Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 18:32

In Rased en lutte

 

 

 

Rappel des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’école maternelle

 

2004 (B.O. spécial n°10 du 30 septembre 2004 Chapitre III – Dispositions particulières aux enfants d’âge préscolaire Article D. 113-1)

« En l’absence d’école ou de classe maternelle, les enfants de cinq ans dont les parents demandent la scolarisation sont admis à l’école élémentaire dans une section enfantine afin de leur permettre d’entrer dans le cycle des apprentissages fondamentaux prévu à l’article 3 du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l’organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires. »

L’absence localement d’écoles maternelles est entérinée. Le principe de l’entrée à l’école à 5 ans par dépit est acté.

 

En 2005 dans le cadre de l’article 86 de la loi de décentralisation, des expérimentations sont désormais possibles.

Certaines collectivités locales sautent sur l’occasion pour ouvrir des jardins d’enfants en concurrence des écoles maternelles, c’est le cas en Mayenne dont le conseil général est dirigé par l’UMP Jean Arthuis ou à Argenteuil qui venait de basculer à droite. Depuis des élus locaux ont revu leur position et l’expérimentation Mayennaise tourne au fiasco.

 

En 2007, la loi d’orientation reconnaît inscrit le droit à la scolarité obligatoire dès l’âge de 5 ans.

Ce qui est présenté  comme une avancée par le gouvernement est en fait une escroquerie qui rend plus floue l’admission des élèves avant 5 ans.

 

Septembre 2008, X.Darcos dérape devant la commission des finances du sénat.

La possibilité de transférer l’accueil des 2/3ans sur les structures pré-scolaires revient en force.

 

Encore une fois, derrière ces projets, apparaît une double logique :

- Une logique de réductions des dépenses publiques, de dégradation des conditions de travail et de salaire.

 

L’Etat et en particulier l’Éducation Nationale voit dans la disparition des petites et moyennes sections la possibilité de réduire le nombre de fonctionnaires.

 

Le transfert de charge sur les collectivités territoriales induit par la création de ces jardins d’éveils est aussi une aubaine pour l’Etat. En revanche, c’est une catastrophe pour les communes ou les conseils généraux d’autant qu’ils ne sont pas tous armés de la même manière pour faire face à la demande. Peut-on comparer les moyens du conseil général des Hauts-de-Seine à celui du Tarn ?

 

Le coût d’une année dans un jardin d’éveil est évalué à 13500 euros par la cour des comptes quand il est 4500 euros seulement en école maternelle. Alors pour assumer cette charge certaines collectivités locales s’engouffrent dans la brèche ouverte par le chômage de masse et la précarité. Ainsi la mairie de Marignane qui a décidé de se lancer dans l’expérience des jardins d’éveils, recrute-t’elle des personnels  de la petite enfance dans leur grande majorité sur des temps incomplets. Quand on connait les grilles de salaires de ces agents, on a de quoi s’interroger sur leurs conditions d’existence.

 

Mais le plus inquiétant c’est que dans la plus grande indifférence, les gesticulations de Nadine Morano portent leurs fruits. Des collectifs comme « Pas de bébés à la consigne » ont tenté d’alerter et de mobiliser l’opinion publique en 2010 mais sans grand succès. Les statuts des personnels de la petite enfance ont été revus à la baisse : réduction du temps de formation, élévation du taux d’encadrement des assistantes maternelles et des crèches. Le terrain est dégagé pour récupérer les enfants qui ne pourraient pas être scolarisés faute de places. La direction des Politiques Familiales et Sociales est explicite à ce sujet. Le 29 septembre, une lettre circulaire s’adresse aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demandant de mettre en œuvre : «  les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », (les jardins d’éveil), « solution nouvelle (et payante) proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » ! Certes le texte indique « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle », mais voici ce qu’il dit également: «  ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : «  cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ».Et pour ceux qui douteraient de la volonté de les mettre en concurrence avec l’école voici ce qu’on peut y lire : «  l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».

