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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:28

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In C'est Classe !

 

Si on avait écouté Nicolas Sarkozy, les élèves de CM2 parraineraient un enfant juif exterminé durant la Shoah, les lycéens liraient à chaque anniversaire de sa mort la lettre, poignante, du jeune communiste Guy Môquet peu avant son exécution par les Allemands en 1941, les parents choisiraient librement l'école de leur enfant, l'échec scolaire serait divisé par trois en fin de primaire, les collèges en difficultés auraient moins d'élèves et plein de moyens en plus, l'autorité et la discipline règneraient en maître en classe, les élèves sortiraient bilingues du lycée, etc, etc.

 

Nicolas Sarkozy est sans doute l'un des présidents qui a le plus parlé sur l'école. A peine élu, il a publié une "Lettre aux éducateurs", un fascicule de 32 pages publié à un million d'exemplaires et envoyé à tous les profs de France, où il développe sa vision de l'école. Puis il a enchaîné les discours, a annoncé des réformes, grandes et petites, a fait des promesses, chiffrées ou non...

 

Durant ces 5 ans, le président a ainsi beaucoup parlé et a beaucoup varié aussi. Il a tenu un certain nombre de promesses - comme la création des "internats d'excellence" pour les élèves "méritants", la réforme du lycée, celle des progammes du primaire, la "masterisation" (le fait de recruter les enseignants au niveau master et non plus au niveau licence, comme jusqu'ici dans la plupart des cas), le service minimum d'accueil en cas de grève dans le primaire, la revalorisation, limitée, des profs en début de carrière, etc -.

Mais il en a aussi beaucoup oubliées en route et s'est aussi pas mal renié. Voici une sélection choisie, et donc forcément arbitraire, de ces "oublis" et de ces renoncements:

 

- "Si j'ai voulu que fût lue la lettre si émouvante que Guy Môquet écrivit à ses parents à la veille d'être fusillé,  c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, et (...) ce qu'est la grandeur d'un homme qui se donne à une cause plus grande que lui", le 16 mai 2007, premier jour de son quinquennat

 

Durant les deux premières années, malgré la vague de critiques, la lettre a bien été lue en grande pompe dans certains lycées. Elle ne l'est pratiquement plus aujourd'hui. Les profs reprochent la dimension bien trop émotionelle d'une telle pratique, qui n'apporte rien à la compréhension de cette période compliquée.

- "Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements qui permettra aux parents de choisir l'école de leurs enfants", le 5 juillet 2007 dans sa lettre de mission au ministre de l'Education Xavier Darcos

 

Il y a bien eu un assouplissement de la carte scolaire, avec l'annonce d'une série de critères permettant des dérogations - élèves handicapés, boursiers, fratrie, résultats scolaires, etc. Mais sa suppression, pourtant une  promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, a discrètement été abandonnée en route.

Contrairement aux promesses, aucun bilan de l'assouplissement n'a été rendu public. Les études d'experts parues ici et là concluent au mieux à l'absence d'effets, au pire à une dégradation de la situation des "collèges ghettos", fuis par leurs meilleurs éléments grâce à cet assouplissement.

 

- "Nous souhaitons que l'enseignement des langues étrangères commence dès le cours préparatoire et que (...) tout élève sorte bilingue du lycée", le 5 juillet 2007, dans la lettre de mission de Darcos

On en est très loin. Le ministre de l'Education Luc Chatel a pourtant l'air convaincu de l'importance des langues dans notre monde: il s'est prononcé pour l'anglais dès la maternelle, a commandé un rapport sur les langues à l'école, a annoncé un grand plan...

Mais au final, les intervenants en langues étrangères sont les premières victimes des suppressions de postes. Et en raison de ces suppressions, les dédoublements de classes, indispensables pour faire travailler les élèves à l'oral, sont de plus en plus difficiles.

 

- "Pour toutes les familles qui le veulent, le mi-temps sportif devra devenir possible", le 5 juillet 2007, dans la lettre de mission de Darcos.

C'était un voeu pieux. Le 19 août 2010, dans une opération de com' dont il a le secret, Luc Chatel avait annoncé à grand fracas la mise en place de l'expérimentation "Cours le matin-sport l'après midi" dans 83 collèges et 41 lycées, pour quelques classes à chaque fois, regroupant pas plus de 7 000 élèves. Mais le dispositif  est resté très limité, faute d'équipements sportifs et de profs....

 

- "Chaque année, à partir de la rentrée 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah", le 13 février 2008 lors du dîner annuel du CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France)

L'annonce a déclenché un tollé. Simone Veil elle-même a pris ses distances, sur le thème: faire assumer la mémoire des enfants juifs disparus est traumatisant pour des élèves de 9-10 ans, qui risquent de pas comprendre et de se culpabiliser... Xavier Darcos a vite, et discrètement enterré l'affaire.

 

- "Je prends un engagement devant vous: nous allons diviser par trois le taux d'échec scolaire à la sortie du CM2 d'ici la fin de la mandature", le 15 février 2008 à Périgueux

On en est loin. Le ministère de l'Education nationale s'est récemment vanté d'un petit mieux avec les évaluations nationales de 2011 en CM2 - en français, 7 % des élèves n'ont pas les acquis suffisants (contre 7 % en 2010) et 19 % ont des acquis encore fragiles (20 % en 2010), et en maths 10 % maîtrisent insuffisamment les acquis (13 % en 2010) et 20 % ont des acquis encore fragiles (20 % en 2010).

Mais d'autres évaluations donnent  des résultats sensiblement moins encourageants. La dernière étude Pisa de l'OCDE, portant sur le niveau des élèves de 15 ans, est, elle, carrément décourageante - les élèves en grandes difficultés en français passent de 15 à 20%.

