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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 12:58

In Le Monde

cri.jpgDu lundi 18 au vendredi 22 janvier, quelque 790 000 élèves de CM2 sont, pour la deuxième année consécutive, évalués en français et mathématiques selon des modalités contestées par des enseignants. Signataire d'un Appel des 200 maîtres en faveur d'un boycott de ces tests, qui visent, selon eux, à "évaluer en milieu d'année scolaire une année entière (...) sur des nouveaux programmes récemment imposés", Gilles Lehmann, enseignant en Haute-Vienne, a été suspendu mardi pour avoir annoncé son intention d'étaler les épreuves sur trois semaines. Nathalie Mons, spécialiste des politiques d'éducation, maître de conférences à l'université de Grenoble-II, chercheuse associée à Sciences Po Paris, analyse ces évaluations.

Malgré des modifications par rapport à 2009, les évaluations restent contestées. Comment expliquez-vous ce refus ?

Depuis les années 1970, la France est un pays pionnier en matière d'évaluation standardisée - fondée sur des épreuves identiques et aux mêmes conditions de passation par tous -, et c'est la première fois que l'on observe un tel vent de révolte chez les enseignants. J'y vois deux causes principales. D'abord, la qualité statistique du test lui-même est médiocre et a d'ailleurs donné lieu, en 2009, à un rapport parlementaire, ce qui est rarissime. L'outil sème la confusion chez les enseignants parce qu'il tente, ce qui est statistiquement impossible, de jouer plusieurs rôles. Il se veut un instrument de diagnostic des difficultés des élèves, mais alors le format des questions n'est pas le bon et, surtout, la date de passation des épreuves en milieu d'année n'a pas de sens.


Le test se présente également comme un outil national d'évaluation des acquis des élèves. Or, pour cela, une enquête par sondage auprès d'un échantillon représentatif d'écoles serait plus économique et plus fiable. Enfin, ce serait un outil d'information pour les parents, mais le ministère s'est engagé à ne pas publier les résultats de chaque école. C'est ce manque de rigueur dans la conception même de l'outil qui sème le trouble chez les enseignants. Des enseignants - seconde cause de rébellion - qui n'ont quasiment pas été associés à la conception de ces tests, voire même, quasiment pas informés.

Pourquoi les résultats d'un établissement ou d'une école devraient-ils rester secrets ?

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:02
In Libération

eval_jpg.jpg

Ce maître d'école avait prévu d'étaler le test sur trois semaines alors qu'il est prévu sur trois jours.

Un maître d’école de Haute-Vienne a été suspendu lundi pour avoir refusé d’organiser les évaluations en CM2 telles qu’elles avaient été prévues au ministère.


Les quelque 790.000 élèves de CM2 sont évalués en français et mathématiques du 18 au 22 janvier, un test qui doit permettre au ministère de connaître leurs acquis, mais
qui suscite des réticences chez les syndicats et chez des enseignants.


Gilles Lehmann, signataire de «l’Appel des 200 maîtres», une mobilisation de 200 instituteurs pour le boycott total ou partiel des évaluations nationales de CM2, a été suspendu et convoqué vendredi à l’Inspection académique à Limoges pour voir «s’il y a lieu d’engager une procédure disciplinaire», a déclaré Jean-Pierre Gainand, secrétaire général de l’inspection académique de Haute-Vienne.

«Rapport de force»

«Il a faussé le sens de l’évaluation», a expliqué Pierre Gainand. «Il l’étale sur trois semaines alors qu’elle est prévue sur trois jours, elle n’a donc plus de signification car elle n’a de sens que si tous les élèves la font dans les mêmes conditions», a-t-il précisé. «Il confirme ainsi son refus de faire l’évaluation», a poursuivi Pierre Gainand.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 17:53
In Rue89


http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/ReneGreusard/2010_01_19_ecole.jpg

Les syndicats de profs dénoncent le test auquel sont soumis les élèves de CM2. Ils le jugent absurde et inefficace.

Jusqu'au 22 janvier, les 790 000 élèves de CM2 que dénombre la France vont plancher sur des évaluations nationales. Suite aux protestations suscitées l'an passé lors de leur mise en application, ces tests ont subi quelques modifications. Malgré un climat apaisé, de nombreuses voix persistent à dénoncer l'utilité de l'examen.

Premier point de discorde. Les enfants passent le test en plein milieu de leur année scolaire, six mois avant la fin du primaire.


Et malgré les changements apportés aux évaluations cette année , trois syndicats, le SNUipp-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, ont envoyé, le 6 janvier, une lettre au ministre de l'Education Luc Chatel.

S'ils affirment soutenir la tenue d'une évaluation, ils réclament aussi comme de nombreux enseignants du primaire, une transformation de l'examen en profondeur.

Un test 6 mois avant la fin du primaire, est-ce efficace ?

Jean-Michel Blanquert, directeur général de l'enseignement scolaire, défend le choix du ministère :

« Nous n'avons pas trouvé meilleure date pour le moment : en janvier, les élèves ont eu le temps d'acquérir un grand nombre de connaissance. Et cela laisse le temps de réagir si l'on s'aperçoit qu'un élève est en difficulté. »

 

Pour un directeur d'école primaire située en ZEP, qui s'exprime anonymement (devoir de réserve oblige) l'argument n'a pas de poids :

« L'évaluation organisée jusqu'en 2005 à l'entrée en sixième, aujourd'hui supprimée, était plus judicieuse. Les professeurs pouvaient se servir des résultats pour ajuster leur programme dès le début de l'année scolaire. Il serait mieux d'organiser le test au début du CM1. »

 

D'après lui, le teste crée même un grand malaise parmi les enseignants de son école :

« Si l'on s'aperçoit au milieu de l'année que certains points n'ont pas été assimilés, cela signifie qu'il faudra les inclure au programme du second semestre, déjà bien chargé. A un moment, il faudra faire des choix… »

 

Le test désavantage certains élèves

Selon les trois syndicats et un grand nombre d'enseignants, les questions posées ne tiennent pas compte des différences de niveau existant entre les écoles. De quoi désavantager encore certains élèves.

Stéphanie Valmaggia, responsable du secteur premier degré au FSA-UNSA, témoigne :

« Les élèves sont interrogés sur les mêmes sujets, au même moment, partout en France. Il est cependant évident que les enseignements abordés depuis la rentrée n'auront pas été les mêmes dans une classe du centre-ville de Toulouse et dans une ZEP de Bobigny. »

 

L'évaluation a été améliorée depuis l'an dernier

Lors de la création de cette évaluation, les instituteurs avaient dénoncé bon nombre de défauts. Le gouvernement s'est efforcé de gommer certains d'entre eux.

Exit le système de notation binaire. Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp se souvient :

« L'année dernière, l'enfant devait répondre juste à 9 questions sur 10 pour obtenir la mention “connaissance acquise” à l'exercice. Les autres échouaient directement. […] Il n'y avait aucune différence faite entre un élève qui avait eu 0/10 ou 8/10 à l'examen, alors que l'évaluation aurait pu mettre en évidence des niveaux très disparates. »

 

Des enfants interrogés sur des points pas encore abordés

« Le niveau a été réajusté », affirme, côté ministère, Jean-Michel Blanquert. L'an passé, l'évaluation avait été estimée trop difficile par rapport aux compétences moyennes des élèves de CM2.

« Les enfants devaient analyser un texte très complexe, accompagné de questions de compréhension que beaucoup n'ont pas compris », dénonce Stéphanie Valmaggia. « Certains professeurs en sixième ont affirmé que leurs élèves n'auraient même pas pu y répondre. »

L'exercice n'a pas été forcément bien vécu par les élèves. Une enseignante normande qui a fait passer l'examen l'an passé confirme :

« Comme l'évaluation les interrogeait sur des points qui n'avaient pas encore été abordés en classe, les élèves ont pris peur, persuadés de ne pas être à la hauteur »

 

Face à ces inquiétudes, le directeur général de l'enseignement scolaire est ferme : « Les questions ne portent que sur des thèmes devant être abordés avant janvier. »

Mais selon les enseignants que nous avons contactés, il est encore trop tôt pour juger de cet effort annoncé.

« Une évaluation en parfaite cohérence avec les réformes du gouvernement »

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 22:53

In Quelle école pour demain


eval1Les Évaluations Nationales CM2 de 2010 arrivent à partir d’aujourd’hui dans les écoles.

Nous n'en avons pas encore pris connaissance, mais selon les syndicats, quelques-uns des défauts de la version 2009 semblent avoir été repris et modifiés.


Un code supplémentaire serait proposé pour la correction (donc 0, 1, 9 ou A pour absent), ce qui évitera peut-être les dysfonctionnements qui ont accompagné les remontées des scores, l’année dernière. (voir 1)

L’application locale et l’application nationale de saisie des résultats semblent avoir été améliorées.

Le contenu des exercices a, selon le ministère, été modifié :





  • Certains items correspondant à des acquis de fin d’année CM2 auraient été supprimés : par exemple, le plus-que-parfait et la division par un décimal.
  • La rédaction aurait été renforcée par rapport à la copie, permettant d’évaluer la capacité à construire un texte narratif.
  • Certaines nouvelles compétences seraient à présent évaluées. Par exemple, en vocabulaire, les élèves devront savoir rédiger une définition et utiliser le dictionnaire.
  • Certains items auraient été rendus indépendants les uns des autres.
  • Les problèmes d’utilisation de données numériques auraient été revus.

Mais ces ajustements restent accessoires et ne répondent pas au questionnement de fond :

- Ces Évaluations Nationales constituent-elles un progrès ou une régression par rapport aux versions antérieures à 2007 ?

- Répondent-elles au moins aux objectifs qu’elles se donnent ?

 
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:46
  C03-01.jpgMonsieur le Ministre,

 

Le dispositif d’évaluations nationales CE1-CM2 mis en place en 2008-2009 a fait l’objet de nombreuses critiques de la part des enseignants, des parents d'élèves, de chercheurs et de parlementaires.

Ces critiques portent principalement sur la confusion entretenue entre évaluations « bilan » et « diagnostic », la date de passation, le codage binaire, l’absence de prise en compte des réussites partielles. Elles portent également sur leur fiabilité et leur rigueur scientifique.
 

Pour le SNUipp-FSU, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, malgré les quelques modifications apportées, le protocole qui sera mis en œuvre cette année, sans nouvelle concertation avec les enseignants des écoles, ne permet pas de clarifier les objectifs, ne fournit pas d’informations suffisamment précises pour la régulation des apprentissages dans les classes, et n’aide pas à la communication avec les parents.

 

Par ailleurs, le SNUipp, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT rappellent qu’ils refusent toute publication école par école des résultats qui introduirait une logique de concurrence inacceptable au regard des objectifs de l’école publique.

 

C’est pourquoi le SNUipp, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, vous demandent solennellement, Monsieur le Ministre, de remettre à plat le dispositif actuel d’évaluations CM2 et CE1 pour prendre le temps d'une concertation qui permette de construire de véritables outils d'évaluation utiles aux enseignants et favorables à la réussite de tous les élèves.

 


Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos sentiments respectueux.

SNUipp-FSU Gilles MOINDROT Secrétaire Général
SGEN-CFDT Thierry CADART   Secrétaire Général
SE-UNSA Christian CHEVALIER Secrétaire Général
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 21:25

In Resistance Pédagogique


http://ns305180.ovh.net/~blog4eve/blogfichiers/252147/photos/4208023342252147413.jpeg

A quelques jours de l'opération "évaluations nationales CM2"
, l'appel des 200 Maîtres pour le boycott total ou partiel de ce dispositif anti-pédagogique  monte en puissance, recueillant l'assentiment d'un nombre croissant de professionnels, mais faisant aussi réagir positivement associations et organisations syndicales.


1 - Les livrets d'épreuves arrivent progressivement dans les écoles. Certes les exercices semblent plus faciles que l'an dernier avec maintenant trois codes (1, 9 et 0) au lieu de deux (1, 0) ce qui prouve que nos critiques étaient justifiées. Mais le principe général de ces évaluations reste le même : produire des résultats chiffrés pour alimenter des statistiques sans permettre en rien d'aider à progresser des élèves en difficulté en français ou en mathématiques.


2 - L'appel des 200 a reçu de nouveaux soutiens très significatifs : la FCPE nationale (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) et la FNAREN (Rééducateurs de l'Éducation Nationale). Rappelons que plusieurs personnalités ont également apporté leur signature : Miguel BENASAYAG (philosophe, psychanalyste), Daniel CALIN (agrégé de philosophie, formateur d'enseignants spécialisés), Eveline CHARMEUX (professeur honoraire IUFM, chercheur INRP),  Pierre FRACKOWIAK (inspecteur Honoraire de l'Education Nationale), André GIORDAN (professeur à l'université de Genève), Roland GORI (professeur d'université - initiateur de l'Appel des Appels), Jean-Jacques HAZAN (président de la FCPE), Claire HEBERT-SUFFRIN (docteur en psychosociologie), André INIZAN (docteur d'Etat, professeur émérite des universités), René JAM (inspecteur d'académie honoraire), Danièle MANESSE (professeur d'université Paris 3), Philippe MEIRIEU (professeur des universités Lyon), Hubert MONTAGNER (professeur des universités, ancien directeur de recherche à l'INSERM), Laurent MUCCHIELLI (sociologue, directeur de recherches au CNRS), André OUZOULIAS (professeur de philosophie, formateur, IUFM de Versailles) ou Thierry PECOUT (Membre de l'Institut universitaire de France).


3 - En convergence avec l'appel des 200 maîtres, dans un communiqué commun, les trois organisations syndicales majoritaires dans le premier degré (Snuipp/FSU - SE/UNSA - SGEN/CFDT) demandent solennellement au Ministre Luc Chatel "une remise à plat" des évaluations".


4 - Diverses organisations syndicales s'inscrivent dans une opposition active au dispositif :

- Le syndicat majoritaire SNUipp-FSU appelle à ne passer que les épreuves portant sur des compétences étudiées, mais surtout à ne pas rendre publiques, ni communiquer à l'administration, les résultats. Plusieurs sections départementales du SNUipp, signataires de l'appel, s'engagent par ailleurs à soutenir syndicalement tous les collègues qui répondront en acte à l'appel.

- La fédération Sud éducation appelle les équipes enseignantes à organiser le boycott des évaluations CM2 et CE1.

- Enfin la Fédération Nationale CGT Education condamne les évaluations nationales et a posé un préavis de grève sur les 4 jours concernés, couvrant ainsi tous les collègues qui par la grève refusent d'entrer dans ce dispositif inepte d'évaluation.

5 - Les enseignants qui ne se retrouvent pas dans cette forme dangereuse de l'évaluation pourront aussi se mettre en grève le 21 janvier à l'appel des fédérations FSU, CGT, SUD, UNSA et CFDT pour la défense des Services Publics.




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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 17:47

In Le Blog Médiapart de Sébatien Rome



evaluation1.jpgAprès l'appel des 200 maîtres contre les évaluations CM2
, le Ministère de l'Education nationale a demandé aux inspecteurs de se mettre à la recherche de ces maîtres qui appellent à des formes d'actions qui paralyseraient les évaluations CM2 2010.

 

 

 

Plusieurs Inspecteurs de l'Education nationale ont pris contact avec les signataires de l'appel des 200 maîtres afin de prendre rendez-vous pour connaître les raisons de l'Appel (?) et les actions qui seront entreprises au moment des prochaines évaluations CM2, du 18 au 22 janvier.

 


Est-ce que l'administration aura le même souci de « dialogue » avec la dizaine de sections syndicales qui ont déjà appelées au boycott ?  Est-ce que des sanctions seront prévues contre Gérard Aschiéri de la FSU qui, avec la CGT et Solidaires, appelle à la grève le 21 janvier ce qui pourrait avoir comme conséquence d'invalider totalement les évaluations si la grève est bien suivie ?

 


En effet, l'année dernière, lors de la saisie des résultats, les directeurs ont eu la surprise de voir automatiquement supprimé de la base de données les élèves qui ont été absents une seule journée pendant le temps de la passation. Preuve, s'il en fallait une, que cette évaluation n'est pas un outil pour construire une aide individualisée pour les élèves
(contrairement aux évaluations d'avant Darcos) mais une compilation de chiffres dont le but est tout autre. D'ailleurs aucun logiciel n'a été pensé pour permettre aux enseignants des classes de CM2 d'exploiter les résultats (encore une foi, contrairement aux évaluations d'avant Darcos ). 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 14:52

In C'est Classe ! 

Retenues sur salaires, promotions bloquées, mutations ... Rien n'y fait: les enseignants "désobéisseurs" persistent. Ils viennent de signer un appel contre les évaluations nationales qui débutent le 18 janvier pour les CM2 et sont prévues en mai pour les CE1. Simultanément, ils font appel de leurs sanctions devant les tribunaux administratifs et souvent l'emportent. Comme Erwan Redon, à Marseille, dont le déplacement d'office a été suspendu.


Darcos conférence de presse 22 janv 09Mises en place en 2009 par Xavier Darcos, alors ministre de l'Education, ces évaluations ont été

contestées dès le début, aussi bien par les syndicats, les parents d'élèves, les désobéisseurs. C'est la voie ouverte à une mise en concurrence des écoles, estiment les opposants. Ils ne croient guère aux assurances du ministère selon lequel les résultats des établissements ne seront jamais diffusés.


Ces évaluations sont aussi jugées mal faites. Pour les CM2 notamment, elles viennent trop tôt, disent les opposants. L'an dernier, elles portaient même sur des parties du programme qui n'avaient pas encore été abordées. Enfin leur système de notation sommaire - bon ou faux - ne permet pas d'évaluer en finesse le niveau des élèves ni leurs compétences.

 


En juin dernier, le ministère avait présenté comme une victoire le fait que malgré le tollé, il avait reçu près de 70% de résultats de ces évaluations. Ce qui laissait tout de même 30% d'enseignants rétifs. De plus, selon certains, les inspecteurs, soucieux de jouer un rôle tampon entre leur hiérarchie et les profs, auraient fait remonter des évaluations faites partiellement, et pas selon les règles. 


"Evaluations: toujours sans nous !". Dans leur
lettre adressée le 6 janvier au ministre Luc Chatel, ils demandent "une remise à plat du dispositif" et l'ouverture d'une concertation.  appel , 200 maîtres du primaire revendiquent ouvertement leur opposition. Ils invitent aussi leurs collègues à s'y opposer "selon les modalités de leur choix: boycott, simple passation des compétences déjà travaillées, notation plus intelligente, autre usage des documents".... Ils leur demandent en outre "de ne transmettre aucun résultat ou, s'ils le font, sous des formes non exploitables".


Parmi les signataires, on trouve Alain Refalo qui vient de publier un
livre expliquant le sens de la lutte des "résistants pédagogiques". Une vingtaine de personnalités - Philippe Meirieu, le professeur Hubert Montagner, Roland Gori, initiateur de l'Appel des Appels, etc - ont apporté leur soutien.


Les trois principaux syndicats du primaire - le SNUipp-FSU, le Sgen-CFDT et le SE-Unsa - demeurent hostiles à ces évaluations. Mais le ton est plus vague. Dans une

 


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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 14:46

AVIS SUR LES PROCEDURES D’EVALUATION DES  ELEVES DE L’ECOLE ELEMENTAIRE
EN CE1 ET EN CM2

 

par Hubert MONTAGNER

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/PublishingImages/2008/montagner.jpg 

 

 

Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur du Laboratoire de Psychophysiologie de la Faculté des Sciences et des Techniques de Besançon, ancien Directeur de Recherche à l’INSERM et ancien Directeur de l’Unité 70 “Enfance Inadaptée” de l’INSERM, j’ai une expérience de plus de trente cinq ans dans la conduite d’études longitudinales avec des enfants de différents âges. Dans ce cadre, mes collaborateurs et moi-même avons élaboré et mis en oeuvre des démarches, méthodes, protocoles et techniques reproductibles d’un jour à l’autre, d’une semaine à l’autre, d’un mois à l’autre … et vérifiables par d’autres équipes de recherche. Ces études ont permis notamment d’objectiver, de quantifier et d’évaluer à différents moments de l’année, et d’une année à l’autre, les comportements, interactions, systèmes de communication, rythmes et modalités de traitement de l’information chez des enfants accueillis à la crèche, à l’école maternelle ou à l’école élémentaire, à la fois dans leurs différents lieux de vie (domicile familial, structures éducatives…-), et dans des situations contrôlées de « laboratoire ». Pour plus de précisions, on peut consulter les articles publiés dans différents périodiques internationaux à comité de lecture, et donc validés par des pairs.

Soucieux du développement de l’enfant au fil de l’âge dans ses différents lieux de vie et d’éducation (parfois de soins), y compris à l’école primaire, j’ai pris connaissance des conditions dans lesquelles les évaluations scolaires avaient été réalisées au milieu de l’année scolaire 2008-2009 dans les écoles de la FRANCE. Pour un scientifique (on peut élargir à l’ensemble de la communauté scientifique sans risquer de se tromper), il est clair que les résultats des évaluations effectuées avec des élèves de CE1 ou de CM2 n’ont pas de valeur ni de crédibilité. En effet, ils ne peuvent  conduire à des conclusions fiables qui aboutissent à une connaissance réelle du comportement, des performances et du niveau des élèves, quelle que soit la classe, à cause des biais multiples qui entachent les résultats. On peut ainsi souligner les plus évidents :

 

1. une évaluation-bilan au cours d’une année scolaire ne peut avoir de signification et de sens que si elle permet de comparer chaque enfant à lui-même et à ses pairs de la même classe dans des situations et environnements identiques, à deux moments au moins de l’année scolaire et séparés par un intervalle suffisant pour cerner au mieux les évolutions temporelles qui peuvent être liées à l’âge, aux processus de développement, à la dynamique des constructions cognitives, à un changement de pédagogie, à des apprentissages de différente « nature » et complexité … Si on affirme qu’elle peut être utile et porteuse d’informations, une évaluation-bilan crédible pourrait être organisée par exemple au début et à la fin de l’année scolaire. Le premier moment pourrait être la mi-octobre alors que les enfants-élèves sont bien “installés” dans leur classe depuis environ un mois, qu’ils sont désormais familiarisés au maître et à sa pédagogie, mais aussi aux pairs, et qu’ils ne sont pas encore trop fatigués par les « rythmes scolaires » qui leur sont imposés. Un deuxième moment pourrait se situer au mois de mai ou au début de juin, avant que les enfants ne soient intellectuellement « saturés » par la succession des journées scolaires les plus longues, stressantes et épuisantes du monde, et qu’ils ne soient démobilisés à l’approche des vacances d’été. On pourrait alors mieux cerner à six-sept mois d’intervalle les progressions, « désorganisations », “régressions”, “paliers”, fluctuations ... des comportements et “performances” des différents enfants dans telle ou telle “matière” en fonction de l’âge, du développement individuel, des constructions cognitives, des acquisitions successives … mais aussi des événements survenus entre les  évaluations (changement de maître, changement de méthode pédagogique, problèmes familiaux, maladie, facteurs climatiques et saisonniers ...). Or, au cours de l’année scolaire 2008-2009, il n’y a eu qu’une seule tentative d’évaluation. Sans aucune justification ou explication sérieuse, elle a été programmée arbitrairement en plein hiver au milieu de l’année scolaire. Le choix de ce moment ne repose sur aucune hypothèse crédible, ou alors il faudrait le comparer au début et à la fin de l’année scolaire. Ce qui, bien évidemment, n’est pas souhaitable ni réalisable ;

 

2. Comme dans tout processus d’évaluation, une évaluation-bilan ne peut conduire à des résultats comparables selon que les « tests », « tâches », « exercices » … sont organisés à tel ou tel moment de la journée. La recherche scientifique a en effet largement démontré que, dans toutes les classes d’âges explorées de la petite enfance au CM2 de l’école élémentaire, le niveau de vigilance, les capacités d’attention, la réceptivité, la disponibilité, les comportements et les capacités de traitement de l‘information varient d’un moment à l’autre de la journée. Par exemple, ils ne sont pas les mêmes à 09h00, 11h00, 14h00 et 16h00. Or, si on se fonde sur les informations transmises par les écoles, les « épreuves » ont été organisées à n’importe quelle heure … quand elle est précisée. Globaliser les résultats sans tenir compte de l’heure de « passation », est une supercherie. En outre, ils ne sont pas les mêmes au cours des différents jours de la semaine. On peut faire l’hypothèse forte que, si on avait tenu compte de cette évidence, les résultats auraient été différents si les évaluations s’étaient déroulées un lundi, un mardi, un jeudi ou un vendredi, le matin ou l’après-midi. Les enfants-élèves ne sont pas des machines également disponibles et « performantes » aux différents moments de la journée, de la semaine … et de l’année ;

 

3. puisqu’il s’agit de procéder à de nouvelles évaluations nationales, comment pourrait-on comparer l’année 2008-2009 à l’année 2007-2008, alors que les consignes, conditions et environnements n’ont pas été les mêmes ? Il en sera de même pour la comparaison éventuelle entre l’année 2008-2009 et l’année 2009-2010. Dès lors, comment pourrait-on conclure à une amélioration ou une dégradation des « résultats scolaires » d’une année à l’autre, à deux ou trois années d’intervalle, tous les dix ans …? A moins qu’il n’y ait des manipulation des résultats en fonction des objectifs fixés par le Ministère de l’Education Nationale ?;

 

4. on m’a rapporté que les conditions des passations au cours de l’évaluation-bilan de l’année 2008-2009 (consignes, durée, mutisme du maître ou explications complémentaires, corrections des fautes par le pédagogue ou non ...) ont été très variables d’une classe ou d’une école à l’autre. Au point que personne ne peut les définir avec un minimum de rigueur, notamment dans le cadre éventuel d’un document officiel du Ministère de l’Éducation Nationale qui vaudrait pour tout le territoire national. En outre, comment pourrait-on comparer les passations complètes aux passations partielles ? Comment pourrait-on comparer les « performances » des enfants « lents » à celles des enfants qui réagissent sans délai aux attentes et directives du maître, surtout dans une situation nouvelle. Il leur faut en effet plus de temps pour mobiliser leurs capacités d’attention, pour traiter l’information, pour organiser une ou plusieurs réponses, pour réaliser la « tâche» … alors que leurs mécanismes et  processus cognitifs peuvent être tout aussi fonctionnels, et que leurs constructions intellectuelles sont comparables. Enfin, à partir de quels critères et données les tests, tâches, exercices … ont-ils été choisis ou élaborés ? Tout cela n’est pas sérieux. C’est la crédibilité des évaluations organisées par la France au sein de l’école qui se trouve engagée, en particulier aux yeux des organismes européens et autres qui s’efforcent d’objectiver les résultats des écoliers à l’école élémentaire ;

 

5. On m’a également rapporté que des résultats ont été falsifiés ou “inventés”, parfois à la demande des Inspecteurs de circonscription, parfois par les Inspecteurs eux-mêmes ... pour satisfaire les attentes de la hiérarchie, en l’occurrence l’inspecteur  d’académie, les technocrates du Ministère qui ne connaissent pas les exigences d’une évaluation vérifiable et rigoureuse, et le Ministre lui-même. Je ne peux croire que cela soit vrai.

 

Tout concourt à la conclusion que les évaluations-bilans sont des opérations fausses qui ne veulent “rien dire”, à moins qu’elles ne cachent des arrières pensées politiques. C’est indigne de prendre les élèves en otage, de tromper leur famille et de créer le trouble dans les familles et à l’école avec des comparaisons inévitables des résultats obtenus par les différents enfants de la même classe ou d’une autre classe. C’est indigne de dénaturer les missions des enseignants. L’Éducation Nationale se déshonore en organisant une mascarade, ou en la couvrant, et en sanctionnant les professeurs des écoles qui ne veulent pas se prêter à un jeu indigne, à la fois parce qu’ils ont leur conscience de professionnel et d’humaniste pour eux, et parce qu’ils n’ont pas besoin d’une évaluation formelle pour connaître les acquisitions ou déficits cognitifs de chaque enfant, ses capacité de mobilisation des ressources intellectuelles et les insuffisances ou freins qui l’empêchent de comprendre et d’apprendre. En outre, un nouveau fichier informatique est objectivement constitué et donc accessible à tous pour « étiqueter », « cataloguer », voire « stigmatiser » les enfants … les familles  et les écoles. Transmis à la hiérarchie de l’Education Nationale, il pourra être ouvert par d’autres personnes et d’autres Administrations, puis « exploité » à des fins politiques.

 

Avec les évaluations-bilans, l’école perd un peu plus de son âme, de sa crédibilité et de son humanité. Il est temps de refonder l’école pour qu’elle ne “marche plus sur la tête”.

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 14:40

ÉVALUATIONS: C'EST TOUJOURS NON!

 

C03-03.jpgL'année dernière, les évaluations de CM2 et de CE1 ont provoqué une indignation générale. A la fois pour des raisons qui tiennent à la nature de l'épreuve, pour la confusion entre bilan et diagnostic qu'elle aggrave, pour ses questions sur une partie du programme non étudiée, des items non adaptés aux cursus général des élèves, le codage binaire des réponses, l'impossibilité de renseigner à partir de ce test sur les compétences réelles des élèves, et bien sûr le caractère ultra sélectif de certains items et du temps accordé. A cause aussi du but avoué  par la Direction des écoles, d'être le moyen de vérifier la bonne application des « nouveaux programmes » dont personne ne veut, et de servir de critère pour la mise en place de l'aide personnalisée, alors que justement la forme du test ne permet pas de comprendre d'où viennent les difficultés rencontrées par les élèves.


 
Et puis  pour des raisons plus essentielles qui tiennent à la fonction que les évaluations jouent dans la politique gouvernementale; le fait qu'elles soient sans cesse présentées de manière hégémonique et contraignante comme « outil de mesure par les résultats pour gouverner ».


Ces critiques émanant des enseignants, comme des parents d’élèves, ont donné lieu à de nombreuses tentatives pour empêcher leur mise en place : boycott, refus de faire passer certains items, refus de faire remonter les résultats, confiscation des livrets d’évaluation par des parents d’élèves, grève des enseignants concernés le jour de passation de ces « examens ». Toutes ces stratégies ont été largement freinées par la timidité du soutien des centrales syndicales et par les pressions exercées par les inspecteurs sur les enseignants récalcitrants mais souvent isolés. En de nombreux endroits, les résultats ont malgré tout été faussés ou ne sont pas remontés, ce qui n’a pas empêché les inspections de les mettre en avant pour valoriser ou menacer certaines écoles et obliger les RASED à en faire leur principal outil d’analyse et de fonctionnement.
Les critiques qui ont été faites l’année dernière sont toujours d’actualité dans la mesure où le ministère compte renouveler l'expérience telle quelle.


De toutes façons, la justification générale de toute évaluation depuis 89 , et qui est de nouveau avancée par Darcos de « mesurer objectivement les acquis des élèves », n'est plus en fait qu'une vague incantation rituelle dépourvue de toute réalité, un simple alibi pour ce qui est une opération de pouvoir, de disqualification, de gestion autoritaire de ce que doit devenir l'école soumise à la culture du résultat, la mesure de la performance, le classement et la comparaison, l'assignation à des normes de réussite, tant pour les élèves que les enseignants et les établissements.


Les conditions de passation largement détournées, adaptées, hétérogènes, la diversité des formes de remontée des résultats, 22% officiels de non remise des livrets, les pressions et menaces sur certains IEN pour carrément trafiquer les résultats, le fait que l’administration ait voulu à tout prix les utiliser malgré leur peu de fiabilité et leur non sens montre bien que l’objectif affiché de « mesurer les acquis » n’est qu’un prétexte, et que l’objectif est bien ailleurs. 


Dans l’ensemble de la fonction publique, l’évaluation des personnels devient un outil de contrôle et de gestion essentiel, et il serait étonnant que l’Education Nationale échappe à cette logique.

Ces évaluations nationales de masse sont amenées à être un des instruments privilégiés d’un fonctionnement au mérite (classement des écoles puis des enseignants), et d’une politique d’économies et de surveillance. A terme, l'objectif visé est de mettre au pas les enseignants afin de revenir aux fondamentaux d’une école française dont nous ne voulons plus : produire de la différentiation, sélectionner, trier, orienter, reproduire les inégalités sociales et reléguer le plus grand nombre, tous les "inaptes" à la discipline scolaire.

C’est pour cela que nous pensons que tous les enseignants doivent manifester leur refus de mettre en place ces  évaluations. Et seule la grève peut empêcher concrètement leur mise en place et éviter les pressions individuelles exercées sur les enseignants de CM2 et de CE1. De plus la grève est toujours l’occasion de débats entre enseignants et avec les parents, pour qu’ensemble nous puissions à nouveau nous autoriser à réfléchir à l’école que nous voulons et à celle que nous refusons.

Nous proposons aussi que les retraits de salaires soient, comme cela a été le cas pour ceux qui ont refusé la mise en place de l’aide personnalisée ou le fichier Base Elève, pris en charge par la solidarité. Nous devons créer des caisses de grèves alimentées par des évènements festifs et des appels à dons cela a largement fait ses preuves l’année dernière.

Il faut construire une résistance collective, pour continuer à refuser ce qui nous semble contraire à l’intérêt des élèves et à nos intérêts de travailleurs.


Soyons tous en grève les jours des évaluations.
Donnons-nous les moyens de la solidarité financière.
Créons le débat autour de notre école, avec tous ceux qui sont concernés par son avenir.

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
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