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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 19:00

In Snpi FSU

 

 

Notre collègue et camarade Alcide Carton, inspecteur de l’Éducation nationale honoraire, qui fut longtemps rédacteur en chef de notre bulletin Inspecteur aujourd’hui, nous a confié la lettre ouverte qu’il a décidé d’envoyer au ministre de l’Éducation nationale. Le projet de réforme de l’évaluation des enseignants a constitué pour lui une vive source d’inquiétude pour l’avenir de l’école. Il a considéré qu’il était de son devoir de l’écrire au ministre.

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:51

 

 

 

La parution cette semaine d’un article dans Le Monde sur les petites et grandes manipulations du ministère de Luc Chatel est venue confirmer une dérive de la communication ministérielle vers la propagande. Rien de très surprenant pour ceux qui suivent ce blog avec assiduité.

 

On se souvient que la Cour des comptes avait durement pointé, en novembre dernier, les dépenses de communication des ministères. Celui de l’Education Nationale notamment, dont le budget com’ a progressé de 41% en cinq ans (passant de 6 844 000 euros en 2006 à 9 647 000 euros en 2010). Et bien voilà à quoi sert cet argent.

 

« Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables »

L’article de Maryline Baumard est assez édifiant. La journaliste cite nombre de dossiers dérangeants pour le ministère et restés soigneusement dans les tiroirs pendant que seuls ceux pouvant avaliser sa politique générale sortent et sont commentés. Les statisticiens de DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) sont priés de se taire quand l’INSEE publie un dossier allant dans le sens inverses des propos ministériels. Quant à leurs enquêtes, « [elles] sont bienvenues lorsqu’elles accompagnent la communication du ministre. Sinon, elles attendent ».

Les informations émanant du ministère et destinées au grand public sont en très forte baisse : au début des années 2000, une soixantaine de « notes d’information » sont publiées chaque année ; depuis 2009, moins de 20. Cette année encore une cinquantaine étaient prévues, entre bilans d’expériences menées sur le terrain et études diverses : bilan sur les internats d’excellence (mis en place il y 4 ans !), bilan sur l’expérimentation du sport l’après-midi les collèges (prévu pour novembre), bilan sur le dispositif d’accompagnement éducatif (avril), étude sur  le niveau de lecture en 6ème, sur la vision du collège par les parents, bilan sur l’évaluation de l’assouplissement de l’affectation dans les collèges et les lycées, etc. Les informations sur ce dernier sujet existent, nous dit un statisticien, mais elles sont accablantes pour la politique menée…

Le ministère préfère d’ailleurs que certains travaux et certaines études soient directement menés par ses services : on n’est jamais mieux servi que par soi-même…  D’autres informations voient leur sortie différée, enfin mise sur la place publique quand le dossier ne fait plus l’actualité. Noyer le poisson en misant sur la dictature de l’instant : peu importe si les vrais chiffres sortent, tant que ce n’est pas au moment où ça pourrait faire mal.

 

Je ne sais pas vous, mais dans ma conception de l’état de droit, la transparence sur la communication des chiffres et des rapports en possession d’un ministère doit être au centre de l’information due à tout citoyen. Les méthodes pratiquées ici relèvent purement et simplement de la propagande et constituent un déni de démocratie.

 

Quand on jette un coup d’œil dans le rétroviseur, on s’aperçoit qu’en 2011 de nombreuses communications du ministre Chatel n’avaient finalement pour objectif que de laisser passer l’orage et de faire passer un message contre vents et marées, quitte à asséner des contre-vérités sans le moindre scrupule afin de justifier la politique du gouvernement en matière d’éducation.

 

Suppression de postes

Ca a été la grande affaire du début d’année. Dès la fin décembre 2010, en pleine période de fêtes (c’est mieux ça passe inaperçu) sortaient les chiffres des suppressions de postes pour la rentrée 2011. Il a fallu quelques semaines avant que la grogne monte, non plus chez les profs mais chez les parents d’élèves, les inspections et finisse par s’étendre, jusqu’aux mairies et aux collectivités.

Quand est publié en avril le chiffre de 1500 classes fermées, c’est l’émoi. Depuis 2007, ce sont 66 000 postes qui ont été supprimés au total.

