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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:38

Réponse d'un retraité à la Rectrice d'Orléans-Tours. !

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:17

In Nouvel Obs

 

C03-24Les pratiques de l'enseignement catholique et privé semblent séduire le gouvernement. Pourtant, selon le professeur Philippe Szykulla, les innovations du secteur privé ne doivent pas être adaptées à l'enseignement public.

 

L'enseignement catholique prend régulièrement des libertés avec la norme notamment grâce à la particularité de son statut revendiqué dans la loi Debré de 1959, et fait, ou fera, des propositions à l'Éducation Nationale en terme d'organisation des cours. Il est évident que Luc Chatel, le ministre de l'Education s'intéresse de près à cette frange de la population scolaire qui compte tout de même environ 21 % des élèves dans le secondaire.

  

Au delà du choix idéologique ou religieux qui prévalait jadis, les parents se dirigent vers l'enseignement privé, majoritairement catholique, pour l'accompagnement dont il s'est fait le champion.

 

Pour le bien des élèves ?

 

On peut douter que le suivi dans ces établissements sous contrat avec l'État soit bénéfique aux élèves, au-delà de la pression pédagogique indéniable. Avec parents exigeants, les jeunes se retrouvent malgré eux dans des structures qui s'adressent essentiellement à leurs capacités intellectuelles, au mépris de leur épanouissement personnel. Il n'y a qu'à voir le retour sur la capacité à poursuivre des études supérieures des élèves poussés aux hormones du travail à outrance. Beaucoup d'entre eux sont complétement désorientés en découvrant les affres de l'université.

 

Subventionnés pour partie par un forfait d'externat qui représente environ la moitié du coût d'un élève, les établissements de l'enseignement privé sous contrat avec l'État vivent de la contribution volontaire des familles. À ce titre, il est absolument nécessaire de faire le plein, donc d'être attractif, ce qui incite les directions à innover.

 

Ces innovations sont dans l'absolu recevables. Dans la réalité, elles reflètent une volonté de recadrer idéologiquement l'enseignement. L'enseignement privé plaît à l'État, au vu de son modèle économique et de l'autonomie qu'il a su mettre en avant. Le projet d'établissement, le chef d'établissement maître chez lui, le choix des orientations pédagogiques sont des sirènes auxquelles a envie de céder l'administration de l'Éducation Nationale.

 

Ce que l'État pourrait ignorer

 

Le secrétaire général de l'enseignement catholique ne cache pas ses espoirs de pouvoir introduire, non seulement le fait religieux, mais aussi "l'endoctrinement", dans le contenu pédagogique. D'après lui, toutes les disciplines sont susceptibles d'intégrer l'évangile. Par ailleurs, il ne déplairait pas à l'enseignement catholique de récupérer un fonctionnement "libre" en contrepartie d'une collaboration à la libéralisation de l'école.

 

Le modèle proposé est tellement tentant que le gouvernement actuel ne se cache plus pour aller au-delà de son aversion cléricale officielle issue de la séparation de l'État et de l'Église de 1905, officielle parce qu'il est connu que chaque responsable politique, quelque soit son bord d'appartenance, met ses enfants dans le privé !

 

"Nous cherchons à être des moteurs mais en aucun cas nous ne nous positionnons en donneurs de leçons. Si ce que nous expérimentons peut être utile à d’autres, tant mieux" annonce Eric de Labarre le 4 octobre dernier. Il présentera la publication en décembre d’un manifeste pour l’éducation. Que peut-on espérer y découvrir ?

 

En premier lieu, l'enseignement catholique va prôner la souplesse dans le temps scolaire, c'est à dire l'annualisation de l'horaire des élèves et de leurs enseignants. Pour avoir vu son fonctionnement dans l'enseignement agricole, on connaît les dégâts que cela produit en termes de conditions de travail des enseignants, mais aussi de la motivation des élèves qui pourraient être invités à l'exploration de modules "ludiques" qui plaisent aux familles, demandeuses d'occupation pour leur progéniture.

 

Un schéma séduisant

 

On peut imaginer, ensuite, qu'Éric de Labarre apportera "sa" preuve que l'on peut fonctionner avec des moyens humains en réduction pourvu que la manne financière ne se tarisse pas ! Il suffit de demander aux enseignants de travailler sur plus de séquences réduites à 45 ou 50 minutes, d'imposer des plages de présence obligatoires à ces mêmes enseignants pour pallier l'absence d'un collègue.

 

Ce schéma est très séduisant, sauf que ce que l'on observe dans les pays qui l'on déjà adopté fait froid dans le dos : les professeurs sont au bout du rouleau, et surtout n'ont pas la même exigence pédagogique en séance de cours. Il n'est pas rare que la leçon se transforme en débat continuel où la liberté d'envoyer un texto ou de boire un liquide sucré et pétillant est de mise, et que la parole de l'enseignant se noie dans le flot de la discussion par binôme.

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 10:09

In L'Instit'humeurs

  

Derrière l’arbre se cachait la forêt : alors que la quasi-totalité  des réactions au projet de décret sur l’évaluation des enseignants s’est portée sur l’entretien d’évaluation, la création d’une nouvelle grille d’avancement a globalement été passée sous silence. Elle aura pourtant des conséquences importantes sur le pouvoir d’achat de 800 000 enseignants et incidemment sur le recrutement.

df

 

Encore une semaine bien agitée dans le monde de l’éducation… Grâce soit rendue au Café Pédagogique, qui a bien mis le feu aux poudres avec son scoop sur les projets du gouvernement concernant l’évaluation des profs.

Pour ceux qui n’ont pas suivi l’affaire, on peut la résumer ainsi : la notation des profs sera désormais faite exclusivement par le chef d’établissement, tous les trois ans, à la suite d’un entretien de type managérial, en fonction des objectifs auto-fixés par l’enseignant et de la progression des élèves.

Énoncé ainsi, le projet peut sembler audacieux et intéressant pour celui qui pense que « les profs sont bien les derniers à refuser d’être évalué, nous sommes tous évalué dans notre vie active et je ne parle pas des politiques que ces profs sont les premiers a critiquer des que leurs vacances sont raccourcies ou que l’on leur demande d’en faire un peu plus » (commentaire sur L’express.fr, les écarts d’orthographe et de raisonnement sont d’origine).

Les réactions sont néanmoins unanimes dans la profession, laquelle va encore passer pour corporatiste, mais c’est peut-être là l’un des effets recherchés. Il est entre autre reproché au projet d’avoir été mené sans concertation, d’être alambiqué, peu adapté à la réalité du terrain, de comporter des zones d’ombres dans sa mise en œuvre et  des risques de dérives inquiétantes. On lira avec une attention particulière ce qu’en pensent les Inspecteurs et les Chefs d’Etablissements (ici, il faut descendre un peu), les premiers concernés par ce projet (les uns en tant que dindons de la farce, les seconds en tant que pierre angulaire du nouveau dispositif). J’insiste un peu : allez lire ces réactions, elles sont vraiment pertinentes. On renverra également à ce très instructif témoignage d’un chef d’établissement qui raconte comment se passe l’évaluation des profs sur le terrain et qui envisage l’avenir avec perplexité.

On en profite aussi pour faire une remarque qui devrait intéresser environ 320 000 personnes : les instits ! Car toute la semaine ils ont du, comme moi, se demander si ce décret les concernait, puisqu’on n’a parlé que de la situation dans le secondaire ! Il faut dire que dans le primaire, le directeur d’école n’est pas (encore) chef d’établissement, il n’est pas notre supérieur hiérarchique, il n’est donc pas concerné par la nouvelle évaluation. Pourtant, il est peut-être plus à même de pouvoir la mettre en pratique qu’un chef d’établissement du secondaire, en tant qu’ancien instit en contact quotidien avec l’ensemble d’une équipe réduite (généralement entre 10 et 15 enseignants) et avec des élèves qu’il voit évoluer 5 années durant…

Pour ce qui nous concerne, donc, ce sera toujours l’Inspecteur de Circonscription (notre supérieur hiérarchique) qui nous évaluera. Sauf qu’on aura droit nous aussi à l’entretien avec les objectifs, les progressions d’élève, etc.

Bon.

Mais quand on lit le projet de décret on s’aperçoit que l’évaluation des enseignants ne constitue qu’une partie du texte, et qu’une autre évolution majeure est très longuement détaillée pour tous les corps de métiers enseignants : la nouvelle grille d’avancement. Cette évolution va, à mon sens, avoir bien plus de conséquences sur la vie des enseignants au quotidien, et sur celle de la profession à long terme, que le rôle du chef d’établissement dans l’évaluation.

Il faut peut-être ici expliquer comment se passe l’avancement dans l’Education Nationale : selon la notation, on peut changer d’échelon plus ou moins vite. L’avancement au « grand choix » est la voie la plus rapide (30% des enseignants), au « choix » l’intermédiaire (30%), à « l’ancienneté » la plus lente (40%). Désormais, la nouvelle grille aligne les deux premières voies sur la plus lente, celle de l’ancienneté.

A titre d’exemple, voici pour un professeur des écoles la nouvelle (à gauche) et l’ancienne (à droite) grille d’avancement, du 1er au 11ème échelon :

Le projet de décret le dit clairement, « les cadences d’avancement existantes (au grand choix, au choix, à l’ancienneté) sont remplacées par un rythme unique. L’avancement accéléré est organisé par l’attribution aux agents de mois de réductions d’ancienneté ».

C’est l’autre nouveauté : la note auparavant au cœur de l’avancement est supprimée, à la place c’est le compte-rendu d’entretien qui indique si l’enseignant bénéficie d’une « réduction d’ancienneté » : 5 mois pour 30% de l’effectif, 2 mois pour 50%, rien pour les 20 derniers %. Ceci une fois tous les trois ans, à l’issue de chaque entretien, et tant pis si l’entretien ne peut avoir lieu que tous les 4 ou 5 ans dans les faits…

Le tableau ci-dessous (Café Pédagogique) résume les écarts d’avancement entre le projet et le système actuel. Chaque tranche colorée constitue un échelon.

Imaginons un professeur qualifié d’exemplaire par sa hiérarchie : ayant bénéficié de la réduction de 5 mois tous les trois ans, il parviendra au dernier échelon au bout de 26 ans environ, contre 20 ans actuellement.

Rien ne change en revanche pour le « mauvais prof », qui ne verra le dernier échelon qu’après 29 ans : on notera l’ironie d’un projet émanant d’un gouvernement qui voudrait faire une place plus grande au mérite et qui pénalise proportionnellement davantage les « bons profs » que les mauvais !

Concrètement, les enseignants verront leur salaire stagner plus longtemps, ne connaîtront d’augmentation que de loin en loin. Autant dire que leur pouvoir d’achat va sérieusement se dégrader sur la durée. Peu importe, le gouvernement fera ainsi chaque année quelques centaines de millions d’euros économies : l’argent des enseignants, celui-là même qui ne leur sera pas versé par la grâce du présent décret…

Faire des économies sur le salaire des enseignants se dit aussi « réduire la masse salariale », et pour ce faire le gouvernement disposait de trois possibilités :

- réduire le nombre d’enseignant : ça c’est fait (-80 000 en 5 ans, 14 000 encore l’année prochaine)

- baisser le point d’indice salarial (ça viendra peut-être, mais le tollé serait énorme et ce serait envoyer un signe terrible tant cette mesure symbolise l’état de crise profond d’un pays)

- jouer sur le « glissement vieillissement technicité »,  (GVT) mesure très technique en effet : c’est précisément ce qui a été fait en modifiant la grille d’avancement…

 

Le gouvernement a choisi sciemment de taper sur les enseignants (pas franchement le cœur de cible de son électorat, de toute façon) de la manière la plus silencieuse, pas la moins efficace…

Rappelons que les enseignants français figurent parmi les moins payés de l’OCDE, que le salaire moyen d’un enseignant a augmenté ces 15 dernières années dans 70% des pays de l’OCDE mais a reculé en France (-12 à 14 points en euros constants), et que c’est en France que le pourcentage du PIB consacré au salaire des enseignants a le plus baissé parmi tous les pays de l’OCDE sur cette période.

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 20:37

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In Sauvons l'Université

   

A lire sur Rue89

 

Cours particuliers par Acadomia, aide en ligne, coaching ou radiesthésie : en matière de soutien scolaire, les parents sont prêts à tout. Enquête réalisée avec le CFPJ.

