: avec le recrutement par les chefs d'établissement, il s'agirait de mettre en place un statut qui ressemble furieusement à celui de fonctionnaire territorial, statut où, rappelons-le, le fonctionnaire perd le bénéfice de son concours (ou doit le repasser) en cas de période de chômage ou d'inactivité de trois ans, période au bout de laquelle le fonctionnaire territorial est radié des listes d’aptitude...

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 18:16

http://prc-france.org/wp-content/uploads/2011/01/35-Heures.jpg

In Mammouth déchaîné

 

Révolution (suite) : les enseignants enfin aux 35 h ?

Ça y est, c'est maintenant officiel: alors que la plupart des enseignants ne s'en sont pas aperçu, ils ont, comme le reste du pays, bénéficié du  passage à 35 heures par semaine, même si dans leur cas les syndicats n'ont évidemment pas salué l'événement puisque cela ne s'est pas traduit par une diminution effective du temps de travail, le temps de service face aux élèves demeurant inchangé.
En effet, si les bulletins de paie mentionnaient jusqu'à l'automne 2012 un temps de travail mensuel très vague de  "plus de 120 heures" (comme pour le reste de la fonction publique) , ils indiquent maintenant de manière très précise 151,67 heures ( c'est à dire 35 [heures] x 52 [semaines] / 12 [mois] ).

Préalable nécessaire à l'annualisation du temps de travail et à la présence effective de 35 heures par semaine dans les établissements scolaires ?

Quoi qu'il en soit, une avancée sociale en appelant une autre, après la diminution virtuelle de leur temps de travail, les enseignants peuvent s'attendre maintenant à une diminution bien réelle de leurs vacances... (sans parler des diminutions du pouvoir d'achat, des retraites, et autres progrès sociaux!)...
 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:50

C03-03 

In Mammouth déchaîné

 

(bien relayées par certains syndicats qui crient victoire).

- 10 000 postes en plus dans les collèges ?
Comme le rapporte L’Express, l'annonce de la création de 10000 postes supplémentaires dans les collèges "n'en est pas une. Ces 10 000 recrutements font en effet partie de l'enveloppe de 30 000 contrats aidés pour l’Éducation nationale annoncée aux recteurs le 11 juin dernier, précise-t-on rue de Grenelle."

Faut-il rappeler aussi que ces  contrats aidés  correspondent à des missions à l'évidence pérennes de l'éducation nationale (principalement accompagnement d'enfants handicapés dans le secondaire et travail de secrétariat dans le primaire), fait qui a déjà valu aux établissements scolaires quelques condamnations devant les Prud'hommes... ?


- prime de 400 € pour les Profs des écoles ?
La création de cette prime est vraiment la moindre des choses, car dans le même temps disparaît une prime de 400 € donnée pour faire passer les évaluation en CE1 et CM2, ainsi que disparaît aussi des Heures supplémentaires et les sommes versées pour l’accompagnement éducatif. Pas sûr que les PE s’y retrouvent au final.

En tout cas, c’est moins de l’ISOE que reçoivent les profs du secondaire (2000 € par an si ils sont prof principal), ce qui fait de cette gratification indemnitaire une véritable arnarque.
Comme à leur habitude certains syndicats qui devancent l’accompagnement gouvernemental se félicitent de ladite indemnité.

C’est l#UNSAstyle.
et toujours plus...

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:41

 

À l’occasion de la remise récente au gouvernement de deux rapports sur l’Éducation nationale et sa gestion – celui de la Cour des Comptes et celui de la médiatrice de l’Éducation nationale –, certains médias en profitent pour accabler les enseignants en relayant et en amplifiant les préjugés les plus communs à leur égard, et pour livrer, plus ou moins subtilement, leurs solutions pour redresser une école publique dont ils dressent un tableau apocalyptique…

 

Le poids des maux…

Et d’abord, quoi de mieux pour appâter le lecteur qu’un titre sinon accrocheur du moins racoleur, en tout cas toujours réducteur ?

