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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 18:57

In Libération

 

C03-18Une soixantaine de personnalités publie une pétition pour soutenir les étrangers fraîchement diplômés, empêchés de travailler en France par la circulaire Guéant du 31 mai.

La mobilisation pour soutenir les étrangers victimes de la circulaire Guéant ne faiblit pas. Une soixantaine de personnalités du monde scientifique, culturel et juridique ont lancé une pétition pour demander le retrait de ce texte «moralement méprisable et économiquement suicidaire».

 

Cette circulaire du 31 mai 2011, cosignée par les ministres de l'Intérieur et du Travail Claude Guéant et Xavier Bertrand, restreint considérablement les possibilités d'emploi des jeunes étrangers venant de terminer leurs études en France et désireux de commencer leur carrière ici.

Les préfets ont ainsi reçu l'ordre d'examiner avec «plus de rigueur» les demandes de changement de statut – permettant de passer d'un visa étudiant à un visa de salarié. Résultat: des refus à la pelle et des délais d'attente qui s'allongent, allant parfois quatre à six mois. «Chaque semaine, on a connaissance de 80 à 100 nouveaux cas de jeunes étrangers en attente d'une réponse ou ayant essuyé un refus», déplore le collectif du 31 mai, un groupe de diplômés étrangers qui s'est constitué sur Facebook. «Si on additionne depuis juin, on en est à 940 cas, poursuit Fatma Choueib, sortie d'HEC et porte-parole du collectif. 300 ont reçu une issue favorable à leur demande. Pour les 640 autres, deux tiers sont toujours dans l'attente d'une réponse, les autres ont obtenu une réponse négative.»

 

Le 22 novembre, François Fillon avait promis de réexaminer les cas refusés. En pratique, rien n'a changé depuis. Selon le collectif, une cinquantaine de jeunes auraient déjà quitté la France, pas forcément pour rejoindre leur pays d'origine, «beaucoup vont travailler ailleurs».

«Tu n'embaucheras pas d'étranger»

Ce mercredi matin sur France Inter, Axel Kahn, président de l'université Paris V-René Descartes, signataire de la pétition, se désolait de voir ainsi fuir «ces cerveaux les mieux faits du monde entier, à prix d'or... Que l'on essaie d'attirer avec la danse du ventre universitaire pour dynamiser notre économie». Les universités ont du mal à mesurer l'ampleur du phénomène, incapables de dire combien de leurs jeunes diplômés sont potentiellement concernés.

«Le message de la circulaire est clair: étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n'espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n'embaucheras pas d'étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !», lit-on dans la pétition mise en ligne sur le site «université universelle».

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 18:49

 Promu par la Fondapol, think tank de droite, le concept prévoit d'enterrer le collège unique en réservant certains établissements aux élèves les plus en difficulté.

 


Des vieux bureaux d'école (Alex Liivet/Flickr/CC)

 

Un article du Figaro du 12 décembre nous a marqué. Sur une page entière, dans un article baptisé « Education : les propositions chocs de la Fondapol », une journaliste offre un espace gigantesque aux solutions du think tank proche de l'UMP. Elles sont issues du programme « 12 idées pour 2012 ».

La journaliste écrit, dans sa chute, qu'elles ne vont pas plaire à tout le monde. C'est un euphémisme. On y apprend que Dominique Reynié, directeur général de la Fondapol, Fondation pour l'innovation politique, veut créer des « écoles fondamentales » et doubler le salaire des enseignants qui y travaillent :

« Ces écoles destinées à accueillir les élèves en difficulté de la sixième à la troisième se concentreraient sur des matières principales : mathématiques, français, éducation physique et sportive et “savoir-être”.

La méthode d'enseignement “privilégiera les exercices pratiques” et s'appuiera “très largement sur les nouvelles technologies”. »

Des collèges pour les nuls, où l'on enseignerait l'essentiel. Retour sur l'idée d'un think tank très proche de l'UMP.

 

1 « Nous sommes dans la logique de l'éducation du sauvageon »

 

Que penser de cette idée ? Sur un blog spécialisé, Choukri Ben Ayed, sociologue, professeur à l'université de Limoges, s'énerve le long d'une tribune.

Joint par Rue89, il remarque d'abord que le texte sur les écoles fondamentales de la Fondapol ne s'appuie sur aucune source (études, expérimentations), et cela révèle « le caractère idéologique et fantasmé » de cette proposition.

« C'est la fin du collège unique. Cela renvoie à l'école de la IIIe République, ou quelque-chose de cet ordre-là, avec un double réseau de scolarisation tant combattu. On ne mélangeait pas les enfants.

La matière “savoir-être” renvoie à une logique d'éducation du sauvageon, de l'inéducable, de l'inenseignable. »

Selon Choukri Ben Ayed, l'idée sous-jacente est de « sauver les classes moyennes », une partie de la population qui intéresse particulièrement la Fondapol.

« Une fois le peuple parqué, on peut laisser une bonne place à la promotion de la classe moyenne. »

« Une question de loyauté à l'égard du réel »

Dans le bureau parisien de la fondation, à deux pas de la rue Saint-Guillaume et de Science-Po Paris où il enseigne, Dominique Reynié est très surpris qu'on souhaite lui parler du fond : « Cela n'arrive jamais. » S'il avait su, il aurait bloqué plus de temps avec nous.

Il explique que la partie sur l'Education de « 12 idées pour 2012 » a été rédigée en partie par un membre du Conseil d'Etat, Tanneguy Larzul (la partie sur l'autonomie des universités). Sur les autres, notamment l'école fondamentale, il s'est beaucoup impliqué « personnellement » :

« Ce sont mes travaux. Je discute de cette idée avec des professeurs depuis deux ans. C'est une question de loyauté par rapport au réel. Il existe au moins deux écoles en France. Le collège unique est un mythe.

Certains enfants, environ 300 000, pour partie issus de l'immigration ou de la France rurale, ne réussiront pas. On le sait dès la sixième. Ils ont trop de lacunes. A part quelques-uns qui auront ce qu'on appelle des destins d'exception, selon l'expression de Bourdieu. »

Après l'école fondamentale, des filières pros

Pourquoi leur enseigner le français, les mathématiques et la gym ? Pourquoi avoir mis de côté l'anglais ?

« Ça fait partie des choix. Je crois à l'éducation du corps. Et leur difficulté est telle en français, qu'il est difficile de prendre appui sur elle pour apprendre l'anglais. »

Des commissions d'évaluation trimestrielle permettraient de refaire passer les meilleurs en filière générale. Et après l'école fondamentale ? Les étudiants auront accès aux filières professionnelles, dit Dominique Reynié.

Ce dernier pense aussi que ce dispositif facilitera le travail des profs, dans les collèges normaux. « Ces élèves avec d'immenses lacunes gênent les cours. »

A noter, l'idée de la fin du collège unique se rencontre aussi à gauche. En 2001, Jean-Luc Mélenchon jugeait qu'il était une « machine à casser ». Il souhaitait lui une orientation technologique facilitée dès la quatrième.

 


Dominique Reynié à la Fondapol, le 16 décembre (Audrey Cerdan)

2 L'UMP peut-elle reprendre cette idée dans son programmme ?

 

Dominique Reynié, qui n'a jamais rencontré le président de la République, explique que la Fondapol l'a influencé une fois. C'est son équipe qui aurait mis « la règle d'or » au centre du débat, l'été dernier. L'idée viendrait d'une note de l'économiste Jacques Delpa, publiée en janvier 2010.

Le programme « 12 idées pour 2012 » a été envoyé à tous les parlementaires, aux cabinets ministériels et à tous les membres du cabinet de Nicolas Sarkozy. « Je pense que cela peut inspirer », dit Dominique Reynié.

La Fondapol fait aussi partie du « Conseil des clubs et des think tanks » réuni par Jean-François Copé, qui a pour objectif d'alimenter les débats en vue de la préparation du programme de 2012.

« Je n'ai jamais vu à l'œuvre tout un processus »

Mais l'influence des think tanks est à relativiser. Dans un article de Mediapart, Marc-Oliver Padis, vice-président, directeur éditorial de Terra Nova, dit :

« Je n'ai encore jamais vu à l'œuvre l'ensemble d'un processus, qui partirait d'une idée et aboutirait à un argument politique ou à une politique publique. Je n'ai encore jamais observé de manière linéaire une fonctionnement à l'anglo-saxonne, où un think tank pousse une idée qui devient un projet de loi. »

Amaury Bessard, fondateur de l'Observatoire français des think tanks, auteur du blog Think Twice, explique que c'est surtout la convergence de plusieurs facteurs qui va permettre à une idée d'émerger. Pour lui, les think tanks sont des acteurs partisans du débat social, qu'il ne faut pas diaboliser.

« Il ne faut pas les prendre pour des anges, ni pour des démons capables d'instrumentaliser le pouvoir. »

« Réagir au collège, c'est un peu tard »

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:51

 

In Le Monde

 

 
La mobilisation contre la circulaire Guéant qui restreint les possibilités, pour les étudiants étrangers ayant fini leurs études en France, d'y rester pour travailler, ne faiblit pas, au contraire. Estimant la circulaire "moralement inadmissible, politiquement dangereuse et économiquement absurde", une soixantaine d'intellectuels, universitaires, réalisateurs, avocats et médecins ont lancé, le 10 décembre, une pétition réclamant son abrogation et intitulée "Notre matière grise est de toutes les couleurs".
 

Sur les 2,3 millions d'étudiants en France, 278 000, soit 12%, sont étrangers, ce qui fait de l'Hexagone le troisième pays d'accueil, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. La circulaire du 31 mai signée des ministères de l'intérieur et du travail vient préciser une loi du 24 juillet 2006. Celle-ci offre notamment à un étudiant étranger, la possibilité de rester en France à l'issue de son cursus, pour effectuer sa première expérience professionnelle. Ce sont les conditions pour passer de ce statut d'étudiant à celui de salarié qui sont aujourd'hui restreintes par la circulaire, menaçant potentiellement plusieurs milliers d'étudiants étrangers de reconduite à la frontière.

 

Les signataires de la pétition, dont Patrice Brun, président de l'université de Bordeaux 3, Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva, Albert Fert, prix Nobel de physique ou Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, s'engagent à "parrainer" les diplômés étrangers dans leurs démarches et à les "protéger". Pour le cinéaste Romain Goupil, signataire de la pétition, la circulaire Guéant est "le pas de plus, le pas de trop pour désigner l'étranger comme l'ennemi".

 

De nombreux signataires constatent les effets dévastateurs de la nouvelle orientation du gouvernement. L'économiste Thomas Piketty, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, confie qu'il a déjà "le plus grand mal à faire venir des professeurs de l'étranger, même à titre temporaire". Il raconte ainsi les énormes difficultés rencontrées pour accueillir la spécialiste américaine de l'économie de l'éducation, Caroline Hoxby, qui a dû se contenter d'un visa de tourisme.

Le président de l'université Paris-V-René-Descartes, Axel Kahn, renchérit: "La circulaire Guéant bafoue les traditions de la France et va tout simplement contre les intérêts de notre pays, car ces diplômés parmi les mieux formés au monde contribuent à notre compétitivité intellectuelle et économique." Depuis la publication de cette circulaire, le 31 mai, Axel Kahn a dû intercéder pour une quinzaine de cas, comme celui d'une étudiante marocaine, une des mieux classées de la faculté de pharmacie, qui avait obtenu un CDI dans un laboratoire français et a dû y renoncer.

 

 "SUICIDAIRE"

Dès novembre, la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs, la Conférence des grandes écoles et celle des présidents d'universités avaient saisi le premier ministre. François Fillon leur promettait, dans une lettre du 22 novembre, de réexaminer la situation des étudiants étrangers ayant essuyé un refus. Car au sein de la majorité et du gouvernement, la circulaire Guéant ne fait pas l'unanimité. Laurent Hénart, député UMP de Meurthe-et-Moselle, demande "l'adaptation d'une circulaire susceptible de porter atteinte à l'attractivité de nos universités et au rayonnement des entreprises françaises à l'international". Laurent Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a tenté de rectifier le tir, le 23 novembre, en s'engageant à réexaminer 500 cas litigieux présentés par le collectif du 31 mai, promettant et de les régler d'ici la fin de l'année.

 

Le collectif du 31 mai, qui défend les étudiants étrangers dont les demandes de permis de séjour ont été rejetées, constate pourtant qu'arrivent chaque jour de nouveaux cas: "Ils sont aujourd'hui 940, dont 300 ont obtenu un accord, les autres sont en attente ou refusés, indique Meriem Kadari, porte-parole de ce collectif. Le traitement au cas par cas ne suffit pas." Le président de la Conférence des grandes écoles, Pierre Tapie, constate des changements trop lents dans la politique du gouvernement. "Si la mise en œuvre des consignes de François Fillon n'est pas assez rapide, cela risque d'anéantir huit ans d'efforts pour reconquérir l'élite des étudiants étrangers", plaide-t-il.

Même si on les entend peu, les chefs d'entreprises s'inquiètent eux aussi. Au Medef, Laurence Parisot affirme suivre "de très près" ce dossier, "le message envoyé à l'international n'étant pas valorisant pour nos entreprises". Lors d'une réunion du syndicat professionnel Syntec Informatique, les entreprises du secteur se sont alarmées du problème de pénurie d'ingénieurs : "Nous recrutons 4000 personnes chaque année, dont 60% de jeunes diplômés", indique Jacques Adoue, directeur des ressources humaines de Capgemini France. "Les dossiers de plus d'une centaine de jeunes ingénieurs que nous souhaitons recruter sont bloqués et ils ont été obligés de repartir chez eux", déplorait-il.

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 14:45

In Libération

 

 

S’il y a quelque chose de certain concernant le budget des universités, c’est que plus personne n’y comprend rien ! Un drame en trois actes s’est déroulé sous nos yeux.

  

Acte I : Abondance.

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) est votée avec son cortège de moyens : plan licence, plan campus et plus tard grand emprunt. Mieux encore, le Premier ministre promet un plan d’augmentation d’un milliard par an, pendant cinq ans, du budget de l’enseignement supérieur, et un autre plan du même ordre pour la recherche.

 

Acte II : Promesses non tenues.

Les milliards promis ne sont pas au rendez-vous, le plan licence se dissout, pis : une commission parlementaire dirigée par la droite s’aperçoit que, sur les 5 milliards promis, seuls 50 millions ont été versés trois ans après ! C’est un rapport de 1 sur 100.

 

Acte III : La descente aux enfers.

Le ministre rend public une liste de 8 universités en déficit devant passer sous gestion rectorale. D’autres ne peuvent faire face aux coûts salariaux transférés (et sous-évalués). C’est la fin de l’autonomie et le début de la mise sous tutelle.

 

Comment en est-on arrivé là ? Les présidents des universités ont-ils dilapidé les milliards promis ? Non, bien sûr ! Nous payons le prix des promesses imprudentes et d’une politique de communication qui confond l’effet d’annonce et la traduction en actes des nécessités de gestion.

 

Une université, ce sont des étudiants auxquels on doit donner une formation et un passeport pour l’emploi. Comme il s’agit d’une formation universitaire, elle doit s’adosser à une recherche qui n’existe qu’au niveau international. Pour réaliser cela, il faut des moyens aux standards mondiaux et d’abord des enseignants et des chercheurs (mais également des personnels administratifs et techniques), donc des emplois. Il faut aussi des bibliothèques, des salles de cours et l’accès aux technologies de l’information et donc remettre à niveau des bâtiments dont la majorité a été construite dans les années 70 (quand ce ne sont pas des «monuments historiques») et pas ou peu rénovés depuis.

 

La France dépense historiquement moins pour ses étudiants que la moyenne des pays de l’OCDE. Pis, elle concentre ses moyens sur des filières qui n’ont pas de reconnaissance internationale et peu ou pas de recherche : classes préparatoires, grandes et petites écoles, etc. Or le standard international c’est la formation par la recherche et la recherche c’est… l’université !

 

En période de crise, plus qu’à tout autre moment, il faut investir dans l’avenir et dans la compétitivité internationale d’une nation. Il n’y a pas de secret : pour former les cadres de demain, les inventeurs des nouvelles technologies, les ingénieurs, les commerciaux qui nous permettent de concevoir, de créer, de fabriquer et d’exporter des richesses, il faut investir dans notre jeunesse et lui permettre de déployer sa créativité. C’est la seule solution pour maintenir notre économie à flot.

 

Pour cela, il est indispensable que nos étudiants reçoivent une formation aux plus hauts standards internationaux. Il faut plus d’enseignants pour en finir avec les amphithéâtres surchargés, il faut des bâtiments dignes de ce nom (et donc ne pas distribuer 1% des sommes promises), il faut une recherche compétitive et donc en finir avec les coupes claires dans les budgets des universités et de la recherche. Investir dans l’avenir ne doit pas être un slogan, nous demandons des actes.

 

Le groupe Marc Bloch réunit 59 présidents, directeurs d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche, ainsi que des hauts fonctionnaires.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:24

In blog FCPE Nord

 

 

LE CADEAU DE NOEL EMPOISONNE ...

POUR LES ELEVES, COLLEGIENS ET LYCEENS DU NORD ET DU PAS-DE-CALAIS

 

Le procédé est douteux, pour ne pas dire infâme : la veille des vacances, sont annoncées les suppressions de postes dans les différentes académies de France.

 

L’académie de Lille est encore plus asséchée, meurtrie, saignée et remporte la palme académique régionale en matière de suppressions de postes :

UN RECORD DE MOINS 988 POSTES D’ENSEIGNANTS PLUS 59 POSTES ADMINISTRATFS soit 1048 SUPPRESSIONS D’EMPLOIS SCOLAIRES DANS LA REGION NORD-PAS DE CALAIS.

 

 

moins 399 postes d’enseignants dans le 1er degré sur un total de 5 100 postes supprimés (hors les 600 stages des étudiants-profs),

soit -7,8% : 1er rang de France, devant les académies de Nancy-Metz

(–367 postes) et Versailles (-260 postes)!

moins 589 postes dans le 2ème degré sur un total de 5 550 postes supprimés,
soit -10,6%
 : 1er rang de France, devant les académies de Versailles (-495 postes) et Nancy-Metz (–425 postes) !

moins 59 postes administratifs sur un total de 525 postes supprimés,
soit -11,2% :
1er rang de France, devant les académies de Paris, Versailles, Créteil, Nantes, Poitiers et Rouen (-25 postes chacune) !

 

Les parents d’élèves et la FCPE du Nord sont scandalisés par ce traitement sacrificiel qui s’apparente à un véritable lynchage de la scolarité et l’avenir de leurs enfants.

 

UN VERITABLE CADEAU EMPOISONNE qui va encore plus :

- affaiblir les résultats scolaires des élèves du Nord déjà en dessous des moyennes nationales,

- sacrifier la scolarisation maternelle des 2/3ans

- désorganiser l’école primaire/élémentaire avec la réduction des animateurs en langues vivantes et en TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education)

- réduire le nombre de remplaçants

- faire disparaitre les enseignants spécialisés dans la remédiation pédagogique des élèves en difficultés (RASED)

- massacrer le travail en groupes réduits et la carte des enseignements optionnels dans les lycées

- mettre en difficulté l’accueil des élèves en situation de handicap

- déstabiliser l’enseignement technologique et professionnel, avec les effets désastreux en 2012 de la réforme du Bac Pro 3 ans.

   

Les conséquences des suppressions de postes sont catastrophiques et enterrent, dans l’académie de Lille, toute possibilité de progrès et de réussite.

Ces mesures sont prises en dépit du bon sens et à contre-courant des recommandations de l’OCDE, du HCE (Haut Conseil de l’Education) et du CESE (Conseil économique, social et environnemental) qui préconisent que l’école et l’éducation doivent devenir l’investissement d’avenir.

 

Leur « sur-mesure pédagogique » va précipiter dans l’échec et le décrochage scolaires, une majorité d’élèves d’origine modeste (et ils sont nombreux dans le Nord-Pas de Calais !).

 

On a su, en son temps, protéger l’avenir des banques et des organismes financiers comme on sait aujourd’hui hypothéquer et assombrir l’avenir de milliers d’enfants de notre région !

 

NON LES PARENTS D’ELEVES DU NORD NE SE LAISSERONT PAS FAIRE ET MENER A L’ABATTOIR SANS REAGIR.

 

Dès janvier 2012, La FCPE du Nord et toutes les familles regroupées dans les conseils locaux de parents d’élèves vont se mobiliser pour faire échec à une telle débâcle scolaire.

 

La FCPE du Nord appelle tous les acteurs de la communauté scolaire  et éducative de l’académie de Lille (y compris les élus politiques républicains)  à se mobiliser, coordonner leurs actions pour réagir ensemble et stopper une telle saignée de l’école publique dans le Nord-Pas de Calais.

 

Pour la FCPE Nord

Hachemi SALHI, Président

Patrick PATTE, Secrétaire Général

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:17
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:03

 
Apprentissage de l'anglais : le conseil d'école de Noueilles se mobilise
Apprentissage de l'anglais : le conseil d'école de Noueilles se mobilise
Apprentissage de l'anglais : le conseil d'école de Noueilles se mobilise
Les parents d'élèves du Regroupement pédagogique (RPI) Issus-Noueilles-Pouze sont vivement préoccupés par l'enseignement des langues vivantes. Avec la configuration actuelle, les élèves ne totaliseraient que 22 h 30 d'anglais sur l'ensemble de l'année. Ce qui est très en deçà, expliquent-ils, des 54 heures prévues par les programmes, et qui met en péril l'acquisition du niveau A1 demandé à l'entrée en 6e.
  

Les deux enseignantes de l'école de Noueilles n'étant pas habilitées pour enseigner l'anglais, l'Inspection a affecté une intervenante en anglais. Mais cette dernière n'a été mandatée que pour moins de la moitié des heures, soit 45 minutes par semaine auprès de chacune des deux classes.

A la charge des maîtres

La suite...

 


 

Enseignement des langues vivantes en primaire : on est loin du compte !

Malgré les annonces répétées de l'importance de la maitrise des langues étrangères par les élèves et les programmes de 2007 qui prévoient leur enseignement dès le CE1, nombreuses sont les écoles de Haute Garonne où les enfants ne bénéficient pas ou mal de cet enseignement. C'est le cas au RPI de Noueilles Pouze. Ci-dessous la motion présentée au denier conseil d'école.

 

MOTION ENSEIGNEMENT DE LANGUE VIVANTE ETRANGERE
CONSEIL D'ECOLE DU 7 NOVEMBRE 2011
RPI ISSUS NOUEILLES POUZE

 

Les représentants élus des parents d'élèves, les enseignants des écoles d'Issus et de Noueilles, et les élus municipaux des communes du RPI, réunis ce jour en Conseil d’École, protestent contre les conditions d'enseignement de l'Anglais pour les élèves des cycles 2 et 3.
Ils demandent que l'intervenante d'Anglais affectée à l'école de Noueilles vienne y assurer l'intégralité des heures officiellement dévolues aux langues vivantes en cycle 2 et 3.
L'intervenante n'est mandatée que pour un seul créneau de 45 min par semaine, depuis la semaine du 17 octobre, ce qui, sur l'année scolaire ne représenterait que 22H30 cumulées.
Sachant que : les programmes prévoient 54H annuelles d'enseignement en Langues Vivantes pour les cycles 2 et les cycles 3.
Sachant que : les 31H30 manquantes ne pourront pas être assurées par les enseignantes actuellement non habilitées.
Sachant que : les actuels CM1 n'ont eu que 43% des heures prévues par les programmes l'an passé (soit 23H cumulées sur l'année scolaire). Ils termineraient leur année de CM1 avec un déficit de 60H cumulées, représentant plus d'un an d'enseignement de langues vivantes.
Le Conseil d’École demande à Monsieur l'Inspecteur d'Académie une mise en conformité de l'enseignement des langues avec les programmes officiels de l’Éducation Nationale au travers d'un doublement des heures de l'Intervenante en attendant que les enseignantes bénéficient d'une véritable formation leur permettant d'assurer cet apprentissage.

In Notre ambition pour l'école Haute Garonne

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:24

 

EN SORTANT DE L'ECOLE !

 

La conférence continue de parcourir de nouveaux horizons, a fait de nouvelles rencontres, toutes plus riches les unes que les autres... Elle continue de secouer les coeurs, les passions, les envies de bouger les choses en matière d'éducation... Elle continue surtout de venir vous soutenir dans vos luttes pour une Education digne de ce nom !
 

Au programme du
en décembre :

Une nouvelle de taille :
l'envoi de ma lettre de démission

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:05

 

 

C’est ce que propose le bureau politique de l’UMP qui s’est réuni mercredi dernier sous la houlette de Jean- François Copé . Or le même Jean-François Copé s’était pourtant tout particulièrement distingué ces derniers mois par ses mises en cause de la création de 12000 postes par an proposée par François Hollande en prétendant que le coût de cette seule mesure mettrait à mal l’équilibre budgétaire de la France (estimé selon lui – hypothèse particulièrement haute - à 7 milliards 500 ‘’cumulés’’ pour l’ensemble de la législature )…On se frotte les yeux, et la tête nous tourne.

 

Cette proposition est dûment reprise dans le « Magazine de l’Union », organe de l’UMP, qui sera distribué aux adhérents invités à se prononcer par un vote sur internet du 14 au 26 janvier ; un conseil national de l’UMP devant acter le 28 janvier ce programme, ainsi que les investitures du parti présidentiel pour les futures législatives.

 

Au total, l’UMP propose de dépenser 30 milliards d’euros de plus dans les cinq prochaines années pour l’éducation, la sécurité et la justice ( le parti de Nicolas Sarkozy promettant par ailleurs de compenser ces dépenses supplémentaires par des économies équivalentes dans d’autres domaines – on ne sait pas lesquels…- afin de tenir son engagement d’un « projet à coût zéro » ).

 

Dans un communiqué repris dans une dépêche de l’AFP, Bruno Julliard ( secrétaire national du PS pour l’éducation, et membre de l’équipe de campagne de François Hollande ) ironise : « On aimerait se réjouir de cette soudaine générosité, apprendre par exemple que les classes ne fermeront plus, que les effectifs cesseront d’augmenter, que la scolarisation des enfants de deux ans sera encouragée, que les RASED ne seront plus détruits, que les établissements recevront les moyens de mettre en place les dispositifs de soutien et d’accompagnement individualisés, qu’une formation digne de ce nom sera rétablie ».

 

On peut se perdre en conjectures à propos de cette proposition de l’UMP qui ‘’décoiffe’’ et ne ‘’manque pas d’air’’ dans le contexte ( son contexte ). Est-ce un écho au fait que le thème l’éducation apparaît en première ligne désormais dans les préoccupations des Français ( comme l’a confirmé encore un sondage BVA diffusé mercredi dernier, justement, par les Échos et RTL ) ? Sans doute. Mais ne ‘’rêvons’’ pas trop : Jean-François Copé, lors de la conférence de presse de mercredi dernier a précisé lui-même que ce projet de l’UPM n’engagera pas le président-candidat, même si Nicolas Sarkozy pourra cependant y puiser des éléments pour son propre programme. : « c’est une boîte à outils dans lequel le candidat piochera ce qu’il souhaite ». Est-ce que ce sera 20 milliards, 10 milliards, ou rien ? Mystère…

 

Décidément, on ne saurait mieux se moquer du monde ! Au même moment, vendredi dernier, un document a été remis aux organisations syndicales qui prévoit la suppression de 6550 postes dans le secondaire public ( alors que le ministère envisage lui-même une augmentation non négligeable du nombre d’élèves ), la suppression de 5700 postes dans le primaire public ( alors que l’on sait que l’encadrement des écoles en France est nettement en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, et que Nicolas Sarkozy avait promis qu’il n’y aurait pas plus de fermetures que d’ouvertures de postes à la rentrée 2012 ), la suppression de 400 postes administratifs, et enfin la suppression de 1350 postes dans l’enseignement privé ( soit 14000 postes en moins en tout ).

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:00

 gueant2

In Le Monde

 

Etudiants étrangers et sans-papiers ont défilé ensemble, dimanche 18 décembre à Paris, à l'occasion de la journée mondiale des migrants et à l'appel de douze organisations pour protester contre la politique d'immigration de Claude Guéant.

 

Entre 950 personnes selon la police et "3 000 à 5 000" selon les organisateurs ont défilé derrière la banderole "Ensemble pour les droits et la dignité des migrant-e-s". Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a dénoncé " le durcissement en France des lois sur les migrants, de plus en plus précarisés qu'ils soient ou non sans papiers, et l'utilisation politicienne de cette question".

 

"DISCRIMINATION"

Sous la banderole "Etudiants étrangers indignés = diplômés, recrutés, expulsés", des étudiants étaient venus demander le retrait de la circulaire Guéant du 31 mai, à cause de laquelle de nombreux diplômés étrangers n'ont pas pu obtenir un changement de statut d'étudiant à salarié, bien que recrutés par des entreprises françaises.

"Le gouvernement nous balade avec des déclarations de bonnes intentions, disant qu'il y a eu des erreurs qui sont corrigées, mais quand y aura-t-il des instructions, noir sur blanc, aux préfets pour éviter les erreurs qui continuent ?", a expliqué Hajer Gorgi, porte-parole du Collectif du 31 mai.

>> Lire notre enquête Les étudiants étrangers en froid avec la France

 

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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