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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:14

In Le Monde

 

par J FRANCOIS BERTHON, Enseignant - formateur MCf

Il fallut trois ans pour qu'au niveau des députés, on prenne conscience des effets catastrophiques de la réduction de la semaine d'école à quatre jours. Combien de temps faudra-t-il pour faire le même constat concernant la formation des enseignants, tant du primaire que de l'enseignement secondaire ? Il n'y a pas si longtemps, après le concours de recrutement (CRPE pour les Professeurs d'École, CAPES ou Agrégation pour les enseignants du secondaire), les professeurs stagiaires partageaient leur temps entre une expérience de classe, réfléchie avec des enseignants expérimentés, et une formation plus théorique dans laquelle l'approfondissement disciplinaire tenait une grande place. Cette situation est malheureusement terminée.

 

Sous le prétexte de porter l'enseignement des futurs enseignants au niveau du Master (et en supprimant au passage les salaires des professeurs stagiaires) il ne reste plus qu'une formation purement théorique, souvent bien éloignée des réalités du terrain, éventuellement quelque temps d'observations pour les lauréats des concours, mais rien ou pratiquement rien pour les étudiants en master d'enseignement non reçus, qui seront probablement recrutés à titre d'enseignants précaires, s'ils sont employés un jour...

 

En tout cas, la réalité est là : tous se retrouvent déjà devant les élèves sans en avoir jamais vus, et sans formation professionnelle. Cela n'a pas l'air de choquer grand monde... mais qu'en serait-il s'il s'agissait de chirurgiens dont on apprendrait qu'ils se mettent à opérer avec une formation purement livresque et quelques conférences ? Et c'est pourtant bien de nos enfants et petits enfants qu'il s'agit ! Pour être médecin, plombier, électricien, pilote d'avion, il y a une formation professionnelle, généralement exigeante. L'enseignement serait-il le seul métier qui n'ait pas besoin de s'apprendre ?

 

Dans quelques temps on constatera les dégâts, on déplorera la situation, on cherchera des responsables, on nommera des commissions... Entre-temps combien d'enfants, généralement faibles ou en difficultés, laissés pour compte ; entre-temps combien de jeunes enseignants désespérés, psychologiquement laminés, et dégoûtés du métier dès les premiers jours ?

 

La formation donnée dans les IUFM n'était certainement pas parfaite (n'oublions pas qu'elle était soumise à un « cadrage » national...) ; elle était amendable, il suffisait de s'adresser aux enseignants et formateurs dont les compétences étaient reconnues qui avaient des idées sur la question... Le gouvernement a fait le choix du contraire. Est-ce incompétence ou volonté politique ? C'est en tout cas l'École qui est maintenant atteinte dans ses fondements mêmes... et l'École ce sont nos enfants... En raison de l'inertie de la machine, on va mettre quelques temps avant de s'en apercevoir.... Mais entre-temps, que de temps perdu !

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 19:26

In Sauvons l'Université

 

C03-40.jpgCe Samedi 11 Décembre 2010, se tenait à l’appel du collectif Stagiaire Impossible une réunion sur la situation des stagiaires de l’Education Nationale, de 14h30 à 17h à la Bourse du Travail de Paris.

36 personnes étaient présentes, venues d’horizons variés pour participer à une journée dont l’objectif était de fixer un cadre national aux futures actions de lutte contre les nouvelles conditions d’entrée dans le métier. La moitié étaient des stagiaires du secondaire à Créteil, 5 stagiaires du primaire en Ile-de-France, une néo-titulaire, une étudiante en Master Enseignement, deux représentants du collectif orléanais de Stagiaire Impossible, une représentante du mouvement des stagiaires de Franche-Comté et deux stagiaires du secondaire venus des académies de Rouen et Bordeaux. Le mouvement bénéficiant du soutien de nombreuses organisations, des représentants syndicaux étaient également présents : SNES national, SNEP national et SNUIPP Paris pour la FSU, SNUDI Versailles et SNFOLC Créteil pour la FNEC-FO, et SUD Education national.

 

Un premier tour d’horizon des conditions de stage et de l’état de la mobilisation dans les différentes académies représentées a montré que les rectorats disposent d’une vraie marge de manoeuvre dans l’application de la réforme, et que face à des mobilisations qui se multiplient plusieurs d’entre eux ont trouvé les moyens d’accorder des réductions horaires significatives à leur stagiaires. Les personnes présentes ont ensuite discuté des actions à envisager pour étendre le mouvement là où il est peu développé et l’installer dans la durée là où il existe déjà.

 

A l’issue de ces échanges, les parties réunies ce jour :
- appellent les stagiaires du primaire et du secondaire de toutes les académies à s’organiser à l’occasion des journées de formation, en cherchant le soutien d’une intersyndicale la plus large possible, et à élire des délégués habilités à discuter d’actions communes dans de futures coordinations nationales
- demandent à être reçus par le Ministre dans la première semaine de Janvier pour présenter les difficultés des stagiaires à des personnes réellement compétentes, ce qui n’a pas été le cas lors de la première audience du 1er Décembre
- invitent collectifs de stagiaires et syndicats à organiser, dans la semaine du 17 Janvier 2011 et selon les occasions locales, une journée de préparation pour structurer la présence des stagiaires lors de la journée du 22
- appellent les stagiaires à prendre toute leur place dans la journée d’action nationale pour l’Education du Samedi 22 Janvier
- se donnent rendez-vous le Samedi 5 Février à Paris pour tenir une nouvelle réunion nationale, afin de discuter avec un maximum de délégués de toutes les académies des suites du 22 Janvier.

Tous réaffirment encore une fois les revendications exprimées par toutes les initiatives de stagiaires et soutenues par tous les syndicats depuis la rentrée : retour à une présence en classe n’excédant pas un tiers du service, une véritable formation comprise dans le service et un accompagnement de qualité, la transparence et l’harmonisation des conditions de stage et de validation au niveau national.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 19:19

In Rue89

 

Un soldat en plastique (Taber Andrew Bain/Flickr).

  

Jusqu'à l'an dernier, les professeurs stagiaires travaillaient à mi-temps, ce qui leur permettait de suivre une formation en alternance à l'IUFM

. Aujourd'hui, ils se retrouvent devant leur classe sans aucune préparation mais avec la promesse de bénéficier de quelques sessions de formation en cours d'année. Le 3 décembre, l'une de celles-ci se tenait à Bordeaux. Julie -son prénom a été changé- y était. Elle raconte ce qui ressemble à « une mauvaise blague ».
 

Lors de la réunion de « formation » du vendredi 3 décembre, qui s'est tenue au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux, les professeurs stagiaires ont été conviés à suivre un cours magistral de 9h30 à 12h30.

Les professeurs ne sont pas une profession libérale

Les interventions successives n'ont répondu en rien à nos demandes les plus pressantes et à nos inquiétudes. Alors même qu'aucun d'entre nous n'a commencé sa formation disciplinaire ce qui, de l'avis de tous, est une urgence bien réelle.

A la fin de la troisième intervention détaillant les droits et devoirs du fonctionnaire, un responsable des ressources humaines nous a rappelé que nous « devions » 35 heures par semaine à l'Etat et que nous n'étions pas une profession libérale et que nous dépendions d'une hiérarchie structurée.

Un collègue a posé la question suivante :

« Tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d'accord qu'en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu'en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n'avons encore eu à ce jour aucune formation ! »

 

A cette invective fortement applaudie par tous, une inspectrice a pris la parole et a répondu : « Il faut savoir qu'il est du devoir de tout enseignant de s'autoformer et les tuteurs sont aussi là pour vous aider… »

Orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 15:02

Source SNES 47

 

Premier témoignage

cri.jpg« Je vous adresse le présent courrier pour vous faire part du contenu discutable et du traitement intolérable qui a été réservé aux professeurs stagiaires hier, vendredi 03/12/10, au lycée Gustave Eiffel, à Bordeaux. Non contentes de nous avoir fait passer le matinée à écouter le détail des missions du recteur et du fonctionnement du système éducatif français, les autorités compétentes ont décidé de consacrer l'après midi au thème de l'enseignement de défense et à la présentation des différents types de coopération possibles entre l'armée et l'éducation nationale.

 

Je ne doute pas que ce soit là un programme d'information adapté aux néo fonctionnaires que nous sommes. En revanche, je doute fortement de la pertinence de nous faire assister à cette journée alors même qu'aucun d'entre nous n'a commencé sa formation disciplinaire ce qui, de l'avis de tous, est une urgence bien réelle.

D'autre part, j'ai été profondément choqué par le choix des thèmes abordés et encore plus par le choix de certaines images. On peut, en effet, se questionner quant à l'intérêt d'une propagande de l'insécurité sur fond de Twin Towers en flammes ! Aussi, il serait surement préférable, au moment où l'on tente de convaincre les jeunes professeurs qu'il ne faut pas hésiter à orienter leurs élèves vers l'armée, de ne pas leur montrer une image d'un jeune tenant un fusil d'assaut en joue, lors de sa JAPD.

 

Dans un autre registre, je tiens également à vous faire part de la façon dont on nous a traités. Je n'excuse pas le retard de certains de mes camarades, mais ce n'est pas une raison pour se laisser aller à des règlements de compte au micro, en questionnant notre "posture professionnelle", notre respect de la déontologie ou bien encore en affirmant la supériorité du corps militaire face aux réflexions stériles menées par des intellectuels en salle des profs ! Il me semble que la tournure exacte était "Les discussions entre militaires ça n'a rien à voir avec les discussions entre intellectuels qu'on entend en salle des profs. [...] Nous il nous faut des décisions rapides car ça débouche sur de l'action."

 

Face à l'inutilité relative du contenu et l'hostilité palpable qui nous a été témoignée, nombre d'entre nous n'avons pas assisté à l'intégralité de la présentation l'après-midi. Nos collègues des Landes ont, eux aussi, témoigné leur mécontentement envers le choix thématique de la formation en quittant massivement les lieux. Il faut rappeler que nous ne sommes pas une bande d'élèves dissipés (comme nos intervenants de Bordeaux l'ont cru), mais bien des professeurs et que si nous en arrivons à ce genre d'attitude il doit bien y avoir des raisons. Le temps de la remise en question est peut-être venu !

Je ne serai certainement pas le seul à vous écrire à ce sujet et j'espère que vous ferez part de notre message à qui de droit.

Je vous prie également de bien vouloir respecter l'anonymat de mes propos.

Un stagiaire en colère. »

 

Deuxième témoignage

« Cher collègue,

 

Je me permets de vous envoyer ce mail car je voudrais témoigner directement de ce que vivent les professeurs stagiaires lors de leurs formations organisées par le corps d’inspection.

 

Lors de la réunion de « formation » du vendredi 3 décembre, qui s’est tenue au lycée Gustave Eiffel à Bordeaux, les professeurs stagiaires ont été conviés à suivre un cours magistral de 9h30 à 12h30. Les interventions successives n’ont répondu en rien à nos demandes les plus pressantes et à nos inquiétudes. La première traitait de l’organisation interne d’un rectorat, avec toutes ses strates de responsabilités, la seconde expliquait avec un tableau obsolète comment les IPR décident d’une note pédagogique lors de leurs visites etc… A la fin de la troisième intervention détaillant les droits et devoirs du fonctionnaire, un responsable des ressources humaines nous a rappelé que nous « devions » 35 heures par semaine à l’Etat et que nous n’étions pas une profession libérale et que nous dépendions d’une hiérarchie structurée. Inutile de vous préciser que beaucoup d’entre nous ont très mal apprécié ce « petit rappel » qui, en plus de résulter d’un postulat douteux, prouve encore une fois (et c’est peut être le plus grave) que les autorités sont bien loin de la réalité de ce que vivent les professeurs stagiaires !

D’ailleurs à la fin de l’intervention, un collègue a posé la question suivante : «  tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d’accord qu’en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu’en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n’avons encore eu à ce jour aucune formation ! » A cette invective fortement applaudie par tous, une inspectrice a pris la parole et a répondu : « Il faut savoir qu’il est du devoir de tout enseignant de s’auto former et les tuteurs sont aussi là pour vous aider… ».  

 

Pour la matinée de ce vendredi 3 décembre je regrette tout simplement que le contenu de la formation soit non pertinent par rapport à nos nombreuses attentes.

Ce problème de formation des profs stagiaires est un problème maintenant connu et je n’aurais pas pris la peine de vous écrire pour quelque chose que vous connaissez déjà. En fait, je voudrais surtout vous rendre compte de ce qui s’est passé l’après midi de cette « formation ». 

A notre grande surprise, à 14h, lorsque la réunion a repris, nous avons vu se succéder à la tribune deux militaires, un major et un colonel (si je me souviens bien) accompagné d’un IPR d’histoire géographie et d’un professeur agrégé d’histoire, commandant de réserve.

 

Les thèmes abordés ont été alors plus exotiques les uns que les autres, « l’enseignement de la défense », «  la défense aujourd’hui : nouvelles menaces, nouvelles configurations, les enjeux », « un exemple de partenariat Défense/lycée », « le recensement et la JAPD » etc.

 

Tous ces thèmes ont été servis avec une sauce idéologique particulièrement intéressante : « Grâce à dieu, grâce à dieu, grâce à dieu nous connaissons la paix en Europe depuis plus de 60 ans ». «  La paix a été préservée grâce à la bombe nucléaire », etc… Nous avons aussi été incités à orienter nos élèves en difficulté vers des carrières militaires !! Tout ça avec en arrière plan des images de jeunes militaires avec des armes à la main en exercice de tirs, etc…

Nous avons été plusieurs à nous demander si ce n’était pas une mauvaise blague avec une caméra cachée… 

 

Evidemment beaucoup de nos collègues furieux que l’on se moque de leurs préoccupations quotidiennes (apprendre à construire des séquences de cours ou évaluer les élèves par exemple) ont déjà commencé à quitter massivement les lieux… l’IPR, irrité, alors lâche quelques remarques injurieuses allant jusqu’à remettre en doute notre posture professionnelle. Peut être aurait-il dû se féliciter d’avoir devant lui des enseignants avec un esprit critique !  

La fin de la séance a été épique, l’IPR nous a interpelés en nous interpellant : « Bon… nous sommes en retard mais … A qui la faute ? » … Il a ensuite apostrophé une professeur stagiaire qui était en train de se diriger vers la sortie et lui a dit « Mademoiselle, vous n’avez pas le droit de quitter la salle, vous êtes payée pour suivre ces formations »… A la professeur stagiaire de lui rétorquer courageusement  «  j’ai un train à prendre, il est 16h 31 et je ne suis payée que jusqu’à 16h30 ».  

 

Face à l’hostilité généralisée et réciproque, beaucoup ont quitté la salle. Le commandant de réserve, visiblement en colère se  permet une comparaison hasardeuse : «En salle des profs, on entend des conversations d’intellectuels qui ne servent à rien alors que nous dans l’armée on est dans l’action pour la nation » et enfin, un autre gradé de l’armée prend la suite en affirmant de manière décomplexée qu’il n’y a pas de déontologie dans l’éducation nationale !

 

Pour conclure, nous nous sommes tous sentis insultés tant par le choix des thèmes abordés qui témoignent d’une ignorance totale de nos problèmes quotidiens que par des propos inacceptables à notre égard et sur l’ensemble de la profession que, quelque part nous représentions ce jour là. »

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:06

In Chronique Education

 

Stagiaire impossible
Ils manifestaient hier mercredi dans le froid non loin du ministère de l’Éducation Nationale. Près de 150 personnes à l’appel du collectif “Stagiaire impossible” et de l’intersyndicale. On parle bien sur des professeurs stagiaires du premier et du second degré. Plusieurs articles leurs sont consacrés dans Libération , dans le Café Pédagogique d’hier ou encore dans Le Figaro, . Tous ces témoignages disent la fatigue et le stress de ces nouveaux enseignants qui se sentent aussi isolés et démunis. Plusieurs enquêtes syndicales le confirment (le SNES – qui découvre un peu tard les vertus de la formation - et le SNUipp) . Ils disent aussi leur besoin de se retrouver dans de vrais temps de formation collective où ils pourraient partager leurs expériences. Mais, pour se former et prendre du recul sur ce que l’on vit, encore faut-il ne pas avoir “la tête dans le guidon”. Les stagiaires réclament donc surtout une véritable alternance

 


Dans une conférence de presse, qui s’est tenue hier , Luc Chatel s’est livré à une séance d’hypnose collective (vous vous rappelez Kaa le serpent du livre de la jungle et son “aie confiance… ) sur de nombreux sujets et notamment celui de la formation. «Les indicateurs ne sont pas particulièrement alarmants», a-t-il assuré. «Moins de 1% » des 15 763 enseignants débutants ont été «repérés en difficulté», entre 3 et 4% ont été en congés maladie contre 5% en 2009 et 78 avaient démissionné mi-octobre, soit moins que l'an dernier, a-t-il affirmé. Sssssss….

  


Question simple : comment peut-on évaluer le nombre d’enseignants “en difficulté” alors que dans la plupart des académies, ce dispositif de repérage ne se mettra en place qu’en janvier ? Autre question (moins simple) comment un stagiaire peut-il dire librement ses difficultés alors que cela peut nuire à sa validation dans la mesure où (aberration pédagogique…) son tuteur est aussi celui qui pèse le plus dans la validation ? Comment peut-on être à la fois entraineur et arbitre ?

Point d’étape “Potemkine”
Durant cette conférence de presse baptisée “Bilan d’étape” (voir la vidéo et le dossier de presse sur le site du ministère), Luc Chatel n’a évidemment pas abordé que la question des stagiaires. Le Café Pédagogique donne sur son site un compte-rendu exhaustif de ce discours du ministre et des principales informations qui ont été données.

 


D’abord sur la réforme du lycée. Selon le ministre, elle est bien partie, les enseignements d’exploration fonctionnent, la généralisation de l’ “économie” est un “succès”, l’accompagnement personnalisé donne des “résultats encourageants” tout va bien… La réforme de la formation des maîtres aboutit à des enseignants "mieux formés et mieux accompagnés".Les remplacements sont mieux assurés. La scolarisation des élèves handicapés progresse. Le programme CLAIR permet un pilotage renforcé et conduit à envisager “ la suite de la remise à plat de l’éducation prioritaire ”. Tout va bien.


L’excès de satisfaction décrédibilise l’objectivité du bilan. Cela transforme la nécessaire évaluation permettant de pointer les points forts et les points faibles en une opération de communication. Alors, pour changer de la métaphore sur le serpent hypnotiseur (Kaaa…) , on peut trouver aussi une référence historique en se rappelant de ces villages “Potemkine” qui, selon la légende, n’étaient que des façades destinées à masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l'impératrice Catherine II en Crimée. Cette conférence de presse avait un petit côté “Potemkine”…

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 13:01

In Café Pédagogique

 

C03-23Parfois le passé ne passe pas. "N’ayons pas la mémoire courte envers ceux qui ont envoyé les stagiaires dans le mur en échange d’une revalorisation dont chacun peut aujourd’hui « apprécier » la qualité". Ce communiqué très direct du Se-Unsa fait suite à une délégation décevante au ministère.

 

"Ce fut une litanie de constats totalement factuels. A aucun moment ne seront posées les questions de fond : qu’est-ce que le métier d’enseignant, quelle formation professionnelle est nécessaire ? Tout cela a été soigneusement évité, au prétexte qu’ « on ne va pas refaire l’histoire.. »" Le Se-Unsa demande "le retrait de cette réforme" devant les difficultés rencontrée spar les nouveaux enseignants, et une nouvelle formation comprenant une année en alternance.

Communiqué

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:18

In Le Populaire.fr

 

Pour Valérie Legros, la réforme de la formation professionnelle des enseignants ne passe pas. Elle a envoyé sa lettre de démission à la ministre début septembre.

 

 

La réforme de la formation des futurs enseignants a un goût amer à l'IUFM (institut de formation des maîtres) du Limousin. Début janvier, l'établissement changera de direction.

L'actuelle équipe démissionne. Valérie Legros, directrice depuis 2008, s'explique sur son départ.

  

Qu'est-ce qui vous a poussée à prendre cette décision ?

« Cette réforme de la formation professionnelle des enseignants est une catastrophe et je ne veux pas cautionner cela. Je proteste aussi sur la façon dont cela s'est passé : le ministère a d'énormes difficultés de communication avec les acteurs de terrain. Honnêtement, cela me rend malheureuse de travailler dans ces conditions-là. J'ai envoyé ma lettre de démission à la ministre de l'Enseignement supérieur le 1er septembre. Elle sera effective le 1er janvier. »

 

Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ?

« Il est vrai que je me suis lassée très vite. En mars 2008, j'étais nommée par le ministère à la tête de l'IUFM, avec un projet à mener. En juin de la même année, on nous annonçait la mort des IUFM. Cet été-là, je me suis vraiment demandée si j'allais rester et j'ai finalement continué. La réforme devait tuer les IUFM et améliorer la formation. Deux ans après, les instituts sont toujours là et ont prouvé leur nécessité. Quant à la formation, elle s'est dégradée considérablement. »

 

Vous avez donc mal vécu cette période ?

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 15:43

In Snuipp.fr

 

Le SNUipp a rendu publics mercredi 1er décembre les résultats des enquêtes effectuées auprès des professeurs des écoles stagiaires. Il fait 5 propositions pour la formation.

 

A l’occasion d’une conférence de presse, mercredi 1er décembre 2010, le SNUipp a présenté les résultats des enquêtes effectuées auprès des professeurs des écoles stagiaires (PES) depuis la rentrée. Double occasion pour le syndicat de présenter 5 propositions pour la formation et de répondre au ministre qui le même jour ose déclarer que «  les enseignants sont mieux formés et mieux accompagnés ».

Les 5 propositions du SNUipp

Résultats des enquêtes auprès des professeurs des écoles stagiaires.

- Conditions d’affectation des stagiaires de septembre 2010 à fin octobre 2010 (Enquête SNUipp - août 2010)

- 1ère partie de l’année, en pratique accompagnée : bilan (Enquête SNUipp auprès de 1000 PES – novembre 2010)

- Situation des stagiaires au 4 novembre 2010 : Responsabilité, poursuite de formation, type d’affectations, problèmes rencontrés (Enquête SNUipp - novembre 2010)

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 08:39

01-12-2010 08-38-51

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 08:23

In Essonne Info

 

L’Education Nationale a annoncé en fin de semaine dernière que les enseignants, en poste sur des remplacements longs, devaient céder leur place à des enseignants stagiaires. La décision a pris de court les intéressés comme les syndicats.

 

 

Il est 17h30 devant la préfecture d’Evry. Une vingtaine de personnels du corps enseignant manifestent à l’appel de l’intersyndicale FO, Sensa, Sgen-CFDT, CGT Educ’action et SNUipp91. En cause, la récupération des postes d’enseignants en remplaçement long par des stagiaires. La décision a pris au dépourvu ces professeurs investis dans leurs fonctions depuis le début de la rentrée scolaire, en septembre dernier.

Emmanuel Cabiran, coordinateur départemental SNUipp, raconte le désarroi dans lequel se trouvent ces enseignants. « Ils vivent très mal cette situation. J’ai eu des collègues en pleurs au téléphone… Ils étaient tous investis dans leurs classes et beaucoup avaient préparé des chorales ou des activités en vue des fêtes de Noël. Ils ne pensaient pas que leur mission prendrait fin de manière aussi brutale et précipitée ».

30 écoles concernées en Essonne

Les differents syndicats dénoncent le mépris de l’Education Nationale pour ces enseignants, mais également pour les enfants scolarisés et leurs parents ( venus soutenir les enseignants lors de cette action).  » Les stagiaires sont très peu formés, explique Emmanuel Cabiran. Il faut aussi souligner que ces derniers seront remplacés par d’autres stagiaires une fois leur période pratique terminée. Les enfants pourront donc avoir au cours de l’année de deux à trois professeurs differents, ce qui va à l’encontre de la continuité pédagogique nécessaire au bon déroulement des apprentissages. »

Une trentaine d’écoles ainsi que d’enseignants seraient concernés par cette situation selon les syndicats. Ces derniers demandent à l’Académie que les enseignants remplaçants soient maintenus dans leurs fonctions et que les stagaires soient utilisés aux endroits où existe un manque et non pour prendre des places déjà occupées.
A 19 heures, ils attendaient derrière les grilles de la préfecture d’être reçus par l’Inspecteur d’Académie.

 

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