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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:32

 

 

C03-23(Revue de presse, 30 juin 2011)

 

La « mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants » vient de rendre son rapport —adopté par les seuls députés UMP— majoritaires dans la commission. Ce rapport doit être examiné le 6 juillet prochain par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

Une mission parlementaire propose de supprimer les concours d’enseignants

PARIS, 29 juin 2011 (AFP) - 19h54 heure de Paris - La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la formation des enseignants a proposé, dans un rapport adopté mercredi par les députés UMP de la mission, de supprimer à terme les concours d’enseignants, a-t-on appris de sources parlementaires.

 

"A terme, remplacer le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants", est l’une des 20 propositions du rapport, ont indiqué ces sources à l’AFP.

La "mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants", composée de 14 députés et dont le président-rapporteur est l’UMP Jacques Grosperrin, avait entamé son travail fin mars et a adopté son rapport mercredi, après quelque 80 auditions.

 

Jacques Grosperrin n’a pu être joint par l’AFP.

Le rapport a été adopté par les députés UMP, majoritaires dans la mission, tandis que les socialistes n’ont pas pris part au vote, arguant du manque de temps donné pour lire le rapport final, et que la députée communiste a voté contre, selon les mêmes sources parlementaires.

 

Ce rapport doit être examiné mercredi 6 juillet par la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale, a-t-on appris au service de presse de l’Assemblée.

Les principaux concours pour le recrutement des enseignants sont le concours de professeur des écoles, le Capes (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) et l’agrégation.

Outre ces concours, il faut aussi depuis l’an dernier avoir un diplôme de master (bac +5) pour devenir enseignant fonctionnaire titulaire, du fait de la réforme de la formation des enseignants, dite "mastérisation".

Vers la suppression des concours enseignants
(Le Monde, Aurélie Collas, 30 juin 2011)

 

Supprimer les concours enseignants ? Certains hauts fonctionnaires de l’éducation le pensent tout bas, un élu de la majorité le dit tout haut. Pour Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs, cette petite révolution est l’aboutissement inévitable de la réforme de la formation initiale des maîtres, qui a conduit, depuis 2010, à élever le niveau de qualification de la profession de la licence (bac+3) au master (bac+5).

 

Cette proposition a été adoptée, mercredi 29 juin, par la mission d’information "sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants". Dans son rapport, que Le Monde s’est procuré, Jacques Grosperrin estime que le concours n’a plus lieu d’être : "Il forme avec le master deux voies d’entrée dans le métier, parallèles et autonomes, aucune n’ayant prise sur l’autre". Il propose ainsi de dispenser les étudiants de concours. Diplômés d’un master 2, ils seraient recrutés "par les autorités académiques ou les établissements, sur la base d’un entretien professionnel", comme cela se pratique déjà dans plusieurs pays anglo-saxons.

 

Mais "l’opinion publique n’est pas prête pour une transformation aussi radicale", reconnaît le député. L’ultime étape de la réforme ne devrait donc pas intervenir avant dix ans, voire quinze ans. En attendant, M. Grosperrin préconise de supprimer l’agrégation "externe", ouverte aux diplômés d’un master, pour ne garder que l’agrégation "interne", accessibles aux professeurs certifiés ayant cinq ans d’ancienneté. "Le maintien d’une seconde voie d’entrée dans le métier ne se justifie plus, à l’heure du recrutement généralisé des enseignants à bac+5", estime-t-il.

 

Lire la suite ici ainsi que le commentaire de Maryline Baumard à la suite : L’agrégé qui veut en finir avec les concours enseignants

Le Capes va-t-il passer aux oubliettes ?
(Armelle Lévy, RTL, 30 juin 2011)


C’est un coup de tonnerre dans l’Education nationale. Un rapport parlementaire, que RTL s’est procuré en exclusivité, propose une véritable révolution dans la formation des maîtres. Parmi les vingt propositions phare, il y en a une très audacieuse : celle de supprimer carrément le concours de recrutement des enseignants, le fameux Capes. Vu que les professeurs sont recrutés désormais au niveau master (Bac +5), plus besoin de passer en plus le concours d’enseignant. Le master d’enseignement leur suffirait pour postuler directement auprès des chefs d’établissement ou des autorités académiques. Ce sont eux qui choisiraient directement les futurs professeurs avec après un entretien individuel. Ces jeunes professeurs, choisis localement, garderaient le statut de fonctionnaire.

 

En janvier dernier, Nicolas Sarkozy avait demandé à Luc Chatel de revoir la réforme de la formation des maîtres. Une mission parlementaire s’en est emparée et fait des propositions chocs.

 

RTL s’est procuré le rapport en exclusivité, qui sera présenté la semaine prochaine à la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, dont le rapporteur est Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs et ancien professeur d’EPS.

 

"Il faut réformer la réforme", titre le rapport. L’organisation de cette formation entrée en vigueur à la rentrée dernière "n’a été ni pensée ni réfléchie". La formation actuelle n’est pas assez professionnalisante, donc les jeunes professeurs stagiaires arrivent devant les élèves sans avoir été préparés à la tenue de classe. "Si le système ne s’est pas effondré, c’est parce que les jeunes professeurs ont la vocation et la motivation pour exercer ce métier d’enseignant".

À écouter ici

Vers la suppression des concours de recrutement des enseignants ?
(Claude Lelièvre, blog Médiapart, 30 juin 2011)


Selon l’AFP, l’une des propositions d’une mission d’information de l’Assemblée nationale est « de remplacer à terme le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants ».

 

La « mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants » ( composée de 14 députés ) constituée en mars 2010 vient de rendre son rapport ( contenant une vingtaine de propositions ) qui a été adopté par les seuls députés UMP, majoritaires dans la commission. Ce rapport doit être examiné le 6 juillet prochain par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

 

Il faut savoir que depuis la loi Guizot de 1833 qui a généralisé les écoles normales de garçons, les instituteurs ont été’’ normalement’’ recrutés sur concours ; et que depuis la loi Paul Bert de 1879 qui a généralisé les écoles normales de filles, les institutrices ont été ‘’normalement’’ - elles aussi - recrutées sur concours.

