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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:46

In Café Pédagogique

 

 

Dernière semaine d’un trimestre souvent interminable, dont la borne est parfois plus proche de la moitié que du tiers de l’année… En primaire, c’est la semaine des marchés et des sapins de Noël, dans le secondaire la valse des bulletins se termine. Malheureusement, le soulier du prof reste souvent vide après la fête… Et il serait aléatoire d’espérer que la mobilisation prévue le 15 y change grand-chose à courte échéance. Quel serait donc le conte de Noël qui pourrait enchanter les vacances tant attendues ? Après tout, les profs sont-ils condamnés à ne plus croire au Père Noël ? Les temps sont-ils venus, de renoncer aux ambitions d’un monde meilleur ?

 

C’est Fondapol qui joue le père Fouettard avant les fêtes, en cherchant à populariser ses « 12 propositions pour 2012 », clairement annoncées comme nouveau Manuel pour libéraux décomplexés. Avec un propos aussi explicite que violent  : tous ceux qui ambitionnent de réduire les inégalités sont les meilleurs ennemis du peuple, qui par nature ne peut s’élever au-dessus de la fange que par volonté individuelle de sortir de sa condition, que par le sacrifice de l’effort qui transcende les destins individuels et permet la réussite des plus méritants. Caricature ? Lisez par vous–même , c’est page 23 : «  Les inégalités sociales sont une expression de la différence. À ce titre, elles sont inévitables, irréductibles, et jouent un rôle majeur dans la vie d’une société et dans son dynamisme ».

 

Au nom de ce principe, le présumé « think-thank » veut promouvoir « l’égalité des chances », parce qu’elle se contente de mettre riches et pauvres sur une même ligne de départ, avant que la lutte pour les places ne se mette en action. Avec à la clé une différenciation dès le collège : pour les enfants aux « performances insuffisantes », un enseignement réduit aux maths, français, sport et « savoir-être »… Pour les autres, des humanités entre-soi… Et pour les profs, un recours massif aux contractuels, parce qu’être fonctionnaire « désincite à la performance »…

 

Pour oser explicitement des propos aussi brutaux, ces nouveaux cyniques sont-ils persuadés qu’une partie des enseignants et des parents peuvent adhérer à leur projet, confrontés qu’ils sont aux immenses difficultés du quotidien ? En tout cas, faute d’un projet alternatif crédible qui prenne enfin au sérieux les difficultés de la démocratisation, on croirait au Père Noël en pensant que ces officines ne disposent pas des réseaux capables de mettre leurs menaces à exécution. Joyeux Noël !

 

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 12:09

In Libération

 

Un ouvrage didactique sur un système d’inégalités aggravé au fil de la scolarité.

Les chiffres sont connus : le taux de chômage des 16-24 ans atteint 24%, près de trois fois plus que les 25-49 ans. Et parmi ces jeunes sans emploi, les non diplômés, issus de couches populaires et vivant dans des zones urbaines sensibles (ZUS), sont surreprésentés. Loin de l’image de «la génération sacrifiée», les auteurs de la Machine à trier estiment qu’il y a en réalité deux jeunesses en France : l’une, diplômée, avec des parents éduqués, et qui ne s’en sort pas si mal, et l’autre, sans diplôme et de milieux fragiles, qui est la grande sacrifiée des crises et l’oubliée des politiques.

Dans leur ouvrage très didactique, Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo, Olivier Galland et André Zylberberg - économistes et sociologues - affirment «vouloir battre en brèche les assertions à l’emporte-pièce». «Tous les jeunes ne sont pas logés à la même enseigne, écrivent-ils, certains s’en sortent et d’autres non, et l’écart entre ces deux jeunesses grandit inexorablement.»

 

A la base de cette injustice, selon eux, il y a le rôle exorbitant accordé au diplôme, une spécificité française, qui se renforce encore avec la crise et l’angoisse face au chômage. Utilisant les nombreuses enquêtes statistiques sur la jeunesse, ainsi que les travaux de sociologues sur les inégalités scolaires, les auteurs font une démonstration plutôt convaincante, même si certains regretteront qu’ils minorent les dimensions sociales. Ils décrivent une situation cruelle et à bien des égards désespérante : la France, selon eux, divise sa jeunesse à chaque étape - à l’école d’abord, puis dans le choix des formations et lors de l’insertion professionnelle -, et elle ne donne pas leur chance à tous.

 

Le système scolaire, «au cœur de la machine à trier», figure comme le grand accusé. «L’école française, écrivent-ils, accueille tout le monde, mais sépare sans discontinuer l’élite du plus grand nombre qu’elle est incapable de faire progresser.» Ils citent les résultats, sévères pour le pays, de la dernière enquête Pisa (portant sur le niveau des jeunes de 15 ans) de l’OCDE. Entre 2000 et 2009, la proportion des élèves les plus faibles en compréhension de l’écrit a augmenté de 15% à 20%. A l’opposé, celle des plus forts n’a guère bougé - passant de 8,5% à 9,6%. En plus, l’écart de niveaux entre les deux extrêmes s’est creusé. Pire, toujours selon Pisa, «en France, plus qu’ailleurs, le milieu familial explique les performances des élèves».

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 12:04

 

François Cocq, secrétaire national à l'Education du Parti de Gauche
Francis Daspe, secrétaire général de l'Agaureps-Prométhée (Association pour la Gauche républicaine et sociale – Prométhée)

 

 

C03-23Le 15 novembre dernier, Luc Chatel présentait le projet gouvernemental de réforme de la notation des enseignants qu'il souhaite boucler avant fin décembre. L'autonomie qui met en concurrence les établissements, les personnels et les élèves trouvait là une nouvelle déclinaison. Après le recrutement des enseignants par le chef d'établissement, leur évaluation !

Luc « Moody's » Chatel instrumentalise en effet l'évaluation des enseignants pour mettre à mal l'école de la République comme les agences de notation entraînent volontairement dans leur sillage les spéculateurs et tous ceux qui veulent se repaître sur le dos des peuples.

C'est à croire que les libéraux ne tiennent compte des leçons du passé qu'à leur manière. A l'image des émigrés rentrant d'exil à la Restauration, ils n'ont rien appris ni rien oublié.

Forte mobilisation contre le décret Robien

Il y a cinq ans, dans un contexte similaire, ils avaient déjà tenté de détruire au Kärcher les statuts des enseignants. Un décret du ministre de l'Education nationale de l'époque, Gilles de Robien, se proposait d'abroger purement et simplement les décrets de 1950 qui servaient de statuts pour les enseignants. L'émotion avait été vive, la mobilisation vigoureuse de la part des personnels. Elle avait conduit le candidat Sarkozy à promettre d'abroger le décret de Robien une fois élu. Promesse pour une fois tenue, mais avec une sincérité douteuse.

Car les quatre années suivantes se soldèrent par de multiples tentatives de réintroduire par la fenêtre ce que la mobilisation enseignante avait réussi à expulser par la porte. Les libéraux ne se résignent décidément pas à cette cuisante défaite et préparent leur revanche.

Un démantèlement du statut des enseignants

La preuve encore aujourd'hui avec les nouvelles modalités d'évaluation des enseignants. Outre le tropisme d'une gestion managériale érigée en dogme de la « bonne gouvernance », c'est bien le démantèlement des statuts qui est visé.

Car les libéraux savent bien qu'ils touchent ainsi au cœur de ce qui charpente encore l'édifice de l'école de la République. Loin d'un quelconque corporatisme, les statuts préservent le cadre national de l'éducation et atténuent tant bien que mal la dérive vers une école à deux vitesses. Ils sont ainsi le paravent indispensable pour mettre en œuvre une politique éducative qui vise la réussite de toutes et tous et non la promotion de quelques uns.

Ce sont eux qui garantissent l'intérêt général par la mise à distance salutaire des intérêts privés et des ingérences clientélistes de notables locaux. Seuls les statuts offrent les conditions nécessaires à la neutralité des professeurs en capacité d'exercer en toute sérénité leur métier à l'abri de toute forme de pression et d'arbitraire.

Les statuts sont également un bouclier pour le bien commun car ils définissent un emploi sur la continuité et le service et non pas sur le rendement, le profit et la compétition. En cela, ils servent de point d'appui pour les luttes de l'ensemble des salariés, du privé comme du public.

Enfin, les statuts contribuent à lutter contre une précarité qui, contrairement au discours ambiant, fait des ravages dans l'éducation nationale avec plus de 20 000 contractuels et vacataires.

L'instauration d'une école à deux vitesses

N'en doutons pas : la liquidation des statuts sonnerait le glas de bien des ambitions de l'école républicaine. Définis nationalement, ils constituent un des seuls freins à l'autonomie totale des établissements, fin libérale promise au service public d'éducation par les marchands du temple de tous horizons.

Autonomie et casse des statuts sont bien les deux faces d'une même pièce qui vise à instaurer une école à deux vitesses où les contenants et les contenus proposés dépendraient à nouveau du fait que l'on soit plus ou moins bien né, plus ou moins au bon endroit. L'autonomie et la casse des statuts ayant fait leur œuvre, les marchands auraient beau jeu d'être invités à venir se goinfrer sur les restes du service public d'éducatif.