La communication de Chatel : « Nous avons 35.000 postes d’enseignants de plus qu’il y a quinze ans alors que nous avons 500.000 élèves de moins. Nous restons l’un des pays de l’OCDE qui investit le plus dans l’éducation. » (Figaro, 4 avril)

Pourtant en février paraissait une étude de l’OCDE révélant que la France possède l’un des taux d’encadrement les plus faibles de l’OCDE avec 6,1 profs pour 100 élèves, et même 5 pour 100 dans le primaire.

Quant au nombre d’élèves à la rentrée 2010, il a fallu attendre un an pour l’obtenir : + 40 000 élèves… On aura attendu seulement 4 mois pour les chiffres de cette rentrée 2011, Luc Chatel ayant été un peu bousculé sur RTL a lâché + 25 000 uniquement dans le secondaire. 

Pour ce qui est de l’investissement, l’OCDE dit l’exact contraire. Dans son rapport paru en septembre, «Regards sur l’Education», la France apparaît comme le canard boiteux de l’OCDE pour ce qui est de la part de dépense publique consacrée à l’éducation. De 6,5% du PIB en 1997, elle est passée à 6% en 2007, une baisse supérieure à la moyenne des pays de l’OCDE. « Alors que la part de l’éducation dans les budgets publics est passée de 11,8% en 1995 à 12,9% en 2009, en moyenne dans l’OCDE, en France, la part dans l’éducation dans ces mêmes budgets a diminué, passant de 11,5% en 1995 à 10,6% en 2008 »

 

La masterisation

C’est l’une des grandes réformes du quinquennat côté éducation : les profs passent une année de plus sur les bancs de la fac, au détriment d’une formation solide et d’une entrée progressive dans le métier. Surtout, ça fait une année de salaire d’apprentis profs d’économisée…

Sur le terrain, c’est la catastrophe : de tous côtés remontent des témoignages de jeunes profs désabusés, perdus, écœurés (ici même…). Près d’un tiers déclare songer à quitter le métier, qui peine déjà à attirer les jeunes.

Interrogé au sénat sur cette question, Luc Chatel répond ceci :

« La nouvelle formation initiale des enseignants répond aux enjeux de notre école. Cette réforme permettra de la mettre en phase avec la société de la connaissance qui se met en place.[…] L’Inspection générale de l’éducation nationale, dans son rapport, indiquait que les premiers éléments de bilan étaient bien éloignés de la catastrophe annoncée. Seuls 1 % des professeurs stagiaires ont été en difficulté et les arrêts maladie et les démissions pas plus nombreux qu’auparavant. » (16 avril)

Au moment où il dit cela, le ministre a en sa possession depuis quelques temps un rapport sur le sujet qui dit clairement : « La situation actuelle semble la pire ».

Le 7 décembre dernier, un rapport parlementaire UMP est adopté à l’assemblée, destiné à améliorer les imperfections de la masterisation. La supercherie a assez duré.

 

Les évaluations nationales

En CE1 et en CM2, les élèves français passent des évaluations nationales dont les résultats sont abondamment commentés par le ministère. Ces évaluations sont censées montrer la progression des élèves et dont avaliser la politique ministérielle. J’ai dit ici dès la mi-janvier ce que beaucoup de profs sur le terrain constatent depuis deux ans : ces évaluations ne sont pas fiables.

En juin, Luc Chatel se gargarise au Conseil de Ministres, s’appuyant sur ces évaluations mises en place en 2009. Il déclare : « Les élèves de CE1 constituent la première cohorte à avoir bénéficié de la réforme [du primaire] depuis la grande section de maternelle. Les résultats obtenus sont encourageants, puisque près de 80% des élèves arrivent en fin de CE1 en ayant de bons acquis en français et en mathématiques. Plus précisément : 78,4% en français, en progression de 3,8 points par rapport à l’année 2010 et de 5,6 points par rapport à l’année 2009 ; 78,7% en mathématiques, contre 77,4% en 2010 et 74,8% en 2009. » (29 juin)

Il faut dire que la réalisation de ces évaluations a été retirée à la DEPP pour être centralisée en interne, dans les bureaux du ministère de la DGESCO, conception et synthèse incluse…

On apprend cette semaine que le ministre Chatel, quand il a fait cette déclaration au conseil des ministres, avait « sous le coude les résultats d’une autre évaluation des acquis des élèves à l’école, l’enquête CEDRE – réalisée selon des règles scientifiques –, qui montrait que les résultats des écoliers n’avaient pas progressé significativement de 2003 à 2009 et que les élèves rencontrant des difficultés scolaires en compréhension de l’écrit étaient nombreux. Il faut aussi savoir que la publication de cette enquête a été bloquée par le ministère pendant une petite année et n’a été rendue publique que la semaine dernière. » (étude visible ici)

En septembre paraît un rapport du HCE (Haut Conseil de l’Education), sans appel pour le ministre Chatel : « Les indicateurs annuels fournis au Parlement ne sont pas satisfaisants […], partiels, peu exigeants et donc trompeurs [...]. Ils ne sont pas fiables pour des raisons de méthode ». Le HCE demande même la suppression pure et simple de l’évaluation de CE1 « étant donné son caractère très partiel et son niveau d’exigence très insuffisant ».

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:43

 

Le ministère accélère l'annonce

des suppressions de postes d'enseignants

 

Personne ne s'y attendait. Du moins pas si tôt. A quelques heures du début des vacances scolaires de Noël, vendredi 16 décembre, la répartition par académie des suppressions de postes dans l'éducation nationale pour la rentrée 2012 est tombée.

 

Le ministère a présenté aux organisations syndicales les grandes lignes de cette répartition, alors que son budget n'a pas encore été définitivement adopté par le Parlement, la majorité de gauche au Sénat freinant des quatre fers.

 

D'ordinaire, cette annonce intervient fin décembre, début janvier. Mais l'élection présidentielle approche. "Il faut dégager le terrain pour la campagne", soutient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat SE-UNSA. Un terrain miné par la suppression de 14 000 postes en 2012 - dont 5 700 dans le premier degré et 6 550 dans le secondaire -, qui viennent s'ajouter aux 66 000 suppressions intervenues depuis 2007.

 

La répartition des suppressions de postes par académie est un sujet sensible dans l'éducation nationale. Sur le terrain, il se traduit souvent par des fermetures de classes dans les écoles.

En janvier, l'annonce de la répartition des emplois supprimés sur le territoire avait déclenché, tout au long du premier semestre, une vague de protestations de la part des élus locaux, des parents d'élèves, des enseignants. La communauté éducative disait alors que le "mammouth" était "à l'os", qu'il ne pourrait pas supporter une nouvelle "cure d'amaigrissement".

 

Le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, soutient le contraire. "On peut continuer à ne pas remplacer une partie des départs en retraite" après 2012, a-t-il déclaré fin novembre, lors d'un séminaire consacré à la RGPP, la révision générale des politiques publiques.

Comme en 2011-2012, toutes les académies perdront des postes, à l'exception de la Guyane, qui en gagnera 50. Les académies les plus touchées sont celles de Lille (399 postes supprimés dans le premier degré, 589 dans le second degré) et Nancy-Metz (367 pour le primaire, 425 dans le secondaire). Dans le haut du tableau figurent aussi les académies de Versailles (755 postes supprimés au total), Créteil (595) ou encore Aix-Marseille (504).

 

Les critères de répartition de ces suppressions de postes sont peu détaillés dans le document que Le Monde s'est procuré. Le ministère évoque le "rattachement territorial" (académies à dominante rurale, urbaine ou d'outre-mer), les "difficultés sociales" et les "variations démographiques". Il ne précise pas que ses prévisions d'effectifs montrent une hausse significative du nombre d'élèves à la rentrée 2012, effet du "boom" démographique du début des années 2000 : 6 000 élèves de plus sont attendus dans les écoles primaires à la prochaine rentrée, 21 200 dans les collèges, 6 600 dans les lycées généraux et technologiques, selon les documents budgétaires débattus par les parlementaires.

 

S'ouvre maintenant une phase périlleuse pour les recteurs, qui vont devoir plancher sur les "leviers" à actionner afin de respecter les objectifs budgétaires.