 

La question est un peu plus complexe ( et pour l’essentiel plus récente ) pour les enseignants du secondaire. Jusqu’en 1950 les enseignants du secondaire ont été recrutés soit via l’agrégation, soit embauchés sur la base d’une licence puis titularisés sur leur poste à l’instar, en quelque sorte, de ce que l’on a appelé plus tard les ‘’adjoints d’enseignement’’. Deux version fort différentes du CAPES nouvellement institué au tout début des années 1950 vont se succéder. Le décret du 1er avril 1950 institue une certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement public du second degré ( CAPES ) qui comprend deux parties : « Premièrement, une partie pratique dont les épreuves ne peuvent être subies qu’au cours de la seconde année d’un stage d’au moins deux années dans un collège ou un lycée ; deuxièmement, une partie théorique ». D’abord, donc, un stage pratique et son évaluation ; ensuite un examen écrit, qui ne doit pas être livresque mais étroitement professionnel : « Le stagiaire pourvu de conseillers pédagogiques apprend son métier ; c’est la preuve de son apprentissage qu’on lui demandera au terme de son stage. Le succès au stage sera suivi d’un examen écrit dont les épreuves, à caractère très étroitement professionnel, devront confirmer l’adaptation du candidat aux différentes tâches qu’il a à remplir comme professeur. Le succès dépendra donc beaucoup moins d’une préparation intensive et livresque que de l’application au travail quotidien et de la réflexion personnelle sur ses conditions ». Mais des craintes se font jour quant à la préparation au concours de l’agrégation, au rétrécissement de son aire de recrutement. Dès 1952, les partisans de la défense et illustration de l’agrégation ont gain de cause. Une deuxième mouture du CAPES est mise en place, qui durera. Le décret du 22 janvier 1952 stipule : « Le concours pour l’obtention du CAPES comprend deux parties indépendantes : premièrement une partie théorique qui comporte des épreuves écrites et une épreuve orale ; deuxièmement une partie pratique soutenue un an après le succès à la partie théorique ». Dans le Journal Officiel du ministère de l’Éducation nationale, l’inspecteur général Campan commente la réponse profonde de ce nouveau dispositif, de cette inversion : « une caractéristique essentielle du nouveau système, c’est sa liaison avec le concours d l’agrégation ». Il s’agit d’assurer avant tout – directement et indirectement – un recrutement élargi et de qualité pour l’agrégation, qui est ainsi consolidée.

 

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 14:01

In  Stagiaire impossible

Professeurs stagiaires dans l’académie d’Orléans-Tours, nous avons formé en novembre, lors d’une Assemblée Générale où nous étions quatre-vingts stagiaires présents, un collectif à même de réagir à nos conditions d’entrée dans le métier. En cette fin d’année qui fut extrêmement éprouvante pour tous les professeurs stagiaires, nous nous sommes à nouveau réunis en Assemblée Générale afin de tirer les bilans de cette première année de stage mise en œuvre par la réforme de la formation des enseignants.

 

Abandonnés devant les classes à temps plein et sans formation préalable, notre entrée dans le métier fut extrêmement difficile, la plupart d’entre nous n’ayant jamais enseigné auparavant. Et aux préparations de cours, aux 18 heures de présence devant les élèves et aux corrections de copies s’ajoute également le temps de formation. La surcharge de travail engendrée par cette addition a placé les professeurs stagiaires sous pression toute l’année. Elle est la conséquence du passage de 8 heures à 18 heures de service pour les stagiaires, stratégie purement comptable visant pour le Ministère de l’Education Nationale à utiliser les stagiaires comme ressource à part entière, afin notamment de compenser un tant soit peu les 16 000 suppressions de postes à la rentrée 2011 s’ajoutant aux 50 000 postes supprimés depuis cinq ans.

 

Face à ces conditions insoutenables, nous avons demandé à Monsieur le Recteur Paul Canioni une audience afin de nous exprimer sur la mise en place de la réforme et de remédier à certains dysfonctionnements. Ainsi, nous avons pu exprimer à Monsieur le Recteur lors de notre audience rectorale du 20 janvier 2011 notre entière opposition à la réforme de la formation des enseignants, dont nous payons les frais aujourd’hui. Nous avons également formulé un certain nombre de demandes afin d’alléger le quotidien des stagiaires. Mais aucune de nos demandes, de la plus naturelle, comme la rémunération de nos journées de formation professionnelle, à la plus minime, comme la modification d’emploi du temps pour les stagiaires ayant cours le jeudi et ne pouvant se rendre aux formations, n’a été prise en considération. Tout cela reflète le mépris porté aux personnels en général et aux stagiaires en particulier.

 

A ces conditions de travail et de formation déplorables, ajoutons un certain nombre de dysfonctionnements :

  • Le nouveau système de tutorat, sur lequel était censée s’appuyer l’année de stage, n’a nullement donné satisfaction. Quand on sait qu’un tiers de l’avis de titularisation repose sur le rapport du tuteur, de nombreuses questions se posent : une personne non formée serait habilitée à juger un collègue ? Les conseils prodigués et les relations tuteur-stagiaire ne sont-ils pas largement influencés par une position de subordination de celui-ci qui engendrent un climat malsain ? De plus, les réalités étant extrêmement hétérogènes (absence de tuteur, éloignement, etc.), comment parler d’égalité au niveau national ? Précédemment, des formateurs au sein des IUFM conseillaient les stagiaires à la fois sur le plan théorique, mais également à la suite d’analyses de pratique, sans intervenir directement dans la notation des stagiaires. Un système qui contraste avec celui du compagnonnage.
  • Les jeudis de formation ont parfois été des grands ratés : au niveau des horaires incohérents sur les ordres de mission, des décalages imprévus, des formations annulées au dernier moment.
  • Très peu parmi nous ont eu une visite conseil préalable à leur inspection, exercice qui permet de se préparer en vue de l’inspection de titularisation. Cette visite doit être l’occasion d’avoir de nouvelles pistes, de véritables conseils. Notons l’attitude absolument ignoble de certains inspecteurs descendant en flèche les stagiaires et allant jusqu’à remettre en cause la validité de leur concours. Les inspecteurs ne sont pas là pour rabaisser les stagiaires, mais pour les aider à progresser ! Les inspections doivent être à charge et à décharge.
  • Les CPE, dont l’emploi du temps devrait être de 29 heures se sont vu alourdir leur charge horaire.
  • Les conditions de titularisation ne sont pas les mêmes pour tout le monde dans l’académie (certains ont eu l’appui de tuteurs et d’inspecteurs bienveillants, d’autres pas) mais aussi au niveau national (certaines académies ont décidé de ne pas faire subir d’inspection à leurs stagiaires et de titulariser sur la base du rapport des tuteurs).
  • Les établissements sans tuteur cette année pour les stagiaires sont restés réservés aux stagiaires pour les années à venir, ce qui est inacceptable. Ceux-ci vont encore devoir se débrouiller tout seuls alors que l’entrée dans le métier est difficile, et attendre des semaines voire des mois pour se voir attribuer un tuteur, souvent très éloigné de l’établissement.
  • La formation transversale à l’IUFM n’a pas été adaptée aux stagiaires de cette année. Les cours sont restés beaucoup trop vagues et sans rapport direct avec les conditions d’entrée dans le métier, ce qui n’a pas aidé les stagiaires dans leur quotidien. Les formations disciplinaires, quant à elles très précieuses aux stagiaires pour la mise en œuvre de leurs cours, furent trop peu nombreuses.
  • Comment se fait-il que les stagiaires n’aient pas accès aux rapports des inspecteurs, alors qu’un fonctionnaire a le droit de consulter son dossier quand il le souhaite ? Cette inspection étant pour certains la seule visite et le seul regard extérieur.
  • Certains stagiaires n’ont jamais vu au cours de l’année les rapports de leur tuteur !
  • Des tuteurs zélés ont volontairement mis de mauvaises notes et rédigé de mauvais rapports sur leur stagiaire pour “alerter sur le cas des stagiaires”. Ce n’est pas aux stagiaires de payer la mise en place de la réforme ! Des tuteurs se sont permis de faire ainsi alors qu’ils n’ont vu leur stagiaire que deux ou trois fois, sans avoir pris la peine de suivre régulièrement leur travail.
  • Certains établissements n’ont pas accueilli dignement leurs stagiaires et les ont mis de côté, alors même que l’entrée dans le métier est très difficile. La solidarité est plus qu’importante dans ce genre de situation, et sans l’appui des collègues, les débuts dans le métier deviennent une souffrance.
  • De nombreux stagiaires sont convoqués pour être de secrétariat de jury pour les examens, jusqu’au 9 juillet. S’ils sont affectés en lycée, ils peuvent être convoqués au même titre que les autres enseignants et c’est normal. Mais de nombreux stagiaires de collège sont convoqués pour assurer cette tâche, sans doute parce que les collègues de lycée ne veulent pas le faire. Certains sont même convoqués dans des établissements privés. C’est la cerise sur le gâteau pour des jeunes collègues qui ont vécu une année difficile.

