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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 12:30



Les parents d’élèves de Nogent sur Marne ont décidé d’occuper l’école Paul Bert mardi 31 mars en signe de protestation contre la suppression de son poste de directeur.

L’école qui compte 14 classes fait depuis le début de l’année scolaire l’objet d’un projet de fusion avec l’école voisine, Guy Môquet, pour constituer un seul établissement de près de 700 élèves (soit la plus grande école du pays). Ce projet, massivement rejeté par l’ensemble des parents des 2 écoles (950 pétitions signées, manifestation de 250 personnes en novembre) a été suspendu sur le papier mais remplacé par la suppression du poste de directeur sur Paul Bert, dont l’intérim (terme employé par l’inspection) a été confié au directeur de Guy Môquet, pourtant déjà en charge de son école de 14 classes. 

Cette expérimentation inquiétante s’appuie, selon l’inspection du 94, sur l’article 34 de la loi de programmation sur l’avenir de l’école de 2005.


L’école se situe au 46, rue Paul Bert à Nogent sur Marne

 

Pour plus d’information sur cette décision et son historique, voir le site commun aux 3 associations de parents d’élèves de la ville (PEEP, FCPE et Ecolo Parents).


Voir également billets sur ce sujet sur le blog local Nogent-Citoyen :  
Réorganisation ubuesque des écoles Paul Bert et Guy Môquet et  Explications du Maire et de l’Inspection (les courriers officiels)




In Le blog des enseignants du primaire

Expérimentation d'EPEP dans le 94, un groupe scolaire de 28 classes !

L’inspection académique du Val de Marne a décidé d’expérimenter une nouvelle forme d’organisation des directions d’école à Nogent sur Marne. Ainsi, dans le groupe scolaire Paul-Bert Guy Môquet, qui comprend 2 écoles de 14 classes chacune, a-t-il été décidé de ne pas remplacer le directeur de l’une des deux, après sa mutation.  Un enseignant en partie déchargé dans la première école épaulera le directeur de la seconde pour gérer les 2 établissements. Les 2 conseils d’école et conseils des maîtres perdureront l’année prochaine, mais avec un seul directeur.
L’idée est de fusionner les 2 établissements d’ici l’année prochaine. Cette expérimentation inquiétante s’appuie, selon l’inspection du 94, sur l’article 34 de la loi de programmation sur l’avenir de l’école de 2005. (Aucun rapport avec les EPEP sur le papier puisqu’ il s’agit d’un article permettant des expérimentations dans le cadre du projet d’école) Concrètement, le poste de direction a été « bloqué » selon les propres termes de l’inspecteur.

Cette organisation fait en effet suite à l’abandon – pour cette année -d’un projet de fusion refusé par les parents car il aurait donné lieu à la plus grosse école primaire du pays.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 13:00

 

Vous pensiez avoir tout vu, dans ce temps de sinistrose ambiante?

 

Le sinistre tremble de tout ce monde dans la rue? Et ben pas du tout, le feu n'est pas prêt de s'éteindre. Quand le ministre ne souffle pas sur les braises d'autres prennent la relève en remettant du combustible sous le feu. C'est vrai que cela fait quelques semaines que l'idée des EPEP était ressortie des fourneaux de trois députés UMP.

 

Quand sur les ruines de l'école il ne restera que des cendres, la mise en place du grand commerce de l'éducation pourra commencer... Beaucoup, d'entreprises sont déjà prêtes pour ce moment. Moi qui pensais naïvement que c'était pour après demain... en fait c'est pour demain!

 

Voici, un petit diaporama (réalisé par le SNUIPP) qui explique le processus et les enjeux de cette nouvelle loi, qui devrait rentrer en application au mois de septembre et être généralisée l'année suivante...

 

 

 

 

Les EPEP diaporama Powerpoint 

 

 


 

 

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 07:28

In Café Pédagogique

Savez-vous ce qui peut permettre une gestion pédagogique moderne et efficace ? Savez-vous ce qui peut permettre d’assurer une plus grande mixité sociale ? Une meilleure émulation pédagogique ? La mutualisation des moyens en faveur des élèves en difficultés ?

Figurez-vous qu’une loi est en préparation sur la question, déposée par trois députés UMP.

Doté d’un statut juridique, l’Etablissement Public d’Enseignement Primaire (EPEP) serait piloté par un conseil d’administration (élus locaux, représentants des enseignants, non-enseignants et parents, dirigé par un président). Le directeur deviendrait « l’exécutant des délibérations prises », « rendant compte à l’autorité académique » et chargé « de toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public ».

Le projet de loi prévoit que toute école actuellement à 15 classes passerait automatiquement au statut d’EPEP par arrêté du Préfet. Les communes pourraient décider de regrouper les petites écoles pour atteindre le seuil de 13 classes pour la création d’un EPEP.

Déjà prévus par la loi de 2004 à titre expérimental, mais sans grand succès, les EPEP semblent donc être un projet important pour le ministère. D’ailleurs, le ministre annonçait la couleur devant la commission des finances du Sénat début juillet : « Nous voulons rationaliser les 57 milliards d’euros en donnant davantage d’autonomie aux établissements et en créant les établissements publics du premier degré, avec des établissements qui aient de vrais patrons, à qui nous puissions déléguer des budgets, qui les gèrent et qui nous rendent compte ». Les quatre grands attendus de la loi, énoncés en ouverture de ce propos, ne devraient en être que les conséquences logiques…

Le texte de loi à télécharger ici

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 21:16

Le Monde

La rentrée scolaire 2009 verra-t-elle apparaître des "établissements publics" pouvant regrouper plusieurs écoles primaires, dotés d'une personnalité morale et dirigés par un conseil d'administration ? C'est un cauchemar des syndicalistes enseignants , qui voient se profiler ainsi des "usines pédagogiques", mais c'est ce que souhaite depuis longtemps, et dans la foulée de ses prédécesseurs, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Depuis le jeudi 25 septembre, c'est aussi ce que préconise une proposition de loi déposée par trois députés UMP  : Benoist Apparu (Marne), Guy Geoffroy (Seine-et-Marne) et Frédéric Reiss (Bas-Rhin).


En "étroite concertation", affirment-ils, avec le ministre de l'éducation, ces parlementaires proposent de créer des Etablissements publics d'enseignement primaire (EPEP)  : ils reprennent ainsi une appellation et un sigle déjà consacrés par la loi du 13 août 2004 relative aux Libertés et responsabilités locales qui, dans son article 86, prévoyait l'expérimentation de tels établissements en zone rurale. Mais les décrets d'application permettant cette expérimentation n'ont jamais été publiés.

Le regroupement d'écoles primaires dans un EPEP ne s'entend pas au sens géographique – il n'est pas question de déménager des écoles pour les placer sous un même toit – mais à celui de la gestion. La proposition de loi ne se limite pas aux zones rurales et vise, plutôt qu'une expérimentation, une quasi généralisation. Elle consiste, est-il affirmé dans l'exposé des motifs, à " doter l'école – actuellement dépourvue de la personnalité morale, à la différence des collèges et des lycées – d'un statut juridique qui en permette une gestion pédagogique moderne et efficace ".
 
"MUTUALISER LES MOYENS"

Selon les députés, il s'agirait d'abord de permettre "en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réunissant (…) des écoles sociologiquement différentes". Le deuxième objectif serait, en milieu rural, d'"encourager le regroupement d'écoles de petites tailles pour former un seul établissement, éclaté". Et le troisième, plus général, serait de "mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers" et "créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'EPEP". Actuellement, les directeurs d'écoles n'ont pas de statut hiérarchique : ils ne se distinguent de leurs collègues que par l'accomplissement de tâches administratives pour lesquels ils perçoivent une indemnité.

Selon la proposition de loi, la création d'un EPEP serait obligatoire dès lors qu'une école comprend 15 classes, et facultative à compter de 13 classes. Mais le texte permet aussi de regrouper plusieurs écoles dès lors qu'elles comportent ensemble au moins 13 classes. Chaque EPEP serait dirigé par un conseil d'administration composé de treize membres : le directeur de l'établissement, quatre représentants de la commune ou de l'organisme intercommunal, trois élus enseignants, un élu des personnels non enseignants et quatre élus des parents d'élèves. Le président du conseil d'administration pourrait être soit le directeur de l'établissement, soit un représentant des collectivités.

Les députés ont reçu, selon M. Apparu, de "fortes assurances" du groupe UMP pour que le texte soit inscrit dès janvier 2009 à l'ordre du jour de l'Assemblée. Et selon lui, le budget 2009 de l'éducation pourrait tenir compte du projet en prévoyant des postes "fléchés", spécialement dévolus aux EPEP. "Les établissements du premier degré, commente M. Apparu, cela fait longtemps qu'on en parle. Pour une fois, il y a un gouvernement et une majorité qui sont d'accord pour le faire". L'idée de regroupements d'écoles placés sous la responsabilité de vrais chefs d'établissements et de conseils d'administration comprenant les élus locaux n'a pas de quoi choquer à l'extérieur de l'éducation nationale, mais heurte de plein fouet la mentalité des enseignants du premier degré, imprégnés d'un profond sentiment anti-hiérarchique et historiquement soucieux de leur indépendance vis-à-vis des notabilités locales.


Luc Cédelle


 

Le point de vue de Pierre Souin (Maire et directeur à Marcq (78))

"Les EPEP sont rendus possibles à titre expérimental par la loi de décentralisation d'août 2004 (loi De Villepin - Coppé), qui autorise l'expérimentation par le biais des communautés de communes ou d'agglomérations, dans ses articles 87 et 88.
Par ailleurs, c'est dans la même loi de décentralisation que la contribution financière aux écoles privées par les communes de résidence est imposée (contrairement à ce qui se passe pour les écoles publiques) par le biais de l'article 89 (article 89 qu'on doit à un socialiste -enfin il l'était à l'époque- Michel Charasse).
 
C'est une loi de décentralisation qui est passée au 49-3, sans vote par l'assemblée, en plein été, et donc personne n'a pu l'empêcher. Par contre, nombreux sont les associations, organismes, syndicats qui ont protesté contre ce coup scélérat : pour mémoire, à la FNER (Fédération Nationale pour l'Ecole Rurale) et à l'AMRF (Association des Maires Ruraux de France) nous avons réagi dès l'automne 2004 et nous avons donné l'alerte. Toutefois, Fillon, De Robien, puis Darcos n'ont eu de cesse de vouloir essayer de faire passer une loi passant de l'expérimentation à la réglementation imposée : l'état y est 100% gagnant, il récupère par le biais des EPEP de nombreux postes d'enseignants et met l'éducation et notamment l'école primaire sous tutelle politique (puisqu'effectivement dans les derniers projets de loi les élus locaux sont en position dominante dans le conseil d'administration).
 
Les EPEP seront aussi un moyen de faire passer l'éducation des petits (Petite section, Moyenne section) à la charge des collectivités, dans un système "payant", et en faisant glisser la grande section dans l'école élémentaire. C'est un grand rêve des derniers ministres de l'Education Nationale : et là, la sortie de Darcos sur les siestes des enfants et sur leurs couches à changer ne concerne pas que les tout petits (2 ans et 2 ans et demi) comme le croient certains collègues
."
 


                                                                                                Historique


2007. A plusieurs reprises depuis sa nomination, M. Darcos s'était déclaré favorable à des "regroupements pédagogiques intercommunaux". Auditionné le 3 juillet par la commission sénatoriale des finances, le ministre, avait fait part de sa volonté de créer "des établissements publics du premier degré (…) qui aient de vrais patrons, à qui nous puissions déléguer des budgets, qui les gèrent et qui nous rendent compte". Afin de ne pas déclencher de conflit, l'expérimentation des EPEP avait été retirée in extremis, en novembre 2007, du "document d'orientation" remis aux syndicats et dans lequel M. Darcos dévoilait son projet de réforme de l'école primaire.

1998. En 1998, un rapport sur la "rénovation du service public de l'éducation nationale", remis à Claude Allègre par le recteur Claude Pair préconisait notamment de "réunir les écoles trop petites" et de "créer des établissements du premier degré".

 

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