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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:14

 

C03-40.jpgPriorité à l’éducation : l’école peut-elle vraiment tout ?

 

Parce que la société a toujours multiplié les missions de l’école elle se voit revêtir simultanément les panoplies des héros qui arrachent les pauvres à leur condition, qui transmettent les savoirs, qui forment des citoyens, qui réduisent les inégalités sociales, qui préparent à l’emploi…

On comprend bien pourquoi les candidats à la présidentielle multiplient les propositions pour réformer l’éducation et pourquoi la salle de cours est l’objet des plus grandes vertus politiques en ces temps d’échéances électorales.

Mais l’école peut-elle vraiment lutter contre le chômage, l’école peut-elle garantir des rétributions décentes aux futurs salariés, l’école peut-elle préparer l’unité de la nation, l’école peut-elle combler le fossé socio-économique qui s’élargit  au sein de la population ?

Tout est-il possible une fois franchie la porte de classe ?

 

En abandonnant les enseignants, n’abandonne-t-on pas l’école ?

 

Nous pouvons cependant nous féliciter que l’école reste un  sujet majeur pour les français, néanmoins l’examen de la situation montre que le point de rupture n’est pas loin…

L’Ecole Républicaine et ses enseignants sont affaiblis, désorientés par plus de 10 années de brimades et d’injonctions législatives. Les luttes stériles ont démobilisé ceux qui avaient foi dans le projet d’Education Publique et de réduction des inégalités.

Ceux qui considèrent depuis une décennie l’école comme un poste de dépenses ont réussi leur pari brutal d’humilier et de réduire un vivier de personnels considéré comme un électorat communément acquis à la gauche…

 

Réduire les effectifs des enseignants, geler des salaires déjà inconsistants, supprimer les formations de qualité,  mener des réformes sans concertations abouties avec les partenaires et les professionnels de l’éducation, faire de l’évaluation et du mérite les conditions incontournables de la réussite ont amené à transformer l’école en société « managériale »…

Voilà un travail de sape savamment orchestré par les admirateurs d’un libéralisme dépassé qui  peu à peu, a démantelé notre modèle éducatif et abandonné des générations d’élèves, surtout dans les milieux sociaux difficiles.  Nous vivons une double crise : le démantèlement  d’un système éducatif et la pénurie des moyens. L’attractivité en berne des concours de professeurs le confirme.

 

Jamais les questions de fond de la qualité des apprentissages et de réductions des inégalités ne furent discutées, seuls les volumes d’enseignements et les modalités de fonctionnement furent imposés.

Malgré les espoirs et ce boulevard ouvert au PS pour les prochaines échéances électorales les enseignants s’interrogent.

Quel sera le sens donné à la refondation de l’Ecole Républicaine par Monsieur Hollande ? Régulièrement il est aisé de dénoncer la situation désastreuse de l’école et des enseignants. La phrase de Monsieur Peillon « …travailler  mieux et différemment… »  inquiète à l’instar des attaques de Madame Royal qui pensaient déjà tout bas en 2002 que « …les enseignants ne fichent rien… ».

Si même la gauche « casse du prof » alors comment reconstruire l’Ecole sans eux ?

Oui, les marges de manœuvre seront faibles. Si Monsieur Hollande accède au pouvoir ; ses propositions de « … quelques pistes de débats avec les enseignants sur le nombre de jours de classe dans l’année… »  ne rassurent pas. Les enseignants savent bien qu’elles tourneront au désavantage des professeurs, tant l’idée est désormais répandue que ces « jeanfoutres » n’en « rament pas une » derrière leur bureau…

Les enseignants seront toujours mobilisés pour faire évoluer l’Ecole mais permettez-nous de penser que nous ne pourrons pas nous soustraire à un large débat public sur les questions du métier et du statut. Aujourd’hui les lignes du programme du PS paraissent floues sur le sujet.

Si « travailler plus pour gagner moins »  succède à la promesse de rupture du « travailler plus pour gagner plus » un désastre est à prévoir après le naufrage…

Il faut redonner du souffle aux enseignants parce que leur foi, leur énergie et leur générosité ne demandent qu’à être regonflées…Il est vain de vouloir changer l’école de façon cohérente sans ses personnels…

 

A l’heure où F. Bayrou dévoile, sans rentrer dans les détails, qu’il garantira le statut des enseignants, qu’il restaurera leur formation et leur fonction, beaucoup d’entre nous se plaisent à se remémorer ses paroles quand il affirmait que « …ceux qui mettent les enseignants en accusation disant qu’ils ne travaillent pas assez, ne tiendraient pas deux heures dans une classe… ».

 

Nous  resterons vigilants et mobilisés…

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 21:42

LA FCPE des 9ème et 18ème arrondissements vous invitent à assister à la projection de ce film, suivi d’un débat avec des représentants du Rased pour mieux comprendre le rôle essentiel de leur travail pour aider ces enfants.

 

Au delà de la difficulté scolaire et de son dépassement, c’est de la réalité de l’école d’aujourd’hui dont il est question. Quelles conséquences auront les suppressions drastiques des postes d’enseignants sur l’avenir de nos enfants ?

 

Venez nombreux débattre, écouter et participer !

 

JEUDI 16 Février à 19h

salle du Conseil, Mairie du 9ème

 6 rue Drouot,

 M° Richelieu Drouot / le Peletier

13-02-2012-21-40-13.jpg

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:45

 

C03-40.jpgA tous les citoyens et aux parents soucieux de l’avenir de leurs enfants,

 

Nous vous interpellons aujourd’hui sur l’avenir de l’école et la formation des futurs citoyens de demain.

 

Depuis maintenant 2 ans, la masterisation a profondément transformé la formation des professeurs des écoles et des collèges provoquant un système élitiste et une professionnalisation insuffisante des enseignants. Cependant, malgré les injonctions paradoxales, l’IUFM s’évertue à former les professeurs de demain en répondant à la fois aux exigences universitaires et à la nécessaire professionnalisation de leurs étudiants.

 

Or, le 3 février prochain, le conseil d’administration de l’Université de Nantes a mis à l’ordre du jour, un projet de modification de la formation des enseignants qui entraine la dissolution des IUFM des Pays de la Loire au profit de l’augmentation des effectifs des filières universitaires.

 

Quelles conséquences pour l’avenir de l’école ?

 

Dans le meilleur des cas, les étudiants et leurs formateurs seront transférés dans des filières non choisies et pas adaptées aux besoins relatifs au métier d’enseignant.

 

La formation, jusqu’à présent, assurée par ces institutions spécialisées, proposera des contenus exclusivement théoriques, sans ancrage dans la réalité professionnelle. Cette évolution amènera dans les classes des enseignants sans expérience, ni sensibilité pédagogique.

 

D’autre part, la probabilité, si ce choix est voté, d’une disparition totale de formation pour les professeurs sur certains départements est forte. Ainsi, la fermeture des IUFM entrainera sans doute l’absence de lieu en Vendée pour les formations initiale et continue des enseignants.

 

Dans ce cas, le cofinancement par la Région, le Conseil Général et l’agglomération Yonnaise d’un nouveau bâtiment sur le site de La Courtaisière, à destination de l’IUFM en 2014 interroge quant à son utilisation.

 

Il n’est pas de notre propos de défendre le système actuel qui à bien des égards mériterait d’être repensé mais la dissolution des IUFM n’est pas la réponse appropriée car elle mettrait à mal le système scolaire, déjà fortement fragilisé. Sur du long terme, cette situation risque d’engendrer une baisse de la qualité des enseignants et le renforcement des inégalités scolaires.

 

Notre inquiétude est d’autant plus forte qu’une proposition de modification de la formation des Maitres par le député Jacques Grosperrin devrait être présentée au Parlement d’ici le 8 février 2012.

 

De ces choix politiques dépend le devenir de nos enfants.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:31

Pour défendre l’enseignement professionnel public, sous statut scolaire, l’intersyndicale appelle les personnels à se mobiliser.

 

L’intersyndicale nationale de l’enseignement professionnel public (LP, SEP, SEGPA et EREA, lycées agricoles), s’est de nouveau réunie le 16 janvier pour examiner la poursuite à donner à l’action engagée en faveur de la défense de l’enseignement professionnel initial sous statut scolaire.

 

Reçue par le vice-président de l’ARF chargé de l’Education, M. François BONNEAU, l’intersyndicale se félicite que cette audience ait pu se tenir rapidement, le caractère très large de l’intersyndicale (toutes les organisations syndicales y participent) et l’approche des élections expliquant peut-être cela.

Au nom de l’ARF, le vice-président a tenu à affirmer son opposition à toute éventualité de transfert des personnels enseignants et d’éducation de la voie professionnelle vers les Régions. Nous en prenons acte et restons vigilants en ce qui concerne l’avenir.

M. Bonneau a exprimé son désaccord avec la proposition de N. Sarkozy d’une dernière année en apprentissage pour les sections de CAP et de Baccalauréat professionnel de nos établissements. Il a souligné que les déclarations du chef de l’Etat étaient faites sans concertation, l’apprentissage étant pourtant du ressort des Régions. Pour l’ARF, l’enseignement professionnel initial, sous statut scolaire, doit rester le cœur de la voie professionnelle. Il a condamné également les suppressions massives d’emplois, particulièrement dans l’enseignement professionnel public, sous statut scolaire, pour la rentrée 2012. L’intersyndicale espère que ces déclarations se concrétiseront par un soutien des responsables des Régions dans les luttes à venir sur ces questions.

 

L’intersyndicale a constaté un désaccord entre nos organisations et l’ARF en ce qui concerne la mixité contrainte des publics au sein des sections de CAP ou de Bac pro. Nous continuons à penser que celle-ci n’est pas compatible avec un enseignement de qualité car elle génère de très nombreuses difficultés.

Des interrogations demeurent également sur le partage des responsabilités, entre l’Etat et les Régions, dans la construction de la carte des formations. Si les Régions ont la responsabilité de celle de l’apprentissage, en ce qui concerne les formations sous statut scolaire, il est assez difficile de voir à quel niveau exact l’ARF souhaite en avoir l’initiative. En effet, la gestion des établissements et de leurs équipements leur revient, alors que celle des personnels enseignants, d’éducation, administratifs, sociaux et de santé relève de la fonction publique d’Etat.

 

A la sortie de cette entrevue, les organisations syndicales ont relevé qu’il pouvait exister certaines différences d’une Région à l’autre et que l’ARF ne pouvait en rendre compte. Ce sont dans les décisions effectives, que prendront les Régions, que nous mesurerons le soutien de celles-ci à la défense de l’enseignement professionnel public laïc sous statut scolaire.

L’intersyndicale a décidé d’appeler les personnels à signer massivement une pétition nationale dont le lancement a été fait avec 1 000 premières signatures de responsables nationaux, académiques et départementaux de toutes nos organisations (ci-jointe).

 

Nous renouvelons notre demande d’audience auprès de Luc Chatel, aujourd’hui restée sans réponse. Nous souhaitons transmettre au ministre de l’Education nationale les pétitions qui auront été signées.

 

Nous appelons les personnels des LP, SEP, SEGPA, EREA, lycées agricoles à se réunir dans les établissements, dans les départements, dans les académies pour décider collectivement des actions à mettre en œuvre. Nous devons nous mobiliser pour empêcher les suppressions de postes, les fermetures d’établissements et obtenir le maintien d’un enseignement professionnel public, sous statut scolaire, de qualité.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 18:16

Une animatrice d'un atelier relais dans le Rhône nous transmet ce courrier (adressé à l'Inspection et au Rectorat) qui déplore la casse de ce dispositif...


C03-01.jpgChers responsables de l'inspection académique, je suis animatrice en atelier relais dans le Rhône depuis 4 ans. Nous sommes en effet embauchés par des associations d'éducation populaire.

 
Nous venons d'apprendre que les postes d'animateur que nous occupions à raison d'un 75% d'ETP ont été réduits à hauteur de moitié : 37%. Et ce, pour des raisons budgétaires.
Cette décision arrive en cours d'année scolaire, plus exactement le 1er Février 2012 pour la période de Janvier 2012 à Juin 2013 !

 

 Je tiens à vous faire part de mon désarroi face à une telle décision de réduire de moitié notre travail auprès des jeunes. Je pense très sincèrement que vous n'avez qu'une idée lointaine de la réalité de notre travail et de notre engagement personnel pour cette mission.
Je parlerai en mon nom mais je vois bien que les collègues qui travaillent au sein de la même association que moi, sont eux aussi très engagés dans leur mission !

 

 Je voudrais vous informer que le travail que je fais auprès des collégiens en décrochage ou en voix de décrochage est une mission que j'ai choisi. Ce n'est pas un emploi que j'occupe par défaut car je ne vous cache pas que si je souhaitais gagner bien mieux ma vie ce n'est pas cette mission que j'occuperai au jour d'aujourd'hui !

 

 La prise en charge de ces collégiens en grande difficulté nous pousse souvent à trouver chaque jour de nouvelles idées pouvant spécifiquement aider tel ou tel jeune.
Le partenariat enseignant/animatrice me paraît riche et dans le travail d'équipe que cela nécessite (échanges d'idées, différents regards sur le jeune, les familles, ….), est tout simplement primordial pour une prise en charge de qualité. Je me souviens aussi que le dispositif atelier relais a été construit justement sur ce partenariat.

 

 Jusqu'à présent j'avais pour cadre de travailler auprès de ces jeunes, de leur famille,  leurs enseignants et les équipes médico-sociales afin de mieux comprendre et faire avancer ces jeunes....

 
Je ne comptais pas mes heures et il m'arrivait bien souvent  de travailler le week-end ou les soirs. Mais je souhaitais remplir ma mission à bien et pouvoir au mieux faire évoluer les élèves... 

 

La lettre intégrale...

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 12:25

13-02-2012-12-19-25.jpg

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 12:20
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:41

In Mammouth déchaîné

 

Retour sur le discours de F. Holande à Orléans sur l’Ecole. De gauche, vraiment ? Luc Ferry(re) encore une fois tout le monde en précisant qu’il était enthousiasmé par Hollande.
 
hollander.jpg
 « Globalement, c'est le meilleur discours sur l'Éducation nationale que j'aie entendu depuis 10 ans. Ce n'est pas désespérant, sauf lorsque l'on vient plutôt de la droite ce qui est mon cas. J'ai passé 5 ans à essayer de convaincre Nicolas Sarkozy de faire ce genre de choses, sans être entendu. » source
Et il ajoute:
« Qu'il revienne sur ces imbécillités (pardon de le dire) qu'ont été la suppression des stagiaires, la suppression des RASED, la suppression des heures du samedi matin : tout cela est très bien. »

Chatel appréciera sûrement d'être considéré comme l'auteur de ces "imbécillités"...

 

 

Sinon, Le discours est là.


Et résumé très très objectif par nous :
Un programme de "redressement moral" dans lequel "Le mérite ne sera pas un héritage qui se transmet mais un effort qui sera encouragé et récompensé."
Avec à la fin un appel à Jules FERRY (coup à droite), même si le candidat dit venir ( à Orléans) pour se ressourcer à la mémoire de Jean Zay (coup à gauche)
Pour FH l’Education a pour mission d’assurer la compétitivité du pays. Elle entend aussi inculquer des (vraies) valeurs, celles de la République (des affaires sans doute ?), et assurer la cohésion nationale (le mot figure bien).
La France n'a pas les résultats qui lui conviennent dit FH, ce qui veut donc dire qu’on s’intégrera dans le cadre des évaluations (piège à...) internationales PISA et le modèle d’école qui en découle. 
L'école est devenue une "machine à trier" pour FH, comme si la chose était neuve., et d’autant plus que selon FH un mauvais CP signifie une insertion professionnelle mauvaise. Et si c’était la société qu’il fallait changer et non l’école ? FH ne se pose pas la question...
Ainsi, "il faut investir la ou l'action éducative est la plus efficace », oups, le mot est lancé, qui va juger de l’efficacité (on dit l’efficience désormais).

En vrac, des mesures :
- remontée taux de scolarisation des moins de 3 ans et rendre une obligation d'accueil à partir de 3 ans
- plus d'enseignants que de classe dans certains lieux
- allongement du temps scolaire (donc réduction vacances, ça il ne le dit pas le bougre)
- suppression des évaluations qui irritent les profs et les parents (allez comprendre !)
- évolution des pédagogies (tiens on n’est pas libre ?), avec toujorus plus de travail en équipe, de nouveaux modes d’évaluation...
- affirmation du socle commun, même si revu en collège
- une formation initiale des profs digne de ce nom (?) dans des écoles supérieures avec Stage et prérecrutement (IPES te revoilà?)
- des formations pro qui soient reconnues par la Nation (le mot revient souvent)
- rapprochement des lycées généraux, techno et agri, pro. vers un Lycée Unique ? 
- plan pour l'éducation artistique ; la pratique du sport (développement d'équipements sportifs aujourd'hui en nombre très insuffisants -?-) ; grand effort pour les nouvelles technologies « qui ne doit  pas porter que sur les matériels mais sur leurs usages » (vers des cours de Facebook ?)
- acte III de la décentralisation scolaire (réclamé par les régions) : »je demanderai aux collectivités locales, dont je rappelle le rôle précieux, que je conforterai, aux mouvements d'éducation populaire, dont les valeurs, la présence, l'engagement et les compétences sont indispensables, de s'engager à nos côtés"
- retour de l'Histoire en T S
- enseignement de la morale (nationale ?)
- refonte des statuts sans les refondre. Allez comprendre !
- rétablissement des réseaux d'aide (?)

Et tout cela avec méthode, mais dans une concertation totale. Concertation de quoi , ce n’est pas dit.  
Bref, ça va chier. Mais...

  

* 26,5 millions supplémentaires d'annulation de crédits à l'Educ Nat

source"La dette publique de la France gonflera plus que prévu, à 89,1% du PIB en 2012 contre 88,3% attendus jusque-là, et atteindra un pic à 89,3% en 2013 avant de refluer seulement l'année suivante, selon les nouvelles prévisions officialisées par le gouvernement mercredi"

D'où quelques annulations supplémentaires de crédits :
"Les crédits annulés concernent en premier lieu le ministère de la Défense (335 millions), celui de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (220,6 millions), ainsi que les ministères de l'Economie et du Budget (237,4 millions en tout).
Viennent ensuite l'Intérieur (95 millions), l'Agriculture (70 millions), la Culture (59,4 millions), et les Solidarités et la Cohésion sociale (41,2 millions).
La Justice (30 millions), le Travail (27,1 millions) et l'Education nationale (26,5 millions) sont moins touchés."

Petit complément de lecture sur la rigueur budgétaire où l’on voit Sarko épinglé par la presse internationale: 12 000 euros de frais de bouche par jour à l'Elysée... 121 voitures au palais présidentiel, etc... C’est sur le site de l’Huma

  

Plus encore...

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:28

In C'est Classe !

 

A quand des prépas d'été pour les élèves de maternelle ? En Alsace, un inspecteur d'académie zélé vient d'inventer les stages de remise à niveau pendant les vacances de Pâques pour les enfants de CP qui ne sont pas assez forts en maths et en français ... Un collectif lance une pétition pour obtenir l'abrogation d'"une mesure invraisemblable".

 

LogoCes stages de remise à niveau ont été créés par le précédent ministre de l'Education Xavier Darcos dans une circulaire de février 2008. L'objectif était de réduire le nombre d'élèves - 15% - ne maîtrisant par les bases du français et du calcul en fin de CM2. Nicolas Sarkozy avait même promis de diviser par trois le nombre d'elèves en échec scolaire en cinq ans...

Il est spécifié que ces stages gratuits en petits groupes - 3 heures par jour sur 5 jours, proposés durant les vacances de printemps, début juillet et fin août - s'adressent aux élèves de CM1 et de CM2. Les profs sont volontaires et pour les attirer, ils sont payés en heures sups défiscalisées. Les élèves en difficultés sont invités à y participer. Mais étant hors temps scolaire, c'est aux familles de décider.

 

L'initiative est très contestée. Pour toute une partie du monde éducatif en effet, l'aide doit se faire dans le cadre de la classe et de l'école, avec des personnels formés et en évitant de stigmatiser les élèves. Mais le gouvernement veut supprimer des postes, à commencer par les Raseds (maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire). Aussi préfère-t-il ces dispositifs.
 

En août dernier, à la veille de la rentrée, le ministre Luc Chatel, chantre de la "personnalisation" et du "surmesure" pour les élèves, s'est rendu à Charenton-le-Pont pour célébrer le succès du dispositif - 244 756 écoliers de CM1 et CM2 ont participé à ces stages de janvier à août 2011, a-t-il alors annoncé.

L'inspecteur d'académie du Bas-Rhin a-t-il voulu plaire au ministre en faisant plus et mieux ? Toujours est-il que dans un courrier du 3 janvier, il demande aux enseignants de privilégier les élèves de CP et de CE1 pour les prochains stages prévus du lundi 23 au vendredi 27 avril. 

En clair, des enfants de 6 et 7 ans vont se retrouver privés d'une partie des vacances et vont devoir retourner à l'école car leurs résultats ne sont pas assez bons.

"Cette année, écrit l'inspecteur, les élèves de CP et de CE1 seront privilégiés, sans pour autant écarter a priori les élèves de CM. On s’appuiera utilement à cet effet sur les résultats de l’évaluation de mi-CP."

Tout cela sera rythmé par des évaluations, maître-mot de la politique actuelle. "Avant le début du stage, poursuit l'inspecteur, l’enseignant établira un bilan de compétences en français et en mathématiques de chaque élève de sa classe, qu’il transmettra à l’enseignant ou aux enseignants qui conduiront le stage (de l'élève qu'il va lui falloir remettre à niveau, ndlr). C’est sur la base de ce constat que les actions pédagogiques seront conçues. A la fin du stage, une évaluation des progrès de chaque élève sera faite et communiquée à la famille ainsi qu’aux enseignants de la classe."

 

Le collectif alsacien SEPT (Sauvons l'Ecole pour Tous), qui regroupe des enseignants, des parents d'élèves et des citoyens inquiets de la politique scolaire, a lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 800 signatures - notamment le soutien de Philippe Meirieu et de Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l’Education Nationale.

 

"Chacun sait que dans le système éducatif, au moins trois années sont prévues pour amorcer, construire et structurer l'apprentissage de la lecture (de la grande section de maternelle au CE1), souligne la pétition. Chacun sait qu’un enfant construit cet apprentissage à son rythme et que tout étiquetage prématuré, toute stigmatisation, sont des facteurs de blocage et d’échec. Chacun sait que le fait d’alourdir le travail hors temps scolaire normal risque toujours d’aggraver les problèmes en prétendant les combattre".

La suite...

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 18:11

C03-03

LA COLERE GRONDE

AU LYCEE ROMAIN ROLLAND D'IVRY-SUR-SEINE

 

Les élèves et personnels du lycée Romain Rolland d'Ivry sur Seine se sont massivement mobilisés cette semaine : lycée bloqué par les élèves depuis le mardi 7 février, personnels en grève mardi et jeudi, multiplication des actions.

 

À nouveau, le Ministère et le Rectorat nous proposent une DHG (Dotation horaire globale) pour la rentrée 2012 en baisse de près de 5% par rapport à la rentrée précédente. Les conséquences en sont catastrophiques pour les élèves et enseignants de l'établissement : fusion de 2 classes de Première ES et L, diminution des capacités d'accueil en premières L, ES et en terminale ES (ne permettant plus de redoublements),disparitions de postes, regroupements d'enseignements de langues seront donc au menu de la rentrée 2012 ; par ailleurs, l'établissement a perdu 20 heures de service d'assistants d'éducation et 53,5h de service d'assistants pédagogiques entre 2011 et 2012.

 

Malgré la présence en nombre des élèves, parents d'élèves, personnels et enseignants devant le rectorat de Créteil le mardi 7, le jeudi 9 et le vendredi 10 février, malgré la marche de protestation organisée dans les rues d'Ivry le jeudi 8 février, et malgré l'intervention de M. P. Gosnat, député maire de la circonscription, le Recteur a refusé, par trois fois, de recevoir une délégation de l'établissement, ce qu'il avait pourtant promis au député maire, arguant que le Rectorat a fixé un rendez-vous avec une délégation de l'établissement pour le mercredi 15 février. La tactique du Rectorat est simple : il s'agit de gagner du temps, de repousser le rendez-vous au plus près possible des vacances, dans l'espoir que les actions et le mouvement s'épuisent.

 

Le Rectorat décide ainsi de bloquer le lycée Romain Rolland, mais aussi celui de Jean Macé de Vitry, en grève depuis plus longtemps que le nôtre encore, et d'une foule d'autres établissements de l'académie, en refusant d'ouvrir rapidement des discussions, et en opposant au désir de dialogue un silence méprisant, alors que la colère et l'exaspération des élèves, de leurs parents et des personnels sont très fortes et justifiées.

 

La mobilisation continue, de nouvelles initiatives sont prévues le mardi 14 au lycée Romain Rolland, et surtout le mercredi 15 février, où le Rectorat doit s'attendre à une présence massive des élèves, parents d'élèves et enseignants mécontents de l'établissement devant le rectorat, et ce à partir de 17h, le rendez-vous ayant été fixé à 18h.

 

Les personnels du lycée Romain Rolland

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