Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 18:05

 

In Snuipp

 

 Lors du conseil des ministres, le ministère de l’Education nationale a rendu publics les résultats 2011 des évaluations de CE1 et de CM2.

 

Sans nuance, le ministre insiste sur les progrès accomplis en français comme en mathématiques par rapport aux deux années précédentes. Il affirme surtout que cette évolution est le fruit de sa politique éducative : nouveaux programmes avec « un recentrage sur les fondamentaux », aide personnalisée. A vouloir trop en faire, l’exercice de communication finit par être grossier. Bientôt, on nous ferait croire que le saccage de la formation initiale et continue des enseignants, les suppressions de postes constituent un bien pour l’école et la réussite des élèves.

Il aurait sans doute fallu plus de sérieux et de prudence dans l’analyse des résultats. L’épisode de l’an dernier qui avait amené le ministère à introduire un coefficient correctif pour compenser la baisse des résultats en mathématiques fait planer un doute sur la rigueur scientifique de l’opération. Comment tirer des conclusions définitives de réussite du système sans s’interroger sur les conditions de préparation et les contenus des épreuves ? Quel rôle ont joué les entrainements aux mêmes types d’exercices ? Peut-on mesurer les performances de l’école en se focalisant seulement sur quelques compétences ?

Le jeu du ministère est dorénavant clair. Ces évaluations ne constituent pas un outil au service des élèves mais elles sont utilisées comme une opération de communication savamment orchestrée. Publiées fin juin, elles ne seront pas exploitables dans les classes pour aider les élèves. Le SNUipp-FSU rappelle que cette méthode n’est pas la bonne. A nouveau, il demande un retour à des évaluations nationales diagnostiques, placées en début d’année scolaire afin de permettre à l’enseignant de connaître et comprendre la nature des réussites et des erreurs de ses élèves. Et ce pour aider les élèves dans leurs apprentissages et non pour servir de satisfécit à la politique éducative du ministre. En effet, ce qu’attendent les enseignants, c’est que l’Ecole permette à tous les élèves, notamment les plus fragiles, de réussir.

 

 

 

 

 

In Chroniques Education 

 

 

Le niveau monte ?


Selon le ministère de l'Éducation nationale le niveau des élèves aurait progressé depuis l'an dernier. L’affirmation du Ministère s’appuie sur les résultats des évaluations nationales de CE1 et CM2, passées en mai et en janvier derniers. Dans Le Figaro, on peut lire que la part des élèves ayant des acquis très solides en français est passée de 44% en 2010 à 50,79% cette année, et de 47% à 51,6% en mathématiques. Celle des élèves ayant un niveau jugé insuffisant en français est passée de 25% l'an dernier à 22% et, en mathématiques, de 23% à 21,4%. Au CM2, les performances des élèves sont restées quasiment stables en français et ont progressé de 35% à 38% pour les élèves ayant des acquis très solides en mathématiques. Évidemment la fonction de ces évaluations (très contestées au moment de leur passation) est surtout d’alimenter la communication du ministre. “ «Ces résultats sont très encourageants, estime en effet Luc Chatel, L'on peut attribuer cette progression à l'effet de la réforme du primaire recentrée sur les fondamentaux» ”. 

 
Certains esprits critiques ne manqueront pas de faire remarquer de nombreuses similitudes dans les tests d’une année sur l’autre. Un effet “bachotage” ne peut être nié. Sébastien Sihr, du SNUipp a jugé quant à lui "difficile de tirer des résultats des évaluations des conclusions sérieuses et définitives sur la politique menée par le gouvernement", notamment car il a "de sérieux doutes sur la fiabilité scientifique de ces tests".

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:27

In Educavox

 

 

Témoignage d’une professeure d’école maternelle :

« X est arrivé à 4 ans à l’école, il ne parlait pas, ne souriait jamais et communiquait uniquement par gestes grossiers. Placé en famille d’accueil, pour un motif inconnu (les enseignants n’ont pas le droit de savoir !). Maintenu en section de moyens et je l’ai « récupéré » cette année. Nous avons réussi, les maitresses, les Atsem et les autres enfants, à lui soutirer des mots puis quelques bribes de phrases, et il a commencé à jouer, à s’intéresser aux activités de la classe, à réussir et à sourire. Mais depuis quelques jours, retour à la case départ, il chantonne fort dans la classe en se bouchant les oreilles et fait des bêtises. C’est le moment des évaluations. Ah ! Que vais-je donc écrire sur son livret à ce petit bonhomme ? NON ACQUIS partout, puisqu’il prend un malin plaisir à répondre n’importe quoi ? Je ne peux pas ! Serais-je sanctionnée ? Cet enfant est en souffrance : un juge a décidé qu’il n’avait pas le droit de partir en vacances avec sa famille d’accueil et qu’il irait dans une autre famille pendant l’été ! C’’est à hurler !!!


Tout le travail accompli, la confiance, le respect, tout balayé par un système aussi inhumain que le nôtre qui fait que les enfants (comme nous, car le système s’impose aussi aux enseignants qui sont enfermés dans des grilles, mais c’est moins grave que pour les enfants) doivent rentrer dans des cases et dans les statistiques ! C’est un cas extrême, sans doute, qui illustre une fois de plus la bêtise humaine, la machine bureaucratique qui écrase et qui ne tient pas du tout compte de l’humain ! »


Un grand nombre d’enseignants se reconnaîtront dans ce témoignage authentique. Ils ont vécu ce type de situations aberrantes avec l’obligation d’obéir et de se faire happer par la machinerie de l’usine à cases, pour reprendre l’expression si pertinente de Philippe Wattrelot, président du CRAP. Le pire est que cette usine est présentée comme la voie de l’espoir pour les enfants : on détecte leurs carences, jamais leurs réussites, dans quelques domaines scolaires précis en prétendant y remédier. Dans le même esprit, on impose des grilles aux enseignants en prétendant que ce sont des outils pour les aider.


Les cases et les grilles ne peuvent qu’aliéner et étouffer. L’écoute, l’attention, la disponibilité, la pédagogie, l’intelligence, la sensibilité, la recherche du positif n’entrent pas dans l’usine à cases qui est mécaniquement déshumanisante.

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 17:54

In Café Pédagogique

 

J.-J. Hazan (Fcpe) : "L'évaluation de CE1 n'a aucune légitimité" 

 

Alors que le ministère vient d'annoncer que l'évaluation de CM2 aurait lieu en fin d'année scolaire, ce qui confirme son caractère d'évaluation bilan, Jean-Jacques Hazan, président de la première association de parents d'élèves, la FCPE, manifeste la déception des parents. Pour lui, ces évaluations bilan ont deux buts. Le premier c'est de multiplier les obstacles et sélectionner les élèves quitte à en envoyer certains en pré-professionnel. L'autre c'est de faire des économies en généralisant les normes de moyens des établissements ayant le moins de difficultés. En attendant elles contribuent à l'effacement du socle commun.


Le ministère vient de repousser en fin d'année l'évaluation de CM2 tout conservant sa formule actuelle d'évaluation passée par tous les écoliers. Qu'en pensez-vous ?


Cela va exactement dans le sens que l'on ne veut pas. J'ajoute que cela remet en cause les longues discussions que nous avons eu avec le ministère sur cette question. Si l'évaluation ne devait servir qu'à avoir une mesure du fonctionnement du système éducatif, on n'aurait pas besoin que tous les écoliers y participent. Un sondage suffirait.


Si le ministère agit ainsi, en faisant passer cette évaluation à tous les écoliers de toutes les écoles, c'est pour une autre raison. Cela permettra déjà de nouvelles suppressions d'emplois dans les écoles qui auront de "mauvais" résultats. On peut craindre que les résultats soient présentés école par école et que cela permettre d'appliquer des barèmes, des moyennes, pour réduire au minimum les moyens de l'Ecole. Ce serait une application perverse du pilotage par les évaluations. Mais c'est bien dans l'esprit du moment que de diminuer sans cesse les moyens.


Cela relève aussi d'une volonté de rétablir dans le système éducatif des paliers que les élèves devront franchir, avec le redoublement pour ceux qui n'y arriveront pas. Par exemple on fera redoubler plutôt qu'aller en 6ème.


Allez vous demander des explications au ministère ?


Pour nous il n'est plus besoin d'explications. C'est simple. On a déjà longuement discuté de ces évaluations avec la rue de Grenelle. On nous a promis une consolidation du socle commun. Mais en fait on voit bien qu'avec cette évaluation on ne s'intéresse qu'au français et aux maths. On reproduit donc ce qui existait bien des années en arrière. Au lieu de valoriser le socle, le ministère préfère faire vivre les cycles comme quelque chose dont on ne sort pas sans mal. C'est ce à quoi aboutit ces "évaluations bilan". Or si on voulait vraiment faire un bilan valable, savoir ce que les élèves ont retenu, il vaudrait mieux la faire en début d'année. C'est ce que nous demandions. Parce que ce qui a été appris c'est ce qui reste. En début d'année, de 6ème par exemple, on aurait eu un vrai bilan sans exercer de pression sur les familles. On a choisi de faire le contraire.

 

 

La suite...

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:20

Jusqu'à ce matin, il était possible de récupérer les évaluations CE1 sur le trés officiel site de la circonscription de Wintzenheim. Le ménage a été vite fait dans la matinée après 8h00.

 

Rappelons, que l'an dernier, Luc Chatel, avait menacé les sites qui avaient diffusés les évaluations de poursuite :  "J’ai saisi la direction des affaires juridiques (du ministère) et je me réserve le droit d’engager les poursuites qui s’imposent."

 

 

 

09-05-2011-18-31-50.jpg

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 07:18

Pour lutter contre les évaluations des élèves de CE1 programmées du 16 au 20 mai 2011, la compagnie théâtrale NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir), des enseignants du primaire et des parents d'élèves se mobilisent ensemble.

 

Et si les évaluations de CE1, prévues en mai et contestées par de nombreux enseignants et parents, étaient l'occasion d'actions de résistance spectaculaires ?

 

Parce que ces évaluations font courir des risques aux enfants, parce que instituteurs et nombre de parents les jugent infondées, parce qu'elles poursuivent des objectifs cachés et non louables, nous nous sommes montés en collectif de résistance et de mobilisation.

 

Nous avons commencé par créer des séquences théâtrales à partir de ce disent que les enseignants et les parents d'élèves mobilisés et nous jouons ces scènes pour des collectifs d'enseignants et à des sorties d'écoles pour informer les parents.

 

Les 5 et 28 avril à 18h, deux assemblées générales (AG) sont programmées à la Bourse du Travail de Paris qui réuniront celles et ceux qui veulent agir. Elles seront dirigées avec les outils du théâtre de l'opprimé pour nous permettre de réfléchir autrement et de décider ensemble quelles actions mettre en place en mai.

 

 

  Cie NAJE : Fabienne Brugel 06 82 03 60 83
mail: fabienne.brugel@orange.fr

Cie NAJE et journaliste par ailleurs :
Philippe Merlant 06 88 59 34 90
mail: merlant.philippe@orange.fr

 

Nouvelles adresses des vidéos :

Profession de foi http://www.youtube.com/watch?v=iv8ZswJSr0M et texte
évaluations CE1, mon engagement.
Ecole en solde, http://www.youtube.com/watch?v=gKq3dI5ExDQ
Il y a aussi une nouvelle vidéo sur base élève, à trouver sur le site de
Naje http://www.naje.asso.fr/

 

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 19:58

In Quelle école pour demain ?

eval1Les évaluations CM2 sont passées, les évaluations CE1 se profilent, l’heure est aux grandes décisions !

En tant qu’enseignant, je m’engage donc :

  


- à stresser mes élèves, en leur imposant des épreuves et un protocole de passation totalement inadaptés à leur âge,

  


-  à respecter un codage binaire de correction qui transforme, de façon très arbitraire, chaque élève en une ligne de "zéros" et de "un",

 


- à faire remonter les résultats obtenus, dont je sais qu’ils ne veulent rien dire, mais qu’ils permettront aux inspecteurs de "piloter" artificiellement les écoles et les personnels,


- à utiliser les résultats obtenus, dont je sais qu’ils ne veulent rien dire, pour trier mes élèves...

 

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:54

In Café Pédagogique

 

La grande tricherie pour Sylvain Grandserre, professeur des écoles et auteur de « Lettre ouverte au ministre de l’éducation nationale », ce sont les évaluations de CM2. Il plaide pour que ceux qui s’y sont opposé ne soient pas sanctionnés.

 

Avait-on jamais vu ça ? Il faut se rendre à l'évidence : c'est certainement à la plus grande tricherie de toute l'histoire de l'Education nationale que nous venons d'assister en ce mois de janvier lors des évaluations nationales de CM2.

 

Comme chacun le sait, ces tests ont rencontré dès leur mise en place en 2009, une importante contestation sur les points suivants : date et conditions de passation, contenu des exercices, mode d'évaluation, communication à l'extérieur de l'école et risques de mise en concurrence. Souvenons-nous des premières déclarations de X. Darcos qui, avant de se rétracter, annonçait en janvier 2008 : "Les résultats obtenus par chaque école seront mis en ligne sur Internet pour permettre aux parents d'en avoir connaissance."

 

Prétendument mises en place pour les élèves, ces évaluations avaient un but moins avouable mais bien plus logique au regard de la politique scolaire actuelle : attribuer un taux de réussite à chaque école pour l'avènement d'un grand marché scolaire vers lequel nous avançons (suppression de carte scolaire, primes en tous genres, destructions massives d'emplois, discours sur le mérite et politique du chiffre). D'ailleurs, seule cette analyse peut expliquer l'état de véritable hystérie constaté dans certaines inspections pour la simple absence de quelques livrets...

 

Tout le monde ayant compris cela, chacun s'y est mis ! Des parents qui surfent sur le net pour découvrir en avant-première le contenu des livrets afin de faire réussir au mieux leurs progénitures. Des enfants qui se retrouvent contraints au bachotage de dernière minute chez eux ou en classe. Des enseignants qui, par crainte d'être mal jugés, contournent les contraintes : révisions ciblées en classe et à la maison, première chance au brouillon avant remise au propre, temps imparti totalement dépassé, aides interdites pourtant apportées, lecture à voix haute du texte de compréhension de lecture, solutions écrites au tableau sous forme de QCM, correction gomme à la main pour changer la réponse, du genre « je lui compte bon, d'habitude il sait le faire ! ». Sans parler de la prime de 400 € qui permet d'acheter par petits bouts ce qui n'est pas à vendre...

 

Il faut dire que même les services du ministère avaient procédé l'an dernier à une « correction statistique » pour assurer une comparabilité des deux évaluations. Mais que fait justement le ministère devant tant de bidouillages, tripatouillages, tricheries et autres arrangements ? Rien ! Ou pire, il recèle ces faux en écriture en les faisant passer pour vrais ! Or, a-t-on entendu parler d'une seule enquête pour connaître la réalité de passation de ces évaluations ? Dès l'an dernier, il y avait matière à s'étonner de certains résultats. En mathématiques, dans l'académie de Lille, alors qu'il n'y avait que 24 % des élèves qui avaient des "acquis très solides" en 2009, ils étaient 36 % en 2010 (la moyenne nationale n'avait pas changé) ! Même phénomène dans l'académie de Versailles où la proportion de ces élèves était soudain passée de 35 % à 45 % !

 

Les seuls à avoir été inquiétés ne sont pas les tricheurs, les truqueurs, ceux qui se sont arrangés comme ils ont pu entre les injonctions hiérarchiques et leurs convictions personnelles. Non, les seuls à avoir eu du souci sont ceux qui en tout honnêteté et transparence ont refusé, parfois avec le soutien de parents courageux, de participer à cette immense mascarade. Espérons que dans un moment de sagesse, le ministère préfèrera au ridicule de poursuites administratives la voie du dialogue en prenant enfin en compte les besoins tant de fois exprimés par tous ceux qui ont le souci d'une réelle réussite éducative, sans mensonges ni tricheries !

 

Sylvain Grandserre



Dans le Café :

Qui a besoin des évaluations de CM2 ?

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/12/1[...]

Quel rapport une société, jamais à satiété, de consommation entretient-elle avec des apprentissages complexes ?

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lesysteme/Pages/2009/100[...]

Evaluations de CM2 de vrais défauts

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2010/04/Evaluatio[...]

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 21:21

In Mammouth déchaîné

 

Pisa : organisation pour trouver des profits sur le dos des élèves et des Etats.

Ou le commerce florissant des réformes...


Petit retour sur l’origine du test PISA, signalé par Dieter Sprock sur le site Horizons et débats


Qu’arrive-t-il à notre école ? - «Les premiers à profiter de l’inflation internationale de tests d’évaluation des acquis scolaires des élèves sont ceux qui développent, vendent, font passer et interprètent les tests. L’enquête mentionne un consortium d’‹organismes de recherches internationaux› qui a été chargé de préparer et de coordonner l’étude. Elisabeth ­Flitner a découvert que ces ‹organismes de recherche› n’en sont pas, que ce sont des entreprises privées, les plus importants acteurs planétaires dans le domaine des services éducatifs dont l’un d’eux se définit comme une ‹multimillion dollar corporation›.

 

Ce consortium a développé les tests PISA et les a vendus jusqu’ici à 58 Etats et cela grâce à l’aimable entremise de l’OCDE afin que le consortium n’apparaisse pas au grand jour.

 

Dès le début, on a habilement conçu PISA comme une étude en plusieurs étapes afin de proposer un abonnement aux Etats participants. Comme l’application de ces tests permet en même temps d’orienter l’enseignement sur les résultats aux tests, on a crée un marché dont la croissance est gigantesque. En 2005, une de ces entreprises avait 72 projets de tests scolaires en cours dans le monde.

 

‹La réussite économique au sens strict de PISA consiste à créer auprès des Etats une demande de tests d’acquis scolaires. Il s’agit là d’un marché mondial jouissant d’une expansion impressionnante.›»

 

Extrait de Jochen Krautz, Ware Bildung, Schule und Universität unter dem Diktat der Ökonomie, ISBN 978-3-7205-3015-6, p. 92 (Traduction Horizons et débats)

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:30

In France Culture

 

Débat en direct du studio 167

 

Invité(s) :
Jean Michel Blanquer , directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO) au ministère de l'Éducation nationale
Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU
Xavier Pons, maître de conférence à L’université de Paris Est-Créteil Chercheur associé à l’Observatoire sociologique du changement

 

A écouter...

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:59

evaluation1.jpg

In Quelle école pour demain ?

 

Interrogé le 17 janvier dans Le Parisien, sur les nouvelles évaluations nationales CM2, M. Chatel se montre rassurant et déterminé.

L’homme est policé, et son discours évite soigneusement tout dérapage... nous sommes ici confrontés à tout l’art d’une rhétorique maîtrisée et pourtant lapidaire, qu’il est utile de reprendre point par point.

Un outil "pégagogique."

Selon notre ministre actuel de l’éducation, les nouvelles évaluations nationales CM2 seraient « un outil pédagogique destiné à l’enseignant pour lui permettre d’évaluer leurs élèves, de comprendre leurs difficultés et d’y apporter des solutions pédagogiques adaptées. »

 

Cette seule phrase implique trois postulats :

1- M. Chatel semble sincèrement convaincu qu’il est imaginable, voire courant, qu’un élève en vraie difficulté en CM2 n’ait pas été repéré depuis longtemps lors de son cursus en élémentaire, et qu’aucune « solution pédagogique » n’ait été mise en place par ses enseignants successifs pour tenter de remédier à cette difficulté.

 

2- Il croit possible que les enseignants en soient encore à devoir faire connaissance avec ses élèves en janvier, alors que la moitié de l’année est écoulée.

 

3- Il paraît avoir la ferme conviction que ces nouvelles évaluations sont un outil acceptable pour mettre enfin en lumière les difficultés des élèves concernés. Peut-être lui aura-t-on perfidement caché l’afflux d’analyses de nombreux pédagogues chevronnés depuis 2009, dont quelques-unes sont publiées dans le Café pédagogique. Il est à noter que ces avis sont émis non seulement par des enseignants en fonction, mais aussi par des inspecteurs, des chercheurs etc.

 

Par ailleurs, M. le ministre veut nous faire croire que ces nouvelles évaluations sont « un outil pédagogique pour l’enseignant au service de la réussite de chacun de ses élèves ». Mais il oublie de rappeler qu’il poursuit actuellement sans aucune inflexion la politique de suppressions de postes d’enseignants de son prédécesseur : 17000 à la rentrée prochaine, ce qui nous amène à 65 000 en cinq ans. Cette orientation affecte les maternelles, les petites écoles, les remplacements, les RASED, les effectifs moyens dans les classes. Paramètres résolument défavorables à la « réussite de chacun des élèves » en difficulté, et au progrès de tous. On peut lire à ce sujet la déclaration de rentrée de M. Roumagnac, inspecteur de l’éducation nationale, et secrétaire national du SIEN-FSU, principal syndicat des inspecteurs de l’éducation nationale (1).

 

M. le ministre oublie également de redire que depuis cette année, la mastérisation a permis de placer les nouveaux enseignants titulaires dans les établissements à plein temps, sans aucune formation pédagogique préalable...

 

 Opposés à l’idée d’évaluer.

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole