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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 19:16

In Marianne

Obsession de longue date de l'UMP, la disparition des humanités dans les classes est à l'ordre du jour. Le ministre de l'éducation nationale devrait annoncer dans les jours qui viennent la suppression de l'histoire et de la géographie comme matières obligatoires dans les classes scientifiques.

On vient d’apprendre que le Ministre de l’Éducation Nationale, M. Luc Chatel, a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique. Il se propose néanmoins de les maintenir dans un cadre optionnel. Ce nouvel épisode de la réformite aiguë de tout Ministre de l’Éducation Nationale laisse anéanti et scandalisé. Ceci d’autant plus que ce n’est pas trahir un secret que de révéler que le Ministère avait commencé par reculer et par admettre que sa réforme n’était pas fondée, en rétablissant l’Histoire et la Géographie dans le cursus des disciplines obligatoires en Terminale Scientifique. On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens qui veulent à tout prix conserver à cette terminale son caractère de « pureté » ont dû être très fortes ces derniers jours. Cela aboutit à une décision qui privera plus de la moitié des lycéens de Terminale d’un enseignement tout à fait nécessaire.

Cette question ne concerne pas que les historiens et géographes, même si l’on ne doit pas s’étonner que ces derniers protestent très vigoureusement. Ancien élève de ce que l’on appelle une Terminale Scientifique (une Terminale C en l’occurrence), économiste et spécialiste en recherches stratégiques, je me suis senti personnellement interpellé par cette mesure.

Tout le monde peut comprendre, au vu de ce qu’est un lycéen aujourd’hui, et plus particulièrement dans une section scientifique avec une spécialisation renforcée par la réforme, qu’une telle décision va aboutir à la suppression totale de cet enseignement. Très peu nombreux seront les élèves qui prendront une telle option. Nous ne devons donc nourrir aucune illusion. Le caractère démagogique de la mesure est évident dans la mesure où il fait reposer sur les élèves la décision de prendre ou de ne pas prendre les cours d’Histoire et Géographie à un moment où la spécialisation de la filière vient d’être réaffirmée.

Alors que, aujourd’hui, plus de 50% des élèves ont choisi la Terminale Scientifique, ceci revient à enlever l’enseignement d’Histoire et Géographie à cette même proportion. Quand bien même on arriverait dans le cours de la réforme à faire baisser ce nombre vers le 35%, ceci resterait absolument inacceptable.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 20:53

In Sauvons l'Université
par Louise Fessard, Médiapart, 20 novembre 2009

Ce devait être un lycée « où la seule règle serait la diversité des voies proposées. Chacun y pourrait, selon ses goûts [...], construire un parcours cohérent [...] qui lui ressemble », rêvait Nicolas Sarkozy le 2 juin 2008. Un an et demi et un ministre plus tard, le nouveau lycée présenté jeudi 19 novembre au salon européen de l’éducation par Luc Chatel est très éloigné du lycée à la carte voulu par le précédent ministre de l’éducation, Xavier Darcos. Il avait dû y renoncer en décembre 2008 face à la forte mobilisation lycéenne et à la levée de boucliers des enseignants. Après la vaste consultation menée par Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po, le temps est aux arbitrages techniques.

L’accent est toujours mis sur l’orientation mais finie la semestrialisation, avec une semaine de battement entre les deux semestres pour préparer son orientation, envisagée par Xavier Darcos. L’idée de modules, qui puissent être validés d’une année sur l’autre comme à l’université, disparaît aussi. A la place, Luc Chatel propose une seconde d’exploration pour que « le lycéen découvre les parcours possibles » et une première avec un tronc commun suffisamment important (60% de l’emploi du temps) pour permettre un changement de série en cours d’année grâce à des stages passerelle organisés pendant les vacances scolaires. Ainsi « les élèves n’auront à rattraper que les enseignements de spécialisation », a expliqué Luc Chatel.


La spécialisation n’aura véritablement lieu qu’en terminale qui doit « préparer mieux à l’enseignement supérieur ». En matière d’orientation, les élèves volontaires pourront bénéficier d’un tutorat assuré par des enseignants. Paradoxal alors que le nombre de conseillers d’orientation psychologues, dont c’est précisément le métier, se réduit comme peau de chagrin. Selon le principal syndicat enseignant, le Snes, seul un départ à la retraite sur six est remplacé.


De l’économie pour tous en seconde


Xavier Darcos voulait remplacer les séries, écrasées par la suprématie de la série scientifique, voie royale, par des familles (humanités et arts, sciences, sciences de la société, technologie) dans lesquelles l’élève piocherait. Luc Chatel fait au contraire le pari de renforcer la spécialisation des séries en terminale pour les « rééquilibrer ».


Pour la série S, l’épreuve d’histoire géographie aura désormais lieu en fin de première. L’objectif est de conforter l’aspect scientifique de la série S, aujourd’hui surtout choisie parce qu’elle offre la plus large porte d’entrée vers l’enseignement supérieur. « 50% des élèves [de l’enseignement général, NDLR] choisissent la filière S et [...] en même temps nous n’avons pas assez d’ingénieurs dans notre pays », a souligné Luc Chatel.


Quant aux littéraires, c’est un enseignement optionnel de « droit et grands enjeux du monde contemporain » de trois heures en terminale qui est censé revaloriser la série et ouvrir de nouveaux débouchés. L’enseignement des langues est renforcé, avec des cours de littérature étrangère en langue étrangère. « La voie littéraire doit permettre aux élèves ayant une vraie vocation littéraire de se destiner aux grandes écoles [...] mais il faut l’élargir vers le droit et les sciences politiques pour les autres », a estimé Luc Chatel.


Par ailleurs, chaque élève de seconde devra choisir au moins un cours d’économie (sciences économiques et sociales ou économie appliquée et gestion) parmi ses deux enseignements d’exploration de 1h30. Soit « une heure de moins que l’option actuelle de sciences économiques et sociales », déplore le secrétaire général de l’Apses, Sylvain David, qui trouve par ailleurs « étonnant de mettre au même niveau un enseignement de culture générale et un autre plus professionnalisant ».


Plus d’autonomie


Rescapé de la réforme Darcos, l’accompagnement personnalisé concernera tous les élèves de la seconde à la terminale, quelque soit leur niveau. Pour ne pas alourdir l’emploi du temps des lycéens (maintenu à 28h30 en seconde après la réforme), ces deux heures d’accompagnement sont prises sur les horaires de cours. Aux lycées d’organiser cet accompagnement en petits groupes entre soutien scolaire pour les plus faibles, perfectionnement pour les élèves en difficulté, orientation et apprentissage des méthodes de travail.


Les équipes pédagogiques disposeront également d’un plus grande autonomie pour utiliser les heures de dédoublement et constituer des groupes de faible effectif selon les besoins. Deux changements qui passent mal du côté du Snes qui dénonce « une réduction des horaires disciplinaires » et « une autonomie accrue des établissements avec la gestion locale d’une part importante de l’horaire disciplinaire ».


Quant aux langues vivantes, elles seront enseignées par groupe de compétence. La langue vivante 2 est intégrée dans le tronc commun, devenant ainsi obligatoire.

Plus consensuelle, la réforme n’annule cependant pas « les effets dévastateurs des 40.000 postes supprimés depuis 2007, ni du démantèlement de la carte scolaire », rappelle l’Union nationale lycéenne. En 2008, la réforme avait justement buté sur un mouvement lycéen remonté contre une mesure soupçonnée d’être le cache-misère des suppressions de postes.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 17:51
In C'est Classe !

Finalement le lycée sera un peu réformé. Nicolas Sarkozy avait promis une grande rénovation. Comparé aux ambitions, les mesures annoncées ce matin par Luc Chatel sont assez limitées, loin de la révolution prônée par Xavier Darcos qui avait mis les lycéens dans la rue. En fait elles se veulent surtout consensuelles afin d'éviter une nouvelle mobilisation, ce qu'il faudra voir dans les prochains jours. 


Au lycée champlain chennevieres sur marne le 13 oct 09 La réforme, dont les détails ont donc été annoncés par le ministre au Salon de l'Education, reprend de nombreuses préconisations du rapport de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po qui avait mené une vaste consultation sur le terrain. Elle poursuit essentiellement quatre objectifs:

- permettre une meilleure orientation des élèves qui peuvent désormais se tromper et se réorienter en première, ceci devant aussi limiter les redoublements qui coûtent cher et sont jugés souvent inefficaces,

- rééquilibrer les filières, et notamment revaloriser la littéraire (L) en plein déclin ainsi que la technologique (mais pour cette dernière, l'annonce des mesures est remise à la rentrée 2011),

- introduire davantage de soutien individualisé que les lycéens réclament, au delà du face à face profs-élèves

- enfin mieux préparer les lycéens à l'enseignement supérieur et à l'autonomie - beaucoup se perdent et abandonnent ensuite à l'université .

 

 

La classe de  seconde va changer dès septembre 2010. Elle se veut moins spécialisée et plus "exploratoire" afin que le lycéen puisse davantage choisir en connaissance de cause sa série en première. Du coup, les enseignements de détermination - comme  les SES (Sciences économiques et sociales) - deviennent des enseignements "d'exploration". Ils passent à une heure et demie par semaine au lieu de trois, et le lycéen devra en prendre deux. Pour le premier, il aura le choix entre les SES et l'économie appliquée et gestion. Pour le second, l'éventail est plus large: sciences de l'ingénieur, biotechnologie, méthodes et pratique scientifiques, littérature et monde contemporain, arts, etc.


Pour les lycéens désirant changer de filière, après avis du conseil de classe, des "stages passerelles" seront proposés pendant les vacances scolaires. Mais plusieurs syndicats ont déjà jugé cela un peu court pour rattraper lles matières de spécialisation que l'élève n'aura pas suivies.


Autre nouveauté, l'introduction de deux heures obligatoires d'accompagnement personnalisé par semaine - on les retrouve aussi en première et en terminale. C'était une demande de nombreuses organisations et de syndicats de lycéens, de parents d'élèves et d'enseignants. Mais comme l'horaire des élèves reste le même (28 heures 30 par semaine d'enseignement obligatoire), tout comme celui des enseignants, cela signifie que l'on va grappiller sur les heures des disciplines. Ce qui ne fait jamais plaisir aux enseignants concernés... Les heures de dédoublement sont aussi remises au pot commun.


Ultime novation: la deuxième langue vivante 2 (LV2) entre dans le tronc commun qui comporte désormais: 4 heures de français, 4 heures de maths, 3 heures d'histoire-géo, 5 heures 30 au total de LV1 et de LV2 - chaque établissement décidera de la répartition -, 3 heures de physique-chimie, 1 heure 30 de SVT (Science et Vie de la Terre), enfin une demie heure d'ECJS (Education Civique, Juridique et Sociale).


La classe de première
, qui sera mise en place en septembre 2011, sera en fait davantage modifiée. L'élève commence seulement à se spécialiser. Et il a désormais doit à l'erreur. Afin de lui permettre de changer de série en cours d'année, les trois filières S, ES et L auront désormais un tronc commun de 15 heures, ce qui représente environ 60% de l'emploi du temps des élèves: soit 4 heures 30 de langues, 4 heures de français, 4 heures d'histoire-géo, 2 heures d'EPS et toujours une demie heure d'ECJS. Les enseignements de spécialité seront par ailleurs de 10 heures en S, 9 heures 30 en ES et 8 heures 30 en L.


Pour revaloriser la série littéraire de plus en plus désertée, le dispositif parait un peu court. Un nouvel enseignement de spécialité, "Droit et grands enjeux du monde contemporain", est introduit en terminale. Comme l'avait annoncé Nicolas Sarkozy le 13 octobre, l'enseignement  des langues est par ailleurs renforcé, avec des cours de littérature étrangère dans la langue.


Dans la logique de progressivité de la réforme, la terminale, qui sera mise en oeuvre en septembre 2012, devient vraiment la classe de spécialisation. En plus des trois actuels, la série S hérite d'un nouvel enseignement de spécialité: informatique et société du numérique. La série ES se la voit proposée aussi. En plus des maths comme aujourd'hui, les élèves en ES pourront aussi désormais prendre Sciences sociales ou Economie approfondie.


Enfin le bac, sujet hautement sensible, est préservé. A une exception prés toutefois: il y aura désormais une épeuve anticipée d'histoire-géo en première. Les épreuves orales de langues vivantes au bac, souhaitées par Richard Descoings, sont elles remises aux calendes grecques...


Parmi les autres nouveautés, le ministère annonce aussi du tutorat pour les élèves qui le demandent. Il laisse aussi beaucoup plus d'autonomie aux établissements, notamment pour décider du contenu du  nouvel accompagnement  individualisé qui reste assez flou.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 18:05

In Libération

Orientation «réversible», revalorisation des filières délaissées, plan pour les langues... Les annonces du chef de l'Etat, lors de son discours à l'Elysée.

Elle était attendue de longue date. La réforme «des lycées», avortée une première fois il y a un an quand Xavier Darcos, alors à l'Education, avait dû retirer ses propositions sous la pression de la rue, a été annoncée ce mardi, pour une entrée en vigueur à la rentrée prochaine. C'est cette fois Nicolas Sarkozy qui s'en est chargé, s'inspirant du rapport remis par Richard Descoings et précisant que les décisions définitives seraient prises «avant la fin de l'année». D'ici là, son ministre Luc Chatel aura mené la concertation lors d'un «tour de France des lycées».

«Dans l'ensemble le lycée marche bien», a relativisé le Président en ouverture de son discours ce matin à l'Elysée. «Mais il marche surtout pour ceux qui réussissent, et qui sont toujours les mêmes. Notre lycée laisse trop d'élèves au bord de la route», a-t-il dénoncé.

S'insurgeant contre la persisance des inégalités entre enfants d'ouvriers et familles favorisées alors que, a-t-il rappelé en pleine polémique sur l'accession de son fils Jean à l'Epad, la création du lycée en 1802 signifiait «la fin des privilèges de la naissance». Et d'insister: «Cela voulait dire: désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur.»

 


Discours de Nicolas Sarkozy : réforme des lycées
envoyé par publicsenat. - L'info internationale vidéo.



«Droit à l'erreur»

Reprenant certaines des annonces déjà faites par Luc Chatel ou Martin Hirsch dans son livre vert pour la jeunesse, Sarkozy a décliné une réforme en six axes. Sans annonce surprise et en laissant le soin à Chatel de préciser les modalités pratiques.

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In France Info

Réforme des lycées : faire oublier Xavier Darcos...

Nicolas Sarkozy présente en fin de matinée à l’Elysée une réforme des lycées qui devrait être beaucoup plus modeste que le projet initial. Ce dernier, porté par Xavier Darcos, avait provoqué une levée de boucliers chez les enseignants et les organisations lycéennes.
Depuis, Luc Chatel a remplacé Xavier Darcos... Et le maître-mot est désormais : "concertation".

"Ce que veut Nicolas Sarkozy, c’est fermer la séquence. Il n’y aura pas de grand texte. Ce sera un ajustement plutôt qu’une réforme", estime un membre du gouvernement. Dans l’entourage du président de la République, on se borne à évoquer un changement de méthode : "Xavier Darcos était arrivé avec une maquette toute ficelée prévoyant les choses dans le moindre détail", explique-t-on à l’Elysée. "Le président va présenter de grands principes et laisser de la marge à la négociation et à la concertation, ainsi qu’à l’organisation des choses par les établissements."

Le discours présidentiel devrait ainsi ouvrir une période de deux mois de concertation avec les syndicats de l’Education.
La réforme s’appuie notamment sur le travail effectué par Richard Descoings, le directeur de l’Institut d’études politiques. L’objectif est d’"adapter le lycée au monde d’aujourd’hui, sans casser ce qui marche", explique Luc Chatel.

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Café Pédagogique


Un bon constat pour aboutir à six mesures. Le président de la République a présenté ce matin de 11 à 12 heures la réforme des lycées qu'il compte mettre en place. Il maintient le calendrier. La réforme sera présentée aux parents, lycéens et enseignants dans les semaines à venir par le ministre. Les décisions définitives seront prises avant la fin de l'année. L'application aura lieu à la rentrée 2010.

 

Le président a commencé par un constat sévère mais argumenté des difficultés des lycées. Il a mis en avant les inégalités sociales et les sorties sans qualification : 35 000 bacheliers quittant le lycée sans le bac chaque année, 80 000 bacheliers quittant le supérieur sans diplôme, deux fois moins de chance pour un enfant de milieu ouvrier d'accéder à l'enseignement supérieur, 5 fois moins pour une classe préparatoire. Puis le président à présenté une réforme en 6 points.

 

Orientation : "une véritable révolution" annonce Nicolas Sarkozy. Deux principes : l'orientation doit être progressive et réversible. Pour cela le redoublement qui n'est "jamais une solution" doit devenir "l'exception". Pour que les élèves puissent passer en classe supérieure malgré un niveau insuffisant ou changer d'orientation, le ministère créera des stages de vacances. Il y aura des stages passerelle offrant le complément de programme pour changer de filière. Ils pourront aussi avoir lieu en cours d'année. Il y aura aussi de stages de remise à niveau permettant d'éviter le redoublement. Parallèlement le ministère développera les plateformes multimédia d'information sur l'orientation.

 

Tous les lycées devront développer des liens avec le supérieur et les entreprises. Chacun offrira une banque de stages en entreprises. Les services partagés d'enseignement entre supérieur et lycée seront encouragés ainsi que les stages d'enseignants en entreprise. "Comment orienter vers un monde qu'on ignore " demande N Sarkozy ?

 

Réforme de la voie technologique. Le président annonce une refonte des programmes STI. Plus généralement, il annonce des places réservées en BTS et en IUT pour les bacheliers technologiques et la multiplication des classes préparatoires aux écoles d'ingénieur.

 

Il faut sauver la voie littéraire. N Sarkozy voit trois solutions : la création d'un nouvel enseignement de langues et civilisations étrangères propre à la série permettant une ouverture internationale; l'introduction de disciplines nouvelles comme le droit; la création d'un enseignement culturel et artistique ouvrant sur les métiers des loisirs.

 

Accompagnement personnalisé pour les élèves. Pour N Sarkozy il y a trop de cours (1036 heures annuelles en France contre 921 h dans le spays OCDE) et pas assez de plages de travail personnel. Dès la rentrée les élèves disposeront de deux heures d'accompagnement par semaine en seconde. Ce sera étendu en 1ère et Tale en 2011 et 2012. Sous l'autorité d'un enseignant ils pourront bénéficier de soutien ou d'approfondissement ou encore travailler leur orientation. Cet accompagnement devra trouver place dans les horaires actuels "à moyens constants". Une marge de manoeuvre sera laissée aux établissements.

 

Un plan d'urgence pour les langues. N Sarkozy annonce un nouveau plan pour les langues. Les épreuves du bac seront réformées pour laisser plus de place à l'oral. Pour cela l'Etat s'appuiera sur des assistants de langue et la visioconférence. Les élèves seront regroupés par groupe de niveau. Enfin chaque lycée devra passer un partenariat avec un établissement étranger et organiser des voyages à l'étranger pour tous les élèves. L'Etat compte sur les régions pour aider financièrement les enfants des familles défavorisées à financer ce voyage…

 

L'histoire des arts introduite au lycée. Un enseignement transversal d'histoire es arts sera introduit au lycée grâce à une réforme des programmes de français, histoire et sciences. Il sera évalué au bac. Chaque lycée devra avoir un partenariat avec un établissement culturel local. Il devra nommer un enseignant "référent culture". Chaque lycée devra aussi avoir son ciné club avec une salle équipée pour la projection. Une plateforme développée par France Télévision mettra à disposition des établissements une banque de 200 classiques du film utilisables dans ce cadre. Les établissements seront encouragés à prévoir des retransmissions en direct de créations théâtrales ou d'opéras…

 

Plus d'autonomie pour les lycéens. L'engagement associatif ou dans l'établissement des élèves sera reconnu dans le livret de compétences. Ce sera un "plus" pour l'accès à l'enseignement supérieur. L'âge légal de prise de responsabilité associative sera abaissé de 18 à 16 ans. Les élèves seront associés à la gestion de la cantine et des espaces des établissements.

Ecouter le discours de N Sarkozy

 

 

Du travail d'amateur

 

Ceux qui attendaient une véritable réforme du lycée resteront sur leur faim. Ceux-là même qui attendaient des avancées significatives sur au moins un des points noirs des lycées aussi tant il apparaît que les solutions proposées ont une efficacité nulle ou fortement réduite.

 

La question du redoublement qui pourrit effectivement le système scolaire français du haut en bas, et qui n'est traitée ici que dans les années où elle est moins criticable, peut difficilement trouver de solution dans un stage de remise à niveau durant un mois d'été. Ce que montrent justement les études sur le redoublement c'est que n'est pas en refaisant le programme qu'on règle les difficultés de l'élève. La solution réside plutôt dans un véritable travail d'accompagnement durant l'année scolaire.

 

Les stages passerelles sont une idée mieux adaptée à condition d'être très vigilant sur le processus de réorientation lui-même de façon à le mettre au service du seul élève. A défaut on aura seulement donné un nouvel outil de tri dans les établissements et renforcé l'élitisme.

 


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 18:20

In Libération

Un an après l'échec cuisant de Darcos, qui avait dû retirer son projet, Nicolas Sarkozy présente mardi une nouvelle mouture de la réforme du lycée. Les syndicats sont dans l'expectative.


Il y a un an, Xavier Darcos, alors ministre de l'Education, annonçait son projet de réforme du lycée. Hué par profs et élèves descendus en masse dans la rue, il avait dû reculer, promettant de «repartir à zéro». Nicolas Sarkozy reprenait alors la main en commandant un rapport au directeur de Sciences Po Richard Descoings. Le Président dévoilera mardi sa nouvelle version de la réforme, promesse majeure de son quinquenat.

A quoi faut-il s'attendre ? A la différence de la mouture Darcos, le nouveau projet devrait porter sur tout le lycée, et pas seulement sur la classe de seconde.


Selon le Journal du dimanche

, l'Elysée devrait reprendre les grandes lignes du rapport Descoings remis en juin: améliorer l'orientation, rééquilibrer les filières menant au bac général (les bacs L et ES étant trop souvent considérés comme une orientation par dépit), améliorer l'enseignement des langues étrangères (en valorisant l'oral, notamment lors des examens), instaurer deux heures de soutien personnalisé par semaine. Dans son rapport, Richard Descoings recommandait «d'inscrire à des heures d'accompagnement personnalisé à l'intérieur de l'emploi du temps de tous les lycéens.»

Changement de méthode?

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 14:08
In VousNousIls


In Charlie Hebdo 14/01/2009

Nicolas Sarkozy dévoilera mardi matin à l'Elysée la nouvelle mouture du projet gouvernemental de réforme des lycées, dont la première version controversée avait été suspendue il y a près d'un an après plusieurs semaines de contestation, a annoncé vendredi l'Elysée.

Le chef de l'Etat en dévoilera le contenu à 11h00 en présence du ministre de l'Education Luc Chatel lors d'un discours prononcé devant un parterre de lycéens, recteurs, inspecteurs d'académies et chefs d'établissement, selon son agenda rendu public vendredi.

En présentant la semaine dernière à Avignon une panoplie de mesures pour les jeunes, Nicolas Sarkozy avait répété son attachement à cette réforme, jugeant "absolument capital que nous ayons les meilleurs lycées d'Europe comme nous devons avoir les meilleures universités d'Europe".

Lors d'une audition mardi devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, Luc Chatel avait indiqué que le nouveau projet du gouvernement serait mis en place dès la rentrée de septembre 2010 et qu'il concernerait toutes les classes du lycée, "pas seulement la seconde".

Le ministre avait également insisté sur la nécessité d'"adapter le lycée au monde d'aujourd'hui, sans casser ce qui marche". "Qui peut accepter que 50% des jeunes ratent leur première année à la fac ?", s'était-il interrogé, soulignant la responsabilité des lycées dans ces échecs.

Le 15 décembre 2008, dans un contexte général de crise et de grogne croissante dans les lycées, M. Darcos avait décidé, en accord avec Nicolas Sarkozy, de reporter d'un an la réforme du lycée, dont la mise en place pour la seconde était prévue à la rentrée 2009.

Nicolas Sarkozy avait alors chargé le directeur de Sciences-Po Paris, Richard Descoings, d'engager une consultation, notamment avec lycéens et enseignants. Au terme d'un tour de France qui l'a mené dans 80 établissements, il a remis en juin au chef de l'Etat un rapport préconisant notamment d'améliorer l'orientation et de rééquilibrer les filières menant au bac.

   



 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:30

In Libération

Le ministre Luc Chatel a déclaré qu'il se tenait prêt à annoncer «courant octobre» une réforme globale du lycée qui serait mise en place à la rentrée 2010.
Le ministre de l'Education a déclaré mardi qu’il se tenait prêt à annoncer une réforme globale du lycée «courant octobre», lors d’une audition devant la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.


Luc Chatel a souligné qu’il souhaitait présenter une «réforme globale du lycée», et «pas seulement de la classe de seconde», et que cette réforme serait mise en place à la rentrée 2010.


Il a insisté sur la nécessité d’«adapter le lycée au monde d’aujourd’hui, sans casser ce qui marche». «Qui peut accepter que 50% des jeunes ratent leur première année à la fac ?» a-t-il demandé, soulignant la responsabilité des lycées dans ces échecs.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 18:28

In NouvelObs

"D'ici à la fin de l'année, j'annoncerai la réforme des lycées", prévient Nicolas Sarkozy. Face aux protestations lycéennes, la réforme avait été reportée d'un an fin 2008.

Des lycéens manifestent à Paris en janvier 2009 contre la réforme de Xavier Darcos (sipa)

Des lycéens manifestent à Paris en janvier 2009 contre la réforme de Xavier Darcos (sipa)

On connaîtra le sort réservé au lycée "d'ici à la fin de l'année". C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy lundi 5 octobre. "Je ne me déroberai pas", a-t-il lancé devant des patrons de petites et moyennes entreprises (PME) à Paris. "D'ici à la fin de l'année, j'annoncerai la réforme des lycées parce qu'il est absolument capital que nous ayons les meilleurs lycées d'Europe comme nous devons avoir les meilleures universités d'Europe", a-t-il poursuivi.

Une réforme fortement contestée


Fin août, déjà, le ministre actuel de l'Education Luc Chatel, avait prévenu que "courant septembre, nous aurons construit l'architecture (du) nouveau lycée, qui entrera comme prévu en vigueur à la rentrée 2010".
Face aux protestations lycéennes, la réforme des lycées, qui devait originellement être mis en place à la rentrée 2009, avait été reportée d'un an, le 15 décembre 2008, par le ministre de l'Education de l'époque Xavier Darcos.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:36
In Front de lutte pour l'éducation

L’éducation est morte.. Malemenée par des réformes destructrices, elle a finie par rendre son dernier souffle à cette rentrée après avoir subit 13 500 nouvelles suppressions de postes.. Marchons pour elle !
 
Rendez vous à 17h à la sortie du metro Sevres-Babylone.

Venir en noir, il y aura des cercueils de l’education. Pour plus d’infos ou pour recevoir des tracts : 06 01 99 20 10. Faites tourner !

Les organisations du FLE Parisien : Sud Lycéen, Force Lycéenne, Jeunes Laïques et Solidaires Retrouvez des dossiers, tracts, aide à l’organisation etc sur notre site internet : www.frontdeluttepourleducation.fr Tous unis ! C’est ensemble qu’il faut lutter. Prochaine réunion le 3 Octobre, nous invitons toutes les force lycéenne et étudiente à nous rejoindre. 


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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 10:17
In EducPros.fr


La réforme du lycée verra bien le jour à la rentrée 2010. Luc Chatel l’a confirmé dans les colonnes du Monde en date du 26 août 2009, une semaine avant la rentrée des classes. Le nouveau ministre de l’Education nationale s’engage à présenter courant septembre l’architecture du texte et se place ainsi dans la continuité de son prédécesseur Xavier Darcos. Quelles sont les chances de réussite de Luc Chatel ? Nous avons cherché à comprendre à quels moments la stratégie politique mise en œuvre par Xavier Darcos avait échoué. Retour sur un an de tractations.




L’histoire avait pourtant bien commencé. "C’était bien la première fois qu’un ministre parvenait à mettre tout le monde d’accord sur la nécessité et le cadre d’une réforme du lycée", raconte Roland Hubert, secrétaire général du puissant SNES (syndicat majoritaire dans le second degré). Xavier Darcos va oublier un petit détail : les lycéens.     

"C’est une bouffonnerie"

Pour ceux qui connaissent cet ancien professeur agrégé de lettres classiques en khâgne, ceci n’est pas une surprise. Déjà en 2000, dans son essai "L’art d’apprendre à ignorer" (Plon), il écrit que les lycéens "confondent parler et penser" et parle de la vaste consultation menée en 1997 à la demande de Claude Allègre, ministre de l’époque, comme d’un "gigantesque défouloir lycéen, conçu et managé surtout par d’inoxydables optimistes, [qui] vira donc au capharnaüm ludique, au n’importe quoi réjouissant, à l’impensable, au sens propre".

Huit ans plus tard, les mots ne sont pas plus tendres à l’égard des jeunes. Au printemps 2008, lorsque la jeunesse descend dans la rue pour protester contre les 11 200 suppressions de postes prévues à la rentrée, le ministre déclare : "Une fois les banderoles, les cercueils, les rimes sur Darcos en "os", du style "Darcos aux Galapagos" ou "Darcos, tu l'auras dans l'os" rangées, que restera-t-il sur le fond ? C'est une bouffonnerie. Ils peuvent défiler, mais tout ça ne sert à rien ! Les vraies questions sur l'inefficacité du système éducatif demeureront". Aujourd’hui encore, un excellent connaisseur du dossier au ministère assure et assume : "Ce mouvement a été une grande supercherie, une fumisterie. Comme si des enfants peuvent avoir un avis sur l’éducation nationale et la bonne marche du pays !".

Une consultation passée inaperçue

Pour calmer le jeu, Xavier Darcos précipite néanmoins la réforme du lycée, qu’il a en tête dès la campagne présidentielle de 2007. Des points de convergence sont signés avec les syndicats d’élèves, d’enseignants, de chefs d’établissements. Jean-Paul de Gaudemar, le recteur d’Aix-Marseille, est nommé chargé de mission et entame une discrète consultation. Une erreur de casting ? "De Gaudemar est une personnalité forte dans l’éducation nationale, mais il n’est pas médiatique. De plus, il est loin de Paris", analyse aujourd’hui l’un des acteurs de la réforme. Sa consultation n’aura servi à rien. Pire, ses travaux fuitent et c’est l’hallali. "C’est évidemment le schéma le plus jusqu’au-boutiste, le plus révolutionnaire dans l’esprit "lycée à la carte" qui a retenu l’attention. Le ministre aurait tout de suite dû dire "non, ce n’est pas cela qu’on va retenir", poursuit notre interlocuteur.

La pression des lobbies

Dès lors, Xavier Darcos s’emploie à éteindre les incendies de toutes parts. "Il a commencé à faire des comptes d’apothicaire sur des ½ heures de cours à donner à telle ou telle discipline. L’architecture de la réforme a évolué en permanence sous l’impulsion des lobbies. Tout a été fait en fonction des équilibres politiques – il s’agissait de ne fâcher personne – plus que des données techniques et pédagogiques. A partir de ce moment-là, c’était la révolution ou le statu quo. Finalement, on a eu les deux !", analyse Philippe Meirieu, professeur en sciences de l’éducation à l’université de Lyon. C’est ce moment que les lycéens choisissent pour se rappeler au bon souvenir d’un ministre dont ils disent "qu’il ne les écoute pas, ne les respecte pas".

Ce jour où tout se joue

La suite...

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Lycées
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