Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 23:59

voeux 2012

Montage photo Azo

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 21:48

images2_0080.jpg

 

In Le Monde

 
Le président de la République pouvait espérer  un aboutissement plus éclatant pour l'une des réformes phares de son quinquennat. Tandis qu'au 1er janvier 2012, à quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, 80 des 83 universités françaises seront autonomes, les déboires budgétaires d'une poignée d'entre elles, fin 2011, ont un peu gâché la fête. Les opposants à la réforme n'ont pas manqué de souligner qu'ils "l'avaient bien dit".
 

Il n'en reste pas moins que la réforme arrive à son terme, conformément au calendrier fixé en 2007. Le 1er janvier, huit nouvelles universités rejoignent le peloton des établissements "libres". Elles bénéficieront des modalités prévues par la loi libertés et responsabilités des universités (LRU), portée par la ministre de l'enseignement supérieur d'alors, Valérie Pécresse : gouvernance resserrée autour du président, gestion autonome de la masse salariale et des ressources humaines, voire du patrimoine immobilier. Le ministère de l'enseignement supérieur se réjouit du "succès de la réforme" : "Le désir d'autonomie des universités ne s'est jamais démenti depuis 2007." Les trois établissements manquants (Polynésie, Antilles-Guyane et Réunion) seront autonomes d'ici quelques mois.

 

"L'émancipation est l'idée de fond de cette réforme, rappelle Khaled Bouabdallah, président de l'université Jean-Monnet de Saint-Etienne, parmi les premiers, en 2009, à se lancer dans l'aventure. C'est cela qui compte. C'est une vision de progrès et c'est pour cela que nous y sommes favorables." Dorénavant, souligne-t-il, les établissements sont maîtres de leur avenir.

Une position de principe que Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU), reprend à son compte. "L'autonomie, c'est une loi de décentralisation, observe-t-il. Avant, nous ne pouvions créer un poste. Il fallait transmettre la demande au ministère qui donnait ce qu'il pouvait. Aujourd'hui, dans la limite d'un nombre d'emplois et d'une masse salariale définis, il est possible, si la communauté universitaire est d'accord, de supprimer un poste de professeur d'histoire du droit pour créer un poste de directeur informatique. La gestion s'en trouve assouplie, plus proche des besoins, plus réactive." Les trois établissements (Auvergne, Toulouse-I et Poitiers) qui sont déjà parvenus à la forme la plus aboutie de l'autonomie - avec la maîtrise du foncier - ont pu rénover leurs amphis ou construire des locaux.

 

"DIFFICULTÉS PASSAGÈRES"

Pour autant, précise M. Bouabdallah, "sur les modalités de mise en oeuvre de la loi et les moyens, il y a des choses à dire". Là est en effet la limite que beaucoup d'interlocuteurs mettent en avant pour évoquer "un bilan mitigé", à l'instar d'Olivier Beaud, professeur de droit à l'université Panthéon-Assas (Paris-II). "Tout le monde voulait l'autonomie. Alors que la gauche était paralysée par l'UNEF (proche du PS), qui ne voulait rien changer, Sarkozy a fait ce qu'il fallait. Mais la manière dont cela se passe pose plusieurs problèmes", dit M. Beaud, l'un des fers de lance du "groupe des refondateurs" qui, depuis 2009, défend une refondation plus large de l'enseignement supérieur.

 

L'actualité a montré combien "les conséquences économiques de la loi" ont été "mal évaluées", relève M. Vogel. En octobre 2011, des coûts salariaux que les universités ne pouvaient assumer ont obligé l'Etat à débloquer 14,5 millions d'euros. En novembre, une poignée d'établissements était placée, après des exercices 2009 et 2010 déficitaires, sous la tutelle du recteur d'académie. "L'arbre qui cache la forêt d'une réussite incontestable", relativise le ministère. Mais autant d'éléments qui confortent le Syndicat national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Snesup-FSU), pour qui "la loi va de pair avec le désengagement de l'Etat". Confrontés à des dépenses incontrôlables, les présidents "gèrent la pénurie", estime Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup. L'université de Bretagne-Sud a dû geler une vingtaine de postes. C'est également le cas à Rennes-I ou à Limoges, rapporte M. Tassel, qui estime que "1 000 postes sont gelés en France".

L'Etat, pourtant, se défend de tout désengagement. "Le budget des universités a augmenté de 23 % en moyenne" entre 2007 et 2011, précise le ministère. "Mystification !, répond M. Tassel. Les dotations qui arrivent dans les établissements sont bel et bien en baisse."

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Universités
commenter cet article
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 21:32

In Libération

 

 

C03-23PARIS (AFP) - Les fonctionnaires sont de plus en plus attirés par un cumul de leur emploi avec une activité dans le secteur privé, quelque 2.500 agents ayant sollicité cette possibilité en 2010 soit une hausse de près de 60% sur un an, selon un rapport officiel, dont l'AFP a obtenu copie jeudi.

 

Ce rapport, dévoilé initialement par les Echos, émane de la Commission de déontologie de la Fonction publique, chargée de rendre un avis lorsqu'un agent souhaite partir dans le privé ou cumuler une activité dans ce secteur, notamment via la création d'entreprise.

 

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 20:01

unsurdeux

In Café Pédagogique

 

La fin d’année 2011 vient d’être marquée par un dernier moment fort de la communication gouvernementale, avec un nouveau monument : le rapport d’étape de la mise en œuvre de la RGPP (Rénovation Générale des Politiques Publiques). Chaque ministère y décline tout ce qui a été fait pour améliorer la qualité et le rendement des services publics, économies budgétaires obligent. Notre compétence ne nous permettant pas d’apprécier à sa juste valeur chacun des chapitres ministériels, nous nous sommes concentrés sur les pages 196 et suivantes, consacrées au bilan du ministère de l’Education Nationale. Nous n’avons pas été déçus.

 

L’objectif est explicitement cité en tête de gondole : "améliorer les performances attendues par les usagers de l’école pour garantir la réussite de chaque élève, tout en respectant le cadre imposé par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite". Avec une foule de réussites :

- en primaire, "un plan de prévention de l’illettrisme a été mis en mars 2010 avec pour objectifs de prévenir l’illettrisme dès l’école maternelle, de prendre en charge les adultes illettrés et de mobiliser les ressources du système éducatif". Vous qui êtes chaque jour au contact des élèves, vous avez évidemment pu vous rendre compte de la puissance et de l’efficacité du dispositif.

- mais la réussite ne s’arrête pas là ! "Avec le plan Agir pour la jeunesse, le Gouvernement a fait de la lutte contre le décrochage une priorité de son action". Un nouveau "système interministériel d’échanges d’information (SIEI)" permet de connaitre le nombre exact de décrocheurs et "la coordination des acteurs de l’éducation et de l’insertion des jeunes avec les plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs" a permis des réaliser "un guide de bonnes pratiques" pour le repérage des jeunes décrocheurs et la diffusion d’une "liste d’outils". Là encore, si vous travaillez en collège ou lycée professionnel, vous avez pu mesurer le formidable engagement institutionnel à vos côtés.

 

Le meilleur est à venir. Bien sûr, les écoles et établissements du programme ÉCLAIR ont pu « accompagner chaque élève individuellement dans l’acquisition des connaissances et des compétences du socle » grâce à un “projet pédagogique et éducatif spécifique”, un fonctionnement « en réseau », des postes à profil et des lettres de mission pour les enseignants.

 

Mais ce n’est rien en comparaison de la présentation par la DRH du ministère de la "rénovation du dialogue social", rendue possible grâce à… la mise en œuvre du vote électronique pour les élections professionnelles, afin de "permettre aux électeurs de disposer d’une solution de vote moderne et pratique avec laquelle chacun peut d’exprimer à son rythme et selon sa disponibilité". Ce "puissant facteur de cohésion des services" a également permis "d’avancer sur les problématiques de modernisation et de gouvernance de l’institution", mais aussi "d’intégrer les organisations syndicales dans ce processus" grâce à trois groupes de travail. Au final, la DRH témoigne de "la réalisation dans les meilleures conditions de ce projet"… Chacun sait en effet l’unanimité qui a salué la réussite exemplaire de ces élections !

 

Poursuivant avec la même veine, elle insiste sur un domaine dont chacun a pu constater les grands progrès ces  dernières années : "une place essentielle est assurée à la formation", notamment par l’extension aux enseignants du droit individuel à la formation (DIF). En effet, "la formation des personnels constitue un enjeu majeur et un levier de changement dans la gestion des ressources humaines". Autre préoccupation du ministère : "la prise en compte du bien-être au travail a été renforcée" par… le bilan de santé à 50 ans… D’autres secteurs auront aussi connu des améliorations notables, comme chacun a eu l’occasion de le constater : "l’efficacité du remplacement a été renforcée", notamment par la mise en œuvre d’un logiciel national ; la prise en charge des élèves handicapés a bénéficié d’une "hausse de 30% des moyens humains et financiers" (tous les enseignants référents peuvent en témoigner). Mais tout cela ne serait rien sans "l’amélioration de la qualité du service offert aux familles", conséquence de l’assouplissement de la carte scolaire, la mise en place de l’accueil les jours de grève, une "conférence nationale sur les rythmes scolaires" et la "mallette des parents" dans 1300 établissements…

 

Toutes ces bonnes nouvelles sont résumées dans plusieurs graphiques de ce type, dont les « feux verts » ne peuvent que nous rendre optimistes…

 

 

Autant de raison de se féliciter de la capacité de notre institution de produire ce genre de rapport tout à fait utile. A l’unanimité, notre jury se permet de lui délivrer le « Grand Prix Novlangue 2011 » pour l’ensemble de son œuvre.

 

Marcel Brun

 

Télécharger le rapport intégral (p. 196 sqq)

Le précédent rapport d’étape RGPP 2010 dans le Café :

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 19:57

 

 

 

28-12-2011-19-58-07.jpg

In Le Monde 29/12/2011

28-12-2011-19-53-27.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:28

In Libération 24-12-2011

 

24-12-2011-14-17-18.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Universités
commenter cet article
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 09:45

par Eddy Khaldi (lien vers le texte au format .rtf en cliquant sur l'image)

23-12-2011 09-43-16

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Privé-Public et Laïcité
commenter cet article
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 09:18

In Café Pédagogique


Si l'objectif gouvernemental est de noyer la répartition des suppressions de postes dans la trêve des confiseurs, l'exercice va être difficile. Sa publication a déjà entraîné un réquisitoire saignant contre Luc Chatel à l'Assemblée, alors que syndicats et parents s'agitent.

 

Les Antilles, Limoges, le nord et l’est du pays sont les plus touchés par les 14 000 suppressions de postes prévues par le gouvernement. Selon le document du CTM, que le Café s’est procuré, les académies sont touchées de façon très inégale.

 

Dans le premier degré, « la répartition des moyens d’enseignement pour la rentrée 2012 s’appuie sur la situation relative des académies en fonction de leur niveau de difficultés sociales et de leur rattachement territorial (groupes des académies à dominante urbaine, contrastées, à dominante rurale, d’outre-mer). Elle intègre, enfin, les variations démographiques attendues pour 2012 », explique le document ministériel. On arrive ainsi une répartition où la Guadeloupe, la Martinique et Limoges perdent 4% de leurs moyens, Nancy-Metz, Besançon et Caen 3% et Amiens, Clermont-Ferrand, Dijon, Lille, Reims, Strasbourg et Toulouse 2%. Le détail des postes est fourni dans le tableau téléchargeable ci-dessous. Ces données postent sur 5100 postes, auxquels il faut ajouter 600 emplois concernent les stages des étudiants stagiaires en M2.

 

Qui sera frappé ? Pour le SNUIPP, si le président tient son engagement de ne pas changer le nombre de classes, "une purge se prépare sur tous les postes hors classe". Les remplaçants, dont on perçoit dès maintenant qu'ils manquent à certains endroits, les enseignants spécialisés des RASED, les animateurs TICE et langues et les maternelles devraient en faire les frais. Le 18 décembre, la Fnaren, qui réunit des enseignants des Rased, appelle les parents à réagir. « Cette carte des suppressions, en ciblant essentiellement les postes dits « hors classe », va contraindre les Recteurs et les Inspecteurs d’Académie à supprimer en priorité les postes de rééducateurs et d’enseignants spécialisés des RASED pour la troisième année consécutive. C’est un véritable couperet qui s’abat sur les RASED en les désorganisant complètement pour la rentrée 2012. »

 

Dans le second degré, « dans le cadre du dialogue de gestion et des échanges permanents entre l’administration centrale et les recteurs d’académie, le niveau et les possibilités de mobilisation des différents leviers ont été examinés académie par académie ». Le ministère a pris en compte « la taille des classes des collèges qui ne relèvent pas de l’éducation prioritaire », « les décharges de service d’enseignement », «         le dispositif de remplacement des enseignants absents » ainsi que «      l’organisation de l’offre de formation en lycée d’enseignement général et en lycée professionnel ».  Au total, 6 550 emplois disparaissent dont 1000 concernent les stages des étudiants stagiaires en M2. Les académies les plus touchées sont Caen, Limoges, Nancy-Metz et la Martinique qui perdent 3% de leur effectif. Perdent 2% Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Lyon, Orléans-Tous, Reims, Rouen et Strasbourg. Dans certaines académies la situation va devenir très difficile. Ainsi à Créteil, académie populaire, le ministère supprime 233 emplois dans le premier degré alors qu'on annonce 4 075 élèves en plus, selon la CGT, et 362 dans le 2d degré avec 3 084 élèves en plus. Les petits établissements, les remplaçants, les décharges de tous types vont payer la note et l’offre éducative sera réduite, les petits établissements menacés. Les lycées professionnels, où le passage au bac en 3 ans devrait donner tous ces effets, vont probablement perdre de nombreux postes. Le Figaro annonçait aussi que des CPGE et des BTS seraient fermés.

 

Une vraie passe d'armes  a eu lieu à l'Assemblée nationale le 20 décembre. En quelques phrases, le député socialiste Yves Durand a exécuté la politique de Luc Chatel. " Vous prétendez être le premier recruteur alors qu’en ne remplaçant pas un enseignant sur deux, vous avez supprimé plus de 80 000 postes en cinq ans. En fait, monsieur le ministre, vous êtes le premier licencieur de France !",a  commencé Y. Durand. "Vous prétendez que cette saignée vous permet de mieux rémunérer les enseignants. Les jeunes qui désertent massivement les concours de recrutement vous répondent de même. Ils refusent de se voir imposer deux années supplémentaires d’études non payées, sans formation, pour quelques dizaines d’euros. D’autant plus qu’au bout de cinq ans, leur salaire sera gelé, comme pour tout fonctionnaire. Les enseignants français restent les plus mal payés d’Europe. Contrairement à vos sempiternels discours d’autosatisfaction, l’école ne cesse de se dégrader, comme le montrent toutes les études, y compris celles de votre propre ministère. C’est d’ailleurs pour cela que vous en interdisez la publication". Luc Chatel a vaguement contesté les chiffres et repoussé l'idée d'un moratoire, demandé par le PS. "Le mot moratoire vient du latin morari signifie retarder. Vous retardez, M. Durand", a conclu le ministre.

 

Les syndicats dénoncent ces suppressions de postes. "Le ministère s'acharne contre l'école primaire" écrit le Snuipp qui signale que "avec toujours moins d'enseignants le "sur-mesure" pédagogique (la personnalisation vantée par le ministre) n'est que poudre aux yeux". Et ce sont maintenant les parents qui montent en ligne. Pour la Fcpe,  "l'aveuglement idéologique est tel que là où le gouvernement frappe le plus durement c'est dans les territoires les plus défavorisés socialement : Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, les académies de banlieue parisienne". La Peep, qui déclarait en octobre " Il manque des professeurs dans les classes"  a publié un communiqué pour féliciter le HCE de son récent rapport et signale qu'elle "réaffirme que l’école primaire doit bénéficier d’une priorité dans l’affectation des moyens. Nécessité que le budget 2012 de l’Education nationale ne semble pas avoir pris en compte...."

 

 

Téléchargez le tableau des suppressions de postes

Communiqué Fcpe

Compte-rendu Assemblée nationale

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 13:52

In Canard Enchaîné 21/12/2011

 

 

 

canard-21-12-2011.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 10:42

In Mammouth déchaîné

 

Pour les libéraux, nul besoin d'emprunter aux extrémistes leurs thèses les plus réac sur l'école : l'idéologie libérale conduit les tenants du libéralisme économique aux mêmes visions cauchemardesques d'un apartheid scolaire. En témoignent les récentes propositions de la Fondapol pour tenter de peser sur la campagne électorale de 2012.

La Fondapol, un think tank libéral bon chic bon genre.

Fondapol comme « fondation (pour l'innovation) politique »...


Nul besoin de chercher à être original pour trouver un nom à une fondation politique et ce n'est certes pas l'imagination au pouvoir et le goût de l'innovation qui ont poussé des proches de Chirac, Balladur et Sarkozy à se lancer dans l'aventure de la Fondapol.
Créé en 2004 par Jérôme Monod et Nicolas Bazire (respectivement président d'honneur et président), ce club de réflexion qui se veut un « think tank libéral, progressiste et européen » est très proche de l'UMP qui participa directement à son financement la première année.

Pasted Graphic
Copie d'écran : La Fondapol, des libéraux qui adorent les financements publics
et le fundraising (les levées de fonds) à base de dons défiscalisés.


Si de nos jours la Fondapol (reconnue d'utilité publique) est financièrement indépendante de l'UMP et reçoit environ 80% de son financement de l’État (grâce à des subventions provenant du programme/action 129 du budget des services du Premier ministre) tout en bénéficiant par ailleurs de dons défiscalisés, elle continue à entretenir des liens étroits avec l'UMP ainsi qu'avec le MEDEF, le vice-président de la Fondapol, Charles Beigbeder étant justement un des principaux dirigeants du syndicat patronal qui fournit de nombreux conseillers à la fondation.

La fondation a ainsi des « contacts » tant dans les milieux politiques que dans la « société civile » et organise fréquemment des colloques, rencontres, débats, échanges, conférences... qui permettent d'entretenir de bonnes relations.
S'il n'est donc pas étonnant de rencontrer dans ces réunions, outre les ténors de la droite UMP (Chatel, Pécresse, Wauquiez, Bertrand...), quelques personnalités de la société civile venues s'essayer là à l'art du discours entre gens « de bonne compagnie », s'il n'est pas surprenant non plus de voir un Allègre (qui en son temps fut le seul ministre PS à être ovationné à la Chambre par des députés de droite) y prononcer des discours, il est peut-être plus surprenant d'y rencontrer quelques personnalités politiques de gauche qui n'ont sans doute pas su résister aux invitations qui leur étaient faites.


Pasted Graphic 1
Copie d'écran : Allègre prononçant un discours à la Fondapol.


Mais venir participer à des « exercices d'écoute et de réactions » est une proposition d'autant plus aguichante qu'elle peut parfois être un rien provoc' ! Et de là à y succomber... comme François Hollande en 2009 pour un échange dont le titre était : « Rêvons le capitalisme : les socialistes ont‐ils des idées ? »...

 

Pasted Graphic 2
Copie d'écran : Hollande en compagnie du politologue Dominique Reynié, directeur général de la Fondapol.


Qu'on se rassure toutefois : malgré l'humour dont peuvent parfois faire preuve nos libéraux et ce côté « agitateurs d'idées » qui les caractérise , les membres de la Fondapol ne sont pas prêts quant à eux à rêver le socialisme ; ils en sont loin ! Et ils le prouvent dans leurs activités de lobbying.

La Fondapol, une fondation à la fois ultralibérale et ultra-réac

Disposant d'un bon carnet d'adresses et d'un solide réseau d'influence (en France et à l'étranger), la Fondapol peut prolonger ses activités de réflexion par des opérations de lobbying politique, telle la campagne qu'elle a récemment menée , par exemple, auprès des parlementaires et de plusieurs ministères, Charles Beigbeder n'hésitant pas à réclamer pour le MEDEF un droit de regard dans l'élaboration et le contenu des programmes scolaires , comme le rapporte Marianne dans un article du 7 septembre 2011 du blog de Slovar.

http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/Medef-Changer-les-manuels-scolaires-pour-transformer-les-patrons-en-super-heros_a324.html

Plus récemment, les propositions de la Fondapol pour la campagne électorale de 2012 ont jeté la consternation dans les établissements scolaires, un professionnel de l'éducation allant jusqu'à dire sur le site du Café pédagogique :

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/12/09122011Accueil.aspx#systeme

« Le prêt à penser de droite vient de glisser à l'extrême droite. Fondapol, un thinktank qui inspire l'UMP, propose de créer deux systèmes éducatifs, celui des gueux et celui des gens bien. Et à l'intérieur des systèmes de rétablir la saine hiérarchie qui fait des professeurs les garde-chiourmes d'un côté, les valets de l'autre, de l'ordre bourgeois. Il fallait oser. Ils l'ont fait. Et cela va peser lourd sur la campagne électorale. »

Et de fait, les propositions de la Fondapol relèvent bien de l'apartheid social :
« D'un côté "l'école fondamentale", comprenez celle où l'on tente de transmettre le minimum de maths, français, EPS et d'obéissance dont les enfants de pauvres ont besoin pour rester pauvres. De l'autre la vraie école où Fondapol instaure la sélection permanente et où règne le principe d'autorité incarné par des chefs d'établissement tout puissants. La première s'arrête en 3ème pour les meilleurs. »

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole