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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 22:10

In Libération

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Les élèves préscolarisés ont de meilleurs résultats.

 

 

Le 3 juillet 2008, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education nationale, avait eu une saillie mémorable devant le Sénat à propos des enseignants de maternelle : «Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ?» Si l’on regarde les résultats de Pisa 2009, la réponse est «oui». Cela vaut la peine d’investir dans la formation de ces enseignants car, selon l’OCDE, leurs élèves vont mieux réussir plus tard que s’ils n’étaient pas allés en école maternelle.

 

Dans les 34 pays de l’OCDE, 72% des élèves de 15 ans interrogés pour Pisa ont déclaré avoir été préscolarisés plus d’un an, c’est-à-dire être allés à l’école avant l’âge de la scolarité obligatoire - en France, au Japon ou aux Etats-Unis, ce taux dépasse les 98%. Dans tous ces pays, l’OCDE a constaté que ces élèves réussissaient mieux que ceux qui ne sont jamais allés en maternelle. En moyenne, ils les devancent de 33 à 54 points dans les exercices sur la maîtrise de l’écrit. En France, tout comme en Israël et en Belgique, l’avantage apporté par la maternelle atteint même 100 points. En fait, la polémique porte aujourd’hui davantage sur la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, en chute libre ces dernières années, et qui, selon ses partisans, était essentiel à la réussite des enfants les plus défavorisés. Mais l’OCDE n’a pas poussé son enquête jusque-là.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 09:22

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Les dessous des jardins d'éveil ! (1)

 

Les syndicats d'enseignants, les associations de parents d'élèves et les associations familiales laïques sont inquiets.
C'est l'école maternelle publique, accessible à tous les enfants qui est menacée dans son existence même par la création des jardins d'éveil.
Pour ce gouvernement, le plus rétrograde depuis l'avènement de la 5ème république, il s'agit de rentabiliser l'éducation nationale, en effectuant des transferts de charges vers les collectivités territoriales et en soutenant le développement de l'enseignement confessionnel, concurrentiel.


Les transferts de charges

 

 

Depuis 2007, c'est le service public qui subit l'attaque frontale du gouvernement avec:
– des suppressions massives de postes de fonctionnaires et notamment d'enseignants;
des discours qui ne sont pas des abus de langage comme celui de Xavier Darcos qui lorsqu'il était titulaire du poste de ministre de l'Education Nationale a déclaré qu'on n'avait pas besoin d'avoir des enseignants BAC +4 pour torcher les élèves.


L'objectif du président de la République consiste à ne faire intervenir l'Etat qu'à partir du début de l'enseignement obligatoire, c'est à dire de l'âge de 6 ans.


Comme l'explique très clairement le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales laïques) :
 « L’Etat se recentre sur ses missions premières et la RGPP (révision générale des politiques publiques) est là pour y veiller. « L’enseignement précoce ne peut être considéré comme une obligation du service public éducatif » (dixit DARCOS). Le transfert de charges se fera exclusivement au détriment des collectivités locales, de la CAF locale et des parents qui seront également contributeurs. Autrement dit, on passe d’un système gratuit pour les familles à un système payant ! D’où l’offre des jardins d’éveil pour pallier à la difficulté de la garde des enfants avant 5 ans. »


Les Caisses d'Allocations Familiales départementales sont invitées expressément à faire la promotion des jardins d'éveil...
Autrement dit, il faut absolument trouver dans chaque département des collectivités territoriales acceptant d'entrer dans l'expérimentation.


La lettre circulaire de la CNAF du 29 septembre 2010 est explicite en apportant des réponses aux questions que poseraient des porteurs de projets  :
« Q. : Quand les inscriptions vont-elles être clôturées ? S'il n'y a pas de date et que la clôture se fait lorsque les 8 000 places seront créées, aurons-nous une information au fil de l'eau afin de ne pas faire monter des projets s'il n'y a plus de financement ?
R. : L’expérimentation porte sur les quatre années de la convention d’objectif et de gestion (Cog). Les Caf seront informées au fil de l’eau des résultats de l’expérimentation. Le jury national examine les dossiers au fur et à mesure de leur arrivée. . »


Les premiers seront les servis, quant aux autres tant pis pour eux...Soyez les premiers !

Durant la COG (Convention d'Objectifs et de Gestion) signée entre l'Etat et la Caisse nationale des allocation familiales, c'est à dire durant encore deux ans  et deux mois(Plan 2009-2012)la branche famille contribuera à raison de 3200 € par place la première année sur un coût de fonctionnement évalué à 8000 € par place  et 4540€ à partir de la deuxième année, déduction faite des participations familiales constatées
Les collectivités territoriales règleront la différence en déduisant l'aide de la CAF et la participation obligatoire des parents.
Pour les années suivantes, rien  n'est prévu...


Les Municipalités porteuses éventuelles d'un projet ne se précipitent pas au portillon. On les comprend bien.
Aujourd'hui l'école maternelle est gratuite, demain ces jardins d'éveil seront supportés par les familles

REVENU MENSUEL COUT MENSUEL POUR LA FAMILLE (Après crédit d’impôt)3
1 SMIC (1 060 euros) 42,5 euros
3 SMIC (3 179 euros) 127 euros

Le soutien à peine déguisé aux écoles privées

Comme l'a dévoilé Guy Georges dans son livre“La bataille de la laïcité
1944- 2004 en reproduisant le témoignage de Vandermeersch, jésuite et secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique témoigne "En ce début d'été 1969, les bases d'un accord sont esquissées. Les laïques accepteraient l'aide de l'Etat aux établissements sous contrat; en contrepartie, le nombre d'établissements bénéficiaires serait gelé au niveau où il est...."


Il s'agissait là d'un marché de dupes.
L'église catholique ne veut pas se contenter d'une scolarisation limitée à 20% des enfants scolarisés, elle souhaite aller au-delà et l'existence des jardins d'éveil lui offre une opportunité inespérée.
Comme l'explique le CNAFAL
« La concession faite à l’enseignement catholique par l’offre d’une convention sur les jardins d’éveil doit faire l’objet d’une double lecture :
Dans la lignée de la démonstration effectuée par E. KHALDI dans son ouvrage « Main basse sur l’école publique », il s’agit bien de favoriser une logique libérale et de conforter l’enseignement catholique car un enfant qui démarrera en jardin d’éveil catholique aura tendance à « poursuivre le cursus »….du moins, c’est l’espoir entretenu avec la pression sous-jacente d’autoriser les collectivités locales à financer l’investissement (débat récurrent entretenu par la droite). Le risque n’est pas non plus anodin de jardin d’éveil de confession israélite, musulmane, etc...»


Jean-François CHALOT

1- Ces questions ainsi que toutes concernant les enjeux de l'accueil éducatif seront traités dans le cadre du colloque organisé par Familles laïques à Vaux le Pénil le 20 novembre 2010


Des contributions fort intéressantes et diverses sont sur le site http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:54

In Pasde0deconduite

Communiqué de presse du 4/11/2010

Le collectif Pasde0deconduite apprend que, dans le cadre d’un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis au président de la République, M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la justice, préconise à nouveau un "repérage précoce" des troubles du comportement chez l’enfant, indiquant que cette "vulnérabilité pourrait être repérée chez les petits entre 2 et 3 ans", en faisant référence à un projet d’avis du Conseil économique et social de février 2010 favorable à "un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants et adolescents".
 

Dans le cadre de la politique sécuritaire remise en selle l’été dernier par le président de la République, la préconisation du dépistage des enfants turbulents dès la crèche, au prétexte de prévenir la délinquance, revient sur le devant de la scène. Ceci alors même que les liens entre des difficultés de comportement des jeunes enfants et une évolution vers la délinquance ont été invalidés par les sociétés savantes concernées et les professionnels et les citoyens impliqués dans le champ de l’enfance. Le Comité consultatif national d’éthique a dénoncé catégoriquement un tel amalgame dans son avis n° 95 rendu le 11 janvier 2007.

 

Le collectif Pasde0deconduite, appuyé par 200 000 signataires, a obtenu en 2006 le retrait de cette disposition d’un projet de loi sur la prévention de la délinquance.

 

Le collectif Pasde0deconduite demande solennellement au président de la République et au gouvernement d’abandonner définitivement cet amalgame entre les difficultés psychologiques durant l’enfance et la prédiction d’un avenir délinquant, ceci pour trois raisons :

 


- cet amalgame ne repose sur aucune preuve scientifique,
- cet amalgame constitue une véritable dérapage idéologique,
- cet amalgame est enfin fortement pathogène pour les enfants et leur famille.

 

Le collectif Pasde0deconduite, fort de ses signataires et des organisations qui le composent, engage les autorités à raison garder et à ne pas prendre les bébés et les enfants en otage d’une entreprise politicienne. Le collectif Pasde0deconduite appelle les familles et les citoyens, les professionnels de l’enfance, de la santé, de l’éducation, de l’accueil et du social, appelle aussi les scientifiques de toutes les disciplines concernées à porter cette même exigence.

 

Lire le chat accordé par Sylviane Giampino à Libération.fr

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:36

 

In L'Express

 

Dans un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis mercredi à Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Bockel met l'accent sur la responsabilisation des parents et revient sur l'idée controversée d'un repérage des troubles du comportement dès 2-3 ans.

 

 A l'issue d'une mission de trois mois, le secrétaire d'Etat à la Justice fait au total une quinzaine de propositions dans ce rapport qui devait être remis au chef de l'Etat dans l'après-midi.

 

 

Il souligne que le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a plus que doublé en une vingtaine d'années (+118% entre 1990 et 2009).

 

Le phénomène des bandes s'est "modifié et amplifié", avec notamment le développement des bandes de filles qui semblent "mimer des conduites jusqu'à présent masculines".

La mise en cause de jeunes filles dans les infractions de violences volontaires a augmenté de 97,5% entre 2004 et 2009, selon des chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Les seules violences des adolescentes contre les policiers ont augmenté de 75,5% sur la même période.

 

Face à cette situation, le rapport préconise "une politique de prévention et d'action spécifiquement ciblée sur les bandes de filles".

 

La suite...

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 07:59

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In Familles Laïques de Vaulx le Penil

 

La direction des Politiques Familiales et Sociales a envoyé le 29 septembre, une lettre circulaire aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demandant de mettre en œuvre : «  les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », autrement dit les jardins dits d’éveil, « solution nouvelle(et payante) proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » !

 

Même si ce texte prend la précaution de signaler « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle », nous pensons, qu’en fait, c’est tout comme, puisque : «  ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : «  cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ». Cette précision est de taille au cas où nous n’aurions pas compris ! Et pour enfoncer le clou : «  l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».

 

C’en est trop, et le CNAFAL s’insurge contre ce nouveau dispositif  dont le but est bien de vider l’école maternelle, fleuron de notre système éducatif public, citée en exemple et copiée dans de nombreux pays, de sa substance sociale et éducative.

 

Les parents, qui, paieront ces structures, car « les financements de la branche Famille ne seront possibles que de 2 à 3 ans révolus et seront soumis à l’appréciation d’un jury national », n’auront même pas la garantie d’un encadrement de qualité, ni de compétences, puisque les règles d’encadrement  pourront être dérogées en fonction du nombre d’enfants accueillis.

 

C’est un nouveau coup porté au système public d’éducation dans le but de faire des économies sur le dos des familles les plus modestes qui n’auront d’autre choix que de se tourner vers ces structures, mais qui n’en peuvent plus de supporter les mauvais coups portés à leur budget déjà difficile.

 

LE CNAFAL

 

L'avenir du service public petite enfance et des écoles maternelles sera au centre de notre réflexion le 20 novembre;

Réservez dès maintenant votre place afin de participer au colloque "accueil éducatif des tout petits" qui aura lieu

le samedi 20 novembre 2010 à la maison des associations de Vaux le Pénil.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 16:40

 

 

In Marianne

 

Au gouvernement, il semble qu'on ait de curieuses notions des priorités des Français. En effet, au moment où Nadine Morano vient de faire adopter un décret concernant les règles d'accueil dans les crèches ; permettant les inscriptions en surnombre dans les établissements ; on apprend par Le Monde que Frédéric Mitterrand vient de préempter des pièces du mobilier de la maison de couture Lacroix qui avaient été mises aux enchères chez Sotheby's afin d'éviter : « un désastre culturel ».
 
Il est vrai, diront certains, qu'il est plus facile de se motiver pour : « Une paire d'appliques, deux tabourets, une chaise, un portant, une cabine d'essayage  » qui ne sont même pas signés du « maître » mais par «  les créateurs Garouste et Bonetti », que de trouver une solution correcte et cohérente pour la première école des tout petits !

Que dit le décret du gouvernement sur les crèches ?

« 
... / ... Des enfants peuvent être accueillis en surnombre certains jours de la semaine, indique le texte, autorisant une capacité d’accueil excédentaire de 20% pour les grandes structures, qui comprennent plus de 40 places. Le surnombre est limité à 15% pour les crèches de plus de 20 places et à 10% pour les établissements plus petits.

Le décret augmente en outre la proportion de personnels moins qualifiés au sein des crèches: le taux d’encadrement par des puéricultrices, éducateurs jeunes enfants, infirmiers ou encore psychomotriciens diplômés d’Etat passe de 50% à 40%. Le gouvernement souhaite pouvoir recruter davantage de titulaires de CAP et de BEP Petite enfance ayant trois ans d’expérience ... / ...
 »

Belle équation « économique » du gouvernement, puisque qualification inférieure = salaire inférieur ... pour un travail identique ... mais avec plus d'enfants !

Mais ce décret est aussi le retour du Cheval de Troie : « Jardins d'éveil  » qui sont défendus par des députés UMP et la ministre et qui remettent en cause :  «... / ... la scolarisation des 2 et 3 ans et l’école maternelle ... / ..  » nous rappelle le collectif « Pas de bébés à la consigne  »

Et même si le ministère affirme que si :  « .... / ... le décret instaure les " jardins d’éveil ", qui accueillent des enfants de 2 à 3 ans, testés depuis l’automne à titre expérimental. Toutefois le ministère a précisé qu’une circulaire conservait ce côté expérimental » les Français ne s'y trompent pas et savent que l'expérimental a toutes les chances, en cette période de rigueur, de devenir ... opérationnel !

C'est quoi un « jardin d'éveil » ?

Selon la FCPE du 49 :«  ... /... Un doux nom qui désigne une structure d’accueil spécialement dédiée aux enfants de 2 ans à 3 ans et demi ... / ... Pour un foyer vivant avec un Smic, une place en jardin d’éveil coûtera 42 euros mensuels (6,3 % du total) contre 178 euros pour des revenus supérieurs à quatre Smic (26 %). Des frais certes moins élevés que pour les crèches, mais qui détonnent face à la gratuité de la maternelle. ... / ... les jardins d’éveil seront aussi financés à 40 % par les Caisses d’allocations familiales (CAF). Le reste sera à la charge des " porteurs de projet " : des entreprises, des associations ou plus probablement des collectivités locales. Une solution moins coûteuse pour l’État, qui devrait donc surtout reposer sur les municipalités ... / ...  »

Ce à quoi il faut ajouter que le décret permettra : « à tout établissement appelé " jardin d’éveil " d’accueillir des enfants de 0 à 6 ans sans aucune norme minimum  » et de « s’exonérer d’obligations notamment du nombre de professionnels auprès des enfants » -
Source ACEPP

Mais un « jardin d'éveil » ou plutôt une « crèche privée » (crèche privée, crèche associative, entreprise de crèche) comme l'appelle l'association MIMOSAE (Méthodes Innovations Maîtrise d'Oeuvre de Structures d'Accueil pour l'Enfance) qui se targue d'aider les collectivités locales ou associations à les créer, ça pourrait devenir un business comme un autre puisqu'on trouve déjà des formations à la création de ce type d'établissements comme :

« La Boite à Outils du Porteur de Projet crèche  » ou « Elaborer un projet Petite Enfance  », dont la définition est la suivante : «  Public concerné par la formation Petite Enfance : Cette formation s'adresse aux personnes désirant créer une structure Petite Enfance, crèche, halte-garderie, multi-accueil et souhaitant connaitre les contraintes législatives, les partenaires institutionnels et financiers, et les démarches nécessaires à la réalisation de leur projet Petite Enfance »
 

La suite..

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 11:37

In Libération 

 

Nadine Morano.

Nadine Morano. (AFP/Archives)

 

Malgré l’opposition de professionnels de la petite enfance, le gouvernement n’a pas infléchi sa position et adopté un décret qui assouplit les règles d’accueil dans les crèches, estimant primordial de répondre avec pragmatisme aux demandes des parents.

Dans un contexte général de pénurie de places, le texte tant controversé est paru mardi au journal officiel, permettant les inscriptions en surnombre dans les établissement.

«Des enfants peuvent être accueillis en surnombre certains jours de la semaine», indique le texte, autorisant une capacité d’accueil excédentaire de 20% pour les grandes structures, qui comprennent plus de 40 places. Le surnombre est limité à 15% pour les crèches de plus de 20 places et à 10% pour les établissements plus petits.

Le décret augmente en outre la proportion de personnels moins qualifiés au sein des crèches: le taux d’encadrement par des puéricultrices, éducateurs jeunes enfants, infirmiers ou encore psychomotriciens diplômés d’Etat passe ainsi de 50% à 40%.

Le gouvernement souhaite pouvoir recruter davantage de titulaires de CAP et de BEP Petite enfance ayant trois ans d’expérience.

«Dégradation de la qualité d’accueil»

Par ailleurs, le décret instaure enfin les «jardins d’éveil», une structure intermédiaire entre la crèche et l’école maternelle, testée jusqu’ici à titre expérimental.

La publication du décret traduit «un mépris à l’égard de notre mouvement qui demandait une véritable concertation», déplore auprès Corinne Chaillan, présidente de la fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants, membre du collectif «Pas de bébés à la consigne».

Ce dernier, fer de lance de la contestation, regroupe une cinquantaine de syndicats et d’associations et a déjà organisé quatre journées de grèves dénonçant «une dégradation de la qualité d’accueil du jeune enfant».
«Le décret aggrave même les choses par rapport à ce que l’on attendait, avec la pérennisation des jardins d’éveil», renchérit Christophe Harnois (Unsa), éducateur de jeunes enfants, membre du collectif.

«Optimiser»

«Sans aucun bilan sérieux sur l’expérimentation des jardins d’éveil on pérennise la structure, c’est accablant!», dénonce-t-il, ajoutant qu’il s’agit pour lui d’une attaque contre l’école maternelle.

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:20

In Le Mammouth déchaîné


Désormais, les enfants de moins de 3 ans ne sont plus pris en compte pour calculer le nombre de postes dans l'Éducation nationale. Les raisons sont budgétaires. Pourtant, le coût d'une scolarité en maternelle est de 5 000 € par enfant et par an, alors qu'il est près du double dans les jardins d'éveil ou les crèches (respectivement 7 500 € et 14 000 €). La différence, c'est qu'en jardins et en crèches, il y a davantage d'encadrants. De plus, ces structures ne sont plus uniquement financées par l'État. Les collectivités locales, les parents et les caisses d'allocations familiales doivent payer (source).

 

Et surtout c’est qu’on peut le rendre payants...
Il n’est pas interdit non plus aux écoles maternelles hors contrat de se maintenir... Mais qu’on se rassure, les catho savent faire des économies, eux : bureaux de récup et couche lavables : c’est le crédo de l’association ultra libérale, La fondation pour l’Ecole (celle qui a fait un colloque au Sénat...). C’est là.


Une petit rappel alors que l’on entend parler de la suppression totale de l’idée de maternelle avant trois ans : les paroles de Darcos au Sénat. Vous vous souvenez ? C’était déjà sur le Mammouth déchaîné :

 


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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 20:46

In Ouest France

 

badge-mater.jpgLa scolarisation des tout-petits ne cesse de baisser, même si la situation est contrastée en France. Au grand dam des enseignants et des parents, le ministère envisage de la réduire encore. Un casse-tête pour les familles. 


Menace sur la maternelle ?

En France, depuis la loi Jules-Ferry du 28 mars 1882, l'école n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans. Pour faire des économies, le ministère de l'Éducation a, ces dernières années, supprimé massivement des postes d'enseignants. Dans une note interne qu'il vient d'adresser aux recteurs, il leur demande « de mesurer les gains en emplois » qui peuvent être générés par une baisse du nombre d'enfants scolarisés dès l'âge de 2 ans. Les effectifs seraient de 27 élèves dans les classes de maternelle relevant de l'éducation prioritaire, 32 dans les autres. Pour mémoire, des chercheurs ont constaté qu'une scolarisation précoce était surtout bénéfique aux enfants de familles défavorisées.

 

Des effectifs en chute libre

Moins d'enseignants, donc moins d'élèves : 15,2 % des enfants âgés de 2 ans sont scolarisés, contre 35 % en moyenne en 2000. Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. La scolarisation des tout-petits est traditionnellement forte dans l'Ouest, le Nord et le Massif Central. Elle reste faible en Ile-de-France, en Alsace et dans le Sud-Est. Un exemple : elle est de près de 2 % en Savoie et de 43 % dans le Finistère.

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 20:11

In Le Figaro

 

C03-16.jpgLuc Chatel réunit les inspecteurs de maternelle pour définir le rôle de cette exception française. 

 

Dans la longue liste des exceptions françaises, la maternelle fait figure d'enfant chérie: «Le monde entier nous l'envie.» Comme si, dans la crise récurrente qui mine l'école française, la maternelle avait miraculeusement échappé au massacre. Ou comme si la spécificité de cette structure accueillant les tout jeunes enfants empêchait que l'on y mesure les dégâts qui, ailleurs, apparaissent très concrètement sous forme de violence ou d'illettrisme. Toucher à l'école maternelle est même une entreprise à risque, tant celle-ci symbolise tout à la fois l'égalité républicaine, l'émancipation des femmes et les progrès de la psychologie infantile.

 

Xavier Darcos l'avait appris à ses dépens quand, cherchant à justifier le refus de scolarisation des moins de 3 ans, il avait déclaré qu'il n'était pas logique de «faire passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de changer les couches». Aussitôt, les enseignants du primaire avaient crié au scandale. Mais le ministre avait eu le temps de lancer quelques pistes pour l'école maternelle, en créant cent postes d'inspecteurs consacrés à la petite école.

 

Ce sont ces inspecteurs que Luc Chatel réunit jeudi pour leur préciser leur mission, dans le cadre du plan de lutte contre l'illettrisme. Une façon d'adresser un message aux professeurs: l'école maternelle est un échelon fondamental dans la préparation des enfants à leur «métier d'élève». «L'essentiel serait surtout de rappeler qu'elle est une école à part entière, et pas une école entièrement à part, insiste Alain Seksig, inspecteur et ancien directeur d'école. Mais les professeurs qui ne cessent de brandir le fantasme de sa suppression sont ceux-là même qui ont refusé de la rendre obligatoire, parce que le mot obligation est tabou en maternelle, et qui, en luttant contre ce qu'ils appellent la “primarisation” de la maternelle, la transforment en simple garderie.»  (Merci pour eux ! Note de SLE)

 

Au gré des postes vacants 

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