 

- "Aucun jeune ne devra - attention, ce ne sont pas des mots, ce sont des décisions - aucun jeune entre 16 et 18 ans ne devra être laissé hors de tout système de formation sauf s'il a déjà un emploi", le 29 septembre 2009 à Avignon

Là encore, c'est raté. A la fin du mandat, on compte toujours autant de "décrocheurs", ces jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans diplôme ni qualification - 150 000 approximativement.

Sous Nicolas Sarkozy, on a tout de même enregistré un progrès: des plateformes communes ont été mises en place avec les Rectorats, les missions locales, Pôle emploi, les CFA (centres de formation des apprentis), afin d'identifier les jeunes décrocheurs et de leur proposer quelque chose. Mais on  est loin de la solution.

 

"Je sais parfaitement que nous serons jugés, que je serai jugé au résultat, j'y suis prêt", avait dit Nicolas Sarkozy à la fin de son discours sur la jeunesse le 29 septembre 2009 à Avignon. Et bien, l'heure du jugement a sonné...  

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:24

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 17:59

sarko3

In Libération

 

 

TémoignagesQuelques heures avant le meeting de Nicolas Sarkozy sur l'éducation, paroles de profs plutôt amers.

Recueilli par Catherine Coroller (à Lyon) et Marie Piquemal

Sarkozy-le-candidat sera ce soir à Montpellier pour parler d'éducation. «Il faut profondément transformer l'enseignement scolaire. Ces dernières décennies, les élèves ont beaucoup changé, mais pas l'école, ou pas suffisamment», annonce-t-il aujourd'hui dans les colonnes du Midi Libre. Qu'ils enseignent à l'école, au collège ou au lycée, quantité de profs dressent un bilan sévère des cinq ans de Sarkozy-le-président en matière d'éducation. Voici des témoignages recueillis quelques heures avant le meeting de Nicolas Sarkozy.

«Faut oublier ces cinq ans»

Jean François Petit, secrétaire régional Rhône-Alpes de la CGT-Éduc'action et professeur de construction mécanique dans un lycée professionnel de Givors.

«Le bilan des cinq années Sarkozy, c'est les suppressions de postes. L'année dernière, on a perdu 30 professeurs sur l'académie en lycée pro, cette année 150. Le résultat c'est plus d'élèves par classe. On plafonnait à 24, maintenant on est à 30.

Sarkozy c'est aussi le bac pro en trois ans au lieu de quatre. Avant les élèves faisaient deux ans de BEP plus deux ans de bac. Maintenant, ils font la totalité en trois ans. Avec des mômes cabossés, ça ne marche pas. Ils ont voulu justifier la réforme d'un point de vue pédagogique, c'est elle n'est que comptable.

Pour les enseignants, ce sont des conditions de travail qui se détériorent. Les gens s'imaginent qu'on ne fout rien. Psychologiquement, c'est quand même dur pour nous à vivre.

Sarkozy, c'est aussi les gamins sans papiers qui s'angoissent. On en a régulièrement. C'était pas le cas avant Sarko, c'est net.

Pour moi, faut oublier ces cinq ans. Habituellement, je vote très à gauche, mais là je vais voter Hollande au premier tour pour le dégager.»

«Une casse systématique et organisée»

Sylvie Caron, enseignante en primaire à Rillieux-la-Pape (Rhône), militante à SE-Unsa (Syndicat des enseignants du premier degré et du second degré).

«On assiste depuis cinq ans à une casse systématique et organisée de l'Education nationale et de l'enseignement en général. Le gouvernement a cassé la formation professionnelle des enseignants, il a cassé les moyens en termes de postes d'aide aux enfants en difficulté, de remplaçants, et de postes de directeurs quand on a fusionné les écoles pour en gagner un.

Cette entreprise de casse démobilise les troupes et provoque dans les établissements un ras-le-bol général. Les profs sont pressurés par l'administration avec des évaluations natinales à tout bout de champ et pas forcément en corrélation avec ce qu'ils doivent enseigner et demander aux élèves. Ce ras-le-bol a des effets au niveau santé, motivation, moral, et se ressent dans le travail d'équipe.

D'autant qu'on s'entend dire dans le même temps qu'on est des nantis, que tout va bien, et qu'on a beaucoup trop de moyens.»

> A lire : d'autres témoignages de profs sur LibéLyon.

«On se retrouve en compétition les uns les autres»

Jérémie Buttin, professeur depuis douze ans en arts appliqués au lycée Adolphe-Chérioux, dans le Val-de-Marne.  Il y a tout juste deux ans, un élève était agressé dans l'enceinte de l'établissement par une bande de jeunes venus de l'extérieur. L'équipe enseignante s'était alors fortement mobilisée réclamant des postes d'encadrement.

«Après cet épisode, ils ont fait une clôture autour de l'établissement pour l'isoler du grand parc départemental qui est à côté. On a obtenu quatre postes de surveillants sur les onze qu'on demandait. Leur contrat de deux ans arrivent à échéance, on ne sait pas du tout s'ils seront remplacés. De manière générale, il y a une vraie pénurie de personnel encadrant et administratif. La dégradation est vraiment criante ces dernières années. Le personnel reste motivé mais débordé. L'intendante du lycée, par exemple, est à cheval sur plusieurs établissements. Elle a un travail de dingue. Cela a des répercussions sur les projets éducatifs, tout est plus compliqué, les délais sont plus longs pour débloquer les budgets...

Autre dégradation qui me vient à l'esprit : depuis la rentrée, avec la mise en place de la réforme du lycée, chaque proviseur a désormais une enveloppe avec un nombre d'heures à distribuer pour dédoubler les classes par exemple. C'est une sorte de pot commun. Chaque enseignant doit se battre et justifier pourquoi il a besoin de prendre ses élèves en demi-groupe... Cela met une mauvaise ambiance dans l'équipe. On se retrouve en compétition les uns les autres, ce n'est pas sain.»

«Les Rased sont les premières cibles»

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:27

 

 

Le 29 février, en France, s’annonce comme une mobilisation sociale, interprofessionnelle, unitaire et importante dans les entreprises et services.

Les organisations syndicales européennes et à l’appel de la Confédération Syndicale Européenne, agissent ensemble sur le thème «  TROP, C’EST TROP ! » dans 27 pays.

 

Comment 160 manifestations/rassemblements et des milliers d’arrêts de travail sont quasi inexistants dans les médias ? Pourtant, Ce-ci est inédit dans ce moment et en cette période électorale en France.

Malgré les informations données sur les mobilisations décidées, elles sont inaudibles dans les médias. C’est une question dans les rédactions.

A notre connaissance, aujourd’hui, le 29 février c’est : 160 manifestations ou rassemblements organisés dans le pays, dont 130 ont un caractère unitaire.

Après nos bulletins « info presse » n°1, 2, 3, vous trouverez dans ce numéro 4 des exemples d’appels supplémentaires.

 

De nombreux arrêts de travail sont décidés dans les professions et territoires :

Par exemple, Au niveau des cheminots, le préavis de grève couvre la période du mardi 28 février à 20h00 au jeudi 1er mars à 8h00 : CGT, CFDT, UNSA et SUD RAIL appellent unitairement à participer à la manifestation à Nantes. A Paris Saint-Lazare, CGT, CFDT et SUD RAIL ont déposé un préavis de grève de 24h00 et appellent à participer à la manifestation parisienne.

Au niveau de la métallurgie, les appels unitaires à se mobiliser pour la journée d’action du 29 février, se multiplient. CGT, CFDT, CGC, à la SNECMA, dans les Hauts de Seine. CGT, CFDT, CGC, CFTC, FO chez Alsthom. CGT, CFDT, CGC, CFTC, FO dans le groupe ALTIA. CGT, CFDT, CGC, dans le groupe Renault. CGT, CFDT, CGC, CFTC, FO dans le groupe Renault Trucks. CGT, CFDT, FO, SOLIDAIRES, GSEA, à PSA en Seine Saint Denis. CGT, CFDT, FO, CGC, dans le groupe Dassault. CGT, CFDT, CFTC, FO au niveau des USTM, de la Vienne et de la Creuse.

 

Des initiatives originales se dérouleront

Dans le Tarn, la manifestation organisée à Albi à l’appel des organisations syndicales CGT, CFDT, FSU, UNSA, SOLIDAIRES s’arrêtera, lors de son parcours, devant les 10 agences bancaires. Les manifestants distribueront à cette occasion des billets de banque. Dès le 24 février, des banderoles seront déployées sur les ponts de la rocade d’Albi pour appeler à la manifestation.

 

De nombreux appels à la grève sont concrétisés

Dans l’Allier, appel à la grève dans la métallurgie (AMIS, ASTEEL, Potain, Moria-Dugast, sagem, Erasteel), dans la chimie (Adisseo), dans le commerce (S2MI, Carrefour à Montluçon et à Moulins), dans les organismes sociaux (Mission locale Montluçon, CPAM Allier) ), à l’équipement, à EDF/GDF de Montluçon et de Moulins-Vichy, dans la santé et l’action sociale (hôpital Moulins-Yzeure, APAJH), chez les cheminots et chez les territoriaux (SIVOM Nord-Allier, SIVOM Huriel, SICTOM).

En Seine et Marne, appel à la grève dans la métallurgie (Riva à Montereau).

En Seine-Saint-Denis, appel à la grève à Bobigny (territoriaux, hôpital Avicenne, Préfecture, crèches et PMI, Conseil général, CPAM), à Drancy (Territoriaux), à Pantin (Territoriaux), à Aubervilliers (Territoriaux), à Paris NORD 2 (DHL, DUCROS) à Bagnolet (Territoriaux), à Saint Denis (Territoriaux)

Dans l’Isère, appel à la grève dans la métallurgie (ALSTOM, ATRAL, BECTON DICKINSON, CATERPILLAR, COVIDIEN, HP, MINITUBES, PATURLE, RADIALL, SCHNEIDER, SCHNEIDER IT, SGL, SUITEC, SUPRANO, STMOCRO CROLLES, STMICRO GRENOBLE).

Dans la Somme, appel à la grève à la FNAC en proie à un vaste plan social ;

A France télévisions, dépôt d’un préavis de grève de 24h00.

Au niveau des Services publics, 62 appels et préavis départementaux recensés couvrant notamment les petites collectivités et 329 appels et préavis locaux recensés dans les grandes et moyennes collectivités.

Au niveau de l’agro alimentaire, la fédération appelle à faire du 29 février, une journée d’action avec grève et manifestations sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail, la protection sociale. Les syndicats appellent à la mobilisation chez BIGARD, PERRIER, VITTEL CONTREX, VOLVIC, HARIBO, KRAFT LU, NESTLE GRAND FROID, TROPICANA, YOPLAIT, BEL, HOLDER, LESAFFRE. Les syndicats d’Alsace et de Champagne appellent aussi à la mobilisation

 

Des initiatives transfrontalières sont décidées :

Dans le cadre de l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), plusieurs initiatives unitaires transfrontalières ont été décidées le 29 février 2012.

A Strasbourg, la CGT et le syndicat allemand DGB distribueront des tracts aux automobilistes sur le pont de l’Europe de 9 heures à 10 heures. Le DGB participera à la manifestation organisée à 10h30 à Strasbourg.

Pour la région Rhône-Alpes, le CSI-R, sous présidence CGT, tiendra un rassemblement à Aoste en Italie. Les syndicats italiens CGIL, CISL, UIL du Piémont et du Val d’Aoste et une délégation CGT et CFDT Rhône-Alpes organiseront lors de ce rassemblement, une prise de parole, une distribution de tract, une conférence de presse et une rencontre avec le président du Val d’Aoste.

En Lorraine, sur le pôle européen du développement de Longwy situé à la frontière Belge et Luxembourgeoise, un rassemblement sera organisé avec les syndicats belges de la CSC et du FGTB avec le syndicat luxembourgeois OGBL et une délégation CGT et CFDT. A cette occasion, une distribution de tract, un point presse et un meeting seront organisés.

Toujours en Lorraine, une conférence de presse unitaire à la « Brème d’Or » à Sarrebruck, à la frontière franco-allemande, sera organisée par le DGB, la CGT et la CFDT. A cette occasion, une distribution de tracts et une manifestation seront organisées entre 12h30 et 13h30.

En Languedoc-Roussillon, une délégation CGT de l’UD 66 participera à la manifestation européenne de Barcelone. En retour, une délégation des syndicats espagnols UGT et CCOO participeront à la manifestation unitaire de Montpellier.

 

La carte de France des mobilisations est ouverte sur le site de la Cgt à l’adresse suivante : http://www.carte.cgt.fr/index.php.

La dynamique d’action se développe dans les entreprises et services, du privé et du public.

 

Communiqué de la CGT

 
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:22

In Quelle école pour demain ?

 

Pourtant les maires investissent dans des locaux sûrs...

MAIS CHAQUE ANNEE ELLE RODE...

Des enseignants motivés, des parents soucieux montent la garde.

Elle est toujours plus près,

la voilà maintenant devant votre école...

ELLE EST LA PREPAREZ-VOUS A SOUFFRIR !

LA CARTE SCOLAIRE 2012 !

Une vidéo pleine d’humour produite par Fabien Jaillet, dans le Jura, à visionner ici.

 

Une autre, un peu plus frappante, mais tout aussi parlante,ici.

]

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:18

In SarkoFrance

...

Menteur sur l'Education
Ce lundi, Nicolas Sarkozy voulait surtout parler d'éducation. D'abord, il fallait tacler François Hollande:


 «Je suis effaré qu'on puisse dire avant même de commencer la discussion sur l'école, qu'il faut créer 60 000 postes de plus. C'est vraiment la démogagogie dans ce qu'elle a de plus extravagant. Ecoutez, les chiffres sont intéressants : il y a un peu plus de 400 000 élèves de moins dans l'éducation nationale depuis 10 ans, et il y a 45 000 profs de plus. S'il suffisait d'embaucher des profs pour que l'école fonctionne et que les profs soient heureux, on aurait l'école qui fonctionne le mieux au monde et les profs les plus heureux au monde».

Et là, ça coince encore... Les chiffres avancés par le candidat sortant étaient... inventés. Etait-il fatigué ? Le blog Desintox, comme bien d'autres, s'étonna de la grossière affirmation: « depuis 10 ans (année 2000-2001), le nombre d'élèves est passé (premier et second degrés, en intégrant les classes préparatoires) de 12 409 000 à 12 262 300.  Soit une baisse de 146 700 élèves (et non de 400 000 comme le dit le Président). Concernant les professeurs (public et privé également), le nombre de postes est passé de 880 000 à 859 291, soit une baisse de 20 795 ...  et non une hausse de 45 000 comme le dit Nicolas Sarkozy.»

Quelques heures plus tard, les communicants de l'UMP, paniqués, précisèrent que la langue de leur candidat avait « fourché ». Roooo... On croyait qu'il s'y connaissait, après 5 ans de présidence. 

Amnésique sur l'Education
Ce lundi, Sarkozy avait de grandes idées: « Il faut plus d'adultes dans l'école, il faut mieux rémunérer les adultes auprès de nos enfants, il faut que les enfants aient des adultes avec qui discute ». Après 5 années de réduction d'effectif dans l'enseignement, le candidat sortant aurait-il des regrets ?


Si l'on se concentre sur le seul quinquennat de Nicolas Sarkozy, le bilan est terrible: le nombre d'élèves en primaire et au collège n'a cessé d'augmenter, mais le nombre d'instituteurs et de professeurs de baisser. A l'inverse, en classes maternelles comme au lycée, c'est l'inverse.

En d'autres termes, le gouvernement a réduit les effectifs aux deux extrémités de l'échelle scolaires, pour masquer la progression du nombre d'élèves depuis le baby-boom des années 1995-2000.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:13

In L'Instit'humeurs

 

C03-23Alors qu’il doit dévoiler demain mardi 29 février son programme pour l’éducation, le candidat Sarkozy a lancé les premières banderilles ce matin sur RTL. Revenant sur le projet de création de 60 000 postes par son adversaire Hollande, il a notamment déclaré : « Ecoutez, les chiffres sont intéressants : il y a un peu plus de 400.000 élèves de moins dans l’Éducation nationale depuis dix ans, et il y a 45.000 professeurs de plus« .

 

Le problème, c’est que ces chiffres sont faux, et pas qu’un peu. Très vite la déclaration crée le buzz sur le web, et dans l’après-midi les premiers blogs de fact-cheking démentent. Le « détecteur de mensonge » du JDD (« Education, Sarkozy n’a pas les bons chiffres »), les « décodeurs » du Monde (« Effectifs de l’éducation nationale, Sarkozy multiplie la réalité par trois »), et bien sûr le précurseur et culte « Désintox » de Libé (« Nicolas Sarkozy se prend les pieds dans les stats de l’éducation nationale »). Les chiffres corrects sont donnés : en 10 ans, on compte 149 000 élèves en plus, et 61 000 profs en moins.

 

Dans le courant de l’après-midi, l’équipe du candidat Sarkozy explique que « sa langue a fourché, il voulait dire depuis 20 ans et non pas depuis 10 ans », avançant de nouveaux chiffres ne correspondant d’ailleurs pas à ceux donnés par Sarkozy le matin, plutôt à ceux régulièrement avancés par le ministre Chatel et déjà dénoncés ailleurs.

… Bien sûr, Sarkozy sait ce qu’il fait avec cette déclaration sur RTL (audience majoritairement à droite), à cette heure-là de la journée : la session matinale est à la radio ce que le 20 h est à la télé. Parmi les millions d’auditeurs de RTL qui ont entendu cette fausse information, combien ne sont pas allés sur les blogs cités découvrir les vrais chiffres ? Combien étaient à l’écoute de RTL quand une mise au point est faite à 18 h 30 ? Beaucoup moins que le matin. Autrement dit, le mal est fait, et peu importe que la blogosphère et les réseaux sociaux s’emploient à rétablir la vérité.

Cette véritable stratégie de communication, couramment employée par le ministre Chatel, mais aussi par Guéant, peut se résumer ainsi : une annonce avec de faux chiffres lancée dans le tempo et sur un média dominant ne sera pas suffisamment contrariée et touchera là où ça fait mal. Peu importe la réalité, l’important est que ceux qui écoutent ou regardent n’y aient majoritairement pas accès.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:10

In Libération

 
«Ecoutez, les chiffres sont intéressants : il y a un peu plus de 400 000 élèves de moins dans l'éducation nationale depuis 10 ans, et il y a 45000 profs de plus. S'il suffisait d'embaucher des profs pour que l'école fonctionne et que les profs soient neureux, on aurait l'école qui fonctionne le mieux au monde et les profs les plus heureux au monde»

Nicolas Sarkozy, lundi matin sur RTL

 

Sarko2 IntoxInvité ce matin sur RTL, Nicolas Sarkozy s'en est à nouveau pris à François Hollande en taxant d'extravagantes ses propositions sur l'éducation. «Je suis effaré qu'on puisse dire avant même de commencer la discussion sur l'école, qu'il faut créer 60 000 postes de plus. C'est vraiment la démogagogie dans ce qu'elle a de plus extravagant. Ecoutez, les chiffres sont intéressants : il y a un peu plus de 400 000 élèves de moins dans l'éducation nationale depuis 10 ans, et il y a 45 000 profs de plus. S'il suffisait d'embaucher des profs pour que l'école fonctionne et que les profs soient heureux, on aurait l'école qui fonctionne le mieux au monde et les profs les plus heureux au monde».

 

DesintoxLe PS s'est fait un plaisir de renvoyer dans les cordes le Président donneur de leçon. Dans un communiqué rageur, Vincent Peillon, probable futur ministre de l'Education nationale en cas d'alternance, a dénoncé les chiffres «totalement fantaisistes» du Président, lesquels «illustrent son mépris profond du débat démocratique». De fait,  les chiffres cités par Nicolas Sarkozy sont grossièrement faux.

Si l'on se fie aux statistiques du ministère, on constate :

Que depuis 10 ans (année 2000-2001), le nombre d'élèves  est passé (premier et second degrés, en intégrant les classes préparatoires) de 12 409 000 à 12 262 300.  Soit une baisse de 146 700 élèves (et non de 400 000 comme le dit le Président).

Concernant les professeurs (public et privé également), le nombre de postes est passé de 880 000 à 859 291, soit une baisse de 20 795 ...  et non une hausse de 45 000 comme le dit Nicolas Sarkozy.

L'explication de l'erreur de Nicolas Sarkozy est simple. L'état major du candidat a d'ailleurs rectifié dans l'après midi, évoquant une langue qui fourche... «Il voulait dire depuis vingt ans et non depuis dix ans». Et de fait, le Président n'a fait que recycler -mais de manière très approximative- un élément de langage très prisé de la majorité, et notamment de Luc Chatel, ministre de l'Education nationale.

En avril dernier, ledit Luc Chatel affirmait ainsi sur Europe 1 :

«En septembre 2011, il y aura 35 000 professeurs de plus qu’au début des années 1990, alors que l’on compte 500 000 élèves de moins.»

 Une estimation plus proche de la réalité que celle du Président. Selon les statistiques du ministère, entre 1990 et 2010, le nombre d'élèves a baissé de 640 000 et le nombre de professeurs a augmenté de 50 000. Pour autant,  ce chiffre brut, censé accréditer l'idée que les effectifs enseignants ne sont pas un problème, doit être nuancé :

Comme Libération l'expliquait il y a un an à propos de cette même déclaration de Luc Chatel, l'école a changé pendant la période évoquée. La scolarité moyenne des élèves s’est allongée et le nombre d'élèves accédant au bac a été dopé. Cela a un coût. Davantage d’élèves ont poursuivi au lycée, dans la filière générale ou professionnelle. Or celui-ci coûte cher en France. Avec une moyenne de trente heures de cours par semaine - un record en Europe -, il est un grand consommateur d’enseignants, notamment en raison des nombreuses options. Il y a aussi eu un développement des sections de techniciens supérieurs (STS) et des classes prépas, qui comptent de nombreuses heures de cours, la création de décharges pour les directeurs d’écoles ayant plus de quatre classes, la multiplication de remplaçants titulaires sans poste fixe, des classes moins chargées, l’apparition d’intervenants en langues ou en informatique, etc...

Bref,  la comparaison n'est pas aussi pertinente que ne veut le dire la majorité.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 11:17

In Médiapart

 

François Hollande en a fait sa priorité. Dès la primaire socialiste, le député de Corrèze avait choisi d’insister sur l’école et proposé, à la surprise générale, de créer 60 000 postes dans l’Education nationale. Depuis des mois, il affine ses propositions avec, à la baguette, le député européen Vincent Peillon. Pressenti comme ministre de l’Education nationale en cas de victoire de la gauche le 6 mai prochain, il mène, avec l’ancien président du syndicat étudiant Unef, Bruno Julliard, de discrètes négociations avec les principales fédérations enseignantes, lassées des multiples réformes de l’école et de la baisse drastique des moyens. L’enjeu est crucial pour le PS qui a souvent déçu les personnels de l’Education. Entretien.

 

François Hollande a appelé à une refondation de l'école. Le mot est fort. Mais que signifie-t-il quand on sait que l'Education nationale a connu une réforme par an environ depuis trente ans ?

Depuis dix ans, le terme de réforme a surtout servi à habiller des régressions. La « réforme » de la formation des enseignants a consisté en sa suppression. La « réforme Darcos » généralisant la semaine de 4 jours a consacré le « toujours moins d'école ». D’où la grande lassitude des personnels mais aussi des parents d’élèves. Mais il y a une deuxième raison à ce rejet : l'absence de vision éducative, de sens, autre que budgétaire ou managériale, de nos gouvernants.

Il ne s'agit pas pour nous de proposer une énième réforme ou un ajustement à la marge du système. Il s'agit de poser les bases d'un nouveau départ pour l'école, aujourd'hui terriblement fragilisée. Cette volonté de refondation – le mot est fort en effet – est inédite depuis le plan Langevin-Wallon (les vastes réformes de l’Education du conseil national de la Résistance) !

En dehors des questions essentielles de moyens, il faut aujourd’hui des réformes de structure, et des réformes qui doivent être conduites ensemble. Car tout se tient : comment peut-on changer les rythmes scolaires sans poser la question des pédagogies ? Comment peut-on poser la question des pédagogies sans poser celle du métier enseignant, de la formation des professeurs ?

Il faut une vision d'ensemble. Il faut aussi, si on veut réussir, un projet qui peut être porté par tous. Cela passe par une concertation dans laquelle la question du sens, des finalités, des objectifs est abordée de manière cohérente et sincère. Et cette concertation doit être conduite avec tous et dans la transparence. Le découpage « lamelle par lamelle », l'arrachage « petite peau après petite peau » a fait son temps. Nous n'avancerons pas masqués. Nous ne nous cacherons pas derrière des subterfuges administratifs, des prétextes budgétaires, ou notre petit doigt comme cela se fait depuis trop longtemps. Nous posons toutes les questions en même temps. Nous mettons tout sur la table.

Enfin, la dernière idée, c'est que l'on ne peut rien faire pour l'école s'il n'y a pas un engagement des plus hautes autorités de l'Etat, et donc de celui qui pourrait être président de la République lui-même. On a bien vu que, même quand les finances publiques étaient dans un meilleur état et si le président ne portait pas lui-même cette question, le pilotage restait purement budgétaire.

La refondation, c'est aussi essayer de faire comprendre aux Français que la question de l'école n'est pas une question catégorielle – celle des personnels de l'Education nationale – ou sectorielle. C'est une question qui concerne l'ensemble de la nation. C'est nous tous, citoyens, qui devons essayer de porter ensemble ce projet commun… même s'il faudra ensuite évidemment discuter avec les enseignants, les personnels, les parents d'élèves. Le nouveau contrat est bien un contrat entre l'école et la nation.

 

François Hollande à Orléans le 9 Février 2012 -1 par francoishollande

Dans son discours sur l’éducation à Orléans, début février, François Hollande a expliqué que le primaire jouerait un rôle fondamental dans cette nouvelle architecture. Pourquoi ce choix ?

 

 

Il y a dix ou quinze ans, les gens qui s'intéressaient à l'école avaient des approches très différentes, très clivées, passionnées. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Nous disposons en effet d'un grand nombre d'études, qui, malgré leurs défauts, convergent sur deux points : le premier, c'est que la France se dirige désormais à grande vitesse vers le dernier rang de la classe européenne ; le second, c'est que les difficultés de notre école plongent leurs racines dans les premières années du primaire.

Pour relever notre système éducatif, il faudra donc remédier à une double aberration. Une aberration financière qui veut que la France consacre en moyenne 15 % de moins que les autres pays développés à l'école primaire, et 15 % de plus au lycée. Avec pour conséquence de ne disposer que d'à peine 5 professeurs pour 100 élèves, soit le plus faible taux encadrement des 34 pays de l'OCDE !

Il y a ensuite une aberration pédagogique. Pour lutter contre l'échec scolaire ou la reproduction des inégalités, il vaut évidemment mieux prévenir que guérir, ou à défaut guérir le plus tôt possible. Si l'on prend les chiffres d'entrée en 6e, 40 % des élèves ont des difficultés dans la maîtrise de la langue écrite. Or, les élèves, qui sont en difficulté en 6e, le sont déjà à la fin du cycle 2 (grande section-CP-CE1). Tout se joue dans les premières années, et la France met moins d'argent là elle devrait en mettre le plus !

Il faut commencer par le commencement, et le commencement, c'est le primaire. Mais il ne s'agit pas que de moyens : il faut aussi améliorer les pédagogies, la formation des enseignants, la nature des enseignements menés dans les classes charnières ou fondamentales. Cela vaut pour le primaire mais pas seulement.

 

 

Comment cela-t-il va se concrétiser dans les écoles ?

Premièrement, on va à nouveau former les professeurs des écoles. C'est fondamental. Il y a un mépris très élitiste pour leur tâche, en particulier lorsque ceux-ci enseignent en maternelle. Rappelons-nous la déclaration du ministre Xavier Darcos pour qui ils ne devaient que « changer les couches » ! On a négligé leur formation. Apprendre à apprendre à lire, cela ne se fait jamais vraiment dans le parcours d'un étudiant. Or c'est une tâche extrêmement difficile et dont le succès conditionne bien des destins.

Nous voulons aussi faire évoluer les pédagogies. Nous ferons adopter le principe du « plus de maîtres que de classes ». C'est la possibilité donnée aux enseignants, là où ils en ont besoin, d'être à un moment donné deux dans une même classe. De pouvoir faire des petits groupes, de pouvoir fonctionner différemment... Enfin, il y a des classes où il faut veiller à avoir des professeurs plus expérimentés. Il est inacceptable que les jeunes professeurs servent aujourd'hui de variables d'ajustement et enseignent aux classes et dans les établissements les plus difficiles.

On sait que notre école est très sélective et très stressantecertains parlent même de “machine à trier”. François Hollande a dit à Orléans qu'il souhaitait «plus de coopération et moins de compétition». Au-delà de la formule, comment allez-vous mettre ce principe en œuvre ?

Vous en avez déjà un exemple dans ce que je viens de vous dire. Plus de coopération, cela signifie la capacité à pouvoir travailler ensemble, la possibilité de constituer des équipes pédagogiques. Il ne faut pas laisser l'enseignant seul face à sa classe. C'est fondamental. Mais c'est difficile, cela s'apprend et cela implique de vrais changements de mentalité. Il faut donc donner aux enseignants les moyens de ce travail collectif. Il en va de même pour les tâches d'orientation ou le travail avec les parents.

 On peut très bien essayer de changer cela, y compris dans le cadre de la formation que nous souhaitons mettre en place pour les enseignants. On n'est pas obligés de noter individuellement, on peut aussi noter collectivement. On n'est pas obligés de faire des évaluations sommatives, on peut faire des évaluations formatives.

 Il y a enfin une troisième échelle où doit jouer la coopération, c'est entre les établissements, et en particulier entre les écoles et les collèges.

L'école ne saurait être la compétition de tous contre tous : les élèves contre les élèves, les professeurs contre les professeurs, les établissements contre les établissements. On voit bien le dessein de la droite à cet égard. Je crois au contraire que l'on peut construire des réussites collectives par la coopération. C'est l'intérêt de l'école. L'école, c'est une organisation, des circulaires, des moyens… Mais l'école touche aussi toujours à l'esprit d'un peuple. Et, souvent ce qui bloque, ce sont les mentalités, y compris celles des parents, des professeurs et des citoyens qui reproduisent un certain nombre de comportements concurrentiels… C'est une bataille culturelle que nous avons à livrer.

  

François Hollande a dit qu'il faudrait en terminer avec ces évaluations permanentes qui commencent dès la maternelle tout en se disant favorable à une évaluation du système scolaire. Comment cela se mettrait-il en place ?

D'abord, je ne crois pas à l'existence d'un système scolaire, même si parfois par commodité on se laisse aller à utiliser cette expression. Ce qui précisément caractérise l'école française, c'est qu'elle ne fait pas système. Il y a des ruptures et des sélections partout. Entre les niveaux et entre les filières. La cohérence de ce système n'existe pas. Même s'il a une forme d'efficience en tant que « machine à trier ».

L'évaluation est au cœur de l'acte d'enseignement. Au cœur de la relation entre le professeur et son élève. En pédagogie, elle est constante. Il y a des moments où l'élève, parce que vous l'évaluez, est capable d'entendre ce que vous lui dites, de supporter même une petite bousculade, une petite réprimande, et puis à l'inverse, il y a des moments où le même élève va avoir besoin qu'on le conforte, qu'on le rassure.

Mais lorsqu’on fait de l'évaluation quelque chose de systématique, d'uniforme, on tue même l'idée du métier auprès des jeunes enseignants. Ces évaluations sont une faute très profonde et une incompréhension de ce que sont la transmission du savoir et l'acte éducatif. C'est une forme d'externalisation de la pédagogie elle-même. Cela a donné lieu à des dérives incroyables, sans même parler des angoisses des enfants, des parents, de l'agacement des professeurs qui sont colonisés dans leur temps de travail par cela… On a maintenant des parents qui préparent aux évaluations pour que leur enfant ne soit pas sanctionné. Tout cela sera supprimé. Nous avons une autre conception de l'école.

Par ailleurs, nous avons des remontées du terrain qui nous disent que les actuelles évaluations du système ne sont pas fiables. Nous réfléchissons à un mécanisme indépendant du pouvoir politique.

  

Cela veut dire un audit avec des experts indépendants ?

Aujourd'hui, vous avez une direction au ministère de l'Education nationale chargée des évaluations qui a été rapprochée de celle qui faisait les prescriptions : c'est curieux que ce soit le donneur d'ordre qui s'évalue. Nous recherchons une formule – dans la concertation – pour que ce ne soit pas le ministre qui commande une étude pour dire : « Regardez comme mon truc marche bien. »

Nous avons le même problème avec les programmes. Il y avait un conseil national des programmes qui était indépendant. Qui a fait les programmes de 2008 ? Mystère, ou presque. Aujourd'hui, il faut remettre de la cohérence, de la transparence, de la démocratie dans les procédures de l'éducation nationale qui, comme beaucoup d'autres, n'ont pour le moins pas été démocratisées ces derniers temps…

  

 

Au lycée, vous êtes d’accord sur un point avec François Bayrou : vous souhaitez alléger les horaires, et donc faire des économies. Faut-il supprimer des matières ? Ou bien baisser le nombre d’heures de certaines matières ?

D'abord, l'entrée dans le sujet n'est jamais une entrée budgétaire. Bien sûr, on peut faire le choix collectif que Bercy dirige le ministère de l'Education… Mais je crois qu'on doit faire en sorte que l'instruction, que l'éducation reprennent le pas dans cette affaire. On doit d’abord se fixer des objectifs pédagogiques.

On a beaucoup de chance parce qu’on a un candidat qui dit : « L'éducation c'est ma priorité. » Et qui y met les moyens nécessaires. Nous allons avoir 42 000 postes par an, 30 000 départs à la retraite remplacés et 12 000 créations nouvelles (pour tenir la promesse des 60 000 postes en plus) pendant quasiment cinq ans. Cela peut agacer certains. Mais notre question est surtout de savoir comment bien les utiliser. Nous ne réfléchissons donc pas sur le lycée en commençant par nous dire : où est-ce que je vais trouver des sous ? Cela a été la méthode pour toutes les réformes, y compris pour la formation des enseignants.

Notre question, c'est comment faire pour que cela se passe mieux pour tous les élèves des filières générales, technologiques ou professionnelles. Les lycées pro, c'est tout de même un million d'élèves, dont on ne parle jamais ou presque, et que l'on n'épaule pas comme on le devrait. C'est un souci majeur.

Il y a aussi eu une réforme du lycée qui n'a pas produit tous ses effets, même si elle n'était pas stupide dans sa conception, mais qui a été très pénalisée par l'absence de moyens. Il faudra la reprendre, mais il n'y a pas là la même urgence. Globalement, il faut sans doute avoir des horaires sur la journée, la semaine, l'année, un peu revus. Certains élèves ont des horaires trop lourds et cela ne contribue ni à leur réussite ni à celle du système.

  

Vous voulez raccourcir les journées des élèves ?

Une concertation est lancée, mais la question n'est pas nécessairement de diminuer le temps passé à l'école. Si nous voulons, par exemple, faire les cinq heures de cours à l'école élémentaire, cela ne veut pas dire que nous allons lâcher les enfants à 14 h 30. Cela veut dire qu'il faut discuter avec les enseignants, les parents d’élèves, les collectivités locales, avec le mouvement d'éducation populaire, avec ce qu'il reste de la Jeunesse et des sports, pour voir si nous sommes capables d'avoir des rythmes scolaires qui correspondent mieux aux apprentissages et qui permettent à des enfants de tous milieux d'avoir accès à des arts, de la gymnastique, etc.

 

Mais, dans le primaire, la semaine de quatre jours est aujourd’hui considérée comme un acquis par les enseignants.

Je n’ai pas rencontré un seul professeur des écoles, un seul pédagogue qui m’ait dit que c'était formidable pour les enfants. Notre seule boussole doit être la réussite des élèves, de tous les élèves. Donc il faudra évoluer. Nous y sommes déterminés.

 

Vous sentez les professeurs des écoles aujourd’hui prêts à évoluer sur ce point ?

Oui, mais dans le cadre d’un projet global.

 

Parce qu’il y aura plus de moyens ?

Pas seulement. Les gens qui choisissent ce métier magnifique, soit ils sont encouragés par la puissance publique, ils ont une mission, ils comprennent que l’on a besoin d’eux, que l’on valorise ce qu’ils font, que l’on essaie d’améliorer leurs conditions de travail. Soit on est dans un repli général où l'on méprise et abandonne l’école, où, à chaque réforme, on empire les conditions de
travail et les difficultés de recrutement. Dans ce cas de figure, les enseignants se crispent et deviennent méfiants. Il y a de quoi. Mais leur volonté première est la réussite de leurs élèves. C'est pour cela qu'ils choisissent ce métier.

 

Entre le seul discours et la revalorisation salariale, vous avez la formation initiale, la formation continue, les déroulements de carrières : tout cela est dans la discussion. Chacun comprend que notre volonté de créer des postes dans l’Education est un choix de priorité assumé. La création de 60 000 postes va coûter 2,5 milliards d’euros par an à la fin du quinquennat : si on rajoute une revalorisation indiciaire, et non pas indemnitaire qui est une politique d’individualisation et de mise en concurrence avec laquelle je suis en désaccord, on entre encore dans un autre débat…

Mais, dans la discussion que nous avons avec les enseignants, et cela a été une surprise pour François Hollande, ils ne lui ont pas parlé d’argent. On ne choisit pas ce métier parce qu’on a décidé que l’argent était la valeur suprême.

 

Certes maisnotamment quand on observe la crise actuelle des vocations  il y a des limites.

Bien sûr ! Si, quand on sera au bout de la discussion sur le métier d’enseignant, il y a des possibilités de revalorisation indiciaire, il n’y a aucune raison de ne pas les décider. Mais nous n’en sommes pas là.

Nous savons que les enseignants français ont été les moins revalorisés des vingt dernières années. Une étude de la Commission européenne vient d'ailleurs de sortir à ce sujet. Cela concerne les professeurs, les médecins scolaires et les infirmières, mais aussi les chercheurs. Nous ne l'ignorons pas, mais nous ne ferons pas des promesses que nous ne pourrons pas tenir. D'autres s'en chargeront...


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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 15:23

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