A la suite de tout ce bilan, nous nous inquiétons sur l’entrée dans le métier de nos futurs collègues à la rentrée 2011 : cinq jours de formation fin août (pour l’instant non rémunérés) et une semaine à la Toussaint ne sont pas suffisants pour une entrée dans le métier réfléchie et participent simplement aux calculs du Ministère qui trouve ainsi une solution pour ne plus avoir à remplacer les stagiaires durant leurs deux semaines de formation.

Forts de ce bilan de notre année de stage, mise en place suite à la réforme de la masterisation, nous réaffirmons les revendications suivantes :

  • Abrogation de la réforme de la formation des enseignants
  • Un temps de service limité à un tiers-temps d’enseignement devant les classes
  • Une vraie formation, avant et pendant l’année, rénovée et adaptée, dans le cadre des IUFM
  • Un accompagnement pédagogique concret et cadré au niveau national
  • Des conditions claires de titularisation, harmonisées au niveau national
  • Le respect des circulaires concernant les établissements difficiles, les niveaux d’enseignement et les heures supplémentaires
  • Les jeudis libérés pour tous pour la formation et rémunérés
  • Un site de formation par département
  • Une visite conseil des IA-IPR
  • La validation automatique de l’année de stage pour les enseignants stagiaires n’ayant pas de tuteur
  • Une entrée progressive dans le métier avec un réel accompagnement des néo-titulaires par un continuum de formation et deux heures de décharge effective

Dans l’attente de recevoir vos réponses,

Nous vous assurons, Madame le Recteur, de notre haute considération.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 19:14

In SLU

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Les ministres Valérie Pécresse et Luc Chatel se sont retrouvés à l’Université de Cergy-Pontoise le 23 mai 2011 pour présenter avec satisfaction de prétendus « ajustements » à la réforme de la formation des enseignants. SLU dénonce avec la plus grande vigueur ce nouveau village Potemkine : prétendre qu’il s’agit d’une amélioration de la formation et du recrutement des enseignants est une imposture. Une de plus.

Pseudo « alternance » et recherche en péril

Les masters dits en alternance alourdissent la charge horaire des étudiants de master enseignement, remettent en question l’initiation à la recherche et la préparation des concours. Cette mise en stage sans préparation ni suivi prévus s’apparente à une « formation sur le tas » plus qu’une véritable « alternance ».

 

Dès octobre 2010, SLU analysait les nouvelles dispositions réglementaires (circulaire du 13 juillet 2010) permettant à titre expérimental la création de masters dits en « alternance », tandis que les protestations syndicales se multipliaient. En lieu et place d’une formation qui, avant la « masterisation », se déroulait sur trois ou quatre ans, ces nouvelles formations prétendent concentrer de manière boulimique et inassimilable sur deux ans a) formation à la recherche b) préparation aux concours c) stage, qui articulait sur une année complète formation pratique et théorique. Ces nouveaux masters dits en « alternance » contribuent plus sûrement encore que tout autre dispositif au laminage de chacun des volets de ces diplômes et au naufrage de l’ensemble.

 


Tous les collègues engagés dans la formation des enseignants, que ce soit dans les UFR ou dans les IUFM, tirent aujourd’hui un bilan négatif de l’année 2010-2011 : toutes les difficultés annoncées ont été au rendez-vous. Les étudiants ont été soumis à de multiples injonctions (préparation de concours, mémoire de recherche, stages) sans pouvoir en satisfaire vraiment aucune. Le sort de ceux qui opteront l’année prochaine pour un master en alternance sera mécaniquement aggravé par l’alourdissement horaire généré par ce nouveau dispositif.

 

En effet, dès l’année de master 1, des étudiants contractuels enseigneront en responsabilité de 3 à 6 heures par semaine, ou occuperont des postes d’assistants d’éducation à mi-temps. Pour que ces heures de « mise en stage » puissent prétendre constituer une réelle formation au métier d’enseignant, elles devraient être préparées, ouvrir à un suivi ainsi qu’à des retours sur expérience. Or la circulaire ne fait mention ni de dispositif d’encadrement, ni du rôle d’éventuels tuteurs ou formateurs. A charge pour les universités de remanier leurs maquettes pour éventuellement envisager un tel suivi. Or, même si des collègues se montraient enthousiastes à l’idée d’une énième modification non suivie d’un bilan sérieux, un obstacle se dresserait devant eux : les maquettes actuelles sont déjà surchargées et il faudrait donc tailler à la serpe dans les heures dévolues à l’initiation à la recherche ainsi qu’à la préparation des concours. Cela reviendrait à sacrifier toute formation à la recherche et par la recherche, déjà réduite à une portion plus que congrue dans les masters enseignement actuels, et à mettre en péril de manière tout aussi sûre les chances de réussite des candidats à la fois au diplôme et aux concours.

 

Nonobstant, les deux ministres se réjouissent de la mise en place de ces masters en pseudo alternance – car nous y sommes : dès la rentrée prochaine, Luc Chatel annonce qu’une trentaine d’universités dans huit académies (Versailles, Bordeaux, Marseille…) se lanceront dans ce nouveau chantier. Pourquoi un tel enthousiasme ?

Replâtrer les gouffres créés par le ministère

Utiliser les étudiants des masters en alternance comme moyens de remplacement est une bonne opération financière pour le ministère de l’Education nationale. La relativement faible rémunération de ces heures est cependant susceptible d’attirer les étudiants qui ont le plus besoin de financer leurs études tout en remettant en question leurs chances de réussite au concours. Est-il légitime que des étudiants licenciés fassent office de remplaçants en responsabilité de classes parce que le ministère ne recrute pas assez d’enseignants titulaires pour assurer la continuité du service public ?

 

L’enjeu n’est certes pas d’améliorer la formation des enseignants, comme des éléments de langage débités ad nauseam tendent à le faire croire, encore moins d’essayer de placer devant les élèves les professeurs les plus soigneusement recrutés et formés, mais plutôt de participer activement à la Révision générale des politiques publiques dans une logique purement comptable.

 

Avec ces masters en alternance, des étudiants – enseignants-contractuels seront rémunérés de 3 000 à 6 000 euros par année scolaire (pour 3 à 6 heures hebdomadaires pendant 10 mois d’exercice), soit beaucoup moins que la part de salaire correspondante de professeurs titulaires, rémunérés sur 12 mois. 6 000 euros par an pour 6 heures devant élèves par semaine c’est aussi beaucoup moins que… les 16 800 euros que recevaient les enseignants-stagiaires pour le même temps en responsabilité devant élèves (le reste de leur temps de service étant consacré à la formation) avant cette réforme.

 


Le cynisme des ministres va plus loin : Valérie Pécresse a déclaré qu’elle donnerait « des instructions pour que l’on prenne en priorité dans les masters en alternance des jeunes sur critères scolaires et sociaux ». Les masters en alternance, une mesure sociale ? Tartufferie ! La rémunération des heures de stage est certes cumulable avec le montant des bourses, mais c’est aussi cibler les catégories les plus défavorisées alors que le dispositif obère très lourdement les chances de réussite à un concours ouvrant à la fonction publique et à des conditions sereines d’exercice de ce métier, ainsi que les possibilités de réussir un diplôme fondé sur une initiation à la recherche. Les étudiants les plus fragiles économiquement seront fortement tentés par un système séduisant à court terme mais qui met en péril leurs chances d’entrer dans le métier autrement que comme contractuels ainsi que leurs perspectives de carrière.

 

Le besoin de personnel dans l’Education nationale est devenu tel que le ministre, pompier pyromane – ou sapeur Camember, on ne sait plus –, ne recule devant aucun expédient pour combler les brèches qu’il agrandit lui-même sans vergogne.

 
Bien que la France ait le taux moyen d’encadrement dans l’enseignement le plus faible de l’OCDE, particulièrement dans l’enseignement primaire avec seulement 5 enseignants pour 100 élèves en 2007 (rapport du Comité d’analyse stratégique), Luc Chatel a supprimé 16 000 postes à la rentrée 2010 et s’apprête à en supprimer encore 16 000 à la rentrée prochaine. Il lui faut donc replâtrer ces gouffres béants. Ces étudiants ont pour fonction essentielle – le silence de la circulaire du 12 juillet 2010 sur le dispositif de suivi et d’encadrement de ces masters en alternance le prouve – de pallier les besoins non satisfaits en enseignants devant élèves, dans un contexte de pression démographique croissante depuis le babyboom du millénaire. Ces étudiants pourront remplacer les directeurs d’école lors de leur journée hebdomadaire de décharge par exemple et pourvoir à toutes sortes de besoins de remplacement ; les professeurs titulaires remplaçants sont en effet déjà très sollicités et certains départements, comme la Seine-Saint-Denis, déficitaires en « moyens de remplacement ».

Outre que cette cuisine financière peu ragoûtante et cette « gestion des ressources humaines » ne peuvent tenir lieu de politique de formation des enseignants ou de remplacement de titulaires, et alors même que le ministère de l’Education nationale se soucie de recruter des professeurs dont la première compétence serait d’« agir de manière éthique et responsable », on peut s’interroger sur la légitimité d’un dispositif conduisant structurellement des étudiants simples titulaires d’une licence à prendre en responsabilité des classes. Ces étudiants, qui n’ont encore passé aucun concours, manifestent – et c’est normal - des capacités pour le métier d’enseignant extrêmement contrastées. Les élèves peuvent-ils pour autant servir de cobayes à des étudiants dont il n’est même pas certain qu’ils optent pour l’enseignement ou soient recrutés pour cela ? Si des stages d’observation, voire de pratique accompagnée, peuvent permettre aux étudiants de prendre la mesure des réalités du terrain et de vérifier leur motivation, avant de s’engager dans un processus de recrutement par concours, un stage en responsabilité ne peut être exercé « pour voir ». Ni formation ni sélection « sur le tas » (rappelons qu’il s’agit d’élèves) ne sont acceptables. Il revient à l’Etat en revanche d’assurer la continuité du service public en recrutant assez de professeurs titulaires pour assurer leur présence en nombre suffisant devant les élèves et ce dans tous les établissements de France.

Substituer des volants de contractuels à la fonction publique d’Etat dans l’Education nationale

Le ministère de l’Education nationale prévoit explicitement d’utiliser les étudiants remplaçants des masters dits en alternance comme un vivier de personnels précaires contractuels. Le ministre entend d’ailleurs continuer de supprimer un poste sur deux dans l’Education nationale à l’occasion des départs à la retraite et recruter des contractuels. En rendant extrêmement difficile l’accès à la formation des jeunes professeurs durant leur année de fonctionnaire-stagiaire, il entend encourager les étudiants à se lancer dans ces stages dès leur master ce qui rendra plus difficile leur réussite aux concours de recrutement. Les masters dits en « alternance » favorisent la substitution de contractuels à des fonctionnaires pourtant dans de meilleures conditions pour exercer leur métier de manière satisfaisante, à l’échelle nationale. Les étudiants veulent de moins en moins devenir enseignants.

 

Mais l’enjeu n’est pas seulement financier, ces masters en alternance contribuent aussi à substituer au recrutement par concours la contractualisation de la profession enseignante, ce qui met en péril la notion même d’Education nationale.

 

Dès le mois d’octobre 2010, le ministère de l’Education nationale soulignait dans une circulaire sur « l’amélioration du dispositif de remplacements des personnels enseignants dans les établissements d’enseignement du second degré » que « dans le cadre de la réforme du recrutement des personnels enseignants et la mise en place des nouveaux masters, le partenariat mis en place avec les universités constitue un moyen privilégié pour disposer d’informations actualisées et régulières sur les étudiants diplômés pouvant être recrutés en tant qu’agents non titulaires ». Ce vivier de non titulaires est constitué des étudiants diplômés de masters enseignement mais ayant échoué aux concours – les « reçus collés ». Il s’agit bien pour le MEN d’un « gisement » à exploiter, plutôt que d’une population étudiante qui, n’ayant pas satisfait aux épreuves des concours de recrutement, devrait de manière préférable s’orienter vers une autre profession. Les étudiants engagés dans des masters en alternance pourront ainsi constituer un vivier privilégié pour les chefs des établissements dans lesquels ils auront réalisé leur stage. Rappelons que le dispositif CLAIR en particulier, étendu en ECLAIR, permet à la direction des établissements scolaires d’intervenir dans le recrutement des enseignants.

