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  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 07:58

 

 

 

In Café Pédagogique

 

Comment une réforme présentée comme une meilleure prise en charge des élèves peut-elle se retourner contre eux ? Un exemple en est donné au lycée Balzac à Paris. Aujourd'hui à 11 heures, les parents et enseignants de ce lycée parisien se rappellent à Luc Chatel en manifestant rue de Grenelle. Depuis le 3 novembre le lycée est en grève. Et il semble bien que le vrai motif de la grève soit l'application de la réforme du lycée.

 

Ce dont se plaignent les enseignants de Balzac c'est le désordre installé dans l'établissement. Après bien des erreurs, les élèves disposent maintenant d'emplois du temps stabilisés mais effrayants. Telle classe commence le jeudi au lycée à 8 h, finit à 17h30 pour... 3 heures de cours. Telle autre a 11 heures de trou dans la semaine sans que le lycée puisse offrir des salles de permanence surveillées en nombre suffisant. Des élèves ont moins de 30 minutes pour déjeuner. Et les parents supplient les enseignants de ne pas donner trop de devoirs les jeunes rentrant quotidiennement tard le soir sans avoir pu s'avancer dans leur travail.

 

La personnalisation m'a tuer. Ce qui est  directement en cause à Balzac c'est la "personnalisation" de l'enseignement. Présentée comme la "3ème révolution pédagogique" par Luc Chatel, on a en son nom multiplié les enseignements en groupe. Groupes pour l'accompagnement personnalisé, pour les langues, pour les enseignements d'exploration ou de spécialité par exemple. A Balzac, un chef d'établissement particulièrement zélé a ainsi constitué pas moins de 255 groupes pour 900 élèves ! Dans le même esprit, les classes ont été constituées en regroupant des élèves de filières différentes (L, ES et S mélangés) auxquels s'ajoutent à Balzac les élèves en filière internationale (la moitié) et les autres. Résultat : en dehors du français et des maths, les élèves d'une même classe ne sont jamais ensemble. Les enseignants gèrent des regroupements de hasard et ne peuvent plus suivre en équipe les élèves.

 

A quoi sert la classe ? Pour Liliane Bas, professeur à Balzac, la classe est pourtant nécessaire. "C'est elle qui apprend aux élèves le vivre ensemble. Elle donne de la cohésion au groupe", nous dit-elle. "Pour les enseignants elle est indispensable pour monter un projet. Pour un simple voyage à l'étranger, partir en classe ou avec des élèves individuels ce n'est pas du tout la même chose". Ajoutons qu'en détruisant la classe et la stabilité qu'elle apporte elle a affaibli les capacités de progression des élèves, réduit l'influence bénéfique des adultes sur eux et multiplié les occasions de séchage de cours. "Les élèves ne s'y retrouvent pas, ils ne savent souvent pas où aller", nous confie L. Bas.

 

D'autres pays ont fait le choix de sacraliser la classe. Si la classe existe dans la quasi totalité des systèmes éducatifs, le Danemark a sanctuarisé son existence. Du CP à la fin du collège, les enfants danois font partie de la même classe et sont suivis par les mêmes enseignants (cf Perle Mohl dans "Pédagogues de l'extrême (ESF éditeur 2011). L'enseignement repose sur cette aventure commune d'un groupe qui grandira ensemble (il n'y a ni évaluation notée, ni redoublement) , accompagné par les mêmes adultes. Les résultats scolaires ne sont pas plus mauvais qu'en France, par contre les Danois sont premiers sur l'échelle de la qualité de vie à l'école quand les Français sont derniers.

 

Pourquoi avoir démoli la classe ? Cette démolition est poussée à l'extrême à Balzac. Ailleurs les chefs d'établissement ont généralement été plus raisonnables, ou moins zélés, et ont veillé aux équilibres dans leur établissement. Ce que fait apparaitre Balzac c'est que la personnalisation peut se faire au détriment des jeunes. Le premier moteur de la rupture des classes c'est les économies qu'elle permet. En brassant les élèves par groupe , en mélangeant ainsi toutes les filières, on arrive à avoir en permanence 35 ou 36 élèves devant chaque professeur. On économise donc des postes. Mais la personnalisation a un autre moteur. Elle se méfie du groupe et valorise la responsabilité de l'individu. Dans cet effacement des repères, certains savent tirer leur épingle du jeu et s'adapter. Ce sont les élèves qui ont le moins besoin de l'encadrement scolaire. Ainsi ce système aggrave les inégalités et creuse les écarts. Les petites économies ne profitent pas à tous...

 


Communiqué

GRAVES INCIDENTS A LA CITE SCOLAIRE BALZAC EN GRÈVE AUJOURD’HUI

 Ce matin les lycéens formaient une chaîne humaine pacifique pour bloquer l’entrée de la cité scolaire Honoré de Balzac (Paris 17ème) en soutien à leurs professeurs en grève. La proviseure a fait appel aux forces de l’ordre : un élève mineur a été molesté violemment par cinq policiers, menotté et placé en garde à vue. D’autres élèves ont été blessés dont une élève de seconde grièvement à la jambe.

Aujourd’hui la cité scolaire Honoré de Balzac était en effet à nouveau en grève suite aux dysfonctionnements toujours non réglés de la rentrée. Après deux courriers envoyés en septembre par les enseignants au Rectorat laissés sans réponse, après deux journées de grève, après une audience vendredi avec le Directeur de l’Académie, aucune proposition valable n’a été faite par l’Inspecteur d’Académie, vu ce matin.

Les élèves et les personnels sont indignés que les seules réponses apportées à des revendications légitimes (manque de moyens et gestion locale désastreuse) soient l’inertie du Rectorat de Paris ou la violence policière. Une fois encore la proviseure a fait la démonstration de son incapacité à mener à bien ses missions.

Devant la souffrance des élèves et de l’ensemble des personnels de la cité scolaire, les seuls moyens à ce jour d’apaiser la situation, sont le départ de l’actuel chef d’établissement et l’obtention des moyens humains demandés (une infirmière, une documentaliste, un professeur de Français langue étrangère, des surveillants, un agent d’accueil, du personnel administratif, des possibilités de dédoublement pour les classes surchargées et le maintien du poste à temps complet à la reprographie).

 LES ENSEIGNANTS RECONDUISENT LA GRÈVE MERCREDI 9 NOVEMBRE

Paris 8 novembre 16h,  Les personnels en grève


Intervention policière musclée devant un lycée parisien

lexpress.fr

(…) Manifestation musclée devant le lycée Honoré de Balzac à Paris(XVIIe). Les forces de l’ordre sont intervenues ce mardi pour forcer l’entrée de l’établissement scolaire, bloquée depuis le début de matinée par les professeurs et les élèves.  (…)

Jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre vers 10 heures pour débloquer l’établissement. Des heurts ont alors opposé une dizaine de policiers aux manifestants. Une élève aurait le tibia cassé par une lampe torche d’un policier. Un de ses camarades, âgé de 17 ans, se serait ouvert l’arcade sourcilière. Ce dernier a été conduit au service médico-judiciaire de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu pour faire constater ces blessures. Il devrait être entendu dans la journée au commissariat du XVIIe arrondissement.  Lire l’article…

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 10:32

In blog Mediapart

 

 

 

Mercredi 2 novembre. Pour tous les élèves de France, c'est la fin des vacances scolaires. Pour Ilyès, 18 ans, lycéen en 1ère S au lycée Henri Parriat de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), il n'y aura pas de rentrée. Arrêté, rapté le matin au commissariat de sa ville, il a été conduit à l'aéroport de Lyon Saint Exupéry et embarqué dans l'avion de 13 heures pour l'Algérie, l'expulsion était prévue d'avance, la place avait été retenue. Expulsé en cinq heures, sans vêtement de rechange, sans argent, et sans que quiconque s'inquiète de savoir si quelqu'un pourrait l'accueillir là-bas.
 

Ilyès, un dangereux fauteur de troubles ? Un délinquant qu'il fallait toutes affaires cessantes arracher à sa famille, à ses études, son lycée, ses camarades, ses profs ? Un de ces mauvais élèves issus de l'immigration et responsables de l'échec scolaire, un de ceux que dénonce Claude Guéant ? Rien de tout ça, juste un chiffre, un bâton dans les comptes de la PAF pour atteindre les 30 000 expulsions à la fin de l'année.

 

 

Ilyès vit en France avec ses parents, tous deux en situation régulière et  deux de ses frères, dont le plus jeune, né en France, est français. Il avait l'an dernier de bons résultats, il est depuis septembre 2011 en 1ère S, apprécié de ses professeurs. Un élève ordinaire avec des copains, mais à qui il n'a, semble t-il, pas osé dire qu'il avait des « problèmes de papiers ».