Les recettes utilisées cette année devraient être remises au goût du jour. Augmentation du nombre d'élèves par classes, fermeture d'options, diminution des cours à effectifs réduits, suppressions de postes de remplaçants au collège et au lycée. Dans une enquête publiée en septembre, le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement, avait calculé que le système fonctionnait grâce aux heures supplémentaires. "Si les enseignants refusaient de les assurer, il y aurait, dans chaque établissement, une classe sans professeur", avait estimé Philippe Tournier, son secrétaire général.

 

Quant à l'école primaire, le président de la République avait promis, en juin, de la "sanctuariser". Autrement dit, le nombre de fermetures de classes ne devait pas excéder le nombre d'ouvertures. Pour tenir l'engagement présidentiel, les recteurs devront toucher aux dispositifs d'accompagnement et de soutien : intervenants en langues, réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficultés (Rased)...

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:50

In Libération

 

Ils étaient entre 3.200 et 7.500 profs dans les rues de Paris ce jeudi pour protester contre le projet du ministre de l'Education de réformer le système d'évaluation des professeurs.

 

Plusieurs milliers d'enseignants ont manifesté jeudi en France contre le projet de réforme de l'évaluation des professeurs, qui conduit selon eux à une gestion «managériale» de leur profession.

Dans les écoles primaires, les enseignants étaient 11,2% à faire grève selon le ministère, et plus de 21% selon le SNUipp-FSU, principal syndicat de la profession.
Dans les collèges et lycées, le ministère a dénombré 16,4% de grévistes, et le Snes-FSU (principal syndicat) 47%.

La manifestation à Paris a réuni entre 3.200 et 7.500 personnes selon les sources. Des cortèges ont aussi défilé à Marseille (2.000 à 3.000), à Lyon (1.100 à 2.000), à Toulouse (800 à 1.700), à Nice et Saint-Etienne (700 à 1.000). Plusieurs centaines de manifestants ont été dénombrés à Montpellier, Rouen, Bordeaux, Bayonne, Angoulême, Poitiers, Rennes, Nantes, Lille ou encore Clermont-Ferrand.

 

[Voir ci-dessous notre reportage vidéo dans la manif parisienne.]

 

 

 

 

 

«Chatel tu perds ton triple A», ont scandé les manifestants niçois et parisiens. «Non aux agences de notations», «l'ère Chatel, clientélisme, arbitraire», «Papa Noël, apporte-moi un vrai ministre de service public», pouvait-on lire sur les pancartes à Marseille. 

«Il faut retirer le décret Chatel car on est en train d'introduire des modes de gestion privée. L'Education nationale n'est pas L'Oréal», a déclaré Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière.

 

«On espère que le ministre retirera ce soir (jeudi) son projet et qu'il ouvrira des discussions sur de nouvelles bases», a dit à l'AFP Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

François Hollande a affirmé jeudi à Bondy (Seine-Saint-Denis) que, s'il était élu en mai 2012, il reviendrait sur le projet gouvernemental, lors de «discussions avec les syndicats» pour «trouver des formules plus originales, y compris collectives». [Voir ci-dessous notre reportage vidéo]

 

 

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:44

 

In Libération

 

 

Interview de Nathalie Mons, spécialiste de la comparaison internationale des politiques éducatives.

 

Nathalie Mons, maître de conférences à l’Université Paris Est-Marne la Vallée, est spécialiste de la comparaison internationale des politiques éducatives (1). Elle analyse le projet de réforme d’évaluation au regard des pratiques en Europe.

Y a-t-il un modèle dominant d’évaluation ?

Pendant longtemps, l’évaluation individuelle par des inspecteurs - ce qui se pratique aujourd’hui en France - a été le système classique. Mais, à partir des années 90, avec l’autonomie des établissements qui s’est répandue, on a de plus en plus évolué vers une évaluation collective de l’établissement. C’est logique : lorsqu’il y a autonomie, l’activité des enseignants est moins réglementée. L’inspecteur continue d’aller voir le professeur dans sa classe pour observer comment il suit le programme, ses méthodes pédagogiques, etc. Mais on ne peut plus se limiter à cela. On va regarder aussi les résultats de l’équipe, les progressions globales des élèves, avec les résultats aux tests nationaux par exemple, le nombre de redoublements, les rapports avec les parents, etc.

Aujourd’hui, vingt-deux pays européens, sur les trente que nous avons étudiés, ont ces évaluations collectives en plus de celles individuelles des profs. Près de la moitié de ces pays ont en plus introduit une évaluation par les chefs d’établissement. Mais, à deux exceptions près - les Pays-Bas et la Norvège -, ceux-ci ne sont jamais seuls à évaluer. Partout, l’inspecteur garde un rôle important.

Avec le projet du ministère qui donne un rôle clé aux chefs d’établissement, la France se situerait où dans ce cadre européen ?

Si l’inspecteur n’est plus qu’une aide à la décision du chef d’établissement qui, lui, porte le jugement final, la France adopterait un modèle ultraminoritaire, en vigueur dans deux pays, et en plus en voie de disparition - la Belgique l’a abandonné il y a quelques années en décidant d’avoir recours aussi à des inspecteurs. Elle irait ainsi à contre-courant des tendances actuelles qui vont vers le collectif et un regard externe.

Comment expliquer cette particularité française ?

Malgré la rhétorique en vogue sur l’autonomie, on a du mal en France à penser le collectif. On s’intéresse à chacun des membres de l’équipe pédagogique mais sans comprendre vraiment qu’il s’agit d’un collectif. La France est à cet égard en retard : elle est l’un des rares pays à ne pas évaluer ses établissements.

Beaucoup estiment que l’évaluation actuelle n’est pas satisfaisante : êtes-vous d’accord ?

Tout à fait. D’abord elle se fait au compte-gouttes. Faute de moyens, les inspecteurs viennent très rarement dans les classes. Or les professeurs sont demandeurs : leurs progressions de carrière et individuelles dépendent en bonne partie des inspecteurs. En plus, un regard extérieur comme celui de l’inspecteur, qui connaît votre discipline, est toujours intéressant pour un enseignant qui a envie de dialoguer et d’avancer sur ses pratiques.

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:40

Mercredi 14 décembre, Jean-Luc Mélenchon a participé à un débat avec des étudiants de Sciences-Po Nancy. Retrouvez quelques une des questions posées par les étudiants et les réponses du candidat du Front de Gauche.

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:31

In Snuipp

 

 

Le ministère vient de communiquer aujourd’hui, lors du Comité technique ministériel, la répartition académique des 5 700 suppressions de postes programmées dans le primaire pour la prochaine rentrée scolaire.

 

Le projet ne fait pas dans la dentelle. Le couperet tombe dans toutes les académies, sauf la Guyane. Elles doivent toutes rendre des postes quelle que soit l’évolution du nombre d’élèves. Le ministère s’acharne contre l’école primaire alors même que l’OCDE pointe la faiblesse du taux d’encadrement du premier degré. La rue de Grenelle présente ainsi un triste bilan à contre-courant de toutes les recommandations, dont celle, dernièrement, du Haut Conseil à l’Education préconisant que le primaire bénéficie en priorité de moyens.

 

L’équation s’annonce dévastatrice pour les élèves et leurs enseignants. Si l’engagement de Nicolas Sarkozy de maintenir le même nombre de classes à la rentrée prochaine est tenu, une purge se prépare sur tous les postes « hors classe » : moyens de remplacement, emplois d’animateurs TICE et de langues vivantes, aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED) et scolarisation des moins de trois ans.

 

Luc Chatel a placé son bilan éducatif sous le signe de la personnalisation. Aujourd’hui, les masques doivent tomber. Avec toujours moins d’enseignants, ce « sur-mesure » pédagogique n’est que de la poudre aux yeux. Dans les écoles, ce sont d’abord les élèves les plus fragiles qui payent le prix fort de cette politique absurde. Le noyau dur de l’échec scolaire ne se réduit pas comme le montre notamment la dernière enquête CEDRE que le ministère a cherché à dissimuler.

 

Alors que le budget n’est pas encore voté, les organisations syndicales ont unanimement refusé de consulter ce projet dont les documents préparatoires n’ont été remis que ce matin et non 8 jours avant comme le prévoit la réglementation. Toutes les organisations syndicales ont quitté la séance. Un nouveau CTM devra être convoqué en janvier.

 

D’ores et déjà, le SNUipp-FSU appelle les enseignants des écoles à se mobiliser massivement, aux côté des parents, pour s’opposer aux fermetures de postes qui seront annoncées lors des opérations de carte scolaire début 2012. Il proposera, dès janvier, à l’ensemble de ses partenaires, de nouvelles étapes de mobilisation unitaires.

 

Paris, le 16 décembre 2011

Carte des suppressions 2012

 

Téléchargez :

PDF - 34 ko
Tableau des suppressions de
postes par académie
 
 
 
 
 
 
Et pour le second degré :
 
supp-3-2.jpg
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 19:16

In Le Monde

 
Les enseignants des écoles primaires étaient 11,2 % à faire grève, jeudi 15 décembre, et ceux des collèges et lycées, 16,4 %, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'éducation nationale. Ils demandent le retrait du projet de réforme de l'évaluation et de l'avancement des enseignants, selon une estimation du ministère de l'éducation nationale.

>>> Lire l'éclairage : "Les syndicats dénoncent la 'dénaturation du métier'"

 

La comptabilité des syndicats est différente. Dans le primaire, où les enseignants grévistes doivent se déclarer quarante-huit heures à l'avance en raison du service minimum d'accueil, le SNUipp-FSU, principal syndicat, a annoncé plus de 21 % de personnels en grève. Dans le secondaire, le SNES-FSU annonçait 47 % de grévistes dans les collèges et les lycées.

 

Un large front de syndicats d'enseignants appellait en effet à une journée de grève et de manifestations pour exiger le retrait du projet de réforme de l'évaluation des professeurs, prôné par le ministre de l'éducation Luc Chatel qui défend la mise en place d'un système selon lui "plus juste". Cette journée d'action, la deuxième depuis celle, très suivie, du 27 septembre contre les suppressions de postes, est soutenue par des associations telles que la Société des agrégés de l'université et la Conférence des présidents d'associations de professeurs spécialistes. Seul le SGEN-CFDT ne s'est pas joint au mouvement.

 

 

 La manifestation parisienne contre la réforme de l'évaluation et de l'avancement des enseignants a réuni entre 3 200 personnes selon la police et 7 500 selon les organisateurs.

La manifestation parisienne contre la réforme de l'évaluation et de l'avancement des enseignants a réuni entre 3 200 personnes selon la police et 7 500 selon les organisateurs.AFP/MEHDI FEDOUACH

 

Dans les écoles primaires, les enseignants étaient 11,2 % à faire grève selon le ministère mais par plus d'un professeur sur cinq selon le Snuipp-FSU (principal syndicat). Cependant, c'est davantage la mobilisation dans le secondaire qui doit donner la tonalité de la journée. La pétition intersyndicale demandant le retrait des textes recueillait mercredi soir plus de 65 000 signatures électroniques.

 

Des manifestations sont prévues dans tous les départements. A Paris, la manifestation a réuni entre 3 200 personnes, selon la police, et 7 500 selon les organisateurs, tandis que des centaines de mécontentents défilaient dans les grandes villes de province. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière qui participait au cortège parisien a déclaré : "Il faut retirer le décret Chatel car on est en train d'introduire des modes de gestion privée. L'éducation nationale n'est pas L'Oréal", en allusion à Luc Chatel, ancien haut dirigeant au sein des ressources humaines chez L'Oréal.

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 19:12

In Libération

 

C03-18Les principaux points du Projet

 
Le projet d’arrêté et le projet de décret, qui ont fuité le 15 novembre, modifient le système d’évaluation des enseignants en introduisant «un entretien professionnel conduit par le supérieur hiérarchique direct» tous les trois ans. S’il est concluant, «l’agent» peut gravir les échelons plus vite en se voyant accorder des mois d’ancienneté supplémentaires. Seul pour l’instant le Sgen-CFDT a accepté d’en discuter avec le ministère, et la réforme ne devrait être pleinement appliquée qu’en 2014.

 

La quasi-totalité des syndicats d’enseignants (la FSU, l’Unsa, la Ferc-CGT, FO, la Faen) appellent demain à une journée de grève et de manifestations pour exiger le retrait du projet de réforme de l’évaluation et de l’avancement des personnels de l’Education nationale. Des cortèges sont prévus dans tous les départements. A Paris, le défilé partira à 14 h 30 de la place Denfert-Rochereau pour arriver à Sèvres-Babylone, non loin du ministère de l’Education nationale.

 

«Tous les sondages sont clairs : [l’évaluation] c’est le sujet, avec la bivalence [enseigner deux matières], sur lequel les enseignants ont de fortes convictions sur ce qu’ils ne veulent pas.»
Daniel Robin cosecrétaire général du Snes

 

«Si l’on veut améliorer le système éducatif dans son ensemble, il faut aussi améliorer l’efficience de ce système, ce n’est pas un gros mot.»
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel le 7 décembre, sur France Inter

 

LES CORPS D’INSPECTEURS

Quelque 1 041 inspecteurs pédagogiques régionaux sont chargés de noter les professeurs du secondaire. Dans l’enseignement primaire, il existe 2 068 inspecteurs de l’Education nationale, en chargé de noter les professeurs des écoles.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 19:07

In Libération

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Les enseignants seront en grève demain pour protester contre un projet de réforme sur leur évaluation. Ils s’inquiètent des dérives managériales du système éducatif.

 

Après les suppressions de postes, la réforme du primaire, puis celle du lycée, l’invention des «internats d’excellence» et de leur opposé, les «établissements de réinsertion scolaire», et des expérimentations à la pelle, le ministre de l’Education, Luc Chatel, a décidé de s’occuper des enseignants. A cinq mois de la présidentielle, il propose une réforme radicale de leur mode d’évaluation, un sujet ultrasensible qui renvoie au cœur même du métier. Et, sans surprise, il provoque l’ire des syndicats et de toute une partie du monde éducatif.

 

Une intersyndicale regroupant les grandes fédérations, à l’exception du Sgen-CFDT qui a fait le pari de la négociation avec le ministère, appelle à une journée de mobilisation demain. Pour ces détracteurs, la réforme, conduite sans vraie concertation, «transforme le métier» dans un sens qu’ils rejettent : elle met, selon eux, les enseignants à la merci des proviseurs et leur fait assumer toute une série de missions au risque de minorer celle, essentielle, d’enseigner leurs disciplines dans la classe. Quatorze associations de «spécialistes» - des professeurs de mathématiques, d’histoire géographie, de lettres… - sont aussi sur le pied de guerre, dénonçant une réforme «qui est le cheval de Troie d’une profonde dénaturation des missions d’enseignement».

 

Flou. A l’origine de ce branle-bas, deux textes du ministère - un projet d’arrêté et un autre de décret - portant sur la réforme de l’évaluation des profs, qui ont fuité le 15 novembre. Le ministère y propose de fait une quasi-révolution : désormais, ce serait au chef d’établissement, et pratiquement à lui seul, d’évaluer ses profs. Il aurait un entretien tous les trois ans avec chacun d’eux. Et, à son issue, il adresserait un compte rendu au recteur proposant, ou non, de lui accorder un certain nombre de mois d’ancienneté supplémentaires, ce qui revient à une augmentation de salaires. Le dispositif se veut plus complexe, mais il est surtout très flou. Selon ces textes, l’entretien final est notamment censé coiffer un processus de trois ans durant lequel le prof s’autoévalue, repérant ses lacunes et ses progressions, aidé en cela par un inspecteur.

 

Pour le secondaire, c’est un changement radical. Actuellement, les professeurs sont essentiellement évalués par des inspecteurs pédagogiques régionaux, spécialistes de leurs disciplines, sur leurs niveaux dans leur matière et sur leurs méthodes d’enseignement. Ces derniers viennent dans leurs classes et leur attribuent une note sur 60 leur permettant d’avancer plus ou moins vite dans leur carrière. Mais ils sont trop peu nombreux, et un enseignant attend souvent cinq ans, voire plus, pour être inspecté. Le proviseur donne, lui, une note administrative sur 40, censée évaluer l’implication du prof dans la vie de l’établissement. Mais elle compte peu car elle varie faiblement suivant les échelons.

Dans le primaire, le changement est moindre. Les professeurs des écoles sont aujourd’hui évalués par des inspecteurs de l’éducation nationale et ils le restent dans la réforme. Mais ils redoutent de se retrouver dans la situation de leurs collègues du secondaire, avec la volonté de l’UMP de créer des établissements autonomes dans le primaire dotés de vrais chefs. Ils dénoncent aussi une réforme qui renforce le poids de la hiérarchie et les risques d’arbitraire.

 

La suite...
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