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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:50

In L'Humanité

 

 

C03-03La majorité a adopté, ce matin en commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, une proposition de loi visant à modifier "certaines dispositions encadrant la formation des maîtres". Ce texte, déposé par l'UMP Jacques Grosperrin, supprime toute notion de formation initiale et continue des enseignants, organise la dissolution des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), et propose la privatisation de la formation des enseignants.

 

Après le chaos entraîné par la masterisation soudainement décidée en 2008 par le président de la République, le conseil d'Etat, en novembre dernier, a déclaré non conformes à la loi, des pans entiers des arrêtés pris par le ministre de l'Education nationale. Mais, au lieu de revenir sur sa réforme, le gouvernement semble avoir confié sa plume au secrétaire national de l'UMP, tristement connu pour son rapport d'information qui proposait la suppression des concours d'enseignant-e-s, pour liquider un peu plus la formation des maîtres.

 

Les député-e-s du Front de gauche demandent, comme ils l'ont fait ce matin en commission, le retrait de cette proposition de loi. 

Attachés à une élévation du niveau d'études requis pour devenir enseignant-e, ils demandent l'abandon de la réforme actuelle et le retour à une vraie formation professionnalisante, suivie d'une entrée progressive dans le métier. Ils exigent également la mise en œuvre d'un plan pluriannuel de recrutement.

 

DEPUTE-E-S COMMUNISTES, CITOYENS, PARTI DE GAUCHE

Marie-Hélène Amiable
membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Education

Paris, le 1er Février 2012,

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 07:45

C03-01.jpgJean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

 

La Société des agrégés dénonce les conditions dans lesquelles la masterisation se poursuit malgré l’échec patent des mesures prises pour réformer la formation des professeurs, qui aboutissent à des conditions de travail désastreuses pour les stagiaires et provoquent une crise de désaffection sans précédent.

 

Ainsi, la proposition de loi relative à la modification de certaines dispositions encadrant la formation des maîtres, déposée par le député Jacques Grosperrin le 10 janvier 2012, sous couvert de tirer les conséquences de l’intégration des IUFM dans les universités et de tenir compte des nouvelles modalités de la formation des personnels enseignants, ouvre dans les faits la voie à des dérives inacceptables.

 

La Société des agrégés dénonce les imprécisions et les ambiguïtés de la nouvelle rédaction de l’article L. 625-1 du Code de l’éducation qui y est proposée et qui donne la possibilité de former les professeurs à d’autres établissements que les universités, y compris, éventuellement, à des officines privées.

 

La Société des agrégés condamne la persévérance dans l’erreur et dans l’échec dont la démarche du député témoigne puisqu’il s’agit non pas de remettre en cause une mauvaise réforme mais d’essayer de colmater les brèches récurrentes du système par des pansements censés le perpétuer, tout en en aggravant encore, par une rédaction inappropriée, les défauts.

 

La Société des agrégés estime que le mode antérieur de recrutement et de formation des maîtres a été détruit sans considération de ses avantages. Les élèves avaient en effet l’assurance de suivre les cours de professeurs qui, quoique débutants, avaient réussi un concours exigeant et prouvé qu’ils détenaient les qualités nécessaires et fondamentales pour devenir professeur.

 

La nouvelle formation, au contraire, a des conséquences à la fois nocives pour les élèves et pour les étudiants. Désormais les élèves peuvent avoir pour professeurs des étudiants stagiaires n’ayant pas encore obtenu le concours ou y ayant échoué au moins une fois. Quant aux étudiants, qui devaient suivre auparavant une formation d’un an après le concours - dont ils soulignaient déjà le caractère d’infantilisation et l’inutilité pratique (cf. Rapport de la Société des agrégés sur les agrégés stagiaires à l’IUFM, 2007) - ils doivent désormais en subir trois années, dans l’incertitude de leur sort ou la perspective d’emplois précaires pour pallier le manque de professeurs titulaires.

 

Cette persistance dans l’erreur est coupable. Aucune modification, aucune proposition de loi ne saurait conférer une logique à cet assemblage de mesures disparates, qui, jour après jour, mine impitoyablement le mode de recrutement et de formation des professeurs. Il faut cesser de procéder à des ajustements, c’est la conception même de la masterisation qui doit être revue.

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 20:45

In Snuipp

le-pilon

 

 

 

Le député du Doubs auteur du rapport qui préconisait la fin du concours de recrutement, propose une nouvelle loi de réforme du système de formation des enseignants bradant IUFM et formation continue.

 

Après avoir proposé dans un rapport fort décrié de supprimer le concours de recrutement des enseignants, le député UMP du Doubs Jacques Grosperrin continue son travail de sape du système de formation des enseignants. Le 10 janvier dernier, il a déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi qui a pour objet de modifier le Code de l’Education, notamment pour ce qui concerne, encore une fois, la formation des maîtres. Selon le SNUipp-FSU qui a publié un communiqué vendredi 20 janvier, sa proposition « marque un pas supplémentaire dans la liquidation d’une formation des enseignants professionnelle et encadrée ».

Plus de formation continue

 Dans un communiqué, le syndicat estime que ce texte « vise à supprimer les IUFM pour ouvrir la porte en grand à des préparations privées au métier d’enseignant ». La proposition « fait également disparaître le cahier des charges de la formation, renvoyant son cadrage à un référentiel de compétences des enseignants qui n’a pas été pensé pour avoir cette fonction ». Et puis, alors qu’elle est de plus en plus réduite aujourd’hui « toute référence à la formation continue des enseignants est supprimée ».

Un calendrier parlementaire accéléré

Le député s’entête, déniant que l’expertise professionnelle nécessaire à l’exercice du métier d’enseignant s’apprend d’abord par une formation adaptée. Pour le SNUipp cette proposition de loi « mène à l’impasse ». « Vouloir dissoudre définitivement les IUFM, c’est perdre ses compétences et accroître encore le fossé entre les formations théoriques et pratiques » souligne-t-il. Le SNUipp qui demande une remise à plat de la réforme de la mastérisation, demande au député du Doubs de retirer son texte, ce dernier devant être examiné par l’Assemblée nationale dans un calendrier législatif accéléré, le 8 février prochain.

 

Lire aussi :
- Le communiqué du SNUipp
- La majorité ne renonce pas à en finir avec le concours

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 07:49

 

In Sauvons l'Université

 

 

 À lire dans Médiapart


Depuis que le Conseil d’État a retoqué l’arrêté ministériel sur la masterisation estimant que le ministère avait commis un « abus de pouvoir  » sur cette réforme cruciale de la formation des enseignants, on attendait une réponse du côté de la rue de Grenelle. C’est par la voix du député UMP Jacques Grosperrin, par ailleurs auteur d’un rapport prônant la suppression des concours d’enseignement, que cette réponse vient d’arriver.

 

Alors que le gouvernement était appelé à rouvrir les négociations sur cet épineux dossier, dont même les députés UMP disent qu’il a conduit à un immense gâchis, la proposition de loi déposée le 10 janvier arrive comme une habile parade pour sauver la réforme. Plus besoin, dès lors que les principes de la masterisation sont inscrits dans la loi, de consulter le Haut conseil à l’éducation. « C’est un simple toilettage technique pour se mettre en conformité avec le Conseil d’État », affirme le député Jacques Grosperrin.

 

Mais en proposant de remplacer dans l’article L. 625-1 al. 1 du code de l’éducation la phrase « la formation des maîtres est assurée par les IUFM  » par « elle est assurée notamment par les universités », la proposition de loi a déclenché une vague d’interrogations dans le monde enseignant. «  Notamment »…, l’adverbe a mis le feux aux poudres. Graver dans la loi que la formation des enseignants est « notamment » du ressort des universités, ouvre la porte à d’autres acteurs, estiment en effet la plupart des syndicats enseignants. Pour le Snesup, c’est tout simplement le rôle «  exclusif » des universités à former les profs qui serait ainsi supprimé. Par cette formulation, la loi laisse « la possibilité aux officines privées de prendre le relais, mettant ainsi en cause le lien enseignement-recherche consubstantiel d’une formation universitaire », affirme le syndicat dans un communiqué. Alors que la formation des enseignants a été déconstruite, pourquoi ne pas offrir au secteur privé une partie de ce service sur un plateau, et alléger, un peu, le fardeau de l’Etat ?

 

Le scénario n’est pas absurde. « En détruisant la formation, on a créé un vide, souligne Patrick Gonthier, secrétaire général du SE Unsa. Comme la nature a horreur du vide et que les besoins vont exister, cela laisse de la place à l’enseignement catholique, mais aussi aux officines privées. »

 

Fantasme sur un adverbe ? Le député Jacques Grosperrin affirme que la lecture des syndicats enseignants est erronée. « Nous n’avons pas du tout l’intention d’ouvrir la formation au privé, affirme-t-il. Par contre, si on supprimait l’adverbe "notamment", on exclurait de fait les écoles qui, à ce jour, proposent cette formation. Que faites-vous de Normale sup, de Sciences-po, de l’institut agronomique de Toulouse, de l’université de Lorraine (passée grand établissement, elle a un statut dérogatoire - ndlr) mais aussi des universités catholiques ? »

 

Du côté de Sauvons l’université, l’argument fait sourire. « Depuis quand Sciences-po forme les enseignants ? Ce n’est pas parce qu’on délivre un master qu’on forme les enseignants ! », s’étrangle Etienne Boisserie, président de SLU pour qui M. Grosperrin « maîtrise visiblement mal son sujet mais c’est sans doute pour ça qu’il est là ». Selon lui, la nouvelle rédaction proposée du code de l’éducation est une réponse directe à l’annulation par le Conseil d’État de la circulaire du 25 février 2010, qui comportait déjà une formulation ambiguë sur ce point. Plus qu’un simple « toilettage technique », la proposition de loi correspondrait plutôt à une vieille lubie de la droite de libéraliser ce secteur stratégique.

 

La suppression du « cahier des charges » sur la formation des enseignants, remplacé par un simple « référentiel » dans la proposition de loi (article L. 625-1 alinéa 2), est, elle aussi, loin d’être anodine. Alors que le cahier des charges imposait des contraintes fortes sur la formation en terme d’horaires notamment, le référentiel est, lui, des plus souples. Chaque université, ou chaque officine privée, serait libre de proposer sa propre formule de formation dès lors qu’elle respecte un référentiel a minima. Une rupture inacceptable du cadre national, jugent les syndicats enseignants. « Enfin, c’est déjà un peu ce qui se passe aujourd’hui », concède Jacques Grosperrin lorsqu’on l’interroge sur ce risque. En ce sens, sa proposition de loi ne ferait qu’acter des distorsions qui existent déjà. Pas très rassurant.

 

Soucieux d’aller vite sans doute, le gouvernement a poussé pour que la proposition soit examinée dans les plus brefs délais. « Cette question d’une extrême importance qu’est la formation des maîtres ne mérite pas d’être traitée ainsi », a prévenu en commission la députée communiste Marie-Hélène Amiable, très en pointe sur le sujet. « L’État renonce à tout engagement précis sur la formation des enseignants. Lorsque l’on met ça en lien avec l’autonomie des établissements, la possibilité de recrutement local ou la suppression à terme des concours…, on voit bien vers quel modèle on se dirige », assure-t-elle.

 

La proposition de loi devrait être examinée en commission dès le 8 février. Jacques Grosperrin, qui assure vouloir avant tout apaiser le débat, explique qu’il « auditionnera tout le monde » pour lever toutes les inquiétudes.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 12:54

In Sauvons l'Université

 
Cette lettre a été envoyée lundi 16 janvier 2012 aux parlementaires des groupes d’opposition à l’Assemblée nationale et au Sénat.
 

Paris, le 15 janvier 2012

 

À l’attention des élus et élues de l’Assemblée nationale et du Sénat,

 

C03-40.jpgLe 10 janvier 2012, votre collègue Jacques Grosperrin a déposé une proposition de modification du code de l’éducation en certaines de ses dispositions. Il ne s’agit pas d’un projet de loi marginal mais bien d’une tentative pour inscrire dans les dispositions législatives des modifications d’une extrême gravité. Cette initiative constitue d’ailleurs, pour partie, une réponse directe aux décisions défavorables au ministère rendues par le Conseil d’État suite aux requêtes déposées d’un côté par certains syndicats d’enseignants (SNES, SNESUP, SNEP, SNUIPP) de la FSU et, de l’autre, par SLU, SUD-Éducation et la FCPE au cours de l’été 2010. Le voile est désormais levé sur le projet de destruction de l’appareil de formation des enseignants, comme sur la volonté manifeste de la morceler et d’y introduire des acteurs privés.

Le cœur de la transformation est la modification de l’article L. 625-1, dans ses deux alinéas.

 

Actuellement, l’article L. 625-1 al. 1 dispose : « La formation des maîtres est assurée par les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Ces instituts accueillent à cette fin des étudiants préparant les concours d’accès aux corps des personnels enseignants et les stagiaires admis à ces concours. »

La proposition de loi Grosperrin présente la rédaction suivante : « La formation des maîtres est assurée notamment par les universités, qui, à cette fin, accueillent en formation des étudiants préparant les concours d’accès aux corps des personnels enseignants et participent à celle de stagiaires admis à ces concours. »

 

Quel serait l’effet de ces modifications ?

La mention des IUFM disparaît. Cela pourrait ne pas avoir de conséquence puisque les IUFM sont définis par la loi comme des « composantes des universités ». Mais l’introduction de l’adverbe « notamment » indique que la formation ne serait plus uniquement de la responsabilité des universités, donc, le cas échéant, des IUFM, ce que souligne également la substitution de la notion de « participation » à la formation des étudiants admis aux concours à celle d’« accueil », implicitement exclusive dans la loi actuelle comme l’a rappelé le Conseil d’État.

Cette nouvelle rédaction est en effet la conséquence directe d’une décision du Conseil d’État du 9 février 2010 (voir ici et ici) qui avait considérablement limité les ambitions du gouvernement et avait rappelé le rôle des IUFM dans la formation des enseignants en s’appuyant, comme nous l’avions demandé, sur l’article L. 625-1 du code de l’éducation. Cette décision précisait également que le recours à « d’autres structures qualifiées » ne peut concerner que la formation des enseignants stagiaires de l’enseignement privé. En revanche, dans la rédaction proposée par le député Grosperrin, la formation des enseignants étant « assurée notamment par les universités », rien n’interdirait à une quelconque institution privée de l’assurer. Et surtout, en faisant disparaître toute référence aux IUFM, elle permet un tel affaiblissement de l’institution que sa mention dans d’autres dispositions du code de l’éducation est de peu d’effet. Ainsi, la proposition de loi du député Grosperrin permet-elle d’inscrire dans la loi les deux objectifs majeurs de la réforme : faire disparaître les IUFM et faire entrer la formation des enseignants dans le marché concurrentiel des établissements et des officines privés.

 

Mais ce n’est pas tout.

L’article L. 625-1 al. 2 du code de l’éducation fait également l’objet de modifications substantielles. Il est proposé de supprimer toute référence au « cahier des charges de la formation », fixé par arrêté après avis du Haut conseil de l’éducation et faisant « alterner des périodes de formation théorique et des périodes de formation pratique », pour le remplacer par un simple « référentiel » [1] Pourquoi cette soudaine disparition du cahier des charges ?

 

Dans un arrêté du 12 mai 2010, le ministre de l’Éducation nationale avait déjà tenté d’abroger le cahier des charges fixé par un arrêté du 19 décembre 2006, notamment en ce qui concerne les volumes horaires maximum pour les stages en responsabilité. Ce n’est qu’en s’appuyant sur la disparition de ce cadre réglementaire de 2006 que le ministère avait pu imposer aux stagiaires de travailler à temps plein pour l’année scolaire en cours et renoncé, de fait, à leur assurer une formation professionnelle. Cette abrogation, d’une extrême gravité, est apparue comme le dispositif clé de l’organisation de la destruction de la fonction publique dans l’éducation nationale, puisqu’elle a permis la disparition pure et simple de tout cadre national de formation. Mais le 28 novembre 2011, une décision rendue par le Conseil d’État a refusé de considérer que le simple « référentiel de compétences » prévu par l’arrêté du 12 mai 2010 pût constituer un « cahier des charges » organisant la formation des enseignants. Le Conseil d’État considérait par là même que le ministre de l’Éducation nationale n’était pas compétent pour supprimer le cahier des charges fixé par l’arrêté du 19 décembre 2006, et dont l’existence est prévue par le code de l’éducation. Le Conseil d’État annulait donc l’abrogation du cahier des charges.

C’est à cette décision du Conseil d’État que répond la modification de l’article L. 625-1 al. 2 : si le « référentiel » ne peut tenir lieu de « cahier des charges », il suffit donc de supprimer toute référence à un quelconque cahier des charges.

 

Ainsi, le projet de loi de Jacques Grosperrin propose rien moins que de conférer valeur législative à la destruction complète du dispositif de formation des enseignants (horaire, encadrement, alternance théorie/pratique notamment) dont chacun a pu prendre la mesure depuis la rentrée de septembre 2010.

Outre ces deux modification essentielles, la proposition de loi touche également deux articles du code de l’éducation ; les articles L. 721-1 et L. 932-3.

 

L’article L. 721-1 serait modifié par la disparition de son 4e alinéa [2] et un changement introduit dans l’alinéa suivant. Le cumul de ces deux modifications conduit à la suppression de la notion de « formation professionnelle initiale », celle-là même que, dans un cadre juridique incertain, le gouvernement a fait disparaître dans les faits depuis septembre 2010. Cette disparition de la notion de formation initiale est confirmée par la modification de l’actuel 5e alinéa où la notion de « formation continue » est remplacée par celle de « formation ».

L’absence de distinction entre les deux temps de la formation permet de faire disparaître toute obligation de nature législative portant sur la formation initiale. Ces dispositions viendraient donc entériner l’obligation, pour les lauréats des concours de recrutement, d’un service complet d’exercice en responsabilité devant les classes, dès leur année de fonctionnaire stagiaire, et cela, sans la moindre formation pédagogique.

 

L’article L. 932-3, enfin, est consacré à l’égalité de niveau de recrutement et de traitement dans la formation tant pour les enseignants destinés à des établissements d’enseignement technologique que pour ceux qui sont recrutés dans les établissements d’enseignement général. Les distinctions entre les pré-requis différents pour le recrutement des uns et des autres restent évidemment à l’ordre du jour, mais un alinéa entier est supprimé. Cet alinéa disposait que « les uns et les autres, après recrutement, reçoivent une formation soit dans les mêmes établissements, soit dans les instituts universitaires de formation des maîtres. ». En supprimant cet alinéa, on supprime toute obligation de formation postérieure au recrutement par concours, suppression par laquelle sont confirmés et renforcés les effets de la modification de l’article L. 721-1.

 

Plutôt qu’une « harmonisation » du code de l’éducation qui se contenterait d’adapter ce dernier aux modifications réglementaires advenues, comme le prétendent les motivations initiales du projet de loi, plutôt qu’une reconnaissance du « rôle des universités dans la formation des personnels enseignants » leur permettant d’y concourir « dans le respect de leur autonomie pédagogique et scientifique », il faut donc voir dans la présente volonté de légiférer sur ces quelques articles du code de l’éducation un dévoilement manifeste des intentions et des conséquences des réformes de la formation engagées depuis le début du quinquennat. Les IUFM sont transformés en coquilles vides et l’État renonce à tout engagement précis de formation.

 

La prochaine étape sera – SLU l’annonce depuis 2008 – la suppression du cadre national de recrutement par les concours, proposition que M. Grosperrin encore, avançait il y a quelques mois dans un rapport provocateur, si provocateur que, fait exceptionnel, la commission parlementaire chargée de son examen a renoncé à le voter puis, au second examen, a fait disparaître cette disposition. Cette suppression associée à « l’autonomie » des établissements primaires et secondaires, qui est, on le sait, une des mesures phares sur l’éducation de l’actuelle campagne présidentielle de M. Sarkozy, permettra de conférer aux chefs d’établissement des prérogatives de recrutement et rendra secondaire, voire inutile, tout cadre national de recrutement. L’un des piliers de ce qui constituait l’Éducation Nationale sera alors détruit.

 

La proposition de loi de M. Grosperrin a donc pour effet et, n’hésitons pas à le dire, pour objet, de conférer une valeur législative aux dispositions les plus délétères de la réforme de la formation des enseignants, inique pour les enseignants, dangereuse pour les élèves et destructrice des valeurs qui fondent notre service public d’enseignement.

Cette proposition de loi constitue la réponse directe la plus calamiteuse que le gouvernement ait trouvée aux défaites juridiques partielles qu’il a subies. On peut y voir la volonté de pérenniser le système imposé, de l’aggraver en lui donnant un cadre législatif définitif, et ce contre l’avis de tous les acteurs de la formation, et après deux ans de lutte pied à pied de tout le système éducatif.

Nous en appelons solennellement aux élus de la nation pour qu’ils combattent comme il se doit cette proposition de loi, avant qu’une réflexion ne soit engagée de manière urgente immédiatement après les élections législatives, dans le but de revenir à un modèle de formation respectueux des traditions républicaines, des élèves accueillis par le système d’éducation nationale et des enseignants qui le servent.

 

Etienne Boisserie, président

Pour le CA de Sauvons l’Université !

 

Notes

[1] Dans sa rédaction actuelle, l’article L. 625-1 al. 2 dispose : « La formation dispensée dans les instituts universitaires de formation des maîtres répond à un cahier des charges fixé par arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale après avis du Haut Conseil de l’éducation. Elle fait alterner des périodes de formation théorique et des périodes de formation pratique. » La rédaction de la proposition de loi de J. Grosperrin est la suivante : « La formation dispensée aux étudiants et aux personnels stagiaires admis aux concours enseignants répond à un référentiel arrêté par les ministres chargés de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale. ».

[2] Dans sa rédaction actuelle, l’article L. 721-1, al. 4 dispose : « Dans le cadre des orientations définies par l’État, ces instituts universitaires de formation des maîtres conduisent les actions de formation professionnelle initiale des personnels enseignants. Celles-ci comprennent des parties communes à l’ensemble des corps et des parties spécifiques en fonction des disciplines et des niveaux d’enseignement. » [Souligné par nous.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:06

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In Médiapart

 

Quelques jours après la décision du Conseil d'Etat d'annuler une partie de l'arrêté du 12 mai 2010 relatif à la formation des enseignants –au motif que le ministre ne pouvait décider seul en la matière–, le rapport que vient de publier la mission parlementaire présidée par le député UMP Jacques Grosperrin est venu cette semaine apporter un ultime coup de grâce à la masterisation. Cette réforme qui instaure le recrutement des enseignants au niveau master (bac + 5), et supprime la première année de formation en alternance, devait pourtant être l’une des grandes réformes de l'éducation du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elle devait, par l'élévation du niveau de recrutement, et la refonte complète de la formation, consacrer une revalorisation du métier d'enseignant et une plus grande professionnalisation.

 

A peine un an et demi après son entrée en vigueur, non seulement ces objectifs n'ont pas été atteints mais… tout est à recommencer, estime sans ambiguïté le rapport Grosperrin. Après avoir entendu 92 experts, le bilan que fait la mission de la réforme est sans appel. Mal ficelée sur la forme, comme vient de le rappeler le Conseil d'Etat, qui relève rien de moins qu'un «abus de pouvoir» de la part du ministre, cette réforme a été sur le fond un gigantesque gâchis, constate le rapport. Outre un processus d'entrée dans le métier des enseignants stagiaires «improvisé, boiteux et un peu hasardeux», ceux-ci étant jetés sans formation pratique devant leurs classes, le rapport rappelle aussi tous les autres ratés d'une réforme avant tout menée pour des questions budgétaires. Et démonte le scénario avancé par le ministère de difficultés passagères liées à une année de transition.

 

En supprimant l'année de formation en alternance des nouveaux enseignants, Bercy aura fait l'économie de quelque 16.000 postes en 2010, dégageant selon le rapport une économie de 204 millions d’euros. «Toutefois, c’est précisément parce qu’elle a été amorcée – aussi – pour des raisons budgétaires, que la mastérisation aurait dû, s’agissant des deux volets essentiels que sont le contenu de la formation et son articulation avec le concours, conduire à des choix irréprochables. Cela n’a malheureusement pas été le cas», écrit la mission.

«Une professionnalisation qui reste à démontrer»

Revenant sur la genèse de la réforme, le discours de Nicolas Sarkozy du 2 juin 2008, le rapport Grosperrin rappelle la précipitation avec laquelle ont été mises en place les nouvelles formations. Il souligne combien l'improvisation manifeste dans ce dossier a provoqué d'importantes tensions dans les universités désormais en charge des masters «Enseignement et formation». Ainsi, si la mise en place de ces formations a constitué «un véritable exploit», «il n’est pas sûr que (la formation) y ait gagné en légitimité et crédibilité», déplore le rapport. Le «dialogue de sourds» qui s'est rapidement instauré, à ce sujet, entre la rue de Grenelle et le ministère de l'enseignement supérieur a ainsi débouché sur des choix contradictoires, comme le montre le maintien d’un concours déconnecté du nouveau modèle de formation.

En fin de compte, la masterisation a abouti à créer une offre de diplôme sans aucun cadrage national, note poliment le rapport qui sous-entend que ces nouveaux masters ont été construits de bric et de broc. Pire, la «professionnalisation de la formation... reste à démontrer». Un constat d'autant plus cruel que c'était l'objectif officiel de la réforme. Alors que la formation professionnelle via des stages d'observation et en responsabilité devait devenir majoritaire en deuxième année de master, ce mode d'apprentissage du métier n'aura en réalité été égal, au maximum, qu'à six semaines de stage, et encore seulement en deuxième année de master.

Habituellement si friand de chiffres, le ministère de l'Education nationale se révèle d'ailleurs «incapable» de donner le nombre «d’étudiants en stage d’observation et de pratique accompagnée, ces derniers n’étant ni gérés ni payés par ses soins». Mais selon les différentes personnes auditionnées, bien peu d'étudiants ont réellement effectué ces stages, faute de propositions, mais souvent aussi parce qu'à quelques mois du concours leur priorité était ailleurs.

  

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:20

 

In Le Monde

 


Notre-Dame-de-Caderot : l’école catholique de Berre L’Etang (Bouches-du-Rhône), un établissement privé sous contrat avec l’Etat, a des faux-airs de mas provençal. Une architecture agréable, avec sa façade beige-rosée et ses tuiles orangées. Des effectifs confortables - 160 élèves accueillis sur sept niveaux, de la petite section de maternelle au CM2, par sept enseignants. Un quotidien tranquille… ou presque : depuis hier au soir, mardi 6 décembre, une quinzaine de parents d’élèves séquestrent la directrice, Christine Courtot, une secrétaire, deux professeures ainsi que le président de l’OGEC, une association composée de membres émanant de diverses structures diocésaines et de bénévoles, assurant la gestion économique, financière et sociale de l’école.

 

Devant la grille restée fermée, une banderole : « Ecole occupée ». Pas de suppressions de postes, ici. La colère des familles a un nom : celui de l'enseignant en charge de la classe de CM1. Ce professeur des écoles stagiaire, 24 ans, arrivé en septembre, n’a visiblement pas su faire ses preuves selon certains parents. « Il y a pire, pourtant, comme première affectation », soutient Bénédicte Marcon, maman d’Ambre, 9 ans, élève de CM1, et qui s’est improvisée « preneuse d’otages ». « Il est peut-être stagiaire, mais il n’a que seize enfants face à lui, dont dix se connaissent depuis le CP, et une équipe enseignante soudée, prête à l’aider. »


Que reprochent exactement les parents au jeune enseignant ? Peu de travail en classe, pas de devoirs, aucune autorité mais des punitions disproportionnées, une ambiance bruyante, angoissante… « Fin septembre, l'enseignant s’était engagé à démarrer, enfin, le programme scolaire, nous assurant qu’il avait procédé aux évaluations diagnostics. Mais après la Toussaint, rien n’a vraiment changé. Les leçons sont un peu plus longues, mais pas mieux structurées. Un exercice par semaine, en français comme en maths, je doute que cela ne suffise », déplore cette mère d’élèves. « Nos enfants s’ennuient, ils s’occupent comme ils peuvent. Beaucoup pleurent, ne veulent plus venir en classe, certains se roulent par terre, perdent un peu les pédales… ». Des enfants en danger ? « Non », reconnait Mme Marcon, « mais en situation d’insécurité. Ils sont livrés à eux-mêmes, parfois exclus de la classe sans surveillance…Ils pourraient faire une bêtise », craint-elle, évoquant « le cas d’un petit garçon puni… sur un balcon ».

 

La suite...
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:12

In Libération

 

 

 

La mission de l’Assemblée nationale chargée de tirer le bilan de la masterisation, contestée y compris à l'UMP, a remis ses conclusions.

 

La «masterisation», ce n'est toujours pas ça. La formation des enseignants, réformée dans la douleur en 2010, doit à nouveau être remise à plat si l'on veut «préserver l’attractivité du métier», selon les conclusions de la mission de l’Assemblée nationale chargée de plancher sur le sujet.

Adopté par les députés de droite, sauf Serge Couanau, et rejetté par l'opposition, le rapport parlementaire a fait l'objet de discussions très vives au sein de la commission.

En juillet dernier, la même commission s’était opposée à la publication d’un rapport très similaire, un événement rarissime, parce qu'il proposait, à terme, de «remplacer le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants».

Cette fois, la proposition très critiquée à l’époque a été retirée, l’idée ne figurant plus que dans le corps du rapport.

Chute inquiétante du nombre de candidats

Tirant un «bilan contrasté de la masterisation de la formation et du recrutement des enseignants intervenue en 2010», le rapport déplore notamment «un allongement de la durée des études discriminant sur le plan social» et «une chute inquiétante du nombre de candidats aux concours».

Alors que la France était déjà isolée en Europe avec une formation très axée sur les disciplines et les savoirs académiques, au détriment de la pédagogie pour faire cours à des classes hétérogènes, cette réforme a même «paradoxalement accentué le recrutement disciplinaire», critique le rapport.

Il faut «réformer la réforme afin de préserver l’attractivité du métier», a déclaré le rapporteur, Jacques Grosperrin, député (UMP) du Doubs.

Pour ce faire, «les épreuves d'admissibilité devraient être organisées en fin de licence», dans le souci de «protéger le master des effets délétères du concours», tandis que l'admission interviendrait en fin de master. Le master, «spécialisé par métier d'enseignement», devrait comprendre des «stages de pratique accompagnée et en responsabiblité», limités à «à un tiers du service de référence» et rémunérés.

S'agissant de l'épineuse question de l'accompagnement des professeurs stagiaires, souvent trop livrés à eux-mêmes, «le tutorat doit être renforcé» et «il faut créer des maîtres formateurs dans le second degré».

 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:16

In Snuipp 

 

Après la décision du Conseil d’Etat lundi 28 novembre d’annuler deux articles de l’arrêté ministériel de 2010 sur la réforme de la formation des maîtres, le SNUipp demande le retrait des textes et l’ouverture de discussions sur les effets de cette décision et sur le réforme de la formation.

 

Le Conseil d’Etat a annulé lundi 28 novembre les articles 2 et 3 de l’arrêté du 12 mai 2010 qui définit les compétences à acquérir par les enseignants. La haute juridiction désavouant la réforme de la formation des enseignants imposée en force par le ministère de l’éducation nationale, a notamment estimé que le ministre n’était "pas compétent pour abroger seul", les textes régissant le temps passé en alternance entre l’IUFM et les périodes de stage en classe lors de la formation. Notamment il n’avait pas « consulté le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche et le Haut conseil de l’éducation avant d’édicter cet arrêté ». Très contestée depuis sa mise en œuvre, la réforme de Luc Chatel avait, parmi ses principales conséquences, conduit à mettre directement devant classe les jeunes titulaires d’un master qui avaient réussi au concours mais n’avaient pas suivi de formation à la conduite de classe, aux méthodes pédagogiques ou à la didactique. Les maigres mesures prises pour les accompagner et instaurer une brève période de stage n’étant même pas appliquées de manière égale dans tous les départements.

Appliquer la décision dans les plus brefs délais

Dans un communiqué publié hier jeudi 1er décembre, le SNUIpp-FSU a estimé que « le ministère doit clairement revoir sa copie ». Le SNUIpp estime qu’il y a « urgence à retirer l’ensemble des textes qui définissent cette réforme critiquée par toute la communauté éducative ». Il rappelle que « les rapports se succèdent » et que « tous plaident pour une modification en profondeur de la réforme ». On se souvient notamment de celui de Jean-Michel Jolion remis en octobre dernier qui critiquait vertement les conditions de mise en œuvre de la masterisation. De son côté, le SNUipp qui a réalisé deux enquêtes auprès des débutants montrant leur haut degré d’insatisfaction face aux conditions d’entrée dans le métier, a déjà fait connaître ses propositions. Pour lui, la formation initiale devra être basée sur un continuum intégrant des modules de préprofessionnalisation progressive dès la licence, un concours avec des épreuves disciplinaires et professionnelles et l’organisation d’une véritable alternance progressive. Une formation qui, in fine, devra être reconnue par un master et articulée au concours tout en garantissant le non décrochage entre le premier et le second degré. Le syndicat demande « l’ouverture de discussions, dans les plus brefs délais, sur les effets de cette décision » que le ministère ne semble pas pressé d’appliquer.

 

Lire aussi :
-  Le communiqué du SNUipp
-  Rapport Jolion sur la « masterisation » : Tout à reconstruire

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:50

In Sauvons l'Université

 

C03-01.jpgLe 28 novembre 2011, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la requête introduite conjointement par « Sauvons l’université ! », SUD-Éducation et la FCPE contre l’arrêté du 12 mai 2010 « portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier ». Cet arrêté du 12 mai 2010 abrogeait l’arrêté portant cahier des charges de la formation (arrêté du 19 décembre 2006). Il le remplaçait par la seule définition des « compétences ».

 

Dans sa décision, le Conseil d’État a recueilli nos arguments, déclaré l’arrêté irrégulier et illégal et considéré que l’arrêté de mai 2010 n’était pas un cahier des charges au sens de l’article L. 625-1 du Code de l’éducation. Il en a annulé en particulier l’article 3 qui abrogeait le cahier des charges de décembre 2006.

 

Cette décision souligne une fois de plus la précipitation et les incertitudes juridiques qui pèsent sur les textes publiés depuis 2010 dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, qui avaient conduit « Sauvons l’Université ! » — grâce à la générosité de nombreux collègues qu’il faut remercier —, SUD-Éducation et la FCPE à porter l’affaire devant le Conseil d’État. Cette instance vient de confirmer que les arguments des requérants étaient solides. Alors que les effets catastrophiques de cette réforme sont désormais reconnus par tous les acteurs, les décisions successives du Conseil d’État fragilisent juridiquement une réforme qui, en détruisant la formation des enseignants, participe d’une destruction organisée du service public d’éducation nationale.

 

Pour les requérants, l’abrogation du cahier des charges de 2006 était d’une extrême gravité car elle permettait la disparition pure et simple de tout cadre national de formation. Elle était un dispositif clé de l’organisation de la destruction de la fonction publique dans l’éducation nationale. C’est en s’appuyant sur la disparition de ce cadre réglementaire de 2006 que le ministère a pu imposer aux stagiaires de travailler à temps plein pour l’année scolaire en cours et renoncé, de fait, à leur assurer une formation professionnelle.

 

L’arrêté de 2006 fixait notamment les volumes horaires maximum des stages en responsabilité. Or, actuellement, en totale contradiction avec ce texte, les stagiaires sont à temps plein. Les conditions imposées aux stagiaires en poste actuellement sont donc illégales, puisque non conformes aux dispositions de l’arrêté de 2006 dont l’abrogation a été annulée.

 

Pour l’heure, néanmoins, le Conseil d’État sursoit à statuer sur la date d’effet de cette annulation. « Sauvons l’Université ! » demande l’application immédiate de cette décision et la remise en vigueur sans délai de l’arrêté de décembre 2006 dont la plus haute juridiction administrative a reconnu que l’abrogation était illégale.

 

Sauvons l’Université !
1er décembre 2011

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