Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 18:30

In LibéToulouse

 

 La petite musique des économies de postes à l'Éducation Nationale peut aussi faire des couacs dans la grande. L'association Classisco qui ouvre chaque année depuis 13 ans 5000 élèves à la musique classique et l'opéra est ainsi en passe de disparaître.

 

La dentelle des coûts et des rendements scolaires n'était à coup sûr pas son affaire: le préposé aux ciseaux du Rectorat de Toulouse coupe tout ce qui dépasse. Il faut dire qu'il a, comme ça, deux cents postes à passer à la moulinette.

Que Classisco, financée par subventions de la Drac, de la mairie, du Conseil général et de la Région, organise dix concerts annuels dont un Zénith pour la fête de la Musique, promène ces enfants à Bayreuth, les présente à Roberto Alagna ou fasse des ponts pour eux entre Albinoni et Zebda, sans coûter un seul euro à l'Éducation Nationale, ne pouvait pas le satisfaire: c'est un demi-poste de professeur des écoles dissipé dans la musique qui n'est donc pas consacré à l'enseignement. L'administration traitera ainsi ce demi-poste comme elle a traité ceux du Réseau d'aide et de soutien scolaire aux élèves en difficulté (Rased), d'un coup de gomme.

 

L'inventeur et coordinateur de Classisco, Jean-Christophe Sellin est allé s'étonner du sort fait à son invention auprès du Recteur de l'Académie. Lequel Olivier Dugrip lui aurait promis, mais sans engagement, de demander à son intendant du ciseau de reconsidérer sa coupe.

 

«Ce serait judicieux, en effet», apprécie le pédagogue mélomane, par ailleurs maire-ajoint Parti de Gauche de de Toulouse. Zebda sera du prochain concert de Classisco, le 4 juin, en pleine campagne des législatives. «Il serait dommage, reprend Sellin, que Magyd Cherfi ait à annoncer que ce concert est le dernier par la faute du rectorat.»  

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:59

In L'Humanité

 

 

 

C03-01.jpgPar voie de presse, sans aucune information préalable, les élus locaux ont été informés de la fermeture d’une classe à l’école Emile Zola, d’Aulnoy lez Valenciennes.

 

>>> C’est une véritable provocation, à quelques semaines d’importantes échéances politiques, dans un secteur qui souffre durement de la crise.

D’autant que dans les années à venir, de nombreuses constructions verront le jour (Fromont, écoquartier) à proximité. Par ailleurs, les services académiques ont leurs propres chiffres : quand l’école prévoie 210 inscrits, elle n’en compte que 190… De quoi, effectivement, fermer une classe !

 

Les élus communistes et citoyens d’Aulnoy lez Valenciennes étaient présents dans la manifestation de ce 31/01 dans les rues aulnésiennes (une première de mémoire de militant !) Ils soutiendront toutes les initiatives de l’Association des Parents d’Elèves, voteront une motion municipale condamnant cette fermeture et appellent l’ensemble des élus du secteur à organiser une marche sur l’Inspection Académique, pour faire plier Madame le Recteur. 
 

 Tous ensemble, pour le maintien d’un service public d’éducation de haute qualité dans nos communes!

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:55

In L'Humanité

 

 

C03-03Quelle école pour les enfants de Vaulx-en-Velin ?

Une fois encore, l'Inspection Académique du Rhône annonce qu’elle va devoir fermer des postes d’enseignants à la demande du gouvernement. Elle envisage de supprimer des postes REP, RASED et CLIN dans les écoles de Vaulx-en-Velin, notamment au Mas du Taureau, pour faire face aux 2000 élèves supplémentaires annoncés à la prochaine rentrée dans le département du Rhône. La négociation préalable entre les syndicats et l’Inspection Académique n'a pas abouti.

L'Inspection académique doit ouvrir les postes d'enseignants sur la base des besoins de terrain au lieu d'utiliser les moyens de l'éducation prioritaire comme variable d'ajustement de la politique éducative nationale. 

 

A quoi servent les enseignants REP, RASED et CLIN ?

Les enseignants REP permettent de mener des projets dans l'école ou de travailler avec des effectifs d'élèves réduits. Ils interviennent auprès de tous les élèves d'une école.

Les enseignants RASED prennent en charge des élèves en très grande difficulté, qui représentent souvent près d'un quart des élèves des écoles de la ville.

Les enseignants CLIN s'occupent des élèves non francophones nouvellement arrivés en France ou encore des "enfants du voyage" de l'aire d'accueil de Vaulx-en-Velin.

 

Education prioritaire ?

Initiée en 1981, la politique d'éducation prioritaire vise à réduire les effets des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire. Elle se traduit principalement par une dotation en personnels renforcée. Pourtant, depuis quelques années, l'Inspection Académique essaie de supprimer des postes d'enseignants. Les parents d’élèves, les enseignants et les élus vaudais doivent se battre pour conserver ces moyens comme en témoignent les mobilisations pour la sauvegarde des RASED et des postes REP en 2010, pour la prise en charge des enfants en situation de handicap à l’automne 2010, contre les centaines de journées de classe perdues faute de remplacement en 2011.

Parce qu’ils refusent que les enfants de Vaulx-en-Velin bénéficient d’une « éducation de seconde zone », les parents d'élèves, les enseignants et les élus vaudais attirent donc votre attention sur la mobilisation qui aura lieu

 

Mardi 7 février 2012, 13 écoles seront fermées et plus de 62% des personnels seront en grève ce jour-là pour défendre l’éducation prioritaire à Vaulx-en-Velin.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Actions
commenter cet article
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 07:33

Le collectif "Ensemble pour un grand service public d'éducation" de Gif sur Yvette (91) se mobilise :

06-02-2012 07-29-3106-02-2012-07-30-45.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Actions parents
commenter cet article
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:31

C03-40.jpgLes stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires sont unanimement critiqués par les spécialistes de l'enfance, par les pédagogues, par le HCE (haut conseil de l’éducation) pour leurs piètres résultats et leurs effets pervers. Ils ont été créés en 2008 par le ministre X. Darcos comme l’aide personnalisée hors temps scolaire. La suppression des cours du samedi matin, à l’origine de cette mesure, avait pour unique objectif de faire des économies en supprimant les RASED, la formation initiale et continue des enseignants.

 

Pour faire passer ces décisions dans l’opinion publique, on a inventé un dispositif démagogique, au moindre coût, l’aide personnalisée et les stages, qui sont une véritable escroquerie. Il s'agit de proposer à des enfants de CM en échec scolaire, repérés par des évaluations angoissantes contestées, de faire des heures supplémentaires soit le midi ou le soir, soit durant les vacances. Il s’agit de donner bonne conscience au gouvernants qui d’un côté détruisent méthodiquement l’école de la République et qui, de l’autre côté, veulent se donner une image sociale en proposant une aide aux enfants en difficulté.

 

Ces pratiques sont stigmatisantes, elles ont déjà fait la preuve de leur inefficacité, elles n’ont fait l’objet d’aucune réflexion et d’aucune concertation, elles sont imposées autoritairement.

L'Inspection Académique de Strasbourg, veut aller plus loin. Avec un zèle surprenant, elle veut aller au-delà des attentes du ministère. Elle a décidé, sans concertation, d’organiser cette année des stages de remise à niveau pour les enfants de CP durant les vacances de Pâques. Cette mesure invraisemblable qui n'a pas été demandée par le ministère et n'existe nulle part ailleurs qu'en Alsace est un véritable scandale que seule l'UMP a osé inscrire à son programme.

 

Chacun sait que l'apprentissage de la lecture s’inscrit dans la durée, depuis les premiers contacts avec l’écrit et tout au long de la vie. Chacun sait que dans le système éducatif, au moins trois années sont prévues pour amorcer, construire et structurer cet apprentissage (de la SG au CE1). Chacun sait qu’un enfant construit cet apprentissage à son rythme et que toute étiquetage prématuré, toute stigmatisation, sont des facteurs de blocage et d’échec, malgré les efforts et la compétence des enseignants concernés. Chacun sait que le fait d’alourdir le travail hors temps scolaire normal risque toujours d’aggraver les problèmes en prétendant les combattre. On trie les enfants, on ne permet pas leur réussite.

 

Toujours plus en apparence, toujours plus vite, toujours plus tôt et avec toujours moins de moyens, .cette obsession du tri, de la performance apparente et du rendement, sur le modèle de l’entreprise, ne peut que renforcer la destruction en cours depuis 2007 de l’Ecole de la République et mettre en danger l’avenir de la société.

 

Nous, enseignants, parents, élus, conscients des dangers et des enjeux, nous exprimons avec force notre opposition à ces mesures qui mettent en péril les enfants en difficulté.

 

Nous appelons tous les parents à s’opposer à ces mesures dans l’intérêt de leurs enfants, à exiger l’abrogation de cette mesure scandaleuse et tous les amis de l’école publique à nous apporter leur soutien.

 



 

Signez cette pétition, faîtes la signer et renvoyez-là à

 

collectifsept.bruche@laposte.net

 

http://www.jesigne.fr/non-aux-stages-de-remise-a-niveau-pour-les-enfants-de-cp

 

   
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Pétitions
commenter cet article
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:01

 

In Mammouth déchaîné

 

 

De nouveaux débouchés pour les élèves inscrits aux options théâtre et cinéma dans les lycées : devenir figurant pour les visites d'hommes politiques (de l'UMP) dans les campagnes !

 

Certes il s'agit là de politique-fiction et l'UMP n'en est pas encore à vider les sections artistiques des lycées pour cette noble cause, mais avec un petit effort, cela devrait certainement pouvoir se faire, car le parti présidentiel est sur la bonne voie:

Pour mémoire, c'est lors d'une visite du ministre de l'Éducation Nationale dans une grande surface de province, à Villeneuve-le-Roi, qu'avait été inaugurée cette pratique d'utiliser des figurants (fausses ménagères faisant leurs courses, mais vraies militantes UMP ou salariées invitées pour l'occasion à faire la promotion de leur magasin), souvenez-vous fait qui avait contribué au renom planétaire de notre ministre puisqu'il s'était fait épinglé pour cela par le New York Times... On en avait déjà parlé là

 

 C’est maintenant au  chef de l'État lui-même d'être épinglé par Europe1 pour la présence de faux ouvriers lors d'une de ses visites provinciales. Selon une pratique qui semble désormais devenue habituelle à l'UMP... à Carcassonne par exemple, ou encore à l'usine Faurecia de Caligny dans l'Orne

 

Ensemble, tout devient possible...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 11:54

In Libération

 

 

Coup de sang contre un cortège présidentiel à Dijon

 

Le 26 janvier, Nadia L., prof de sciences physiques, avait tout prévu pour passer l’agrégation interne dans de bonnes conditions. Venant de Mâcon, son train arrivait à Dijon avec une bonne marge. Elle avait même vérifié sur le site du réseau urbain qu’aucune perturbation n’était attendue. Mais c’était sans compter un déplacement présidentiel. A la sortie de la gare, «le bus que je devais prendre était bloqué et les suivants furent arrêtés pour vous permettre de circuler librement et en toute sécurité dans le centre-ville», écrit-elle dans un courrier qu’elle a adressé le 27 janvier à Nicolas Sarkozy. Elle a fini par trouver un taxi. Mais arrivée à 9 h 38 au collège où se déroulait le concours, elle s’est vu refuser l’accès, l’épreuve ayant débuté à 9 h 12. «J’ai donc été éliminée d’un concours de la République par son garant lui-même, sans même avoir eu le plaisir de concourir», poursuit-elle. Elle réclame «un dédommagement moral et même financier car l’obtention de l’agrégation aurait revalorisé mon salaire». Et rappelle qu’elle a payé «transport et hébergement de sa poche»

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:42

In Le blog de Pierre Jourde

 

C03-18L’UMP ne cesse de se gargariser de la réforme des universités, paraît-il l’une des «grandes réussites» du mandat Sarkozy. Il y a même des gens «de gauche» pour s’en féliciter, comme l’économiste Bernard Maris. Dans Le Monde du 17 janvier dernier, Alain Caillé et Marcel Gauchet rappelaient à quel point cette «autonomie» est un trompe-l’œil, et une énième réforme cache-misère pour une université en voie de ruine complète. Il suffit de vivre l’université de l’intérieur pour se rendre compte à quel point tout le monde est désormais désabusé.


Or on ne peut pas bien faire fonctionner une institution avec des gens que l’on a dégoûtés. Et s’ils sont écœurés, c’est pour deux raisons: Non seulement parce que l’institution ne cesse de se dégrader, pour les étudiants comme pour les enseignants, les personnels, le fonctionnement de la recherche, mais aussi parce que la propagande du gouvernement, relayée par des journalistes qui le plus souvent ignorent tout de l’université, a réussi à faire croire qu’il avait profondément amélioré le système. Alain Caillé et Marcel Gauchet font là-dessus des remarques essentielles. Je les résume en ajoutant quelques détails de mon cru.   


Ils partent de cette dernière preuve flagrante d’«autonomie» que j'ai déjà évoquée: décidé à obtenir à tout prix de bons chiffres de réussite, le ministère, comme d’habitude, préfère trafiquer le thermomètre plutôt que de soigner le malade. Après toutes sortes de contorsions allant dans ce sens, dernière trouvaille, il impose désormais aux universités, dans la notation des étudiants, une compensation générale entre semestres. Autrement dit on fait un paquet avec les notes et une moyenne générale.


Première remarque : c’est enlever toute signification à une semestrialisation des études, qu’on nous a imposée il y a quelques années. Le système, à force de surajouter des réformes, finit par se contredire. C’est n’importe quoi. Semestrialisation des examens, globalisation des résultats.  


Deuxième remarque : c’est bien la preuve que cette autonomie est fausse, puisque le ministère ne cesse d’imposer toutes sortes de normes et de diktats aux universités qu’il prétend autonomes. La réalité de la belle «autonomie» est la suivante: l’état se défausse sur les universités de la pénurie financière. Il leur impose en revanche des obligations quant à leurs diplômes, et leur interdit de choisir leurs étudiants, contrairement aux grandes écoles. Concurrence déloyale. Les meilleurs étudiants se jettent sur les filières sélectives ET professionnalisantes, ce qui va ensemble, ça paraît assez évident. Constat dressé il y a deux ans dans le texte de la pétition «Refonder l’université»:


«Le processus engagé depuis déjà plusieurs décennies ne conduit pas à la réforme de l'Université française, mais à son contournement. (...) Une des principales raisons du marasme de l'Université française est qu'elle se trouve en situation de concurrence déloyale avec tout le reste du système d'enseignement supérieur (classes préparatoires et de BTS, IUT, écoles de tous types et de tous niveaux), toutes institutions en général mieux dotées per capita et davantage maîtresses du recrutement de leur public. On touche là à un des non-dits récurrents de toutes les réformes qui se sont succédé en France.»  


Troisième remarque : cette mesure permet à certains étudiants d’obtenir leur année avec de mauvaises notes dans les matières fondamentales, mais en revanche d’excellentes notes en sport ou options diverses, puisque l’état interdit également d’exiger un minimum dans les fondamentaux (les matières littéraires si vous êtes étudiant en lettres), Caillé et Gauchet résument parfaitement cette escroquerie de «l’autonomie»:


« Ne serait-il pas temps de comprendre que les universités ne sont pas "responsables" du taux d’échec dans leur premier cycle? Qu’on ne peut leur demander tout à la fois d’accueillir tout le public refusé ailleurs et de diplômer celui-ci? La population étudiante issue de baccalauréats professionnels, dont le taux d’échec en premier cycle universitaire avoisine les 90%, ne cesse d’augmenter. Faut-il rappeler que ces baccalauréats n’ont pas été conçus pour la poursuite d’études supérieures longues, et qu’il est donc insensé, au sens premier du terme, de reprocher à l’université de ne pas parvenir à diplômer tous ses lauréats? La sélection, absente à l’entrée de l’université, se réalise dans le cours des cursus, et l’injustice se trouve bien en amont des seules procédures d’examen. Si l’on veut réduire le taux d’échec universitaire, il faut repenser l’ensemble de l’enseignement supérieur, et notamment son premier cycle, et cesser de le dévaloriser aux yeux de nos étudiants et de nos personnels. Sous prétexte que les diplômes sont et doivent rester nationaux, le ministère continue de définir leurs modalités d’accès avec une ingérence sans équivalent dans les pays auxquels on s’ingénie à comparer sans cesse l’université française.»  


Pour ce qui est de la pénurie, elle est toujours là, et plus que jamais.

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:22

In C'est Classe !

 

Collège lenain de tillemont montreuil

 

Le dispositif "Eclair" pour les établissements difficiles provoque bien des orages. Les profs du collège "Eclair" Lenain de Tillemont, à Montreuil, sont en colère: ils viennent de se voir conseiller de consacrer, à la rentrée, les deux premiers mois de l'année au comportement et au "savoir-être" des élèves plutôt qu'au programme. Les parents comprendront, a assuré l'inspecteur, ce même sera plus facile pour eux de suivre...

 

Le programme Eclair (écoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite) est une réforme phare du quinquennat dans l'éducation. Le président-candidat-non-déclaré à la présidentielle Nicolas Sarkozy devrait le vanter lors de sa campagne pour illustrer le crédo UMP en matière éducative: l'autonomie et "le sur-mesure". Le ministre Luc Chatel parle, lui, de "troisième révolution, celle de la personnalisation" - il en compte deux avant: celle de la massification et celle de la démocratisation qu'il juge ratée.

 

Côté autonomie, dans les 297 collèges et les 28 lycées classés Eclair, les chefs d'établissement recrutent eux-mêmes une partie de leurs personnels sur des postes à "profil", et signent des contrats d'objectifs sur trois ans avec le Rectorat. Ils s'engagent à augmenter les "performances" - notamment les résultats aux examens -, mesurées par une série d'"indicateurs quantitatifs et qualitatifs".

 

Côté sur-mesure, les équipes sont invitées à innover et à faire de l'individualisation, afin de faire réussir tous les élèves, y compris les plus faibles, et de supprimer le redoublement, jugé inefficace et coûteux.

L'objectif affiché d'Eclair est d'arriver à fixer, dans ces établissement difficiles, des équipes motivées, qui seraient portées par un projet commun et constituées par des profs chevronnés, attirés en plus par un système de primes.

En réalité, Eclair n'est pas une initiative très claire. Au départ, le dispositif avait pourtant été baptisé "Clair" (collège, lycées pour l'innovation ...). Annoncé durant les états généraux sur la sécurité à l'Ecole en avril 2010, il devait initialement permettre de lutter contre la violence.

 

Mais très vite, il s'est appelé Eclair (on a inclus des écoles). Et son objectif s'est déplacé: il s'agit désormais d'aider les établissements difficiles à se redresser. Et de remplacer les établissements RAR (Réseau ambition réussite), qui avaient eux-mêmes pris la suite des établissements Zep les plus difficiles. Mais là, est-bien clair ?

Après seulement cinq ans d'existence, les RAR ont ainsi été enterrés sans qu'on sache trop pourquoi, aucune évaluation n'ayant clairement démontré leur échec. Même pour les profs concernés, tout ça n'est  pas très clair...

Pour éclaircir le dispositif Eclair et convaincre les équipes souvent rétives de tous ses avantages avant la signature des contrats,  des inspecteurs ont été dépêchés dans les établissements concernés - les anciens RAR, puis Clair donc ... Ils expliquent notamment toute la souplesse donnée aux équipes et les encouragent à innover. 

 Au collège Lenain de Tillemont, passé Eclair à la rentrée 2011, deux demi-journées ont été "banalisées" (sans cours) les 24 et 25 janvier, pour permettre aux équipes et à l'inspecteur d'échanger sur le sujet. Une parodie de concertation, ont dénoncé les enseignants.

 

L'inspecteur "a avancé un certain nombre de propositions ou de décisions", expliquent-ils dans une lettre adressée le 26 janvier à l'inspecteur d'académie, "comme un super prof principal de 6è, une réduction de l'heure de cours, un arrêt des notes, ne plus s'occuper des résultats en 6è, ne travailler que les piliers 6 et 7" du socle commun de connaissances et de compétences.

 

Ce socle, adopté en 2006, devrait aujourd'hui être mis en place dans tous les établissements. Mais il reste très contesté. L'idée est qu'à l'école, l'élève n'acquiert pas seulement des savoirs mais aussi des compétences. A côté des connaissances, le socle liste donc une série de capacités et d'attitudes que l'élève doit maîtriser.

Le pilier 6 est intitulé "Les compétences sociales et civiques": "l'objectif est de préparer les élèves à bien vivre ensemble par l'appropriation progressive des règles de la vie collective". On précise que l'élève doit notamment savoir "ce qui est interdit et ce qui est permis", "connaître les gestes de premier secours" et "le règlement intérieur de l'établissement", mais aussi apprendre "le respect de soi" et celui "des autres". Les élèves doivent aussi être "préparés à leur vie de citoyen", ce qui passe par "connaître les symboles de la république", acquérir "quelques notions de gestion (établir un budget personnel, conctracter un emprunt)", etc.

Le pilier 7 est intitulé "L'autonomie et l'initiative". L'élève doit "savoir respecter des consignes", "s'autoévaluer", "savoir nager", "développer sa persévérance" mais aussi savoir "prendre des décisions, s'engager et prendre des risques en conséquence", "prendre l'avis des autres, échanger, informer, organiser une réunion". Tout cela supposant "curiosité et créativité".

 

La suite...

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:53
C03-01.jpgLa Conférence des directeurs d’IUFM conteste la démarche adoptée par le député Grosperrin pour modifier la loi de 2005. Dans un texte remis par son président au député, elle souligne que la formation des enseignants doit être placée sous la responsabilité de l’université et non assurée « notamment » par les universités, qu’elle doit être pilotée par un cahier des charges et non construite en fonction d’un « référentiel », qu’elle doit être universitaire et professionnelle, inscrite dans un diplôme de master, et portée par les structures « ad hoc » que sont les IUFM. Ces éléments sont directement repris des 22 propositions de la CDIUFM publiées en novembre dernier.
 

La Conférence des directeurs d’IUFM déplore l’incohérence des processus législatif et réglementaire qui conduit à modifier a posteriori la loi, en fonction de dispositions réglementaires apportées ultérieurement à sa promulgation et en contradiction avec elle.

 

Elle fait aussi remarquer qu’à trois mois des élections présidentielles il est inopportun de modifier le Code de l’éducation dans la précipitation. Dans quelques mois, la majorité nouvellement élue, quelle qu’elle soit, aura toute légitimité pour développer son projet pour l’éducation et pour la formation des enseignants. La Conférence des directeurs d’IUFM appelle à construire ce projet à partir de ses 22 propositions, seul texte aujourd’hui susceptible de susciter un débat serein et constructif sur la formation des enseignants et d’en porter les grandes ambitions.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans IUFM et formation
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole