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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 19:52

Source AFP

Des parents d'élèves de l'école des Bourseaux à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) se sont rendus en classe pour empêcher mercredi et jeudi le déroulement des tests d'évaluation prévus par l'Education nationale pour les CM2, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.


Depuis lundi et jusqu'à vendredi, tous les élèves de CM2 doivent passer des évaluations nationales en français et mathématiques, considérées comme "essentielles" dans la réforme de l'école primaire par le ministère de l'Education, mais qui rencontrent l'opposition des syndicats.


A Saint-Ouen-l'Aumône, les parents des 44 élèves de CM2 ont décidé "à l'unanimité", selon les parents joints par l'AFP, d'empêcher ces tests de se dérouler. Mercredi matin, jeudi matin puis jeudi après-midi ils se sont donc rendus en classe avec les élèves pour confisquer les carnets d'évaluations distribués par les instituteurs.

"Nous laissons les instituteurs faire leur travail et distribuer les livrets d'évaluation puis nous demandons aux élèves de ne pas les ouvrir et de nous les remettre. Ensuite nous quittons la classe pour laisser l'instituteur faire cours", a expliqué à l'AFP Nathalie Giany, une parent d'élève.


D'après cette mère de famille, les parents d'élève, réunis dans un collectif, considèrent que ces tests "portent en partie sur un programme qui n'a pas été étudié, qu'ils sont trop difficiles, que les élèves n'ont pas assez de temps pour répondre et que la notation est trop binaire".

Joint par l'AFP, un collaborateur de l'inspecteur d'académie a estimé que cette action était "regrettable". "Ces évaluations sont là pour aider les élèves en leur donnant l'enseignement le mieux adapté", a-t-il ajouté en précisant qu'un inspecteur de circonscription avait rencontré les parents d'élèves à deux reprises, mercredi et jeudi.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 17:30

In Le Figaro

Au total, 100 questions permettront de mesurer le niveau des écoliers.

Depuis lundi, plus de 700 000 élèves de CM2 planchent à travers la France sur un test national, qui fait débat chez nombre d'enseignants et de parents d'élèves. Au total, 100  questions - 60 en français et 40 en mathématiques - pour mesurer le niveau des écoliers. Il sera suivi d'un test similaire pour les CE1, qui débutera le 25 mai.


Objectifs officiellement affichés à l'Éducation nationale : mesurer les acquis des élèves avant leur entrée au collège, renforcer leurs compétences là où elles sont insuffisantes ou encore informer les parents sur le niveau de leur enfant. En français, le test commence par un extrait des Neiges du Kilimandjaro d'Hemingway suivi de questions de compréhension, puis d'une rédaction. Parmi les exercices suivants, quelques lignes à mettre au passé, au pluriel puis une dictée. L'exercice 12 demande lui de relever dans un texte les verbes à l'impératif et les deux verbes au plus-que-parfait. Dans le test de mathématiques, figurent des exercices sur les décimales, des multiplications, des divisions avec décimales, ou encore des problèmes de géométrie. Dernier problème : une règle de trois demandant de convertir une recette de crêpes pour six personnes à neuf convives.


Cécile est sortie lundi plutôt rassurée de sa première matinée. «En fait, notre maître nous avait préparés la semaine dernière !», lance cette élève du Xe arrondissement de Paris. Petite mais déjà critique, elle confie : «Nous avions étudié les fractions et pas la classe d'à côté, alors qu'ils ont étudié la géométrie et pas nous !» N'empêche, Marie sa maman se félicite de cet exercice national : «Enfin, dit-elle, nous qui sommes souvent inquiets sur le niveau de l'école, nous serons fixés sur celui notre fille et de ses camarades.»

Cette enseignante d'une école privée du XVIe arrondissement de Paris reconnaît, elle, que «ce test est assez pointu, même pour des élèves de bon niveau !». Au sortir de la première journée, l'un de ses élèves, Jean, estime que «les exercices de mathématiques, ça allait, mais le français était plus difficile, notamment la rédaction !».

De nombreux enseignants s'élèvent contre ce test, la période à laquelle il est proposé et son mode de correction. Au Mans, Camille Langevin, mère d'une élève de CM2, s'inquiète. «Nous ne sommes pas contre l'évaluation, mais elle arrive bien trop tôt dans l'année et porte sur des notions que certaines classes n'ont pas encore étudiées ! Comme la règle de trois par exemple.» Réponse du ministère : «Cette évaluation porte sur les huit années de la scolarité élémentaire de l'élève.»

 

«On a soit zéro, soit un»

 

En Indre-et-Loire, Maryse Méneanteau, enseignante, juge que «cette évaluation est adaptée à un niveau de CM2, mieux conçue que celle expérimentale de l'an dernier, mais elle arrive trop tôt !». Du coup, sur la première batterie de tests de mathématiques, elle a décidé de ne faire passer aux élèves que deux tiers environ des exercices, car plusieurs concernaient des notions qu'elle n'a encore vues avec sa classe. En outre, le conseil des maîtres de son école a choisi de ne pas transmettre les résultats au niveau académique. Des décisions prises par d'autres enseignants, à l'appel des syndicats Snuipp-FSU, SE Unsa et Sgen-CFDT.

Les enseignants jugent sévèrement l'évaluation. «La correction est très binaire : on a soit zéro, soit un. En mathématiques, certains exercices ne sont considérés comme bon que si l'élève a résolu 9 des 10 multiplications, sinon il a zéro ! C'est une culture de la sanction qui ne valorise pas le travail de l'élève et ne permet en aucun cas de diagnostiquer les difficultés !», estime Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU.

Dernière pomme de discorde, l'utilisation qui sera faite du test. Le ministre a finalement renoncé, comme il l'avait annoncé l'an dernier, à publier une évaluation école par école. Les résultats seront distribués à chaque famille de manière individuelle. Et au niveau national, seront publiés à partir de fin février les résultats par académie et département. «C'est une première étape, s'inquiète une enseignante. On peut craindre qu'à moyen terme, on compare les écoles entre elles.» C'est précisément ce dont rêvent les parents

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 21:49

In Libération



«Je ne me vois pas interroger mes élèves sur la conjugaison au Plus-que-parfait alors qu’ils ne savent même pas ce que c’est», témoigne une enseignante girondine. Elle ne le fera donc pas. Parmi les nombreux sujets de discorde entre le monde enseignant et le ministère de l’Education Nationale (lire article précédent), celui des nouvelles évaluations du CM2 n’est pas le moins polémique. Dans toute la France, les élèves de ce niveau passent cette semaine
une série d’épreuves, identiques pour tous, portant sur leurs connaissances en français et en mathématiques. Une nouveauté destinée, selon le Ministère, à faire le point à l’échelon national sur le niveau général des petits Français (pour en suivre l’évolution année après année) tout en permettant à chaque enseignant d’en savoir plus sur le niveau d’acquisition des connaissances de ses élèves afin d'adapter son enseignement. Des objectifs louables auxquels un grand nombre d’enseignants ne croient pas un instant. Face à la fronde, l’inspecteur d’académie André Mercier a tenu à «expliquer certains points» lors d’une conférence de presse.


Premier reproche : ces évaluations sont organisées en janvier mais portent sur l’intégralité du programme de CM2. «On les met de fait en situation d’échec face à des questions auxquelles ils ne peuvent pas répondre», explique Delphine, enseignante à Bordeaux. Peu importe, répond en substance l’inspecteur d’académie. «Il ne s’agit pas de porter un jugement de valeur sur l’élève, mais de prendre une photographie pour savoir où il en est par rapport aux compétences qui sont inscrites dans le programme». Il qui recommande d’ailleurs aux enseignants d’avoir une «communication positive» des résultats aux familles.

Dans ce qu’on leur présente comme un nouvel outil pour repérer les difficultés de leurs élèves -«je n'ai pas attendu les évaluations de M. Darcos pour les connaître», répond Delphine- les enseignants voient un moyen de «flicage», de pression, et de justification a priori de réformes à venir. Ils redoutent aussi la stigmatisation des établissements qui obtiendront les moins bons résultats. Le Ministère a beau promettre que les chiffres école par école ne seront pas accessibles pour éviter toute tentation du palmarès, ils n’y croient pas.

Comme beaucoup de ses collègues, Mélanie, enseignante en CM2 à Bordeaux, considère aussi ces nouvelles évaluations comme la préfiguration d’un retour au certificat d’études.
«Avant, les évaluations étaient faites au début de la sixième, elles servaient de diagnostic. En CM2, elles vont venir sanctionner la fin du parcours en primaire et servir de base à l’orientation. Ne nous parle-t-on pas en ce moment de la fin du collège unique ? C’est simple : ceux qui auront réussi l’évaluation auront le droit d’aller au collège, les autres seront orientés directement vers l’apprentissage. Pour eux, terminés les cours de dessin, musique, histoire, géographie … »

S’il est un point sur lequel artisans et opposants de la réforme se retrouvent, c’est sur le changement presque idéologique qu’elle représente pour le système éducatif français. Les premiers s'en réjouissent, les autres s'en alarment. «C’est une révolution culturelle, se félicite André Mercier. On trouve pour l’école des modes de pilotage qui sont les mêmes que pour les autres secteurs du service public : pilotage par la performance et le résultat. On fixe le niveau de réussite qu’on ambitionne pour les élèves et ensuite on met en œuvre les moyens d’obtenir ces résultats». Quant au «flicage» des enseignants :
«Aujourd’hui le maître est contrôlé à l’aune de la conformité de son enseignement par rapport aux programmes et aux résultats qu’obtiennent les élèves ».

Mais la «révolution culturelle» rencontre des résistances. Dans certaines écoles girondines, des enseignants ont décidé de ne pas poser à leurs élèves les questions qui portent sur les parties du programme qu’ils n’ont pas vues. Certains directeurs refusent aussi de faire remonter les résultats à l’Inspection académique. Et la validité de cette première évaluation a été sérieusement compromise par la publication des questions sur Internet dès le 6 janvier.

SL.

Cliquez ici pour télécharger les évaluations

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 19:37

Source AFP



Un directeur d'école dans l'Ain, Pierre Devesa, a annoncé mercredi dans une lettre ouverte au ministère de l'Education son refus d'organiser des évaluations en CM2, qui, selon lui, vont fragiliser les élèves.

"Je ne souhaite pas collaborer à une vaste entreprise de fragilisation et de dépréciation de l'école, et notre conseil des maîtres a ainsi décidé de reporter sine die ces évaluations, en tenant les parents informés de leur incongruité", indique sa lettre dont l'AFP a eu copie.


Directeur de l'école de la Fontaine à Péron, près de Gex (Ain), M. Devesa a adressé son courrier à Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire du ministère.


"Je passe rapidement sur le contenu de ces évaluations, jugées très difficiles y compris par les inspecteurs de l'Education nationale, et sur l'aberration d'une correction qui conduira à sanctionner d'un zéro même un élève ayant 90% de réussite, ceci aux items qui regroupent plusieurs réponses. Humiliation garantie pour l'élève", écrit-il.

"Il est inconcevable pour un enseignant de créer artificiellement un échec, comme cela risque hélas d'arriver ici" et "il m'est très difficile d'accorder dans le contexte actuel des intentions strictement pédagogiques à ces évaluations", poursuit-il.


Alors qu'elles sont présentées par le ministère comme le bilan des huit années du primaire, "je m'étonne de ne trouver aucune question sur les acquis antérieurs", ajoute M. Devesa.

"La contestation est large" en primaire mais il y a aussi "des consignes très strictes et une grosse pression de la hiérarchie" pour l'application des mesures gouvernementales, a déclaré à l'AFP M. Devesa, qui espère que d'autres collègues suivront son exemple de lettre ouverte.


Les évaluations de français et mathématiques en CM2, instaurées par le ministre Xavier Darcos, ont lieu normalement cette semaine.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 06:30

Les parents FCPE de l'école du Parc à La Verrière (78) ont réussi à perturber notablement les évaluations qui auraient dû commencer hier dans l'unique classe de CM2 de l'école. Pour cela, les parents avaient décidé de manifester leur opposition à la tenue de ces évaluations, en occupant la classe, plus exactement en restant assis au fond de la classe, pour veiller symboliquement à ce que l'évaluation n'ait pas lieu...

Cette opération "éclair"  a déclenché illico l'intervention sur place de l'inspectrice d'Education Nationale de circonscription (La Verrière-Le Mesnil) venue en urgence le lundi après-midi, et qui a sermonné sévèrement les parents FCPE. Ceux-ci ont cependant réussi à faire entendre leurs revendications, et à obtenir, non plus l'annulation ou le report des évaluations de CM2, mais le droit des parents à refuser que leur enfant soit soumis à l'évaluation, à condition que ce soit une demande collective. Ils ont donc organisé en urgence le soir-même une réunion des familles de CM2 pour expliquer les enjeux, et proposer un texte à la signature à présenter le lendemain matin, avant le début des épreuves reportées au mardi. (voir ci-dessous)


Les parents FCPE, sous la houlette de Stéphanie HOCDÉ, présidente du conseil local de La Verrière, avaient d'abord imaginé demander individuellement leur refus de participer à l'évaluation par une simple lettre lundi matin. Mais une telle lettre n'a que peu de valeur aux yeux de l'Education Nationale, car une fois franchie la porte de l'école, et une fois en classe, l'enfant doit se conformer aux consignes de l'enseignant, et au règlement intérieur de l'école.
Du coup, l'action a été modifiée pour faire prendre en compte la revendication des parents contre la tenue de ces évaluations; il a été décidé d'assister au cours, en restant au fond de la classe.. Pour veiller à ce que l'enseignante enseigne! Sans faire d'évaluation...

Résultat remarquable: 21 parents sur 28 familles ont formulé et signé leur refus d'évaluation ce matin..  2 familles seulement avaient opté pour le maintien de l'évaluation. Au final donc, l'Ecole du Parc n'aura que très peu d'évaluations validées, ce qui ne permettra pas d'en faire une statistique. Et pendant toute cette journée de mardi, la classe a été dédoublé: un très petit groupe de "volontaires" bûchait sur les évaluations, pendant que tout le reste de la classe avait un cours normal avec une autre enseignante. Bravo les parents de La Verrière pour cet élégant tour de force!

Il faut savoir que l'école du Parc à La Verrière est en REP (Réseau d'Education Prioritaire), et les familles sont très inquiètes de l'usage qui peut être fait de ces évaluations. Elles redoutent un classement public, qui mettrait leur école à l'index, et stigmatiserait leur ville. Les parents ont donc décidé de perturber ces épreuves pour les rendre inexploitables à des fins statistiques ou autres que statistiques. Le dialogue avec l'IEN a sans doute été important pour exprimer ces inquiétudes. Les parents avaient conscience que les enfants n'étaient pas préparés à l'ensemble des items, le programme n'étant pas couvert, malgré ce qu'a affirmé péremptoirement le Ministre. En particulier, ils n'avaient pas encore approché les nombres décimaux, or de nombreux items dans l'évaluation nécessitaient la maîtrise des décimaux. Selon Stéphanie Hocdé, une quinzaine d'items sur les 40 de l'examen n'étaient pas accessibles aux enfants de cette classe, et les auraient placés en situation d'échec.. Et enfin, il y a eu communication dans les journaux télévisés pendant le week-end, qui avaient révélé les "fuites" des sujets.. du coup, l'évaluation aussi était faussée, entre familles qui avaient internet, et celles qui ne l'avaient pas... pour préparer les évaluations!

Encore bravo aux parents FCPE de La Verrière pour cette opération de protestation, et de sensibilisation réussie.

F. ANDRE
Ci-dessous la lettre-pétition écrite par les parents FCPE de La Verrière:

"Parents et élus FCPE de la classe de CM2 de l'école du Parc, nous demandons le report des évaluations de CM2 qui doivent avoir lieu cette semaine. Nous avons pris l'initiative d'empêcher le déroulement de ces évaluations.

Mais nous ne dérangeons ni la maîtresse, ni les élèves dans leur journée de classe. Notre action ne pénalise en aucun cas la scolarité future des enfants.

 

Pourquoi nous faisons cela ?

 

Nous nous interrogeons sur la pertinence de ces évaluations sous leur forme actuelle car :

  • Les enfants sont évalués dès janvier sur la totalité du programme de l'année de CM2
  • La rédaction des questions n'est pas adaptée et beaucoup d'élèves ne pourront pas les comprendre.
  • Le système de notation (juste ou faux) ne permet pas une bonne estimation du niveau de l'élève.
  • Les résultats pourraient alimenter la « base élèves », et il pourrait en découler un fichage des élèves et une sélection pour l'entrée au collège.
  • De plus, les évaluations se trouvent très facilement sur le net et de nombreux parents auront « préparés » les enfants en les faisant travailler chez eux.


Le but d'une évaluation est de permettre à l'instituteur d'évaluer sa classe et non une manière de sélectionner les élèves avant leur entrée en 6éme et de mettre les écoles en concurrence entre elles....

Elle ne doit pas sanctionner et mettre les enfants en situation d'échec.



Nous vous proposons de

nous réunir ce soir à 19h à l'école dans la classe de CM2.

Nous discuterons ensemble de la suite du mouvement et des différentes options possibles.


Après avoir vu l'Inspectrice de l'Education Nationale cette après midi, pour être dans la loi, il faut que tous les parents signent cette autorisation."



 


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 17:53

In Le Monde

Dessin de Jac
Les enseignants sont à nouveau vent debout contre Xavier Darcos. L'objet de ce nouveau courroux ? Les nouveaux tests d'évaluation nationale pour les élèves de CM2. Le ministère de l'éducation nationale lance en effet, pour la première fois cette semaine, une "évaluation-bilan" pour les élèves de la dernière classe du primaire.

"Ce qui est nouveau, c'est d'évaluer tous les élèves de CM2, au même moment, avec des tests identiques, dont les résultats feront l'objet d'un traitement statistique anonyme", a expliqué le 15 janvier Jean-Louis Nembrini, le directeur général de l'enseignement scolaire.

Ce test évalue dix compétences : "lire", "écrire", "vocabulaire", "grammaire", "orthographe" pour le français ; "nombres", "calculs", "géométrie", "grandeurs et mesures", "organisation et gestion de données" pour les mathématiques. Et chaque compétence est subdivisée en dix items (groupes de tâches et de questions à réaliser).

Trois des quatres organisations les plus représentatives (SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT) appellent les maîtres à "ne pas faire passer les exercices correspondant à des notions non étudiées depuis le début de l'année", à "ne rendre compte que des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée" et à "ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés des exercices effectivement passés".

"L'ÉVALUATION EST FONDÉE SUR LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE 2008"

"Si l'on organise une évaluation en janvier, il faut qu'elle porte sur les compétences qui sont supposées avoir été acquises sur la période septembre-janvier, et non sur toute l'année scolaire comme c'est prévu", prévient dans La Lettre de l'éducation du Monde, André Ouzoulias, professeur à l'IUFM de Versailles. De plus, poursuit-il, "l'évaluation est fondée sur les nouveaux programmes du primaire de 2008. Mais elle sera passée par des élèves qui ont suivi toute leur scolarité avec les programmes de 2002, et qui n'auront connu les nouveaux que depuis septembre dernier. Cela pose un grave problème de continuité des apprentissages".

M. Ouzoulias pointe également le problème de la correction : "Le système retenu prévoit un codage binaire : avec certains items, pour obtenir un point, l'élève doit réussir toutes les tâches. S'il échoue ne serait-ce qu'à une seule, il n'obtient aucun point. Cela signifie que ne réussiront ces évaluations que les élèves qui sont au "top niveau" ! Les autres seront considérés en échec. Si l'on voulait gonfler artificiellement le pourcentage d'élèves en échec, on ne s'y prendrait pas autrement".

Selon le blog Quelle école pour demain ?, qui a analysé en profondeur plusieurs items, "ces évaluations semblent conçues pour mettre en difficulté les meilleurs élèves, et refuser toute chance de réussite aux élèves moyens. Elles enfonceront pour de mauvaises raisons les élèves en difficulté." Or, poursuit le blog, "il nous sera difficile d'expliquer aux familles les résultats catastrophiques obtenus, cela dans un contexte de dénigrement constant de l'école. Nous n'avons aucune certitude quant à la confidentialité des résultats. Nous ne pouvons que nous inquiéter d'une possible mise en concurrence des écoles sur de telles bases, qui n'auraient que des effets néfastes : les écoles les mieux cotées seront celles qui sélectionneront le mieux leurs élèves, pas celles qui les feront progresser le plus."

Au ministère de l'éducation nationale, Jean-Louis Nembrini souhaite calmer les esprits. "Nous avons fixé le seuil de référence correspondant à l'acquisition du socle commun à 50 % de réussite, c'est-à-dire la moitié des items". Quant aux résultats, ils ne seront communiqués qu'aux familles, aux enseignants et au directeur d'école. "Les résultats de l'école, globaux et anonymes seront connus de tous les pilotes de la politique éducative : inspecteur de l'éducation nationale, inspecteur d'académie, recteurs, moi-même", précise le directeur général.

Philippe Jacqué

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 17:29

A voir cet excellent diaporama sur les évaluations CM2 qui nous vient de Lyon, circonscription pilote pour la fermeture des petites sections à la rentrée 2009 et la mise en place des jardins d'éveil.

Diaporama au format Powerpoint





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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 22:30



Cet article est publié sur le site http//4tous.net/ecoledemain. Mais il se peut que la connexion se fasse difficilement à cause du nombre de connexions simultanées. En voici le contenu, que des sites amis ont eu la gentillesse d'accueillir. Merci à eux !.

moka63

http//4tous.net/ecoledemain

 

Point partiel sur le Puy de Dôme vendredi, les messages ont afflué dans nos boîtes, à Clermont, mais tout le monde ne les a pas forcément eus, et se croient tout seuls à décider. Voici un résumé, non exhaustif, mais c'est un début :

 

Ecoles et secteurs s'étant prononcés pour un boycott pur et simple :

-Secteur Billom : A la réunion pédagogique des instits de CM2 et directeurs du secteur de Billom,

- a exprimé une vive opposition à ce dispositif d'évaluation.

- s'est TRES fortement exprimée l'attente d'un appel INTERSYNDICAL fort pour une NON PASSATION de ces eval, les autres formules de boycott partiels ou de détournement ayant été analysées comme ne résolvant rien ni vis à vis de notre administration, ni dans notre relation avec les familles et les élèves.

- Nous (des enseignants du secteur, toutes "sensibilités" confondues) organisons une réunion publique le mardi 3  février, 20h30, mairie de Billom sur la situation actuelle .

 

-Secteur Riom Limagne Riom Combrailles et Terres Noires: L'AG d'enseignants appelle les conseils des maîtres de toutes les écoles du département :

-  à suivre la consigne syndicale de boycott des évaluations de CM2 et à transmettre à leur IEN la motion disponible en fichier joint, jeudi 22 janvier avant 12H00 pour un envoi symboliquement groupé plus percutant.

-  à expliquer cette démarche aux familles en utilisant par exemple la lettre aux parents jointe également à ce courrier.

 

-Ecole d'Orcet élémentaire : le Conseil des Maîtres, réuni exceptionnellement ce midi , a pris la 

décision à l'unanimité de ne pas faire passer les évaluations.

-Ecole Thonat, à Cournon : boycott

-Ecole de Charbonnières les Vieilles : boycott

-Ecole de Billom : boycott

 

Pour ne pas faire passer les évaluations en janvier :

-Secteur d'Aigueperse : rencontre du 15/01. Nous suivons la consigne conjointe de SUD / SNUIPP avec transmission d'une motion du conseil des maîtres à l'ien et courrier au parents: pas d'évaluation en janvier.

-Secteurs des collèges d'Aubière, Beaumont et Ceyrat : tous les directeurs d'école ont écrit une motion pour demander le report de ces évaluations CM2.

Nous comptons provoquer une réunion de ts les directeurs et directrices des écoles des secteurs cités et des enseignants de cm2 devant faire passer les évaluations.

-Ecole élémentaire Maurice Genest  Riom :le conseil des maîtres a décidé de ne pas faire passer les évaluations en janvier

- à Châteldon : Décision du conseil des maîtres réuni aujourd'hui: les évaluations de CM2 ne seront pas passées en Janvier.

-Ecole primaire Buxieres sous Montaigut : pas d'évaluation en janvier.

-Ecole Elementaire Jean Moulin Clermont Ferrand : Nous suivons la consigne conjointe de SUD / SNUIPP pas d'évaluation en janvier sur le programme de toute l'année. Transmission d'une motion du conseil des maîtres à l'ien et courrier au parents: pas d'évaluation en janvier.

-A Manzat : nous ne ferons pas passer les évaluations au mois de Janvier. Décision du conseil des maîtres

-A l'école Diderot  à Clermont : les conseils des maîtres (élémentaire et maternelle) décident en commun que les évaluations ne se feront pas en janvier.

-Ecole Nestor Perret Clermont: nous ne ferons pas passer les évaluations CM2 en janvier.

-A Volvic et Malauzat : nous suivons la consigne syndicale, c'est la position la plus raisonnable : pas d'évaluation en janvier sur le programme de toute l'année.

 

Pour un report en mai ou juin :

-A St-Bonnet : évaluations reportées en juin

-Ecole Jules Ferry Clermont-Fd : nous sommes favorables au report des évaluations CM2 à fin mai...en conformité avec la consigne départementale SUD/SNUIPP. De toute façon, les collègues n'ont pas les mêmes progressions et ne peuvent cibler les questions à retirer...Décision définitive après le conseil des maîtres en début de semaine prochaine.

-Ecole St Bonnet : Evaluations reportées en juin.

-Ecole Beauregard-Vendon : on ne les passe pas en janvier mais en fin d'année

-Ecole de Perrier :  Dans notre école, nous nous demandons si nous n'inscrirons pas un A (absent) pour les items non vus...????

-A Seychalles : nous serions pour les reporter en fin d'année et ne rien faire maintenant. Nous avons une réunion de circonscription demain et nous vous tiendrons au courant!
-Ecole de Menat : Nous avons décidé de reporter les évaluations CM2 en fin d'année.
-Ecole de Saint Priest des champs : Décision prise en conseil des  maîtres : PAS D'EVALUATIONS EN JANVIER, report lorsque les différentes notions à évaluer auront été abordées en classe.

 

Pour une passation partielle, et refus de transmission des résultats :

-Ecole d'Ennezat : on envisage d'écrire absent en face des items non étudiés

-Ecole primaire La Vernade Saint Eloy les Mines : Face à ces évaluations qui n'ont pas de sens, je pense que nous allons  au sein de l'école ne faire passer que les items étudiés à ce jour.

-Ecole Le Crest : Passage partiel des évaluations, pas d'utilisation de l'application académique, lettre type SE pour IEN et parents.

 

Pour une action éventuelle, mais dans l'unité :

-Ecole Paul lapie Chamalières : Nous serions pour le boycott mais avec une position commune de tous les syndicats de l'EN. Pas de renvoi des résultats à l'IA. Nous attendons le résultat des concertations pour prendre une position définitive lundi matin.

-Ecole de Teilhède : OK pour des évaluations sensées et adaptées (combien de fois nous l'a t-on rappelé en inspection ou autre!) donc elles doivent être passées en fin d'année. La solution de les faire passer en bidouillant les résultats avec des A me parait bâtarde car n'importe quelle interprétation peut être faite des résultats obtenus. Toutefois, je m'alignerai sur une autre position si

une solution commune (ou tout au moins rassemblant un grand nombre) était trouvée.

-Ecole primaire Montaigut en Combrailles : Comme tous, nous ne savons quelle position prendre face à ces évaluations, une réunion et une décision va être prise au sein de l'école, mais il faudrait vraiment une décision commune à toutes les écoles. Comment s'harmoniser? Merci à tous les collègues qui donnent leur avis en ligne, il faut continuer et généraliser cette communication pour que toutes les écoles adoptent une position commune.

-Ecole de Paugnat Charbonnières les Varennes : quelle image d'eux-même les élèves fragiles auront-ils après avoir échoué à ces évaluations ? Nous avons du mal à décider d'une marche à suivre et comptons sur les syndicats pour s'accorder sur une position et la défendre auprès de l'IA

En cours de décision également :

-Ecole d'application Aristide Briand, Clermont-Ferrand

-Ecole Primaire Malauzat

-Ecole de Châteldon

 

Evaluations CM 2009 : organiser l'échec massif des élèves


 

Evaluations nationales  CM2. Rififi dans l’Hérault (34) : les parents s'en mêlent !


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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 07:06

In Café Pédagogique



Fera, fera pas ? Alors que les évaluations doivent débuter en CM2 le 19 janvier, une grande confusion règne. De nombreux enseignants, appuyés par des parents, devraient refuser le protocole ministériel.
 

"Je reconnais que c'est une mise en route… Nous le faisons avec prudence" a déclaré le ministre de l'éducation nationale le 18 janvier sur Europe 1. "Il ne faut pas que cela crée des tensions excessives". Si telle est vraiment la pensée de Xavier Darcos, alors il vaut mieux faire machine arrière. Car l'évaluation de CM2 focalise toutes les inquiétudes et toutes les désobéissances.

Malgré les explications et les paroles rassurantes prononcées par JL Nembrini,  directeur général de l'enseignement scolaire, malgré les promesses du ministre rappelées encore le 18 ("nous ne publierons pas école par école les résultats parce que je ne veux pas qu'il y ait une sorte de grand marché libéral de l'école et qu'on compare"), rien n'y fait.


Du coté des enseignants, de nombreuses équipes, réunies par les inspecteurs en fin de semaine dernière, ont décidé soit de ne pas faire passer les évaluations, soit de ne soumettre que les points du programme déjà abordés en cours et d'étaler les autres au fur et à mesure de l'année. Ils reprochent à l'évaluation de porter sur des points de programme non abordés puisqu'on n'est qu'au milieu de l'année, un codage trop sévère et finalement d'être un outil pour monter en épingle d'inévitables mauvais résultats. Les menaces proférées à l'encontre de certains enseignants (par exemple en région parisienne) semblent juste en mesure d'aggraver le trouble. Les trois principaux syndicats du primaire (Snuipp, Se Unsa et Sgen Cfdt) invitent les enseignants à " ne pas faire passer les exercices correspondant à des notions non étudiées depuis le début de l’année; ne rendre compte que des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée; ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés des exercices effectivement passés".


Des spécialistes la critiquent comme Roland Charnay, sur le site du Snuipp. "Ce qui interpelle le plus dans cette passation c’est bien le moment de l’année où elle est proposée" écrit R Charnay. "Par quel miracle pédagogique les enseignants (et les élèves) pourraient-ils avoir traité (et assimilé) toutes les questions du programme en 4 mois ?... Qui a eu cette idée folle, un jour, de faire le bilan final d’une action avant que cette action ne soit achevée ? Quelles indications pourra-t-on tirer des échecs à certains exercices alors même que les connaissances correspondantes n’ont pas été étudiées ? On aimerait avoir une réponse claire à ces questions, faute de quoi tous les procès d’intention peuvent être faits. Cherche-t-on à accumuler de mauvais résultats pour mieux accuser les enseignants de n’avoir pas fait leur travail ? Veut-on, par le biais de l’évaluation, remettre en cause une liberté pédagogique (pourtant proclamée) et qui comporte, entre autres, celle de l’organisation des apprentissages sur l’année ?"
 

Un enseignant, Jean-Michel François, de l'école d'Onnion (74), a réalisé à la demande de ses collègues une feuille Excel qui "qui code, comme autrefois s'appuyant sur les réussites, qui prend en compte les compétences non travaillées, qui me permettra d'utiliser le moins mal possible ces documents". Son fichier circule déjà assez largement…

Les inquiétudes sont fortes aussi chez les parents. La Fcpe a officiellement demandé l'abandon de l'évaluation, la jugeant trop difficile car placée à un mauvais moment. Elle s'inquiète des "intentions cachées" du ministre et craint une sélection à l'entrée en 6ème. "Si les résultats sont transmis au chef d'établissement du collège ou sera inscrit l'enfant en 6ème, cela signifie que les dés seront jetés dès le mois de janvier". Pour l'union locale du 97, "l'objectif de ces évaluations est de faire échouer les élèves pour dire que le service public va mal et qu'il faut le réformer". La Fcpe 75 craint elle "une orientation sélective à l'entrée du collège". Tous ces parents n'ont sans doute pas été rassurés par les propos récents sur le retour des uniformes à l'école… 

Mais il y a encore plus déterminés. En Languedoc des parents ont décidé d'occuper des écoles pour empêcher les évaluations. D'autres écrivent au Café pour demander où se procurer l'évaluation et son corrigé, diffusé depuis une semaine sur la toile par des enseignants "désobéisseurs".


Alors que tous les acteurs reconnaissent la nécessité des évaluations, cette nouvelle évaluation de CM2 semble vraiment en danger.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:29

 

Un appel intersyndical national (SNUipp/FSU - SE/UNSA - SGEN/CFDT) invite tous les collègues à ne faire passer que les items déjà étudiés par les élèves.

Cet appel précise que nous ne transmettons aux familles que les résultats concernant leur enfant, en aucun cas ceux de l'école. Cet appel invite les collègues à ne pas utiliser le logiciel de remontées des résultats. Il s'agit de ne pas rentrer dans la logique de mise en concurrence entre les écoles et entre les collègues ( salaire au mérite en perspective).


Le SNUipp national va plus loin en annonçant qu'il soutiendra les enseignants qui refuseront de faire passer les évaluations ou d'en transmettre les résultats à leur IEN, en intervenant à tous les niveaux et en fédérant les actions de soutien qui se développeront.


Le SNUipp invite les équipes à se réunir pour réagir collectivement et à s'adresser aux familles.

D'ores et déjà de nombreux collègues nous font savoir qu'ils refusent de faire passer tout ou partie de ces évaluations et d'en transmettre les résultats.


Tout cela constitue une raison de plus pour participer au rassemblement du mercredi 21 janvier à 14 h à l'I.A. de Bobigny ! Des élus de plusieurs villes ont annoncé leur présence.

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