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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:34

chatel2

In Libération

 

Le ministre de l'Education se gargarise d'une hausse de 18% des salaires des professeurs débutants entre 2007 et 2012. Il faut le dire vite.

 

«Depuis 2007, nous avons pu augmenter de 18% nos enseignants en début de carrière qui passeront le cap symbolique des 2 000 euros le 1er février.»

Luc Chatel, le 6 décembre sur France Inter

 

INTOX

A l’approche de la présidentielle, Luc Chatel prépare le bilan du quinquennat en matière d’éducation, un exercice délicat en raison des suppressions de postes - 66 000 depuis 2007. Le ministre a pourtant trouvé un angle d’attaque : les socialistes, dépensiers invétérés, ont multiplié le nombre de profs, cela n’a pas empêché les résultats des élèves de décliner. Toujours selon Chatel, le pouvoir sarkozyste, lui, a trouvé «la» solution : il diminue le nombre de profs, mais il les paie mieux.

Le 24 novembre, au Salon de l’éducation, Chatel avait réservé une surprise, annonçant que les profs en début de carrière allaient franchir le cap des 2 000 euros brut mensuels. Invité mardi de France Inter, il s’est félicité des largesses du gouvernement. «C’était un engagement que le candidat Sarkozy avait pris devant les Français : je veux moins d’enseignants, mieux rémunérés», a-t-il expliqué. Avant de rappeler que grâce au non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, «nous avons pu augmenter de 18% nos enseignants en début de carrière qui passeront le cap symbolique des 2 000 euros le 1er février».

 

DESINTOX

Si l’on retient les chiffres cités le 24 novembre par le ministre - 1 690 euros brut perçus en 2007 par un débutant comparé aux 2 000 euros le 1er février 2012 -, son calcul est juste : en cinq ans, le salaire d’un jeune prof - des écoles ou certifié - a augmenté de 18%. Le problème est qu’en présentant ainsi la situation, Chatel enjolive la vérité et compare des choses pas tout à fait comparables. D’abord, depuis 2007, la dépréciation par l’inflation a été de l’ordre de 10%. Or, si l’on prend le salaire de 2007 en tenant compte de la hausse des prix avec celui de 2012, ce n’est plus 18% d’augmentation que l’on trouve mais 8%. Il y a bien un effort financier de l’Etat, mais il est déjà moindre que celui affiché.

Ensuite, le ministre fait comme si la réforme de la formation des enseignants - la décriée masterisation - n’était pas passée par là. Depuis 2010, les profs sont désormais recrutés au niveau master, c’est-à-dire à bac plus cinq - contre bac plus trois, c’est-à-dire au niveau licence, jusqu’ici. Cela signifie que le futur prof doit financer deux années d’études supplémentaires. Sans faire aucun calcul, cela relativise les 8% de hausse en euros constants.

Autre conclusion : un prof débutant en 2007 n’est pas le même qu’un prof débutant en 2012. Le premier commençait par une année en alternance, à l’échelon 1 durant ses trois premiers mois d’exercice comme stagiaire, puis à l’échelon 2 les neuf mois suivants avant d’être titularisé à l’échelon 3. Le second, lui, débute directement au troisième niveau. Dès lors, que compare exactement Chatel ? Selon un conseiller budgétaire cité par l’agence spécialisée en éducation AEF, le ministère a fait, pour 2007, «une moyenne de la rémunération d’un enseignant durant sa première année d’exercice, de l’échelon 1 (1 577 euros) à l’échelon 3 (1 785 euros)». Et il est arrivé au chiffre qu’il prend pour référence de 1 690 euros. Mais plusieurs syndicats contestent ce mode de calcul un peu trop alambiqué pour être juste. Pourquoi, par exemple, ne pas plutôt comparer l’échelon 3 de 2007, lorsque le jeune prof formé à l’ancienne prenait en charge une classe après une année en alternance, avec l’échelon 3 de 2011 - le prof prenant désormais tout de suite une classe ? Dans ce cas, la hausse s’affaisse à 12,5%, hors inflation.

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:20

 

In Le Monde

 


Notre-Dame-de-Caderot : l’école catholique de Berre L’Etang (Bouches-du-Rhône), un établissement privé sous contrat avec l’Etat, a des faux-airs de mas provençal. Une architecture agréable, avec sa façade beige-rosée et ses tuiles orangées. Des effectifs confortables - 160 élèves accueillis sur sept niveaux, de la petite section de maternelle au CM2, par sept enseignants. Un quotidien tranquille… ou presque : depuis hier au soir, mardi 6 décembre, une quinzaine de parents d’élèves séquestrent la directrice, Christine Courtot, une secrétaire, deux professeures ainsi que le président de l’OGEC, une association composée de membres émanant de diverses structures diocésaines et de bénévoles, assurant la gestion économique, financière et sociale de l’école.

 

Devant la grille restée fermée, une banderole : « Ecole occupée ». Pas de suppressions de postes, ici. La colère des familles a un nom : celui de l'enseignant en charge de la classe de CM1. Ce professeur des écoles stagiaire, 24 ans, arrivé en septembre, n’a visiblement pas su faire ses preuves selon certains parents. « Il y a pire, pourtant, comme première affectation », soutient Bénédicte Marcon, maman d’Ambre, 9 ans, élève de CM1, et qui s’est improvisée « preneuse d’otages ». « Il est peut-être stagiaire, mais il n’a que seize enfants face à lui, dont dix se connaissent depuis le CP, et une équipe enseignante soudée, prête à l’aider. »


Que reprochent exactement les parents au jeune enseignant ? Peu de travail en classe, pas de devoirs, aucune autorité mais des punitions disproportionnées, une ambiance bruyante, angoissante… « Fin septembre, l'enseignant s’était engagé à démarrer, enfin, le programme scolaire, nous assurant qu’il avait procédé aux évaluations diagnostics. Mais après la Toussaint, rien n’a vraiment changé. Les leçons sont un peu plus longues, mais pas mieux structurées. Un exercice par semaine, en français comme en maths, je doute que cela ne suffise », déplore cette mère d’élèves. « Nos enfants s’ennuient, ils s’occupent comme ils peuvent. Beaucoup pleurent, ne veulent plus venir en classe, certains se roulent par terre, perdent un peu les pédales… ». Des enfants en danger ? « Non », reconnait Mme Marcon, « mais en situation d’insécurité. Ils sont livrés à eux-mêmes, parfois exclus de la classe sans surveillance…Ils pourraient faire une bêtise », craint-elle, évoquant « le cas d’un petit garçon puni… sur un balcon ».

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:12

In Libération

 

 

 

La mission de l’Assemblée nationale chargée de tirer le bilan de la masterisation, contestée y compris à l'UMP, a remis ses conclusions.

 

La «masterisation», ce n'est toujours pas ça. La formation des enseignants, réformée dans la douleur en 2010, doit à nouveau être remise à plat si l'on veut «préserver l’attractivité du métier», selon les conclusions de la mission de l’Assemblée nationale chargée de plancher sur le sujet.

Adopté par les députés de droite, sauf Serge Couanau, et rejetté par l'opposition, le rapport parlementaire a fait l'objet de discussions très vives au sein de la commission.

En juillet dernier, la même commission s’était opposée à la publication d’un rapport très similaire, un événement rarissime, parce qu'il proposait, à terme, de «remplacer le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants».

Cette fois, la proposition très critiquée à l’époque a été retirée, l’idée ne figurant plus que dans le corps du rapport.

Chute inquiétante du nombre de candidats

Tirant un «bilan contrasté de la masterisation de la formation et du recrutement des enseignants intervenue en 2010», le rapport déplore notamment «un allongement de la durée des études discriminant sur le plan social» et «une chute inquiétante du nombre de candidats aux concours».

Alors que la France était déjà isolée en Europe avec une formation très axée sur les disciplines et les savoirs académiques, au détriment de la pédagogie pour faire cours à des classes hétérogènes, cette réforme a même «paradoxalement accentué le recrutement disciplinaire», critique le rapport.

Il faut «réformer la réforme afin de préserver l’attractivité du métier», a déclaré le rapporteur, Jacques Grosperrin, député (UMP) du Doubs.

Pour ce faire, «les épreuves d'admissibilité devraient être organisées en fin de licence», dans le souci de «protéger le master des effets délétères du concours», tandis que l'admission interviendrait en fin de master. Le master, «spécialisé par métier d'enseignement», devrait comprendre des «stages de pratique accompagnée et en responsabiblité», limités à «à un tiers du service de référence» et rémunérés.

S'agissant de l'épineuse question de l'accompagnement des professeurs stagiaires, souvent trop livrés à eux-mêmes, «le tutorat doit être renforcé» et «il faut créer des maîtres formateurs dans le second degré».

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 11:50

In Café Pédagogique  

                   

 

 

     
                                   
C. Ben Ayed : " Qu’offre-t-on aux familles en supprimant la carte scolaire ? Un sauve-qui-peut !" 

A qui profite le libre choix de l'école ? La suppression de la carte scolaire a été présentée comme une liberté accordée aux familles. Pour ses auteurs, elle entre dans la grande famille des mesures modernes "d'empowerment" qui visent à redonner du pouvoir aux acteurs de terrain. Toujours selon eux, grâce à un choix rationnel, les parents vont par leur choix exercer une pression sur les écoles qui aidera les plus faibles à s'améliorer. Mais est-ce vraiment comme cela que ça se passe ? Pour Choukri Ben Ayed, professeur de sociologie à l’université de Limoges, qui publie un passionnant article dans le numéro 175 de la Revue Française de Pédagogie, cette mobilité se traduit pour les enfants des familles populaires par une fragilisation de leur niveau scolaire. Au final, la libéralisation accroit les inégalités scolaires. Choukri Ben Ayed nous explique pourquoi.



Quelles étaient vos motivations pour entreprendre cette recherche sur le choix de l’école ?

 

Elles étaient au fond assez simples : depuis plusieurs années on assiste en France, tant dans les milieux politiques que scientifiques, à un débat sur le libre choix de l’école. Curieusement on convoque peu dans ce débat des travaux se souciant de mesurer les relations entre choix de l’établissement et parcours scolaires. Le choix de l’école est souvent présenté par les politiques comme une solution « fourre tout ». Les opposants à cette politique lui opposent des arguments au nom de l’intérêt général : le choix de l’établissement est défavorable à la structure générale des inégalités scolaires. Certes mais l’est-il également pour ceux qui y ont recours ?


Quelles sont les principales conclusions auxquelles vous aboutissez ?


Formulons deux préalables avant de répondre. En premier lieu cette question simple en apparence est d’une redoutable complexité dès lors que l’on essaie d’associer « choix » de l’école et trajectoires scolaires. Les données quantitatives sont très rares sur ce point, celles analysées sont extraites du panel 1995 de l’Éducation nationale qui code les changements d’établissement tout au long de la scolarité (ces changements pouvant recouvrir des significations très différentes). Ce n’est pas la panacée mais cela permet une première approche qui plus est sur un échantillon représentatif de l’ensemble des élèves français.


En second lieu nous ne partons pas de rien. Des recherches précédentes avaient déjà appréhendé cette question. Tout se passe comme si leurs acquis avaient été occultés par l’actualité parfois brûlante du débat sur le choix de l’école. Dès les années 1980, Robert Ballion et Françoise Oeuvrard avaient montré, à l’occasion de l’évaluation des premières mesures d’assouplissement de la carte scolaire, que le choix de l’école accroît les inégalités scolaires. Les familles populaires étaient loin d’être celles qui bénéficiaient le plus de cette politique, faisant l’impasse sur cette pratique faute d’information, ou se repliant sur des établissements peu prisés anticipant en quelque sorte des risques de refus potentiels.


