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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:50

In L'Humanité

 

 

C03-03La majorité a adopté, ce matin en commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, une proposition de loi visant à modifier "certaines dispositions encadrant la formation des maîtres". Ce texte, déposé par l'UMP Jacques Grosperrin, supprime toute notion de formation initiale et continue des enseignants, organise la dissolution des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), et propose la privatisation de la formation des enseignants.

 

Après le chaos entraîné par la masterisation soudainement décidée en 2008 par le président de la République, le conseil d'Etat, en novembre dernier, a déclaré non conformes à la loi, des pans entiers des arrêtés pris par le ministre de l'Education nationale. Mais, au lieu de revenir sur sa réforme, le gouvernement semble avoir confié sa plume au secrétaire national de l'UMP, tristement connu pour son rapport d'information qui proposait la suppression des concours d'enseignant-e-s, pour liquider un peu plus la formation des maîtres.

 

Les député-e-s du Front de gauche demandent, comme ils l'ont fait ce matin en commission, le retrait de cette proposition de loi. 

Attachés à une élévation du niveau d'études requis pour devenir enseignant-e, ils demandent l'abandon de la réforme actuelle et le retour à une vraie formation professionnalisante, suivie d'une entrée progressive dans le métier. Ils exigent également la mise en œuvre d'un plan pluriannuel de recrutement.

 

DEPUTE-E-S COMMUNISTES, CITOYENS, PARTI DE GAUCHE

Marie-Hélène Amiable
membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Education

Paris, le 1er Février 2012,

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:47

 

 

C03-01.jpgVotre Conseil Local de la FCPE vient vous informer du nouveau coup porté au Collège Jules Ferry à la rentrée scolaire 2012.

 

La dotation horaire globale (DHG) attribuée à l'établissement par l'Inspection Académique pour lannée scolaire 2012-2013 est une nouvelle fois en régression !

 

Encore une fois, les moyens humains alloués au Collège seront en diminution, les heures supplémentaires atteignant un niveau sans précédent, avec à la clé la suppression d’heures-postes d’enseignants.

Concrètement, la décision du Rectorat se traduira par des projets supprimés :

-          Disparition des dispositifs d'aide en Français et en Mathématiques.

-          Remise en cause du dédoublement des classes de sciences (SVT & Physique).

-          Réduction des postes en Anglais et en SVT ; remise en cause des projets menés dans ces disciplines.

 

Les enseignants devront encore rechercher des compléments de services sur plusieurs établissements et parfois renoncer au travail en petits groupes. L’accroissement de leur charge de travail les contraindra à faire des arbitrages entre contenu, respect du programme, soutien, suivi des élèves et travaux pratiques.

 

Cest très grave : c’est la qualité du service public d’éducation qui est en jeu ! Les élèves seront les premières victimes de ces réductions d'horaires. Ce n’est pas ce projet d’école que nous voulons pour nos enfants. Nous avons pour leur éducation d’autres ambitions que la soumission à une simple logique comptable ! Interrogé par des journalistes, le Recteur de Versailles a lui-même admis: "Nous sommes arrivés aux limites de ce que nous pouvions faire. Si l'effort budgétaire devait se poursuivre en 2013, il faudrait changer les règles du jeu, augmenter les horaires des enseignants ou diminuer ceux des élèves."

 

Réagissons en soutenant les enseignants qui, eux aussi, disent non à cette politique et qui, par leur dévouement à l’éducation de nos enfants, témoignent de l’importance de l’enjeu !

 

Dès 2007, la FCPE seule association de parents à voter contre cette Dotation Horaire Globale en baisse  vous avait  alerté des risques d’affaiblir la qualité d’enseignement et des difficultés  pour les enseignants d’accomplir à l’avenir  leur tâche. Nous nous réjouissons que d’autres aujourd’hui aient compris notre message et  nous nous opposerons en Conseil d’Administration à  la réduction de la DHG, témoignant ainsi comme toujours  notre solidarité avec l’équipe enseignante.

