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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:19
chatelr

 

Les professeurs stagiaires vont-ils enfin retrouver des couleurs, du rose aux joues ? Le 28 novembre, le Conseil d'Etat a annulé une partie de la réforme contestée de la formation des enseignants. Celle plus connue sous le nom de « masterisation » et qui a projeté des jeunes professeurs non formés, inquiets et livides dans les salles de classe.

 

Par l'arrêté du 12 mai 2010, le ministre de l'Education nationale avait abrogé le « cahier des charges de la formation des maîtres ». Sous Chatel, les professeurs stagiaires sont passés d'un mi-temps à l'école à un plein-temps, avec une formation pédagogique homéopathique (signant la mort de l'Institut universitaire de formation des maîtres, IUFM).

En début de semaine – c'est passé inaperçu –, cette partie du texte est annulée par le Conseil d'Etat. Hop. Selon l'institution, le ministre n'avait pas la compétence permettant de faire ces changements. Les membres de son cabinet n'ont pas pu être joints, dans la journée :

« La demande a été faite au cabinet, mais nous n'avons pas de nouvelles. »

« Un excès de pouvoir »

Luc Chatel a bâclé son sujet. Cette abrogation, il fallait la faire vite : elle était nécessaire pour permettre aux jeunes enseignants stagiaires d'enseigner à plein-temps devant leur classe et ainsi supprimer 16 000 postes, à la rentrée 2010.

Mais il aurait fallu, pour la réaliser, la signature d'un « arrêté interministériel » (conjointement avec le ministère de l'Enseignement supérieur).

Selon le Conseil d'Etat, le ministre aurait, par ailleurs, dû « consulter le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche et le Haut Conseil de l'éducation ».

Luc Chatel a donc commis un « excès de pouvoir », les syndicats qui ont saisi le Conseil d'Etat ont eu gain de cause. Cette décision devrait logiquement faire revenir les enseignants débutants à un tiers de pratique et deux tiers de formation (les dispositions antérieures prévues dans l'arrêté du 19 décembre 2006).

Le ministère assure qu'il n'en est rien pour l'instant :

« Cette annulation ne produira pas d'effets immédiatement. Les stages continuent selon les mêmes modalités. »

Le Conseil d'Etat lui a accordé un « sursis à statuer » au gouvernement (un délai indéterminé). La plus haute juridiction administrative a demandé aux différentes parties de « débattre » : le ministère de l'Education, celui de l'Enseignement supérieur et les organisations qui l'avaient saisie.

Une réforme « bricolée »

Ce sursis est la seule chose qui inquiète les syndicats, globalement satisfaits. Olivier Lorreyte, co-secrétaire de la fédération des syndicats SUD-éducation, l'un des syn­di­cats à l'origine de la requête auprès du Conseil d'Etat  :

« Le risque est que le ministre nous ponde un texte, en bonne et due forme, cette fois, avant que l'annulation du Conseil d'Etat prenne effet. Mais politiquement, cela rouvre de toute façon le dossier, c'est intéressant. Cela rebat les cartes. Luc Chatel va devoir assumer encore une fois ce qu'il a fait. »

Emmanuel Mercier est secrétaire national du Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snes, de la Fédération syndicale unitaire, FSU), à l'origine d'un communiqué. Il analyse :

« Chatel, sûr de son bon droit, a été rappelé à l'ordre. Cela montre à quel point cette réforme a été bricolée par le ministre. »

Au ministère, on répond juste, laconiquement, en nous lisant un texte, qu'on « s'attache à tirer les conséquences de la décision de la haute institution ». Quand ? A la rentrée prochaine ?

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:16

In Snuipp 

 

Après la décision du Conseil d’Etat lundi 28 novembre d’annuler deux articles de l’arrêté ministériel de 2010 sur la réforme de la formation des maîtres, le SNUipp demande le retrait des textes et l’ouverture de discussions sur les effets de cette décision et sur le réforme de la formation.

 

Le Conseil d’Etat a annulé lundi 28 novembre les articles 2 et 3 de l’arrêté du 12 mai 2010 qui définit les compétences à acquérir par les enseignants. La haute juridiction désavouant la réforme de la formation des enseignants imposée en force par le ministère de l’éducation nationale, a notamment estimé que le ministre n’était "pas compétent pour abroger seul", les textes régissant le temps passé en alternance entre l’IUFM et les périodes de stage en classe lors de la formation. Notamment il n’avait pas « consulté le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche et le Haut conseil de l’éducation avant d’édicter cet arrêté ». Très contestée depuis sa mise en œuvre, la réforme de Luc Chatel avait, parmi ses principales conséquences, conduit à mettre directement devant classe les jeunes titulaires d’un master qui avaient réussi au concours mais n’avaient pas suivi de formation à la conduite de classe, aux méthodes pédagogiques ou à la didactique. Les maigres mesures prises pour les accompagner et instaurer une brève période de stage n’étant même pas appliquées de manière égale dans tous les départements.

Appliquer la décision dans les plus brefs délais

Dans un communiqué publié hier jeudi 1er décembre, le SNUIpp-FSU a estimé que « le ministère doit clairement revoir sa copie ». Le SNUIpp estime qu’il y a « urgence à retirer l’ensemble des textes qui définissent cette réforme critiquée par toute la communauté éducative ». Il rappelle que « les rapports se succèdent » et que « tous plaident pour une modification en profondeur de la réforme ». On se souvient notamment de celui de Jean-Michel Jolion remis en octobre dernier qui critiquait vertement les conditions de mise en œuvre de la masterisation. De son côté, le SNUipp qui a réalisé deux enquêtes auprès des débutants montrant leur haut degré d’insatisfaction face aux conditions d’entrée dans le métier, a déjà fait connaître ses propositions. Pour lui, la formation initiale devra être basée sur un continuum intégrant des modules de préprofessionnalisation progressive dès la licence, un concours avec des épreuves disciplinaires et professionnelles et l’organisation d’une véritable alternance progressive. Une formation qui, in fine, devra être reconnue par un master et articulée au concours tout en garantissant le non décrochage entre le premier et le second degré. Le syndicat demande « l’ouverture de discussions, dans les plus brefs délais, sur les effets de cette décision » que le ministère ne semble pas pressé d’appliquer.

 

Lire aussi :
-  Le communiqué du SNUipp
-  Rapport Jolion sur la « masterisation » : Tout à reconstruire

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:11

chatelw

 

In Café Pédagogique

 

Dure soirée pour Luc Chatel que celle du 1er décembre. Durant une heure il a du écouter l'analyse sénatoriale sur son projet de budget. Celui ci a trouvé quelques défenseurs, comme Jean-Claude Carle. Mais il a surtout été la cible des rapporteurs de la commission des finances.

 

Claude Haut a ouvert le tir en évoquant les "carences de gestion et de pilotage" du budget, par exemple quand les plafonds d'emploi ne correspondent pas à ceux de la mission. "Le ministère ne parvient pas à anticiper correctement les départs en retraite de ses agents et la gestion des postes offerts aux concours". C Haut a surtout critiqué les suppressions d eposte : 70 600 depuis 2008. "Pour les rapporteurs rétablir les postes est une priorité pour redonner au service public d'éducation les moyens de ses ambitions". C Haut a notamment critiqué les inégalités de traitement avec le privé soulignant que les suppressions de poste du privé ne représentaient que 10% du total alors qu'il accueille 20% des élèves. Il a aussi critiqué la montée des heures supplémentaires : elles représentent 1,3 milliard d'€ soit 40 000 emplois. "C'est beaucoup".

 

Thierry Foucaud estime que "le droit à l'éducation est remis en question après 5 années de dénaturation du service public d'éducation". Ainsi, "la réforme du lycée conduit à sa désorganisation et à la remise en cause du statut des enseignants". Le rapporteur a aussi critiqué la baisse des dépenses sociales (bourses - 6,8%) et le budget de l'enseignement agricole.

 

Pour la sénatrice Brigitte Gonthier-Morin, "la réforme brutale (de l'enseignement professionnel) accroît les inégalités ; pour preuve, le nombre de sorties du système scolaire atteint désormais 15 %. Après autant d'annonces, elle risque de susciter beaucoup de frustrations au sein des élèves et des familles, en majorité populaires".

 

Les débats

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:50

In Sauvons l'Université

 

C03-01.jpgLe 28 novembre 2011, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la requête introduite conjointement par « Sauvons l’université ! », SUD-Éducation et la FCPE contre l’arrêté du 12 mai 2010 « portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier ». Cet arrêté du 12 mai 2010 abrogeait l’arrêté portant cahier des charges de la formation (arrêté du 19 décembre 2006). Il le remplaçait par la seule définition des « compétences ».

 

Dans sa décision, le Conseil d’État a recueilli nos arguments, déclaré l’arrêté irrégulier et illégal et considéré que l’arrêté de mai 2010 n’était pas un cahier des charges au sens de l’article L. 625-1 du Code de l’éducation. Il en a annulé en particulier l’article 3 qui abrogeait le cahier des charges de décembre 2006.

 

Cette décision souligne une fois de plus la précipitation et les incertitudes juridiques qui pèsent sur les textes publiés depuis 2010 dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, qui avaient conduit « Sauvons l’Université ! » — grâce à la générosité de nombreux collègues qu’il faut remercier —, SUD-Éducation et la FCPE à porter l’affaire devant le Conseil d’État. Cette instance vient de confirmer que les arguments des requérants étaient solides. Alors que les effets catastrophiques de cette réforme sont désormais reconnus par tous les acteurs, les décisions successives du Conseil d’État fragilisent juridiquement une réforme qui, en détruisant la formation des enseignants, participe d’une destruction organisée du service public d’éducation nationale.

 

Pour les requérants, l’abrogation du cahier des charges de 2006 était d’une extrême gravité car elle permettait la disparition pure et simple de tout cadre national de formation. Elle était un dispositif clé de l’organisation de la destruction de la fonction publique dans l’éducation nationale. C’est en s’appuyant sur la disparition de ce cadre réglementaire de 2006 que le ministère a pu imposer aux stagiaires de travailler à temps plein pour l’année scolaire en cours et renoncé, de fait, à leur assurer une formation professionnelle.

 

L’arrêté de 2006 fixait notamment les volumes horaires maximum des stages en responsabilité. Or, actuellement, en totale contradiction avec ce texte, les stagiaires sont à temps plein. Les conditions imposées aux stagiaires en poste actuellement sont donc illégales, puisque non conformes aux dispositions de l’arrêté de 2006 dont l’abrogation a été annulée.

 

Pour l’heure, néanmoins, le Conseil d’État sursoit à statuer sur la date d’effet de cette annulation. « Sauvons l’Université ! » demande l’application immédiate de cette décision et la remise en vigueur sans délai de l’arrêté de décembre 2006 dont la plus haute juridiction administrative a reconnu que l’abrogation était illégale.

 

Sauvons l’Université !
1er décembre 2011

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:38

In Sauvons l'Université

 
 
Le Conseil d’Etat vient d’annuler en partie l’arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences à acquérir par les enseignants et CPE stagiaires. Par une décision rendue le 28 novembre, le Conseil d’Etat a annulé les articles 3 et 6 de l’arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences des nouveaux enseignants, CPE et professeurs documentalistes et les modalités d’évaluation des agrégés. Le Conseil a en effet estimé que le ministre de l’Education nationale ne pouvait seul supprimer les textes antérieurs…
 

Compte tenu des effets ‘’éventuels’’ considérables d’une telle décision, le Conseil d’Etat invite les différentes parties prenantes à débattre avant application de la décision : « Il est sursis à statuer sur la date des effets de ces annulations jusqu’à ce que les parties prenantes aient débattu de la question de savoir s’il y a lieu, en l’espèce, de limiter dans le temps les effets des annulations prononcées aux articles 1 et 2 de la présente décision ».

Le SNES ( qui avait déposé le recours auprès du Conseil d’Etat avec d’autres organisations) vient de se prononcer publiquement pour que la décision du Conseil s’applique immédiatement : «  les conditions de service et de formation des stagiaires doivent revenir dès à présent à la situation antérieure à 2010 » en estimant que cette décision « conduit à faire revivre l’arrêté du 19 décembre 2006 fixant en particulier le temps de service en responsabilité des stagiaires à 8 heures par semaine et imposant une formation dans le cadre des IUFM ».

 

Serait-ce un retour vers le statu quo ante ? On prendra en tous cas avec intérêt connaissance ( heureux hasard ? ) du projet de la Conférence des directeurs d’IUFM et de ses 22 propositions, plus particulière­ment des­ti­nées à ali­men­ter la réflexion des can­di­dats à la pro­chaine élec­tion pré­si­den­tielle. Les direc­teurs d’IUFM partent d’un double constat : «  Si les deux mis­sions clas­siques de l’École fran­çaise, ins­truc­tion et éduca­tion, ne sont pas for­mel­le­ment remises en cause, force est de consta­ter que ces mis­sions ne sont pas réa­li­sées par­tout de façon satis­fai­sante . En outre, le rôle de l’enseignant a changé. Il est devenu « un acteur social, [...] un concep­teur des orga­ni­sa­tions sco­laires adap­tées aux situa­tions locales ».

 

Pour la CDIUFM, cette évolu­tion rend néces­saire une for­ma­tion uni­ver­si­taire pro­fes­sion­nelle, qui assure l’acquisition et la maî­trise de trois types de connais­sances : rela­tives aux dis­ci­plines aca­dé­miques, à l’enseignement de ces dis­ci­plines et à la pro­fes­sion ensei­gnante. Le docu­ment pré­co­nise donc d’abord un chan­ge­ment de logique, pour « dis­so­cier le recru­te­ment et la for­ma­tion uni­ver­si­taire des ensei­gnants » et « construire un dis­po­si­tif piloté par la for­ma­tion et non par le concours ». Il sug­gère égale­ment de « diver­si­fier les condi­tions et moda­li­tés d’entrée en for­ma­tion et favo­ri­ser les pas­se­relles » entre les « par­cours d’enseignement », qui seraient mis en place à par­tir de la deuxième année de licence, et les autres.

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:34

chiffresIn C'est Classe ! 

 

Autant le ministre de l'enseignement supérieur est incollable sur les classes moyennes modestes, autant il est approximatif sur l'enseignement supérieur. "Cinq établissements sur 150 ont des difficultés financières", a asséné Laurent Wauquiez ce matin sur France Inter. Le 17 novembre, il y en avait 8 sur 83. Cherchez l'erreur...

 

A moins de cinq mois de la présidentielle, les problèmes budgétaires rencontrés par les universités font tache. Le candidat-non-déclaré Nicolas Sarkozy veut brandir l'autonomie des universités - avec la loi LRU ou "loi Pécresse" - comme l'une des réformes phare de son quinquennat. Alors, il y a un peu d'embrouille sur les chiffres.

 

Pour comprendre le le tour de passe-passe, reprenons le déroulé qui est plutôt confus:

- Le 17 novembre, le ministère de l'Enseignement supérieur annonce que 8 établissements, sur 83, sont dans le rouge. Comme ils ont eu des déficits deux années de suite, leurs budgets vont être décidés par les Recteurs (conformément au décret financier du 27 juin 2008). En clair, ils sont mis sous tutelle, mais le mot n'est pas prononcé car c'est contradictoire avec l'autonomie.

- Le 23 novembre, il en publie la liste - 6 universités et 2 établissements. Mais plusieurs protestent, avançant des raisons purement techniques à ce déficit.

Le jour même, le ministère se ravise et retire l'université de Nice-Sophia-Antipolis. Il avait regardé les comptes un peu vite. On passe alors de 8 à 7.

- Aujourd'hui interrogé sur France Inter, Laurent Wauquiez parle de "moins de 5 établissements sur 150 qui vont finir l'année avec des difficultés importantes". D'où viennent ces nouveaux chiffres - moins de 5 établissements, et non plus 7, sur 150 au lieu des 83 évoqués jusqu'ici - qui arrangent bien les affaires du ministre ?

Deux établissements, explique Laurent Wauquiez, ont été retirés de la liste - l'Insa de Rouen et Paris 13-Villetaneuse - car leurs déficits s'expliquent par des "amortissements d'investissement" et ne sont donc pas des déficits de fonctionnement. De 7, nous voilà donc à 5.

 

L'astuce vient ensuite: le ministre ne prend plus comme référence les seules universités. Ce qui ne l'empêche pourtant pas de conclure: "Moins de 5 sur 150, cela montre que les universités ont réussi à s'approprier l'autonomie, que l'on peut faire confiance aux présidents d'université"....

Cette fois Laurent Wauquiez prend comme référence l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur rattachés à son ministère:

- les 83 universités - en fait, il n'y a en plus que 81 depuis la fusion des 3 universités de Strasbourg,

- les 15 grandes écoles d'ingénieurs et les 8 IEP (Instituts d'études politiques) de province -  la liste figure sur le site du ministère sous le titre d'"établissements à caractère administratif" -, soit un total de 23,

- les 46 grands établissements, Ecoles normales supérieures (ENS), instituts polytechniques, etc - la liste figure sous le titre d"' "établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel". Mais attention, il faut recompter ! Le site annonce 2 instituts nationaux polytechniques mais il y en a 4, 14 instituts et écoles extérieurs aux universtiés mais il y en a 17, etc....

 

Bref, on arive à 152. Le chiffre du ministre est donc à peu près juste, mais le raisonnement tordu. Toutes les universités ont vocation à devenir autonomes, donc à gérer leurs budgets et à être responsables de leurs déficits - 75 sont déjà autonomes, les 8 restantes le seront au 1er janvier 2012.

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:08

Le-Vaisseau-de-l-angoisse-13395

In Le Monde

 

 Quel est le point commun entre la refonte de la carte judiciaire, la création de Pôle Emploi par fusion de l'ANPE et des Assedic, et le paiement en ligne des impôts ? Ces réformes sont toutes estampillées du label "révision générale des politiques publiques" (RGPP).

 

Plan de modernisation de l'Etat, lancé en juin 2007 par Nicolas Sarkozy, la RGPP est un catalogue de 500 mesures hétéroclites qui vont de la création de guichets uniques entre deux administrations aux fusions des directions départementales de l'Etat, en passant par la dématérialisation des démarches administratives pour les particuliers.

 

Une nouvelle fois, mardi 29 novembre, François Fillon a vanté "ce grand chantier du quinquennat" à l'occasion d'un séminaire organisé à Bercy réunissant 300 directeurs d'administrations, préfets, recteurs et hauts fonctionnaires.

 

Alors que la RGPP s'est accompagnée, depuis quatre ans, du non-remplacement d'un agent sur deux partant en retraite, la démonstration est faite qu'on peut "faire mieux avec moins" de fonctionnaires, a-t-il expliqué.

Malgré "tous les maux" dont elle l'affuble, "la gauche ne pourra pas revenir en arrière", a affirmé le premier ministre. Pourtant, à cinq mois de la présidentielle, le gouvernement peine à contrer des critiques qui n'émanent plus seulement de l'opposition.

 

 "PROCESSUS INTENABLE À TERME"

Après la Cour des comptes, le Conseil économique social et environnemental et le Sénat, l'Assemblée nationale devait rendre public, jeudi 1er décembre, un bilan très sévère de la RGPP.
Ses auteurs, François Cornut-Gentille, député (UMP) de la Haute-Marne, et Christian Eckert, député (PS) de Meurthe-et-Moselle, partagent le même constat : malgré un "indéniable tournant vers une plus grande efficacité de l'Etat", écrivent-ils, "les modalités d'application" de la RGPP "ont suscité de telles réactions des agents et des usagers que, sans évolution, le processus est intenable à terme".

"La mise en œuvre rapide de la RGPP a permis de lutter contre l'inertie de l'Etat, mais elle s'est faite sans associer les fonctionnaires et les usagers. Du coup, elle est apparue comme brutale", regrette M.Cornut-Gentille, maire (UMP) de Saint-Dizier.

Le gouvernement riposte d'abord sur le terrain financier. Devant une demi-douzaine de ministres venus vanter, mardi au séminaire de Bercy, les mesures RGPP dans leur domaine respectif, M. Fillon a insisté sur les économies dégagées. L'Etat "aura économisé plus de 15 milliards d'euros entre 2009 et 2013", a assuré le premier ministre. Ce chiffre tient compte de la baisse de dépenses de fonctionnement et d'intervention grâce aux fusions et aux mutualisations des services (10,4 milliards d'euros). Et des économies salariales (4,6 milliards d'euros) liées à la règle du non-remplacement d'un agent sur deux.

Les 150 000 départs en retraite d'agents de l'Etat non remplacés entre 2008 et 2012 dégageront "220 milliards d'euros" d'économies "pour les générations futures", a insisté, mardi, Valérie Pécresse. La ministre du budget a calculé qu'un fonctionnaire "coûte" en moyenne 1,5 million d'euros, en additionnant ses salaires et sa retraite sur plus de quarante ans de carrière.

 

 "VISION COMPTABLE"

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:04

C03-23Ecoles fermées, hôpitaux et services municipaux tournant au ralenti : au Royaume-Uni, les salariés du public sont en grève mercredi 29 novembre. D'après les organisateurs, jusqu'à deux millions de personnes doivent se joindre à cette action.

Si le pays est peu habitué aux grands mouvements sociaux, et toujours très réticent quant aux retombées négatives pour les usagers, les syndicats entendent faire de ce mouvement une démonstration de force, face à un gouvernement intraitable sur sa réforme des retraites. Un millier de manifestations ont également été programmées dans le cadre de ce mouvement avec lequel l'opposition travailliste a pris ses distances.

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:56

La précarité au quotidien

Récits d'expériences dans l'enseignement supérieur et la recherche

http://pecres.hautetfort.com

 

Le collectif P.E.C.R.E.S. (Pour l’Étude des Conditions de travail dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche) propose aux personnes travaillant (ou ayant récemment travaillé) dans l’enseignement supérieur et la recherche dans un statut précaire de s’exprimer directement sur ce qu’être (ou avoir été récemment) précaire dans l’ESR veut dire en lançant un blog destiné à recueillir les récits, témoignages et analyses de la précarité, telle qu’elle est vécue au quotidien. L’objectif d’un tel blog est d’offrir un espace d’expression pour les personnes que la précarisation de l’ESR, exponentielle ces dernières années, touche en premier et le plus frontalement ; lieu d’expression pour soi, un tel espace permettra de concentrer des récits précis, et subjectifs, susceptibles de faire ressortir les traits communs en même temps que la diversité des situations de précarité.

 

Pour que la description de la précarisation de l’ESR ne se cantonne pas à des discours politiques généraux et abstraits, pour que la globalité de chaque expérience puisse être connue et partagée, nous vous encourageons à participer à ce blog et à faire connaître son existence. Bien sûr, chaque témoignage sera anonyme, et il n’y aura de modération de leur contenu qu’en cas d’instrumentalisation à des fins racistes, sexistes ou homophobes.

Ce blog s’inscrit dans un travail de recherche et de dénonciation de la précarisation de l’ESR initié au cours de l’hiver 2009-2010 : une enquête par questionnaire avait alors été lancée par l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche pour saisir les conditions de travail et de vie des personnels précaires de l’ESR.

En février 2010, cette enquête, qui a récolté plus de 4 400 réponses valides, a donné lieu à un rapport toujours consultable sur le site intersyndical dédié à la lutte contre la précarité : http://precarite-esr.org.

 

En avril 2011, un ouvrage a été publié aux éditions Raisons d’agir, par le collectif P.E.C.R.E.S. issu du groupe de travail ayant construit l’enquête, sous le titre Recherche précarisée, recherche atomisée. Production et transmission des savoirs à l’heure de la précarisation. Ce livre rend compte des conditions de travail des personnes ayant répondu à l’enquête de 2009-2010 et propose une analyse de la précarisation programmée sur laquelle les "réformes" récentes de l’ESR reposent pour une large part (une présentation de l’ouvrage est accessible dans la rubrique "A propos" du Blog "La précarité au quotidien").

 

Vous trouverez toutes les explications, la démarche et le mode d’emploi du blog à l’adresse suivante : http://pecres.hautetfort.com.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:46

Le "consensus"  de Chatel sur les rythmes scolaires a fait long feu...

 

4jeudis

In Snuipp

 

Faute de consensus entre tous les acteurs, la réforme des rythmes scolaires n’aura pas lieu. C’est ce qu’a indiqué hier le ministère de l’Education au SNUipp. Après un an et demi de débat public, la peur de susciter du mécontentement en période électorale explique sans doute cette décision.

  

 « Aucune décision sur les rythmes scolaires ne sera prise sans qu’il n’y ait de consensus entre tous les acteurs ». C’est en substance ce qu’a déclaré hier mardi 29 novembre le ministère de l’Education nationale au SNUipp lors d’une rencontre rue de Grenelle. Dans sa matinale, France Inter avait annoncé que Luc Chatel abandonnait à l’approche de l’élection présidentielle le projet de réformer les rythmes scolaires, craignant de susciter du mécontentement parmi un certain nombre d’organisations ayant participé au débat de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires. Cette dernière avait été mise en place en juin 2010, une première phase de concertation ayant été organisée jusqu’en janvier dernier. En juillet, la Conférence avait présenté son rapport et formulé 10 propositions.

  

 

 

 

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