 

Dans le même temps, le contexte de suppression de postes est très défavorable à l’école maternelle qui sert de variable d’ajustement aux situations les plus tendues. Certains inspecteurs d’académies ont beau s’en défendre et déployer des trésors de démagogie et de cynisme, la maternelle est en péril. Les conditions d’accueil se dégradent et frisent l’indécence. On ne peut pas prétendre à un enseignement de qualité en maternelle quand les effectifs de certaines classes dépassent allègrement les trente élèves. L’existence, dans les inspections d’académies, de cellules dévolues à la maternelle est, au mieux un cache-misère, au pire un cabinet d’audit sur la gestion des ressources humaines.

 

Or les très décriées (souvent à juste titre) études PISA montre néanmoins l’importance de l’école maternelle en matière de réductions des inégalités scolaires. Là aussi l’entreprise idéologique fait son ouvrage et discrédite l’école maternelle en tant que véritable lieu d’apprentissages.

- Un enjeu de société : la place des femmes et leur autonomie

Ensuite, on peut affirmer sans détour que l’assouplissement des conditions d’accueil de la petite enfance va immanquablement peser sur le travail des femmes : la rigidité des a priori, les conditions d’emploi des femmes déjà fortement dégradées par rapport aux hommes (salaires/statuts) ne vont pas s’en trouver améliorer. Les statistiques sont formelles et montrent de manière récurrente que dans un foyer si l’un des deux parents doit mettre en suspens ou abandonner sa carrière, il s’agit trop souvent des femmes dont l’absence de salaire pèsera d’autant moins dans le budget familial qu’il est souvent inférieur à celui de son conjoint.

Enfin, la problématique des jardins d’éveil se lie à la casse des services publics et de ses conséquences sous un angle inattendu mais pourtant redoutable.

En  effet ce sont dans les services publics que la présence des femmes est le plus important .Or ce double mouvement de tarissement de l’école maternelle, de privatisation des structures d’accueil combiné avec le démantèlement du secteur public portera  atteinte à la condition féminine. La lutte à engager doit aussi l’être sur ce terrain  car c’est véritablement un choix de société qui est en train de nous être imposé.

13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:13

In Snuipp

 

L’Ageem s’est vue privée par le ministère de l’éducation nationale des moyens mis à disposition pour son fonctionnement. Pour Lucile Barberis, présidente de l’association, cette décision s’inscrit dans une mise en difficultés plus générale de l’école maternelle.

 

L’association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (Ageem) vient d’apprendre que le ministère n’avait pas reconduit cette année les cinq postes et demi qu’il lui accordait pour son fonctionnement. Si le cabinet du ministre « convient bien que l’Ageem apporte des éléments de réflexion, produit des documents de qualité qui vont dans le sens de la réflexion du ministre, ce n’est pas pour autant que la qualité reconnue du travail (…) se convertit en moyens. » regrette Lucile Barberis, présidente de l’association. Cette décision, qui s’inscrit dans le cadre plus général d’une réduction sévère des moyens mis à la disposition des mouvements pédagogiques et d’éducation populaire, met l’Ageem en difficulté. Une situation « d’autant plus gênante que l’on voit de part et d’autre que des éléments, mis en réseau, affectent l’avenir de l’école maternelle. » s’inquiète-t-elle.

 

Réservoir de postes

Elle considère par ailleurs que « l’école maternelle est en danger » et précise ne pas « parler uniquement des petites sections mais de l’école maternelle toute entière ». « Nous sommes un réservoir de postes important puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire. Donc un ministère à la recherche de postes [y] trouvera des moyens ». Un point de vue qui prend un relief tout particulier au regard des cartes scolaires qui se préparent partout en France...

 

- Le site de l’Ageem

6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:14

In Café Pédagogique

L'école maternelle est-elle en danger ? La suppression des moyens accordés à l'Ageem(Association générale des enseignants des école maternelles (AGEEM) n'est pas un signe encourageant. L'Ageem s'interroge sur la scolarisation rampante d'une école qui a développé un équilibre subtil permettant la socialisation des tout petits. Pour Lucile Barberis, présidente de l'Ageem, "trop d'école tue l'école".


L'Ageem a-t-elle perdu le soutien ministériel dont l'association disposait ?


Il n'y a plus de soutien du tout. Nous avons obtenu, à titre exceptionnel, un courrier du ministère nous recommandant aux inspecteurs d'académie. Cela permet à l'association de continuer à vivre avec un temps complet et deux mi-temps. Nous n'avons pas de subvention ministérielle. Dans cette situation nous avons stabilisé le fonctionnement de l'association et nous espérons pour l'année prochaine une subvention du ministère. Mais nous n'avons aucune garantie de l'obtenir.


Pourtant vous aviez signé un protocole avec Xavier Darcos et l'Ageem avait été reconnue comme un interlocuteur.


Pour nous il est clair que cette déclaration commune n'a plus lieu d'être. Le ministère reconnaît notre travail sur le lire - écrire ou sur l'aide personnalisée. Il considère que nous apportons des pistes complémentaires  aux orientations du ministère. Nous allons d'ailleurs être prochainement auditionnés sur l'avenir des maternelles. Le ministère nous reconnaît mais ne nous accorde pas de moyens.


Dans quelle mesure la crise de l'Ageem révèle-t-elle une crise de la maternelle ?


On assiste bien à une érosion lente de l'école maternelle. On voit la scolarisation à 2 ans disparaître. Et maintenant on s'attaque à la scolarisation à 3 ans. C'est le cas par exemple à Marseille où l'inspecteur d'académie invite à inscrire les enfants ayant 3 ans révolus au début de l'année scolaire. L'école maternelle est devenue une variable d'ajustement pour l'administration, une réserve importante de postes où elle va puiser à la prochaine rentrée. Pourtant on s'est rendu compte, au congrès des maires de France, à quel point ils sont attachés à leur école maternelle et peu intéressés par les "jardins d'accueil". Visiblement le gouvernement préfère répondre à la demande d'accueil plutôt qu'a l'objectif de scolarisation.


A la fin de l'année scolaire vous allez tenir votre colloque annuel sur le thème du corps. Pourquoi ce thème ?


"A l'école maternelle c'est le corps d'abord". C'est la formule que nous avons choisie pour ce colloque. C'est une proposition d'une équipe d'école. Mais cela rappelle que les apprentissages ne se font pas que par la tête. Ils passent aussi dans la pratique du corps, sa place. Or il y a une forte tendance actuellement à transférer à l'école maternelle les pratiques de l'école élémentaire. Ainsi on passe directement à la photocopie sans donner la possibilité aux enfants de manipuler , de s'appuyer sur le sensoriel. On fait vivre les enfants dans des contraintes de groupes, parfois de petits groupes, mais de moins en moins souvent on laisse l'enfant avancer à son rythme. On préfère la même activité pour tous. Finalement cette surenchère méconnait la maternelle. Dans ces conditions comment accueillir les différences ? Que va-t-on faire avec les enfants différents ? On peut dire qu'au final trop d'école tue l'école.


Pourtant l'Ecole dans son ensemble a bien du mal à avoir des pratiques différenciées. Peut-être aurait-elle à apprendre de la maternelle ?


La loi d'orientation avait créé un cycle à cheval sur la maternelle (la grande section) et l'école élémentaire (le CP) pour que les pratiques de l'école maternelle contaminent l'élémentaire. Finalement c'est l'inverse qui se fait.


Comment expliquez-vous cela ?


D'abord par la méconnaissance flagrante du développement du petit enfant. La plupart des inspecteurs ne connaissent pas la maternelle et sont plus tournés vers l'élémentaire. Or ce sont des rouages puissants. Leur interprétation des textes va parfois contre les textes eux-mêmes.


Lucile Barberis

présidente de l'Ageem

9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:10

In Libération

badge-mater.jpg

 

Les élèves préscolarisés ont de meilleurs résultats.

 

 

Le 3 juillet 2008, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education nationale, avait eu une saillie mémorable devant le Sénat à propos des enseignants de maternelle : «Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ?» Si l’on regarde les résultats de Pisa 2009, la réponse est «oui». Cela vaut la peine d’investir dans la formation de ces enseignants car, selon l’OCDE, leurs élèves vont mieux réussir plus tard que s’ils n’étaient pas allés en école maternelle.

 

Dans les 34 pays de l’OCDE, 72% des élèves de 15 ans interrogés pour Pisa ont déclaré avoir été préscolarisés plus d’un an, c’est-à-dire être allés à l’école avant l’âge de la scolarité obligatoire - en France, au Japon ou aux Etats-Unis, ce taux dépasse les 98%. Dans tous ces pays, l’OCDE a constaté que ces élèves réussissaient mieux que ceux qui ne sont jamais allés en maternelle. En moyenne, ils les devancent de 33 à 54 points dans les exercices sur la maîtrise de l’écrit. En France, tout comme en Israël et en Belgique, l’avantage apporté par la maternelle atteint même 100 points. En fait, la polémique porte aujourd’hui davantage sur la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, en chute libre ces dernières années, et qui, selon ses partisans, était essentiel à la réussite des enfants les plus défavorisés. Mais l’OCDE n’a pas poussé son enquête jusque-là.

17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 09:22

17-11-2010-09-42-15.jpg

 

Les dessous des jardins d'éveil ! (1)

 

Les syndicats d'enseignants, les associations de parents d'élèves et les associations familiales laïques sont inquiets.
C'est l'école maternelle publique, accessible à tous les enfants qui est menacée dans son existence même par la création des jardins d'éveil.
Pour ce gouvernement, le plus rétrograde depuis l'avènement de la 5ème république, il s'agit de rentabiliser l'éducation nationale, en effectuant des transferts de charges vers les collectivités territoriales et en soutenant le développement de l'enseignement confessionnel, concurrentiel.


Les transferts de charges

 

 

Depuis 2007, c'est le service public qui subit l'attaque frontale du gouvernement avec:
– des suppressions massives de postes de fonctionnaires et notamment d'enseignants;
des discours qui ne sont pas des abus de langage comme celui de Xavier Darcos qui lorsqu'il était titulaire du poste de ministre de l'Education Nationale a déclaré qu'on n'avait pas besoin d'avoir des enseignants BAC +4 pour torcher les élèves.


L'objectif du président de la République consiste à ne faire intervenir l'Etat qu'à partir du début de l'enseignement obligatoire, c'est à dire de l'âge de 6 ans.


Comme l'explique très clairement le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales laïques) :
 « L’Etat se recentre sur ses missions premières et la RGPP (révision générale des politiques publiques) est là pour y veiller. « L’enseignement précoce ne peut être considéré comme une obligation du service public éducatif » (dixit DARCOS). Le transfert de charges se fera exclusivement au détriment des collectivités locales, de la CAF locale et des parents qui seront également contributeurs. Autrement dit, on passe d’un système gratuit pour les familles à un système payant ! D’où l’offre des jardins d’éveil pour pallier à la difficulté de la garde des enfants avant 5 ans. »


Les Caisses d'Allocations Familiales départementales sont invitées expressément à faire la promotion des jardins d'éveil...
Autrement dit, il faut absolument trouver dans chaque département des collectivités territoriales acceptant d'entrer dans l'expérimentation.


