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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 17:55

 

François Hollande présente ses propositions à Orléans. Interview de Christian Chevalier (SE-UNSA).

Manifestation nationale des professeurs contre le projet de reforme de l'evaluation des enseignants et contre suppression de postes. Paris, FRANCE-31/01/2012. SEVGI/SIPA 

 

Christian Chevalier est le secrétaire général du syndicat d'enseignant SE-UNSA (deuxième syndicat d'enseignants).

 François Hollande, candidat PS à l'élection présidentielle, donne ce jeudi à Orléans un discours sur le thème de l'éducation. Qu'attendent les enseignants des candidats à l'élection présidentielle ?

- Les enseignants attendent des engagements, des signaux forts. Ils veulent un vrai projet pour l'école. Le dernier quinquennat a miné le moral des enseignants. Ils n'ont pas compris le but des réformes. Les conditions de travail se sont dégradées. Ils ont l'impression d'être incompris et d'avoir été déconsidérés. L'école est un bien public. Les enseignants souhaitent que la confiance soit rétablie.

Aujourd'hui, et pour la 1ère fois dans une élection présidentielle, les enseignants ont l'impression de voir s'opposer deux visions, deux projets radicalement antinomiques de l'école. L'un, proposé par la gauche, estime qu'il faut réformer l'école républicaine pour aller plus loin dans l'égalité, repenser la place de l'enfant et de l'enseignant. Ce projet propose une école de la coopération. L'autre projet, prôné par Nicolas Sarkozy et qui court depuis cinq ans, est un copié-collé de ce qu'il se fait dans le privé. Les chefs d'établissement notent les enseignants. Le nombre d'enseignants diminue. C'est l'école de la concurrence. On le voit bien, la réforme de la carte scolaire a rendu l'école plus injuste. A terme, c'est l'apparition d'une école à deux niveaux : une école "low-cost" et une école "classe affaire".

Les enseignants attendent beaucoup des propositions de François Hollande.

Les relations entre les enseignants et les socialistes ont parfois été orageuses...

- L'histoire de l'école et du Parti socialiste est intimement liée. Une grande majorité des enseignants a voté pour François Mitterrand en 1981. Mais en 2007, François Bayrou a récupéré une part importante du vote des enseignants. Une distance s'est imposée entre les enseignants et les socialistes depuis 1981. Il y a eu l'expérience Claude Allègre, ministre de l'Education nationale de 1997 à 2000 [en juin 1997, Claude Allègre prononce la phrase : "il faut dégraisser le mammouth", provoquant la colère des enseignants, NDLR]. Et puis en novembre 2006, Ségolène Royal avait fâché de nombreux enseignants avec ses propos sur les "35h" au collège. Elle affirmait que les "profs ne travaillaient pas assez". Aujourd'hui, le ressenti est clair : les enseignants veulent du changement. L'école et les enseignants sont en souffrance. J'insiste bien sur le mot "souffrance" car c'est une réalité.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:29

In Mammouth déchaîné

 

Après les élèves, les profs (en grève) seront fichés.

 

AFP - Education: plainte contre un logiciel de pointage d'enseignants non-grévistes
Le syn­di­cat d'enseignement pri­maire Snuipp/FSU de Charente-Maritime a déposé plainte auprès de la CNIL contre l'utilisation d'un logi­ciel des­tiné au poin­tage des ensei­gnants non-grévistes qu'il consi­dère comme "contraire aux liber­tés publiques", a indi­qué mardi un représentant.

 
Le logi­ciel, bap­tisé Agart (Aide à la ges­tion auto­ma­ti­sée de rete­nue sur trai­te­ment), doit per­mettre de faci­li­ter la ges­tion comp­table des rete­nues à effec­tuer par l'administration sur les salaires des ensei­gnants grévistes.
Selon le syn­di­cat, les ensei­gnants du pre­mier degré en Poitou-Charentes ont été sou­mis à titre expé­ri­men­tal à luti­li­sa­tion de ce logi­ciel depuis jan­vier 2011.

 

Dans un pre­mier temps, les ensei­gnants des quatre dépar­te­ments de laca­dé­mie de Poitiers (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne) étaient ainsi invi­tés à sai­sir via lin­tra­net de lins­pec­tion aca­dé­mique de leur dépar­te­ment, leur posi­tion admi­nis­tra­tive le jour de la grève à savoir "pré­sent", "absent auto­risé" ou "gréviste".
"Nous sommes inter­ve­nus et le rec­to­rat s'est rendu compte qu'il était hors-la-loi. Depuis six mois, il ne recense plus que les non-grévistes, mais donc par rico­chet, il recense aussi les gré­vistes", dénonce Guy Grizet, repré­sen­tant du Snuipp/FSU dans le département.

 
"Nous consi­dé­rons que le fait de devoir se décla­rer non-gréviste per­met la consti­tu­tion dun fichier, qui reste actif 6 mois, de per­sonnes qui répondent à des appels syn­di­caux. On peut tout ima­gi­ner, ça laisse le temps de faire un fichage des gré­vistes au niveau natio­nal", s'indigne M. Grizet qui appelle au boy­cott du logiciel.

 

et toujours plus...

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:09

In Canard Enchainé 8/01/2012

 

canard-8-02-2012.jpg

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:52

In C'est Classe !

 

Manif paris 12 mars 2010 005

 

Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs, avait déjà fait scandale en proposant de supprimer à terme le Capes et l'agrèg. Le voilà de retour avec un projet de loi qui enterre les IUFM (les instituts universitaires de formation des maîtres) et ouvre la voie au privé pour former les enseignants. Résultat: un nouveau tollé.

 

Une dizaine d'organisations - la FSU (première fédération de l'éducation), le syndicat enseignant  SE-Unsa, la Ligue de l'enseignement, la FCPE (première fédération de parents d'élèves), les étudiants de l'Unef, Sauvons l'Université (SLU) ... - ont dénoncé la proposition de loi. Selon eux, elle achève de détruire une formation des enseignants déjà mise à mal par la réforme (la "masterisation") qui réduit quasiment à néant la partie professionnelle.

Le groupe Marc Bloch, qui réunit 59 présidents d'université, directeurs d'établissements du supérieur et de la recherche, ainsi que des hauts fonctionnaires, a également pris position dans une tribune reproduite ci-dessous. Des députés et des sénateurs de gauche sont aussi mobilisés.

 

A deux mois et demi de la présidentielle, on ne voit pas très bien ce qui pressait à ce point. Peut-être  l'UMP veut-elle parachever l'une des réformes les plus contestées mais aussi les plus emblématiques du quinquennat dans l'éducation. Le candidat-non-déclaré Nicolas Sarkozy, qui semble vouloir faire une campagne frontale, pourrait alors la brandir comme une réforme courageuse et modernisatrice qu'il a menée à bien, tenant bon face à tous les immobilismes...

 

Toujours est-il que le 10 janvier, Jacques Grosperrin a déposé sa proposition de loi. Elle a été adoptée  en commission le 1er février avec deux amendements. Elle doit être débattue aujourd'hui à l'Assemblée nationale avant d'être soumise au vote le 14 février.

Le 1er février, le député UMP est revenu sur un point très critiqué de sa proposition de loi et a réaffirmé le cadrage national de la formation. Aujourd'hui, son texte, qu'il présente comme "technique", est contesté essentiellement sur le point suivant: il stipule que "la formation des maîtres est assurée par les  établissements d'enseignement supérieur, notamment par les universités" - mais pas exclusivement, lit-on en filigrane. Avant, le Code de l'éduction indiquait qu'elle "assurée par les IUFM".

"Cette proposition de loi préconise de gommer toutes les références aux IUFM encore présentes dans le Code de l'éducation, souligne le SE-Unsa dans un communiqué le 2 février. Exit les écoles professionnelles. Place aux officines privées ou aux instituts catholiques sur le 'créneau' de la formation des enseignants qui ne serait ainsi plus dévolue aux seules universités".

"Si ce texte devait être adopté, ajoute le syndicat, il acterait la fermeture définitive des sites départementaux des IUFM et avec eux, une formation initiale et continue de proximité".

Dans le supérieur, le groupe Marc Bloch réclame lui aussi une refonte de cette réforme et fait des propositions. Voici la tribune qu'il nous a fait parvenir (les surlignages en gras ont été rajoutés pour une meilleure lisibilité):

 

"La dernière blague du gouvernement: une réforme "technique" de la formation des maîtres !

Par le groupe Marc Bloch

"La réforme de la formation des maîtres qui fut l’un des projets majeurs du Ministre Xavier DARCOS, visait à élever le niveau de formation initiale des futurs enseignants et à mieux préparer leur entrée dans le métier.(...)

Alors que les universités, les milieux scientifiques ou académiques et les organisations syndicales considéraient de manière tout à fait favorable l’ambition d’élever le niveau de formation des maîtres, le gouvernement s’engageait unilatéralement, et dans l’urgence, dans cette réforme sans la réflexion, ni la concertation indispensables. Seule semblait primer la volonté de profiter de cette réforme pour engager une économie budgétaire en annulant l’année de formation continuée en alternance et supprimer les 16 000 emplois correspondants. Le reste, la pédagogie, la formation des maîtres et l’avenir de nos enfants, tout ceci devint accessoire (...)

L’annulation par le Conseil d’Etat de 3 articles de l’arrêté du 12 mai 2010 sur la mastérisation a jeté un pavé dans la mare. En effet, dans leur sagesse et leur devoir de dire la conformité à la loi, les conseillers affirmèrent que celle-ci ne fût pas respectée sur plusieurs points.

Tout d’abord, les dispositions portant réforme de la mastérisation annulaient le cahier des charges de la formation des futurs enseignants et remplaçaient le stage des nouveaux professeurs par une formation pédagogique minimale en dehors des IUFM. Cette «astuce» permettait de supprimer 16 000 postes, à la rentrée 2010 en envoyant dès leur réussite au concours les jeunes professeurs enseigner à plein-temps devant leur classe mais elle ne respectait pas le code de l’éducation.

Dans son arrêt, le Conseil d’Etat dit aussi que le ministre aurait dû consulter les deux instances prévues par la Loi: le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche et le Haut Conseil de l'éducation.

La décision du Conseil d’Etat invite surtout le gouvernement à ouvrir un débat entre les différentes parties (Ministères et organisations).(...)

Peu courageuse et voulant surtout faire l’économie d’une concertation, la majorité gouvernementale a choisi une autre voie: confier au député UMP du Doubs, Jacques GROSPERRIN le soin de déposer une proposition de loi visant à modifier les dispositions du code de l’éducation mettant en cause l’arrêté sur la réforme de la mastérisation.

Ainsi plutôt que de revenir sur cette réforme précipitée, le député propose quelques aménagements pudiquement appelés «techniques».

Comment mépriser à ce point la formation des futurs enseignants et considérer comme des aménagements techniques des dispositions qui annulent l’existence des IUFM, minorent le rôle des universités, suppriment les mentions relatives à la formation initiale et à la formation continue des enseignants ?

La proposition GROSPERRIN est une erreur, pire une faute !

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:48

Vous avez signé l'appel d'Université Universelle, notre matière grise est de toutes les couleurs.

Grâce à la mobilisation de tous ceux qui combattent la circulaire Guéant, une avancée a eu lieu avec la parution d'une nouvelle circulaire, le 12 janvier dernier. Mais cette nouvelle circulaire était insuffisante, et nous n'avons pas constaté, dans les faits, de véritable amélioration pour les diplômés étrangers. Lors de deux cérémonies de parrainage, des personnalités ont montré leur soutien à des diplômés étrangers dont les témoignages montrent combien cette politique est absurde et dangereuse.

DIMANCHE 12 FEVRIER

à 15h

 

à Paris (Hôtel de Ville)

Lyon (Place des Terreaux)

Toulouse (Place du Capitole)

 

Le Collectif du 31 mai soutenu par Université Universelle organise des rassemblements :

3 villes, 2 circulaires, 1 constat, 0 résultat.

Dimanche 12 février en effet, la circulaire complémentaire du 12 janvier fêtera son premier mois. Pendant ce mois écoulé, la situation s'est aggravée, et ce nouveau texte, qui ne répond en aucun cas aux attentes des diplômés étrangers, a provoqué la confusion et l'incompréhension :

Refus d'autorisations de travail abusifs

Interdiction des dépôts de réexamen

Expulsions et Obligation de quitter le territoire

La liste est longue, et s'allonge de jour en jour.

Un mois plus tard, nous avons besoin de vous, nous devons nous mobiliser pour dire que nous ne sommes pas dupe.

Le Dimanche 12 Février, nous descendons dans les rues pour rassembler étudiants, jeunes diplômés, intellectuels, politiques, syndicaux, entrepreneurs, et tirer la sonnette d'alarme : Rien n'a changé !

Des personnalités du monde universitaire, du monde politique seront présentes pour nous soutenir. Les associations partenaires seront aussi présentes ainsi que les médias qui nous suivent à chaque événement que nous organisons.

 

Merci de diffuser largement ce message autour de vous.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:58

In Le Monde

 

 
Carton rouge. De la réforme de la mastérisation, qui a fait passer le niveau de recrutement des enseignants de bac+3 à bac+5, la Cour des comptes propose de ne rien garder. Ni la date du concours, ni le mode d'affectation des enseignants, ni leur pseudo-formation. Pour les sages de la rue Cambon, cette réforme, adoptée en conseil des ministres en juin 2008, a manqué toutes ses cibles.
  • Les économies envisagées

 La Cour a refait le calcul. La suppression de 9 567 équivalents temps plein aurait pu rapporter 707 millions d'euros en 2011. Mais, une fois enlevé le coût de mesures d'accompagnement, comme la revalorisation des débuts de carrière (38 millions d'euros), les bourses au mérite versées aux étudiants (25 millions) ou les indemnités de tutorat (27 millions), il ne reste plus que 370 millions d'économies. Les magistrats se sont arrêtés là dans leur calcul, suggérant qu'il faudrait aussi ôter le coût supplémentaire pour la nation des deux années d'études qui mènent de la licence au master – à 10 000 euros l'année par élève.

Un master d'enseignement souvent préparé pour… rien. "Le taux d'échec important aux concours de recrutement traduit du point de vue de la bonne gestion des finances publiques, une inefficience marquée, les étudiants recalés auront été coûteusement et spécifiquement formés à un métier qu'en définitive ils n'exerceront pas", note la Cour. La rue Cambon propose donc "d'organiser les concours avant ou au début des masters". Un peu comme avant la réforme…

  • L'amélioration du niveau des enseignants

"Plus de 70% des enseignants recrutés au mois de juin précédent n'avaient aucune expérience de l'enseignement. Or les conditions de leur prise de fonctions à plein-temps n'ont pas fait l'objet d'une attention suffisante", relève la Cour, qui estime que "ce nouveau dispositif a été engagé pour pouvoir tirer parti le plus rapidement possible des économies d'emplois qu'il permettait".

Ainsi les magistrats regrettent-ils que des enseignants stagiaires aient été affectés dans deux ou trois établissements différents : dans une académie du Sud-Est, cela a été le cas de tous les enseignants d'arts, mais aussi de 25% des professeurs de sciences physiques, 24% d'histoire-géographie, 22% d'anglais… Ce qui complique l'intégration dans une salle des professeurs.

 

 

Selon les sages de la rue Cambon, la réforme de la mastérisation a manqué toutes ses cibles.

Selon les sages de la rue Cambon, la réforme de la mastérisation a manqué toutes ses cibles.Cour des comptes, Education nationale

 

 

 

Ce service à assurer dans des conditions difficiles a encore été alourdi par des heures supplémentaires puisque la Cour relève que, dans une académie de l'Est, "35% se sont retrouvés avec des heures supplémentaires". Plus globalement, "les enseignants stagiaires ont une charge horaire supérieure d'un tiers par rapport au temps de travail d'un professeur titulaire" puisqu'ils ont dû effectuer une formation express sur leur temps libre… Le tutorat promis "Sur le plan national, 23% des stagiaires n'étaient pas situés dans le même établissement que leur tuteur", relève la Cour. De plus, la mission du tuteur n'a pas été pensée: "Le ministère ne s'est pas doté d'instruments précis permettant de s'assurer de l'efficacité du tutorat." Et la Cour de regretter que, sur le sujet, le ministère "dispose de très peu d'éléments d'information, alors que son importance pour la formation des enseignants justifierait une capacité nettement accrue de suivi et d'évaluation de cette activité". Pourtant, 27 millions d'euros ont bien été versés aux tuteurs.

  • La réussite des élèves

Les magistrats de la rue Cambon soulignent que "les objectifs fixés par le code de l'éducation devraient normalement se traduire par une formation particulièrement renforcée en matière de gestion de l'hétérogénéité des niveaux des élèves au sein des classes. Or, selon les circulaires, cette formation ne représentait en 2010-2011 que neuf heures pour les enseignants du second degré et entre six et dix-huit heures pour les professeurs des écoles ". Les sages remarquent aussi qu'eu égard à l'objectif d'un socle commun de connaissances et de compétences, qui figure dans la loi, la mastérisation aurait dû permettre de rapprocher les concours de professeurs des écoles et de professeurs du secondaire, et peut-être aussi de l'introduction d'une bivalence dans les concours. Occasion ratée.

  • Le vivier de candidats réduit

La Cour pointe un problème plus grave à moyen terme. "Le vivier de candidats s'est réduit de plus de 50 000 inscrits, soit une baisse des inscriptions d'un tiers sur une seule année" entre2010 et 2011. Le vivier des mastérisés compte 300 000 étudiants de moins que celui des licenciés. De plus, le pourcentage des inscrits qui se présentent réellement au concours a encore décru entre2010 et 2011.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:38

 

 

In Acteurs Publics

 

Dans une proposition de loi qui sera débattue le 8 février à l’Assemblée nationale, le député UMP Jacques Grosperrin propose d’élargir la formation des maîtres à d’autres établissements que les universités. “ C’est promouvoir les officines privées ”, dénonce l’opposition PS. Les syndicats fustigent “ une liquidation des IUFM ”.

La formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités… ” En laissant ainsi entendre que les établissements privés pourraient à l’avenir former les enseignants, la proposition de loi du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants provoque un tollé dans le monde de l’éducation. Adopté le 1er février par la commission des affaires culturelles (pour lire le compte rendu de la séance), le texte sera débattu à l’Assemblée nationale le 8 février.

 

Cette proposition de loi n’a qu’un but : la réforme dite de mastérisation ayant transféré la formation des enseignants à l’université, elle procède à quelques modifications des articles du code de l’éducation qui, dans leur rédaction actuelle, confient cette mission aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) ”, justifie Jacques Grosperrin.

 

Pour le député du Doubs, qui avait été chargé en 2011 de piloter la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants, les termes “ notamment les universités ” renvoient à des établissements non universitaires – tels que l’École normale supérieure de Cachan (ENS) – qui assurent aussi des formations d’enseignants. Jacques Grosperrin entend par ailleurs “ tirer les conséquences de l’intégration des IUFM au sein des universités ” et du recrutement des enseignants au niveau master.

 

“ Promouvoir les instituts catholiques ”

Une précision qui ne rassure pas les syndicats. Pour la FCPE, le texte “ rend possible la formation des futurs enseignants de l’école de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques ”. “ Une démolition en règle de la formation ”, “ une liquidation des IUFM ”, “ un cadeau pour les prépas privés ” : autant de critiques formulées par une dizaine d’organisations du monde éducatif (FSU, Unef…) relayées en commission des affaires culturelles par les députés de gauche.

 

Dans un communiqué, trois membres socialistes de cette commission, Martine Faure, Monique Boulestin et Martine Martinel estiment : “ Sous couvert d’une cohérence technique de réécriture du code de l’éducation, il s’agit en réalité d’entériner la disparition programmée des IUFM et de nier la nécessité de la formation initiale et continue des enseignants. ” “ Cette proposition de loi vise à promouvoir les officines privées et les instituts catholiques ”, lance en écho le groupe socialiste du Sénat.

 

Pour calmer ces critiques, Jacques Grosperrin a fait rajouter à sa proposition de loi des références aux “ établissements d’enseignement supérieur ” et à un “ cahier des charges ” établissant les règles de formation des enseignants. “ L’ouverture au privé relève du fantasme, assure-t-il. Il n’y a aucune crainte à avoir. ” Pas sûr que cela rassure les députés d’opposition. La séance du 8 février s’annonce tendue.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 18:57
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N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012 ! Appel pour une refonte de la formation des enseignants
 

Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre de la réforme dite de la « masterisation de la formation », nous, enseignants d’histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation. Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes :

 

1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants


2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des universités (dans toutes leurs composantes)


3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d’assurer successivement • une année de recherche sanctionnée par un mémoire et • une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin


4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une « vraie » deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service


5/ le CAPES et l’agrégation doivent reposer sur des programmes très largement communs afin que la préparation de l’agrégation ne soit pas réservée à un tout petit nombre d’établissements et d’universités


6/ les épreuves du concours sont des épreuves disciplinaires. L’écrit valide des savoirs scientifiques. Elles comprennent également une épreuve orale de réflexion sur l’histoire et l’épistémologie de la discipline, sur son enseignement et sur les programmes scolaires et comportent une dimension d’éducation citoyenne (comme l’épreuve sur dossier actuelle du CAPES d’histoire et de géographie) ne se réduisant pas aux « devoirs du fonctionnaire »


7/ la mise en place de mesures significatives de soutien à destination des étudiants financièrement pénalisés par l’allongement de la durée de la formation.

Ces points nous semblent les plus urgents à mettre en œuvre mais nous sommes persuadés qu’une vaste concertation et une véritable négociation avec tous les acteurs concernés restent indispensables sur la question de la formation et du recrutement des enseignants. Nous appelons tous nos collègues enseignants pensant comme nous que la question de la formation des enseignants est capitale pour l’avenir de notre société, que la réforme dite de la « masterisation » a gravement compromis cette formation et approuvant ces exigences à diffuser très largement cet appel.


Cet appel a été rédigé lors de la réunion du « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire », le 28 janvier 2012.

 

Contact : appelformation2012@gmail.com

 

Aprile Sylvie (U. Lille 3) - Aprile Thierry (U. Paris Est Créteil) - Baldner Jean-Marie (U. Paris Est Créteil - IUFM) - Bertrand Michel, (U. Toulouse II-Le Mirail) - Biloghi Dominique (U. Montpellier 3) - Blancodini Patrick (Lycée Saint Exupéry- Lyon) - Bosc Yannick (U. Rouen - IUFM) – Boyer Gilles (U. Lyon 1- IUFM) - Brioist Pascal (U. Tours) - Bührer-Thierry Geneviève (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Cabanel Patrick (U. Toulouse II- Le Mirail) - Castagnez Noëlline (U. Orléans) - Chevalier Dominique (U. Lyon 1) - Clerc Pascal (U. Lyon 1- IUFM) - Colantonio Laurent (U. Poitiers) - Copolani Antoine (U. Montpellier 3) - Daumas Jean-Claude (U. de Franche-Comté) - De Cock Laurence (Lycée Joliot Curie - Nanterre) - Delacroix Christian (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Desvignes Dominique (U. d’Artois- IUFM) - Dosse François (U. Paris Est Créteil) - Dumoulin Olivier (U. Cæn) - Duprat Annie (U. Cergy Pontoise) - Falaize Benoît (U. Cergy Pontoise) - Garcia Patrick (U. Cergy Pontoise) - Glaudel-Serriere Anne (U. Reims Champagne-Ardenne- IUFM) - Hatzfeld Nicolas (U. d’Évry) - Hertzog Anne (U. Cergy Pontoise) - Jacquemond Louis-Pascal (Acad. Grenoble) - Jollet Anne (U. Poitiers) - Kondratieva Tamara (U. Valenciennes) - Leduc Jean (Toulouse) - Legoy Corinne (U. d’Orléans) - Legris Patricia (U. Reims Champagne-Ardenne - IUFM) - Lemire Vincent (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maitte Corine (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maldavsky Aliocha (U. Paris Ouest Nanterre La Défense)- Marin Richard (U. Toulouse II-Le Mirail) - Mazeau Guillaume (U. Paris 1) - Morin Cécile (U. Clermont-Ferrand- IUFM) - Offenstadt Nicolas (U. Paris I) - Pingué Danièle (U. de Franche-Comté - IUFM) - Poirrier Philippe (U. de Franche-Comté) - Porhel Vincent (U. Lyon 1- IUFM) - Rideau Gaël (U. d’Orléans) - Riot-Sarcey Michèle (U. Paris 8) - Savy Pierre (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Schapira Nicolas (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Sibeud Emmanuelle (U. Paris 8) - Teulières Laure (U. Toulouse II- Le Mirail) - Trouboul Catherine (Lycée Clémenceau, Nantes) - Trouboul Yves (U. de Nantes) - Vézier Anne (U. Nantes-IUFM) – Vigna Xavier (U. de Franche-Comté) - Vigreux Jean (U. de Franche-Comté) - Weissberg Gabriel (U. Toulouse II- Le Mirail- IUFM) - Zancarini-Fournel Michelle (U. Lyon 1) - Zytnicki Colette (U. Toulouse II-Le Mirail).

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 18:44

Flash spécial du Café Pédagogique

 

C03-18« On portera la question devant les électeurs ». A l’occasion de la remise du rapport sur l’apprentissage des langues, mardi 7 février, Luc Chatel a annoncé à la fois la globalisation des enseignements de langues au collège et l’annualisation des services. Deux sujets qui devraient être très mal accueillis par les professeurs.

 

La globalisation au collège. Le ministre de l’éducation nationale voit dans ces deux dispositifs un moyen de renforcer l’apprentissage des langues. La globalisation concernerait l’ensemble des enseignements de langues pour tous les niveaux des collèges. Pour Luc Chatel et pour Suzy Halimi, présidente du Comité stratégique des langues, cela permettrait d’apporter une réponse plus souple aux enseignements. On pourrait par exemple renforcer l’anglais en 6ème quitte à alléger l’horaire par la suite. Mais le dispositif a aussi l’avantage d’apporter plus de souplesse dans la gestion des postes et donc de pouvoir en supprimer un certain nombre. Le collège pourrait dans une certaine mesure ajuster son offre de langues  aux postes existants. Cela avait été demandé par l’enseignement catholique. Luc Chatel a annoncé qu’elle concernerait dès la rentrée prochaine un collège sur dix.

 

L’annualisation des services est présentée par Luc Chatel comme une réponse au manque d’enseignants pour encadrer les stages de langues durant les vacances. L’annualisation consiste à définir le temps de travail non plus par un horaire hebdomadaire mais par un horaire annuel, 36 fois 18 heures par exemple pour un certifié. De fait cela permet d’augmenter très sensiblement le temps de travail à salaire égal en collège et lycée. Dans l’enseignement technologique et professionnel, où les élèves sont une partie de l’année en stage les gains pourraient être très importants. Luc Chatel est allé encore plus loin en annonçant que ces heures de travail pourraient être imposées durant les vacances. Mais cela nécessite une refonte du statut des enseignants.

 

« C’est un sujet sensible », a précisé le ministre. « On va réfléchir dans le cadre du débat des élections présidentielles sur le statut des enseignants. L’enseignement des langues est un bon exemple de ce que permettrait le changement de statut ». Cette annonce laisse penser que la campagne électorale va prendre un nouveau cap beaucoup plus agressif très rapidement. Et que les enseignants vont se trouver en première ligne sur le thème bien connu de leur temps de travail.

 

Plus d'information et de réactions dans votre Expresso du 8 février.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 18:28

MOBILISATION MASSIVE AU LYCEE ROMAIN ROLLAND D'IVRY-SUR-SEINE CE MARDI 7 FEVRIER

 

Les élèves et personnels du lycée Romain Rolland d'Ivry se sont massivement mobilisés mardi 7 février : lycée bloqué et personnels en grève.

 

À nouveau, le Ministère et le Rectorat nous proposent une DHG pour la rentrée 2012 (Dotation horaire globale) en baisse de près de 5% par rapport à la rentrée précédente. Fusion de 2 classes 1ère ES et L, diminution des capacités d'accueil en terminale ES ( ne permettant plus de redoublements), regroupements d'enseignements de langues seront donc au menu de la rentrée 2012 ; par ailleurs, nous avons perdu 20 heures de service d'assistants d'éducation et 53,5h de service d'assistants pédagogiques entre 2011 et 2012.

 

Malgré notre présence en nombre ce matin au Rectorat, avec nos collègues du lycée Jean Macé de Vitry, et malgré l'intervention de M P Gosnat, député maire de la circonscription, le Recteur a refusé de recevoir une délégation,

Le Rectorat décide ainsi de bloquer ces lycées en refusant d'ouvrir rapidement des discussions, alors que la colère et l'exaspération des élèves, de leurs parents et des personnels sont très fortes.

La mobilisation continue, un préavis de grève est déposé pour le jeudi 9 février et de nouvelles initiatives sont prévues ce même jeudi 9 février à partir de 9h00.

 

Les personnels du lycée et leurs sections syndicales SNES – SNEP FSU

 


In JC94

 

Mobilisation dans les lycées du 94 contre les suppressions de postes!

Le savoir est une arme !


Au lieu d’en faire un lieu de la réussite de tous, le gouvernement a fait de l’école une machine à précaires. Sarkozy a clairement annoncé qu’il poursuivra le saccage en 2012...
Cette année encore, le gouvernement supprime des postes dans l'Education nationale : au moins 535 suppressions de postes sont prévues pour la rentrée 2012 dans la seule académie de Créteil ! C'est un nouveau coup dur pour l'éducation dans notre département. Les classes vont être de plus en plus surchargées ! Les conditions de travail se dégradent année après année ! En 2011, nous avons pu comptabiliser “5533 élèves dans la  nature” dû au décrochage scolaire !
Pourtant conséquence directe de cette politique de casse: 154 heures en moins pour la dotation horaire globale (DHG) soit l'équivalent de 8 postes pour le lycée Jean Macé à Vitry, ou encore 50h en mois pour le lycée Romain Rolland à Ivry, des suppressions de classes, filières, options, etc ....
 
Dans la logique de la dernière réforme des lycées, qui consacre notamment l'autonomie des chefs d'établissements, l'école à deux vitesse, l'orientation de l'échec, la fin du droit au redoublement, etc... l'école publique est en danger!

Aujourd'hui, professeurs et élèves des lycées Jean Macé et Romain Rolland étaient en grève pour protester contre les suppressions de postes! 
Un rassemblement a eu lieu devant le Rectorat  pour réclamer d'être reçu par le Recteur d'Académie! Une délégation de 6 personnes a pu être reçue!

Les jeunes communistes du Val de Marne, dont de nombreux lycéens, sont mobilisés et appellent tous les lycéens et enseignants des établissements du 94 à se révolter contre cette politique de casse de l'éducation, chaque année plus violente!
 
REPRENONS LE POUVOIR !

Nous voulons :
- Le retrait du projet de décret sur l’évaluation des enseignants !
- L'arrêt des suppressions de postes et un grand plan d'embauche dans l'Education nationale 
- La Gratuité totale de l’école y compris pour le matériel Professionnel
- L’information, respect et promotion des droits lycéens notamment le droit d’organiser des débats ou de manifester
- La création de vraies passerelles entre toutes les filières et droit au redoublement
- Un tronc commun d’ambition pour toutes les filières (général, techno ou pro)

 

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