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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:04
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:31

In France3

 

  
Marcel Rufo, pédopsychiatre à l'hôpital Salvator de Marseille, estime que le projet du ministère de l'Education nationale d'évaluer dès cinq ans les élèves à "risques" pourrait les "conditionner à échouer".

 

Le projet du ministère est-il nécessaire?
"Les enseignants repèrent déjà les élèves fragiles, mais il faut les aider en leur donnant des moyens: c'est presque utopique, mais j'aimerais que le tiers de la formation des professeurs des écoles porte sur le développement psychologique, cognitif, relationnel et affectif de l'enfant pour leur permettre de faire un repérage qui ne soit pas standardisé.  Ce qui me gêne, c'est la démarche épidémiologique, scientifique. L'épidémiologie ne remplacera jamais l'intime, la relation que l'enseignant noue avec l'enfant et le dialogue singulier qu'il a avec ses parents.  Les enseignants devraient aussi être soutenus par une cellule de spécialistes qui les aident à affiner ou à infirmer leurs impressions (psychologue, orthophoniste, pédopsychiatre...). C'est plus complexe qu'un projet standardisé!".

 

 

Y a-t-il un danger à évaluer un enfant à cinq ans?

"A cinq ans, l'enfant a la compétence de douter de lui. C'est peut-être cela
l'argument décisif: si un enfant est repéré comme en difficulté, vous croyez qu'il ne le sait pas? Il sait qu'il déçoit ses parents et il va se cantonner dans l'échec. C'est ça qui m'inquiète: que l'on conditionne les enfants à échouer. C'est ne pas tenir compte de la blessure narcissique que l'on impose à l'enfant. Ne mettons pas du doute sur le doute. On colle une étiquette extrêmement anxiogène sur des enfants: lorsqu'on est signalé tôt comme en difficulté, on le devient."

 

 

14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:21

In Snuipp

 

Le ministère vient d’annoncer au SNUipp-FSU que le dispositif d’évaluation des enfants de grande section ne serait plus obligatoire. Pas suffisant, le syndicat demande qu’il ne se mette pas en œuvre.

 

evaluation1.jpgPremier recul. Le ministère de l’Éducation nationale vient de confirmer au SNUipp-FSU que le dispositif d’évaluation envisagé pour les enfants de cinq ans sera modifié et sa passation dans les écoles maternelles rendue non obligatoire. La levée de bouclier de toute la communauté éducative, abondamment relayée par les médias, aura marqué un premier point. Plus question, apparemment, d’une passation obligatoire en novembre prochain comme il était initialement envisagé. Plus question non plus d’étiqueter des enfants « à risque » ou à « haut risque » terminologies empruntées à l’épidémiologie, et qui n’ont rien à voir avec la pratique, pour ne pas dire à l’éthique professionnelle des enseignant-e-s en école maternelle.

Le conflit reste entier

 On ne parle plus au ministère d’évaluation mais d’un ’’dispositif’’, d’un ’’protocole’’, qui devait pourtant être mis en place en novembre et n’est, semble-t-il à ce jour, même pas ’’stabilisé’’. Tout ceci n’est pas sérieux ! Ces annonces à l’emporte-pièce, sans concertation aucune, sont sources de déstabilisation professionnelle pour des enseignants qui réclament avant tout de la sérénité et de la reconnaissance dans l’exercice de leur métier.

En tout état de cause, rien n’est réglé. Cette confusion des genres entre ce qui relève du médical et de la pédagogie, entre comportements et apprentissages n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU persiste à s’y opposer et demande qu’un tel dispositif ne se mette pas en place. L’école maternelle ne saurait être le lieu du tri. Le SNUipp réaffirme son caractère préventif, loin de toutes formes de stigmatisation. Pour cela, le travail des enseignants, des RASED et des médecins scolaires sont indispensables, à l’opposé de tout formatage, de tout étiquetage.

 

Lire aussi :
- le communiqué de presse du SNUipp-FSU

13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:29

In Libération

 

Le projet du ministère de l'Education nationale, qui vise à classer les élèves «à risque» voire «à haut risque» dès cinq ans, passe très mal. La réaction de Sébastien Sihr, du syndicat du primaire Snuipp.
 

 

Emoi ce jeudi dans le milieu éducatif. Objet du courroux ? Un projet sorti des cartons du ministère de l'Education nationale, qui vise à mettre en place à partir de novembre une évaluation des enfants «à risque» dès cinq ans en fonction de leurs comportement et capacité d'apprentissage, selon un document qui a fuité hier (à lire ici en PDF). Ce projet, intitulé «Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle», et présenté comme un «outil de repérage des élèves présentant des risques pour les apprentissages à l'usage des enseignants (en) grande section de maternelle», vise à classer les élèves dans trois catégories: «RAS» (rien à signaler), «risque» et «haut risque».

Forcément, du côté des syndicats, on est un peu estomaqué par cette classification qui n'est pas sans rappeler le débat sur l'idenditification dès la maternelle des élèves perturbateurs. La réaction de Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU, le principal syndicat du primaire.

 

Etiez-vous au courant de ce projet de repérage des élèves?
Absolument pas, nous n'avons eu aucune information préalable, ni sur le fond ni sur le calendrier. On est vraiment tombé du placard. D'où notre surprise et notre colère aujourd'hui.

Colère sur l'idée même, ou sur les modalités?
Le problème n'est pas celui de l'évaluation, les enseignants exercent déjà ce travail au quotidien dans leur classe. Le problème, c'est que ce protocole, s'il devait se confirmer en l'état, introduit une confusion des genres des plus pernicieuses. Certains items portent sur des questions d'ordre médical (vision, audition...), normalement du ressort des médecins scolaires. D'autres sont d'ordre pédagogiques, d'autres encore portent sur le comportement de l'élève.

Ce qui nous scandalise, c'est que l'on puisse faire des amalgames entre des troubles du comportement et ce que l'on pourrait appeler des différences de maturité. On risque de marquer des enfants de cinq, six ans du sceau de l'échec scolaire, là où il s'agit surtout de différences de développement, à un âge où cela change très vite. La maternelle n'est pas une école de tri, de compétition. C'est une école où l'on donne aux enfants le temps de se développer.

Un tel projet n'est-il pas aussi vécu par les enseignants comme une reprise en main ?
C'est l'autre aspect. On assiste depuis un certain temps à une vraie évaluationnite : on demande aux enseignants de cocher des cases à n'en plus finir, au détriment du temps d'apprentissage. Les enseignants n'ont pas besoin de protocoles lourds et inutiles pour savoir observer leurs élèves, repérer leurs difficultés et étayer quand cela est nécessaire.

Faut-il inscrire ce nouveau protocole dans le débat sur le dépistage des troubles du comportement en maternelle, qui avait déclenché un tollé en 2007 ?

Soit le ministère de l'Education nationale ne se soucie pas du travail des enseignants et fonce tête baissée. Soit il s'agit d'une volonté politique d'étiqueter des enfants. Et là il s'agirait en effet d'une façon de faire revenir par la fenêtre ce débat sur les troubles du comportement — cette idée d'identifier de la graine de délinquance, dans la foulée du rapport de l’Inserm qui préconisait en 2005 un dépistage systématique et précoce des enfants perturbateurs. Si cela devait se confirmer, il faudra une démarche unitaire et citoyenne pour s'y opposer.

13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:03

 13-10-2011-18-06-19-copie-1.jpg

 

In Libération

 

 

Où l'on apprend que le ministère de l'Education compte mettre en place une évaluation des enfants «à risque» dès cinq ans en fonction de leurs comportement et capacité d'apprentissage.

 

Le ministère de l’Education nationale fait des petites cachotteries. Dans un document qui a filtré hier (à lire ici en PDF, publié par l'Agence éducation formation) et qui a aussitôt provoqué un tollé, on apprend ainsi qu’il a mis au point «un outil de repérage» des élèves de grande section de maternelle «présentant des risques pour les apprentissages».

 

Les enfants vont être évalués au premier et au troisième trimestre sur quatre «habiletés» - le comportement en classe, le langage, la motricité et «la conscience phonologique» (des sons). A l’issue d’une phase de «repérage» entre novembre et décembre sur «le comportement à l’école, le langage, la motricité et la conscience phonologique» des élèves, les enseignants devront classer les élèves dans trois catégories: «RAS» (rien à signaler), «risque» et «haut risque».

 

Objectif affiché : «Repérer les besoins de chaque élève en prévision du CP.» «Pas encore 6 ans mais déjà marqués comme à risque, voire à haut risque», proteste le syndicat SE-Unsa, qui ajoute que «les enseignant(e)s de maternelle savent très bien identifier, dans le cadre habituel des activités en classe, les enfants qui ont besoin d'accompagnement particulier. C'est leur métier. Ils n'ont nul besoin d'un dispositif inadapté et pernicieux». Le syndicat a mis en ligne une pétition.

 

La suite...

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:47

In Snuipp

 

 

Dans la suite du rapport de l’INSERM* sur les troubles de conduite des enfants, le ministère s’obstine. Il voudrait maintenant trier les enfants. Dans un document dévoilé ce jour mais jamais soumis aux organisations syndicales, on découvre que le ministre compte mettre en place un dispositif national d’évaluation en maternelle destiné à marquer les élèves comme « à Risque » voire « à Haut Risque ».5 ans et déjà fiché ! Le marquage « à Risque » ou à « haut risque » devrait êtrecommuniqué aux parents. Les élèves seraient alors orientés vers des entrainements obligatoires et formatés.

  

Pour le SNUipp-FSU, ce dispositif est inacceptable. En maternelle, il n’existe pas d’élève à risque. Les différences de maturité et de développement ne peuvent pas être regardés sous le seul prisme de la difficulté scolaire et encore moins de celui des troubles du comportement. La maternelle n’est pas une école de la compétition et du tri. Les enseignants accordent une toute autre attention aux élèves pour qu’ils apprennent, grandissent et s’épanouissent sereinement. Pour cela, les apprentissages se construisent progressivement. Dans ce cadre, les enseignants savent très bien observer et accompagner les élèves qui ont besoin d’aides et d’étayage.

  

Le SNUipp-FSU demande au ministre de renoncer à la mise en place de ce protocole. Dès maintenant, il appelle les enseignants à boycotter ce dispositif de marquage des élèves, s’il devait se mettre en place. Il invite les organisations du collectif « pasdezérodeconduite » et l’AGEEM (Association générale des enseignants de maternelle) à se rencontrer au plus vite pour lancer une grande initiative nationale contre l’étiquetage des élèves.

  

Paris, le 12 octobre 2011

 

* Expertise Inserm sur le « trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent » (2005)

 

 

 

 

12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:07

 

In Le Monde

 

 

Le dossier est explosif. Peut-on, dès la maternelle, repérer les enfants "à risque" et à "haut risque" ? Passer au crible les comportements et les apprentissages des élèves dès 5 ans ? L'idée devait être proposée par le ministère de l'éducation nationale aux inspecteurs reçus par petits groupes, rue de Grenelle, à compter du mercredi 12 octobre. Objet des réunions : l'éventuelle mise en place d'une évaluation de tous les élèves de grande section de maternelle. Un livret appelé "Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle", que Le Monde s'est procuré, détaille précisément, en vingt-deux fiches, un protocole très normé.
 

L'évaluation est prévue en trois phases. Entre novembre et décembre, une première phase dite de "repérage" : l'enseignant passerait au crible le comportement à l'école, le langage, la motricité et la "conscience phonologique" des élèves. La deuxième phase consisterait en un "entraînement progressif (…) avec les enfants repérés à risques lors de la phase1". Enfin, une étape bilan, entre mai et juin, permettrait de faire le point sur les acquis des élèves par des "séries d'épreuves collectives ou en petits groupes – d'une durée d'environ trente minutes par série".

CLASSEMENT DES ENFANTS EN TROIS CATÉGORIES

Une partie du livret d'évaluation porte sur le "devenir élève". Une façon politiquement correcte d'évoquer le comportement des enfants. L'enseignant devrait, entre autres, noter si l'élève "respecte les autres" et "contrôle ses émotions". "L'enfant devenu élève agit de manière à respecter l'intégrité de toutes les personnes et de son environnement ; il ne les agresse pas, il a recours à la parole en cas de désaccord ou de conflit", peut-on lire dans le document. On n'est pas loin du bilan médical – et confidentiel – que les médecins faisaient passer aux enfants dans leur 6e année. Le protocole prévoit d'ailleurs d'"articuler le bilan de santé et l'évaluation des acquis".

 

Enfin, le vocabulaire choisi risque de faire grincer des dents, de même que le classement des enfants en trois catégories : "RAS" (pour "rien à signaler"), "risque" et "haut risque". Le maître devrait remplir une "fiche élève" et une "fiche classe" reprenant les "scores" obtenus par les enfants aussi bien pour leur comportement que pour leur maîtrise du langage, leur motricité ou leur conscience des syllabes (phonologie).

 

Ainsi, un enfant qui, à 5 ans, obtiendrait moins de 2 points en comportement à l'école serait classé "à haut risque". Une approche qui n'est pas sans rappeler la proposition faite par le secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, en novembre 2010, de repérer les troubles du comportement dès 3 ans. Ou encore une expertise de l'Inserm, rendue publique en septembre 2005, qui pointait l'insuffisance du "dépistage du trouble des conduites" chez les enfants.

 

 

"CELA RESTE UN CHOIX INDIVIDUEL"

Le nouveau dispositif se présente comme un outil de lutte précoce contre l'échec scolaire. Pas sûr que l'argument convainque les organisations syndicales. L'évaluation en maternelle n'est pas tout à fait nouvelle, mais le dispositif actuel est facultatif : il s'agit d'une liste de fiches, proposées comme un outil que les enseignants utilisent ou non. "Cela reste un choix individuel", témoigne Laetitia Bordeau, 35 ans, professeure des écoles dans le Val-d'Oise. "Evidemment qu'en évaluant les élèves, on est aussi attentif à leur comportement, et ce dès la petite section de maternelle, l'idée étant de les préparer au mieux au CP, reconnaît-elle. Il faut aider l'enfant à devenir élève. Mais de là à le cataloguer…" Ce nouveau protocole d'évaluation pose, de fait, la question du rôle de l'école maternelle. "Les enseignants savent très bien identifier les enfants qui ont besoin d'un accompagnement particulier", estime Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA. "Ils n'ont nul besoin d'un dispositif inadapté qui va transformer la maternelle en structure de sélection, alors qu'elle n'a pas vocation à trier les élèves", s'insurge-t-il.

 

Même constat, inquiet, de la part de Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'éducation nationale : "Tests en CE1, en CM2, et aujourd'hui en maternelle… L'évaluation gangrène tout le système. La place que la maternelle accordait au jeu, au plaisir quotidien, me semble aujourd'hui fortement menacée par ce type de procédé." Dans le livret à destination des enseignants, il est précisé que "les taux nationaux de réussite seront calculés sur échantillon représentatif et diffusés pour permettre à chaque école de se situer par rapport à une valeur nationale". Revoilà exactement ce dont les enseignants ne veulent pas : une possible publication des résultats école par école, donc un palmarès des meilleurs établissements dès la maternelle ! "En évaluant toutes les écoles, on crée un potentiel instrument de classement que quelqu'un finira bien par exploiter", craignait déjà Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, à propos des évaluations mises en place à l'école élémentaire en 2008.

 

MARCHE ARRIÈRE FACE AU TOLLÉ DES TESTS RENDUS PUBLICS

 

La suite...

 


 

 


 In SE-UNSA

5ans.jpg

Pas encore 6 ans, mais déjà marqués comme « à Risque », voire « à Haut Risque » !

 


C'est ce qui guette les enfants de cinq ans qui n'obtiendront pas « le score » fixé par le dispositif national d'évaluation en maternelle que l'Éducation nationale s'apprête à imposer dans toutes les écoles.

 

Les enfants scolarisés en grande section seront testés par leur enseignant selon un protocole relevant d'ordinaire des médecins scolaires. Ils subiront ensuite une succession de séances d'entraînement formatées et passeront en fin d'année, dans un cadre inhabituel et stressant, plusieurs épreuves collectives et individuelles au format contestable.

 

Des enfants de cinq ou six ans, seront alors déclarés en échec avant même l'entrée au Cours Préparatoire, alors qu'à cet âge, quelques mois de plus ou de moins engendrent des différences de maturité importantes.

 

Professionnels de l'Éducation, parents, citoyens,

 

Nous refusons cet étiquetage des enfants. Nous dénonçons la confusion entre compétences scolaires et comportements qu'induisent certains items du protocole d'évaluation. Nous nous opposons à l'amalgame entre le médical et le pédagogique. Nous récusons une conception caricaturale des premiers apprentissages. Nous refusons la pression scolaire dès 5 ans. 

 

Nous nous engageons pour que l'école maternelle reste un lieu épanouissant où chaque enfant peut vivre une première scolarité réussie.

 

La pétition

  

 

 

30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 12:48

In Sud Education

 

badge-mater.jpgDes expérimentations sont désormais possibles (article 86 de la loi de décentralisation). Des collectivités locales ouvrent des jardins d’enfants en concurrence avec les écoles maternelles ; c’est le cas en Mayenne (Conseil Général dirigé par l’UMP Jean Arthuis) ou à Argenteuil. On sait que l’expérimentation mayennaise tourne au fiasco.

  • 2007

La loi d’orientation reconnaît le droit à la scolarité obligatoire dès l’âge de 5 ans. « L’ avancée » entérine un état de fait et rend surtout plus floue l’admission des élèves avant 5 ans.

  • 2008

Propos insultants de Xavier Darcos à l’encontre des enseignant-es de maternelle en commission des finances du sénat [1], sous la responsabilité de J. Arthuis (encore lui). Après ce « dérapage », la possibilité de transférer l’accueil des 2/3 ans sur les structures pré-scolaires revient en force.

Les programmes scolaires de 2008 affaiblissent les contenus spécifiques d’apprentissages en maternelle.

Les « jardins d’éveil »

Les disparitions de petites et moyennes sections permettraient de nouvelles « économies », tout en utilisant des postes récupérés pour réduire les effectifs de quelques classes élémentaires. Le transfert de charge sur les collectivités territoriales induit par la création de jardins d’éveil constituerait quant à lui une économie pour le budget de l’État. En revanche, ce serait une catastrophe pour les communes ou les Conseils Généraux. Peut-on comparer les moyens du CG des Hauts-de-Seine à celui du Puy-de-Dôme ?

Le coût d’une année dans un jardin d’éveil est évalué à 13 500 euros par la Cour des Comptes, 4 500 euros en école maternelle. Malgré cela, des collectivités locales profitent du chômage de masse et de la précarité pour dégrader encore l’emploi. Ainsi la mairie de Marignane décide-t-elle par exemple de se lancer dans l’expérience des jardins d’éveils. Elle recrute des personnels de la petite enfance majoritairement sur des temps incomplets. Quand on connaît les grilles de salaires de ces agents, on est en droit de s’interroger sur leurs conditions d’existence.

Les statuts des personnels de la petite enfance ont été revus à la baisse : réduction de la durée de formation, élévation du seuil d’encadrement des assistantes maternelles et des crèches. Le terrain est dégagé pour récupérer les enfants qui ne pourraient pas être scolarisés faute de places.

On passe de l’École Publique laïque et gratuite à une « offre d’accueil » sur le modèle marchand.

Le 29 septembre 2010, une circulaire de la direction des Politiques Familiales et Sociales adressée aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demande de mettre en œuvre « les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », (les jardins d’éveil), « solution nouvelle [et payante] proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » ! Certes le texte indique « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle ». Il dit également : « ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret nº 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : « cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ». Le texte conclut : « l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».

On passe ainsi de l’École Publique laïque et gratuite à une « offre d’accueil » sur le modèle marchand avec prestation, clients, tarifs et ses salariés moins rémunérés et au statut plus fragile que celui des fonctionnaires.

Dégradation des conditions de travail

Les inspecteurs d’académies ont beau s’en défendre : en période de suppressions de postes, l’école maternelle sert de variable d’ajustement. On ne peut plus parler de qualité de l’enseignement, les conditions d’accueil se dégradent et frisent l’indécence. Les cellules « école maternelle » des inspections académiques sont au mieux un cache-misère, au pire un cabinet d’audit sur la gestion des ressources humaines.

La dégradation des conditions d’enseignement veut discréditer l’école maternelle comme véritable lieu d’apprentissages. Pourtant toutes les études sérieuses montrent l’importance de celle-ci en matière de réduction des inégalités scolaires.

Un autre enjeu politique : la place des femmes et leur autonomie

La réduction de l’accès à l’école maternelle pèserait immanquablement sur le niveau d’emploi des femmes. Les inégalités déjà largement constatées par rapport aux hommes (emploi/salaires/statuts) s’en trouveraient renforcées. Moins d’école maternelle, c’est du même coup davantage de femmes « à la maison » et donc moins d’indépendance économique pour celles-ci. De manière récurrente les statistiques montrent que dans un foyer si l’un des deux parents doit mettre en suspens ou abandonner sa carrière, il s’agit trop souvent des femmes dont l’absence de salaire pèsera d’autant moins dans le budget familial qu’il est souvent inférieur à celui de leur conjoint.

Dans cette logique, le niveau d’emploi des femmes peut devenir une variable d’ajustement pour jouer avec les chiffres du chômage. Quand le gouvernement vante le système éducatif allemand, avec peu de classe l’après-midi, il oublie de dire que celui-ci repose sur un faible taux d’emploi des femmes.

Alors contre ces régressions dont les enfants des classes populaires seraient les premières victimes, défendons l’école maternelle publique, laïque et gratuite. Contre les fermetures de postes, pour des conditions de scolarisation qui prennent réellement en compte la petite enfance.

Sud éducation Puy-de-Dôme


[1] Pour mémoire : « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’État, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »


21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 17:12

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In terrafemina

La scolarisation précoce ne cesse de diminuer

Afin d’aider les parents à concilier vie professionnelle et vie familiale, le président Nicolas Sarkozy avait promis, il y a deux ans, la création de 200 000 places d’accueil supplémentaires pour la petite enfance, d’ici à 2012. Et si en 2009, 20 000 places de crèches ont été créées, parallèlement, le taux de scolarisation précoce ne cesse, quant à lui, de diminuer.


En effet, selon une note du Haut Conseil de la Famille, organisme sous la tutelle du Premier ministre, celui-ci serait passé de 35 % à 15 % entre les rentrées scolaires 2000 et 2009. Ainsi, alors qu’ils étaient 254 000 en 2001, les enfants de deux ans scolarisés en maternelle n’étaient plus que 182 000 en 2006, 167 600 en 2007 et 123 000 en 2009.

 

In Libération

 

C’est le taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans à la rentrée 2009 contre 35 % à la rentrée 2000, selon le Haut Conseil de la famille, un organisme sous la présidence du Premier ministre. «En moins de dix ans, le nombre d’enfants préscolarisés avant l’âge de 3 ans a

 

La suite pour les abonnés

11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:35

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In Café Pédagogique

 

Une étude de l'OCDE démontre l'efficacité du pré-primaire !

 

" C’est une évidence : l’enseignement préprimaire est bénéfique pour les élèves. Les résultats de l’enquête PISA 2009 montrent que, dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, les élèves de 15 ans ayant suivi un enseignement préprimaire obtiennent de meilleurs résultats que les autres". L'OCDE consacre son premier numéro de sa nouvelel revue "PISA à la loupe" à l'enseignement préprimaire qui correspond chez nous à la maternelle.

 

"Ainsi, l’écart de score entre les élèves ayant suivi un enseignement préprimaire pendant plus d’un an et ceux n’ayant pas du tout suivi ce type d’enseignement s’élève à 54 points sur l’échelle PISA de compréhension de l’écrit – soit plus d’une année d’études (qui équivaut à 39 points)", caclcule l'OCDE. "En Belgique, en France et en Israël, les élèves qui ont déclaré avoir suivi un enseignement préprimaire pendant plus d’un an ont obtenu un score supérieur de 100 points au moins sur l’échelle PISA de compréhension de l’écrit à celui des autres élèves".

 

" De plus en plus de chercheurs s’accordent à dire que l’éducation de la petite enfance permet d’améliorer le bien-être des élèves, de poser les fondations de l’apprentissage tout au long de la vie, d’accroître l’égalité des chances dans l’éducation, de réduire la pauvreté et de faire progresser la mobilité sociale d’une génération à l’autre. Les résultats du PISA suggèrent qu’il existe une corrélation particulièrement forte entre la participation à l’enseignement préprimaire et les performances en compréhension de l’écrit à l’âge de 15 ans dans les pays qui ont mis en place des politiques pour améliorer la qualité de ce niveau d’enseignement".

 

 

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