La lettre circulaire de la CNAF du 29 septembre 2010 est explicite en apportant des réponses aux questions que poseraient des porteurs de projets  :
« Q. : Quand les inscriptions vont-elles être clôturées ? S'il n'y a pas de date et que la clôture se fait lorsque les 8 000 places seront créées, aurons-nous une information au fil de l'eau afin de ne pas faire monter des projets s'il n'y a plus de financement ?
R. : L’expérimentation porte sur les quatre années de la convention d’objectif et de gestion (Cog). Les Caf seront informées au fil de l’eau des résultats de l’expérimentation. Le jury national examine les dossiers au fur et à mesure de leur arrivée. . »


Les premiers seront les servis, quant aux autres tant pis pour eux...Soyez les premiers !

Durant la COG (Convention d'Objectifs et de Gestion) signée entre l'Etat et la Caisse nationale des allocation familiales, c'est à dire durant encore deux ans  et deux mois(Plan 2009-2012)la branche famille contribuera à raison de 3200 € par place la première année sur un coût de fonctionnement évalué à 8000 € par place  et 4540€ à partir de la deuxième année, déduction faite des participations familiales constatées
Les collectivités territoriales règleront la différence en déduisant l'aide de la CAF et la participation obligatoire des parents.
Pour les années suivantes, rien  n'est prévu...


Les Municipalités porteuses éventuelles d'un projet ne se précipitent pas au portillon. On les comprend bien.
Aujourd'hui l'école maternelle est gratuite, demain ces jardins d'éveil seront supportés par les familles

REVENU MENSUEL COUT MENSUEL POUR LA FAMILLE (Après crédit d’impôt)3
1 SMIC (1 060 euros) 42,5 euros
3 SMIC (3 179 euros) 127 euros

Le soutien à peine déguisé aux écoles privées

Comme l'a dévoilé Guy Georges dans son livre“La bataille de la laïcité
1944- 2004 en reproduisant le témoignage de Vandermeersch, jésuite et secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique témoigne "En ce début d'été 1969, les bases d'un accord sont esquissées. Les laïques accepteraient l'aide de l'Etat aux établissements sous contrat; en contrepartie, le nombre d'établissements bénéficiaires serait gelé au niveau où il est...."


Il s'agissait là d'un marché de dupes.
L'église catholique ne veut pas se contenter d'une scolarisation limitée à 20% des enfants scolarisés, elle souhaite aller au-delà et l'existence des jardins d'éveil lui offre une opportunité inespérée.
Comme l'explique le CNAFAL
« La concession faite à l’enseignement catholique par l’offre d’une convention sur les jardins d’éveil doit faire l’objet d’une double lecture :
Dans la lignée de la démonstration effectuée par E. KHALDI dans son ouvrage « Main basse sur l’école publique », il s’agit bien de favoriser une logique libérale et de conforter l’enseignement catholique car un enfant qui démarrera en jardin d’éveil catholique aura tendance à « poursuivre le cursus »….du moins, c’est l’espoir entretenu avec la pression sous-jacente d’autoriser les collectivités locales à financer l’investissement (débat récurrent entretenu par la droite). Le risque n’est pas non plus anodin de jardin d’éveil de confession israélite, musulmane, etc...»


Jean-François CHALOT

1- Ces questions ainsi que toutes concernant les enjeux de l'accueil éducatif seront traités dans le cadre du colloque organisé par Familles laïques à Vaux le Pénil le 20 novembre 2010


Des contributions fort intéressantes et diverses sont sur le site http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/

5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:54

In Pasde0deconduite

Communiqué de presse du 4/11/2010
Le collectif Pasde0deconduite apprend que, dans le cadre d’un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis au président de la République, M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la justice, préconise à nouveau un "repérage précoce" des troubles du comportement chez l’enfant, indiquant que cette "vulnérabilité pourrait être repérée chez les petits entre 2 et 3 ans", en faisant référence à un projet d’avis du Conseil économique et social de février 2010 favorable à "un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants et adolescents".
 

Dans le cadre de la politique sécuritaire remise en selle l’été dernier par le président de la République, la préconisation du dépistage des enfants turbulents dès la crèche, au prétexte de prévenir la délinquance, revient sur le devant de la scène. Ceci alors même que les liens entre des difficultés de comportement des jeunes enfants et une évolution vers la délinquance ont été invalidés par les sociétés savantes concernées et les professionnels et les citoyens impliqués dans le champ de l’enfance. Le Comité consultatif national d’éthique a dénoncé catégoriquement un tel amalgame dans son avis n° 95 rendu le 11 janvier 2007.

 

Le collectif Pasde0deconduite, appuyé par 200 000 signataires, a obtenu en 2006 le retrait de cette disposition d’un projet de loi sur la prévention de la délinquance.

 

Le collectif Pasde0deconduite demande solennellement au président de la République et au gouvernement d’abandonner définitivement cet amalgame entre les difficultés psychologiques durant l’enfance et la prédiction d’un avenir délinquant, ceci pour trois raisons :

 


- cet amalgame ne repose sur aucune preuve scientifique,
- cet amalgame constitue une véritable dérapage idéologique,
- cet amalgame est enfin fortement pathogène pour les enfants et leur famille.

 

Le collectif Pasde0deconduite, fort de ses signataires et des organisations qui le composent, engage les autorités à raison garder et à ne pas prendre les bébés et les enfants en otage d’une entreprise politicienne. Le collectif Pasde0deconduite appelle les familles et les citoyens, les professionnels de l’enfance, de la santé, de l’éducation, de l’accueil et du social, appelle aussi les scientifiques de toutes les disciplines concernées à porter cette même exigence.

 

Lire le chat accordé par Sylviane Giampino à Libération.fr

3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:36

 

In L'Express

 

Dans un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis mercredi à Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Bockel met l'accent sur la responsabilisation des parents et revient sur l'idée controversée d'un repérage des troubles du comportement dès 2-3 ans.

 

 A l'issue d'une mission de trois mois, le secrétaire d'Etat à la Justice fait au total une quinzaine de propositions dans ce rapport qui devait être remis au chef de l'Etat dans l'après-midi.

 

 

Il souligne que le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a plus que doublé en une vingtaine d'années (+118% entre 1990 et 2009).

 

Le phénomène des bandes s'est "modifié et amplifié", avec notamment le développement des bandes de filles qui semblent "mimer des conduites jusqu'à présent masculines".

La mise en cause de jeunes filles dans les infractions de violences volontaires a augmenté de 97,5% entre 2004 et 2009, selon des chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Les seules violences des adolescentes contre les policiers ont augmenté de 75,5% sur la même période.

 

Face à cette situation, le rapport préconise "une politique de prévention et d'action spécifiquement ciblée sur les bandes de filles".

 

La suite...

16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 07:59

badge-mater.jpg

In Familles Laïques de Vaulx le Penil

 

La direction des Politiques Familiales et Sociales a envoyé le 29 septembre, une lettre circulaire aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demandant de mettre en œuvre : «  les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », autrement dit les jardins dits d’éveil, « solution nouvelle(et payante) proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » !

 

Même si ce texte prend la précaution de signaler « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle », nous pensons, qu’en fait, c’est tout comme, puisque : «  ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : «  cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ». Cette précision est de taille au cas où nous n’aurions pas compris ! Et pour enfoncer le clou : «  l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».

 

C’en est trop, et le CNAFAL s’insurge contre ce nouveau dispositif  dont le but est bien de vider l’école maternelle, fleuron de notre système éducatif public, citée en exemple et copiée dans de nombreux pays, de sa substance sociale et éducative.

 

Les parents, qui, paieront ces structures, car « les financements de la branche Famille ne seront possibles que de 2 à 3 ans révolus et seront soumis à l’appréciation d’un jury national », n’auront même pas la garantie d’un encadrement de qualité, ni de compétences, puisque les règles d’encadrement  pourront être dérogées en fonction du nombre d’enfants accueillis.

 

C’est un nouveau coup porté au système public d’éducation dans le but de faire des économies sur le dos des familles les plus modestes qui n’auront d’autre choix que de se tourner vers ces structures, mais qui n’en peuvent plus de supporter les mauvais coups portés à leur budget déjà difficile.

 

LE CNAFAL

 

L'avenir du service public petite enfance et des écoles maternelles sera au centre de notre réflexion le 20 novembre;

Réservez dès maintenant votre place afin de participer au colloque "accueil éducatif des tout petits" qui aura lieu

le samedi 20 novembre 2010 à la maison des associations de Vaux le Pénil.

12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 16:40

 

 

In Marianne

 

Au gouvernement, il semble qu'on ait de curieuses notions des priorités des Français. En effet, au moment où Nadine Morano vient de faire adopter un décret concernant les règles d'accueil dans les crèches ; permettant les inscriptions en surnombre dans les établissements ; on apprend par Le Monde que Frédéric Mitterrand vient de préempter des pièces du mobilier de la maison de couture Lacroix qui avaient été mises aux enchères chez Sotheby's afin d'éviter : « un désastre culturel ».
 
Il est vrai, diront certains, qu'il est plus facile de se motiver pour : « Une paire d'appliques, deux tabourets, une chaise, un portant, une cabine d'essayage  » qui ne sont même pas signés du « maître » mais par «  les créateurs Garouste et Bonetti », que de trouver une solution correcte et cohérente pour la première école des tout petits !

Que dit le décret du gouvernement sur les crèches ?

« 
... / ... Des enfants peuvent être accueillis en surnombre certains jours de la semaine, indique le texte, autorisant une capacité d’accueil excédentaire de 20% pour les grandes structures, qui comprennent plus de 40 places. Le surnombre est limité à 15% pour les crèches de plus de 20 places et à 10% pour les établissements plus petits.

Le décret augmente en outre la proportion de personnels moins qualifiés au sein des crèches: le taux d’encadrement par des puéricultrices, éducateurs jeunes enfants, infirmiers ou encore psychomotriciens diplômés d’Etat passe de 50% à 40%. Le gouvernement souhaite pouvoir recruter davantage de titulaires de CAP et de BEP Petite enfance ayant trois ans d’expérience ... / ...
 »

Belle équation « économique » du gouvernement, puisque qualification inférieure = salaire inférieur ... pour un travail identique ... mais avec plus d'enfants !

Mais ce décret est aussi le retour du Cheval de Troie : « Jardins d'éveil  » qui sont défendus par des députés UMP et la ministre et qui remettent en cause :  «... / ... la scolarisation des 2 et 3 ans et l’école maternelle ... / ..  » nous rappelle le collectif « Pas de bébés à la consigne  »

Et même si le ministère affirme que si :  « .... / ... le décret instaure les " jardins d’éveil ", qui accueillent des enfants de 2 à 3 ans, testés depuis l’automne à titre expérimental. Toutefois le ministère a précisé qu’une circulaire conservait ce côté expérimental » les Français ne s'y trompent pas et savent que l'expérimental a toutes les chances, en cette période de rigueur, de devenir ... opérationnel !

C'est quoi un « jardin d'éveil » ?
Selon la FCPE du 49 :«  ... /... Un doux nom qui désigne une structure d’accueil spécialement dédiée aux enfants de 2 ans à 3 ans et demi ... / ... Pour un foyer vivant avec un Smic, une place en jardin d’éveil coûtera 42 euros mensuels (6,3 % du total) contre 178 euros pour des revenus supérieurs à quatre Smic (26 %). Des frais certes moins élevés que pour les crèches, mais qui détonnent face à la gratuité de la maternelle. ... / ... les jardins d’éveil seront aussi financés à 40 % par les Caisses d’allocations familiales (CAF). Le reste sera à la charge des " porteurs de projet " : des entreprises, des associations ou plus probablement des collectivités locales. Une solution moins coûteuse pour l’État, qui devrait donc surtout reposer sur les municipalités ... / ...  »

Ce à quoi il faut ajouter que le décret permettra : « à tout établissement appelé " jardin d’éveil " d’accueillir des enfants de 0 à 6 ans sans aucune norme minimum  » et de « s’exonérer d’obligations notamment du nombre de professionnels auprès des enfants » -
Source ACEPP

Mais un « jardin d'éveil » ou plutôt une « crèche privée » (crèche privée, crèche associative, entreprise de crèche) comme l'appelle l'association MIMOSAE (Méthodes Innovations Maîtrise d'Oeuvre de Structures d'Accueil pour l'Enfance) qui se targue d'aider les collectivités locales ou associations à les créer, ça pourrait devenir un business comme un autre puisqu'on trouve déjà des formations à la création de ce type d'établissements comme :

« La Boite à Outils du Porteur de Projet crèche  » ou « Elaborer un projet Petite Enfance  », dont la définition est la suivante : «  Public concerné par la formation Petite Enfance : Cette formation s'adresse aux personnes désirant créer une structure Petite Enfance, crèche, halte-garderie, multi-accueil et souhaitant connaitre les contraintes législatives, les partenaires institutionnels et financiers, et les démarches nécessaires à la réalisation de leur projet Petite Enfance »
 

La suite..

9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 11:37

In Libération 

 

Nadine Morano.

Nadine Morano. (AFP/Archives)

 

Malgré l’opposition de professionnels de la petite enfance, le gouvernement n’a pas infléchi sa position et adopté un décret qui assouplit les règles d’accueil dans les crèches, estimant primordial de répondre avec pragmatisme aux demandes des parents.

Dans un contexte général de pénurie de places, le texte tant controversé est paru mardi au journal officiel, permettant les inscriptions en surnombre dans les établissement.

«Des enfants peuvent être accueillis en surnombre certains jours de la semaine», indique le texte, autorisant une capacité d’accueil excédentaire de 20% pour les grandes structures, qui comprennent plus de 40 places. Le surnombre est limité à 15% pour les crèches de plus de 20 places et à 10% pour les établissements plus petits.

Le décret augmente en outre la proportion de personnels moins qualifiés au sein des crèches: le taux d’encadrement par des puéricultrices, éducateurs jeunes enfants, infirmiers ou encore psychomotriciens diplômés d’Etat passe ainsi de 50% à 40%.

Le gouvernement souhaite pouvoir recruter davantage de titulaires de CAP et de BEP Petite enfance ayant trois ans d’expérience.

«Dégradation de la qualité d’accueil»

Par ailleurs, le décret instaure enfin les «jardins d’éveil», une structure intermédiaire entre la crèche et l’école maternelle, testée jusqu’ici à titre expérimental.

La publication du décret traduit «un mépris à l’égard de notre mouvement qui demandait une véritable concertation», déplore auprès Corinne Chaillan, présidente de la fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants, membre du collectif «Pas de bébés à la consigne».

Ce dernier, fer de lance de la contestation, regroupe une cinquantaine de syndicats et d’associations et a déjà organisé quatre journées de grèves dénonçant «une dégradation de la qualité d’accueil du jeune enfant».
«Le décret aggrave même les choses par rapport à ce que l’on attendait, avec la pérennisation des jardins d’éveil», renchérit Christophe Harnois (Unsa), éducateur de jeunes enfants, membre du collectif.

«Optimiser»

«Sans aucun bilan sérieux sur l’expérimentation des jardins d’éveil on pérennise la structure, c’est accablant!», dénonce-t-il, ajoutant qu’il s’agit pour lui d’une attaque contre l’école maternelle.

 

La suite...

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog