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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:55

In Café Pédagogique

 

 

Par mégarde le Café s'est trompé de catégorie le 16 novembre en publiant une simulation d'avancement de carrière entre le modèle actuel d'avancement et celui prévu par le décret projeté. Voici, recalculé, pour les PE et certifiés, la durée des avancements comparativement entre ces modèles exprimés en années .

 

Depuis des années, l’avancement des enseignants se déroule selon des rythmes différents : à l’ancienneté, au choix ou au grand choix. Nombre de syndicats déplorent depuis longtemps ces inégalités de traitement, qui au cours d’une carrière peuvent représenter des sommes considérables. Le projet de nouveau déroulement de carrière écrase les écarts entre les progressions les plus rapides et les progressions les plus lentes, mais en alignant les plus favorisés vers la situation la moins favorable.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:19

 

In Quelle école pour demain ?

 

 

La campagne présidentielle est donc commencée, avec ses batailles de chiffres et ses stratégies de communication... etc.

 

Nous n’allons pas ici en analyser tous les événements, nous n’en avons pas les moyens, et cela ne cadrerait d’ailleurs pas vraiment avec le thème du site.

 

Mais signalons cependant un article de Rue 89, qui permet de revenir sur des contre-annonces pour le moins fantaisistes :

Quand M. Hollande inscrit dans son programme l’ouverture de 65 000 postes d’enseignants, il surprend son propre parti.

Bien sûr, le parti actuellement au pouvoir pousse les hauts cris, traitant le candidat du PS d’irresponsabilité et d’irréalisme.

Pour mieux décrédibiliser ce projet (des postes d’enseignants, a-t-on idée ?), des coûts effrayants sont affichés : 7,5 milliards d’euros, 100 milliards à terme.

7,5 milliards ? Pour cinq ans...

100 milliards ? Bigre ! Il est vrai que ce chiffre intègre gaillardement la rémunération des professeurs pendant quarante ans puis leur pension de retraite pendant vingt ans. Curieuse manière de calculer...

 

Par an...

 

L’institut Montaigne affiche cette estimation plus facile à utiliser :
- 1,9 milliard d’euros de coût annuel quand les 65 000 postes auront été recréés. Ces calculs s’appuient sur des chiffres de Bercy.

Sur cinq ans.

Le calcul sur cinq ans n’est pas très pertinent, mais reprenons-le tout de même :
- première année : 12 000 postes
- > 1 900 millions x 12 000) /65 000 = 350 millions

- deuxième année : 24 000 postes
- >700 millions

- troisième année : 36 000 postes
- >1 050 millions = 1,05 milliard

- quatrième année : 48 000 postes
- >1 400 millions = 1,4 milliard

- quatrième année : 60 000 postes
- >1 750 millions = 1,75 milliard

total : 5,25 milliards

 

Le chiffre de l’UMP pose deux problèmes :

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 07:34

In Café Pédagogique

 

Dans ce domaine comme dans d'autres, le ministère vise-t-il avant tout les économies ? La question peut être posée en reconstituant le déroulé des carrières tel que le prévoit le projet de décret . Sur ce graphique l'axe de gauche correspond aux années.

 

A l'ancienneté, dans le système actuel il faut 12,5 ans pour atteindre le 8ème échelon. Il en faudra 15 avec le nouveau. Au grand choix, une carrière théorique dure 16 ans et 9 mois aujourd'hui. Elle nécessiterait 25 ans avec la nouvelle évaluation. C'est une énorme masse salariale d'économie potentielle et un coup d'arrêt à l'augmentation de la masse salariale par l'effet GVT.

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 17:13

N'Autre école n° 30, Famille et école (+ dossier pédagogie institutionnelle), automne 2011, 56 p., 4 € (disponible en version Pdf à 2 €).

Longtemps l’école a été, à tort ou à raison, synonyme de progrès individuel ou collectif. Aujourd’hui on lit que les suicides d’enfants s’accroissent dans les pays où l’école est synonyme de pression. Une pression qui ne produit pas que des drames, mais aussi du mal-être ordinaire, de l’anomie ou de l’absentéisme.

 

Les familles sont, comme les personnels, à la fois victimes et acteurs de ce stress permanent : on pousse les enfants mais sans savoir les aider, on leur dit de travailler encore et encore, sans pourquoi ni comment. Pour les familles populaires s’ajoute la honte : on ne sait pas expliquer, on n’y comprend rien, on aimerait bien que nos enfants fassent mieux que nous mais eux ne veulent pas. On n’est pas présentable dans la société des bacs +.

Comment en sortir alors que l’on sait que le mal est ailleurs, dans la compétition forcenée et dans l’espoir vain d’une promotion par l’école, dans la structure sociale, dans le mépris de l’humain ?

 

En évitant, pour les enseignants, d’externaliser le travail scolaire (les fameux « devoirs ») et de juger « ces familles-là » : la frontière n’est pas entre elles et nous.

 

En créant des rencontres dignes avec ces familles (les mères, 9 fois sur 10), qui savent éviter et le déni et la soumission. En se battant avec elles pour le maintien d’une classe ou pour un encadrement humain acceptable.

Pour peu qu’on les incite, pour peu qu’on les invite au lieu de les convoquer, on peut être en alliance.

Ce numéro, qui additionne à son habitude éclairages variés voire contradictoires et signes d’inventivité, se situe dans cette démarche concrète et ambitieuse.

Révolutionnaire ?

 

 

Le numéro est à découvrir sur le site

Commandes et abonnements en ligne : ici

 

SOMMAIRE :

  • Parents de la Goutte d’Or

  • Devoirs au noir

  • Le Sou des écoles laïques

  • L’école et les pauvres, une histoire de famille

  • Le Marché du soutien scolaire

  • Lycée de quartier à Grenoble

  • Base élèves et fichage social

  • Absentéisme, vers le contrôle permanent ?

  • L’instruction, une affaire de famille ?

  • SOS éducation ?

  • Entretien Alain Serres et les éditions Rue du Monde

  • Pédagogie sociale. Alliance commune parents/professionnels

  • Le Kit collégien

  • Une expérience d'école franco-danoise

  • Un outil à l’essai

  • Reconstruire avec et dans la famille

  •  

  •  

  • À la rencontre d’une école du troisième type

  • La Pédagogie institutionnelle

  • Notes de lecture

  • et d’autres articles en ligne...

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:42

 

In Sauvons l'Université

 

 

Pour lire cet article sur le site de Mediapart.

 

La convention UMP l’a révélé mardi dernier. L’autonomie des établissements scolaires est le pilier de son programme pour l’école en 2012. Cette autonomie est déjà expérimentée depuis deux ans au travers du dispositif Eclair (Ecoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) généralisé dans les zones d’éducation prioritaire. « Je suis fier qu’il y ait 300 collèges (les Eclair) où il y a une autonomie de recrutement, où les chefs d’établissement ont choisi leur équipe pédagogique. Quelque part, c’est révolutionnaire ! Il faudra aller plus loin », s’est ainsi enflammé Luc Chatel, affirmant que le management mis en place dans ces établissements était bien l’aiguillon de sa politique. Un modèle à suivre d’urgence.

 

L’an passé, le programme avait quelque peu balbutié. La mesure phare, le recrutement par le chef d’établissement, a notamment eu du mal à se mettre en place compte tenu des délais impartis. Issu des états généraux de la sécurité à l’école, le dispositif semblait faire la part belle à la question du climat scolaire et au traitement de la violence. Depuis, sans être abandonnée, la question est un peu passée à l’arrière-plan au profit d’un net recentrage sur le management. Si l’éducation prioritaire marche mal, c’est désormais à cause d’une organisation peu efficace.

 

Depuis septembre, le dispositif Eclair est ainsi entré dans une nouvelle phase puisqu’il a été étendu à 300 collèges, et ce avant même qu’un premier bilan ne soit tiré de ces premières expérimentations. Plus encore qu’un énième dispositif sur l’éducation prioritaire, c’est véritablement le laboratoire de nouvelles politiques de gestion des ressources humaines dans l’éducation. Une politique tout droit issue du nouveau management public, comme l’ont analysé dans un ouvrage collectif Thomas Lamarche et Evelyne Rognon, Manager ou servir (édition Syllepses, 2011). « A la base du nouveau management public il y a l’idée qu’il faut rationaliser une dépense publique dont on ne sait pas très bien ce qu’elle produit. Il y a une volonté d’objectivation, de déterminer des outils, des méthodes pour permettre la comparabilité… Mais aussi, dans l’éducation, mieux contrôler une profession qui, historiquement, s’est toujours autorégulée », explique le sociologue Thomas Lamarche.

 

« Bonapartisme scolaire »

Au centre de cette nouvelle organisation que l’UMP a donc érigée en modèle, le chef d’établissement. Il devient le pivot de la nouvelle organisation. Parce qu’il peut, selonle Vademecum Eclair produit par le ministère, s’entourer d’une équipe « stable et motivée » qu’il aura pris soin de recruter lui-même, il devient un véritable patron. Le rôle du conseil d’administration a été singulièrement revu à la baisse pour lui laisser les mains plus libres. Le dispositif entraîne donc une petite révolution culturelle pour ces principaux et proviseurs appelés pour la première fois à rédiger des fiches de postes, conduire des entretiens d’embauche, mais aussi avec les enseignants, mener des entretiens d’évaluation. Comme dans le privé, ils disposent aussi d’une enveloppe pour rémunérer, au mérite, les profs référents ou les “préfets des études” qui ont donné satisfaction.

 

Pour l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, « on retrouve bien là l’obsession du chef de ce gouvernement qui pense que la solution se trouve dans le management par un chef et surtout pas par un collectif. Une forme de bonapartisme scolaire en somme », s’amuse-t-il. « L’idée que le principal va recruter lui-même cela plaît beaucoup aux parents. Comme ça, se disent-ils, il aura vraiment les équipes à sa botte », affirme Emmanuel Deniaud, enseignant à Toulouse et représentant CGT.

 

Certains chefs d’établissement du réseau Eclair ont pris leur mission très à cœur. Trop parfois. Au collège Lenain de Tillemont de Montreuil, une grève suivie par 80% du personnel a ainsi éclaté jeudi dernier pour dénoncer « l’autoritarisme de la principale », un climat dégradé, voire un véritable « harcèlement ».

Leur autonomie tant vantée n’est d’ailleurs souvent qu’un leurre. Première déconvenue, à la rentrée, les postes ouverts au recrutement n’ont guère suscité l’enthousiasme et beaucoup sont restés vacants. Peu d’enseignants sont en réalité candidats à travailler dans ces établissements difficiles pour une prime mensuelle de 98 euros. Alors que les candidats devaient s’engager pour une durée de cinq ans, le Conseil d’Etat a retoqué la mesure le 14 octobre dernier, estimant qu’elle contrevenait au statut des enseignants. En guise d’équipe « stable et motivée », les chefs d’établissement ont dû souvent faire appel à des contractuels dont certains ont fait défection au bout de quinze jours. Par ailleurs, la modification de leur statut avec des contrats par objectif les soumet eux aussi à une pression qui les éloigne souvent de leur véritable métier.

 

Pour le sociologue Thomas Lamarche, « les chefs d’établissement sont en réalité jugés sur leurs capacités procédurales. Ils doivent faire du reporting, penser prévention des risques, bien répondre aux directives ». Et s’aperçoivent alors, croulant sous la paperasse des nouveaux indicateurs et autres tableaux de bord, qu’ils ne sont que les maillons d’une nouvelle bureaucratie. «  Cela a paralysé les équipes. Notre proviseur a peur de son ombre, confirme une enseignante. Nous avions un projet pour revaloriser les filières L et ES, trop souvent boudées par les élèves. Il s’agissait de présenter, deux heures tous les quinze jours et en fonction de la demande des élèves, les débouchés possibles au sortir de ces filières… Notre proviseur n’a pas su où ranger ce module donc, à la rentrée, le projet n’a pas été retenu sans autre explication. »

 

Les contremaîtres de l’Education nationale

Autre clé de voûte du dispositif que l’UMP tient pour l’étalon des réformes à venir : le renforcement du contrôle à tous les niveaux. Avec une idée simple, il faut mettre au pas une profession encore trop autonome. Pour cela, de nouveaux postes ont été spécialement “profilés”.

 

Enseignants référents, coordinateur inter-degré, préfets des études : avec les meilleures intentions pédagogiques du monde, ils conjuguent de façon surprenante leurs missions de coordination pédagogique avec celles de contrôle et d’évaluation des enseignants. Ils sont d’ailleurs, avec toute l’ambiguïté qui en découle, intégrés à l’équipe de direction. « Le principal a eu le plus grand mal à trouver des candidats pour être préfet des études. Il n’y a aucune décharge horaire et vis-à-vis des collègues, la position est très inconfortable », raconte une prof de Seine-Saint-Denis.

 

“Préfets des études” : derrière cette appellation qui fleure bon la caporalisation –le terme est en réalité emprunté à l’enseignement des Jésuites–, les missions sont très larges et par conséquent très floues. Sorte de super CPE (conseiller principal d’éducation), assistante sociale, professeur principal, relais de la police à l’occasion, leur rôle est souvent très mal perçu. « Quelle est leur légitimité pour participer à la notation de leurs collègues ? » s’interroge un prof parisien. Ironiquement, certains les appellent les “contremaîtres” de l’Education nationale. « Ils jouent un rôle de surveillance et de pression en salle des professeurs, raconte Emmanuel Deniaud de la CGT éduc’action de Toulouse rattaché au collège Eclair Bellefontaine. « Un conflit assez violent a par exemple opposé l’an dernier les collègues du collège Bellefontaine aux préfets des études qui souhaitaient continuer à participer aux heures d’information syndicale auxquelles ils avaient en effet le droit d’assister en tant que salariés, mais pour lesquelles leur position dans l’équipe de direction rendait toute discussion libre difficile pour les autres collègues. »

 

« On fait de la gesticulation »

 

La suite..

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:34

 

In Nouvel Observateur

 

Les députés ont voté dans la nuit de mardi à mercredi l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires lors d'un arrêt maladie, dans le cadre de l'examen du budget 2012.

 

Le gouvernement, à la recherche d'économies et voulant ralentir la progression des arrêts maladie, avait annoncé mardi son arbitrage en la matière: une quatrième journée pour les salariés du privé et, grande première, une journée pour les fonctionnaires.

 

"C'est un changement vraiment majeur nous le faisons dans un souci de pure équité", a expliqué la ministre du Budget, Valérie Pécresse, qui a qualifié ce changement de "petite révolution".

La mesure représente une économie de 120 millions d'euros, a-t-elle également indiqué.

 

"Croquignol"

Alors que la mesure avait été officialisée dans la journée, le député PS Christian Eckert a fustigé une décision qui aura "l'effet inverse" de l'équité entre public et privé au nom de laquelle le gouvernement l'a présentée, du fait qu'une grande partie des entreprises du privé couvrent le délai.

Sur la forme "c'est croquignol", a-t-il ajouté. "A une heure et demi du matin les masques tombent", a-t-il lancé. "Vous n'avez rien négocié avec les organisations syndicales!", s'est-il emporté.

L'amendement du gouvernement s'applique aux "fonctionnaires, militaires et à l'ensemble des agents non titulaires de droit public", selon le texte. Il a été voté par 51 voix contre 16.

L'amendement du député UMP Dominique Tian, qui allait plus loin et a reçu le soutien de députés du Nouveau Centre comme Philippe Vigier ou Charles de Courson, a été retoqué. Il visait à instaurer "le même délai de carence" en cas d'arrêt maladie pour les fonctionnaires et pour les salariés du privé.

 

Offensive contre la "fraude sociale"

 

La suite...

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:30

In Snuipp

 

Le gouvernement propose d’instaurer un jour de carence dans le public et un 4e jour de carence dans le privé en cas d’arrêt maladie. Une mesure inacceptable qui aura pour effet de tirer le pouvoir d’achat vers le bas et de ralentir encore plus la croissance.

 

Le ministre du Travail Xavier Bertrand souhaite instaurer une journée de carence pour les salariés du public et une 4ème journée de carence pour ceux du privé en cas d’arrêt maladie. Cette mesure est présentée comme une contribution à l’effort collectif pour la réduction des déficits de la sécurité sociale. Dans le privé, dans la majorité des cas, les salariés bénéficient d’une convention collective ou d’un système de protection sociale palliant ce manque à gagner. « Si vous avez un effort supplémentaire demandé aux salariés du privé, il y aura un effort supplémentaire demandé aux salariés du public », a expliqué le ministre, oubliant que, pour ce qui concerne les fonctionnaires, c’est l’Etat employeur (ou la collectivité locale), et non la sécurité sociale, qui compensait le manque à gagner et versait l’intégralité du salaire.

Les droits de tous les salariés tirés vers le bas

Selon le ministre du travail, cette mesure pourrait entrer en application sans délai. « Le gouvernement poursuit dans sa volonté de faire payer la crise aux salariés du privé comme du public, sous prétexte de chasse aux économies », a dénoncé la FSU. Selon la fédération, « au nom d’une soi-disant équité, il tire les droits de tous les salariés vers le bas en proposant d’allonger encore les jours de carence dans le privé et d’en instaurer une journée dans le public. C’est inacceptable. Ce n’est pas de créer un délai de carence dans le public mais de supprimer celui du privé qui serait équitable ! ». Une mesure d’autant plus inacceptable qu’encore une fois, elle va tirer le pouvoir d’achat des salariés vers le bas, ce qui a pour conséquence de freiner davantage la croissance alors que c’est au contraire d’une relance de la croissance dont notre pays a besoin pour sortir de la crise.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 11:13

eval1

In Café Pédagogique

 

 

La proposition UMP de notation des enseignants par les chefs d'établissement et au mérite sera-t-elle appliquée avant les élections ? Nous publions deux documents de travail du ministère de l'éducation nationale, un projet de décret et un projet d'arrêté, que nous nous sommes procurés. Ils donnent à penser que les textes sont prêts.  Ces textes se situent dans la démarche menée par Josette Théophile, DGRH du ministère, depuis l'annonce l'année dernière d'une réforme de l'évaluation.

 

Le projet d'arrêté confie au chef d'établissement dans le secondaire et à l'inspecteur au primaire l'entretien d'évaluation effectué tous les trois ans sur les enseignants. Il porte notamment sur la progression des élèves.   Les compétences évaluées sont "sa capacité à faire progresser chaque élève ; les compétences dans sa discipline ou ses domaines d’apprentissage;  sa pratique professionnelle dans l’action collective de l’école ou de l’établissement, en lien avec les parents d’élève et les partenaires...; la qualité du cadre de travail afin qu’il soit propice aux apprentissages et au partage des valeurs de la République, notamment le respect mutuel et l’égalité entre tous les élèves". Au terme de l'entretien, un compte-rendu est rédigé par le chef d'établissement ou l'inspecteur, complété "des dispositifs permettant d'évaluer le positionnement de l'agent", puis transmis à la hiérarchie.

 

 Le projet de décret modifie les grilles d'avancement. "Les cadences d’avancement existantes (au grand choix, au choix, à l’ancienneté) sont remplacées par un rythme unique. L’avancement accéléré est organisé par l’attribution aux agents de mois de réductions d’ancienneté. Cette allocation est modulée en fonction des résultats de l’évaluation". Ainsi, pour les certifiés, "La répartition des réductions d’ancienneté s’effectue sur une base annuelle de deux cent cinquante mois pour cent agents du corps et dans la limite de : « 1° cinq mois de réductions d’ancienneté pour 30% de l’effectif du corps ;« 2° deux mois de réductions d’ancienneté pour 50% de l’effectif du corps". Une nouvelle grille d'avancement est mise en place. Une démarche identique est instituée pour chaque corps.

 

 En février 2011, Josette Théophile, directrice générale des ressources humaines, avait surpris les syndicats en lançant le principe d'entretiens professionnels (ou entretiens de carrière) à 2 et 20 ans d'exercice du métier. Le 8 février elle nous déclarait : "on en a bien sûr parlé avec les organisations syndicales. Tout le monde est d'accord pour dire que le métier d'enseignant a évolué et que l'évaluation actuelle ne reflète qu'une partie des tâches qu'effectuent les enseignants, celles qui ont lieu en classe. Et cet effet est renforcé par la notation administrative qui a un impact très mécanique. Le ministre veut changer cela". Elle nous annonçait "plusieurs scénarios" pour la rentrée 2011, étant posé qu'il y a "une forte convergence pour dire que la notation doit intégrer un entretien d'appréciation et pour prendre comme guide le référentiel des compétences des enseignants élaboré en 2006. Il y a aussi accord sur l'idée qu'il faut un regard croisé et pas celui du seul chef d'établissement ou de l'IPR".

 

 Depuis les propositions UMP pour les présidentielles demandaient que "les enseignants ne (subissent plus) une évaluation purement quantitative, qui ne vise qu’à vérifier leur bon respect du programme national et leur aptitude à le finir dans les temps. (L'évaluation) devrait s’appuyer sur une dimension qualitative, qui mesurerait leur capacité à faire progresser les élèves". Le projet UMP prévoit aussi une évaluation par des responsables disciplinaires dans chaque établissement.

 

 En 2010, Luc Chatel nous avait confié : "Je souhaite vraiment être à la hauteur du gestionnaire des ressources humaines que je dois être". Ces propositions ministérielles pourraient susciter de l'émoi dans les établissements.

 

Le projet de décret  format pdf

 

 

 
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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 08:36
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Evaluation des enseignants : les projets de décrets sont sortis.

Ils mettent en place les nouvelles modalités de la réduction d’ancienneté pour passer à l’échelon supérieur. Et bien plus aussi... un nouveau management du personnel.

Voici le projet de décret et al notice d’explication qui ont été donnés par le ministère aux organisations syndicales :
:

notation

Une première analyse :

Le ministère préparait cette réforme depuis des années. Les projets de décret et d’arrêté réformant l’évaluation des enseignants sont désormais en circulation depuis le 14 novembre. Ils remplacent à compter de la rentrée 2012 les dispositifs actuels par une modalité unique: un entretien d’évaluation tous les trois ans par le supérieur hiérarchique direct (le chef d’établissement dans le 2nd degré, l’IEN dans le 1er degré).
On passe à l’ère du management sur le modèle de l’entreprise.

Cet entretien reposera tout d’abord sur une auto-évaluation, selon des grilles fournies par l’administration. Comme les expérimentations ont déjà permis de le constater, ce processus est particulièrement pervers : on doit soi-même s’évaluer... à travers les yeux de la hiérarchie et ses critères désormais purement comptables.

Fin des grilles d’avancement

Les plus « méritants » (entendre, « les plus dociles ») seront gratifiés d’un ou plusieurs mois de réduction par rapport à l’ancienneté moyenne pour accéder à l’échelon supérieur, tandis que d’autres seront pénalisé-e-s par des majorations. Ainsi le supérieur hiérarchique aura un pouvoir personnel accru.
Exit les grilles d’avancement, qui certes n’étaient pas satisfaisantes, mais s’appliquaient partout. A commencé l’ère de la gestion individualisée des carrières.

L’évaluation devant remplacer la notation, que va-t-on évaluer ?

Le décret d’application de la loi « de modernisation de la Fonction Publique » le précise : en premier lieu « Les résultats professionnels obtenus par le Fonctionnaire » ; cela se traduit dans le projet d’arrêté sur l’évaluation des enseignant-s de la manière suivante : il s’agira en premier lieu d’évaluer la capacité de l’enseignant « à faire progresser chaque élève ».
L’enseignant sera donc jugé sur les résultats de ses élèves, à la « validation des compétences », aux évaluations en primaire, aux examens dans le secondaire, aux taux de passages et redoublements... Chacun sera comptable personnellement de ces résultats, devra produire du chiffre.

Sans oublier qu’un référentiel de compétences pour les enseignants a été créé il y a peu. Tout est dans tout, et réciproquement...

 

Et toujours plus...



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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:49

In Rue89


La lecture de la presse économique repose parfois. Dans la valse des chiffres que les différents états-majors des partis politiques se balancent, sans crainte de compter n'importe quoi, Les Echos et l'Institut Montaigne (think tank libéral) lancent ce lundi et pour six mois le chiffrage des programmes pour 2012.

Henri Gibier, directeur de la rédaction aux Echos, explique :

« [Ce travail sera réalisé ] avec l'aide de hauts fonctionnaires de Bercy dont c'est le métier de chiffrer les projets gouvernementaux, représentant les sensibilités politiques diverses mais sans attaches partisanes. »

« Course à la dépense » et « rien que ça »

On a beaucoup parlé de la proposition de François Hollande de créer 65 000 postes dans l'Education nationale. Martine Aubry, durant la campagne de la primaire, s'est montrée dubitative, et la droite a raillé l'initiative :

« Les propositions de François Hollande sont irresponsables et irréalistes », avait immédiatement réagi le ministre de l'Education Luc Chatel, critiquant les « vieilles recettes de la fuite en avant budgétaire ».

La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, avait déclaré que « la primaire socialiste virait chaque jour un peu plus à la course à la dépense ».

On a moins évoqué une proposition de Nicolas Sarkozy, datant de septembre, lorsqu'il avait visité le centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne : 80 000 places de prison pour 2017, soit 30 000 places nouvelles. « Quand Sarkozy dit qu'il veut 30 000 places de prison en plus, il veut en augmenter le nombre de 50%, rien que ça », tweete l'avocat Maître Eolas.

1,9 milliard pour les profs, 3,69 milliards pour les prisons

La suite... 

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