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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 15:51

In Café Pédagogique

 

 

Par Sylvain Grandserre


"Qui a besoin de ces évaluations ?" interroge Sylvain Grandserre, maître d'école. Mise en place par Xavier Darcos, ces évaluations n'en finissent pas de susciter des réactions vives. Les enseignants critiquent la procédure et soupçonnent une volonté de mettre en concurrence les écoles. Après un large boycott en 2009 et une fronde en 2010, Luc Chatel avait promis de réviser les évaluations nationales. Et de fait il a chargé la DEPP (Division des études du ministère) d'assister la Dgesco dans la conception des futures évaluations. Une consultation des syndicats et des parents a été organisée. Mais finalement la date des évaluations 2011, janvier, arrive avant que ce processus soit arrivé au bout. Le 14 décembre, la Fcpe exigeait de nouvelles évaluations. Au nom de "L'appel  des 200 maîtres contre les évaluations nationales", Sylvain Grandserre demande de "vrais" outils d'évaluation.


Les inspecteurs de circonscription du primaire adressent aux écoles les premières informations relatives aux prochaines évaluations nationales de CM2 prévues en janvier 2011. Il s'agit du calendrier des différentes étapes : passation des épreuves, saisie des résultats, transmission des informations aux parents puis à l'administration.


Mais, ne manquerait-il pas l'essentiel ?


1/ Pourquoi s'entêter, quand ça n'a aucun sens, à faire passer des évaluations à cette période ? En effet, les élèves auront repris depuis peu, après des vacances connues pour être particulièrement fatigantes (surtout avec une reprise dès le 3 janvier !). Quant aux parents, ils auront pour beaucoup déjà reçu un bilan du 1er trimestre.


2/ Qui en a besoin ? Ces évaluations sont beaucoup trop tardives pour être un diagnostic et bien trop précoces pour établir un bilan.


3/ Un autre mode d'évaluation que le binaire "bon/faux" va-t-il  enfin être retenu ? Ainsi, même des évaluations académiques de langues vivantes utilisent 4 degrés (il en faudrait certainement 5 en comptant l'absence de réponse). En attendant, ce procédé ne prend pas en compte à leur juste valeur la majorité des réponses qui sont le plus souvent dans l'entre-deux.


4/ Va-t-on encore devoir évaluer les élèves sur des notions non étudiées ? S'il nous est répondu que toutes les compétences relèvent du CM1, alors pourquoi attendre pareille période ?


5/ Quelle fiabilité accordée à ces évaluations ? En plus d'être inexploitables, on sait qu'elles ont provoqué dans les classes concernées des réactions révélatrices du malaise ambiant : bachotage, révisions très ciblées à la maison, exercices proposés une première fois à blanc, réponses au tableau en QCM, correction très avantageuse, temps imparti dépassé, etc.


De plus, l'an dernier, le ministère avait finalement avoué avoir dû procéder à une « correction statistique » des résultats (bonjour la valeur scientifique !) car les épreuves  avaient été rendues difficiles pour voir jusqu'où on pouvait pousser les meilleurs (les élèves en difficulté ne lui disent pas merci...).


6/ Quelle utilisation sera faite des chiffres collectés ? On voit qu'en Angleterre, la question du boycott est également posée, avec d'autant plus d'urgence que des écoles aux performances insatisfaisantes sont menacées de fermeture.


7/ Quelles garanties a-t-on sur les risques de comparaison, de mise en concurrence, de classements d'école (mince, j'ai donné la réponse à la question précédente, désolé !) ?


8/ Enfin, si ces évaluations font partie du service obligatoire, pourquoi alors récompenser ceux qui les font passer par une prime ?


Le ministère avait prétendu vouloir laisser la porte ouverte à d'autres propositions. Dès lors, la reconduite à l'identique de ces évaluations serait d'autant plus regrettable que de nombreuses voix se sont fait entendre ces deux dernières années (enseignants, parents, formateurs, universitaires), non seulement pour condamner l'absurdité de ce dispositif, mais aussi pour réclamer des outils d'évaluation au service de la réussite des élèves. Est-ce vraiment trop demander ?


Sylvain Grandserre

Maître d'école - Porte-parole de l'appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales

Co-auteur de "Faire travailler les enfants à l'école"



Dossier Evaluation CM2

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/evaluat[...]

Tout ça pour ça ?

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/p[...]

FCPE : L'E.N. au milieu du gué

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/leleve/Pages/2[...]

Xavier Pons : Sans évaluation on prive les familles d'une politique éducative nationale

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Page[...]

La FCPE veut de nouvelles évaluations dès cette année

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/12[...]

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 18:29

In Libération

 

Portrait

Véronique Decker. 53 ans, directrice d’école.

Véronique Decker

Véronique Decker (Jérôme Bonnet)

 

«Je suis d’abord une militante pédagogique, pour une école publique de qualité où on avance ensemble sans se lâcher la main, et non une école "de la réussite". Je me suis engagée avec une bonne partie de l’équipe de l’école, car c’est dans nos quartiers - nous sommes à Bobigny, en Seine-Saint-Denis - que les effets des réformes sont les plus violents. Nous refusons les évaluations de CE1, de CM2 et la prime de 400 euros par enseignant qui va avec. Elles sont absurdes : contrairement aux anciennes évaluations de CE2, qui nous permettaient de voir ce que les gamins avaient acquis, même partiellement, on voit seulement ce qu’ils savent ou ne savent pas. Ce sont les prémisses d’un filtrage des élèves. Ensuite, nous refusons d’appliquer l’aide personnalisée comme elle est prescrite : prendre six élèves en difficulté pour leur faire refaire ce qu’ils n’ont pas compris. Nous, nous aidons tous les élèves qui en ont besoin.

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:55

C'est au tour des Grandes Sections de maternelle d'être évaluées...

 

On trouvera la grille individuelle de bilan des acquis, l'aide à la passation et sur le site Eduscol l'évaluation proprement dite.

 

A quand l'évaluation intra-utérine et l'expertise ADN ? 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 08:16

In L'Humanité


0.jpgL’évaluation nationale des CE1 a commencé hier. Une démarche critiquée par nombre d’enseignants.
L’évaluation nationale des élèves des classes de CE1 dans les écoles primaires de l’Hexagone a commencé hier malgré les réticences de nombreux enseignants. Le scepticisme est tel que la CGT Éduc’Action et SUD éducation 92 ont appelé les enseignants à faire grève plutôt qu’à participer à ce test national basé « sur une logique de performance et de mérite », qui pourrait déboucher sur une « mise en concurrence des écoles ». Le Snuipp, principal syndicat du primaire, n’appelle pas au boycott mais n’en tient pas moins un discours très critique contre cette initiative.

 

« Les enseignants ont un double sentiment. Ils ont un gros doute sur son caractère scientifique. Les résultats de l’évaluation des CM2, qui était organisée en janvier, sont si mauvais – les exercices étaient mal calibrés, trop difficiles ou faisant appel à des notions pas encore enseignées – que le ministère les a changés. Les enseignants doutent aussi de l’utilité de la démarche », révèle Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp. Pour savoir si le système éducatif fonctionne, le syndicat prône un travail à partir d’un échantillon d’élèves, tous placés dans les mêmes conditions et en présence d’examinateurs.

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 20:17

In Quelle Ecole pour Demain ?


echecNous voici donc devant la version math 2010 de ces nouvelles évaluations. Les remarques ci-dessous reprennent en partie l’analyse 2009 : certains éléments n’ont malheureusement pas vraiment progressé.

REMARQUES GENERALES.

Temps de passation.

Les élèves de CE1 ont toujours moins de 8 ans, à moins de redoublement. Leur expérience de l’école primaire date le plus souvent d’un peu plus de dix-huit mois !

 

Les trois séquences présentées en mathématiques sont prévues pour une durée de 30 mn (cinq minutes de plus qu’en 2009). L’accumulation des exercices sur ce temps réduit est la même que l’année dernière.


- 7 exercices différents pour la séquence 1
- 7 exercices pour la séquence 2
- 6 exercices pour la séquence 3.

 

Temps moyen : 5mn, pour comprendre ce qui est demandé, se mettre en action, répondre...

(Même nombre total qu’en 2009 : 20.)

 

Peut-être que les concepteurs de ces tests ne savent plus très bien qu’est un enfant de cet âge, mais la succession soutenue de ces multiples demandes sur un temps si limité, l’accumulation d’exercices non terminés pour les plus lents et comportant parfois des difficultés qui les rendent inabordables, même pour de bons élèves, ne peut que conduire à un découragement progressif.

Les maîtres qui s’en tiendront rigoureusement aux temps préconisés risquent de mettre une bonne partie de leurs élèves en difficulté. Les autres sortiront de la rigueur de passation préconisée...

Nous avons déjà démontré combien il était absurde de vouloir comparer ce qui ne peut être comparable. (1)

Consignes de passation.

Il est demandé aux enseignants de décrocher les affichages lors des tests, ce qui peut sembler étrange : c’est déjà une vraie compétence d’élève de savoir utiliser des outils d’aide pour ses recherches.

En moyenne, les consignes sont données à l’oral, mais aucun exercice ne commence par un exemple. Cela fait que la compétence principale évaluée et non acquise pour certains élèves sera : compréhension de consigne orale.

Codage de correction.

Nouveauté par rapport à l’an dernier : il a été introduit le codage 9 pour les « autres réponses » (comprendre : réponse fausse, ne permettant pas d’obtenir 1), et le code A : élève absent. Le code 0 est réservé aux non-réponses.

On peut donc à présent identifier l’élève absent et celui qui n’a pas répondu.

Donc, pour l’élève qui aura commencé à répondre, le codage reste binaire, c’est 1 où 9. Ce manque de nuance pose problème dans les exercices complexes ou réitérés. Que l’enfant ait 2 ou 6 réponses fausses sur 6, cela donne le même résultat : item non réussi.

Evaluation en calcul et problèmes dits "concrets".

Les items de numération et de calcul correspondent aux exigences des nouveaux programmes en CE1. Cependant, il est bon de rappeler que dans les programmes 2002, seule la technique de l’addition était étudiée de façon systématique à ce niveau.

Des situations de soustraction, de répétition de quantités (multiplication), de partage (division) étaient abordées dans les "anciens" programmes, mais plusieurs procédures étaient acceptées pour trouver le résultat. Le sens de l’opération était privilégié par rapport à son aspect technique.

Cette approche s’est inversée dans les programmes 2008, qui ne suppriment pas l’approche du sens des opérations mais alourdit considérablement les exigences en terme de technique opératoire.

Le temps n’étant pas élastique et la semaine ayant par ailleurs été raccourcie, l’entraînement en technique opératoire se fait nécessairement au détriment de la résolution de problème et la construction d’une démarche personnelle.

La surreprésentation de la multiplication et de la division dans ces évaluations peut poser question.

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 17:26

In Café Pédagogique

 

L'Angleterre est sans gouvernement. Depuis le 10 mai elle est aussi sans évaluation nationale de CM2. D'après la presse britannique, des milliers d'écoles  participent au mouvement de boycott des tests de fin du primaire.

 

Ces tests ne sont passés qu'en Angleterre à la fin du CM2. Ils devaient commencer lundi 10 mai. Ils sont utilisés pour réaliser un classement national des écoles qui permet ensuite aux parents de choisir leur école. C'est cette mise en concurrence des écoles que veulent détruire deux syndicats l'Association nationale des directeurs d'école (NAHT) et le syndicat des enseignants NUT.

 

Ils reprochent aux tests d'affaiblir l'enseignement parce que les écoles finissent par "enseigner pour les tests" et négligent les matières autres que l'anglais et les maths, seules disciplines évaluées. Ils pensent que les enseignants sont à même d'évaluer justement le niveau des enfants. Ils estiment que si une évaluation de performance du système éducatif est nécessaire , elle peut être faite sur échantillons.


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 20:03

In Café Pédagogique


echecLes tests donnent aux enfants le droit à passer des examens, pas à avoir une "vraie éducation" a déclaré la secrétaire générale du NUT, le principal syndicat d'enseignants britannique. Selon elle, ils réduisent les enfants à "un misérable tas de données mesurables formés dans un modèle mécanique d'éducation"

Le NUT a invité les enseignants à voter pour ou contre ces évaluations nationales. Et voilà qu'un rapport parlementaire vient de soutenir leur mouvement en montrant que la publication de ces évaluations ruine les efforts de certaines écoles pour construire des cours innovants. "Le gouvernement ferait mieux de faire confiance aux enseignants et de les soutenir plutôt qu'entretenir une telle batterie de tests", affirme le rapport.

 


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 19:11

In Café Pédagogique


eval1Pour Sylvain Grandserre les évaluations de CM2 manquent , cette année encore, de sérieux scientifique. Il invite à une refonte totale de ces évaluations pour en faire un appui aux pratiques des enseignants.

 Les résultats des évaluations nationales de CM2 qui ont eu lieu en janvier dernier ont été rendus publics le mardi 30 mars 2010. De la communication qui en a été faite, ressortent plusieurs  informations importantes qui donnent une fois encore raison à tous les signataires et soutiens de l'appel contre ces évaluations.

Ainsi a-t-on appris par un communiqué du Snuipp (Café pédagogique du 2 avril 2010) que « le ministère reconnaît des défauts dans l'évaluation CM2 ». Il lui en aura fallu du temps ! En effet, « les exercices proposés étaient beaucoup plus difficiles que l'an dernier » au point que « les services du ministère ont dû procéder à une correction statistique pour assurer une comparabilité des deux évaluations ». Bref, entre des classes qui bachotent et parfois bidouillent et des statisticiens qui bricolent, on se demande bien quel intérêt scientifique peuvent avoir de telles évaluations !

D'ailleurs, si des scientifiques se penchent un peu plus sur le détail des résultats, ils risquent de tomber de haut ! Et pour cause puisque les résultats comparés académie par académie entre 2009 et 2010 sont stupéfiants.  Par exemple, en mathématiques, dans l'académie de Lille, alors qu'il n'y avait que 24 % des élèves qui avaient des "acquis très solides" en 2009, ils sont 36 % en 2010 (la moyenne nationale n'a pas changé) ! Même phénomène dans la plus grande académie de France, celle de Versailles où la proportion de ces élèves passe de 35 % à 45 %. Devant de tels progrès, il conviendrait de dépêcher immédiatement une équipe de recherche pour comprendre comment ils sont obtenus et tenter de généraliser ce phénomène… S'il s'agit là d'un exemple des heureux effets de la "correction statistique", il serait bon d'en rendre publique la formule pour que tous les maîtres de CM2 puissent la pratiquer sans délai.


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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 18:30

In The Guardian 23-03-2010


http://www.editorsweblog.org/analysis/guardian%20logo.jpg

 

Les professeurs principaux en Angleterre s’apprêtent aujourd’hui à enclencher une bataille avec le prochain gouvernement quelque soit sa couleur politique. Des milliers d’entre eux ont l’intention de boycotter les tests nationaux pour les élèves âgés de 11 ans après les prochaines élections (législatives, prévues le 6 mai [Ndlr]).

Les syndicats ont appelé les milliers de directeurs d’écoles (et leurs députés) à se prononcer par un vote en faveur d’un boycott des tests de maths et d’anglais, connus sous le nom de « Sats », et sur lesquels devront plancher 600 000 élèves pendant une semaine à partir du 10 mai.

Ce boycott pourrait donc être le premier conflit auquel le nouveau gouvernement sera confronté dès son élection.


« frustrer l’administration »


Les [principaux syndicats enseignants – la NUT (National Union of Teachers) et la NAHT (National Association of Head Teachers) ont demandé aux enseignants s’ils seraient d’accord de « frustrer l’administration » de ces tests.

« Si nous avons un résultat favorable au vote, et nous sommes confiants, nous publierons des consignes de ce que ne devront pas faire les enseignants ; ce qui privera l’administration de ces tests » déclare Christine Blower, la secrétaire générale de la NUT.

En janvier, un quart des membres de la NUT ont répondu à un vote initial. Les trois-quarts de ces votants se sont prononcés pour un boycott.


Les partis sont favorables aux tests.


Le parti travailliste et les conservateurs sont favorables aux tests [Sat].

L’année dernière, Gordon Brown s’était adressé personnellement aux enseignants en leur demandant de ne pas les boycotter. Ed Balls, le Secrétaire aux écoles, a annoncé des reformes concernant ces tests pour l’année prochaine. Ils seront publiés avec les annotations des enseignants en plus des notes données par les correcteurs externes.

Les Tories projettent de transférer les tests en première année de l’école secondaire et de les faire corriger par les enseignants, plutôt que par des examinateurs externes.


Stigmatisation, dressage.


Mais les syndicats veulent les mettre au rebut.

Pour eux, les tests sont utilisés pour remplir des tableaux de résultats par école « sans intérêt ». Ils stigmatisent les établissement qui comportent un grand nombre d’élèves en difficulté et transforment la dernière année de l’école primaire en un dressage pour les examens.

Lors de sa conférence annuelle à Liverpool le mois prochain, le syndicat demandera aux enseignants d’adopter une motion demandant la suppression de « Sats ».

Cette motion, proposée par des enseignants de Waltham Forest, dans l’est de Londres, stipule : « Nous pensons que nous devons nous tourner vers un système où l’évaluation est vraiment au service de l’apprentissage. Les « league tables » sont à l’origine d’un déclin de l’intérêt pour la lecture et pour les apprentissages chez les enfants. En abolissant Sats, nous faisons un premier pas vers un vrai progrès. »

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:53

Appel 200 maîtres: pas de remontée pour les évaluations qui nous descendent

evaluation1.jpg

Pas de remontée pour des évaluations qui nous descendent !


Une fois encore, le dispositif d'évaluation nationale pour le premier degré, tel qu'il est imposé par le ministère dans les écoles, aura généré nombre de réactions hostiles de parents, d'enseignants et d'universitaires, largement reprises dans les médias. L'opposition à ces évaluations, fédérée autour de l'appel des 200 maîtres, aura été évoquée à chaque traitement de ce sujet dans la presse. On ne peut que s'en réjouir. Il faut dire que nous avons été grandement aidés par la brutale décision de l'Inspection Académique de Limoges de retirer de sa classe un enseignant ne respectant pas à la lettre le protocole de passation des épreuves. Mais là encore, notre mobilisation a payé puisque ce collègue a finalement été autorisé à reprendre ses cours la semaine suivante sans subir la moindre sanction.

Nous avions invité les enseignants à agir en leur âme et conscience par les modalités qui leur semblaient les plus appropriées : boycott, autre utilisation des livrets, passation des seuls items travaillés en classe, autre mode de notation. Mais l'essentiel est à venir avec la non communication des résultats à l'administration, et ce pour trois raisons majeures.

Tout d'abord, c'est uniquement face à l'opposition rencontrée que le ministère déclare qu'il « ne ferme pas la porte dès lors qu'il sera démontré qu'une autre formule est meilleure" et qu' « une réflexion pourra s'engager à partir des critiques constructives ». A n'en pas douter, le respect des procédures de saisie comme de remontée serait utilisé par les communicants du ministère pour faire croire que tout s'est bien passé.

Ensuite, la transmission accrédite l'idée que tout désormais devra être recensé au niveau national sans garantie de l'utilisation qui en sera faite, tout comme pour le trop délicat fichage élèves-familles du logiciel base-élèves imposé aux directeurs. Cette vision technocratique doit nous interpeller tant notre système tend vers la déshumanisation de son organisation.

Enfin, à l'heure de la suppression de la carte scolaire et des discours sur le salaire au mérite, chacun mesure combien la constitution de telles données chiffrées pourrait servir à l'élaboration de classements d'écoles et autres palmarès repris dans la presse. Il y a le précédent du magazine Le Point (en 2006) qui avait obtenu au tribunal les « chiffres secrets » des violences dans le secondaire sans que le ministère ait pu l'en empêcher. L'an dernier est apparu le classement des évaluations nationales par académie largement commenté dans les journaux régionaux. Et n'allez pas croire comme il est dit que cela serve à ajuster les moyens aux besoins puisque des académies en difficulté comme la Guadeloupe et la Martinique perdront tout de même des postes à la rentrée prochaine ! Alors, veut-on voir fleurir des informations de ce type qui mettraient immanquablement les écoles publiques et leurs enseignants en concurrence ?

Au moment où beaucoup se plaignent de leur impuissance à se faire entendre du ministère, voilà une occasion à ne pas rater d'imposer au ministre la reconstruction d'un autre dispositif d'évaluation, diagnostique cette fois-ci, capable de nous aider à mieux comprendre les difficultés constatées, élaboré en concertation avec les professionnels. Ainsi sera-t-il enfin, comme initialement prétendu, au service des élèves, des enseignants et des parents.

Sylvain Grandserre - Porte-parole de l'appel des 200 maîtres - le 1er février 201
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