 

Vendredi 3 février, les professeurs de Jules Ferry organisent une journée "Collège Mort" : ils seront présents pour accueillir les élèves, la cantine fonctionnera, mais aucun cours ne sera dispensé.

 

Venez nombreux devant lentrée de Jules Ferry
Vendredi 3 Février à 8h00
pour
bloquer le collège aux côtés des enseignants !

 

Communiqué du FCPE
Collège Jules Ferry - Ermont (95)

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:43

In Educ'pros

 

"Je souhaite qu'il y ait un plan de recrutement dans l'enseignement supérieur. Je peux fixer ce plan, à ce stade, à 5 000 emplois", annonce Vincent Peillon, lors d'une rencontre organisée par l'Ajé (Association des journalistes education), vendredi 27 janvier. 

Chargé de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche dans l'équipe de campagne du candidat socialiste, l'ancien professeur de philosophie propose que ces postes fassent partie des 60 000 créations annoncées. François Hollande devrait faire un discours sur l'enseignement supérieur, début mars.

 

Réviser la LRU

Si François Hollande est élu, les socialistes comptent réviser la LRU. "Il y aura une nouvelle loi cadre", indique Vincent Peillon. Pour les préparer, des assises seront organisées rapidement, probablement avant l'été 2012.

"Cette loi devra résoudre les problèmes de gouvernance et de financement des universités, déclare Vincent Peillon. Notre sujet n'est pas d'abroger la loi LRU mais qu'est-ce qu'on met à la place." Les questions financières préoccupent le socialiste : "Les investissements d'avenir seront tous affectés en mai 2012. Quant au plan campus, il s'agit d'une bombe à retardement".

Vincent Peillon souhaite aussi initier une réforme du premier cycle universitaire, en améliorant notamment le taux d'encadrement des étudiants dans les licences. "La sélection en master est également une vraie question", avance-t-il.

 

Réformer la mastérisation

La formation des enseignants sera un des gros chantiers des socialistes. C'est d'ailleurs ce projet qui leur permet de justifier un ministère unique, réunissant éducation et enseignement supérieur.

S'il reste attaché à la formation des enseignants à l'université, Vincent Peillon évoque la piste d'un pré-recrutement de certains enseignants "en L3 ou M1", afin de susciter davantage de vocations. Ce pré-recrutement permettrait à certains jeunes de se faire financer leurs études.

 

La suite...

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:38

In Mammouth déchaîné

 

Vers des entretiens avant licenciement ?

 

On ne s’attendait pas à moins. La journée du 31 n’aura donc pas servi a grand chose, puisque Josette (Théophile), la DRH de l’EN, confirme à l’AFP que les entretiens d’évaluations vont commencer dès la rentrée 2012. Et dire que certains croyaient (encore) pouvoir négocier. A peine pourront-ils négocier le fait d’être à genoux ou bien assis devant le chef d’établissement.

"Le dis­po­si­tif que nous pro­po­sons com­porte un entre­tien indi­vi­duel avec le supé­rieur hié­rar­chique direct" et "cet entre­tien va bien sûr s'appuyer sur l'inspection car il n'est pas du tout ques­tion de faire dis­pa­raître l'inspection comme je l'entends de-ci de-là", a dit Josette Théophile, direc­trice géné­rale des res­sources humaines, dans une réac­tion à l'AFP. (...)

"Bien sûr, cela donne un poids au chef d'établissement, mais il faut bien voir que dans le second degré, ce n'est pas du tout un poids exclu­sif qui n'intégrerait pas le regard dis­ci­pli­naire à tra­vers le regard de l'inspection", a dit Mme Théophile. (...)