 

 

Alors même que sur le site de France Inter le résumé qui suit est (légèrement) plus nuancé : « Qu’est-ce qui énerve le plus les parents d’élèves ? C’est ce que s’est demandée la médiatrice de l’Éducation nationale. La réponse sort dans un rapport ce jeudi. En tête : les profs absents et non remplacés, la déscolarisation et certaines écoles privées. », c’est une vision très partielle donc très partiale de l’institution qui est mise en avant, et qui fait des récriminations de certains parents une vérité apparemment universelle en milieu scolaire.

Bien sûr, on trouvera toujours plus audacieux en s’informant auprès des spécialistes éducation du Figaro :

 

 

L’approche est plus franche, le verdict implacable. Nous n’avons alors plus affaire à « ces profs », fraction mal identifiée de la profession dans son ensemble, mais aux professeurs en général, congénitalement absentéistes.

Dans les deux cas, les gros titres des articles, qui visent à faire sensation plutôt qu’à informer, réduisent des rapports dépassant chacun les 150 pages à un simple slogan… Sans doute ces rapports sont-ils discutables et doivent être discutés. Mais cela rend d’autant plus nécessaire de la part des journalistes un propos argumenté, fouillé et nuancé plutôt que cette suite de poncifs, pâles substituts à des analyses tant soit peu innovantes sur la question.

 

…Le « choc » des photos

Les illustrations photographiques de ces accroches souvent caricaturales ne sont pas en reste. En effet, tandis que sur le fond, les articles pointent un absentéisme chronique de la part des enseignants, sur la forme, plusieurs photos viennent opportunément appuyer ce constat pour lui donner plus de vraisemblance encore.

Ainsi, la salle de classe est vidée de ses enseignants, par le Figaro :

 

Tandis que pour France Inter, ce sont à la fois les enseignants et les élèves (!) qui disparaissent :

 

 

Dans certains cas, c’est l’établissement lui-même qui affiche porte close… Probable symbole d’un corps enseignant démissionnaire et d’une fonction publique qui manque décidément à tous ses devoirs : faute d’enseignants (et de tout le reste du personnel qui travaille d’ordinaire dans un établissement scolaire), les élèves ne peuvent même plus pénétrer dans l’enceinte dudit établissement, comme l’illustre ce cliché du Parisien :

 

 

Les enseignants manquent régulièrement à l’appel et, partant, à leur devoir, c’est entendu. Mais c’est le « mammouth » dans son ensemble qui est visé. Et la liste des tares est longue ; fort heureusement, de vertueux journalistes sont là pour nous les rappeler.

 

L’enseignant, (trop) souvent absent, est un être manifestement fainéant ; comment comprendre sinon son hostilité présumée à la prise en compte de son « temps de travail réel » sur laquelle plusieurs journalistes s’attardent. L’article du Figaro daté du 22 mai est à cet égard riche d’enseignements : le titre choisi (« Les Sages pour le temps de travail réel des enseignants ») laisse entendre d’abord qu’il y aurait un temps de travail fictif qui s’y oppose et auquel les enseignants – ces planqués ! – sont très attachés. La suite n’est pas moins lourde de sous-entendus :

« Comment imaginer qu’on puisse piloter une organisation sans connaître le temps réel de travail de ses participants ? C’est pourtant la situation dans laquelle se trouve l’Éducation nationale. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes publié mercredi, « il n’existe pas de suivi fiable du temps de travail total des enseignants ». Les chiffres proviennent d’enquêtes déclaratives. Ainsi, les professeurs du second degré public déclarent travailler en moyenne 21 heures par semaine en plus de leurs heures de cours. Et cela afin de préparer les cours, de corriger les copies ou de nouer des liens avec les parents. Mais nul ne sait si ces réponses des enseignants sont exactes. Et intuitivement, les parents devinent que les temps de préparation peuvent être très différents selon les professeurs. »

À chacun, alors d’en tirer intuitivement la conclusion qui s’impose : il faut (re)mettre les enseignants au travail. Et les plus grands experts sont appelés en renfort par l’auteur de l’article. Ainsi, Michel Didier, président de COE-Rexecode, organisation proche du patronat, « porte un diagnostic sans concession sur l’ensemble de la fonction publique. ‘Le temps de travail réel des fonctionnaires n’est pas évalué. Il y a des dérives, certains cumulant les absences. La productivité est faible.’ » Dérives, absences, faible productivité. Heureusement que certains osent dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas…

 

Autre éminent spécialiste, « Jean-Hervé Lorenzi, professeur à l’université Paris-Dauphine, estime lui aussi qu’il faut réorganiser le secteur public, en posant notamment la question du temps de travail. ‘Il faut réformer au cas par cas. Le problème des universités - un temps de vacances trop long, avec une fermeture trois mois par an - n’est pas celui de l’hôpital.’ » Chacun l’aura compris, les enseignants cultivent au moins autant la paresse que leurs élèves.

 

Même Libération, dont on aimerait penser qu’il n’épouse pas les positions des économistes néolibéraux et autres têtes pensantes du Medef, estime – un peu plus subtilement, c’est vrai – que le temps de travail est effectivement en cause : si les enseignants de primaire et maternelle sont en grève, c’est d’abord et avant tout parce qu’ils sont réticents à travailler plus (4 jours et demi plutôt que 4).

 

 

Comme nous l’avions souligné dans « La grève incompréhensible et injustifiée des instituteurs parisiens », pour Libé, pétri de tous les poncifs sur l’Éducation nationale, il s’avère en effet difficile d’expliquer quoi que ce soit à partir d’une vision si simpliste de la réforme en cours et des réserves que certains enseignants peuvent nourrir à son égard.

 

Il est d’autant plus difficile à nos journalistes d’accepter la paresse supposée des enseignants qu’ils coûtent cher, très cher à la nation, comme en témoigne la photo légendée ci-dessous, tout en nuances :

 

 

Ceux qui croyaient le mammouth disparu depuis longtemps en sont pour leurs frais : l’Éducation nationale est un poids, voire un fardeau, que chacun doit supporter. Quant à imaginer que ce puisse également être un service (public), nécessaire à la formation du citoyen et au pays tout entier, il n’y a qu’un pas que les journalistes osent rarement franchir. Car ce mammouth que d’aucuns ressuscitent se caractérise surtout par sa lenteur et ses pesanteurs.

 

Certains clichés ont la vie dure et le plus simple pour disqualifier le monde enseignant reste de le taxer de corporatisme ou d’archaïsme, c’est selon, sans démonstration aucune mais avec la garantie que le cliché parlera au plus grand nombre.

 

Aussi, Fabrice Rousselot, pour Libération [1], ne recule devant aucune simplification lorsque, concédant que ce sera « seulement au prix d’un vaste réinvestissement dans l’éducation en France que l’on pourra retrouver des profs plus apaisés. », il déclare, presque menaçant : «  Mais, attention, cette refondation ne doit souffrir d’aucun tabou et inclure évidemment la réforme des rythmes scolaires. Aux nouveaux profs de faire aussi ce pari sur l’avenir, pour enfin réinventer leur métier et faire face à ses défis sociaux, économiques et technologiques. En prenant soin d’éviter des réflexes corporatistes trop souvent tournés vers le passé . »

 

Sans que l’on sache vraiment à quel tabou il peut bien faire allusion, l’éditorialiste se fait en tout cas l’écho des fantasmes les plus éculés sur les enseignants, par définition réfractaires aux réformes et s’accrochant désespérément à des pratiques d’un autre temps. Même « Avenir », titre de son éditorial, apparemment tourné vers des lendemains qui pourraient chanter, est en réalité une exhortation à peine voilée à rompre avec de vieux schémas dont les enseignants ont, selon lui, bien du mal à se défaire, comme l’explicite le propos reproduit ci-dessus. Que n’est-il pas aussi vigoureux dans sa volonté d’éviter certains réflexes journalistiques ?

 

En définitive, le seul hommage que les journalistes veulent bien rendre au corps enseignant consiste à souligner, comme dans Le Figaro du 14 mai, « Comment les profs font réussir leurs enfants ».

 

La légende de l’illustration de l’article interpelle : « De l’école primaire au lycée, les enfants d’enseignants sont les premiers de la classe. Ils passent devant tout le monde , y compris les enfants de cadres. » « Ils passent devant tout le monde » : formule subtile mêlant données objectives et sous-entendus.

 

Certes, les enseignants ne font sans doute pas tout leur possible pour la réussite des enfants en général (absences à répétition, temps de travail aléatoire, incapacité d’innover, etc.) mais pour les leurs, ils ne comptent pas leurs heures ! L’hommage n’en est donc pas un : il pointe au contraire un égoïsme qui vient s’ajouter à la longue liste de leurs tares. Et la journaliste d’enfoncer le clou pour achever de démontrer leur duplicité : « Exigeants et connaisseurs du système (…) Ce sont les plus grands bénéficiaires du système scolaire ».

Dès lors, compte tenu de l’état déplorable de l’institution scolaire et des manquements de ceux censés l’incarner, seules des « mesures choc » peuvent redresser la situation.

 

Dégraisser le mammouth pour engraisser le privé

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:24

In Café Pédagogique

 

 

La réforme des retraites pourrait toucher tous les fonctionnaires. Mais le nouveau mode de calcul serait particulièrement négatif pour C03-23les enseignants.

 

Le rapport de la Commission sur l'avenir des régimes de retraite devrait être remis à la mi juin. Il pourrait recommander un nouveau mode de calcul des pensions des fonctionnaires sur les 10 dernières années d'exercice au lieu des 6 derniers mois mais en intégrant les primes dans le calcul. Cela aboutirait, pour les fonctionnaires, à une baisse importante des pensions.

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:18

 

 

C03-18« Premier » syndicat du primaire, le SNUipp entre en congrès prochainement ( à Saint-Malo) et différents courants et tendances commencent à tirailler.

L’inquiétude monte.

Les tensions vont au delà des traditionnelles oppositions de courants et s’affichent désormais aux conseils nationaux du SNuipp, parfois au sein même de la tendance majoritaire Unité et Action (UA), dans laquelle des prises de positions assez radicales circulent.

Il faut dire que les positions de l’actuelle direction ont eu de quoi secouer : les positions au CSE ou le syndicat est finalement favorable aux réformes, discours ambigus, positionnement sur la grève du 12 février...
A tel point que des sections entières du courant majoritaire (UA) ont décidé d’intervenir auprès de leur propre direction, que des syndicats locaux entiers ne se retrouvent plus dans la pensée officielle du boulevard Blanqui (siège du SNuipp) voire pactisent avec les diables (CGT-SUD, comme à Paris, contre les rythmes).

L’inquiétude est grande de voir naître « un syndicalisme qui négocierait « dans les marges », », certains reprochent de ne plus être dans la revendication, mais dans la politique d’accompagement et ainsi d’être en rupture totale avec la base. En fait cela fait un certain temps que la ligne jaune a été franchie.

Pire, il en va de la démocratie interne pour certains : les mandats de congrès ne sont pas repris par la direction du syndicat. De même les militants UA ont eu la surprise de découvrir que l'échange de postes contre des projets dans le cadre de la mise en place du « plus de maîtres que de classes » ou de la scolarisation des enfants de moins de trois ans était considérée par le syndicat comme une avancée. Adieu les critères d’attribution et la transparence... tout comme la prise en compte de l’avis de la base syndicale pour élaborer le positionnement syndical.

L’inquiétude est d’autant plus forte que se profilent des questions importantes sur lesquelles la direction entretien le plus grand flou et n’active ni ne relaie les questions dans sa presse : écoles du socle, le conseil commun d'école et de collège, l'arrivée progressive des « projets éducatifs de territoire », la multiplication des postes à profil, ...

 

 

 

 et toujours plus..

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 18:00

In Acrimed

 

Le JT 20 heures de France 2 du 4 juin 2013 (que l’on peut voir ici consacre deux minutes (de 14’15 à 16’23) au rapport de la commission chargée d’examiner plusieurs hypothèses sur la nouvelle réforme des retraites. Deux minutes d’informations tronquées et faussées.

 

 

« L’actualité en France, c’est d’abord, je vous le disais, les premières pistes de la réforme des retraites. La commission chargée d’établir un rapport vient de rendre ses conclusions. Elle évoque de nombreuses possibilités : revenir sur les avantages fiscaux des retraités, augmenter, soit l’âge de départ, soit la durée de cotisation, augmenter aussi les charges patronales, bref, il y en a pour tout le monde. Mais ce qui retient le plus l’attention c’est ce qui concerne l’harmonisation des régimes. La commission suggère de modifier les règles de calcul pour les fonctionnaires. »

« Ce qui retient l’attention ». Mais de qui au juste et pourquoi ? Peu importe : l’attention est focalisée sur la sempiternelle « question » des régimes de retraite des fonctionnaires. Et en quoi est-elle de nature à justifier que le JT s’y intéresse tout particulièrement – plutôt qu’à celle des cotisations patronales, par exemple ? David Pujadas s’abstiendra d’en dire plus, mais le reportage qui suit, réalisé par « Margaux Manière, Didier Dahan, avec notre bureau à Poitiers », permettra peut-être d’y voir plus clair…

 

 

Sur fond d’images de fonctionnaires au travail, la journaliste commente, ou plutôt pronostique : « Instituteurs, infirmiers ou encore employés de mairie, leur pension de retraite pourrait baisser. Aujourd’hui le mode de calcul des retraites du public est plus favorable que celui des salariés du privé ; la commission Moreau qui rendra son rapport au gouvernement la semaine prochaine propose de rapprocher les deux systèmes. Une piste qui fait bondir les fonctionnaires... »

Manifestement, la journaliste considère qu’il est inutile de préciser que par « rapprocher les deux systèmes », il ne faut pas entendre aligner les retraites du privé sur celles, dont le mode de calcul serait plus avantageux, du public… Cela va de soi !

La suite du reportage, sans doute censée illustrer à quel point l’idée fait « bondir les fonctionnaires  », propose l’interview d’une femme…

 

 

Au téléspectateur de deviner non seulement qui elle est – ni le commentaire, ni aucune incrustation ne l’indiquent – mais aussi quelle question lui est posée – laquelle a été coupée au montage. Et si cette femme, qui est probablement fonctionnaire, retraitée ou non, ne semble pas « bondir », elle est effectivement opposée – quelle surprise – à une baisse éventuelle de sa (future ?) pension : « C’est perdre nos acquis, quelque part, parce que si nous, c’était calculé sur les 6 derniers mois… Il y a beaucoup de prise d’échelon en fin de carrière. C’est quand même plus intéressant.  »

Avec l’infographie qui suit, que redouble le commentaire, la journaliste choisit de présenter les conséquences d’une telle réforme pour « un fonctionnaire » virtuel qui s’avère quelque peu atypique…

 

 

« Aujourd’hui, les pensions sont calculées sur les derniers mois de la vie professionnelle. Ainsi un fonctionnaire qui gagne en fin de carrière 4000 euros par mois, touche aujourd’hui 3000 euros de retraite. Mais si la piste évoquée par le rapport était suivie, une période plus longue serait prise en compte, par exemple les 10 dernières années. Et sur cette période, le fonctionnaire n’a pas gagné 4000 euros en moyenne mais seulement 3500. Résultat sa retraite ne s’élèverait plus qu’à 2625 euros, 11 % de moins qu’aujourd’hui. »

On reste perplexe devant cette simulation : en 2009, selon l’INSEE, le revenu moyen des fonctionnaires était d’un peu moins de 2400 euros… Alors qui sont ces fonctionnaires qui finissent leurs carrières à 4000 euros par mois ? Existent-ils ? Combien sont-ils ? De quoi parle-t-on ? Salaire net ou salaire brut ? Celui ou celle qui aurait voulu suggérer que les fonctionnaires sont des nantis ne s’y serait pas pris autrement…

Le reportage enchaîne avec quelques mots d’Éric Aubin, présenté comme le responsable chargé des retraites à la CGT. Là encore, on ne sait quelle question lui a été posée…

 

 

« C’est une mesure pour rien. Qui avait fait l’objet d’un débat en 2010 avec Éric Woerth qui avait, à l’époque, abandonné cette mesure parce qu’elle ne sert à rien et elle va crisper, effectivement, les salariés notamment du public. » Des propos si brefs et allusifs, qu’on ne pourra en retenir que son opposition à la mesure. Il aurait par exemple pu être intéressant de savoir pourquoi ce bon connaisseur du dossier affirme à deux reprises que ce serait « une mesure pour rien »... Mais ce n’est pas dans le JT France 2 que le téléspectateur l’apprendra.

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:51

In Médiapart

 

 

Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des enseignants est « un bréviaire grossier des idées libérales », dénonce Francis Daspe, responsable de l'éducation au Parti de Gauche. En préconisant austérité et « meilleure gestion » des ressources existantes, ce rapport pourrait aider le gouvernement à justifier l'abandon d'une promesse : le recrutement de 60 000 enseignants au cours du quinquennat, s'inquiète-t-il.

 


 

Dans la nuit qui suivit la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, le roi fut réveillé d’urgence pour être informé de cet événement fondateur. A la nouvelle ainsi portée à sa connaissance, Louis XVI émit l’hypothèse d’une révolte pour qualifier l’action populaire. « Non, sire, c’est une révolution ! », lui fut-il rétorqué. La lecture du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des enseignants rendu public mercredi 22 mai nous inspire une réflexion identique. Le commentaire le plus pertinent que nous pourrions adresser au président de la Cour des comptes, Didier Migaud, serait du même tonneau. « Un rapport ? Non, Monsieur le président, c’est un bréviaire ! »

 

C’est qu’en effet ce rapport recense la quasi-totalité des vieilles lunes libérales qui ont déstabilisé l’institution scolaire depuis plusieurs décennies. Elles avaient connu une accélération prodigieuse au cours des deux derniers quinquennats de la droite décomplexée. Nous nous étions (beaucoup) efforcés de vouloir croire, avec l’alternance, à une inversion de la tendance. Il n’en est malheureusement rien, ou alors si peu. Les politiques menées sont loin d’être en rupture avec leurs devancières : trop de continuités ont été d’ores et déjà dénoncées par les acteurs du système éducatif.

 

Les préconisations de ce rapport de la Cour des comptes, qui, rappelons-le, ne constitue pas un texte gouvernemental, coïncident en réalité grandement avec nombre de renoncements politiques et d’aveuglements idéologiques charpentant depuis une année l’action du ministre Vincent Peillon et le projet de loi d’orientation présenté au Parlement. L’examen un tant soit peu attentif du texte permet d’en prendre pleinement la mesure.

Il est suggéré d’en finir avec la gestion nationale des enseignants et de démanteler les cadres nationaux de l’école, via notamment le recrutement académique des enseignants du secondaire et l’adaptation des programmes à l’environnement local. La correspondance avec la volonté de territorialiser l’école, comme en témoignent la déclinaison de l’acte III de la décentralisation et le décret sur les rythmes scolaires, est à cet égard édifiante.

 

L’annualisation des obligations de services des enseignants, la redéfinition de leurs missions dans le sens d’une extension au mépris de leur formation et la polyvalence disciplinaire ne constituent rien moins qu’une attaque à peine voilée contre les statuts des personnels, pourtant boucliers de l’intérêt général.

 

L’autonomie des établissements est poussée extrêmement loin : les emplois du temps, la répartition des horaires entre disciplines et une partie des rémunérations des enseignants seraient décidées localement et non plus par des cadrages nationaux garants d’une certaine égalité territoriale, même imparfaite. C’est ouvrir de fait la boîte de Pandore d’une gestion managériale et d’une contractualisation des moyens attribués aux établissements sur la seule base d’une concurrence féroce que l’on voudrait présenter comme « libre et non faussée ».

 

L’allègement du nombre de cours dans les collèges défavorisés traduit en fin de compte le triomphe de la logique du socle commun, minimaliste et utilitariste, redoutable levier pour une école à deux vitesses se contentant de vouloir acheter une bien illusoire paix sociale dans des territoires demandant au contraire une volonté farouche de lutte contre les inégalités sociales.

 

La recommandation d’échanges de professeurs entre l’école élémentaire et le collège s’inscrit dans le cadre du dispositif Eclair (écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) mis en place par la droite et que le nouveau ministre socialiste n’a pas abrogé. Le critère de « l’engagement » pour rémunérer différemment les enseignants fait irrésistiblement penser au salaire au mérite que voulaient instituer de manière compulsive les ministres de droite.

 

Pour justifier cette potion amère, la Cour des comptes reprend à son compte l’antienne des déclinistes de tout poil mettant toute leur énergie à dénigrer le système éducatif français pour mieux le démanteler en le transformant en entreprise, à force de gestion managériale et de privatisations rampantes. Ne dit-on pas que qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ?

 

Le dénominateur commun à toutes ces « suggestions impératives » est l’austérité. C’est ainsi que les conditions pour l’abandon d’une des rares promesses volontaristes faites lors de la campagne présidentielle sont offertes sur un plateau au gouvernement : le recrutement de 60 000 enseignants au cours du quinquennat. Il est claironné sur tous les tons qu’il ne s’agit pas d’une question de moyens humains supplémentaires, mais d’une meilleure gestion des ressources existantes, c’est-à-dire qu’il s’agit de s’accommoder de la pénurie créée par la droite. Autrement dit, faire mieux avec moins. Ce rapport ne vise rien moins qu’à justifier une capitulation programmée au milieu de gué en ce qui concerne ces recrutements absolument nécessaires.

 

Un rapport de ce type répond toujours à une commande. Concernant celui-ci, on aurait tendance à dire qu’il a été commandité. La nature du contrat semble claire : abattre encore davantage l’école de la République pourtant mise à mal. Le commanditaire ? Les forces coalisées de l’oligarchie communiant dans le mythe de la « seule politique possible », avec en figure de proue le Medef.

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 10:36

In C'est Classe

 

 

Février 2013 076

 

A l'heure des bilans,  petit dialogue imaginaire lors d'un conseil de classe autour du cas de l'élève Peillon .

Ca commence par des soupirs autour de la table.

- «Voilà un élève qui était prometteur, lance le professeur principal. 

- Il était bien parti, confirme son voisin, malheureusement très vite, il a perdu le rythme.

- Ah ! Je m'excuse ! mais c'est l'un de mes meilleurs éléments, proteste la prof de philo.

- Je veux bien reconnaître qu'il est bon à l'oral, surtout dans le registre abstrait, mais dès que l'on passe aux exercices écrits, c'est autre chose. Et je ne parle pas des travaux pratiques où là, il est franchement à la peine, intervient  le prof de physique-chimie.

- Mais pourquoi ces résultats en baisse ? Manque de confiance en lui ? demande le proviseur.

- Je pencherais plutôt pour un surcroît de confiance,  une forme de désinvolture qui lui fait croire que c'est gagné d'avance, répond le prof principal.

- Pour ce qui est de mon domaine, la morale laïque, je le trouve passionné et même habité par le sujet, intervient la prof qui assure cette nouvelle matière -  la prof d'histoire  dans ce lycée.

- En plus, il connaît une foule de citations et il les utilise à bon escient, ajoute la prof de philo, décidément une fan de l'élève Peillon.

- Si je regarde les notes, on est tout de même loin de ce que l'on pouvait attendre, insiste le proviseur qui veut faire avancer le débat.

- C'est d'autant plus regrettable qu'il ne manque pas de moyens. Et qu' il est très aidé.

- Il ne se serait pas un peu dispersé ? suggère le proviseur. 

- Pour moi, c'est surtout un élève qui manque de méthode. Il connaît son sujet, il a une bonne capacité d'analyse, mais il se laisse très vite dépasser.

- Et puis, il a du mal à travailler en groupe, regrette la prof de physique-chimie, il faudrait qu'il apprenne, on ne sait pas tout mieux que le s autres ...

- Il a aussi du mal à reconnaître ses torts et a tendance à les rejeter sur les autres, ajoute le prof principal, sinon, il est poli, un élève plutôt agréable.»

Le proviseur, qui voit le temps filer et la pile de dossiers qui ne diminue pas, tente d'accélérer le train.

 

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