Car n'oublions pas qu'une violente remise en cause des statuts est toujours à la fois un prélude et un aboutissement à des privatisations : les exemples de La Poste ou de France Télécom en attestent. Les politiques managériales cyniques constatées chez l'un comme chez l'autre font craindre le pire. Pour le personnel bien sûr, livré à une loi de la jungle inconciliable avec l'intérêt général.

La recherche du chiffre plutôt que de la réussite

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 08:16

In Mammouth déchaîné

 

 

Après bientôt un an d'une active campagne contre "la théorie du genre" (campagne surtout soutenue par les associations familiales catholiques), l'extrême droite catho fait circuler sur internet une pétition réclamant la démission de Luc Chatel. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à l’adresser au Mammouth (nb Sauvons l'Ecole aussi !) (ainsi que curieusment à un certain nombre de mouvements comme le MRPA, SUD education, abasleschefs, Bigbrotherawards... ) et c’est fait recevoir en beauté.

 


Le site mis en place pour cette pétition (aux USA) ne recule pas devant les procédés douteux: sont ainsi mis au pilori les sataniques rédacteurs des programmes du ministère qui ont eu le culot de rédiger des programmes parfaitement "conformes, selon Luc Chatel, à l’état actuel des connaissances scientifiques", programmes où d'ailleurs "la théorie du genre n'apparaît [...] pas".

 

C'en est trop! Nos agités de la calotte veulent donc non seulement punir le ministre, mais aussi  les "rédacteurs" qui auraient selon eux ourdi un sombre complot  avec les éditeurs en les réunissant secrètement avant la version finale du bulletin officiel du 30/09/2010...


Si le site ne fait pas apparaître les noms des pétitionnaires et leur garantit qu'ils pourront rester anonymes (curieuse pétition...), il n'hésite pas en revanche à afficher celui des "rédacteurs noirs", quelques professeurs, universitaires, inspecteurs généraux et IPR... avec photos en prime  !

 

et toujours plus !

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:17

In Café Pédagogique

 

 

 

Le prêt à penser de droite vient de glisser à l'extrême droite. Fondapol, un thinktank qui inspire l'UMP, propose de créer deux systèmes éducatifs, celui des gueux et celui des gens bien. Et à l'intérieur des systèmes de rétablir la saine hiérarchie qui fait des professeurs les garde chiourmes d'un côté, les valets de l'autre, de l'ordre bourgeois. Il fallait oser. Ils l'ont fait. Et cela va peser lourd sur la campagne électorale.

 

La France des Bantoustans. Quand nous regardons Nicolas et Mamed, vous, moi, nous croyons bêtement qu'ils ont des droits égaux. Fondapol ne le pense pas. Pour Fondapol, "de nouvelles formes d'hétérogénéité sociale rendent désormais impossible la distribution d'un même savoir à tous". Cette "proposition n°1"  fonde tout le programme de Fondapol. Elle affirme que les pauvres sont inéducables. La vision qu'elle donne du pays c'est celle d'un pays composé de barbares et de citoyens, la coupure entre les uns et les autres étant sociale. Cette vision va plus loin que celle de la IIIème République avec ses deux systèmes éducatifs, celui des pauvres et celui des riches, en ce sens où elle affirme l'inéducabilité des pauvres là où la République prônait leur élévation. C'est une France des Bantoustans que propose Fondapol.

 

Deux écoles pour deux pays. Fondapol propose donc la création de deux systèmes éducatifs. D'un côté "l'école fondamentale", comprenez celle où l'on tente de transmettre le minimum de maths, français, EPS et d'obéissance dont les enfants de pauvres ont besoin pour rester pauvres. De l'autre la vraie école où Fondapol instaure la sélection permanente et où règne le principe d'autorité incarné par des chefs d'établissement tout puissants. La première s'arrête en 3ème pour les meilleurs.

 

Les professeurs sont des idiots. Où se situent les professeurs dans cette vision d'apartheid social ? Pas très haut si on en juge la proposition qui prévoit le doublement de leur salaire. Parce que Fondapol propose aussi que "les enseignants doivent être dans l'établissement de façon continue toute la semaine". Mathématiquement "l'impact budgétaire sera neutre grâce à l'augmentation du nombre d'heures de présence devant les élèves". Et oui si le certifié ou le PE fait 38 ou 40 heures de cours par semaine on peut généreusement lui doubler son salaire. C'est une nouvelle application du "travailler plus pour gagner plus"...

 

Quelles conséquences ? On ne sait à l'heure actuelle pas ce que sera le programme du candidat Sarkozy. Ce que signifient les "propositions" de Fondapol c'est que la pensée de droite a rompu les amarres qui l'enchaînaient aux principes républicains. Fondapol prêche la guerre sociale. Ca promet une campagne violente que Fondapol reste l'inspiratrice du candidat de droite ou qu'elle devienne son repoussoir.

 

Les propositions de Fondapol

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:13

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In Libération

 

Par PHILIPPE MEIRIEU Professeur à l’université Lumière-Lyon II, vice-président de la région Rhône-Alpes (EE-LV) délégué à la formation tout au long de la vie

 

Dans le petit jeu des annonces gouvernementales qui s’emballent à l’approche des élections, le repérage des enfants «à risque» et «à haut risque» en maternelle est très représentatif d’une conception tout à fait cohérente de l’enseignement fondée sur des principes simples : médicalisation, détection et dérivation.

 

Longtemps, la métaphore médicale a joué un rôle critique en éducation. En 1967, les enfants de Barbiana écrivaient dans leur «Lettre à une maîtresse d’école» que «l’école se comport[ait] comme un hôpital qui soignerait les bien portants et exclurait les malades». Le caractère subversif de la formule s’est émoussé : avec la gestion libérale du système de santé, quand le management l’emporte sur le soin et que le «pilotage par les résultats» permet tout naturellement d’arroser là où c’est déjà mouillé, la médecine n’a plus rien à envier à l’école ! Mais, simultanément, le modèle médical s’est durci, se repliant sur le couple «diagnostic-remède», au détriment de la prévention, de la prise en compte des environnements et du travail en partenariat.

 

A l’école, ce modèle s’est rapidement banalisé : il ne s’agit plus de créer un milieu équilibré et structurant, de provoquer des rencontres fécondes, de stimuler l’attention et de mobiliser l’intelligence… On investit l’essentiel de notre énergie à repérer les dysfonctionnements et à intervenir au plus tôt par la médication spécialisée. C’est ainsi que l’on rabat la notion de «difficulté» (nécessairement issue d’une combinaison de facteurs) sur la notion de «trouble» (évidemment physiologique), que l’on finit par tenir pour quantité négligeable les problèmes sociaux et même par ignorer l’action pédagogique. On en revient finalement à la vieille conception de l’homme-machine : réparer les pannes individuelles plutôt que de créer les conditions du développement collectif. Avec la bénédiction des neurosciences qui apportent - et c’est bien normal - les connaissances qu’elles ont élaborées, en les transformant - et c’est beaucoup moins normal - en système d’interprétation des réalités scolaires.

 

Mais la médicalisation des difficultés scolaires pourrait voir ses effets pervers limités, voire être utilisée de manière bénéfique dans des cas spécifiques, si elle n’était enrôlée dans un processus à l’œuvre aujourd’hui à grande échelle : la classe est en train de devenir progressivement un lieu où l’on passe son temps à évaluer les élèves pour savoir s’ils ne seraient pas mieux ailleurs. On détecte et on dérive partout, renvoyant les élèves toujours plus loin : de la classe vers l’aide personnalisée, puis vers l’étude dirigée, le soutien scolaire, les cours particuliers, le psychologue et l’orthophoniste, les filières dédiées et les établissements spécialisés, Internet et les camps de vacances-études… L’école n’est plus qu’une gigantesque centrifugeuse construite autour d’un lieu vide - la classe - qui n’intéresse plus personne. Elle tourne sur elle-même en renvoyant les élèves de plus en plus loin, en même temps qu’elle creuse, en son sein, une véritable dépression scolaire. Pas étonnant, alors, que l’on sacrifie la formation des enseignants. Plus besoin de pédagogie ! Il suffit d’évaluer, de détecter, de dériver de plus en plus d’élèves, de plus en plus vite, de plus en plus tôt. Et ce mouvement prend une telle ampleur qu’il annihile toutes les velléités bienveillantes qui pourraient encore faire, ici ou là, d’une intervention spécifique une aide déterminante. La centrifugeuse tourne trop vite !

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:06

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In Médiapart

 

Quelques jours après la décision du Conseil d'Etat d'annuler une partie de l'arrêté du 12 mai 2010 relatif à la formation des enseignants –au motif que le ministre ne pouvait décider seul en la matière–, le rapport que vient de publier la mission parlementaire présidée par le député UMP Jacques Grosperrin est venu cette semaine apporter un ultime coup de grâce à la masterisation. Cette réforme qui instaure le recrutement des enseignants au niveau master (bac + 5), et supprime la première année de formation en alternance, devait pourtant être l’une des grandes réformes de l'éducation du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elle devait, par l'élévation du niveau de recrutement, et la refonte complète de la formation, consacrer une revalorisation du métier d'enseignant et une plus grande professionnalisation.

 

A peine un an et demi après son entrée en vigueur, non seulement ces objectifs n'ont pas été atteints mais… tout est à recommencer, estime sans ambiguïté le rapport Grosperrin. Après avoir entendu 92 experts, le bilan que fait la mission de la réforme est sans appel. Mal ficelée sur la forme, comme vient de le rappeler le Conseil d'Etat, qui relève rien de moins qu'un «abus de pouvoir» de la part du ministre, cette réforme a été sur le fond un gigantesque gâchis, constate le rapport. Outre un processus d'entrée dans le métier des enseignants stagiaires «improvisé, boiteux et un peu hasardeux», ceux-ci étant jetés sans formation pratique devant leurs classes, le rapport rappelle aussi tous les autres ratés d'une réforme avant tout menée pour des questions budgétaires. Et démonte le scénario avancé par le ministère de difficultés passagères liées à une année de transition.

 

En supprimant l'année de formation en alternance des nouveaux enseignants, Bercy aura fait l'économie de quelque 16.000 postes en 2010, dégageant selon le rapport une économie de 204 millions d’euros. «Toutefois, c’est précisément parce qu’elle a été amorcée – aussi – pour des raisons budgétaires, que la mastérisation aurait dû, s’agissant des deux volets essentiels que sont le contenu de la formation et son articulation avec le concours, conduire à des choix irréprochables. Cela n’a malheureusement pas été le cas», écrit la mission.

«Une professionnalisation qui reste à démontrer»

Revenant sur la genèse de la réforme, le discours de Nicolas Sarkozy du 2 juin 2008, le rapport Grosperrin rappelle la précipitation avec laquelle ont été mises en place les nouvelles formations. Il souligne combien l'improvisation manifeste dans ce dossier a provoqué d'importantes tensions dans les universités désormais en charge des masters «Enseignement et formation». Ainsi, si la mise en place de ces formations a constitué «un véritable exploit», «il n’est pas sûr que (la formation) y ait gagné en légitimité et crédibilité», déplore le rapport. Le «dialogue de sourds» qui s'est rapidement instauré, à ce sujet, entre la rue de Grenelle et le ministère de l'enseignement supérieur a ainsi débouché sur des choix contradictoires, comme le montre le maintien d’un concours déconnecté du nouveau modèle de formation.

En fin de compte, la masterisation a abouti à créer une offre de diplôme sans aucun cadrage national, note poliment le rapport qui sous-entend que ces nouveaux masters ont été construits de bric et de broc. Pire, la «professionnalisation de la formation... reste à démontrer». Un constat d'autant plus cruel que c'était l'objectif officiel de la réforme. Alors que la formation professionnelle via des stages d'observation et en responsabilité devait devenir majoritaire en deuxième année de master, ce mode d'apprentissage du métier n'aura en réalité été égal, au maximum, qu'à six semaines de stage, et encore seulement en deuxième année de master.

Habituellement si friand de chiffres, le ministère de l'Education nationale se révèle d'ailleurs «incapable» de donner le nombre «d’étudiants en stage d’observation et de pratique accompagnée, ces derniers n’étant ni gérés ni payés par ses soins». Mais selon les différentes personnes auditionnées, bien peu d'étudiants ont réellement effectué ces stages, faute de propositions, mais souvent aussi parce qu'à quelques mois du concours leur priorité était ailleurs.

  

 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:59

In Nouvel Obs

 

Les étudiants étrangers font les frais de l'objectif de réduction de l’immigration légale. Comme Emilie, brillante thésarde québécoise, privée de son visa étudiant. Portrait.

 

. (Cyril Bonnet - Le Nouvel Observateur) . (Cyril Bonnet - Le Nouvel Observateur)
 

 

 

Depuis six ans, Emilie Adam-Vézina était une brillante doctorante québécoise à Paris. Depuis deux mois, elle est sans-papiers. Et depuis le 8 décembre, elle risque d’être expulsée.

 

Au départ, il y a les dégâts de la circulaire Guéant du 31 mai, qui a privé des centaines de diplômés -voire surdiplômés - étrangers d'un premier emploi en France. En voici une nouvelle variante, qui s'attaque désormais aux étudiants... en cours d'études. Emilie en a fait les frais : le renouvellement de son visa vient d'être refusé, alors qu'elle n'a pas encore terminé sa thèse.

 

"J'étais au service de la recherche française"

Emilie est arrivée en France en 2005. "Une chercheuse française que j'ai rencontrée à Montréal m'a proposé de l'accompagner en France pour faire mon doctorat et poursuivre mes recherches dans son laboratoire". Pour Emilie, élevée dans un "bain bi-national avec un beau-père français ", comme elle dit avec son accent québécois, "venir faire des études en France avait un sens". Elle entame un doctorat d'anthropo-sociologie à l'Université Paris 7 Denis-Diderot. Intitulé de sa thèse : "les trajectoires migratoires et thérapeutiques de migrantes africaines en France et au Canada, atteintes du VIH-sida". Pendant six ans, elle enchaîne les contrats de recherche, qui lui fournissent des revenus, les publications scientifiques, organise bénévolement des colloques, des séminaires, obtient un financement d'un an de Sidaction… "J’étais au service de mon labo, de ma fac, et de la recherche française".

En juin 2011, deux mois avant l'expiration de son titre de séjour "étudiant", Emilie sollicite son renouvellement, comme chaque année. Et là, surprise : "On me demande impérativement la date prévue pour la soutenance de ma thèse". Emilie s'est fixé un objectif à l'automne 2012. Mais donner une date précise ? Impossible. "Je leur ai dit : 'Je pourrais vous mentir, mais honnêtement, je n'en sais rien'. On ne peut pas évaluer la durée d'une thèse en sciences sociales comme pour les sciences dures, la démarche n'est pas du tout la même. On travaille avec des humains, ce n'est pas figé".

 

"Obligation de quitter le territoire français"

Après plusieurs allers-retours à la préfecture, le couperet tombe. Elle reçoit, datée du 8 novembre, une lettre de la Préfecture de police portant le sigle " OQTF ". Traduction : "obligation de quitter le territoire français". Dans un délai de 30 jours. Délai expiré, donc, depuis le 8 décembre. Mais le plus choquant, pour Emilie, est la violence du motif invoqué : "progression insuffisante de son cursus". On estime qu’elle met trop longtemps à achever ses travaux, alors même que tous les chercheurs de son domaine reconnaissent qu'une thèse de sociologie peut se prolonger, parfois, pendant dix ans.

Premier réflexe, Emilie pense aux entretiens de validation qu'elle doit encore mener avec des femmes en France pour confirmer ses analyses de thèse. "Je me suis effondrée. Une incompréhension totale. Je suis ici depuis six ans, j'ai une vie personnelle et professionnelle, un appartement. Je n'avais jamais imaginé qu'on puisse me refuser de finir mes études, je pensais avoir été un bon soldat."

 

"Je me mets à flipper quand je croise des policiers"

Emilie bascule dans une autre réalité : elle est désormais sans-papiers. "J'étudie des cas de femmes africaines à qui cela arrive tout le temps, et tout à coup, je me retrouve dans la même situation qu'elles. Certes, je suis blanche, je sais que j'ai peu de risques de me faire contrôler. Mais on pense à des choses auxquelles on ne pensait pas avant : on se dit qu’un accident de vélo est vite arrivé, je me mets à flipper quand je vois des policiers". Tout à coup un sentiment de grande précarité. "Bien sûr, je pourrais retourner au Québec, je ne viens pas d'un pays en guerre. Mais venir vivre en France a été un vrai choix".

Sans titre de séjour, du jour au lendemain Emilie n'a plus aucun revenu. "Non seulement je ne peux plus travailler car la fac ne peut pas employer quelqu’un en situation irrégulière, mais je suis coupée de tous les droits sociaux pour lesquels j'ai cotisé depuis 2006".

 

"Une tache dans notre coopération scientifique avec le Canada"

Après la stupeur, vient la combattivité. Aidée d'une avocate, elle a déposé deux recours auprès du tribunal administratif. Mais les procédures peuvent prendre des mois… Le président de l’université Paris 7 a écrit au Préfet pour solliciter le réexamen du dossier de "cette étudiante à la fois brillante et fortement intégrée", qui s’est "donnée sans compter dans les travaux collectifs de son laboratoire". Et souligner combien "les institutions canadiennes seraient à juste titre offusquées par la confirmation de cette mesure d’éloignement, qui serait une tache dans notre coopération scientifique".

Les lettres de soutien d’enseignants, d’universitaires, de chercheurs, se multiplient ; la pétition "Non à l’expulsion d’Emilie !" a été signée par près de 2.000 personnes à ce jour sur le site du Réseau Education Sans Frontières (RESF).

 

Etudiants placés en centre de rétention

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:54

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In Libération

 

Douze organisations réclament régularisation et égalité de traitement avec les Français.

«Ce gouvernement a réussi à unir des étudiants de master 2 et des gens qui nettoient les bureaux. Il fallait quand même le faire !» Raymond Chauveau, de la CGT, a rendu hier cet hommage paradoxal au ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Grâce à sa circulaire restreignant les possibilités de travail des diplômés étrangers, il a amené des étudiants internationaux, tout prêts à servir la mondialisation et les entreprises du CAC 40, à rejoindre la lutte des travailleurs sans papiers, généralement relégués tout en bas de l’échelle sociale.

 

Douze organisations - des syndicats comme la CGT, la FSU et l’Unef, et des associations comme SOS Racisme, Réseau Education sans frontières ou la Cimade - donnaient hier une conférence de presse sur la terrasse, chauffée, du restaurant la Grande Armée, à deux pas de l’Arc de triomphe. Un lieu très symbolique où, le 13 février 2008, la CGT avait lancé son combat pour la régularisation des sans-papiers. Le syndicat avait alors occupé les lieux, réclamant la régularisation de 9 cuisiniers, ce qu’il avait obtenu au bout de huit jours. «On revient sur les lieux du crime…» ironisait un syndicaliste.

 

Déferlement. Les organisations ont annoncé la création d’une plateforme commune exigeant «la régularisation des travailleurs sans papiers et l’égalité de traitement entre Français et étrangers dans les études comme au travail».«Nous avons commencé à nous battre il y a trois ans, et nous avons déjà obtenu pas mal, avec 5 000 personnes régularisées ou en voie de l’être, a expliqué Francine Blanche, de la direction confédérale de la CGT.Ce n’est pas normal qu’un migrant gagne moins qu’un Français à qualification égale ou que les étudiants étrangers n’aient pas les mêmes droits que les Français. Et ce n’est pas parce que la présidentielle approche qu’on va se taire.»

 

Les organisations ont fustigé les discours officiels, particulièrement ceux de Claude Guéant, voulant faire croire que l’on assiste à un déferlement d’étrangers venus voler le travail des Français et toucher les aides sociales, et donc largement responsables à ce titre de la montée du chômage et de la crise en général. Elles ont aussi dénoncé la «façon indigne» dont les étrangers sont traités dans les préfectures, et ont démonté la critique, courante au sein de la droite, selon laquelle en soutenant les étrangers on fait le jeu de l’extrême droite.

«Comme nous ne sommes plus étudiants, nous ne touchons plus nos bourses. Mais, comme nous n’obtenons pas nos papiers, les entreprises qui viennent de nous recruter nous licencient ou alors elles renoncent à nous embaucher. Et nous en sommes réduits à dormir sur des canapés chez des amis.» Hajer Gorgi, une Tunisienne de 24 ans, diplômée de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), attend elle-même depuis trois mois une réponse à sa demande de changement de statut - d’étudiante à salariée -, avec une promesse d’embauche en poche. Son amie Zineb, présente à la conférence de presse, ingénieure des Mines, vient de recevoir un refus. Hajer a dû s’improviser porte-parole du Collectif du 31 mai, créé pour défendre les jeunes diplômés touchés par la «circulaire Guéant» du 31 mai, après le départ de Nabil Sebti, un diplômé d’HEC, qui a rejoint le Maroc dimanche totalement désabusé par la façon dont la France traite les étudiants internationaux.

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:46

 

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In Le Grand Soir

 

 

BASE ELEVES : lorsque la consigne est liberticide, se révolter est un devoir !

 

Appel à la résistance contre le fichage de l’enfance, signé par 111 directrices et directeurs d’écoles primaires.

- Directrices, directeurs d’écoles qui avons refusé, refusons et refuserons de mettre en place le traitement automatisé de données à caractère personnel et nominatif Base Elèves,

- Directrices, directeurs d’écoles ayant renseigné Base Elèves contre notre gré, suite aux pressions administratives et menaces de sanctions continuelles

- Enseignantes, enseignants opposés au fichage de l’enfance,

 

NOUS APPELONS A NE PLUS INSTALLER OU METTRE A JOUR BASE ELEVES, A NE PAS METTRE EN ŒUVRE LE LIVRET PERSONNEL DE COMPETENCES ELECTRONIQUE (LPC), ET A BLOQUER TOUTE REMONTEE DE DONNEES NOMINATIVES.

 

Trois ans après notre premier appel, malgré le harcèlement administratif et les pressions incessantes que nous subissons au quotidien, malgré les sanctions qui se sont abattues sur beaucoup d’entre nous, et parce que la multiplication des fichiers dans l’Education Nationale confirme malheureusement les craintes que nous exprimions alors, nous décidons de réaffirmer notre volonté de ne pas être utilisés comme acteurs premiers d’une traçabilité des élèves et d’un contrôle social de la population.