« L’entretien per­met d'aller plus loin: un dia­logue régu­lier entre l'enseignant et son enca­dre­ment de proxi­mité, et une fina­lité for­ma­tive avec pos­si­bi­lité de plan d'accompagnement en termes de for­ma­tion, d'organisation des ser­vices, de mode de fonc­tion­ne­ment dans l'établissement et éven­tuel­le­ment, pour­quoi pas, en termes de mobi­lité", a-t-elle poursuivi.
 

Interrogé sur la date de mise en oeuvre, Mme Théophile a répondu que c'était "un dis­po­si­tif qui va mettre trois ans pour se mettre en place. On com­men­cera les pre­miers entre­tiens si ce n'est à la ren­trée 2012 en tout cas au cours de l'année 2012/2013", a dit Mme Théophile.

« Dialogue régulier avec son encadrement » : autre façon de parler des rapports sociaux.
« Mobilité » : mise à la porte d’établissements devenus autonomes, et qui recrutent eux mêmes.

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:30

In Café Pédagogique

 

Mardi 31 janvier, les syndicats Fsu, Sud, Fo et le Snalc ont réussi un mouvement d'une ampleur identique à celui du 15 décembre. La perspective électorale n'a pas calmé le jeu. Une partie des enseignants n'entend  pas attendre les élections.

 

"Les gens attendent les élections. Mais moi j'attends pas. C'est maintenant que je veux dire que ça va pas". Depuis le Cher, ces deux enseignantes d'EPS proches de la retraite sont venues manifester à Paris contre les suppressions de postes, les classes surchargées mais aussi la retraite qui s'éloigne. Elles font partie des 9 à 20 000 enseignants qui ont manifesté le 31 janvier à l'appel des syndicats Fsu (Snes, Snep, Snuep et Snuipp), de FO, de la CGT et de Sud. D'après le ministère, 16% des enseignants ont fait grève ce jour au primaire, 12% dans le secondaire. Des chiffres que les syndicats contestent et remontent aux alentours de 40%. "On a bien une poursuite du mouvement" nous a dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, "c'est le signe d'un mécontentement général". Au centre de ce mouvement la réforme de l'évaluation des enseignants qui la confie aux chefs d'établissement. "On peut avoir une évaluation efficace, qui prenne en compte le travail collectif des enseignants. Mais on en est loin".  Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, la publication des nouvelles cartes scolaires explique aussi la mobilisation. "Il y a une volonté des enseignants de dire que la rentrée 2012 doit se faire dans des conditions différentes", nous a t-il confié. "N Sarkozy avait promis de sanctuariser l'école primaire. Il ne le fait pas".

 

Dans la foule aussi beaucoup d'enseignants des Rased, réunis autour de Loïc Douet et Francis Jauset, du bureau national de la Fnaren. Ils confirment une forte diminution des Rased à la rentrée : environ 2500 postes en moins. Dans certains départements ils disparaissent. C'est le cas en Seine et Marne où les maîtres G sont affectés à d'autres missions.

 

Quelles suites ? La Cgt demande "une poursuite rapide et unitaire de la mobilisation". S'il est trop tôt pour savoir ce que décideront ses partenaires, la puissance du mouvement devrait peser sur les programmes des candidats.

 

La suite...

 
 

Le SNUipp-FSU qui appelle à des mobilisations dans toute la France au cours du premier trimestre contre la carte scolaire, participait mardi 31 janvier à la manifestation organisée à Paris. Parmi les manifestants, les maîtres spécialisés des RASED, premiers visés par les mesures de suppressions de postes, ont fait entendre leurs voix. Reportage vidéo dans le défilé.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 19:28

In Snpi-Fsu

 

C03-31.jpgLe mardi 31 janvier 2012 a été marqué par un mouvement social contre les suppressions de postes et contre le projet de réforme de l’évaluation des enseignants.

 

À cette occasion, le journal de 7 heures 30 de France Inter a interviewé Paul Devin, secrétaire général adjoint du SNPI-FSU. Vous pouvez réécouter cette interview avec le fichier ci-dessous au format MP3.

