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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:18

In FCPE Montigny

 
A l'aube de la disparition programmée des RASED, et alors que la prochaine cuvée de suppressions de postes pour la rentrée 2012 (14000 postes) s'annonce particulièrement rude pour les Yvelines, ce film tombe à pic pour montrer l'intérêt du travail en réseau et le service rendu par les RASED dans le dispositif global éducatif. Rappelons que les réseaux d'aide et de soutien ont déjà subi un quart de suppressions de postes depuis l'application de la semaine à 4 jours par Xavier Darcos et la mise en place des deux heures de soutien individuel, et il devient évident que ce système de soutien ne remplace pas du tout la compétence apportée par les Rased. Selon nos informations, l'Inspection académique sera contrainte de supprimer des réseaux entiers à la rentrée prochaine (deux sur les quatre réseaux RASED de Guyancourt sont menacés, pour Montigny nous ne savons pas encore) pour satisfaire les nouvelles coupes budgétaires. (note de Sauvons l'Ecole : les Rased de Trappes, en Zep,  sont  aussi touchés ! -  voir détails ici)
 

Le film « UN PARMI LES AUTRES », est un documentaire de Pierre de Nicola produit par la FNAREN

(Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Education Nationale)., plein de sincérité et d’humanité sur les aides rééducatives à l’école. Avec la participation de Boris Cyrulnik. Lire la suite sur le site de la FCPE 78

 

En voici un extrait :

 


’Un parmi les autres’, extrait par rue89

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:11

In Libération

 

Le Campus Paris-Saclay peine à voir le jour. Et la polémique ne désenfle pas.

La réussite marquante du quinquennat sarkozien… ou son plus formidable coup de bluff ? Déjà, cette question se pose pour l’ensemble de sa politique universitaire et de recherche. Elle s’impose pour ce qui devait en être le joyau : le Campus Paris-Saclay, censé devenir le plus puissant des pôles d’excellence nationaux, à l’origine d’une nouvelle alliance entre la science, la technologie et l’industrie, productrice d’activités nouvelles et d’emplois qualifiés.

Où en est le Campus Paris-Saclay ? Au départ, il avait fière allure, si l’on considère ses acteurs. L’Université Paris-sud, Polytechnique, l’ENS de Cachan, Paris-Tech (Agro et Mines), Centrale, des laboratoires d’entreprises (Thalès, EDF). Et des laboratoires communs avec le CNRS et le CEA. Des équipements scientifiques de qualité mondiale comme le synchrotron Soleil, Neurospin (exploration du cerveau), des lasers de puissance… Au total, près de 15% du potentiel de recherche national, estime-t-on.

 

Arrière-pensée. Se rater sur cette opération ne peut donc qu’être catastrophique. Or, elle cumule retard à l’allumage, incohérence du projet, bisbilles entre acteurs, volonté politique de faire des deux géants réels du site - l’Université et le CNRS - des «nains» politiques de la gouvernance afin de contourner les universitaires et les chercheurs…

Le nerf de la guerre ? L’argent. Il attend que le jury de l’appel à projet Idex (Initiative d’excellence) choisisse parmi neuf projets ceux qui auront à se partager 7,7 milliards d’euros. Une dotation en capital, dont seuls les intérêts seront disponibles… alors que la seule rénovation du campus d’Orsay était estimée à près d’un milliard.

Mu par la volonté de pouvoir afficher des réalisations avant les élections, le gouvernement pousse des décisions de financements de projets (la construction sur le plateau de Saclay de l’Institut des sciences moléculaires, un site pour la pharmacie et les neurosciences, l’Institut diversité et écologie du vivant…) dans un processus lourd où Matignon possède le vrai pouvoir de décision. Vous avez dit «universités autonomes» ?

Mais le concept même du Campus Paris-Saclay continue de susciter une vive réprobation. En témoigne la victoire - avec 57,6% des voix - de la liste Résistance aux élections désignant en décembre dernier les représentants des universitaires et des scientifiques dans le conseil d’administration de la Fondation de coopération scientifique qui gère le projet.

 

Résistance. Denis Jouan (CNRS, Institut de physique nucléaire d’Orsay), sa tête de liste, dénoncece projet «présenté comme une meilleure coopération entre établissements très prestigieuxmais qui est une machine à détruire l’enseignement supérieur et la recherche. Le mécanisme de remplacement avec lequel l’Idex prétend initier les percées intellectuelles de demain est basé sur de la pure bibliométrie, et fonde les financements de la recherche fondamentale sur ses retombées économiques ultimes. Un tel processus la contraint à se tourner vers des objectifs de courts termes… ce qui tue in fine la recherche fondamentale, et du même coup ses retombées».

En fait, la résistance des universitaires, explique Denis Jouan a fait capoter le projet initial : «Détourner les éléments apparaissant les plus profitables pour cette logique de valorisation économique de la recherche et laisser pourrir le reste dans une situation qui se dégrade. Mais ce n’est que partiel, Les premiers cycles du campus d’Orsay sont ainsi laissés de côté. Il faut donc aller plus loin et réorienter en profondeur le processus.» Vu à cette aune, «le projet grandiose du début a accouché d’une souris : quelques projets comme Nano-innov, le pôle commun de recherche informatique (Inria/Université) ; le regroupement dans l’institut des sciences moléculaires».

Cet échec à passer en force aboutit à proposer aujourd’hui un nouveau concept «l’Université Paris Saclay» qui prendrait la suite de la Fondation. Mais que signifie le mot université dans ce sigle, le seul qui vaille au niveau mondial ? Certainement pas la communauté universitaire - taxée avec mépris de «République universitaire» par certains industriels du corps des X-Mines. La nature de la gouvernance de cette «université» - la place des élus, des universitaires et des scientifiques dans le futur «Sénat académique» - demeure floue.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:59

In Libération

 

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle a estimé lundi soir que la droite faisait peser une «grande menace» sur l'école.

 

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a estimé lundi soir que la droite faisait peser une "grande menace" sur l'école en l'organisant "comme un marché", et réclamé l'abrogation de la loi LRU sur l'autonomie des universités, lors de la présentation de ses voeux au monde éducatif.

"La grande menace qui pèse sur le système éducatif français, c'est la financiarisation, la marchandisation des savoirs et l'organisation de l'école comme un marché", a-t-il lancé.

"Il est significatif que la première loi de la première session parlementaire du premier gouvernement de M. Sarkozy ait été la loi LRU sur (l'autonomie des) universités", a vilipendé M. Mélenchon.

"Il ne s'agit pas d'autonomie au plan pédagogique quand c'est M. Sarkozy qui en parle, il s'agit d'autonomie de gestion dans tous les sens du terme, il s'agit de créer un marché avec des acteurs en concurrence, sur des produits identifiés", a-t-il dit.

"Voilà pourquoi l'autonomie, cela signifie que le président d'université est comme un chef d'entreprise mais l'école n'est pas une entreprise", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

"Maintenant, le projet de l'UMP, c'est de répandre cette méthode partout et dès le primaire. Voilà le danger", a dénoncé M. Mélenchon.

"Il faut briser la logique de marché: la première de nos tâches pour faire cette école-égalité que nous voulons, c'est de démarchandiser, définanciariser tout le secteur scolaire d'abord en y instaurant la gratuité qui est la seule capable d'abolir la compétition entre les établissements", a-t-il dit. "Ensuite, en rétablissant la carte scolaire" et en "abrogeant la LRU".

 

M. Mélenchon propose également l'instauration d'une "scolarisation étendue de sorte que le temps de l'éducation soit le plus complet possible pour élever chacun au plus haut niveau possible: de trois ans à 18 ans".

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:52

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In Libération

 

Après une mobilisation historique en 2009 contre la réforme, la totalité des universités de Métropole sont désormais autonomes. Grandeur et misère d’un projet qui attend toujours les moyens promis.

 

A La Rochelle, Gérard Blanchard est un président d’université plutôt heureux. Comme la plupart de ses collègues, il s’inquiète du financement à venir. Mais il estime que l’autonomie a jusqu’ici profité à son établissement qui a gagné 1 000 étudiants en quatre ans. «Notre réussite est due d’abord au dynamisme de nos équipes mais l’autonomie a été un outil qui lui a permis de s’exprimer», explique-t-il.

L’université de La Rochelle (7 500 étudiants), créée en 1993, a été parmi les premières à se lancer dans l’autonomie le 1er janvier 2009. «Nous avons pu définir notre propre stratégie, dit-il, nous vivons entourés de deux grands pôles universitaires, Nantes au nord et Bordeaux au sud, et nous n’en deviendrons jamais un. Nous avons donc analysé nos points forts et nos points faibles, et dessiné notre modèle, celui d’une université qui insère bien ses étudiants avec un point fort, d’excellence : l’environnement et le développement durable sur le littoral.»

 

L’autonomie s’est aussi traduite concrètement. L’enveloppe financière pour les primes des personnels a augmenté de 25%. Et pour les étudiants, les taux d’insertion se sont améliorés. La Rochelle, comme tous les «jeunes» établissements, faisait toutefois de la professionnalisation une priorité avant que la LRU (Libertés et responsabilités des universités) ne l’ajoute aux missions de l’université. «L’autonomie a aidé à renverser notre image et a réussi à nous rendre plus attractive, y compris auprès des entreprises», se félicite Gérard Blanchard.

Ecarts. Mais le président ne cache pas ses préoccupations. Son université a besoin de moyens pour se développer, notamment pour recruter. Et il ne les voit pas venir. A l’instar des petites universités, il s’inquiète aussi des écarts en train de se creuser avec les «grandes», qui raflent les appels à projets des Investissements d’avenir et les millions d’euros à la clé. «Je n’ai aucune envie de devenir une université de proximité qui délivre des licences puis voit partir ses étudiants en master vers de grands pôles», dit-il.

 

Quatre ans et demi après le vote de la loi sur l’autonomie, le gouvernement brandit la LRU (dite aussi «loi Pécresse» du nom de l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur) comme «la» réforme réussie du quinquennat. Preuve de son succès, avance-t-il, les universités ne se sont pas fait prier pour devenir autonomes, c’est-à-dire pour prendre les «responsabilités et les compétences élargies» (les RCE) prévues par la loi. Avec la LRU, elles gèrent en effet désormais elles-mêmes leur masse salariale et les ressources humaines - auparavant du ressort de l’Etat. Elles peuvent aussi devenir propriétaires de leurs bâtiments et de leurs terrains. Et leurs présidents, dotés de pouvoirs renforcés, deviennent de vrais patrons. De plus, poursuit le gouvernement pour vanter sa réforme, après la forte mobilisation de 2009, les universitaires et les chercheurs sont retournés tranquillement dans leurs amphis et dans leurs labos. Et on ne les entend plus, signe, selon lui, d’un silencieux ralliement.

Silence. La réalité est moins rose. Depuis le vote de la loi en août 2007, les universités sont tout simplement obligées de devenir autonomes d’ici août 2012. Logiquement, les plus enthousiastes ou celles se sentant prêtes ont sauté le pas les premières le 1er janvier 2009. Les plus rétives ou les moins prêtes ont attendu le dernier moment, c’est-à-dire 2012. Quant au silence actuel des manifestants de 2009, cela peut être interprété comme de la résignation.

 

Anne Fraïsse, présidente de Montpellier-III (17 400 étudiants) et vice-présidente de la CPU (conférence des présidents d’université), a toujours été contre la LRU. Et elle le reste : «Nous sommes passés à l’autonomie le 1er janvier parce que nous le devons, mais que nous apporte-t-elle ? On nous délègue la gestion de la masse salariale. Or cela coûte cher, car il faut des gens formés et on nous transfère de nouvelles tâches. Et les moyens ne suivent pas. Cela revient à gérer la pénurie. De plus, l’Etat continue de nous donner des ordres - par exemple il fixe un plancher de 1 500 heures de cours pour la licence sans nous accorder un sou en plus. Ou alors, lorsque nous accusons deux déficits successifs, c’est le recteur qui gère notre budget.»

En passant à l’autonomie parmi les derniers, Anne Fraïsse compte éviter les déboires de ses prédécesseurs qui ont essuyé les plâtres d’une réforme précipitée. En effet, avant de devenir autonome, chaque université négocie avec l’Etat le montant de la masse salariale qui va lui être transféré pour payer ses personnels. Faute d’expérience, au début, cela a souvent été désavantageux pour les universités. Elles s’en sont rendu compte lorsqu’après deux ans de fonctionnement, elles ont commencé à avoir des budgets en déficit. L’Etat lui-même a fait de grosses bourdes : il a notamment oublié de prendre en compte le GVT (glissement vieillesse technicité) - l’impact du vieillissement du personnel sur la masse salariale. «Dans nos négociations, le ministère rogne sur tout, souligne Anne Fraïsse. Il se vante de ne pas supprimer de postes mais il essaie de le faire faire par les universités.»

 

Moyens. A l’heure du bilan, tous ou presque s’accordent sur un point : la réforme, qui devait donner des ailes aux universités françaises et leur faire gagner des places au firmament du classement de Shanghai, a souffert d’un manque de moyens. Si le secteur a été épargné par la règle du 1 sur 2 (le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux), les sommes mirobolantes promises par Nicolas Sarkozy n’ont pas été au rendez-vous. Pour les détracteurs de la LRU, les problèmes financiers des universités aujourd’hui sont la preuve que la réforme était vouée à l’échec. Pour eux, en introduisant une gestion managériale, on n’a rien résolu, bien au contraire. Des universités se retrouvent à «geler» [ne pas les pourvoir, ndlr] des postes, soulignent-ils. La démocratie interne a souffert, et de plus en plus, pour obtenir des financements, il faut s’épuiser à rédiger des projets, plaçant des équipes et des universités dans une concurrence stérile, et se soumettre à des contrôles et à des évaluations. Au-delà, ils dénoncent la logique libérale, renforcée par l’opération Campus et les Investissements d’avenir, et l’obsession de l’excellence qui favorise toujours les mêmes. D’autres enfin, critiquent l’accent mis sur la professionnalisation au détriment de la mission première de l’université - transmettre le savoir - et l’inégalité de traitement persistante entre universités et grandes écoles.

 

En face, les défenseurs de la LRU soutiennent que la question des moyens et l’autonomie sont bien distinctes. Les présidents d’université, dont la plupart ont joué le jeu, y croient toujours. Mais un peu échaudés, ils se montrent prudents. «La crise a eu un impact, estime Louis Vogel, le président de la CPU, à la tête de Paris-II, l’effort de rattrapage financier s’est ralenti et les fondations, qui devaient nous apporter des ressources supplémentaires, ne se sont pas développées comme elles auraient pu. Les moyens se sont stabilisés cette année. Mais nous avons besoin d’y voir clair sur plusieurs années car on ne peut pas piloter à vue.»

  

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:49

In Le Monde

 
C03-23Les enseignants sont de nouveau appelés à faire grève et à participer à une "manifestation nationale à Paris", mardi 31 janvier, pour réclamer le retrait du projet de réforme de leur évaluation et dénoncer les 14 000 suppressions de poste de la rentrée 2012. Selon une estimation du ministère de l'éducation nationale, les enseignants du primaire sont 15,55 % à faire grève et ceux des collèges et lycées 12,41 %. Par type d'établissement du secondaire, il y a 15,43 % d'enseignants en grève dans les collèges, 8,72 % dans les lycées professionnels et 9,61 % dans les lycées généraux et technologiques, précise le ministère.
 

Le projet de réforme de l'évaluation et de l'avancement des enseignants, que le ministère souhaite mettre en œuvre à la rentrée, avait déjà donné lieu à une grève et des défilés le 15 décembre 2011. Sur les 14 000 postes qui doivent être supprimés à la rentrée, 6 550 le sont dans les collèges et lycées et 5 700 dans le primaire.

La mobilisation contre le projet ministériel d'évaluation est appelée par le SNES-FSU (principal syndicat du secondaire), Force ouvrière et le Snalc, et la fronde contre les suppressions de poste par les mêmes syndicats auxquels, le Snuipp-FSU – premier syndicat dans le primaire – s'est rallié.

 

A Paris, la manifestation partira à 14 heures de la Sorbonne, en direction de Bastille, mais des défilés sont aussi prévus en province selon le Snuipp. La mobilisation va surtout toucher les collèges et les lycées, le projet de réforme de l'évaluation est en effet ressenti avec davantage d'acuité dans le secondaire, où le chef d'établissement deviendrait le seul évaluateur. Jusqu'alors, les professeurs avaient une double notation : administrative, par le chef d'établissement, et pédagogique, la plus importante, par l'inspecteur régional, formé dans la discipline des collègues qu'il inspecte.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 07:53

In Mammouth déchaîné

 


C03-24Apprentissage précoce de la stagiarisation ?
Voici la brillante idée d’un inspecteur d’académie strasbourgeois.

« Pour venir en aide aux élèves en difficulté, les écoles élémentaires organiseront à nouveau pendant les congés de printemps, des stages de remise à niveau pour les élèves présentant des besoins du point de vue des apprentissages. Cette année, les élèves de CP et de CE1 seront privilégiés, sans pour autant écarter a priori les élèves de CM. On s’appuiera utilement à cet effet sur les résultats de l’évaluation de mi-CP. » Déniché là.

Fabuleux non ? Mais pourquoi ne le propose-t-il pas aux maternelles ? Pendant qu’on y est.

Bien, justement parce que ce n’est peut-être pas si efficace que cela. Voici ce que donne en effet un relevé des appréciations du premier trimestre d’élèves qui, dans un lycée, se sont vu imposés un stage de remise à niveau à la fin de leur seconde, stage conditionnant le passage en première. Sur 38 élèves touchés par ledit stage, 21 ont des résultats qui demeurent très insuffisants, 5 ont une appréciation encourageante. Maigres résultats...

Il reste que si il n’y avait pas d’enseignant volontaire pour faire lesdits stages, il n’y aurait pas de stage.
De l’argent foutu en l’air ? non...

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:40
sarko

 

  "Toute formation professionnelle, y compris celles délivrées par les lycées professionnels, doit aller vers l'alternance". Le président de la République a réitéré le 29 janvier ses propos en faveur de l'alternance en fin de lycée professionnel. Il a présenté cette mesure comme susceptible de lutter contre le chômage des jeunes.

Quel avenir pour ces jeunes ? En mai dernier, le Centre d'analyse stratégique a publié un rapport recommandant le développement de l'apprentissage y compris à de faibles niveaux de qualification pour faciliter l'intégration dans l'emploi des jeunes. Cette idée se heurte à deux faits. D'une part le nombre de contrats d'apprentissage est très loin d'atteindre les objectifs gouvernementaux et spécialement pour les bas niveaux de qualification. Les seuls secteurs où l'apprentissage progresse sont ceux très qualifiés. Une étude du Céreq a montré en 2007 cette inadaptation de l'apprentissage à aider les jeunes peu qualifiés à entrer en emploi. " Derrière une idée simple, l’apprentissage se compose en fait d’espaces divers… dont le plus dynamique actuellement n’est peut-être pas le mieux à même de répondre au principal enjeu des politiques de l’emploi : réduire le chômage des jeunes", affirmait-elle déjà. Depuis les entreprises ont encore réduit leur offre. Une autre étude, en 2011, a mis en évidence que le diplôme est un facteur d'insertion bien plus puissant que l'apprentissage.

Aggravé par la loi Cherpion. Le gouvernement a donc pris des mesures pour contourner ces obstacles et faire tomber les statistiques du chômage artificiellement en imposant ses volontés. La loi Cherpion, entrée en application fin juillet 2011, permet a des jeunes de 14 ans et demi ayant terminé une 3e d'entrer en apprentissage. Evidemment pour ces jeunes, "le socle commun" n'est pas respecté. La loi pallie aussi au refus des entreprises d'embaucher des apprentis. Elle relève le taux d'apprentis obligatoire de 3 à 4%. Elle invente l'apprentissage sans entreprise ! En effet elle permet d'entrer en formation d'apprentissage sans contrat avec une entreprise, le jeune étant considéré stagiaire pendant un an. Au bout du compte il y a un très fort risque pour ces jeunes de se retrouver à 15 ans et demi ou 16 ans sans contrat, sans travail et sans diplôme avec des perspectives de chômage bien plus fortes que s'ils étaient restés sous statut scolaire.

 Les déclarations du président le 29 janvier vont donc encore plus loin dans cette logique. Le président a également promis de relever à 5% le taux obligatoire d'apprentis imposant ainsi aux entreprises une mesure qu'elles ne souhaitent pas. Ces mesures sont loin de permettre une insertion réelle des jeunes peu ou pas diplômés sur le marché du travail, d'autant qu'elles les poussent  à quitter le système éducatif. Si en Allemagne l'apprentissage connaît un réel succès c'est aussi que la structure économique du pays, beaucoup plus industrialisé, s'y prête ainsi qu'une culture qui reconnaît ces qualifications par rapport aux diplômes.

Pour les enseignants de lycée professionnel c'est une très mauvaise nouvelle. Elle aurait un fort impact sur l'emploi, déjà menacé par la réforme du bac professionnel qui a éliminé plus de 30 000 élèves à la prochaine rentrée.

Dans la soirée, Jean-Luc Mélenchon a commenté les propos présidentiels. "Sous couvert de développer l'apprentissage, on va pousser les enfants du peuple hors des écoles vers les usines", a-t-il déclaré. "Or les usines ne sont pas des écoles".

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:31

In Café Pédagogique

 

Plus de cent enseignantes de maternelle cherchant à se tenir chaud dans une bourse du travail parisienne, pour plancher sur la maternelle,  un samedi d’hiver, quand le frimas montant invite plutôt à rester au chaud… Certes, l’évènement ne changera pas la face du monde médiatique, surtout un lendemain de discours de président largement disséqué par tout ce qui fait l’opinion.

 

Pourtant, une des motivations principales de ces enseignantes est sans doute de chercher, au quotidien, les clés de cette « réussite de tous » qu’ils appellent de leur engagement, plus que de leurs vœux. « A chaque fois que je viens là, je repars regonflée, mais également inquiète de tout ce qu’il faudrait qu’on fasse, qu’on n’arrive pas à faire, au jour le jour, dans notre école, quand le sentiment d’urgence nous submerge, devant le flot des difficultés qui envahissent les classes. »

 

Sans doutes retrouvera-t-on leurs silhouettes, cette semaine, dans les différents défilés contre les fermetures de postes. « Parce que, tu comprends, c’est toujours sur les mêmes que ça tombe, m’expliquait à la pause une participante. On ferme les classes dans les écoles qui se vident, pas dans celles qui attirent les parents. On retire les maitres supplémentaires qui subsistaient encore en ZEP. Et on supprime les postes de RASED restés vacants au mouvement parce que situés dan les zones trop difficiles.

Alors tu vois, au bout du compte, non seulement on pique des moyens de l’Ecole, mais c’est encore les élèves qui en auraient le plus besoin qui vont en faire les frais. Jusqu’à quand ? »

 

C’est vrai, ça, jusqu’à quand ?

 

Marcel Brun

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:15

 30-01-2012-18-13-48.jpg

Yvelines - État des prévisions de suppressions en RASED
par circonscription 'source SE-UNSA)

Aubergenville :
- 3 postes E (tous vacants)
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 5 maîtres E

Beynes :
- 1 poste de psychologue (vacant), - 1 poste G (vacant), - 1 poste E
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 6 maîtres E

Bois d'Arcy :
- 1 poste de psychologue, - 3 postes G , - 2 postes E (dont un vacant)
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 4 maîtres E

Chanteloup les Vignes :
- 1 poste E
Restent à la rentrée 2012 : 5 psychologues, 4 maîtres G, 8 maîtres E

Chatou :
- 1 poste E (vacant)
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 4 maîtres E

Chevreuse :
- 1 poste G (vacant), + 2 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 6 maîtres E

Conflans Sainte Honorine :
- 1 poste de psychologue (vacant), - 1 poste G (vacant), - 4 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 4 maîtres G, 6 maîtres E

Élancourt :
- 1 poste de psychologue, , - 1 poste E
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 3 maîtres G, 3 maîtres E

Guyancourt :
- 2 postes de psychologue, - 3 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 0 maître G, 6 maîtres E

La Celle Saint Cloud :
+ 1 poste de psychologue, - 1 poste G (vacant), +1 poste E
Restent à la rentrée 2012 : 2 psychologues, 1 maître G, 3 maîtres E

Le Chesnay ASH1 :
Reste à la rentrée 2012 : 1 psychologue

Le Chesnay Pré-élémentaire :
+ 1 poste G
Restent à la rentrée 2012 : 1 psychologue, 1 maître G, 2 maîtres E

Le Mesnil Saint Denis :
-1 poste E (vacant)
Restent à la rentrée 2012 : 2 psychologues, 1 maître G, 3 maîtres E

Le Pecq Marly :
-1 poste E
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 4 maîtres E

Les Mureaux :
-1 poste E (vacant)
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 3 maîtres G, 6 maîtres E

Le Vésinet :
-2 postes E (dont 1 vacant)
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 5 maîtres E

Mantes 1 :
-1 poste G (vacant), -5 postes E (vacants)
Restent à la rentrée 2012 : 5 psychologues, 4 maîtres G, 7 maîtres E

Mantes 2 :
+1 psychologue, -1 poste G
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 6 maîtres E

Mantes la Ville :
+2 psychologues, +3 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 6 psychologues, 4 maîtres G, 9 maîtres E

Meulan :
-1 poste G (vacant), -4 postes E (vacants)
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 5 maîtres E

Montigny le Bretonneux :
-1 poste G, -1 poste E
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 1 maître G, 3 maîtres E

Plaisir :
-1 psychologue, -4 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 7 maîtres E

Poissy :
-1 psychologue (vacant), -1 postes E (vacant)
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 6 maîtres E

Rambouillet :
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 3 maîtres G, 4 maîtres E

Sartrouville :
-3 postes E (dont 2 vacants)
Restent à la rentrée 2012 : 5 psychologues, 4 maîtres G, 7 maîtres E

Saint Germain :
+1 psychologue, +2 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 4 maîtres E

Trappes :
-1 psychologue (vacant), -1 maître G, -3 postes E (vacants)
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 3 maîtres G, 6 maîtres E

Versailles :
+1 psychologue, +1 poste G
Restent à la rentrée 2012 : 4 psychologues, 2 maîtres G, 6 maîtres E

Viroflay :
Restent à la rentrée 2012 : 3 psychologues, 2 maîtres G, 4 maîtres E

 

TOTAL DU DÉPARTEMENT :
-3 psychologues, -10 postes G, -32 postes E
Restent à la rentrée 2012 : 100 psychologues, 64 maîtres G, 145 maîtres E

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:06

In Médiapart

 
« Hier, pour la première fois de ma carrière, j’ai fait une fiche de paie pour un tuteur…  Normalement tout cela est réglé au niveau du rectorat mais, pour faire des économies, il délègue sur nous », peste ce principal de collège, noyé ce matin-là dans la multitude de logiciels de son ordinateur. « L’opération m’a pris une demi-heure. Et cela vient se surajouter à tout ce que l’on a déjà à faire. »
 

Ce principal de l'académie de Créteil n’a pas le droit de s’exprimer sans en référer à sa tutelle qui, il le sait, ne donnera aucune autorisation. Mais, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre le projet d'évaluation des profs par les chefs d'établissement et alors que les promesses politiques pleuvent sur le renforcement de leurs pouvoirs, il veut témoigner de ce qu’est devenu son métier, loin des discours stratosphériques et des slogans politiques. Depuis quelques années, le pilotage pédagogique, au cœur de la mission des chefs d'établissement, s'est effacé derrière la gestion administrative et ce, dans un climat de toujours plus grande défiance de l'équipe enseignante qui ne voit en eux que les exécutants de la politique du ministère.

 

Sa dotation horaire globale (DHG), qui détermine la rentrée prochaine – nombre et effectifs des classe, emploi du temps –, vient de tomber. « A effectif constant, on me donne 40 heures de moins que l’année dernière. Mon travail, complètement idiot, va consister à chercher à comprendre pendant plus d'une semaine pourquoi l’inspection me retire ces heures. » Pourquoi, c'est-à-dire comprendre en fait où l'inspection espère qu'il taille : option découverte professionnelle ? Heures d'itinéraire de découverte ? « Je dois d’abord assurer les savoirs minimaux. » Pourtant, les heures d'itinéraire de découvertes « sont des heures consacrées à l’ouverture culturelle dont les élèves d’ici ont particulièrement besoin », explique-t-il. « Vous voyez, c'est ça mon autonomie : assurer le minimum vital. »

 

A cela s'ajoute, dans la feuille de route envoyée par l'inspection académique, un lot de plus de cinquante heures sup à caser, de gré ou de force, auprès des enseignants. S'il la suit, il va devoir fermer le poste d’une professeur de langue. Elle a fondu en larmes tout à l’heure dans son bureau. Imposer des heures sup, alors qu'un poste est supprimé, est devenu banal, même si cela crée de vives tensions avec les enseignants. Depuis quelques jours qu’il tâtonne sur l'outil informatique qu'il s'est fabriqué, il en est venu à la conclusion qu’il faudrait aussi fermer deux classes, quitte à faire exploser les effectifs. « Je vais me battre auprès du rectorat pour en récupérer une et tenter de maintenir le poste de cette enseignante. Mais ce n’est pas gagné. »

 

La période est donc, comme dans beaucoup d'établissements ces jours-ci, plutôt électrique. Dans ce contexte, les pressions du rectorat sur les chefs d'établissement pour qu’il y ait, tout à coup, deux fois moins de conseils de discipline, trois fois moins de redoublements, voire de meilleures notes au brevet, sont très mal ressenties. D'autant que ce genre de directives minent la confiance auprès des profs. Beaucoup ressentent douloureusement ce qu'ils vivent comme des atteintes continues à leurs conditions de travail, comme l'avait déjà pointé une récente étude menée par la MGEN (mutuelle générale de l'éducation nationale). Près d’un personnel de direction sur deux y déclarait que son moral s'était dégradé au cours de ces dernières années avec, déjà, le sentiment que leurs marges de manœuvre étaient des plus réduites.

« L'autoritarisme, ça ne fonctionne pas ! »

Rien d'étonnant à ce que dans leur majorité les chefs d'établissement soient sensibles aux discours qui leur promettent toujours plus de responsabilités. Etre enfin de “vrais patrons” dans leur collège ou leur lycée, certains en rêvent. Si l'UMP va très loin en proposant l'autonomie des établissements – le chef d'établissement pourrait dès lors recruter et évaluer ses profs –,  le PS plaide aussi pour une plus grande délégation de pouvoir aux autorités locales.

 

Pour Philippe Tournier, à la tête du SNPDEN, le syndicat ultramajoritaire, qui a favorablement accueilli ces annonces, une évolution est de toute façon nécessaire. « On ne peut pas à la fois nous dire, comme c’est inscrit dans le code de l’éducation depuis 1985, “vous êtes le garant de la qualité de l’enseignement”, c'est-à-dire vous êtes responsable de votre unité, et, en même temps, vous ne pouvez pas évaluer vos professeurs, vous ne pouvez pas constituer une équipe, etc. »

 

Moins audibles, sans doute bien moins nombreux, certains craignent pourtant un marché de dupes. Pour Eric Mansencal, secrétaire général adjoint du SNUPDEN-FSU, minoritaire, les chefs d'établissement n'ont ni à recruter les profs, ni à les évaluer : c'est aux inspecteurs de le faire. « Certains le disent à mots couverts, le but, c’est de museler les profs pour mieux faire passer les réformes. Mais je crois que dans l'éducation nationale, on n’usine pas des pièces. Un OS, c’est plus simple, on lui dit : tu produis tant et ensuite on contrôle. C’est compliqué de faire faire à un prof ce qu’il ne veut pas faire. L'autoritarisme, ça ne fonctionne pas ! »

 

Ces derniers mois, des conflits parfois très violents ont opposé enseignants et chefs d'établissement. A Créon, en Gironde, au retour des vacances de Noël, l'équipe enseignante du collège François-Mitterrand, qui dénonçait l'« autoritarisme » et « l'absence de concertation » de leur principale a refusé de reprendre les cours tant qu'elle serait maintenue à son poste. La fronde a finalement conduit l'inspection à nommer un médiateur avec l'assurance que la principale n'aurait plus de contacts directs avec les profs… Au collège Lenain de Tillemont à Montreuil, l'insurrection couve depuis la rentrée contre la principale pour des motifs similaires. Après plusieurs journées de grève, un dossier rapportant des faits de harcèlement sur les équipes a même été déposé à l'inspection. Le document qu'a pu consulter Mediapart révèle un climat totalement exécrable dans l'établissement. Là encore, un médiateur a été dépêché pour tenter d'éteindre l'incendie et éviter un scénario tel que celui qui a eu lieu au lycée Balzac à Paris.

 

Après des mois de conflit avec son équipe, la proviseur de la cité internationale de Balzac a été mutée. « On l’avait au départ pourtant bien accueillie. On attendait un vrai chef avec une vision », rapporte une enseignante du lycée parisien. « Mais très vite, on s’est aperçus qu’elle voulait casser tout ce qui avait été mis en place au fil du temps par les professeurs, qui sont très impliqués ici. Le dialogue était totalement impossible », explique-t-elle. Les lycéens ayant eux aussi manifesté contre la proviseur, le rectorat a décidé de mettre le holà.

 

La suite...
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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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