Début février 2011, il aura 18 ans à la fin du mois, il dépose sa demande de titre de séjour à la mairie de Saint-Vallier qui transmet à la préfecture, comme c'est l'usage.  Quand la réponse arrive, c'est le refus, assorti d'une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Incompréhensible pour la famille où les deux parents ont un titre de séjour vie privée et familiale renouvelable. Un recours gracieux est  alors déposé à la préfecture, assorti d'un courrier du député maire de Montceau et du bulletin scolaire d'Ilyès, qui est bon.

Pas de réponse. Inquiétude des parents. Le député de Montceau relance la préfecture qui déclare que le recours n'a pas été effectué, et que l'OQTF est maintenue. Dossier perdu, c'est plus facile pour faire du chiffre... 

En octobre, en l'absence des parents, la police fait une descente au domicile de la famille, se saisit d'Ilyès et de ses deux frères de 14 et 7 ans, qui sont emmenés au commissariat, en laissant la porte d'entrée grande ouverte.  Avec un mot aux parents (ironie, les policiers leur indiquent où sont leurs enfants, pour qu'ils ne s'inquiètent pas).  Au commissariat, aucune explication n'est donnée aux enfants qui se sentent humiliés, arrêtés comme des voleurs, traités comme des criminels. Lorsque la mère vient les récupérer, la police lui explique qu'elle a emmené les deux plus jeunes par sécurité. Ilyès est assigné à résidence et doit venir signer quotidiennement au commissariat.

Ce qu'il fait chaque jour pendant les vacances de Toussaint, jusqu'à ce mercredi 2 novembre.

EXPULSE en Algérie où ses grands parents vivent à Batna. Il n'a aucun moyen d'aller au lycée en Algérie car il a dépassé l'âge autorisé. En effet, l'entrée en terminale s'effectue à 17 ans et Ilyès a déjà 18 ans passés.

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:11

11-11-2011 18-04-29

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 12:08

In Mammouth déchaîné

 
pisa.jpgIl est là ce document (en anglais), qui nous dit en gros que pour aider les enfants à réussir à l’école, LA SOLUTION qui dépasse toutes les autres, l’idée géniale, requiert peu de temps et AUCUN moyen (et au passage n’a rien à voir avec l’EN).

Ahhh, vous vous impatientez, que nous disent donc ces grands penseurs internationaux ? Se sont-ils aperçus que les résultats scolaires sont en lien avec le milieu social et seraient-ils tous devenus marxistes (tendance Groucho) ?

Non non, tout simplement ils découvrent que les enfants qui ont été accompagnés par leurs parents dans les apprentissages réussissent mieux que tous les autres, quelque soit le niveau social et culturel des parents.

En gros ils prouvent (c’est toujours ça) que ce que disent les pédopsy depuis des dizaines d’années sur la « sécurisation affective » des enfants (même grands) est tout à fait déterminante. Exit le rôle hyperdéterminant de l’école, ou encore « l’effet professeur » sur lequel le gouvernement base ses « leviers d’efficience ». Exit l’intérêt du modèle finlandais. Et d’ailleurs si c’était là l’intérêt du modèle finlandais, celui d’avoir des parents qui s’intéressent de près aux activités de leurs enfants (la nuit est longue en Finlande...) ?

Ainsi on apprend que les jeunes de 15 ans à qui les parents ont lu des livres chaque jour ou chaque semaine pen­dant leur pre­mière année d'école pri­maire ont des notes sen­si­ble­ment plus élevées que ceux à qui les parents ont rare­ment ou jamais fait la lec­ture. Ils obtiennent en moyenne 25 points de plus au score Pisa, soit l'équivalent de plus d'une demi-année sco­laire d'avance sur leurs camarades.

Il est égale­ment béné­fique de par­ta­ger quelques ins­tants chaque jour avec l'enfant pour lui racon­ter sa jour­née, ou des his­toires. Ces acti­vi­tés simples et peu chro­no­phages ont, selon l'étude, plus d'efficacité sur les résul­tats sco­laires à long terme que de jouer avec son enfant à des jeux éduca­tifs à base d'alphabet, par exemple.

L'implication des parents reste cru­ciale jusqu'à l'adolescence. Ainsi, les élèves de 15 ans dont les parents dis­cutent avec eux de ques­tions de société ou de poli­tique toutes les semaines obtiennent en moyenne 28 points de plus au clas­se­ment Pisa. « Discuter de livres, de films ou d'émissions de télé­vi­sion », « dis­cu­ter de ce qui se passe à l'école », « man­ger les repas en famille » ou sim­ple­ment « pas­ser du temps à par­ler avec son enfant » ont égale­ment une action béné­fique sur les résul­tats scolaires.

Ce qui en gros montre que la cause majeure des faibles résultats scolaires de nos élèves français n’est pas à chercher dans la pédagogie, l’organisation mammouthesque de l’EN, les programmes, les méthodes, les évaluations, ... mais bien dans le délabrement des rapports sociaux au sein même de la famille. Et cela ne va pas s’arranger...

et toujours plus...

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 09:36

In France Info

 

 

A l'occasion de la sortie du livre d'Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi "La République contre son Ecole", Eddy Khaldi répond aux questions de France Info.
A écouter...

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 09:29

In Chronique Education

 

Sans bruit, le budget 2012 de l'Education, qui prévoit déjà 14.000 suppressions de postes, a été adopté jeudi à l'Assemblée avec un coup de rabot supplémentaire de 20 millions d'euros, pour contribuer au milliard d'économies supplémentaire annoncé par François Fillon.


Seront réduits de 11 millions les crédits destinés aux bourses de collèges et de lycées, en raison selon le gouvernement “de leur sous-utilisation”, et de 2 millions les crédits pour les fonds sociaux.

Vous avez bien lu, le “rabot” s'attaque donc prioritairement aux bourses et aux fonds sociaux en pleine crise…
Le savoir n’est pas pour tous et la réussite n’est pas pour chacun…

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:55

 

Vous connaissez Christine Maso ? Non ? Moi non plus, jusqu'à ce que j'assiste mardi à Bobino à la Convention UMP sur l'éducation. Et que Christine Maso, une prof de maternelle assise à la tribune, propose une loi pour interdire le tutoiement des petits, rendant donc obligatoire le vouvoiement, histoire d'imposer le respect...

 

8 nov 2011 038

 

Il était autour de 17 heures 30 lorsque la Convention a débuté dans la salle parisienne, soudain plongée dans le noir comme pour un spectacle - ce qui ne facilite pas la prise de notes. Les balcons sont vides mais à l'orchestre, on voit beaucoup de militants UMP aux cheveux blancs et quelques jeunes placés bien devant.

Après un début classique - un discours bilan-perspectives du ministre Luc Chatel - , Christine Maso fut l'une des toute premières sollicitées par l'animateur du raout, Nicolas Rossignol, un homme plutôt joyeux. La raison: prof, elle est au coeur du sujet.

 

L'enseignante de moyenne et grande section de maternelle évoque alors ces élèves de maternelle qui tutoient leurs profs et qui sont "de plus en plus arrogants". "Autorité, respect, seraient-ils devenus des gros mots ?", lance-t-elle devant une salle conquise, hostile par nature à "la chienlit". Mais elle réserve son annonce-surprise à plus tard, lorsqu'elle est interrogée une seconde fois: "et pourquoi pas une loi pour interdire le tutoiement ?".

En son temps, Xavier Darcos, le prédécesseur de Luc Chatel, était aussi un adepte du "vous". Mais ayant déjà pas mal de sujets de frictions, il n'avait pas insisté. 

Christine Maso ne s'arrête pas là. Elle est ensuite carrément applaudie lorsqu’elle déplore le mauvais niveau des élèves en français: "c’était quand même mieux avant lorsqu’on enseignait sujet, verbe, complément, au lieu de groupe nominal...".

 

La Convention de l’UMP - deux panels d'une petite dizaine d'intervenants chacun, l'un sur l'éducation, l'autre sur le supérieur - a ainsi oscillé entre la nostalgie d’une époque où les élèves ne pipaient pas mot en classe, et le rêve d’une école libérale où les directeurs recruteraient eux-mêmes les profs et où ces derniers travailleraient plus sans gagner plus.

 

Le rêve libéral, c'est Luc Chatel qui l'a développé. "Il faut que vous soyez fiers du bilan, mes chers amis", a-t-il commencé. Puis il a prôné "la troisième révolution, celle de la personnalisation" de l'enseignement, après la démocratisatoin (la première révolution) et la massification (la deuxième) - son leitmotiv ces derniers temps.

Plus sérieusement, reprenant une partie des 30 propositions de la Convention, il a évoqué une série de réformes à faire, dont voici les principales:

 

- un changement de statut des profs afin qu'ils soient davantage présents dans les établissements et qu'au delà des cours, ils assurent aussi du tutorat, de l'orientation, etc (proposition 15 de la Convention). "Le métier d’enseignant a changé, a-t-il expliqué, avant, face à des classes homogènes, il pouvait se contenter de transmettre le savoir. Mais aujourd’hui, peut-on continuer avec un statut fait en 1950 ?" (selon lequel un prof certifié assure 18 heures de cours par semaine, un agrégé 15, auxquelles il faut ajouter les préparations, les corrections, les rendez-vous avec les parents, etc, ndlr).

- le recrutement des profs par les chefs d'établissement (proposition 10). "Je suis fier que 300 lycées et collèges expérimentent une autonomie du recrutement, c'est révolutionnaire, s'est félicité le ministre, il faudra aller plus loin". Il faisait ici allusion aux établissements du dispositif Eclair.

- un changement des rythmes scolaires, avec un allongement de deux semaines de l'année en raccourcissant les vacances d'été (proposition 3). "Les élèves français ont 1 000 heures de  cours par an, un record parmi les pays développés, en plus concentré sur un petit nombre de jours", a souligné le ministre.

- une mise en concurrence des écoles, avec publication des résultats des évaluations nationales des CE1 et CM2 et ceux de celle introduite cette année en 5è (proposition 4). Sur la scène de Bobino, Luc Chatel n'a pas été aussi précis, mais il a vanté "l'autonomie des établissements" et la possibilité pour les parents de "mesurer les performances" des écoles de leurs enfants.

 

Jean-François Copé, le patron de l'UMP, est ensuite revenu sur ses dadas. Il a défendu l'idée de collèges par niveau - certains regroupant les 6è et 5è, les autres les 4è et 3è (proposition 6). Selon lui, cela doit permettre d'avoir davantage de mixité sociale et d'éviter les "ghettos scolaires".

Il voulait un examen à l'entrée en 6è fleurant bon le certif. Mais pour surmonter "sa petite divergence avec Luc" (Chatel), il  fait un petit effort et est maintenant d'accord pour une évaluation en début de CM2 (proposition 5).

 

Les ministres présents - également Laurent Wauquiez pour l’Enseignement supérieur, Nadine Morano pour l’Apprentissage et la secrétaire d’Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab,- se sont succédés à la tribune pour s’autoféliciter du chemin déjà parcouru -  "la réussite exceptionnelle" de la LRU (la loi d’autonomie des universités), "les grandes avancées" dans l’éducation, etc.

Les chiffres ont déferlé pour illustrer le succès des réformes - 240 000 élèves de primaire ont fait un stage de pré-rentrée cette année par exemple - et la hausse continue du nombre d’enseignants alors que celui des élèves baisse. Mais il n’y pas eu un mot sur les suppressions de postes - 66 000 depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007.

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 17:52

In Sauvons l'Université

 

 

Lucie Delaporte, Médiapart, 9 novembre 2011

Pour lire cet article sur le site de Médiapart
 

C03-18La majorité au grand complet. Mardi soir, Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Jean-François Copé, Nadine Morano se sont succédé au théâtre Bobino à Paris pour marteler les « succès » de la droite en matière d’éducation et présenter les trente propositions du projet 2012. L’UMP a voulu montrer qu’elle occupait le terrain monopolisé ces dernières semaines par les débats entre socialistes autour, notamment, de la proposition de François Hollande de rétablir en cinq ans les 60.000 postes supprimés dans l’Education nationale.

 

La thématique ne doit rien au hasard. Les think tank proches de la majorité, comme la Fondation pour l’innovation politique, ont prévenu : les classes moyennes ont une attente – et une angoisse – énorme vis-à-vis de l’école, première barrière contre le déclassement. Impossible donc de faire l’impasse sur ce dossier pour 2012. A six mois de l’élection présidentielle, après les grandes manifestations de la rentrée regroupant public et privé contre les suppressions de postes, il faut à tout prix que la photo soit bonne. « Venez jeune homme, on a besoin de visages jeunes devant ! » lance d’ailleurs un membre de l’organisation en tirant par la manche un jeune un peu rétif assis au fond de la salle du théâtre. Le journaliste-animateur Nicolas Rossignol, issu de l’écurie de Julien Courbet, assure le spectacle dans une ambiance talk-show un peu décalée.

 

Profil bas alors que l’école est exsangue ? Tout au contraire ! Luc Chatel, d’emblée, donne le ton de la soirée : « Je veux que vous soyez fiers du bilan de Nicolas Sarkozy dans ce domaine. Il faut être fiers du travail que nous avons fait. » Oubliés un instant les milliers de suppressions de postes, les enseignants-stagiaires lâchés sans aucune formation dans leurs classes, les ravages de la quasi-suppression de la carte scolaire, la crise sans précédent des vocations… Aucun de ces sujets ne sera abordé au cours de la soirée. D’où une impression d’un débat parfois « hors-sol », totalement irréel.

 

Le bilan sur l’école est formidable. Pour preuve, les résultats des dernières évaluations de CE1 et de CM2 qui révèlent « une meilleure maîtrise des fondamentaux ». Et qu’importe si ces évaluations ont été maintes fois contestées, si leurs résultats sont jugés « partiels, peu exigeants et donc trompeurs » par le Haut conseil à l’éducation (HCE) dans son dernier rapport… Les bonnes nouvelles sur le front éducatif sont si rares qu’il est difficile de faire la fine bouche.

 

Le statut de fonctionnaire

« Je suis fier qu’il y ait 300 collèges (ceux du dispositif ECLAIR — Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite, le dispositif qui remplace les ZEP, Zones d’éducation prioritaire) où il y a une autonomie de recrutement, où les chefs d’établissements ont choisi leur équipe pédagogique. Quelque part, c’est révolutionnaire. Il faudra aller plus loin », lance ainsi le ministre en introduction à la convention UMP intitulée « Du savoir pour tous à la réussite de chacun ». C’est d’ailleurs tout l’esprit du projet présenté mardi : amplifier, généraliser les expérimentations qui tendent à une plus grande libéralisation du système éducatif.

Ainsi l’UMP propose d’accélérer l’autonomie des établissements pour l’instant uniquement expérimentée dans les ECLAIR. La proposition 10 indique clairement que « le renforcement de l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement (principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école) de recruter librement son équipe enseignante et d’administration, en fonction du projet de son établissement ». Une mise en concurrence assumée du système de recrutement qui risque de renforcer les écarts entre établissements. Mais le but est également que les chefs d’établissement (à la manière de ce qui s’est déjà fait pour les directeurs d’hôpitaux) soient de véritables patrons, formés au management et eux-mêmes évalués. Pression et concurrence à tous les étages, donc, pour que, bien entendu, chacun donne le meilleur de lui-même.

 

Sur ce point, la philosophie du projet UMP est sans complexe : « L’école du futur doit être complètement transparente vis-à-vis des parents. Il faut qu’ils puissent mesurer les performances des établissements éducatifs », a souligné Luc Chatel. Et faire leur choix dans un système où la concurrence est naturellement synonyme d’émulation. Jean-François Copé raconte ainsi le « cauchemar » qu’il a vécu pour faire partir un principal de collège à Meaux « pas adapté »… Et l’on comprend bien que c’est au statut des fonctionnaires qu’il faut s’attaquer. La salle applaudit.

 

Double évaluation

L’autre mesure phare présentée mardi, censée aider à « revaloriser la place et l’autorité des professeurs », propose d’ailleurs de revoir en profondeur le statut des enseignants. Ce dernier intégrerait, en plus des heures de cours, « le tutorat, l’orientation, la concertation ». Un temps de présence accru contre une revalorisation du traitement des enseignants. Contrairement au parti socialiste qui avance aussi sur le sujet et négocie en coulisse depuis des mois avec les syndicats, l’UMP propose habilement que ce nouveau statut soit proposé « sur la base du volontariat ».

 

Cette redéfinition des missions pourrait aboutir à la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel Capes (le concours d’entrée) et qui serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat, stipule la proposition 15. Un nouvel avatar éducatif du travailler plus pour gagner plus en somme.

L’UMP, dans le droit fil de la politique menée ces dernières années, propose aussi que les enseignants soient désormais évalués par leurs chefs d’établissement, mais aussi par « un chef de département », un responsable disciplinaire. Là encore, pour motiver un corps enseignant trop peu stimulé sans doute.

 

Pour restaurer l’autorité dans les classes, une enseignante de maternelle invitée à débattre avec le ministre propose que le vouvoiement soit obligatoire dès la maternelle, suscitant le silence poli du ministre. Le principal d’un internat d’excellence fait lui l’éloge d’une des mesures emblématiques du quinquennat qui permettent d’exfiltrer les élèves « qui ont des capacités » de leurs quartiers difficiles pour leur offrir une chance de réussite. Comment en serait-il autrement d’ailleurs puisque ceux-ci signent en début d’année « un contrat sur la base de la notion de progrès » ? La contractualisation de la réussite est l’un des axes majeurs du programme UMP. On comprend que ces internats – extrêmement coûteux pour très peu d’élèves – seront pérennisés. Pour l’UMP, il s’agit que chaque élève trouve dans le système éducatif la place qu’il mérite.

 

Pour « les perturbateurs », ceux qui ont des problèmes de comportements, l’UMP propose de développer les établissements de réinsertion scolaires, expérimentés depuis cette année. Là encore, il faudra veiller à la poursuite du dispositif. « La mixité sociale, c’est bien gentil, assure d’ailleurs Jean-François Copé, à condition que ce ne soit pas pour être tiré vers le bas. »

 

Dans le projet présenté, le collège unique, cible constante de la droite, serait également aménagé pour permettre une orientation dès 14 ans de l’élève « vers une voie de réussite qui lui correspond ». Une orientation ultra-précoce « à la découverte des métiers », donc, pour laquelle les entreprises ont maintes fois montré un intérêt très modéré. A moins qu’il ne s’agisse de trouver une nouvelle porte de sortie aux élèves les moins performants… Pour Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille et en charge des questions d’apprentissage pour l’UMP : « Il faut mieux orienter nos jeunes dès l’école. Toutes les voies sont des voies royales dès lors qu’elles amènent à un métier. » Enthousiaste, un participant à la convention UMP glisse même qu’il serait bon que la découverte des métiers se fasse dès la maternelle.

 

A l’adresse des classes moyennes

L’école dont rêve l’UMP pour 2012 laisserait une place plus importante aux outils numériques. Jean-Michel Fourgous, député-maire d’Elancourt, grand adepte de la pédagogie numérique sur laquelle il doit rendre prochainement un rapport, fit frissonner la salle en parlant des perspectives de e-learning dans l’Education nationale. « Le numérique est un formidable atout de changement… Imaginez un prof d’anglais qui parle en visio-conférence en direct des Etats-Unis, avec son accent ! » Un rêve pour Bercy, indiscutablement. « En plus, avec cette tablette, vous pouvez évaluer l’élève en temps réel », s’extasie-t-il.

 

Pour le reste, la trentaine de propositions présentées mardi n’avaient rien de très nouveau : revenir sur les rythmes scolaires (et la semaine de quatre jours mise en place par Xavier Darcos), le ministère en parle depuis longtemps ; enseigner l’anglais dès 3 ans, Luc Chatel le propose depuis des mois.

 

Pourquoi cette assurance à proposer de poursuivre une politique qui a mis le monde éducatif en ébullition ? Parce que, pense la majorité, c’est ce qu’attendent « les classes moyennes ». « Le sujet éducatif est mûr dans notre pays. Les Français l’attendent », a, de façon un peu énigmatique, conclu le ministre de l’Education. Une phrase bientôt éclairée par l’intervention de Laurent Wauquiez à propos des frais d’inscription à l’université que la fondation Terra Nova, proche du parti socialiste, propose de tripler. « Le vrai sujet tabou en France, ce sont les classes moyennes. Ce n’est pas politiquement correct d’en parler. Ces “cochons payeurs” comme on dit chez nous... », bons à payer des impôts, mais qui ne reçoivent aucune aide de l’Etat « dès lors qu’ils ont le malheur de toucher deux Smic ». C’est à eux que le projet UMP s’adresse.

 

La suite...

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:12

 

Mardi 8 novembre, le parti de la majorité présentait ses idées sur l’éducation dans la perspective de la campagne de 2012. Au programme de ces trois longues heures de « débat » : vœux pieux, effets d’annonce peu réjouissants, et surtout, pas un mot sur le financement !

 

 

Drôle de situation, pour un ministre en exercice, de présenter ce qu’il ferait… s’il était au pouvoir ! C’est le numéro auquel s’est livré Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, lors de la convention de l’UMP dédiée à l’éducation, organisée hier devant un parterre clairsemé de militants, au Théâtre Bobino, à Paris.

 

L’exercice a commencé par cinq bonnes minutes d’autosatisfaction : « Je veux que vous soyez fiers du bilan de Nicolas Sarkozy », a asséné le ministre. Fiers des 80 000 postes d’enseignants supprimés en cinq ans ? Du désastre de la formation des jeunes profs ? De la suppression de la carte scolaire, qui n’a fait qu’augmenter la ghettoïsation  ? Non, bien sûr… Mais de « la révolution de la personnalisation » initiée par Sarkozy, a souligné Chatel qui veut « réfléchir à une école des temps modernes (sic) ».

 

C’est que « l’éducation est devenue un enjeu de compétitivité, la guerre économique de demain ». Alors, l’UMP fourbit ses armes : autonomie des établissements, refonte du statut des enseignants (une annonce qui inquiète déjà les syndicats), réorganisation des rythmes scolaires – ce qui reviendrait à défaire la semaine de quatre jours de Xavier Darcos…

« Nous voulons qu’il y ait moins d’enseignants »

Autour des tables rondes, animées par Nicolas Rossignol – le très cordial « journaliste » habitué des rendez-vous de l’UMP – les invités ont eux aussi tenté de se montrer imaginatifs. Il faut « interdire le tutoiement ! », et ce, dès la Maternelle, a réclamé, sous les applaudissements, Christine Maso – une institutrice qui estime par ailleurs que, question autorité et respect, « ça se passe mieux dans le privé ». Tandis que le député du Doubs, Jacques Grosperrin, rappelait que « nous voulons qu’il y ait moins d’enseignants mais qu’ils soient mieux payés », Jean-Michel Fourgous, chargé de la promotion du numérique à l’UMP, a fait rêver la salle avec l’apprentissage de l’anglais par des Américains via… la visio-conférence. Tout un programme !

Jean-François Copé, patron du parti, est passé en coup de vent pour délivrer quelques phrases choc : « Chaque enfant est unique », « la mixité sociale c’est bien gentil, sauf si c’est pour être tiré vers le bas ». Mêmes discours inspiré de Nadine Morano, ministre chargée de l’Apprentissage, qui n’a pas lésiné sur les vœux pieux : « Il faut arrêter d’orienter les jeunes par défaut, mais les orienter par talent, par conviction » ou encore « on peut commencer par un CAP et finir chef d’entreprise ».

Redresser la tête

La deuxième table ronde, consacrée à l’insertion des jeunes dans la vie active, a été inaugurée par Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, qui s’est, lui aussi, félicité de la réforme LRU« un travail considérable » qui « nous permet de redresser (sic) la tête ». S’enorgueillissant du décloisonnement entre université et entreprises envers et contre tous les « corporatismes », il a raillé l’allocation d’autonomie proposée par le PS « qui consiste à envoyer le message à nos jeunes, “vous n’avez pas besoin de travailler”. Or les 35 heures ont déjà laminé le rapport au travail ! »

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:02

In Chronique Education Parti de Gauche

 

Quel avenir pour les Rased (réseaux d’aide spécialisée aux élève en difficulté) ? C’est la question posée par les députés UMP Xavier Breton (UMP, Ain) et Gérard Gaudron (UMP, Seine-Saint-Denis), rapporteurs pour avis du projet de budget 2012 de la mission enseignement scolaire. Devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, qui discutait mercredi 2 novembre 2011 des crédits de la mission, les députés ont présenté leur rapport consacré à la question « sensible » des Rased. Ils estiment ainsi que les maîtres spécialisés « disposent des compétences et des outils » pour traiter la difficulté scolaire. Or, les réseaux d’aide aux élèves sont aujourd’hui « sérieusement affectés » et leurs frais de déplacement se trouvent « complètement étranglés ». « L’exécution du budget 2012, avec la suppression de 5 700 postes dans le premier degré sans fermeture nette de classe, obligera les Rased à fournir une contribution dans le domaine des suppressions de postes », souligne Gérard Gaudron. Selon le ministère, les Rased représentent 12 047 ETP en 2010-2011, dont 3 667 psychologues.

 Nous ne voulons pas d’une asphyxie lente des réseaux », affirment les rapporteurs. Ils évoquent dès lors trois scénarios d’évolution des Rased.

 

Première hypothèse : l’extinction progressive du réseau. Un scénario jugée « inacceptable », à moins qu’à terme tous les enseignants soient en capacité de répondre à des bassins éducatifs particuliers. Les députés rappellent à ce titre la position du ministre en la matière, affirmée devant la commission le 26 octobre dernier. Pour Luc Chatel, « le dimensionnement et l’efficacité de l’action des maîtres E et G doivent continuer à être réévalués ».

 

Second scénario envisagé par les rapporteurs : la suppression de la distinction entre maîtres E (chargé de l’aide à dominante pédagogique) et G (chargé de l’aide à dominante rééducative), et la sédentarisation de ces personnels.

 

Les députés sont pour leur part favorables à un « troisième scénario », combinant la « sédentarisation des maîtres E » et le « maintien d’équipes de maîtres G » dans le cadre d’un bassin par exemple, « pour soulager les maîtres » dans la prise en charge de la difficulté scolaire

 

10-11-2011 19-10-20

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