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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 06:29



L'école maternelle PaliKao, rue de PaliKao, participera à l'opération
 
"Attachons-nous à notre école"
vendredi  6 février à partir de 16h20,

en lien avec l'école maternelle Tourtille.

Les 2 écoles seront reliées à l'aide de ficelles, cordes, liens en tissus, laine...

On témoignera, nous, parents, futurs parents, passants, sur ce qu'est l'école maternelle pour nous; on pourra formuler des vœux... Ces récits seront regroupés dans un grand cahier, et on ira symboliquement accrocher des rubans sur le lien tendu entre les 2 écoles.

 Goûter final sur la place PaliKao devant l'école !

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:54

Après ses attaques sur la maternelle, directes ou sous-entendues, le ministre Xavier DARCOS semble faire un pas en arrière. Est-ce pour prendre un meilleur élan ?

Pour faire reculer définitivement tout projet d'amputation de l'école maternelle (3 ans,  4 ans, 5 ans ?), de remplacement de ce service public national par des services municipaux ou privés, montrons notre attachement à l'école.

Le 6 février 2009, avec de la ficelle, du scotch ou par une chaîne humaine, attachons-nous à la maternelle.
Cette action est symbolique : elle signifie un attachement à un système reconnu partout en Europe.
Cette action est résolue et traduit la détermination des parents à ne pas laisser démanteler la maternelle sans rien faire.

C'est une action flash, qui ne gênera ni ne bloquera personne, ne paralysera aucune école, est légère en organisation. Elle est destinée à la fois à alerter et à exprimer une opinion par un moyen inédit.

Cette action est organisée : vous trouverez ci-joint les visuels pour informer et mobiliser. Chaque association de parents d'élèves ou groupe de citoyens concernés pourra déterminer une heure de rassemblement, s'attachera symboliquement à l'école par tout moyen et informera la presse ou transmettra des photos. L'opération peut durer peu de temps. Seul matériel impératif : la bonne humeur!

Merci de transmettre l'information le plus largement possible.

L'attachante équipe d' "attachons-nous à notre école"


http://attachons.nous.a.notre.ecole.over-blog.com/




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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 21:56

In Libération

Rtrvdeq_2 Jan Figel gagnerait à être mieux connu. Ce Slovaque de 48 ans, au physique un peu terne, est le commissaire européen chargé de l'Education. Issus d'un tout petit pays lui-même issu d'un plus grand - la défunte Tchécoslovaquie -, il a été nommé en août 2004. Et n'a pas fait grand bruit depuis, confiné dans les bureaux et les séminaires bruxellois.


Pourtant il vient de donner une belle leçon sur la maternelle. Interrogé par l'agence AEF, il fait d'abord le bilan de la présidence française dans son domaine - selon lui, la France a surtout fait avancer l'orientation et la formation tout au long de la vie.


Puis il enchaîne par les priorités de la présidence tchèque qui va succéder à Paris à compter du 1er janvier 2009. Et il déclare: "il n'est jamais  trop tôt pour commencer le processus d'apprentissage. L'enseignement pré-scolaire a un impact fort sur le parcours d'éducation. Il a notamment beaucop d'influence sur le comportement d'apprentissage des enfants de familles migrantes et de milieux sociaux défavorisés. On constate que le "taux de retour sur investissement" est le plus fort. Il permet d'améliorer l'égalité et l'efficacité de la formation. Pourtant dans de nombreux pays, l'éducation pré-scolaire est sous la tutelle du ministère en charge du social:  il faut savoir si on la considère comme une période de garderie ou comme une opportunité d'apprentissage. C'est une question dont il faut débattre au niveau européen".


Qu'en pense notre ministre de l'Education Xavier Darcos ? Il y a peu, il trouvait qu'à deux ans, tout ça se résumait à une affaire de couches et de sieste. Mais devant la vague de contestation, il est quelque peu ravisé. Et ce n'est pas Jan Figel qui va le lui reprocher.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 20:25
(Source AFP)

La secrétaire d'Etat chargée de la Famille Nadine Morano a souligné dimanche que "l'école maternelle c'est trois ans", et indiqué avoir "à l'étude" un dispositif de "financement croisé" pour des jardins d'éveil destinés aux enfants âgés de deux à trois ans.


"La maternelle n'existe pas pour les deux ans, il y a des tolérances qui existent dans certaines régions", mais en fait "dans très peu de secteurs", car "l'école maternelle c'est trois ans", a déclaré Mme Morano au au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.


En milieu rural, "il y deux départements qui souhaitent expérimenter les jardins d'éveil, je pense à la Mayenne et au Rhône", a-t-elle poursuivi. Elle a indiqué avoir "à l'étude" un dispositif qui consisterait à abriter ces structures dans des écoles disposant de locaux pour les accueillir, ce qui permettrait d'économiser les frais d'eau, de chauffage ou d'électricité.


Dans ce schéma, "on fait garder les enfants par du personnel formé petite enfance, parce qu'un enfant de deux ans, c'est encore un bébé et que la quasi-totalité des rapports faits par des pédo-psychologues démontrent que la scolarité des enfants de deux ans n'est pas bonne", a-t-elle expliqué.

"Nous sommes en train de travailler sur un dispositif de financement croisé par la Caf (caisse d'allocations familiales), les communes et les communautés de communes, mais aussi les parents en fonction de leurs revenus", a précisé Mme Morano.


Elle a également indiqué souhaiter "associer les entreprises pour qu'elles financent, comme elles le font pour les crèches d'entreprise, des places de berceau".

Nadine Morano s'était déjà déclaré début novembre favorable à un rapport sénatorial proposant de développer des jardins d'éveil pour les enfants de 2 à 3 ans.


"La création de jardins d'éveil, structures alternatives entre la crèche et l'école, aurait le mérite d'améliorer la prise en considération des rythmes des jeunes enfants, tout en offrant à ces derniers la possibilité d'un développement harmonieux, au sein de structures adaptées", avait-elle alors commenté.





Commentaire

A l'heure où Mme Morano nous rappelle que l'expérimentation des jardins d'éveil reste plus que jamais au programme (structure d'accueil au sein des écoles maternelles pour une seule classe d'âge, imaginez sans effort  la suite...) et à l'heure où des jardins d'enfants, accueillant parfois des enfants de deux à quatre ans, ont fleuris en région parisienne ces dernières années (il suffit d'aller voir le nombre de ces structures déjà existantes)….


A l'heure où la structure et les composantes des masters + 5, ne sont pas encore connues ni même établies par les universités qui renâclent à proposer un projet bâclé d'ici janvier (les maquettes du projet ne seront peut-être même pas communiquées, voir "sauvons l'université") et à l'heure où il existe un diplôme d'éducateur de jeunes enfants bac + 3 qui comprend déjà plusieurs des points de la formation demandé par l'Ageem (professionnels que l'Ageem semble totalement ignorer et qui interviennent auprès des enfants jusqu'à 6 ans dans les jardins d'enfants privés, et qui sont inquiets tout autant que nous sur le coût des jardins d'éveil pour les parents et sur le taux d'encadrement pour les enfants)…..


A l'heure où Mr le ministre refuse de discuter avec les syndicats représentants légaux des enseignants….


A l'heure où nous connaissons les tenants et les aboutissant des réformes voulues par le gouvernement grâce à Eddy Khaldy et Muriel Fitoussi….


A l'heure où une pétition lancée par l'Ageem et qui a reçue plus de 200.000 signatures, mais signée par moult personnes qui ne sont pas de cette association….

 

Mr Darcos dit qu'il donne sa signature à la pétition(Sénat le 18 décembre en fin de séance) et nous fait à tous un joli pied de nez en pleine séance du sénat.  Il signe avec Mme Barberis, une déclaration commune qui n'a que peu de valeur vu les points mentionnés ci-dessus.


Et pour finir Mme Morano monte au créneau pour nous expliquer que les jardins d'éveil c'est parti et qu'il n'est pas question de revenir là-dessus.


Nouveau mépris pour les opinions contraires à celles du gouvernement, nouvelle façon d'acheter le silence d'une partie du corps enseignant avec des primes par là, des accords catégoriels par ci. Le combat de la maternelle, c'est celui de l'école dans son ensemble.

Mme Barberis parle dans ce manifeste de la formation des enseignants et de leur accompagnement théorique sur le terrain, mais ne parle à aucun moment des effectifs. Avoir des documents pédagogiques, c'est bien, ne pas pouvoir mettre en place sa pédagogie à cause d'effectifs trop chargés c'est moins bien et notre ministère compte là-dessus pour nous mettre en concurrence avec le privé.

Mme Barberis a-t-elle signé cette déclaration  avec l'accord des adhérents de son association. (Cette déclaration ne figure pas sur le blog de l'association, pourquoi ?) Sinon quelle valeur a ce document, nous savons malheureusement qu'à cette heure le manifeste du 5 novembre n'en a plus beaucoup. Dommage.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 22:20

Le changement de ton du Ministre de l'Education Nationale à l'approche des vacances de Noël est-il purement tactique ? Eteindre l'incendie qui couve dans la maison... avant les mesures de carte scolaire qui tomberont au premier trimestre.
On ne touche pas au lycée, ni à la maternelle, ni... à rien, pour désamorcer la bombe. Pour le reste on verra plus tard...

La déclaration commune Ageem-Ministère

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 18:15

In Café Pédagogique

L'école maternelle est une véritable école, qui accueille la totalité des enfants de 3 ans : c'est bien pourquoi nous l'avons dotée d'un vrai programme d'enseignement ! Quand j'ai dit, en réponse à une question sur la scolarisation des enfants dès 18 mois, qu'il ne fallait pas confondre le métier d'enseignant à la maternelle avec celui de puéricultrice, certains y ont vu une remise en cause des maîtres de maternelle ; mais telle n'était pas du tout mon intention, et si je les ai blessés, je m'en excuse auprès d'eux !" Xavier Darcos a présenté ses excuses lors du débat sur le budget de l'éducation nationale au Sénat.

Le 3 juillet 2008, il avait déclaré en commission au Sénat : "Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ?"

La suite...

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 14:20

In Canard enchainé

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 06:48

A lire et à diffuser !

 


 

Une enseignante de section de "Tout-petits" et de "Petits"

fortement agacée, mais pas encore totalement découragée.

Et commentaires à propos du rapport "Papon Martin"

 

 

 Enseignante en maternelle depuis bientôt vingt trois ans, dix neuf ans de sections de "Petits- Tout-petits" dont six ans de "Tout-petits" pure en ZEP, je suis habituée depuis toujours à ce que la place des enseignants de petite et toute petite section, au sein même de l'école, soit dévalorisée de la part de nos collègues et de notre hiérarchie - Notre ministre n'a  pas eu à chercher loin l'idée que nous sommes improductifs au moment des siestes (ça c'est  une approche comptable). Je souhaiterais que l'on arrête de mettre la suspicion  quant à la  qualité de notre travail. Dire que parce que les enfants dorment pendant la sieste, nous n'avons  rien à faire, et que parce que nos effectifs sont plus allégés l'après midi, nous travaillons moins que les autres (et donc qu'il faut absolument nous occuper), c'est se baser sur un  raisonnement simpliste, inexact et effectivement méprisant.

 

C'est ne pas vouloir considérer l'importance de la préparation matérielle spécifique à ces  sections, en ce qui concerne la préparation matérielle de la classe que ce soit dans  l'organisation de celle -ci pour en faire un lieu accueillant et stimulant, que ce soit dans la  gestion du matériel pour proposer aux enfants les fameux "jeux libres" (terme employé dans  le rapport "Papon Martin") dont ils ont besoin au fur et à mesure de l'année et qu'il faut   programmer et renouveler. C'est ne pas considérer le travail d'évaluation qui porte moins que   dans les autres classes sur des supports papier que l'on peut emporter quand on rentre chez soi.

Tout cela bien sûr en plus du travail classique de préparation et de bilan propre à tous les  niveaux.

 

C'est ne pas prendre en compte la fatigue nerveuse spécifique à ce niveau, avec le rythme de l'enchaînement des activités (l'attention est fragile à cet âge), avec la vigilance de tous les instants, avec la mise en place des règles de vie en collectivité auprès d'enfants qui quittent à peine ou sont encore dans "la période du non", qui pour certains n'ont jamais vécu qu'une relation duel avec l'adulte et doivent vous partager avec 20, 24 (en ZEP), 29 autres enfants (cela ne nous permet pas de répondre à l'attention que chacun est en droit d'attendre nous), sans parler des rentrées massives de septembre (quand on vous empêche d'échelonner l'accueil des enfants, là aussi pour des raisons comptables, ce qui est un vrai traumatisme aussi bien pour les enfants que pour les familles et l'enseignant), sans compter pour finir avec l'absence d'aide lorsque nous avons des élèves "difficiles" voir "particuliers" (je préfère à handicapés) que les professionnels spécialisés trouvent trop jeunes pour intervenir.

Les classes de "Tout-petits" et de "Petits" sont les premières classes de la chaîne qui préparent les enfants à aborder les étapes suivantes dans les meilleurs conditions, au sein de l'école maternelle dite préélémentaire, soit, mais le primaire n'est-il pas du présecondaire, etc.

– Avant de savoir marcher il faut être capable de se tenir debout, de se muscler là où c'est nécessaire, d'avoir de l'équilibre, d'avoir de la curiosité face au monde environnent, de vouloir apprendre…On s'extasie devant l'enfant qui marche mais pas devant celui qui se prépare à savoir marcher. Comme l'on s'extasie devant l'enfant qui apprend à lire et à écrire au CP, mais pas ou peu devant l'enfant qui passe du "mot phrase" aux phrases complexes avec un enrichissement du vocabulaire qui atteint en deux ans plus de 1 500 mots (à 4 ans selon les chercheurs).

 

La suite

 

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 17:36

L'article date de septembre mais reste d'actualité !

In Mediapart
par Sébatien Rome (directeur d'école élémentaire ZEP/REP)

"Le gouvernement va mettre en place un large plan d'économie dans l'Education nationale en réduisant la scolarité des élèves. Progressivement, les élèves de deux ans puis de trois ans et enfin de quatre ans ne seront plus accueillis à l'école maternelle. Le plan en préparation depuis plusieurs mois à Bercy sera bientôt mis en œuvre. En effet, la Caisse d'allocations familiales de Montpellier vient d'annoncer aux crèches et aux PMI qu'elles devraient s'apprêter à accueillir (ou plutôt garder en leur sein) les enfants de 2/3 ans à la rentrée 2009 puis, à terme, les enfants de 3/4 ans.

C'est un responsable d'une structure d'accueil de jeunes enfants présent à la réunion qui m'a donné cette information.

Une tendance de fond et une accélération récente

En France, depuis les années 90, le taux de scolarisation des 3 ans avoisine les 100%. De nombreux rapports ont souligné les liens qui existaient entre le haut taux de natalité en France et cet accueil gratuit de qualité et très bien réparti sur le territoire. Par contre, une interrogation constante a toujours accompagné la scolarisation des 2 ans. Liée à la création des ZEP où elle s'est le plus effectuée, la scolarisation des deux ans a pour but principal de faire parler français des élèves qui n'auraient pas ce bagage à la maison. Cette scolarisation existe aussi dans les zones rurales où elle est une solution de mode de garde pour les parents. Depuis 2000, leur scolarisation a chuté. Ceci s'explique par le fait que ces élèves ne sont plus pris en compte par l'administration dans le calcul du nombre moyen d'élèves par classe qui détermine une ouverture ou une fermeture d'une classe. Ainsi, après une fermeture, les écoles ne peuvent accueillir ces élèves que dans la limite des places disponibles, même dans les zones les plus en difficulté.

X. Darcos, auditionné par l'Assemblée nationale sur l'exécution du budget 2007, a bien résumé l'état d'esprit actuel sur cette question : « comme père, je ne crois pas à l'efficacité de la scolarisation à deux ans ». Effectivement, la première rentrée pour les parents est toujours difficile même quand on se destine aux plus hautes fonctions de l'Etat. Se séparer d'avec son enfant alors que l'on est encore en pleine « fusion » avec lui quelle douleur ! (aller faire un tour lors de la prochaine rentrée devant les écoles maternelles...).

Pour être plus sérieux que X. Darcos qui ne fait appel qu'à ses sentiments de père pour juger de l'avenir socio-économique de la France et de sa place dans le monde car, c'est bien cela le sujet, on lira à profit le n°66 de Education et Formation de 2003 tiré du site du même du Ministère et qui fait le point sur la scolarisation en maternelle. La question y est clairement posée : « Faut-il développer la scolarisation à deux ans ? ». La synthèse développe son argumentaire en deux points. Le premier indique que « globalement l’avantage dû à une entrée à l’école maternelle à deux ans semble relativement faible. » (je souligne) et seconde que ce sont « les élèves des ZEP, ceux des catégories sociales défavorisées, mais aussi ceux des catégories sociales les plus favorisées, bénéficieraient le plus d’une scolarisation très précoce. ». Par ailleurs, les auteurs affirment données à l'appui que «l’effet bénéfique d’une scolarité maternelle longue peut se constater et les quelques élèves qui sont entrés en maternelle à quatre ans ou plus seulement, redoublent le CP ou le CE1 pratiquement deux fois plus que ceux entrés à trois ans. Lorsque l’on sait que les élèves qui redoublent le CP ou le CE1 ont des carrières scolaires plus difficiles et quittent plus souvent le système éducatif sans qualification que les autres, il apparaît nettement qu’une scolarisation longue en maternelle contribue à améliorer à la fois le devenir scolaire des élèves qui en ont bénéficié et l’efficacité globale du système éducatif. ». Le rapport préconise une politique volontariste pour favoriser l'accueil des deux ans en ZEP qui passerait par l'amélioration de la qualité de l'accueil.

Avec de tels rapports sur les effets bénéfiques de l'école maternelle, dont on dit que le monde nous envie, on comprend que le Ministre ait estimé le 3 juillet 2008 devant les sénateurs « que l'organisation de l'école pré-élémentaire [...] était difficile compte tenu de son caractère passionnel. ». (retenez bien ce mot de « pré-élémentaire », il servira à faire une distinction entre l'école « pré-élementaire » et l'école maternelle devenant synonyme de « jardin d'enfants » à l'allemande) A cette occasion, le Président du Sénat, Jean Arthuis, « a rappelé que la commission étudierait plus particulièrement la question de l'école maternelle à l'automne 2008 ». C'est à cette occasion que les attaques contre l'école maternelle seront portées.

 
Quels seront les apprentissages qui manqueront aux élèves ? Principalement, et c'est essentiel, le fait d'être élève (se tenir sur une chaise mais aussi ne pas mordre le copain, attendre son tour, ne pas crier pour prendre la parole...tout ce que l'on ne peut pas apprendre si l'on reste seul avec sa maman en relation duelle). L'autre apprentissage est la constitution d'un stock suffisant de mots pour aborder la lecture. Là, les inégalités sociales joueront encore plus à fond.


J'ai eu connaissance de cette information il y a quelques mois, en apprenant que Bercy travaillait sur le sujet mais, je l'avoue, je ne l'ai pas pris au sérieux. Un ballon d'essai avais-je dit ! Les objectifs d'accueil des enfants affichés par la CAF de Montpellier prouvent qu'il n'en est rien. Depuis que nous savons que « désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit », que « la France est en train de changer » et cela « beaucoup plus profondément qu'on ne le croit », plus rien n'est impossible ou, au contraire, « TOUT EST POSSIBLE ».

Après le « Munich pédagogique », la « campagne de Pologne contre l'école »

Antoine Prost nous a avertis qu'une ligne jaune avait été peut-être franchi par la réduction du nombre de jours de classe, nous pouvons affirmer que les offensives ne font que débuter selon les principes déjà éprouvés du « Blitzkrieg » (guerre éclair) politique. Le monde enseignant est encore derrière sa ligne Maginot. Il reste encore peu de temps avant que le dernier coup soit porté.
-élementaire » et l'école maternelle devenant synonyme de « jardin d'enfants » à l'allemande) A cette occasion, le Président du Sénat, Jean Arthuis, « a rappelé que la commission étudierait plus particulièrement la question de l'école maternelle à l'automne 2008 ». C'est à cette occasion que les attaques contre l'école maternelle seront portées. "


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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 07:03

In Café Pédagogique


Ce n'est par hasard que la Mayenne s'est portée volontaire pour accueillir le premier "Jardin d'éveil" imaginé par le rapport Papon. Lucie Gillet retrace pour nous trois années d'expériences tournant toutes à la suppression de la scolarisation à deux ans. Après des revers, le président du conseil général, Jean Arthuis, semble avoir gagné la partie.

La Région Pays de Loire est selon l'INSEE « la plus féconde de la France métropolitaine », elle le doit particulièrement au département de la Mayenne, qui avec 2.18 enfants par femme. Mais à 70 % ces femmes travaillent, aussi depuis plusieurs années l'accueil du jeune enfant est devenu une question cruciale pour les collectivités territoriales. La Mayenne fait partie des départements où la scolarisation à deux ans est la plus forte.

Mais petit à petit les choix budgétaires ont entrainé des "expérimentations". En janvier 2003, l'inspecteur d'académie promettait « A la rentrée prochaine, je ne toucherai pas à l'accueil des enfants de 2 ans. Je ne veux pas désespérer les mamans qui travaillent. » Pourtant en  janvier 2005, la Mayenne teste le « jardin maternel ». Il s'agissait dans cette expérimentation de combiner école le matin et jardin d'enfants l'après-midi. Ouest-France rapporte à l'époque les propos de Jean Arthuis : « Que des enseignants à bac + 5, 6 ou 7 gardent des enfants qui font la sieste l’après-midi, dans un contexte de pénurie de moyens, ce n’est vraiment plus possible!» Le « test » est mis en place dans deux communes : Meslay et Renazé, à l'époque il ne s'agit pas pour l'Inspecteur d'Académie  de supprimer « brutalement » l'accueil des deux ans : « « Ce serait la révolution et je mettrais bien des familles dans l’embarras. »

Dès le départ, le « test » ne remporte pas un franc succès : les parents refusent de jouer le jeu et  l'après-midi pour le « jardin maternel » c'est l'école buissonnière, il est déserté ! Ils argumentent sur le fait que leurs enfants ont leurs repères à l'école, que ce nouveau « service » est payant. En novembre 2005 les élus de gauche dénoncent l'échec. En octobre 2006, la commission Solidarité et cohésion sociale du Conseil général évalue le dispositif et conclue au terme précipité de l'expérimentation.

Mais la mise en place de la PSU (Prestation de Service Unique) appliquée depuis 2004 dans les structures d'accueil collectives a contribué à l'évolution des dispositifs d'accueil. En effet à partir de sa mise en place, c'est un tarif horaire qui est appliqué aux parents et non plus un tarif forfaitaire à la journée. D'autre part la mise en place de la PSU fait évoluer les structures : de crèche et halte-garderie on devient « multi-accueil » un mot fourre-tout qui permet d'accueillir les enfants en structure « petite enfance » jusqu'à 4 ans contre 3 auparavant.  A l'époque on s'inquiète un peu, on se demande bien pourquoi, mais beaucoup de familles ont eu recours à ce moyen de garde pour leurs enfants agés de 3 à 4 ans le mercredi, en complément de l'école. Ainsi on s'habitue à avoir recours au « multi-accueil » pour la garde de son plus ou moins « jeune » enfant.

En février 2007 est publié le rapport  du Centre d'analyses stratégiques sur le service public de la petite enfance. Il cite en exemple une « nouvelle formule  d'accueil à mi-chemin entre l'accueil collectif et individuel, à distinguer des mini-crèches », il s'agit des micro-crèches... inventées en Mayenne. Des avril  la Mayenne fait part de son expérience au travers d'un dossier de presse : qualifiée de lieu innovant qui accueille les enfants de 2 mois à 4 ans. La particularité de ce lieu d'accueil, et ce qui le différencie d'une crêche est l'accueil assuré par des  assistantes maternelles, regroupées à quelques unes sur un même lieu.

A la rentrée 2007, la scolarisation des enfants de deux ans reste un cheval de bataille pour les syndicats mayennais qui réclament la comptabilisation de tous les enfants inscrits. En octobre dernier Nadine Morano fait une visite en Mayenne sur le thème de la petite enfance, elle y évoque et loue le « modèle mayennais ». La presse s'en fait largement écho. Mais sur les sites professionnels des EJE on s'inquiète un peu. Nul doute qu'on continue de s'inquiéter avec la publication du rapport Papon au Sénat.

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