P. -S. On peut aussi retrouver Paul Devin dans La Nouvelle Édition, le journal de 12 h 30 de Canal Plus, dont le dossier du 31 janvier 2012 était consacré à la réforme de l’évaluation des enseignants (à partir de 9’45") :

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3847-c-la-nouvelle-edition.html?vid=584165

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:53
Vœux de Jean-Luc Mélenchon à la communauté éducative

 

Lundi 30 janvier 2012, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, présentait ses vœux à la communauté éducative devant plus de 900 personnes au théâtre Comédia.

  

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:46

09-2009 0071v2

In Nouvel Obs

 

 

Les enseignants protestaient contre les suppressions de postes et la réforme de l'évaluation.  

 

Plusieurs milliers d'enseignants ont défilé mardi 31 janvier à Paris à l'appel de syndicats qui ont également lancé un mouvement de grève pour dénoncer les 14.000 suppressions de postes à la rentrée et exiger le retrait du projet de réforme de l'évaluation.

Le ministère annonce un taux de grévistes de 15,55% dans le primaire et de 12,41% dans les collèges et lycées.

Selon le SNUipp-FSU (principal syndicat du premier degré), l'appel était suivi dans 52 départements, avec un taux moyen global de grévistes de 40%. Selon le Snes-FSU (principal syndicat du secondaire), la grève était suivie par 42% des enseignants.

La journée nationale d'action est appelée par le Snes-FSU, FO, le Snalc et le SNUipp-FSU, mais pas par le Sgen-CFDT ni le SE-Unsa.

Un total de 80.000 postes supprimés

A Paris, la manifestation nationale a réuni entre 9.000 personnes selon la police et 20.000 selon les organisateurs. Derrière la banderole de tête réclamant "retrait du projet d'évaluation et arrêt des suppressions de postes", Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération dans l'éducation, s'est félicitée d'une mobilisation "très significative". "Le taux de grévistes est important et ce n'était pas gagné", a-t-elle dit. "Aujourd'hui, on fait la démonstration que les personnels de l'éducation ne sont pas prêts à attendre l'élection (présidentielle)".

Sur les 14.000 postes qui doivent être supprimés à la rentrée, 6.550 vont l'être dans le secondaire et 5.700 dans le primaire. Au total, entre 2007 et 2012, 80.000 postes auront disparus.

Le Snes constituait le gros des bataillons venus de toute la France : Lille, Marseille, Strasbourg, Montpellier, Belfort... Des actions se déroulaient également en régions : à Toulouse, entre 1.000 et 1.800 personnes selon les sources ont défilé sous la pluie. Ils étaient quelques centaines à Agen, Pau et Bordeaux.

"Continuer à alerter l'opinion publique"

Au Mans, plus d'une centaine de manifestants ont envahi l'inspection académique pour protester contre la disparition de 52 postes de "Rased", les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté.

"La rentrée 2012 sera extrêmement tendue sous l'effet de coups de rabots successifs qui finissent par étrangler l'école dans sa capacité à aider les élèves et notamment les plus en difficulté, en particulier en raison de l'hécatombe dont sont victimes les postes 'Rased'", a dit Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU. Ces enseignants, spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire, étaient fortement représentés dans le défilé parisien.

"La mobilisation a pour objet de continuer à alerter l'opinion publique pour que la priorité à l'éducation et notamment à l'école primaire se précise concrètement dans les budgets à venir", a dit Sébastien Sihr.

"Pas question de réactiver les projets de ce type"

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:35

P1615 07-09-10

 

Photo Sauvons l'Ecole - Paris septembre 2010

 

In LibéToulouse

 

 

«Non, Non, Non! à la casse de l’école»: malgré la pluie, 1800 personnes selon les syndicats, 950 selon la police ont manifesté ce mardi matin 31 janvier à Toulouse contre les suppressions de postes dans l’enseignement à la rentrée 2012.

