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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 19:05

In Mammouth déchaîné

 


Préfiguration d’une gestion encore plus déconcentrée des enseignants ?

C’est la perspective qu’offre le rectorat de Besançon aux enseignants de STI2D qui voient leur poste supprimé. Il n’y a plus désormais de « dernier arrivé », mais le choix du candidat au départ se fera en fonction de l’évaluation du « rôle moteur » (ou pas) de l’enseignant. C’est celui qui sera le moins moteur qui partira.

Ainsi le dit rectorat ajoute une règle au régime général qui définit habituellement le nominé à l’obtention d’une mesure de carte scolaire. Certes, il y a appel au volontaire, puis aux règles de l’ancienneté dans le poste. Et il en ajoute une autre, liée au fait que «  l’application de ces règles ne doit pas se faire en méconnaissance de l’intérêt du service. La prise en compte de cet intérêt du service peut parfois prendre une résonance particulière dans certaines situations, et notamment lorsque le nécessitent les conditions de fonctionnement d’une filière professionnelle donnée, ou d’une filière concernée par une rénovation pédagogique (STI2D, STL...) ou une évolution structurelle ».

Et de poursuivre dans une note annexe : » plus particulièrement dans ces voies technologiques et professionnelles, la prise en compte de l’intérêt du service peut impliquer qu’il soit fait exception à certains de ces principes Il serait en effet contraire aux nécessités du service que des enseignants jouant un rôle moteur ou appelés à jouer un tel rôle dans le fonctionnement d’une filière soient concernés par une mesure de carte scolaire. »


Puis de préciser les choses :

Rôle moteur


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:49

In Mammouth déchaîné

Info glanée dans des témoignages de Lemonde.fr : « Le salaire mensuel net [d’un enseignant de l’éducation nationale grecque] en début de carrière était l'année dernière de 1 114 euros, mais sera baissé a 660 euros le mois prochain pour 21 heures d'enseignement hebdomadaire.

J'ai 32 ans et je suis enseignant de langue grecque dans une école publique. Jusqu'en septembre, je gagnais 1 200 euros par mois. Je parle six langues, j'ai un doctorat en philologie, soit douze ans d'études, et je dois désormais survivre avec 750 euros par mois. Après avoir payé les dépenses de première nécessité, il me reste soixante-dix euros pour vivre. Soixante-dix euros pour aller chez le médecin, pour acheter des vêtements ou des livres, boire un café, aller au cinéma ou affronter un imprévu. »

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:34

 

Par André Ouzoulias

 

"Après cinq années passées à la direction du pays, Monsieur Nicolas Sarkozy laisse notre école dévastée et, par voie de conséquence, la France durablement affaiblie. Qui pourrait vouloir lui délivrer un nouveau permis de démolir ?" C'est une tribune politique qu'André Ouzoulias, professeur à l'IUFM de Versailles Université de Cergy-Pontoise, nous envoie. Pour lui, Nicolas Sarkozy a affaibli l'Ecole. Il explique sa position.  

Monsieur Nicolas Sarkozy vient d’annoncer son désir de se succéder à lui-même à la Présidence de la République. À cet instant, songeant à l’éducation et à l’intérêt des enfants, on ne peut nourrir qu’un seul espoir, celui de sa défaite la plus totale, si possible dès le premier tour des élections présidentielles, le 22 avril prochain. Si je m’engage ainsi sans détour sur le terrain politique, c’est en tant que psychopédagogue et formateur d’enseignants. Car je vois d’abord ceci : après cinq années passées à la direction du pays, Monsieur Nicolas Sarkozy laisse notre école dévastée et, par voie de conséquence, la France durablement affaiblie. Qui pourrait vouloir lui délivrer un nouveau permis de démolir ? 

 

Certes, son bilan n’a rien de surprenant. Voilà en effet un domaine dans lequel le leader de la droite et ses amis au gouvernement et au Parlement ont tenu presque toutes leurs promesses. Relisons en effet le programme de l’UMP de 2007, très largement inspiré de celui du Front National (cf. le programme de Jean-Marie Le Pen sur l’éducation en 2007) : outre la suppression de milliers de postes d’enseignants (le tristement fameux « 1 sur 2 »), on y annonçait la remise en cause de la carte scolaire, la réduction de la géométrie des lycées professionnels, la destruction des IUFM et de la formation pédagogique des maitres, une aide accrue à l’enseignement privé, le recrutement et l’évaluation des enseignants par les chefs d’établissement, etc. On était également prévenu sur les intentions de l’UMP de réécrire les programmes du primaire, de mettre en place un « pilotage » par des évaluations, etc. Ces promesses étaient écrites. Elles ont été tenues.

 

Si la majorité sortante n’a pu réaliser tout son programme, comme le remplacement des écoles maternelles par des « jardins d’éveil » ou le classement annuel des écoles primaires à travers la publication des résultats des évaluations CE1 et CM2, on le doit à la résistance obstinée des enseignants, des parents d’élèves et des collectivités.

 

En revanche, cette majorité aura excellé dans la mise à mal des moyens de favoriser la réussite de tous les enfants : saccage des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), démantèlement de l’éducation prioritaire, restrictions de la base sociale de recrutement des enseignants, assèchement de la formation continue… et des leviers de progrès : asphyxie des mouvements pédagogiques et d’éducation populaire, suppression de l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP) et abandon de la recherche pédagogique en lien avec des équipes de terrain.

 

Quant au fonctionnement de l’institution, on a assisté à la multiplication de « réformes » décidées sans évaluation préalable et conçues sans même consulter les principaux intéressés. Menées à la hussarde, sans accompagnement ni suivi, ne visant presque toujours que des économies budgétaires enrobées dans les mots du novlangue, tels ces ridicules « gisements d’efficience », ces « réformes » ont meurtri l’école. Emblématique de cette maltraitance : la désastreuse réforme de la formation des maitres, en faveur de laquelle le gouvernement s’est obstiné pour de maigres économies (le sixième de ce qu’a couté la baisse de la TVA sur la restauration !) et qui a déclenché une crise inouïe du recrutement, alors que tant de jeunes sont sans emploi et que des dizaines de milliers d’entre eux doivent renoncer au rêve de devenir enseignant.

 

On a assisté jour après jour à l’affaiblissement des fonctionnements collectifs, à la mise en concurrence des établissements, des parents, des enseignants, à l’installation progressive de la défiance à l’égard des professionnels et à l’institution d’un management entrepreneurial produisant à la chaine des contrôles de plus en plus tatillons des pratiques des maitres et un fichage systématique des enfants. Au terme de ce quinquennat, les enseignants ont plus que jamais le sentiment d’être dépossédés de leur travail… Conjuguant tranquillement les défauts du modèle anglo-saxon avec ceux d’une bureaucratie à la soviétique, les deux ministres de l’éducation de ce quinquennat auront ainsi réussi l’exploit de mettre sur pied un système inédit de « gouvernance » thatchéro-brejnévien, engendrant de plus en plus de souffrance au travail pour les personnels.

 

Soyons lucides. Si la majorité sortante était reconduite en mai et juin prochains, elle poursuivrait avec plus de vigueur dans cette direction dictée par les exigences des marchés mises en musique par l’idéologie ultra libérale et l’on verrait bientôt le ministre de l’éducation nationale faire siens les éléments les plus réactionnaires de la feuille de route de la Droite populaire et du FN : fin du recrutement des enseignants sur concours, « autonomie » des écoles, fin du collège unique, suppression des SEGPA, éjection précoce des élèves les plus fragiles des filières scolaires vers le statut d’apprenti, à rebours des exigences mêmes des qualifications professionnelles de demain, établissement d’un examen d’entrée en 6e, privatisation de nombreuses formations professionnelles et universitaires, chèque scolaire, etc. On peut leur faire confiance, toutes ces promesses seraient tenues… et même celles que l’UMP n’a pas encore osé inscrire dans son programme.

 

Après une saignée de 70 000 postes, les responsables de cette politique répètent à l’envi : « la quantité ne fait pas la qualité », « ce n’est pas en donnant plus de moyens à l’école qu’on lui permet de mieux réussir ». Ces « éléments de langage » des communicants de l’UMP me font irrésistiblement penser à une fripouille qui, ayant dérobé une bourse, dirait à sa victime, comme pour la consoler : « l’argent ne fait pas le bonheur ! »

 

Mais ces 70 000 postes n’ont pas été ôtés n’importe où. Ils l’ont été dans des secteurs de l’éducation nationale qui, précisément, conditionnent la qualité du service public et la lutte contre l’échec scolaire : les maternelles des quartiers populaires se voient pratiquement interdire d’accueillir les enfants de moins de 3 ans et sont obligées de surcharger les classes des plus grands ; les recteurs sont en train de faire subir aux RASED une nouvelle et indigne saignée ; deux tiers des postes supprimés dans le secondaire le sont dans les lycées professionnels et des établissements de proximité sont rayés d’un trait de plume ; les remplacements sont de plus en plus impossibles à garantir ; la formation initiale des maitres est saccagée, la formation continue est sinistrée, l’éducation prioritaire est décimée… Voyons bien que les premières victimes de ces suppressions de postes, ce sont, hélas, les élèves des milieux populaires, ceux qui n’ont que l’école pour apprendre, tout particulièrement les plus fragiles. Terrible constat ! Qui crierait à l’abandon d’enfants serait-il tout à fait dans l’excès ?

 

Ces mêmes responsables disent incarner « une politique du courage ». Mais quel courage y a-t-il à supprimer ces postes-là ? On se souvient qu’en juin dernier, en Lozère, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu’il « sanctuarisait » les écoles rurales et que, désormais, on ne devrait plus craindre les fermetures d’écoles dans les villages. La raison de cette annonce était évidente : il s’agissait d’éviter en 2012, année électorale, la multiplication des manifestations locales pour défendre les écoles de village. 4000 écoles fermées dans les campagnes à travers toute la France, c’eût été 4000 groupes d’électeurs en colère susceptibles d’aller loin dans leur démonstration. Plutôt que d’affronter ce risque politique, nos courageux responsables ont donc décidé de s’en prendre, en 2012 mais pas les années suivantes, à des postes moins « visibles » (RASED, éducation prioritaire, formation continue, conseillers pédagogiques, etc.). Voici donc le calcul de ces chefs hardis : du moment que les élèves ont un maitre dans leur classe à la rentrée, les parents « n’y verront que du feu »… Mais là encore, ce sont les enfants les plus fragiles qui seront touchés : 100 000 enfants du primaire en grande difficulté en lecture ne seront plus aidés par les maitres des RASED. Où est donc le courage ? Cette entreprise ultralibérale en matière d’éducation n’incarne en rien une « modernisation ». Elle nous ramène 40 ans en arrière quand les enfants d’ouvriers étaient systématiquement « orientés » vers les Collèges d’enseignement technique (CET) dès la 6e.

 

Il est temps de réveiller notre pays de ce cauchemar.

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:28

In Marianne2

 

Alors que les Grecs se soulèvent contre la Troîka, le président Karolos Papoulias s'indigne contre le ministre des Finances allemand : « Qui est ce Monsieur Schäuble qui ose humilier la Grèce ? ». Ironie ? Elements de réponse avec Panagiotis Grigoriou, ethnologue et historien grec.

Sommes nous en train de basculer dans nos représentations ? Allons-nous tout droit vers les derniers retranchements de la stratégie du choc ? La bancocratie serait-elle alors bancale, y compris dans sa gérance ?

Formatage

Ce matin je rencontre Pétros, petit commerçant. Je le connais un peu, il a toujours voté à droite, sans plus. C'est à dire, il préférait mieux suivre les matchs de football plutôt que la politique, un gentil monsieur comme on dit, ayant conservé à peu près sa petite place gentille, au sein du rang social. Eh bien, ce matin je l'ai vu métamorphosé :
 
« Ce n'est pas une affaire de droite ou de gauche, nous sommes sous occupation allemande et bruxelloise, donc il faut s'en sortir du bourbier, quitter la zone euro et l'Union européenne simultanément. Alors après, dans la souffrance, nous irons organiser nos affaires, Samaras [chef de la droite] est fichu, seulement je voudrais voir nos militaires plus actifs... ».
 
Donc pour un gentil... le parcours est long. Finalement, deux années Mémorandiennes, c'est comme deux ans sur le front de l'Est : les mentalités subissent alors un formatage complet pour ensuite recevoir un nouveau système d'exploitation. Sauf que ce n'est pas forcement celui imposé par les banquiers.
 
D'où l'empressement des tenants des... titres, en finir avec la Grèce et vite. Ils enragent, ils dépassent toute limite, tels les eurocrates lors du dernier Eurogroup. Ces gens ont exigé de l'ensemble des formations politiques de notre baronnie l'acceptation de la pendaison imposée par le Mémorandum II. Et ceci indépendamment des résultats des prochaines élections. Par exemple, les parties de gauche bien de chez nous, P.C. compris, doivent s'aligner.
 
Je crois finalement que tous les gouvernements de l'Eurozonage depuis bien des années, s'alignent sur la bancocratie, mais sans trop le crier sur les toits, surtout pendant les périodes électorales. C'est à méditer, non ? Ou sinon, on nous « incite » à mettre en place un gouvernement « technocrate », qui gouvernera « sérieusement » sans être entravé par quelconques résultats électoraux.

Indigné ?

Même notre président, si « mou » jusqu'à présent, Karolos Papoulias, a accusé hier le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, d'avoir insulté notre pays. « Naturalisation » un peu tardive chez nos indignés, mais passons.
 
Car Karolos Papoulias laissant par ailleurs entendre que la Grèce pourrait faire faillite, a par la même occasion vivement critiqué les attaques lancées contre nous par certains « Euro-partenaires » comme les Pays-Bas et la Finlande. « Je ne peux pas accepter que M. Schäuble insulte mon pays », a déclaré notre président et ancien résistant contre la précédente occupation durant la Seconde guerre mondiale.
 
« Qui est ce Monsieur Schäuble qui ose humilier la Grèce ? Qui sont ces Néerlandais? Qui sont ces Finlandais? Nous, nous avons fait la guerre [en 1940], non seulement pour la Grèce mais aussi pour [la liberté de] toute l'Europe», s'est-il insurgé, au cours d'un discours prononcé au ministère de la Défense....

L’« aide » allemande

Le ministre fédéral des Finances, Wolfgang Schäuble, n'a pas réagi ouvertement, pour l'instant en tout cas (jeudi midi). Egalement pour des raisons de protocole : notre vieux Papoulias demeure officiellement un chef d'État - bon rigolons un peu, là c'est permis. Les médias grecs ce jeudi se disent informés d'une réaction allemande officieuse : « nous ne comprenons pas ces déclarations sur M. Schäuble, nous, nous voulons aider la Grèce ».
 
Seulement, nous réalisons de mieux en mieux les mécanismes de « l'aide » allemande. Selon notre hebdomadaire satyrique To Pontiki (09/02/2012), certains cercles d'universitaires, d'entrepreneurs et de penseurs, se rendent assez souvent à l'ambassade de l'Allemagne pour ainsi « préparer » l'avenir du pays.
 
Les prochains « technocrates » peut-être ? Vivons-nous un retour à la diplomatie d'Otto Abetz ? Le journaliste anti-Mémorandiste, Georges Trangas, derrière le micro de Real Fm hier mercredi, a prétendu qu'un de ses amis, un entrepreneur justement, l'aurait mis en garde : « Fais gaffe, les Allemands te cherchent, toi et ta famille, déjà ils mettent la pression pour te faire éjecter de cette radio ». Poursuivant dans cette voie, et je le vois venir, on entendra des déclarations du genre « Alors Monsieur Schäuble, voulez-vous la guerre totale ? », et plus personne ne trouvera l'anachronisme si drôle...
 
 Dans un café du centre, des médecins discutent entre eux. Après avoir liquidé rapidement les cancers au colon de leurs patients « condamnés », ils reviennent sur nos grandes pathologies :
 
« - Je crains que les dissidents à droite montent un nouveau parti, contre le Mémorendum. S’il y a jonction avec la gauche, alors c'est fichu les gars. En tous cas les Mémorendiens exagèrent. Je vois les nouvelles dispositions sur notre activité, ce n'est pas constitutionnel, nous ne pouvons plus travailler, nous porterons alors plainte, encore un peu, et ces gens de la gauche nous emmèneront tout droit, hors de l'Union Européenne... Après tout, [nous] les Grecs, le jour où nous réussirons à lire correctement le mot géopolitique, eh bien, nous tiendrons presque tous seuls. En ménageant les uns et les autres, pas en se faisant bouffer...
- Dites, vous partez au ski en Autriche cet hiver ?
- Tu rigoles, c'est terminé tout cela. mais nous allons plus souvent au théâtre, puisque nous ne voyageons plus. 
- Tiens, avez-vous vu que ceux de Bruxelles demandent aux communistes et aux autres à la gauche l'alignement sur le Mémorandum, ils sont fous, ils ont perdu toute conscience ou quoi ? »
 
Cette semaine encore, des universités ont reporté certaines épreuves sur table à cause du manque de papier, plus de budget pour les feuilles d'examen. L'organisme national du logis ouvrier a été supprimé, et deux de ses agents ont failli se jeter du quatrième étage : pompiers et policiers ont évité de justesse le double suicide. Tandis que certaines ambassades dressent les listes de leurs citoyens en Grèce au cas où (évacuations d'urgence), et préviennent des risques de pénurie en aliments et en carburant (hebdomadaire Epikaira – 09/02/2012), nos écoles ferment assez souvent pour quelques jours, car sans chauffage, Hérodote passe mal ! 
 
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:23

 

 

L’Assemblée nationale vient d’adopter la proposition de loi présentée par M. GROSPERRIN.

Sur le fond comme sur la forme, la FSU juge cette loi inacceptable !

 

Le gouvernement entend ainsi faire passer sa proposition, juste avant les échéances présidentielles ! Au prétexte d’aménagements, il modifie de manière dangereuse le code de l’éducation en ce qui concerne certaines dispositions relatives à la formation des enseignants. En effet, cette loi supprime définitivement la référence explicite aux IUFM et relativise la place des universités dans la formation des enseignants offrant la possibilité aux universités de les supprimer. Elle faisant alterner « des périodes de formation théorique et des périodes de formation pratique », le gouvernement laisse à nouveau supposer que mimétisme, compagnonnage et recettes de cuisine suffisent à devenir enseignant.

 

Pour la FSU, il s’agit d’une nouvelle remise en cause du service public d’éducation et de la formation de ses personnels dans la lignée des attaques contre l’Ecole et la formation des enseignants menées jusqu’ici par le gouvernement.

 

A ce titre, le rapport annuel de la Cour des comptes rendu public, établit un véritable réquisitoire contre l’actuelle réforme de la formation des enseignants, confirmant qu’elle détériore la qualité de l’enseignement.

 

La FSU demande que cette réforme soit abandonnée. « Enseigner est un métier qui s’apprend », ce qui suppose de tout autres exigences. La formation des jeunes est un enjeu déterminant pour l’avenir.

 

La FSU n’accepte pas que le gouvernement s’engage dans la voie du désengagement, qui pourrait être complet à court terme si la loi GROSPERRIN était adoptée. C’est pourquoi la FSU continuera à agir et intervenir contre cette nouvelle disposition et pour une réelle formation des enseignants. Elle poursuit son appel aux parlementaires à ne pas adopter cette proposition de loi. Elle s’adresse en ce sens aux sénateurs qui vont maintenant examiner le texte.

 

Communiqué de la FSU
Leq Lilas, le 16 février 2012

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:17

In Rue89

 

 
 Sophie V. est maître au sein d'un réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), menacé par les suppressions de postes. Elle raconte son quotidien.

« Je veux retrouver mon chemin » (Aurélie Champagne/Rue89)

 

Nous avons d'abord reçu un e-mail d'Emeline. Avec les suppressions de postes au sein des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), elle a peur que « sa mission » soit réduite à néant.

Ces maîtres d'adaptation, qui travaillent à l'école avec des psychologues et des rééducateurs, sont aussi appelés « maître E » ou « Rased » (par extension ou synecdoque). Que font-ils ? Nous demandons à Emeline de décrire son quotidien. Elle préfère demander à l'une de ses collègues de le faire. Dans un premier e-mail, Sophie V., 45 ans, se dit alarmée :

« Ce recul nécessaire pour analyser la situation, encourager, faire les liens entre les personnes, les notions, le présent et le futur… Ce temps et ce recul, je ne les aurai plus à la prochaine rentrée, car j'aurai une classe à mi-temps, et l'autre mi-temps pour aider des élèves. Je soutiens que deux métiers c'est trop pour une seule personne. »

Elle raconte l'histoire de ce garçon, bientôt 12 ans, en CM2. Parents séparés, déménagements, famille en très grande souffrance, il est en famille d'accueil, « il s'y reconstruit ». Il a failli être orienté en Segpa (Section d'enseignement pré-professionnel adapté, collège qui accueille les élèves ayant un faible niveau). Elle l'a amené en cinquième et il y est bien.

Elle évoque aussi cette élève de CM1 qui ne pouvait comprendre le sens de la soustraction. Elle avait assisté à une tentative de suicide de sa mère.

« Sérieusement, qui peut croire que l'aide individualisée ou les stages de remise à niveau vont aider ces enfants ? »

Dans un second e-mail, Sophie V. se lance enfin. Voici sa journée-type. Nolwenn Le Blevennec

8h45 - 9h30 : Lucien et Kelly (CE1)

Lecture

Kelly [tous les prénoms ont été modifiés, ndlr] a fait deux CP mais ne sait toujours pas lire, elle fait un blocage très fort, en lien, sans doute, avec sa situation familiale extrêmement particulière. Lucien, lui, a beaucoup été hospitalisé depuis sa naissance et a encore un suivi médical assez lourd. Peu motivé pour la réussite scolaire, il n'a pas envie de grandir.

Les Rased, plus touchés

Selon Snuipp-FSU, ce sont près de 2 500 postes de Rased qui risquent d'être supprimés en 2012 (sur 5 700 suppressions de postes dans le primaire). « En cinq ans, près d'un tiers de l'effectif total de Rased aura disparu », soutient le principal syndicat des professeurs des écoles.

Nous avons contacté le ministère de l'Education pour confirmer ces chiffres, qui ne nous a pas répondu. A Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), par exemple, la résistance des parents d'élèves s'organise déjà (perte de six personnels Rased sur vingt). Luc Chatel justifie la suppression d'un certain nombre de Rased par la mise en place de l'aide personnalisée à l'école. N.L.B.

C'est Kelly qui décide de ce qu'on fait aujourd'hui :

« On prend un livre, on regarde dedans et après on écrit chacun son histoire et on fait les dessins. »

Elle choisit un album qui raconte les aventures d'un chapeau. Elle formule des phrases pleines de fantaisies, des questions aux tournures poétiques, et soudain décide de changer de livre, peut-être pour retarder la mise à l'écriture...

Je refuse, il est temps de s'y mettre. Elle obtempère. Il manque beaucoup de sons mais la plupart de ceux qui sont écrits sont justes. Supportera-t-elle la correction de l'exercice, elle qui, lors d'une séance de bilan, au milieu de la lecture (réussie) d'un petit texte, a fondu en larmes en me disant qu'elle ne savait pas lire ?

Je prends le stylo. J'écris en suspendant mon geste à chaque fois qu'il manque un son. « Fevrtouvmochm » devient « je veux retrouver mon chemin ».

Pendant ce temps, Lucien a pris un document fiction sur les dinosaures, dont les illustrations semblent le fasciner. Il commence … à recopier des mots du livre sans les avoir lus ! Kelly lui rappelle sa consigne. Il cherche, longtemps, puis se lance : les dinosaures se battent.

Il est 9h25, c'est l'heure de l'analyse de la séance : Kelly dira qu'elle a mal travaillé. Je tenterai de rétablir la différence entre avoir du mal à travailler et mal travailler. Lucien dit qu'il n'a pas eu besoin d'aide pour écrire (ce qui est juste) et je lui demande s'il a décidé de ce qui va arriver aux dinosaures qui se battent. Il me dit dans un sourire qu'ils vont mourir. Je lui réponds que j'ai hâte de connaître les détails de ce combat.

9h30 - 10h15 : bilan avec Alexandre (CM2)

Grand élève de CM2, bien connu du Rased depuis le CP car ses difficultés sont récurrentes, il a eu trois sortes d'aides (rééducation, entretiens avec la psychologue et aide pédagogique). Mon aide sera un ultime essai. Durant l'entretien, il n'est sûr de rien, ni de ses réussites ni de ses difficultés. Durant l'épreuve de maths, il lit chaque consigne d'une manière tout à fait précise et réussit la plupart des exercices proposés.

Pour la résolution d'un problème, son raisonnement est juste, son résultat aussi mais son écriture mathématique est incorrecte : 25 - 36 = 11. Nous parlons alors du langage mathématique et il dit : « En classe, je tombe toujours dans les pièges. » On se revoit pour le français dans une semaine.

10h15 - 10h30 : pause-café

L'occasion de faire (un peu) partie des équipes avec lesquelles je travaille. On demande à la remplaçante de G. si tout se passe bien en CP, on gronde Kevin car il a lancé une boule de neige dans l'œil de Sandra.

10h30 - 11h30 : Romane et Claire (CE2)

Mathématiques

Les difficultés portent sur la numération et la logique. L'une ne se sert pas encore de sa pensée pour résoudre un problème, et l'autre « oublie » systématiquement d'appliquer les règles de calcul.

« Je n'aime pas les maths », me dit-elle, après avoir séché ses larmes, qui ont coulé aujourd'hui parce qu'il vaut mieux commencer par compter les unités, dans une addition, et que c'est comme ça.

J'en discuterai avec ma collègue psychologue car je pense que c'est un problème avec la loi (au vu de son comportement déchaîné lors de l'entretien
que j'ai eu avec sa mère).

11h30 - 12 heures : compte-rendu à rédiger

Pour chaque enfant les séances de la matinée, en notant les évolutions, les remarques des élèves, celles des maîtres aussi.

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:55

C03-23

 ...et merci à Claude (qui reprend du service) pour ce travail titanesque de recherche !

Cluny

Parents d’élèves et professeurs se mobilisent

Marne

« Situation sclérosée »

Carte scolaire / Ils ne veulent pas de « la braderie"

Épernay

Une classe menacée : la résistance s'organise

Rethel

Les parents s'élèvent contre une fermeture au pôle scolaire de Chaumont-Porcien

Vouziers

 Les parents d'élèves déterminés à poursuivre la lutte

Laon

Carte scolaire  la mobilisation s'organise dans l'Aisne

Guise

Quatre classes menacées à Guise

Somme

Avec l'académie, c'est l'amour vache

Dijon

Fermeture de classe

Meursault

École : une délégation reçue à l’académie

Guipry

À l’école George-Sand de Guipry, la fermeture d’une classe confirmée

Normandie

Caux  

Mobilisations contre les fermetures de classes

Bernay

« Arrêter ce massacre »

Gisors

Un défilé dans le froid

Toufreville-La-Cable.

Parents et élus mobilisés

Orne.

La carte scolaire discutée ce matin, des parents manifestent

Hérault

Fermetures de classes : "Il parle de coût, nous parlons d’enfants

Agen

Ecoles : le front du refus

Ariège

4 ouvertures et 7 fermetures de classes annoncées pour la rentrée prochaine en Ariège

Foix

Y a-t-il trop d'écoles à Foix et Lavelanet?

Saint-Astier

Ecole Mounet Sully, 2 postes supprimés les parents se mobilisent

Périgueux

Forte mobilisation pour protester contre la carte

Terrasson-Lavilledieu

Une mobilisation pour les écoles

Le maintien des postes d'enseignants

Pau

Ecoles : parents et enseignants manifestent aujourd'hui

Issoudun

Les parents occupent la maternelle Jean-Jaurès

Tours

Carte scolaire : on reste sur les positions

Rased : mobilisation des parents d'élèves de Tours-Centre

Montrésor

200 manifestants à Montrésor pour défendre les écoles et le collège du canton

 

Rien n'arrête la mobilisation

Libourne

L'école verrouillée

Les parents veulent encore y croire

Bordeaux

Rased : une absurde coquille vide

Le Rased déserté

« Ils nous maudissent »

Marennes

Les parents d'élèves sont mobilisés

Villeneuve

une école occupée par les parents d'élèves

Orthez

Les parents se mobilisent pour conserver les postes

Antibes

La colère monte d'un cran dans les écoles mobilisées

Gattières

Les parents se mobilisent pour l'école de Gattières

Mandelieu:

les parents d'élèves occupent l'école Frédéric Mistral

La mobilisation se poursuit à Mandelieu

Cannes

Au moins un tiers des écoles cannoises touché par la grève ce jeudi

Grasse

Education: des parents manifestent à Coursegoules

Nice

Grève et manif ce jeudi dans les écoles des A.-M.

Vallées

Annot: les parents d'élèves de nouveau en colère

Semaine d'actions contre les fermetures de classes dans la vallée du Paillon

Parents et enseignants se mobilisent dans les écoles de l'arrière-pays niçois

Profs et parents manifestent à Puget-Théniers

La Seyne

Des parents d'élèves en colère

Germigny

L'école de Germigny bloquée ce matin

Vermenton

Les parents bloquent la sortie des écoles

Appoigny

Deux classes menacées, les parents mobilisés

Avallon

Les parents inquiets occupent les écoles

Neuvy-Sautour

Les parents ont occupé l'école

Vierzon

Fermetures de classes : "C'est à l'opposé des besoins"

Alpes

La mobilisation des parents d'élèves s'intensifie

Digne

Une carte scolaire 2012-2013 qui fait beaucoup de bruit à Digne

Guéret

La carte scolaire n’a pas été votée hier par les syndicats. Nouvelle réunion vendredi prochain

La Souterraine

Manifestation: les écoles primaires occupées ce vendredi

Mérinchal

Mérinchal veut garder ses deux classes

Pionnat

La défense de l’école publique s’organise

Brive

Pétition en ligne contre la carte scolaire en Corrèze

Les parents d’élèves se mobilisent pour le maintien d’un bon potentiel

Monthermé

Collège de Monthermé : les parents se mobilisent contre la réduction des moyens

La Fère

Classes menacées dans le Laférois

Nice

L'académie de Nice confirme les fermetures de classes

Berck

De Berck à Étaples, nouvelle journée de manif contre « la casse scolaire »

Aude.

La carte scolaire arrachée aux forceps

Chauny

Actions en pagaille

CÔTE-D’OR

CARTE SCOLAIRE : LES OCCUPATIONS D’ÉCOLE SE MULTIPLIENT EN CÔTE-D’OR

Ardennes

Appel à la mobilisation le 23 février

Landrecies

Au lycée de Landrecies, des classes vides pour dénoncer les classes supprimées

Cambrai

Carte scolaire : dernier coup de gueule des maires du Cambrésis

Montigny-en-Gohelle :

Le blocus continue au groupe scolaire Anne-Frank - Casanova

Flandre

Les écoles de Flandre resteront dans le flou encore une semaine

Lille

Carte scolaire : classe sauvée à Turgot mais pas encore à Jenner et Aicard

Nord : la carte scolaire refusée par les syndicats enseignants

St Pol sur Ternoise

Carte scolaire : confirmation de huit fermetures de classes dans le Ternois

Seclin

« Je suis prof au lycée Dinah-Derycke et mon poste est supprimé...

Denaisis:

la fermeture de classes annoncée à Wavrechain-sous-Faulx et Haulchin est annulée

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:46

Un décret institue l'alternance dès la 4ème "Des dispositifs spécifiques... comportant, le cas échéant, des aménagements d'horaires et de programmes... des dispositifs d'alternance personnalisés permettant une découverte approfondie des métiers et des formations et comprenant notamment le suivi de stages... dans des centres de formation d'apprentis et des sections d'apprentissage" peuvent être proposés aux collégiens de 4ème et 3ème.

 

 Le décret publié le 17 février au Journal officiel  est d'application immédiate. Ce texte revient de facto sur l'idée du socle commun etencourage les établissements à se débarrasser de leurs élèves en difficultés avec l'école pour les orienter vers des dispositifs qui les excluent définitivement de l'école et plombent leur avenir. Il y a quelques jours, l'OCDE expliquait que c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.


Au Journal officiel
Document OCDE

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:27

 

Alors que la session parlementaire est sur le point de se clore, l'Assemblée nationale a donc adopté mercredi 15 février, en urgence, la proposition de loi Grosperrin sur la formation des enseignants. Présentée comme une simple «réponse technique» à l'annulation fin novembre par le Conseil d'Etat de l'arrêté relatif à la masterisation, la proposition de loi vient en réalité sauver in extremis une réforme aujourd'hui unanimement décriée pour avoir réduit à néant la formation des profs.

Le Conseil d'Etat, qui avait en novembre dernier motivé sa décision par le fait que le ministère était passé en force sur ce dossier, commettant rien de moins qu'un «abus de pouvoir», avait également suspendu l'exécution de sa décision à la tenue de réelles concertations.

« Depuis, aucune discussion n'a été entamée entre le ministère et nous sur ce sujet», affirme aujourd'hui Daniel Robin, secrétaire général du Snes. Ouvrir des discussions avec les organisations syndicales et les différentes instances représentatives quand la réforme est condamnée de toutes parts, et ce à quelques mois de l'élection présidentielle ? Le gouvernement n'y était évidemment pas prêt. Graver la masterisation dans le marbre de la loi, deux ans après son entrée en vigueur, permet de couper l'herbe sous le pied du Conseil d'Etat. Et si cela ne règle rien sur le fond – de l'avis des députés UMP eux-mêmes, cette réforme est entièrement à revoir –, il y avait manifestement urgence à sortir de cet imbroglio juridique.  

Pour le rapporteur Jacques Grosperrin mais aussi le ministre Laurent Wauquiez, interpellé lors de l'audition du 8 février, le texte présenté à l'Assemblée avait simplement pour but d'«apporter un minimum de sécurité juridique» aux enseignants-stagiaires, placés de fait dans une situation ubuesque. Mais l'argument invoqué de la sécurisation juridique pourrait tout aussi bien concerner, en priorité, le gouvernement lui-même et à travers lui l'Etat. Depuis l'arrêté du Conseil d'Etat, les procédures devant le tribunal administratif se sont en effet multipliées à l'initiative du Snes pour réclamer une indemnisation des stagiaires qui ont subi «le double préjudice d'être privés de formation mais aussi d'avoir travaillé dix heures hebdomadaire en plus sans rémunération» (l'année de stage étant supprimée), affirme Daniel Robin. Selon le Snes, ce sont plusieurs centaines de dossiers qui seront prochainement portés devant le tribunal.

Une procédure qui ne laisse aucune place à la concertation

Il y avait donc, sur ce front là aussi, urgence. Déposé le 10 janvier dernier, le texte, pour lequel le gouvernement a décidé de recourir à la procédure accélérée, a été inscrit à l'ordre du jour d'une semaine réservée à l'initiative gouvernementale. Par ce choix, le débat que le gouvernement voulait à tout prix éviter avec les syndicats sur ce dossier miné n'aura pas non plus eu lieu sur les bancs de l'Assemblée. En commission, l'examen du projet de loi n'aura pas pris plus d'une heure, au grand dam des députés de l'opposition. «Pourquoi recourir à la procédure accélérée, qui ne laisse pas la moindre place à la plus élémentaire concertation ?», s'est ainsi interrogée Martine Faure, députée PS de Gironde, membre de la commission des affaires culturelles. 

«Parce que ce texte, a-t-elle poursuivi, a été dicté par le ministère de l’éducation nationale et parce que sans la procédure accélérée, une proposition de loi déposée le 10 janvier n’aurait pas pu être examinée avant le 21 février, ce qui, faute de temps pour la navette, aurait empêché son adoption. Je regrette vraiment que notre collègue Jacques Grosperrin se prête à cette tartufferie.» Pour la députée communiste Marie-Hélène Amiable, qui siège également dans la commission, il s'agissait aussi d'éviter «la délibération en conseil des ministres, l’avis du Conseil d’État, la réalisation d’une étude d’impact». Autant de risques de «mauvaise publicité» pour la réforme.

Devant le tollé provoqué par la première mouture du projet de loi Grosperrin qui laissait penser que la formation des enseignants pouvait être en partie confiée à des prestataires privés (lire notre article), un amendement est venu rectifier le tir – sans lever toutes les ambiguïtés. La référence aux IUFM pour la formation des maîtres, dans l'article L. 625-1 du code de l'éducation, est bel et bien supprimée au profit des «établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités». Autre concession par rapport au texte initial, le rapporteur Jacques Grosperrin a accepté de remplacer le «référentiel» sur la formation des enseignants, jugé bien trop flou, par le «cahier des charges» qui offre un cadre bien plus strict.

 

La suite pour les abonnés...
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:22

In Sauvons l'Université

 

C03-18La proposition de loi de M. GROSPERRIN relative à la modification de certaines dispositions encadrant la formation des maîtres, déposée le 10 janvier 2012 et renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation, a été examinée le 15 février 2012. Le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur cette proposition de loi le 3 février 2012.

Ce projet de loi répond aux décisions du Conseil d’Etat intervenue suite à la requête de SLU, Sud-Éducation et la FCPE d’une part, les syndicats de la FSU d’autre part.

 

Le texte proposé est disponible ici : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

 

Principales dispositions du texte Article 1er : Reconnaissance du rôle premier de l’université en matière de formation des maîtres. Établissement d’un référentiel de formation.

 

Principaux amendements des commissions Article 1er : Précision sur le rôle joué par les établissements d’enseignement supérieur dans la formation des maîtres aux côtés des universités (Disposition introduite à l’initiative du Rapporteur). Substitution d’un cahier des charges de formation au référentiel précédemment établi (Disposition introduite à l’initiative du Rapporteur).

 

- Le rapport présenté par le député Grosperrin pour la commission des affaires culturelles et de l’éducation en conclusion des travaux de la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants estici : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

 

- Mercredi 8 février, l’Assemblée nationale a débattu de la proposition de loi présentée par le député Jacques Grosperrin. Le fichier vidéo de l’intégralité du débat est disponible sur le site de l’Assemblée nationale à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.tv//...

 

- Mercredi 15 février, le vote de l’assemblée est visible à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.tv//...

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