 

"L’école gratuite ? Ça n’a plus de sens », constate le sociologue de l’éducation François Dubet, à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) :

 

« Entre les fournitures, les livres, le soutien scolaire, les séjours à l’étranger, le logement... le budget explose. Il faut cesser cette hypocrisie de dire qu’on peut réussir sans mettre la main au portefeuille. »

Près d’un tiers des lycéens et un collégien sur cinq prennent des cours particuliers pour suivre la cadence, ce qui peut grever le budget d’une famille. Au total, le marché approcherait les 2,2 milliards nud’euros en France, selon un rapport remis en mai à la Commission européenne. Certes, le business a toujours existé, mais il se limitait, dans 90% des cas, à de petits cours d’appoints payés au noir. En dix ans, la donne a changé.

 

1. Le boom du soutien scolaire et du privé

Les poids lourds que sont Acadomia (côté en bourse, 110 millions d’euros de chiffre d’affaires), Complétude (20 millions d’euros), Anacours (5 millions d’euros) et consorts grignotent des parts de marché à l’économie souterraine, et empocheraient aujourd’hui entre 20 et 30% de l’activité.

Dopées par l’abattement fiscal de 50% du service à la personne, les entreprises de soutien scolaire affichent des taux de croissance insolents (+10% à 20% par an) lors de la décennie écoulée, malgré un léger ralentissement depuis la crise de 2009.

Toutes gagnent du terrain en ouvrant des boutiques franchisées sur l’ensemble du territoire. Pourtant, aucune étude ne prouve leur efficacité. Mais 70% à 80% du magot reste à prendre au marché non officiel : de belles perspectives de croissance

 

Pour lire la suite

 

2. Services sur Internet et bachotage

3. Le coaching pour motiver les ados

4. « Prépas de prépas » et « boîtes à colle »

5. Des parents de plus en plus inquiets

6. Sans diplôme, 7 fois plus de chômage

7. L’école, hôpital qui met ses malades dehors

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:48

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In Café Pédagogique

 

Evaluation des enseignants : Vers une grève unitaire le 15 décembre

 

L'intersyndicale du second degré s'est réunie le 17 novembre. Elle se reverra le 21 au même moment qu'une réunion de l'intersyndicale du premier degré. On s'achemine bien vers une grève unitaire.

 

"On a une analyse commune sur la méthode et le fond de ces textes", nous dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, à la sortie de la réunion de l'intersyndicale du second degré, faisant allusion au décret et à l'arrêté sur l'évaluation des enseignants publiés le 15 novembre par le Café. L'intersyndicale réunit les syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep), le Sgen, le Se Unsa, FO, le Snalc, Sud et la Cgt. "C'est une vision inacceptable de l'éducation qui se dessine". L'intersyndicale a décidé la diffusion d'une pétition commune lundi 21. "L'appel à la grève se dessine", nous dit F. Rolet et devrait être décidé lundi. L'intersyndicale a lancé un appel pour une action commune à l'intersyndicale du premier degré.

 

Selon Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, l'intersyndicale du premier degré (Snuipp, Se Unsa, Sgen) se réunira effectivement lundi. "On pense que le sujet, c'est à dire l'annonce de nouvelles suppressions de postes, les 3000 Rased dans le viseur, les salaires et la nouvelle évaluation


 

In Snuipp

 

Le SNUipp-FSU appelle à une grève unitaire pour le 15 décembre

Le SNUipp-FSU appellera à une grève unitaire le 15 décembre prochain pour une politique budgétaire et éducative qui permette la réussite de tous les élèves et prenne en compte les conditions de travail des enseignants.
 

 Lancé dans une entreprise de torpillage de l’école, le ministre continue de jouer les apprentis sorciers. Aujourd’hui, il déclare dans lesEchos qu’il sera possible de réduire encore le nombre de postes dans l’éducation en ne remplaçant pas un certain nombre de départs en retraite. Il souhaite aussi mettre en concurrence les écoles en publiant les résultats des évaluations des élèves. En projetant de supprimer totalement la carte scolaire, la chasse aux écoles réputées sera exacerbée. Chacun sait à qui profite ce type de mesures : jamais aux élèves des milieux défavorisés. Dévoilées une à une, les pièces du puzzle dessinent une école du tri et de l’inégalité par excellence.

 

Aujourd’hui, les motifs de contentieux sont donc multiples :
- Projet de suppressions de postes au budget 2012 qui vise entre autre les postes RASED, de remplaçants, de conseillers pédagogiques, mais aussi la scolarisation maternelle ; Une purge qui se fait toujours sur le dos des élèves les plus fragiles.
- Salaires attaqués comme le confirment les comparaisons internationales.
- Conditions d’exercice du métier dégradées.
- Et maintenant, le projet de réforme de l’évaluation des enseignants qui s’attaque entre autre au pouvoir d’achat des enseignants et induit la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des personnels.

Sur tous ces points, le SNUipp-FSU appelle à une riposte unitaire et convergente entre le premier et second degré. Il proposera un appel commun à la grève lors de la réunion des Fédérations de l’Education programmée lundi prochain à l’initiative de la FSU.

 

Paris, le 18 novembre 2011

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:47

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 07:41

In Libération

 

 

La réforme de l’évaluation des enseignants envisagée par le gouvernement donne au chef d’établissement un rôle clé dénoncé par les syndicats.

 

Des proviseurs qui vont évaluer les enseignants, un entretien individuel tous les trois ans, la fin d’une progression de carrière largement mécanique… La réforme annoncée de l’évaluation des enseignants provoque un tollé. Les syndicats dénoncent un texte élaboré quasiment sans concertation et qui remet en cause leur métier. Le ministère explique qu’il faut moderniser un système qui ne satisfait plus personne. Retour sur l’une des dernières réformes du quinquennat dans l’Education nationale.

 

Que propose le texte du gouvernement ?

Selon les projets d’arrêté et de décret révélés mardi par le site Le café pédagogique, les enseignants auront désormais un entretien tous les trois ans avec leur supérieur hiérarchique - le proviseur ou le principal dans le secondaire, l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) dans le primaire. Celui-ci transmettra un compte rendu au recteur et lui proposera éventuellement d’accorder un certain nombre de mois d’ancienneté supplémentaires à l’enseignant, ce qui se traduira par une augmentation de salaire. L’entretien avec le proviseur, qui devient un homme clé, conclut trois ans d’un processus assez flou, présenté comme une «autoévaluation» - si l’on comprend bien, les enseignants se fixent des objectifs, regardent les progressions de leurs élèves, notent leurs difficultés, quitte à demander conseil à l’inspecteur qui intervient toujours ici.

Il s’agit d’un tournant, surtout dans le secondaire. Aujourd’hui, les enseignants reçoivent deux notes - l’une pédagogique, sur 60 ; l’autre administrative, sur 40. Dans le primaire, les profs sont notés par l’IEN. Dans le secondaire, c’est l’inspecteur pédagogique régional, spécialiste de la discipline, qui met la première note. Le proviseur ou le principal donne la seconde. Mais de fait elle compte très peu : pour les profs qui ont le même échelon de carrière, la tradition veut que le chef d’établissement mette la même note à un demi-point près. De plus, les inspections sont rares : un prof peut rester jusqu’à dix ans sans en avoir. Sa carrière se déroule alors à l’ancienneté.

 

Que critiquent les syndicats ?

Certains reconnaissent que le système est perfectible. Mais quasiment tous réclament le retrait des textes. Ils dénoncent des risques d’arbitraire et de mise en concurrence des enseignants. Surtout, ils estiment que la réforme induit une véritable transformation du métier et qu’elle aurait nécessité des discussions plus larges. Les textes prévoient en effet que les profs ne soient plus évalués seulement sur leurs compétences disciplinaires, mais aussi sur leur implication dans «l’action collective de l’école» - comme des projets pédagogiques pluridisciplinaires ou des dispositifs pour maintenir une bonne ambiance dans l’établissement, faire baisser les tensions, etc.

Les plus hostiles, comme le Snes-FSU (principal syndicat du secondaire), estiment qu’il s’agit d’une «agression frontale» contre un métier dont la mission première est, et doit rester, la transmission des connaissances et qui serait dévoyé. «Malgré son incapacité à évaluer le travail pédagogique concret des enseignants dans leur enseignement disciplinaire, le chef d’établissement serait le seul chargé de l’évaluation», proteste le Snes, qui menace d’«actions à la hauteur de l’agression».«Ce qui deviendra de fait premier, poursuit-il, ce n’est plus le cœur du métier, la capacité de l’enseignant à faire acquérir savoirs et compétences à ses élèves, mais tout ce qui est périphérique à l’acte d’enseigner.»

Plutôt favorable à la réforme, Philippe Tournier, responsable du SNPDEN-Unsa (syndicat majoritaire des chefs d’établissement), reconnaît qu’elle marque un virage, la compétence disciplinaire n’étant plus l’élément principal pour évaluer un prof. Et il reproche au gouvernement d’avoir procédé «de façon si abrupte. On ne peut changer le système sans dire clairement aux enseignants ce que l’on attend d’eux».

 

Quelles sont les arrière-pensées politiques ?

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:07

 

In Les Echos

C03-23    Chatel juge « possible » avec des réformes de réduire encore le nombre de postes dans l'Education

En pleine polémique sur l'évaluation des enseignants et une semaine après la convention UMP sur l'éducation, Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, s'explique dans « Les Echos » sur le cap envisagé pour 2012.

Pourquoi voulez-vous faire évaluer les enseignants du secondaire par le chef d'établissement ?

C'est un chantier que j'ai ouvert en 2009 dans le cadre du pacte de carrière. L'idée est que le système d'évaluation des enseignants soit plus performant, plus juste et qu'il permette de valoriser la qualité du travail et l'engagement de chaque enseignant et de le faire progresser dans sa carrière. Rien n'est décidé, nous sommes au stade de la concertation, aucun décret ne sera signé en catimini. Mais notre philosophie est que le chef d'établissement soit plus impliqué dans l'évaluation de son équipe pédagogique. N'oublions pas qu'il préside aussi le conseil pédagogique.

Vous venez de relancer les concertations sur les rythmes scolaires. Pourquoi ne pas aller plus vite alors que les termes du débat sont bien connus ?

C'est la méthode que j'avais annoncée en mettant en place la Conférence nationale sur les rythmes scolaires. Des propositions m'ont été faites. Je demande maintenant à chacun, organisations syndicales, parents d'élèves, de prendre position et de dire ce qu'il est prêt à faire maintenant. Moi, je n'ai pas changé d'avis.

La France est le pays qui a le plus grand nombre d'heures de cours des pays développés, répartis sur le plus petit nombre de journées de travail... Mais toutes ces heures en plus ne donnent pas la meilleure efficacité à notre système éducatif. Il faut revoir l'organisation des rythmes scolaires, c'est une priorité. Mais on ne peut décider seul car cela a des conséquences sur l'organisation de la société. Des décisions seront-elles prises avant l'élection présidentielle ? S'il y a un consensus, oui. Sinon, cela sera un très bon sujet de débat.

Que pensez-vous des 60.000 postes que veut recréer François Hollande dans l'éducation nationale ?

Cette proposition est triplement révélatrice. D'abord de l'irresponsabilité du Parti socialiste sur la question des finances publiques, au moment où le Portugal licencie les enseignants, l'Espagne baisse leur rémunération. Elle est ensuite révélatrice du décalage entre les besoins réels de l'école aujourd'hui et les propositions du PS.

Les problèmes de l'école ne sont pas des problèmes de moyens. La France investit 7% de son PIB dans l'éducation (selon l'Insee), c'est plus que la moyenne des pays de l'OCDE et de l'Union européenne. Le sujet, c'est la capacité d'affecter ces moyens là où il y en a le plus besoin, de personnaliser. C'est cela le défi majeur.

Elle est enfin révélatrice de la duplicité du PS. François Hollande ne dit pas la réalité aux enseignants. Ils savent que s'ils sont à l'avenir plus nombreux, ils seront moins bien payés. Or on a besoin de revaloriser les enseignants. C'est le choix que nous avons fait, en ne remplaçant pas la moitié des enseignants partant en retraite mais en augmentant de 10 % leur salaire en début de carrière.

Mais faut-il selon vous continuer de supprimer des postes ?

Ma conviction, c'est qu'il faudra continuer à baisser la part des dépenses publiques. Ce sera au candidat soutenu par l'UMP à la présidentielle de choisir la méthode. Je pense que si l'on fait des réformes d'organisation et de structures du système éducatif, oui, il sera possible de réduire encore le nombre de postes en ne remplaçant pas un certain nombre de départs en retraite.

De quelle façon, voulez-vous faire évoluer le statut de l'enseignant ?

Le décret qui régit le statut des enseignants date de 1950. En soixante ans, le métier a été révolutionné. La mission quasi unique de l'enseignant était alors d'instruire. On avait affaire à une élite, seuls 10 % d'une classe d'âge accédait au bac. Aujourd'hui, vous avez 100 % d'une génération au collège et 70 % au lycée. Les enjeux ont changé. Les missions aussi. Il faut s'interroger sur leur contenu et donc sur le statut. Sur le principe, les organisations syndicales ne sont pas opposées à une évolution. Le métier ne peut plus se résumer au seul temps de cours, 15 heures pour un agrégé et 18 heures pour un certifié. Il faut un temps global de présence réparti entre l'instruction, le soutien personnalisé, le travail pédagogique.

Faut-il généraliser, comme le veut l'UMP, l'expérimentation du recrutement par le chef d'établissement de son équipe ?

Nous avons déjà fait de grands pas vers l'autonomie. Avec la réforme du lycée puisque les proviseurs peuvent gérer selon les priorités de leur projet pédagogique entre 25 % et 30 % de leur dotation horaire globale. J'ai aussi demandé à l'administration centrale d'affecter aux académies leurs moyens sur la base de contrats de performance. Et puis, dans des établissements difficiles, avec l'expérimentation "Clair", devenue "Eclair", nous testons un recrutement par le chef d'établissement car c'est lui qui est capable d'apprécier ses besoins. Il sera difficile de généraliser cela du jour au lendemain. Mais c'est l'horizon. Il faut donner plus de marges de manoeuvre aux établissements.

Faut-il rendre publics les résultats des évaluations des élèves par établissement ?

A terme, c'est nécessaire. Les parents attendent de la transparence. Mais il faut pour cela mettre en place des outils totalement objectifs. J'ai été surpris par certaines critiques. Maintenant, je suis ouvert à toute discussion sur la méthodologie et je ne suis pas contre le recours à un organisme indépendant. Mais notre direction générale de l'enseignement scolaire n'est pas la moins bien placée pour contribuer à ces évaluations.

Etes-vous toujours favorable à la suppression totale de la carte scolaire ?

Ce sera sans doute le point final d'une réforme en profondeur du système éducatif. C'est la liberté de choix des parents. Cela ne peut se faire que le jour où l'on aura des indicateurs totalement transparents et objectifs. C'est le cap qu'il faudra poursuivre.

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:55

In Café Pédagogique

 

 

Par mégarde le Café s'est trompé de catégorie le 16 novembre en publiant une simulation d'avancement de carrière entre le modèle actuel d'avancement et celui prévu par le décret projeté. Voici, recalculé, pour les PE et certifiés, la durée des avancements comparativement entre ces modèles exprimés en années .

 

Depuis des années, l’avancement des enseignants se déroule selon des rythmes différents : à l’ancienneté, au choix ou au grand choix. Nombre de syndicats déplorent depuis longtemps ces inégalités de traitement, qui au cours d’une carrière peuvent représenter des sommes considérables. Le projet de nouveau déroulement de carrière écrase les écarts entre les progressions les plus rapides et les progressions les plus lentes, mais en alignant les plus favorisés vers la situation la moins favorable.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:30

In Le Monde

 

 
Penser "plus aux gens et moins à sauver les banques". Des milliers de lycéens et d'étudiants sont descendus dans la rue, jeudi 17 novembre, dans toute l'Italie pour dénoncer les coupes dans le budget de l'école publique, dans le cadre d'un mouvement international.
 

A Milan, des manifestants ont jeté des œufs sur le bâtiment de l'université privée catholique du Sacré-Cœur, dont était recteur le nouveau ministre de la culture, Lorenzo Ornaghi, qui a fait aussi l'objet de quolibets. "Redonnez-nous notre argent, que l'Eglise paye", scandaient les protestataires, exigeant l'arrêt des soutiens publics au système privé.

 

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