Les travaux de Gabriel Langouët et Alain Léger, ainsi que ceux que j’avais menés quelques années plus tard, avaient clairement identifié les profils des élèves « mobiles » entre enseignement public et privé, plus souvent en difficulté scolaire. Ces travaux écornaient ainsi le mythe de l’acteur rationnel : ceux qui changent ont en effet des raisons de le faire mais pas celles que l’on croit ; il ne s’agit pas nécessairement d’optimiser un capital scolaire initial mais au contraire de chercher une solution de recours suite à de premiers déboires scolaires. Aurélie Picot, dans ses travaux ethnographiques consacrés aux familles populaires « choisisantes » ne dit pas autre chose. Nos travaux récents consacrés aux disparités territoriales d’éducation  en France ont également établi que les espaces où les offres scolaires sont les plus denses (donc les plus propices au choix de l’école) sont également ceux où les inégalités sont les plus fortes et les résultats scolaires les plus faibles (cf. S. Broccolichi, C. Ben Ayed, D. Trancard (coord). Ecole : les pièges de la concurrence. Comprendre le déclin de l’école française, La Découverte, 2010).


Vos résultats sont alors en concordance avec ces travaux ?


Tout à fait ils en constituent le complément : les élèves mobiles analysés dans cette enquête (au sein de l’enseignement public ou du public vers le privé et inversement) sont en effet plus souvent en difficulté scolaire et connaissent les trajectoires scolaires les plus défavorables. Cette situation est particulièrement flagrante pour les élèves de milieux populaires et dans le cas de changements d’établissements multiples. Ces désavantages sont perceptibles à tous les niveaux : taux de retard, acquisitions à l’entrée en 6ème, brevet des collèges, baccalauréat.


Restons néanmoins très prudents sur le sens des causalités : on ne peut en effet affirmer que l’origine des difficultés scolaires de certains élèves est directement liée à un changement d’établissement. L’enquête s’emploie plus modestement à construire le profil des élèves mobiles par opposition aux élèves stables. Ce qu’elle montre c’est que les changements d’établissement ne sont pas liés au hasard, ils sont concomitants d’un déclin des performances scolaires et ce « remède » ne modifie en rien le sens de la pente de ces trajectoires scolaires descendantes.


Finalement, vous parait-il possible, compte-tenu de votre analyse, de définir des "plus-values" ou "moins-value" de la suppression de la carte scolaire, puisque vous semblez renverser le rapport causes-conséquences ?


Dans ce type de travail toujours en cours, il est difficile de tenir ce genre de propos en positif ou en négatif. Ce que l’on peut dire en revanche, de façon probablement concordante avec beaucoup de familles, c’est que changer d’établissement n’est pas un acte anodin, il est coûteux, source de complications etc. Du reste les conditions de possibilité sont plus ou moins ouvertes ou fermées selon les milieux sociaux et l’origine géographique.


Les familles, particulièrement populaires, ne changent pas pour changer, par goût zélé pour le consumérisme scolaire. Elles changent lorsqu’il y a un problème et lorsque ce changement est perçu comme une ultime solution (n’oublions pas qu’elles ne changent pas toutes loin s’en faut). Au fond qu’offre-t-on aux familles en supprimant la carte scolaire ? Une voie de sortie hasardeuse ? Un sauve-qui-peut ? C’est une chose de faire miroiter des lendemains qui chantent : « si cette école ne vous convient pas allez ailleurs » ! C’en est une autre de se soucier du devenir des populations dites « choisissantes ». Ce que montre l’enquête, c’est que ceux qui semblent profiter le plus du choix de l’école, ce sont les bons élèves issus de milieux aisés, c’est-à-dire ceux qui n’auraient pas besoin de cette pratique pour réussir et qui sont les plus éloignés des établissements scolaires problématiques.


En quoi pensez-vous que vos travaux éclairent d'un jour nouveau les travaux sur le choix des familles qui recourent à la notion de stratégies scolaires ?

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 11:46

 

Le billet d'humeur de Sophia Aram dans le 7/9 sur France Inter, l'invité était Luc Chatel (8h55 - 7 décembre 2011)

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 08:38

 

 

Pour ceux qui n’y croient pas (encore) voici un extrait d’un doc officiel sur les effectifs et heures d’enseignement des collèges d’un des départements français.

No comment.

Et toujours plus !... et ce le saisissant témoignage de Dimitri, Français d'origine Grecque, sur la situation réelle du peuple Grec sous la pression des marchés et de l'Europe Libérale....ce qui nous attend peut être?

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 08:30

 

 

Depuis 2007, Nicolas Sarkozy et ses proches ont utilisé deux d'arguments pour légitimer la réduction du nombre d'enseignants au sein du service national d'éducation: la baisse supposée du nombre d'élèves depuis 2005, et les nécessaires économies budgétaires. A l'approche du prochain scrutin électoral, l'examen du dernier budget de l'Education nationale concocté par le gouvernement Sarkozy a permis de dresser le bilan d'une mandature gâchée.

La politique éducative de Nicolas Sarkozy peut se résumer en quelques phrases: moins d'enseignants, moins d'enseignements, davantage de décrochages, donc moins d'élèves, donc moins d'enseignants.

Un cercle vicieux assez inédit en France.

Premier degré: plus d'élèves, moins d'instituteurs. 
Le nombre d'élèves augmente dans l'enseignement élémentaire. « En 2010-2011, l’augmentation dans le premier degré public est de 19 274 élèves par rapport à 2009-2010 et de 24 807 élèves en deux ans». Le gouvernement ne le crie pas sur les toits, mais le nombre d'enseignants a finalement un peu progressé dans cette catégorie, sur la même période: 7 243 personnes en 2010-2011 (soit 5 147 ETPT sur l’année 2010), à cause d'un « désajustement entre les flux d’entrées et de sorties du fait principalement de départs en retraite inférieurs aux prévisions. »


Cette hausse du nombre d'élèves en primaire est une constante depuis 2006. Pour afficher des statistiques globales du nombre d'élèves en baisse, le gouvernement y ajoute les maternelles, où le nombre d'élèves est en baisse quasi-continue depuis 2006. Joli maquillage statistique, puisque la scolarisation en classe maternelle publique est loin d'être aussi répandue que la scolarisation en classes primaires publiques. Pour ces dernières, le nombre d'élèves est en forte hausse depuis 5 ans :

2006: 3 486,80 millions
2007: 3 511,60 millions, soit +25.000
2008: 3 526,80 millions, soit +15.000
2009: 3 532,90 millions, soit +6.000
2010: 3 544,80 millions, soit +12.000

Pour 2011, le gouvernement prévoit une baisse de 6.000 élèves, mais un rebond de +16.000 en 2012. A l'inverse, il supprime 7.645 postes d'enseignants l'an prochain.

Malgré cette hausse du nombre d'élèves en primaire, le nombre d'écoles baisse d'environ 500 par an: -523 en 2009, puis à nouveau 453 en 2010.

La proportion d'enseignants affectés au remplacement dans le primaire baisse: de 8,39% pour la saison 2007-2008, ce taux est monté à 8,44% en 2008/2009, pour descendre ensuite à 8,32% en 2009/2010 puis 8,05% en 2010/2011. Pour 2011/2012, le gouvernement s'est fixé comme objectif de remonter à 8,4%. Avec moins d'enseignants.

Pour 2012, le nombre d'enseignants du premier degré est prévu à 318.626, dont 162.327 en primaire, 84.296 en maternelle, et 26.134 pour des remplacements.

Collèges: l'arnaque continue.
Le nombre de collégiens dans les établissements publics souffre de la même présentation statistique biaisée: s'il a bien chuté de 1995 à 2006, il progresse régulièrement depuis 2007.

2006: 2 443,7 milliers
2007: 2 421,8 milliers, soit -22.000 élèves
2008: 2 425,3 milliers, soit + 4.000 élèves
2009: 2 440,4 milliers, soit + 15.000 élèves
2010: 2 453,2 milliers, soit +13.000 élèves
2011: 2 484,2 milliers, soit +31.000 élèves
Et pour 2012... le gouvernement s'attend à dépasser le cap symbolique des 2,5 millions d'élèves... 

Le nombre de professeurs en collège est prévu à 168.228 l'an prochain, en progression de ... 779 postes en deux ans.

Lycées: le décrochage ?
Cherchez l'erreur: le nombre d'élèves dans l'enseignement public primaire et dans le 1er cycle du secondaire augmente, mais il baisse (légèrement) au lycée. Une baisse qui, combinée à celle observée en classes de maternelles, permet au gouvernement de supprimer entre 7000 (l'an prochain) et 16.000 postes par an depuis 2007.


L'explication semble couler de source: les élèves décrochent ou filent dans le privé. Rappelons qu'une tranche d'âge correspond à environ 600.000 enfants. 

Dans les voies générales et technologiques, le nombre d'élèves semble fondre depuis 5 ans:
2006: 1.182,6 milliers
2007: 1.160,2 milliers, soit -22.000 élèves
2008: 1.137,1 milliers, soit -23.000 élèves
2009: 1.121,8 milliers, soit -16.000 élèves
2010: 1.115,8 milliers, soit -6.000 élèves
Pour 2011, la rentrée affichait un nombre stable d'élèves, mais pour 2012, le gouvernement table pour une augmentation de 4.000.

Le constat est similaire pour les lycéens professionnels, dont le nombre a baissé de 9.000 entre 2006 et 2011, pour atteindre 553.000. L'an prochain, le gouvernement prévoit même une hécatombe, -33.000 élèves en une seule année !
 
 Le bobard de Sarko
Résumons-nous: en cinq ans, le nombre d'élèves dans l'enseignement public a progressé de 43.000 en primaire, puis de 85.000 au collège, avant de chuter de 44.000 dans les lycées. Dans le même temps, le gouvernement explique qu'il faut réduire le nombre d'enseignants car le nombre d'élèves aurait baissé
 
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 20:24

In Mediapart

 

C’est une décision qui fera date. En annulant la fermeture du lycée Mounier de Grenoble, le tribunal administratif vient en effet de consacrer une improbable victoire. Celle d’un collectif de parents, d’enseignants et d'élèves opposés à la région Rhône-Alpes (dirigée par le socialiste Jean-Jacques Queyranne) et au rectorat.

 

Après quatorze mois de bataille, festive mais déterminée, les partisans du maintien du lycée Mounier, promis à la fermeture pour raison de sécurité, semblent encore étonnés d'avoir finalement obtenu gain de cause. «C’est énorme», reconnaît Marc Garnier un parent d’élève FCPE qui, au sein du collectif créé pour l’occasion, se bat depuis des mois pour la survie d’un lycée symbole dans la ville. Le tribunal administratif de Grenoble a en effet rejeté de manière cinglante les arguments sur la prétendue dangerosité des locaux invoqués par la région. Il estime ainsi dans sa décision du 24 novembre que les expertises menées ont montré que «les désordres constatés sur le bâtiment D du lycée Mounier n’affectent pas la stabilité de sa structure à court terme et que le bâtiment peut continuer à être exploité sous réserve de l’installation d’une surveillance renforcée et continue». Un camouflet pour la région.

 

Le lycée Mounier à mi-chemin du centre-ville et des quartiers sud de la Villeneuve, où avaient eu lieu d'importantes émeutes urbaines à l'été 2010, est un symbole dans la ville. Celui d'un établissement qui allie une véritable mixité sociale, une richesse d'enseignement avec de multiples options (musique, italien européen, chinois, arts visuels, arabe, turc) et qui, explique Jérôme Soldeville, enseignant et membre du conseil d’administration, «obtient aussi parmi les meilleurs résultats au bac du département». Lorsqu’ils apprennent, début septembre 2010, que la région veut fermer le lycée car ses bâtiments, jugés trop vétustes, seraient devenus dangereux, élèves, parents et enseignants s'interrogent. L'équipe pédagogique, très soudée, craint avant tout la dispersion et, avec elle, la volatilisation d’une identité lentement acquise.

 

L'argument de la sécurité peine à convaincre. Très vite, le doute sur une possible manœuvre de la région pour fermer le lycée s'installe. «Nous étions persuadés que le bâtiment était plus sûr que ce que l’on voulait bien nous dire», raconte Marc Garnier, représentant de la FCPE au lycée.

 

Certains évoquent un marché entre la région et la mairie, laquelle aurait lorgné cet important terrain de 2,7 hectares, proche du centre et à deux pas de la ligne de tram. La région, à partir du moment où le terrain n'est plus utilisé pour une fonction éducative, aurait dû le rendre à la ville, dirigée par le député-maire socialiste Michel Destot. Une thèse entretenue par les immenses besoins de foncier d’une ville en pleine expansion. D'autre se demandent si la région n'aurait pas calé devant le coût de reconstruction du lycée. Toutes les récentes études, si elles n'attestent pas une dangerosité immédiate, concluent néanmoins à la nécessité de reconstruire entièrement le lycée.

 

«On fait disparaître Mounier et on économise les 40 millions de sa reconstruction», avance l'élu Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Pierre Mériaux, qui dit continuer à se demander pourquoi le président de région Jean-Jacques Queyranne semblait si pressé de fermer ce lycée. Malgré nos demandes d'explication, personne à la région n'a souhaité s'exprimer officiellement sur le sujet, nous renvoyant aux récents communiqués de presse du président de région. Après avoir effectivement envisagé une fermeture pure et simple du lycée, comme le confirment, justement, les premiers communiqués sur le sujet, la région –devant la forte mobilisation– a peu à peu évolué vers l'idée d'une reconstruction du lycée tout en restant assez floue sur la future localisation et le calendrier.

 

Ce qui laissait plus que sceptiques les membres du collectif. Alors que le rectorat avait déjà prévu de répartir les élèves de Mounier sur d'autres établissements, répondant opportunément aux objectifs de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), le collectif de défense du lycée obtient la mise en place d'une médiation. Celle-ci préconise en janvier dernier, après avoir entendu toutes les parties, que le lycée continue à accueillir des élèves de seconde malgré les nécessaires travaux, «seul gage d’une pérennité de l’établissement. Le nombre de secondes devra être suffisant pour que la structure garde sa cohérence et que le lycée conserve ses options», écrivent les rapporteurs. Un premier désaveu pour la région et le rectorat qui avaient sans doute un peu vite enterré le lycée.

 

«Déni de démocratie»

Le passage en force du président de région, Jean-Jacques Queyranne, sur ce dossier semble être d’ailleurs ce qui, paradoxalement, aura contribué à faire échouer le projet. « Nous avons appris cette décision en même temps que les parents par la presse », rapporte Pierre Mériaux qui siège aux côtés des socialistes au conseil régional et se trouve à l'initiative avec d'autres membres du collectif de la plainte au tribunal administratif. «Nous avons été ulcérés par le déni de démocratie. Cela fait un peu plus d’un an qu’on se bat pour obtenir un débat en assemblée générale régionale.»

 

Le président de la région pouvait-il décider seul de fermer un lycée ?

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 07:40

 

 
ecole_fermeeAlors que la FCPE est en attente des résultats détaillés des élections des représentants de parents d’élèves qui ont eu lieu en octobre dernier, c’est par voie de presse, ou sur le site du ministère qu’elle vient d’obtenir une partie de la réponse à ses demandes.
 
Le ministère de l’Education nationale n’a pas daigné communiquer ces résultats officiellement à la FCPE, ni même la méthode de remontée des résultats depuis les écoles et établissements jusqu’au ministère, argumentant qu’il s’agit de « documents internes ».  


 Pour la FCPE, il est donc impossible de vérifier la manière avec laquelle est faite la synthèse nationale des résultats ni quels sont les résultats académie par académie, comment sont comptabilisées les listes d’union entre une fédération et des parents non affiliés, etc…
L’an passé, c’est à coup d’injonctions par recommandés, de décision de la CADA, que nous avons pu obtenir des résultats détaillés et observer qu’effectivement certaines listes n’avaient pas été comptabilisées !
Vendredi dernier, alors que le ministère annonçait les résultats « officiels » des élections, un Inspecteur d’académie, lui,  indiquait  à la FCPE de son département qu’il ne pouvait pas transmettre les résultats car tous ne lui étaient pas remontés !


La FCPE, de son côté, note que partout où elle a eu des remontées, on observe une augmentation de la participation ainsi qu’une augmentation du nombre de listes qu’elle a déposées ou soutenues. Il semble assez clair que ces listes ne sont pas toutes comptabilisées et que le ministère publie donc des chiffres sans vérification et sans contestation possible.


La FCPE dénonce le manque de transparence de la part du ministère de l’Education nationale. Elle ne considèrera ces résultats comme valides et fiables que lorsqu’elle aura pu obtenir les résultats détaillés, et les modalités de synthèse, et ce pour chaque établissement et chaque académie. Les élections de parents d’élèves ne sont pas des élections au rabais, elles concernent des millions de parents d’élèves. Le ministère de l’Education nationale en fait peu de cas !

 

Contact presse : Laurence Guillermou, tél 01 43 57 16 16

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 07:37

In Snuipp

 

Le SNUipp-FSU invite les enseignants à envoyer au président de la République la fiche d’évaluation de son ministre de l’Éducation Nationale, bilan d’une politique « à haut risque » pour l’école. Un bilan dont il sera aussi question dans la grève du 15 décembre prochain.

 

Les enseignants des écoles sont invités par le SNUipp-FSU à évaluer la politique éducative du ministre de l’Éducation Nationale. Destiné au chef de l’État, ce bilan d’une politique « à haut risque » pour l’école n’est pas bon, nombre de compétences n’étant, à l’évidence, pas acquises.


Grand consommateur d’évaluations en tous genres, Luc Chatel ne devrait pas être exagérément surpris, en cette période de fin de trimestre, de voir sa politique passée elle aussi au crible de quelques compétences significatives. Il en va notamment du budget, très critiqué la semaine dernière au sénat et qui prévoit toujours la suppression de 14 000 postes dont 5 700 pour les écoles.

 


Comment dans ces conditions investir sérieusement dans la réussite de tous les élèves ? Chacun s’accorde aussi à dire qu’il y a urgence à repenser la formation des enseignants. Après le rapport Jollion, c’est le Conseil d’État qui désavoue à son tour la rue de Grenelle qui doit revoir sa copie.


Que dire des salaires des enseignants ? Là aussi, toutes les études montrent un sérieux retard de la France par rapport à la plupart de ses voisins. L’annonce d’une revalorisation seulement ciblée sur les débuts de carrière ne change pas la donne pour près de 8 enseignants sur 10 toujours en quête de mesures concrètes en matière salariale.

Contre une école dévaluée

A cela s’ajoute le projet de réforme de l’évaluation des enseignants : dimension formative absente, déroulement de carrière ralentie, poids de la hiérarchie directe renforcé, rien n’améliore le dispositif actuel. Alors, nous aussi, évaluons la politique ministérielle. Cette carte d’évaluation à télécharger est jointe aussi au dernier (fenêtres sur cours) présent dans les écoles. Elle est à retourner au Palais de l’Élysée. Un bulletin scolaire qui devrait être posté en nombre à l’occasion de la grève appelée par la plupart des organisations syndicales le 15 décembre prochain.

 

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