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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:38

In Sauvons l'Université

 
 
Le Conseil d’Etat vient d’annuler en partie l’arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences à acquérir par les enseignants et CPE stagiaires. Par une décision rendue le 28 novembre, le Conseil d’Etat a annulé les articles 3 et 6 de l’arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences des nouveaux enseignants, CPE et professeurs documentalistes et les modalités d’évaluation des agrégés. Le Conseil a en effet estimé que le ministre de l’Education nationale ne pouvait seul supprimer les textes antérieurs…
 

Compte tenu des effets ‘’éventuels’’ considérables d’une telle décision, le Conseil d’Etat invite les différentes parties prenantes à débattre avant application de la décision : « Il est sursis à statuer sur la date des effets de ces annulations jusqu’à ce que les parties prenantes aient débattu de la question de savoir s’il y a lieu, en l’espèce, de limiter dans le temps les effets des annulations prononcées aux articles 1 et 2 de la présente décision ».

Le SNES ( qui avait déposé le recours auprès du Conseil d’Etat avec d’autres organisations) vient de se prononcer publiquement pour que la décision du Conseil s’applique immédiatement : «  les conditions de service et de formation des stagiaires doivent revenir dès à présent à la situation antérieure à 2010 » en estimant que cette décision « conduit à faire revivre l’arrêté du 19 décembre 2006 fixant en particulier le temps de service en responsabilité des stagiaires à 8 heures par semaine et imposant une formation dans le cadre des IUFM ».

 

Serait-ce un retour vers le statu quo ante ? On prendra en tous cas avec intérêt connaissance ( heureux hasard ? ) du projet de la Conférence des directeurs d’IUFM et de ses 22 propositions, plus particulière­ment des­ti­nées à ali­men­ter la réflexion des can­di­dats à la pro­chaine élec­tion pré­si­den­tielle. Les direc­teurs d’IUFM partent d’un double constat : «  Si les deux mis­sions clas­siques de l’École fran­çaise, ins­truc­tion et éduca­tion, ne sont pas for­mel­le­ment remises en cause, force est de consta­ter que ces mis­sions ne sont pas réa­li­sées par­tout de façon satis­fai­sante . En outre, le rôle de l’enseignant a changé. Il est devenu « un acteur social, [...] un concep­teur des orga­ni­sa­tions sco­laires adap­tées aux situa­tions locales ».

 

Pour la CDIUFM, cette évolu­tion rend néces­saire une for­ma­tion uni­ver­si­taire pro­fes­sion­nelle, qui assure l’acquisition et la maî­trise de trois types de connais­sances : rela­tives aux dis­ci­plines aca­dé­miques, à l’enseignement de ces dis­ci­plines et à la pro­fes­sion ensei­gnante. Le docu­ment pré­co­nise donc d’abord un chan­ge­ment de logique, pour « dis­so­cier le recru­te­ment et la for­ma­tion uni­ver­si­taire des ensei­gnants » et « construire un dis­po­si­tif piloté par la for­ma­tion et non par le concours ». Il sug­gère égale­ment de « diver­si­fier les condi­tions et moda­li­tés d’entrée en for­ma­tion et favo­ri­ser les pas­se­relles » entre les « par­cours d’enseignement », qui seraient mis en place à par­tir de la deuxième année de licence, et les autres.

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:49

In Café Pédagogique

 

Par Jean-Louis Auduc

 

C03-24"Cette réforme porte en elle des écueils qui ne pourront être levés par de simples ajustements". En avril dernier, Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi Master, avait livré un "rapport d'étape", déjà critique, où il décrivait la situation de souffrance des candidats aux concours d'enseignement. Le rapport final remis le 11 octobre aux ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur, est plus sévère. Jean-Michel Jolion relève que la masterisation a "fragilisé" la formation de certaines  catégories d'enseignants comme les PLP. Il estime que les formations en alternance, encore perçues comme une solution en avril, sont inadaptées. Pire les concours ne préparent pa sà l'exercice du métier et aucune formation professionnelle n'est données aux nouveaux enseignants. Le rapport fait 10 recommandations dont on retiendra une formation professionnalisante pour les étudiants et un nouveau statut pour les IUFM. Le rapport réclame également un plan de recrutement d'enseignants. Des exhortations qui ne sont pas nouvelles. " Peut-être qu'en les récitant une fois de plus elles seront enfin entendues", dit JM Jolion. Aujourd'hui aucun des deux ministres n'a communiqué sur ce rappport...

 

 

Le rapport de Jean-Michel Jolion : « Masterisation de la formation initiale des enseignants : enjeux et bilan » est un réquisitoire sur ce qu’est devenu la formation initiale des enseignants depuis deux ans. Ce rapport reprend les nombreuses critiques entendues lors de la mise en œuvre de la mastérisation et qui n’avaient jamais été entendues par les ministres successifs. Le rapporteur ne s’en cache d’ailleurs pas, puisqu’il conclue ses préconisations par le paragraphe suivant : « Ces quelques préconisations ne sont pas nouvelles et la plupart d'entre elles pour ne pas dire la totalité figuraient déjà explicitement dans les conclusions des rapports Marois et Filâtre et certaines ont été reprises dans les conclusions du rapport Grosperrin. Peut-être qu'en les récitant une fois de plus elles seront enfin entendues. . .  »

 

Dès le départ, le rapport reconnait , ce que tous les observateurs avaient bien noté, que la « réforme » de la formation des maîtres n’avait pas un but d’amélioration du système existant, mais qu’elle «  a principalement été amorcée pour des raisons budgétaires » sans aucune concertation avec les acteurs concernés. Ce rapport souligne également que cette réforme de démantèlement de la formation des maîtres ne pourra pas faire simplement l’objet de quelques aménagements, car « cette réforme porte en elle des écueils qui ne pourront être levés par de simples ajustements. »

 

Il souligne également que des pans entiers du système éducatif ont été les « oubliés » de la mastérisation, comme je l’avais à plusieurs reprises souligné dans divers articles sur ce site concernant l’enseignement professionnel et technologique : « Pour les filières conduisant aux concours des professorats des lycées professionnels (CAPLP) et de l'enseignement technique (CAPET), l'application de la mastérisation est un élément de très forte fragilisation notamment car elle écarte tout un vivier de candidats issus du milieu professionnel… »

 

Concernant les formations en « alternance » mise en place à cette rentrée, le rapport Jolion pointe justement les ambigüités de ce dispositif : « L'alternance ne doit pas simplement être vue comme un moyen détourné de fournir une rémunération a des jeunes et/ou de constituer un vivier de vacataires "stabilisés". Si cela peut et doit concerner les assistants d'éducation, il est évident que leur mission au sein de l'Education Nationale devra alors tenir compte du cursus de master dans lequel ils sont inscrits. Cependant, il semblerait que les conditions financières proposées aux étudiants inscrits au sein de ces masters soient moins bonnes que le statut d'assistant d'éducation ce qui conduit par endroit à une pénurie de candidats. Par ailleurs, là encore, la place du concours rend difficile le démarrage d'une vraie alternance (si elle est conçue uniquement pour le M2) dès le début de l'année universitaire. Sans pour autant imaginer un dispositif exclusivement réservé aux admissibles, il est évident que l'incertitude liée à un concours dont les résultats ne sont connus qu'en novembre ou janvier rend très difficile le travail d'articulation entre le volet académique et le volet professionnel. » On ne saurait mieux dire !

 

Le rapport poursuit par une dénonciation en règle de la place du concours dans l’année et du contenu des concours de recrutement. A l’inverse du rapport Grosperrin qui proposait à terme la suppression des concours pour un recrutement des « mastérisés » par les chefs d’établissement, ce rapport prône une modification des contenus des concours pour qu’ils soient plus en phase avec le métier pour lequel ils recrutent : « Leurs contenus ne tiennent absolument pas compte de l'articulation nécessaire avec le diplôme de master et plus grave encore, ils sont perçus par les étudiants comme complètement déconnectés de l'exercice réel du métier d'enseignant. »

 

Enfin, dans son analyse de la situation, le rapport enfonce le clou sur les contradictions de la mastérisation : place du concours ;  non obligation du stage comme pré-requis pour les épreuves d’admission; absence d’une année de stage véritablement professionnalisante après le concours. « Il est tout à fait possible d'envisager un concours de recrutement sur un contenu qui soit déconnecté de l'exercice d'une profession. Mais cela n'a de sens que si le concours ouvre sur une vraie formation professionnalisante. Dans la réforme mise en place, nous utilisons ce type de concours pour ouvrir directement sur une profession et non sur une formation professionnalisante, la poursuite de la formation durant la première année d'exercice ne pouvant en aucun cas être considérée comme une vraie formation professionnelle. Il est indispensable que les concours soient pleinement articulés avec l'exercice réel du métier. Il est nécessaire que soient enfin étudiées les modalités d'une prise en compte d'une expérience professionnelle et donc des stages dans le processus de recrutement. ».  

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:33

In Sauvons l'Université

 

C03-24Une petite annonce du rectorat de Paris circule en ce moment, envoyée par courrier électronique. Nous la publions.

 

Envoyé le : Jeudi 29 Septembre 2011 8h48

 

Objet : Recrutement de professeurs contractuels dans le 1er degré public parisien en 2011/2012

 

Bonjour,

Etudiant(e) en 2nde année de master en 2010/2011 ou déjà titulaire de ce diplôme (voire d’un diplôme équivalent), vous avez préparé et présenté sans succès le concours 2011 de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) ouvert dans l’académie de Paris. En complément de stages d’observation et de pratique accompagnée, vous avez aussi assuré, pour la plupart d’entre vous, au cours du 2ème trimestre de cette même année scolaire, deux stages en responsabilité de deux semaines chacun dans deux écoles parisiennes, une école maternelle et une école élémentaire.

 

Vous envisagez peut-être de vous représenter au concours 2012 et souhaitez vous préparer dans les meilleures conditions aux épreuves d’admission, à forte dominante professionnelle pratique.

Dans cette optique de complément de préparation au concours, et parce que l’académie va devoir procéder, au cours de la présente année scolaire mais plus vraisemblablement à partir du 2ème trimestre, voire plus tôt, au recrutement de professeurs des écoles contractuels, je vous invite à me faire savoir si vous souhaitez, pour une période qui pourrait aller de quelques semaines à quelques mois, assurer un service complet d’enseignement devant classe.

 

Le formulaire ci-joint, auquel vous joindrez un curriculum vitae (sauf si vous l’avez déjà adressé dans le cadre d’une candidature "spontanée"), vous permettra d’indiquer la période durant laquelle vous seriez disponible pour exercer ces fonctions d’enseignement.

 

Dans le cas où votre candidature serait retenue, vous seriez affecté(e) en priorité sur des missions de remplacement d’enseignant(e)s titulaires momentanément absent(e)s pour maladie ou maternité, ce qui signifie que vous seriez susceptible d’exercer successivement vos fonctions dans plusieurs écoles, maternelles et/ou élémentaires, en fonction de la durée de l’absence des enseignant(e)s que vous seriez amené(e) à remplacer.

Les inspecteurs de l’éducation nationale, les conseillers pédagogiques de circonscription ainsi que les professeurs des écoles maîtres formateurs vous dispenseront conseils et aides de nature pédagogique au moment de votre entrée en fonction et tout au long de vos missions de remplacement.

 

Enfin, vous bénéficierez d’un contrat de droit public et serez rémunéré(e) mensuellement en fonction du diplôme détenu. A titre d’exemple, un contractuel de 1ère catégorie, c’est-à-dire recruté au niveau bac + 5, percevra mensuellement 1922 euros (traitement brut + indemnité de résidence) pour un service complet d’enseignement (27 heures hebdomadaires).

 

Je me tiens à votre disposition, par téléphone ou courriel, pour toute information complémentaire.

Merci de conserver l’historique de notre échange dans votre réponse.

 

Cordialement,

 

académie de Paris
Alain Bourlaud
Chef de division / service
DE - Division des écoles
Tél. : 01 44 62 41 95
Fax. : 01 44 62 41 72
Bureau : 321

Rectorat de Paris • 94 avenue Gambetta • 75020 • Pariswww.ac-paris.fr | Accès et horaires : http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_90242/plan-d-acces-et-horaires-du-rectorat

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:26

 

In Libération

 

C03-1818734 candidats se sont présentés fin septembre au concours 2012 de professeur des écoles, 18136 en 2011. Ces chiffres révèlent la perte d'attractivité durable de ce métier.

 

A peine plus de candidats se sont présentés fin septembre au concours 2012 de professeur des écoles (18734) qu'à celui de 2011 (18136), a indiqué vendredi le ministère de l'Education nationale, alors qu'il y a 5000 postes ouverts au concours 2012, après 3000 en 2011.