 

Luc Chatel a d’autres cordes à son arc pour recruter des contractuels plutôt que d’ouvrir suffisamment de postes aux concours : il a fait part de sa volonté de recourir aux étudiants de licence et aux retraités, la circulaire du 12 juillet 2010 encourage le recours à Pôle Emploi, ce que le rectorat de Paris a fait ce 26 mai 2011 en organisant une journée de prérecrutement de professeurs remplaçants : la précarisation du corps enseignant en marche (pour une revue de presse de cette « foire aux contractuels ») Luc Chatel enfonce d’ailleurs le clou et se présente comme une sorte de grand recruteur. Dans le cadre de la RGPP et de la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les 33 000 départs envisagés dans l’Education nationale pour 2011 se traduisent par une suppression de 16 000 postes. Mais le ministre annonce, sans vergogne, qu’il lancera le mercredi 1er juin 2011 une campagne de… recrutement de 17 000 postes en 2011 ! On a là un exemple de la politique de communication gouvernementale qui voudrait faire prendre des vessies pour des lanternes et passer des suppressions de postes pour une politique volontariste d’amélioration de la situation de l’Education nationale. Il annonce qu’« il y aura aussi quelques contractuels » : au moins 5 000 si l’on suit son décompte ! (17 000 recrutements : 3 000 professeurs des écoles, 8 600 certifiés ou agrégés… restent 5 400 autres recrutements) ; « mais la plupart seront recrutés à vie »… et pourquoi pas recrutés comme fonctionnaires ? La technique a été éprouvée dans de grands organismes, comme France Telecom, avant leur privatisation.

 


Le nombre de vacataires est déjà trop important dans l’Education nationale. La conséquence d’une telle réforme serait la mise en place d’une formation et d’un recrutement des enseignants à deux vitesses et, très rapidement, d’une Education Nationale à deux vitesses, car personne ne croit plus que la dégradation des conditions de formation et de travail ne finit pas par peser sur la qualité du travail (voir cet article New York Times).

 

Dans ce contexte d’équarrissage de la fonction publique de contractualisation de la profession enseignante, les masters en alternance sont une pièce maîtresse du dispositif. Il faut les mettre en relation avec une nouvelle circulaire sur le « dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des premiers et second degrés et des personnels d’éducation stagiaires » qui entrera en vigueur au 1er septembre 2011. Celle-ci établit un dispositif inouï qui rend extrêmement difficile l’accès à la formation pour les enseignants-stagiaires : celle-ci devrait être dispensée en plus de l’obligation réglementaire de service – les stagiaires étant affectés à plein temps !

 

Quelles que soient les incohérences d’un tel dispositif, la tactique du ministère, elle, est claire : rendre impossible la formation alternée durant l’année de fonctionnaire-stagiaire et reporter celle-ci en amont des concours. Les masters dits en alternance en inscrivant, sur le papier, si ce n’est une véritable formation alternée, du moins une sorte d’acculturation des étudiants au terrain de l’enseignement, paraissent répondre – de manière très fallacieuse – aux besoins de formation des futurs enseignants ou sont susceptibles d’attirer par nécessité financière les étudiants les plus fragiles. Mais en rendant la préparation des concours de plus en plus difficile – et en favorisant la constitution de viviers de non titulaires, tel que le relève avec intérêt la circulaire du 14 octobre 2010 –, ces masters en alternance ne peuvent qu’alimenter la désaffection à l’égard des concours, la contractualisation et la précarisation de la fonction enseignante.

 

L’entrée dans la fonction publique ne renvoie pourtant pas seulement à un statut, elle est surtout la condition de l’exercice serein d’un métier de service, défini à l’échelle nationale, selon les règles d’une profession contrôlée par des corps d’inspection et dans une juste autonomie par rapport aux personnels de direction des établissements. Mais le ministre actuel semble peu attaché à la dimension nationale de l’Education et contribue activement à la mise en place d’une gestion managériale d’un service public d’Etat.

 

Ce faisant, les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche jouent avec le feu : cette attaque multiforme de la formation et du recrutement des enseignants emballée d’une grosse ficelle – la « masterisation » de la formation des enseignants – qui n’a plus rien de ronflant ni d’attirant, dissuade les étudiants de s’engager dans le métier d’enseignant : une note du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche révèle que seulement 12 % des étudiants de licence souhaitent s’orienter vers le métier d’enseignant, soit 11 points de moins qu’il y a 6 ans.

 

La masterisation de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré apparaît ainsi plus que jamais comme l’instrument destiné à défonctionnariser massivement le personnel du Ministère de l’Éducation nationale. Le gouvernement entend confier la formation des générations futures à des enseignants précarisés par leurs statuts comme par leurs niveaux de rémunération. Derrière la RGPP, c’est bien un « plan d’ajustement structurel » qui est à l’œuvre actuellement en France. La défonctionnarisation ne peut que conduire à appauvrir le monde enseignant, composante importante des classes moyennes. La comparaison avec l’évolution récente de certains pays d’Amérique latine ne peut qu’inquiéter à cet égard. Voulons-nous vraiment d’une société dans laquelle l’immense majorité vivra avec le SMIC (pour les chanceux qui auront un emploi à plein temps) et une petite minorité se partagera bonus spéculatifs et cadeaux fiscaux ? Voilà qui devrait être l’enjeu de la future élection présidentielle.

 

Sauvons l’Université !

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 18:01

In SLU

 

 

Le ministère de l’Éducation nationale a visiblement pris acte des rappels au Code de l’Éducation formulés par le Conseil d’État dans sa décision du 9 février 2011 sur le « Dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des premiers et second degrés et des personnels d’éducation stagiaires » : d’où une nouvelle circulaire qui doit entrer en vigueur au 1er septembre 2011, abrogeant celle du 25 février 2010 qui avait fait l’objet dune requête à l’initiative de la FCPE, de SLU, de SUD-Éducation et de la FSU. Dans sa décision, le Conseil d’État avait limité les effets de la circulaire de 2010.

 

Certes, la nouvelle circulaire en tire les conséquences sur trois points importants, mais loin de permettre les « ajustements » dont se gobergent Luc Chatel et Valérie Pécresse depuis le début de la semaine, elle aggrave sous d’autres aspects la situation des stagiaires.

 

Rôle des IUFM, caractère public de la formation, cadre national

1/ D’une part, le chapeau introductif de la circulaire précise que la formation des enseignants et CPE stagiaires « prendra la forme d’un accompagnement et d’actions de formation dispensées à l’université et dans ses composantes », ajout par rapport à la version précédente. Ce faisant elle se conforme au rappel du Conseil d’État qui affirmait que la circulaire ne peut « remettre en cause le rôle confié par l’article L. 625-1 du code de l’éducation aux instituts universitaires de formation des maîtres » (CE, 9 février 2011), qui depuis leur intégration dans les universités ne sont pas morts, mais en sont des « composantes ».

 

2/ D’autre part, l’un des points de la circulaire de 2010 qui avait motivé la requête de SLU et des co-requérants prévoyait que les périodes de formation continuées puissent être « dispensées par l’université ou toute autre structure qualifiée ». L’énigmatique référence à « toute autre structure qualifiée » a disparu dans la nouvelle circulaire ; ne reste qu’une mention des « organismes en charge de la formation continue des enseignants du privé ». La formation des enseignants du public sera, elle, bien assurée par le public, après que le CE a rappelé que la référence aux « autres structures qualifiées » ne pouvait viser que « les organismes susceptibles de prendre en charge la formation des enseignants stagiaires de l’enseignement privé » (CE, 9 février 2011).

 

3/ Enfin, la circulaire s’adresse de manière égale aux différents acteurs concernés, à l’échelle nationale. Les destinataires de la circulaire ne sont plus invités à s’inspirer de principes généraux et orientations nationales pour les décliner dans leurs académies et départements en tenant compte de leurs spécificités.

 


Cependant, sur d’autres points, cette circulaire aggrave la situation des stagiaires

 

Charge de travail encore alourdie, accès problématique à la formation

 

La nouvelle circulaire indique que les « fonctionnaires stagiaires seront affectés, dans toute la mesure du possible, sur des postes complets devant élèves correspondant à l’ORS (obligation réglementaire de service) du corps auquel ils appartiennent », ce qui signifie qu’ils seront affectés à temps plein, sans même une décharge de quelques heures comme cela avait pu être le cas pour le second degré dans certaines académies cette année. Pour le premier degré, l’aggravation est encore plus nette : les enseignants stagiaires avaient, après négociation syndicale, pu être en observation dans la classe d’un enseignant expérimenté jusqu’à la Toussaint. Ils seront en responsabilité à temps plein dès la rentrée.

 

Un accueil de cinq jours avant la rentrée leur sera proposé, sur invitation seulement, parce que les lauréats des concours ne deviendront fonctionnaires qu’au 1er septembre. Encore faudra-t-il qu’ils connaissent suffisamment tôt leur affectation – les cas d’affectation au ras de la rentrée étant bien trop fréquents – pour pouvoir suivre une telle formation.

 

Reste la question de savoir ce que représentent cinq jours pour se préparer à l’exercice d’un métier d’emblée à temps plein ? Comment « des formations théoriques à la tenue de classe », certes complétées par « des formations pratiques dans les premiers jours d’exercice », pourraient-elles pallier la suppression d’un véritable formation alternée sur toute une année ? Les stagiaires devraient suivre une formation d’un volume correspondant à un tiers temps de leur ORS. Mais comme ils sont déjà affectés à temps plein, elle sera dispensée en grande partie en plus de leur service complet. Comment être disponible pour recevoir une quelconque formation ? L’expérience de cette année a montré en effet à quel point les stagiaires se trouvaient pris dans l’urgence perpétuelle de la préparation de leurs cours la veille pour le lendemain (ou le matin même).

 

Les nouveaux stagiaires se trouveront aussi isolés du fait que les formations devront se dérouler de préférence à l’échelle très locale de la circonscription (premier degré) ou du bassin (2nd degré), et non du département par exemple. Les anciens regroupements, plus larges, permettaient la constitution de promotions de stagiaires mieux susceptibles de résoudre leurs difficultés dès lors qu’ils pouvaient partager leur expérience entre pairs et les analyser en groupe avec des formateurs.

 

Pour « faciliter le déroulement de ces formations », la circulaire préconise, elle, la constitution de binômes entre stagiaires et… remplaçants ou TZR (titulaires de zone de remplacement), qui sont le plus souvent de jeunes professeurs sans grande expérience ! Étant donné le manque cruel de remplaçants dans certains départements ou académies, bien des stagiaires ne pourront être libérés de leurs heures de service pour suivre leur formation.

Décidément un dispositif bricolé à l’économie, dans un contexte d’équarrissage des postes de l’Éducation nationale. Sans surprise, l’enjeu est toujours bien là : alors que la France avait déjà le plus faible taux d’encadrement des pays de l’OCDE pour l’enseignement primaire – et accessoirement universitaire – en 2007 (rapport du Comité d’analyse stratégique) avec seulement 5 enseignants pour 100 élèves dans le premier degré par exemple, impavide, le gouvernement « dégraisse », taille et maintenant ampute : 16 000 postes ont déjà été supprimés l’an dernier, 16 000 postes le seront à nouveau à la rentrée prochaine, tandis que les effectifs augmentent toujours dans le premier degré et croîtront dès l’année prochaine au collège, grâce au baby boom du millénaire.

 

Luc Chatel organise le «  master crash » de l’Éducation nationale. Après lui, le déluge !

 

Sauvons l’Université !, 27 mai 2011.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:09

Luc Chatel et Valérie Pécresse ont annoncé lundi des ajustements autour de la réforme de la mastérisation. Ces nouveaux dispositifs devraient être mis en place dès la rentrée 2011, dans une trentaine d'universités et huit académies pilotes. En effet, les deux ministres préconisent l’attribution d’un poste d’assistant pédagogique à mi temps ou un contrat d’enseignement de trois à six heures par semaine. Or, ceci ne peut constituer une formation de qualité à un futur métier, mais bien une dévaluation supplémentaire de la formation, à laquelle sera adossé un emploi sous rémunéré, entouré d’un certain flou concernant ses finalités pédagogiques.

 

Ce nouveau dispositif vise à transformer un stage non rémunéré et dépourvu de cadrage national, initialement prévu en deuxième année de master, en un emploi précaire à mi temps en première année. Ce faisant, il doit s’effectuer en même temps que la préparation au concours, que les examens et la rédaction du mémoire de master.

 

L’alternance propose avant tout d’occuper un emploi initialement accordé à un professeur à temps plein, en diminuant encore le nombre de recrutements et de postes de titulaires. Il s’agit en effet de poursuivre la même logique de déstabilisation et de découragement des vocations,


plongeant les étudiant-e-s stagiaires dans une insupportable précarité. Une rémunération à hauteur de 560€ par mois ou de 3000 à 6000 € par année ne leur permettra pas des conditions de vie et d’études décentes. Ces nouvelles annonces ne représentent qu’une ultime provocation de la part du gouvernement déterminé à éventrer l’éducation nationale de ses professeurs et personnels, creusant ainsi encore les inégalités sociales et pénalisant les élèves.

 

Cette logique insidieuse compromet une préparation sereine des concours rendus de plus en plus sélectifs par la réduction constante du nombre de postes dans l'enseignement. Alors que le rapport Jolion déplore déjà la surcharge de travail imposé aux étudiant-e-s, cet ajustement tend à rendre la préparation et la pratique du métier humainement intenables, pour favoriser les abandons, déjà massifs, de candidats avant les concours.

 

La fédération SUD Étudiant exige l’arrêt des ajustements de la réforme qui pénalisent d’autant plus les étudiant-e-s, et sont décidés sans prise en compte des préconisations de la mission d’information sur l’application de la réforme. Nous demandons une fois de plus l’abrogation de tous les règlements instaurant la réforme et un retour sur les décisions prises par arrêté par les deux ministères. Enfin, la fédération SUD Étudiant demande l’augmentation du nombre de postes dans l’enseignement supérieur et l’éducation, ainsi que dans l’ensemble des services publics.

 

Communiqué de la Fédération SUD Étudiant

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 07:38

 

In Libération

 

 

 

Le dispositif sera lancé dans une trentaine d'universités et huit académies «pilotes» et visera «quelques centaines d'étudiants».

 

Des masters «en alternance» seront créés à la rentrée prochaine pour améliorer la formation des futurs enseignants, a annoncé lundi le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, lors d'une table ronde à l'université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise).

 

Le dispositif sera lancé dans une trentaine d'universités et huit académies «pilotes» dont celles de Versailles, Lille ou encore Aix-Marseille et visera «quelques centaines d'étudiants», selon le ministre.

Il permettra à ces derniers d'effectuer dès la quatrième année d'études supérieures (master 1) un contrat d'enseignement de trois à six heures par semaine, ou bien d'occuper un poste d'assistant pédagogique à mi-temps, parallèlement à leur formation universitaire.

Les deux seront rémunérés, de 3.000 à 6.000 euros par an dans le premier cas, 560 euros par mois dans le second, et cumulables avec des bourses.

 

Luc Chatel a aussi affirmé que tous les étudiants ayant obtenu le concours cette année seront affectés à «des postes fixes à temps complet» à la rentrée prochaine, alors qu'en primaire nombreux étaient cette année remplaçants.

 

Ces mesures s'inscrivent dans la continuité de la très contestée réforme de la formation des professeurs, dite «masterisation», qui a débuté en septembre 2010. Celle-ci a élevé le niveau de recrutement de tous les enseignants à master 2 (bac+5), confié leur formation aux seules universités via des masters, et s'est traduite par la fin de la formation pratique offerte par les IUFM.

 

Une réforme qui, selon Luc Chatel, «n'est pas la caricature que l'on a pu nous décrire»: «depuis son application, nous n'avons pas eu plus de démissions d'enseignants qu'auparavant». Pour la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, la réforme a été positive dans la mesure où elle a entraîné la création de stages avant que les étudiants passent les concours: cela «permet d'éviter les désillusions, les déceptions et de confirmer ou d'infirmer si l'on a bien vocation à enseigner».

 

La déclaration de Chatel selon laquelle les enseignants débutant l'an prochain le feront «sur des postes complets» est une des décisions les concernant figurant dans une circulaire parue jeudi au Bulletin officiel de l'Education nationale. Selon cette circulaire, en primaire «les écoles les plus difficiles et les postes spécialisés seront évités de même que l'attribution des classes les plus délicates (cours préparatoire par exemple)».

 

Par ailleurs, l'accueil des enseignants stagiaires fin août va passer de trois à «cinq jours» et comprendra «des formations théoriques à la tenue de classe», afin qu'ils soient mieux préparés à la rentrée.

 

La suite...

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 21:13
In  Snuipp

 

Le ministère persiste dans le détricotage de la formation des enseignants stagiaires. La nouvelle circulaire qui fixe l’organisation du dispositif pour l’année prochaine ne tire absolument pas les enseignements d’une première année vécue comme plutôt difficile et peu professionnalisante.

 

Conséquence des suppressions de postes l’entrée dans le métier se fera presque sans filet. Contrairement à cette année pour le primaire, le dispositif plaçant les stagiaires en binôme dans la classe d’un maitre formateur de septembre à la Toussaint ne sera pas reconduit. Tout juste bénéficieront-ils de cinq jours de préparation avant la rentrée et d’un premier mois d’accompagnement dont les contours sont insuffisamment cadrés.

 

De plus, les lauréats du concours seront nommés dans une classe pour l’année dès septembre, indépendamment de leur parcours antérieur. Certains pourraient avoir la charge d’une classe de CM2 en ayant seulement fait deux semaines de stages en maternelle lors de leur parcours en Master 2. D’autres pourraient encore ne jamais avoir bénéficié de stages auparavant.

 

Faute de directive claire, chaque Inspecteur d’Académie déclinera à son gré et selon ses moyens, l’organisation de l’année. Avec des remplaçants qui risquent de manquer très rapidement dans les écoles, pourront-ils garantir aux stagiaires leurs douze semaines de formation au cours de l’année ? La suppression de postes de formateurs à la rentrée risque également d’aggraver cette situation.

 

Inutile de se cacher derrière son petit doigt, si la circulaire laisse entendre que la formation sera suffisante, à l’épreuve du réel, il n’en sera rien. Les stagiaires devront entrer dans un métier complexe sans en connaître les ressorts et les leviers essentiels. Il est urgent de sortir du bricolage et commencer par l’abandon de cette réforme. Dans l’immédiat, le SNUipp-FSU demande solennellement au ministre qu’aucun stagiaire ne commence seul à la rentrée dans une classe et que tous bénéficient concrètement d’une pratique accompagnée durant le premier mois.

 

Paris, le 23 mai 2011

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:57

In Sauvons l'Université

 

C03-23D’après l’AEF (dépêche du 6 mai 2011), le recteur de l’Académie de Versailles, Alain Boissinot annonce la création de Masters en alternance pour la rentrée prochaine. Extraits de son entretien :
« Nous sommes en train d’avancer avec les universités sur le projet de master en alternance », assure Alain Boissinot. Ils pourront accueillir « entre 150 et 200 étudiants pour la préparation des concours du premier degré et quelques dizaines pour préparer les concours du second degré. »

 

La question de la date du concours, qui intervient plus tard dans l’année du M2 rend l’organisation pratique plus difficile. Le recteur assure «  un démarrage significatif de ces masters en alternance » à la rentrée prochaine avec pour universités « fer de lance » Cergy et Versailles-Saint-Quentin.

 

Pour mémoire, l’entretien réalisé par l’AEF avec Alain Boissinot le 8 février 2011 :

« Nous devons dépasser la logique actuelle d’une maquette préparée par les universités dans laquelle on aménage des temps de stages [pour les futurs enseignants]. L’idée est en train de s’imposer que cette formule n’est pas la meilleure possible car elle nous pose certains problèmes pour gérer les départs en stage et l’accueil dans les établissements scolaires », déclare à AEF Alain Boissinot, recteur de Versailles, mardi 8 février 2011. Il expérimentera à la rentrée 2011 des masters enseignement en alternance dont l’objectif sera de permettre aux étudiants d’ «  approfondir leur connaissance du milieu professionnel et développer les compétences nécessaires au métier auquel ils se destinent ». Il livre à AEF les premières pistes présentées par un groupe de travail associant les cinq universités de l’académie, chargé de définir la mise en œuvre de cette nouvelle formule.

 

AEF : Quels seront les niveaux de formation concernés par l’alternance ?

Alain Boissinot : L’alternance concernera au moins les deux années de master et peut-être aussi l’année de L3. La réflexion proposée porte sur deux axes : dès la licence, les étudiants pourraient conjuguer temps de formation en université et séquences en établissement. La mission qui leur serait confiée d’assistant d’éducation puis d’assistant pédagogique serait intégrée à leur parcours de formation comme un temps de pré-professionnalisation. Puis, en master, sur le même principe, il leur serait proposé d’intervenir toute l’année en tant que personnel enseignant vacataire en établissement, accompagné par un tuteur, sur un service limité à quelques heures.

 

La suite...
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:47

In Café Pédagogique

Formation des enseignants : « La situation actuelle semble la pire » affirme le rapport Jolion 

Par Marcel Brun


« Le système actuel met les étudiants en situation d’échecs par accumulation de contraintes au lieu de les mettre en situation de réussite. ». Cette phrase pourrait être tirée d’une plateforme revendicative, mais elle est extraite du rapport d’étape sur la masterisation des enseignants que vient de remettre Jean-Michel Jolion, président du comité Master, à Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur. Dans une présentation de la situation très synthétique (12 pages), le rapport insiste sur un point connu de tous les étudiants : que vaut un master de ce type (et sa formation) pour les étudiants qui n’ont pas le concours d’enseignant (la majorité) ?


Comme de nombreux acteurs depuis deux ans, le rapport cherche des solutions pour sortir du dilemme infernal : comment rendre compatible la préparation d’un concours et le travail universitaire de recherche inhérent à un master, alliant travail d’appropriation de savoirs disciplinaires, stages, problématisation d’un axe de mémoire, écriture... ? « La situation actuelle semble la pire des solutions, à la fois parce qu’elle désorganise l’Université et oblige les étudiants à courir plusieurs lièvres à la fois. Solution ? « L’admissibilité en fin de M1 » pour proposer un M2 spécifique aux non-admissibles et une découverte approfondie du métier pour les admissibles. Avec pour corollaire le maintien de l’admissibilité pour plusieurs années, pour permettre aux reçus-collés (ayant eu le master, mais pas le concours) de retenter le concours sans redoubler en master. Proposition iconoclaste, le rapport demande même de publier le nombre de postes plusieurs années à l’avance pour donner des indications pertinentes sur le marché de l’emploi enseignant aux étudiants de licence...


Des concours « déconnectés » de l’exercice du métier. Les concours en prennent également pour leur grade : leurs contenus sont jugés peu articulés avec les contenus des masters, « la non prise en compte de l’activité professionnelle en cours de formation est un principe de plus en plus difficile à comprendre pour les étudiants. Les concours sont jugés « déconnectés » de l’exercice réel du métier ».


Motivation et souffrance. Si le « nouveau système ne s’est pas effondré, c’est essentiellement grâce à « la motivation très très (sic) forte des étudiants », malgré leur grande « souffrance ». « Nous sommes au milieu du gué d’une réforme qui aurait mérité un plus grand consensus en amont pour en permettre une vraie réussite ». Sachant que « les deux ministères » (éducation nationale et supérieur) n’ont pas les moyens de mettre en place les outils de supervision nécessaires pour « connaître la réalité du terrain », notamment les raisons de la baisse du nombre d’inscriptions ou les problèmes spécifiques posés aux filières professionnelles, comment construire des réponses à des problèmes qu’on connaît mal ?


La question de la formation en alternance, un autre cheval de bataille des directeurs d’IUFM, est également citée. Une éventuelle modification du statut des assistants d’éducation pourrait permettre une nouvelle piste, parmi d’autres, pour la formation des enseignants.


La place des IUFM. Notons que comme le demande la conférence des directeurs d’IUFM, le rapport demande une place spécifique pour les IUFM dans le champ de l’université, à la fois du fait des responsabilités spécifiques qu’ils ont du assumer dans la nouvelle organisation (notamment avec les rapports nombreux avec les rectorats et inspections académique pour la mise en stage), mais aussi par leur rôle important dans l’aménagement du territoire. On sait que certains centres départementaux sont menacés par les restructurations financières.



Liens :

Lire le rapport

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Documents/docsjoints/jolion.pdf

Dossier Formation des enseignants

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/ReformeFormation.aspx



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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:33

In Stagiaire Impossible

 

 

La mobilisation continue!

 

Le gouvernement prend conscience de l'échec de la mise en place de la mastérisation

 


Jean-Michel Jolion, Président du comité Master, auquel Valérie Pécresse a demandé un rapport sur la mastérisation pour le mois de juin, a décidé de lui remettre la semaine dernière un rapport d'étape alarmant sur la situation, et indiquant que des ajustements sont nécessaires.


"La situation actuelle semble la pire", titre le Café Pédagogique, sur le site duquel vous pouvez retrouver le rapport Jolion et des analyses:


La formation des enseignants au coeur d'une question ouverte au Sénat

 


Mardi 26 avril, dix membres du collectif ont assisté à la question orale et au "débat" qui a suivi: Luc Chatel n'a pas reconnu les difficultés que nous rencontrions; pour lui, cette année les professeurs stagiaires ont pu bénéficier de "plus de formation devant la réalité de la classe", il s'agissait d'avoir une "formation par la pratique et non pas pour la pratique"; heureusement nous avons tous pu bénéficier d'une formation correspondant à "un tiers de temps de service", et "chacun a reçu des compléments de formation en fonction de ses besoins individuels"!!!!!!!! Sa justification : il est normal d'attendre plus de ceux qu'on payent plus!

 


A la fin de la séance, Mme Gonthier-Maurin a remis à Luc Chatel le recueil des témoignages, tous parfaitement anonymés, que nous avions constitué.

 


 

Le compte-rendu complet de la question est disponible sur le site du Sénat (il est intéressant de constater qu'un sénateur UMP a critiqué la réforme de son ministre):
Toutes les interventions ayant toutefois pointé du doigt les absurdités et insuffisances de la mastérisation et le rapport Jolion appelant à des "ajustements" , le ministre a évoqué la mise en place de masters éducation en alternance: les futurs enseignants pourront acquérir une expérience pratique précaire en tant..  qu'assistants d'éducation!!!!
A la demande de Mme Brigitte Gonthier-Maurin, trois membres de Stagiaire Impossible ont été reçus le 15 avril au Sénat par la sénatrice des Hauts-de-Seine groupe CRS-SPG.
Mme Gonthier-Maurin préparait une question orale à notre ministre Luc Chatel sur la réforme de la formation des enseignants, et a reçu des syndicats de chercheurs et d'enseignants, des étudiants de master 2, et des représentants de Stagiaire Impossible.
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