 

Pour la Fédération syndicale unitaire(FSU) les conséquences de ces restrictions budgétaires entraîneront la fermeture de 227 postes dans le primaire et 70 dans le secondaire en Midi-Pyrénées. Tandis que le nombre d’inscrits augmentera de 1094 élèves dans le primaire et de 1800 dans le secondaire.

Une «catastrophe scolaire» selon les enseignants participant à la manifestation. Lesquels se disent «prêts à une fronde dont ce gouvernement n’a pas pris la mesure». Mots entendus dans le défilé :

 

11h00 Place Jeanne d’Arc. Le cortège s’engage sur les boulevards sous une forêt de parapluies. La sono est en berne. Exit les reprises habituelles du chant des "Motivés". 

Les visages sont tendus. «Nous sommes à la fois tristes et en colère, dit Véronique Kontowicz, du SNUipp-FSU 31, premier syndicat dans le primaire. Ces coupes budgétaires touchent en premier lieu les postes de RASED (Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté). Ce sont les enfants les plus en difficulté qui sont pénalisés. L’école de Sarkozy, ajoute-t-elle, est celle du tri social !»

 

Selon la jeune femme, ce sont 30% des élèves scolarisés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP) et 10% de ceux scolarisés en zone rurale dans la Haute-Garonne qui bénéficiaient jusqu’ici de l’aide pédagogique dispensés par les Rased. «Leur suppressions entraînera des coûts plus importants pour les parents et l’assurance sociale, tonne Bruno Naussac, enseignant représentant de Force Ouvrière. Ça va couter cher en séances d’orthophonistes et de psychothérapeutes. Ce sont des économies de bouts de chandelles par rapport au budget de l’Etat.» 

«J’attends que François Hollande candidat socialiste à l’élection présidentielle donne son avis sur le maintien de ce dispositif», reprend Marianne, enseignante en formation Rased après 15 ans passés en zone d’éducation prioritaire

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:27

In Libération

 

Le point de vue des spécialistes de l’éducation de François Hollande, Eva Joly, François Bayrou…

 

 

Vincent Peillon

Chargé de l’Education et de l’Enseignement supérieur dans l’équipe de François Hollande

«Nous réformerons la loi LRU de telle sorte qu’elle garantisse une réelle autonomie des établissements, une gouvernance plus démocratique et collégiale, et des moyens à la hauteur de leurs nouvelles missions. Après des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, une loi-cadre sera proposée. Afin de ne pas laisser se créer des déserts scientifiques, le travail des équipes de recherche et des universitaires pour répondre aux Investissements d’avenir ne doit pas être remis en cause mais réorienté par une politique de mise en réseau. Avec les problèmes budgétaires des universités, la droite a créé une situation intenable. Je propose d’affecter les ressources nécessaires à leurs nouvelles missions, de négocier un plan pluriannuel d’emploi et de résorption de la précarité. Je proposerai à François Hollande qu’une partie [environ 5000, ndlr] des 60 000 postes puisse y être réservée. Il conviendra aussi de veiller à rééquilibrer les crédits récurrents et les crédits sur projet. La réforme du crédit impôt recherche devrait aussi permettre de mobiliser des moyens. Pour relancer la démocratisation, nous engagerons une profonde réforme des premiers cycles : il faut décloisonner les filières, favoriser les passerelles, en particulier universités-grandes écoles, donner plus de moyens aux étudiants les moins bien préparés. Il faudra aussi offrir des parcours plus adaptés aux bacheliers technologiques et professionnels. Nous créerons enfin une allocation d’études et de formation sous condition de ressources avec une refonte du système d’aides sociales.»

 

Laurent Audouin

Chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans l’équipe de campagne d’Eva Joly

«La loi LRU a peut-être organisé l’autonomie des présidents d’université mais pas celle des universitaires ni des étudiants ! Il faut la remplacer pour promouvoir davantage de démocratie, de collégialité. La nouvelle loi sera préparée par des états généraux réunissant les personnels, les étudiants, les associations et toute la société "civile". L’autonomie que nous défendons permettra aux universités de conduire leur propre politique, notamment scientifique. Pour cela, les moyens de l’université et de la recherche doivent augmenter significativement. Un milliard d’euros supplémentaire par an, c’était le bon ordre de grandeur, mais les promesses de Nicolas Sarkozy ont fait long feu.

«Notre objectif est que dans chaque classe d’âge, 50% des jeunes, donc davantage d’étudiants de milieux modestes, obtiennent un diplôme du supérieur. Aujourd’hui, les causes premières de l’échec sont l’orientation et le fait que beaucoup d’étudiants doivent travailler pour vivre. Nous voulons relever le niveau des bourses pour aller vers un revenu d’autonomie, et relancer la politique de logements étudiants avec 10 000 créations par an. La formation par la recherche fonde l’enseignement supérieur. L’université et les "grandes" écoles doivent enfin se rapprocher et les classes prépas se fondre dans des licences.»

 

Pierre Albertini

Chargé de la coordination des textes d’orientation dans l’équipe de François Bayrou

«La réforme de l’autonomie était nécessaire mais elle n’est pas suffisante. Nous n’allons pas revenir dessus mais nous voulons améliorer les choses, notamment travailler à un système plus transparent d’attribution des moyens aux universités. Nous sommes aussi préoccupés par l’émergence d’un système à trois vitesses, avec une dizaine de grands pôles universitaires, des universités de dimension régionale et d’autres de type collèges universitaires. Notre pays n’a par ailleurs pas assez de diplômés du supérieur et trop d’échec en licence. Il faut améliorer la liaison lycée-enseignement supérieur et le système d’orientation.

Le gouvernement se flatte d’avoir augmenté de 28% depuis 2007 les ressources des universités. Mais nous restons loin des pays les plus avancés. Vu le déficit budgétaire, il n’y aura pas de miracle. On pourrait travailler sur une modulation des droits d’inscription selon les ressources des familles. Une autre piste serait de s’inspirer du modèle britannique: l’étudiant bénéficie d’un prêt à taux zéro et il rembourse une fois dans la vie active, en fonction de son salaire. Pour la recherche, nous sommes aussi en retard : il nous manque 0,8% pour atteindre les 3% du PIB. Enfin, il faut poursuivre le rapprochement universités-grandes écoles.»

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche (1), promet d’abroger la LRU ainsi que le Pacte de la Recherche, et de supprimer l’Aeres (agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur). A la place de ce «système libéralisé et autocratique», il propose une nouvelle loi qui démocratiserait la gouvernance des universités, à la suite d’Assises. Il s’engage à augmenter à 12 000 euros la dépense publique par an et par étudiant et à doubler le budget de la recherche durant le quinquennat, avec un plan de rattrapage de l’emploi.

 

Marine le Pen, pour le FN, promet de revenir sur la LRU et de supprimer l’autonomie des universités. L’Etat retrouverait toutes ses prérogatives et gérerait à nouveau la masse salariale, qui a été transférée aux universités autonomes. Un grand ministère de l’Enseignement supérieur serait créé. Pour lutter contre l’échec en première année, elle propose un «contrat de réussite scolaire» à chaque étudiant en difficulté.

 

L’UMPqualifie l’autonomie et «les investissements massifs» dans le supérieur du quinquennat d’«avancées majeures», et s’engage à «amplifier la dynamique». Il propose de créer des licences pluridisciplinaires afin d’éviter une spécialisation trop précoce, de développer l’apprentissage dans le supérieur, enfin de renforcer les liens universités-entreprises, notamment dans la recherche.

 

(1) Sollicités par «Libération», l’équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon et l’UMP n’ont pas donné suite.

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