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:22

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In Café  Pédagogique

 

Ce ne sont pas seulement des critiques qui accablent la masterisation. Dans une dépêche AFP du 5 octobre, le secrétaire général du Snesup parle de "chaos indescriptible", "d'échec patent" et de " saccage de la formation des enseignants". Ce sont aussi les chiffres du recrutement des futurs enseignants qui parlent. Peut-on sauver la masterisation ?

 

Même pas mal. Malheureusement la question ne se pose pas rue de Grenelle. Ce même 5 octobre, devant l'Assemblée nationale, Luc Chatel a nié les difficultés. "Nous travaillons à l’amélioration de cette formation. Une année de formation supplémentaire est un signal fort que nous adressons aux étudiants qui se destinent aux métiers de l’enseignement. Considérer qu’ils doivent être mieux rémunérés est également un signe fort. Nous avons donc décidé d’augmenter de 10 % leur rémunération. Quel est le pays dans le monde qui a, aujourd’hui, augmenté de 10 % ses enseignants en début de carrière ?"

 

Pourtant les étudiants se détournent des masters enseignants. La France manque-t-elle à ce point d'étudiants en master ? Aux 863 000 étudiants en cursus licence se substituent près 509 000 étudiants en master. Mais on sait que de M1 à M2 l'écrémage est important. Le prélèvement pour les concours enseignants ne serait pas du tout anodin. Mais ce qui change aussi de L1 à M2 c'est la composition sociale de ces étudiants. En licence 26% des étudiants ont des parents ouvriers ou employés. Ce n'est plus le cas que pour 17% des étudiants en master. On voit là l'effet du coût de études. En repoussant l'accès aux concours après le master, le gouvernement a presque exclu les classes défavorisées du monde de l'enseignement.

 

A-t-il pour autant séduit les classes favorisées ? Surement pas compte tenu du niveau des salaires offerts dans l'enseignement. Si les concours ont autant de mal à recruter c'est que les masters proposés sont difficiles, qu'ils se terminent par deux années de travail colossal (en M2 et année de stage) pour aboutir à des salaires d'employés sans perspective de carrière. Il ya une contradiction entre l'offre et la cible...

 

Le pré recrutement est-il une solution ? Un système de pré recrutement du type des anciens IPES aurait l'avantage d'augmenter le nombre d'étudiants en master en permettant à des enfants de famille modeste d'accéder au master. Mais il ne résoudrait pas le différentiel salarial. Cela suffirait-il à rendre cette formation attirante ? Ce n'est pas certain.

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:14

 

In Café Pédagogique

 

Par François Jarraud

 

Réunis à l'appel du Snes, des stagiaires franciliens ont témoigné d'une charge de travail d'autant plus insupportable qu'ils cumulent un temps complet d'enseignant avec des journées de formation inutiles car ils sont trop épuisés pour en profiter. Le Snes demande une entrée progressive dans le métier et la mise en place d'un système de pré recrutement  pour faire face à la pénurie de candidats.

 

Natacha, Nicolas, Agnès, Agathe, Léa, Julie, Jean, Adrien, et même... Luc. Tous sont enseignants stagiaires, parfois pour la seconde fois. Le Snes les a réunis le 5 octobre pour qu'ils témoignent de leurs difficultés. Le message est unanime : "on est dans une situation pas normale".

 

Premier choc. Ce qu' ont déjà appris les stagiaires c'est la méfiance envers l'institution. Ces stagiaires vous ne les verrez pas et les prénoms cités ci-dessus sont inventés. Ils craignent les représailles puisque l'avis de l'inspection est essentiel pour leur titularisation. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle ils ont peu de considération pour l'institution. Leur premier contact, que ce soit à Créteil, Versailles ou Paris, se fait avec des inspecteurs sympathiques mais tenus à la langue de bois officielle ou des personnages arrogants. "Vous allez souffrir, vous devez vous y habituer" leur lâche l'un. "Vous allez travailler la nuit. Ce sera de bons souvenirs" dit un autre. L'institution est déjà décrédibilisée et pas seulement parce qu'elle a imaginé une entrée dans le métier aussi pitoyable. Les stagiaires ne supportent plus qu'on essaye en permanence de les culpabiliser. Qu'on leur envoie l'image de l'enseignant "inné" ayant le "feu sacré".

 

Mais le gros problème c'est la masse de travail. "Je fais 65 heures par semaine pour 1600 euros par mois" nous confie Jean, professeur d'histoire-géographie dans un lycée du 93. Etre stagiaire c'est faire un temps complet dès le début de l' année (les certifiés stagiaires qui dans certaines académies sont déchargé de deux heures se sont vus gratifiés de deux heures supplémentaires...) avec ce que cela implique comme préparations quand on débute et comme copies. S'y ajoutent les journées de formation (qui sont en plus du temps de travail). "On a des problèmes de cerveau disponible" nous dit Agathe qui "en rêve la nuit". "Cela devient un problème pour nos élèves car on est fatigués et encore moins efficaces", ajoute Léa. Il faut dire que les stagiaires ne sont pas épargnés par les rectorats. Plusieurs d'entre eux enseignent en zone d'éducation prioritaire (Eclair). D'autres, comme Agathe, ont des classes d'examen, ce qui n'aurait pas du être le cas. Ils ont de l'accompagnement personnalisé (souvent en classe entière !). Ils connaissent des camarades bombardés professeurs principaux, ce qui alourdit encore le temps de travail.

 

"On enchaîne les mauvais cours". La demande de formation est bien là. "Je sais parler l'anglais très bien. Mais je ne sais pas l'enseigner. On ne me l'a pas appris", dit Agnès, stagiaire dans un lycée de l'académie de Versailles. Les stagiaires sont déçus des 5 journées de formation qui ont eu lieu avant la rentrée. Trois journées ont été utilisées en discours officiels et renseignements administratifs. Il est resté une journée sur l'enseignement de la discipline, ce qui est jugé insuffisant, et une journée de "tenue de classe". Tout en reconnaissant qu'ils ont appris quelques trucs, les stagiaires sont assez ironiques sur cette formation. "C'était surtout des conseils superflus", dit Jean, professeur d'histoire-géographie dans l'académie de Paris, "du style regarder les élèves dans les yeux".

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 12:42

In Rue 89

Depuis septembre, je suis la cobaye d'une nouvelle formation encensée : le master 1 « enseigner en école élémentaire et maternelle », proposé par Luc Chatel. Moi qui pensais m'approcher du métier tant désiré, je me retrouve dès le départ face à une administration kafkaïenne. Voilà mon coup de gueule, celui d'une étudiante désemparée.

 

Après une licence de lettres modernes, je décide de m'inscrire en master, dans l'objectif de préparer le concours de professeur des écoles. Lors de mon inscription, le site de l'IUFM propose un « master enseignement en alternance ». Peu d'informations sont données, seuls la rémunération et le nombre d'heures travaillées sont précisés : six heures par semaines pour 30 euros net par heure.

Des discussions circulent sur les bancs de la fac. Une telle rémunération n'est pas négligeable pour un étudiant mais personne, en juin, ne sait exactement comment le dispositif va se mettre en place. En juillet, je reçois la confirmation par e-mail de ma sélection à cette nouvelle filière. Avec comme unique précision le nom de l'école où je serai affectée ainsi que ma rémunération : 6 000 euros annuels.

« Bienvenue à l'Education nationale ! »

Trois jours sont consacrés à notre préparation, avant la rentrée des classes. Trois jours où nous nous retrouvons face à des formateurs et des représentants de l'académie démunis, sans plus d'informations sur le déroulement pratique de l'année. Face à notre désarroi, un adjoint de l'inspection académique nous répond : « Bienvenue à l'Education nationale ! »

La veille de la prérentrée, je rencontre le directeur de l'école où je serai affectée pour l'année, munie simplement de ma convention de stage non signée. Pas prévenu, le directeur ne semble pas tout à fait rassuré de ce nouveau dispositif. Je rencontre aussi le professeur titulaire de la classe avec qui je travaillerai : par ma venue, il a ainsi appris officieusement sa sélection à la formation hebdomadaire pour laquelle il avait postulé en juin.

Le 22 septembre, le bulletin officiel paraît : j'apprends que nous ne serons pas contractuels comme l'indiquait notre convention de stage mais vacataires. De plus, notre rémunération s'élève finalement à 20,64 euros brut horaires, soit 3 600 euros brut annuel. L'inspection académique nous explique qu'il s'agit d'une mauvaise interprétation : 6 000 euros annuels correspondaient à 52 semaines travaillées, or nous travaillerons que 29 semaines.

Le lundi, je me retrouve donc devant ma classe de 28 élèves sans aucune signature ni aucune protection de l'Education nationale en cas de problème. Après onze jours en stage d'observation, nous sommes selon le ministre prêts à gérer une classe et toutes ses problématiques : des élèves parfois pas faciles, en difficultés scolaires et conscients eux-mêmes de notre inexpérience. Il faut apprendre vite : tenir une classe ne s'improvise pas.

Délicat de vivre avec 200 à 400 euros par mois

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:52

In Sud Education

 

 

Un film de la fédération SUD éducation

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 12:42

In Le blog de Claude Lelievre

 

Si l’on en juge par un récent sondage IPSOS, la ‘’crise’’ paraît difficilement envisageable puisque 64% des Français encourageraient leur enfant  à devenir enseignant s’il le souhaitait ( 16% « tout à fait », 48% « plutôt », 29% « plutôt pas » et 6% « pas du tout » ). Quid, alors, de ce que l’on a pu constater ces derniers temps, en particulier cette année, quant à la forte diminution des candidats ( et plus encore de leur présence effective ) aux concours de recrutement ?

 

Ce sondage IPSOS sur « Les  Français et l’école » ( réalisé fin juillet 2011 auprès d’un échantillon représentatif d’un millier de personnes pour le magazine « L’Histoire » ) est paru dans le Hors-Série Marianne-L’Histoire de samedi dernier.

 
Il apparaît même que, selon les réponses faites par les sondés, 62% ont largement mis en tête parmi les 6 raisons proposées ( ils avaient à en choisir deux ) « le fait de transmettre des savoirs », largement devant « le rythme de travail : horaires, vacances… » ( 38% ), « la sécurité de l’emploi » ( 33% ) ou « le fait de travailler avec des enfants » ( 32% ), et très loin devant « le fait de contribuer à la réduction des inégalités sociales » ( 15% ) et « la rémunération » ( 11% ).

 

On le sait, après s’être le 21 août dernier « réjoui que les métiers de l’enseignement continuent d’attirer les jeunes diplômés », Luc Chatel s’est permis - à l’inverse - de juger « irréaliste » la récente proposition faite par François Hollande  de recréer 60000 postes d’enseignants en raison du peu de candidats se présentant actuellement aux concours d’enseignants.

 

Les réponses au récent sondage d’IPSOS semblent lui opposer un démenti cinglant et entretenir l’espoir. Reste cependant qu’il ne faudrait pas crier ‘’victoire’’ trop vite, car on ferait bien de prendre la mesure de la complexité de la situation actuelle, de la situation ‘’paradoxale’’ dans laquelle on se trouve, et ne pas se focaliser sur ce type d’annonce sans l’insérer dans une politique scolaire beaucoup plus vaste et déterminée  ( notamment en matière de cursus de recrutement et de formation, et aussi de revalorisation matérielle et morale des personnels de l’Ecole ) sous peine d’être confronté rapidement à d’amères déboires. Et c’est d’ailleurs sur cela que Martine Aubry ( qui apparaît comme ayant une vision nettement plus globale de la situation réelle de l’Ecole et des réponses à lui apporter ) attire à juste titre l’attention.

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:15

 

In Libération

 

TCHATAvec 60.000 postes d'enseignants supprimés en quatre ans, les réformes du gouvernement passent mal et la rentrée scolaire s'annonce tendue. Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants-Unsa, a répondu à vos questions.

 

 

Clarice. Entre les supressions constantes des postes et le manque de formation des futurs profs, comment les enseignants vont-ils s'organiser pour pallier tous ces manques?
Christian Chevalier. Justement, on ne peut pas s'organiser pour pallier ces manques. Par exemple, dans les jours qui viennent on va avoir de très gros problèmes de remplacements. On est là sur des orientations politiques où l'école est vécue comme un fardeau, et non pas comme un investissement.

Jacquot. Jacques Lang a déclaré que l'école devrait être notre priorité, pensez-vous que cela sera la priorité de la gauche?
C'est en tout cas ce qu'elle affirme. C'est la ligne du projet socialiste. Très clairement, c'est au pied du mur que l'on voit le maçon, d'autant que le contexte budgétaire n'est pas un contexte facile, mais c'est bien une question de choix politiques. Si l'éducation doit devenir une priorité, on est bien de plain-pied dans le débat sur la redistribution fiscale.

 

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