 

En effet, alimenter le fichier Base Elèves, présenté comme un simple outil de gestion par le ministère de l’Education Nationale, est loin d’être un geste anodin. Outre qu’il fait sortir des écoles les renseignements personnels et souvent confidentiels que nous sommes amenés à recueillir dans l’exercice de nos fonctions, concernant les enfants, mais aussi leurs familles et leurs proches, il engendre automatiquement l’immatriculation de chaque enfant dans la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE), en lui attribuant un Identifiant National Elève (INE). À terme, ce numéro unique suivra l’enfant pendant toute sa vie scolaire et étudiante, puis tout au long de sa vie professionnelle (loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie) ; il est la clé rendant possibles toutes les interconnexions avec les fichiers parallèles créés l’un après l’autre dans l’ombre de Base Elèves. Ainsi a-t-on vu réapparaître en 2010, sous forme du Livret Personnel de Compétences numérique (dont la généralisation est prévue), le fichage des compétences et des incompétences de chaque enfant, données qui avaient été retirées de Base Elèves par l’arrêté d’octobre 2008 après que le ministre de l’époque, Xavier Darcos, en avait jugé le fichage liberticide.

 

Les fichiers scolaires nominatifs informatisés et centralisés rompent avec les principes déontologiques du métier d’enseignant. La confidentialité et la maîtrise des données saisies ne sont plus respectées. Le pouvoir et la responsabilité de l’enseignant sur les enfants et les familles deviennent démesurés. Sans avoir besoin de rappeler les dangers d’internet et le fait que la sécurisation des données sera toujours illusoire, toutes les dérives sont possibles : contrôle social, traçabilité des individus, déterminisme, tri, classement et orientation automatique des élèves suivant des critères opaques, recherche d’enfants migrants, partage de données avec d’autres administrations, ventes de fichiers …

 

Aucune information nominative ne doit sortir de l’école. Les données qu’il faut conserver doivent être strictement anonymes, dans un cadre législatif soucieux des libertés individuelles et du droit à l’oubli dans notre ère numérique. C’est le sens de la demande du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies qui recommande à la France “que seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l’utilisation des données collectées soit régulée par la loi, de manière à en prévenir un usage abusif.”

 

- En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter que l’Etat français, qui a pourtant ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, continue de refuser de mettre en œuvre ces recommandations.

- En tant qu’enseignants, nous préférons respecter notre éthique professionnelle et notre morale personnelle plutôt que d’obéir à notre hiérarchie qui nous demande d’immatriculer nos élèves, de ficher leurs capacités et leurs incapacités, leurs bonnes et mauvaises attitudes.

Nous ne pouvons accepter que l’administration de l’Education Nationale rejette systématiquement les demandes d’exercice du droit d’opposition des parents au fichage de leur enfant, droit pourtant rétabli par le Conseil d’Etat. Ce déni met à mal les liens de confiance que nous construisons au quotidien entre les parents de nos élèves et l’école.

- En tant que directeurs d’école, responsables des enfants qui nous sont confiés, nous ne pouvons considérer le fichage de mineurs comme une simple formalité administrative, nous ne pouvons accepter que ce fichage fasse désormais partie de nos missions.

Nous ne pouvons accepter que des enseignants soient sanctionnés pour refus de Base Elèves alors qu’ils sont reconnus comme Défenseurs des Droits de l’Enfant par l’ONU. Nous ne pouvons continuer à voir notre métier dévoyé et rendu potentiellement nuisible à nos élèves. Nous ne pouvons accepter le fatalisme qui accompagne l’avancée du rouleau compresseur du fichage de l’enfance. Notre responsabilité est grande. Sans notre concours, ce fichage devient impossible !

 

Parce qu’il ne suffit pas de s’indigner ponctuellement,

– les signataires de ce texte réaffirment qu’ils bloqueront la machine en refusant l’immatriculation des élèves, en refusant d’alimenter et de mettre à jour le fichier Base Elèves, en refusant la mise en œuvre du Livret Personnel de Compétences numérique et toute transmission de données nominatives.

– ils appellent l’ensemble de leurs collègues à faire de même pour combattre ce fichage en le dénonçant et en refusant d’en être les vecteurs.

 

Contact :

CNRBE:Tel : 05 65 99 80 52 (Appel des directeurs)

base-eleves@orange.fr

http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2011/11/14/appel-a-la...

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