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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:46

 

In L'instit'humeurs

 

Mardi 28 février à Montpellier, le candidat Sarkozy s’est donc exprimé sur le sujet de l’éducation, mais on ne pas dire qu’il ait réellement parlé d’éducation. Un discours d’une quarantaine de minutes assez pauvres en idées nouvelles, peu dirigé vers le monde l’école mais comportant une annonce choc (quoique), beaucoup de grands mots (travail, mérite, excellence, exigence, respect, autorité…) qui vont plaire à son électorat, constamment ciblé, pas mal d’impasses et quelques lourds silences, et bien sûr, rien sur son bilan.

 

A qui le discours s’adressait-il ?

Certainement pas au monde de l’école, pourtant pas le dernier concerné par ce discours. On l’a dit à chaud, tout s’est passé comme si Sarkozy, ayant fait une croix sur l’électorat enseignant (12% d’intentions de vote), avait décidé de se positionner face à lui en prenant à témoin « les familles », véritable cible du discours. Familles contre profs corporatistes, voici la partition jouée : « L’école c’est l’affaire de tous, pas l’affaire d’une corporation, pas l’affaire d’un statut. Nous avons tous le droit de dire notre conviction sur l’école de la France […]. L’école appartient d’abord à toutes les familles de France  qui lui confient leurs enfants. Ces familles ne veulent pas qu’on leur confisque le droit de prendre la parole sur le devenir de l’école, de leurs enfants […]. Je le dis aux enseignants, je le dis aux syndicats, l’école ne peut pas être une grande cause nationale si on ne fait pas partager cette grande cause nationale aux familles, si on tient les familles à l’écart, si on ne les associe pas, si on ne les écoute pas. »

Discours agressif, dont on perçoit bien l’objectif clivant, quand d’autres prônent l’union de la société autour de son école, mais qui laisse quand même un peu perplexe : les profs et les parents sont dans le même bateau, ils constituent ensemble ce qu’on appelle la communauté éducative et se sont globalement montrés soudés ces derniers temps quant aux questions relatives à l’école. Les familles vont-elles mordre à l’hameçon ?

Pour être séduit par ce discours, il faut finalement être assez éloigné du monde de l’école, voire en être déconnecté.

 

La proposition-soufflé : 500 € contre 8 heures hebdomadaires de plus

Ce doit être la proposition choc du jour (travailler plus pour gagner plus, quel choc !), mais elle va vite se dégonfler, tant elle laisse sceptique ceux-là même qui devraient s’enthousiasmer. D’abord elle ne s’adresse qu’aux enseignants du secondaire, ceux du primaire n’étant pas plus concernés par cette mesure que par celle des heures supplémentaires défiscalisées. Ensuite parce que les enseignants du secondaire, le ministère le sait depuis longtemps, travaillent en moyenne plus de 40 h par semaine dont plus de la moitié hors de l’établissement. Ajoutez-y 8 heures et les semaines vont devenir franchement chargées, trop pour de nombreux profs ayant par exemple une vie de famille. Les heures supplémentaires ont déjà du mal à trouver preneur…

Et puis, un rapide calcul démontre que la mesure n’est pas si intéressante : un prof qui fait 3 heures sup’ d’enseignement par semaine va gagner autant que celui qui va faire les 8 heures de présence supplémentaires proposées (à disposition du chef d’établissement) ! Sans compter que la fameuse augmentation de 25% vient en contrepartie d’une augmentation de 44 % du volume horaire de présence dans l’établissement !

 

Polyvalence des profs, orientation précoce, réforme du bac

L’une des annonces les plus surprenantes faites par Sarkozy est la volonté d’aller vers une polyvalence des enseignants dans le but d’agglomérer les matières et de réduire le nombre de profs au collège. « Il faut réfléchir à ce qu’en 6ème et en 5ème on puisse réduire le nombre d’enseignants en regroupant l’enseignement des disciplines littéraires d’une part, et d’autre part celui des sciences en formant des professeurs polyvalents. »

Qu’est-ce à dire ? Va-t-on vers la mise en place de profs de français/histoire/géographie ? D’autres de maths/physique/chimie/biologie ? On n’en saura pas plus, ni quelles seraient les modalités de formation, ni quel redécoupage des matières cela entraînerait. Manifestement, cette annonce est destinée à en rester une, peut-être à hérisser davantage les profs dans l’espoir d’un affrontement idéologique.

Le candidat UMP est également revenu sur l’un des grands sujets de clivage avec ses adversaires, en prônant une fois encore la fin du collège unique, sous la forme d’une orientation précoce. Partant du constat partagé par tous que le collège tel qu’il existe aujourd’hui ne fonctionne pas correctement, Sarkozy renverse la perspective en faisant du collège le responsable de l’échec scolaire. Il propose donc une orientation précoce, à la fin de la 5ème, « le socle commun étant acquis » (si le socle est acquis, il n’y a plus d’échec, Nicolas !). A ceux qui restent persuadés que cette orientation précoce est une bonne chose, on ne peut que conseiller de lire attentivement l’excellente et solidement argumentée tribune de Jean-Louis Auduc du Café Pédagogique : « Orientation en fin de 5ème : le grand bond en arrière ».

Dernière annonce, prononcée vite fait et du bout des lèvres : celle d’une réforme du bac, que Sarkozy veut revaloriser. Là aussi on n’en saura pas beaucoup plus, seule la piste très discutée (iniquité) du contrôle continu est avancée.

Enfin, sourions à la promesse d’un bureau pour les profs dans les établissements : une mesure qui ne coûterait rien à l’état (mais aux collectivités) et qui devrait être drôle à suivre dans les faits (150 profs, combien de bureaux ?…).

 

Rien sur son bilan… Ah si, les ERS !

Il ne fallait pas trop lui en demander : son bilan éducatif doit être trop dur à défendre et Sarkozy a préféré ne pas s’y coller… Tout juste a-t-il parlé, du bout des lèvres, de la réforme des universités, avant de vanter les internats d’excellence qu’il a mis en place au début de son mandat, modèles selon lui de cette « exigence de l’excellence » qu’il veut généraliser.

Beaucoup de publicité pour ces internats, qui ne rassemblent que 0,02% des élèves et sur lesquels aucune étude sérieuse n’est parue (il y en bien une, très critiquée, signée des profs des internats et commandée par les services du ministère…).

Plus étonnant encore, Sarkozy a cité en exemple les très obscures ERS, Établissement de Réinsertion Scolaire, soit… 100 élèves.

 

Les impasses : rythmes scolaires, formation

En mettant ainsi l’accent sur la marge, le Président-candidat se permet de ne pas aborder les sujets importants, ceux qui fâchent et sur lesquels il est attendu. Rien sur les rythmes scolaires, alors qu’il s’agit d’un des gros dossiers de l’école à venir. Il faut dire que le désastreux passage à la semaine de 4 jours au début du quinquennat a clairement entaché sa crédibilité sur le sujet.

Autre mesure phare du quinquennat, toute aussi désastreuse, celle de la formation des enseignants (dite « masterisation »). Les députés UMP eux-mêmes ont poussé pour une refonte de cette formation, mais le candidat Sarkozy s’est contenté d’annoncer timidement et en 10 secondes, un pré-recrutement et une formation en alternance, sans détailler, avant de vite changer de sujet.

 

Et l’école primaire ? Oubliée…

Rien, pour ainsi dire. Oui, vous avez bien lu : RIEN pour le primaire, qui regroupe plus de la moitié des élèves, 6,5 millions sur 12, près de la moitié des enseignants ; RIEN pour le primaire, déjà parent pauvre de l’éducation pendant 5 ans ; RIEN pour le primaire, dont tout le monde s’accorde à dire que c’est là qu’il faut porter les efforts si on veut lutter contre l’échec scolaire ; R-I-E-N.

Tellement rien que Sarkozy a omis de mentionner la seule mesure à annoncer. Il a littéralement oublié de prononcer le passage de son discours déclarant le gel des réductions de postes en maternelle et en primaire. Son équipe de campagne a du apporter une précision à la presse pour confirmer la mesure !

C’est dire l’attention portée à l’école primaire…

 

Contre-vérités, mensonges, chiffres tronqués

Comme il l’avait montré la veille sur RTL, le chef de l’état ne s’est pas privé de dire un peu tout et n’importe quoi, avec la ferme certitude que « plus c’est entendu, plus c’est vrai ».

« L’échec scolaire recule », a osé le Président ! On renverra juste aux derniers rapports (PISA) indiquant que les élèves de 15 ans en grande difficulté sont passés de 15 à 20 % en quelques années.

« Si le problème était le nombre d’enseignants, nous devrions avoir la meilleure école du monde », a également scandé Sarkozy sous les vivats de la foule, raillant le nombre prétendument élevé de profs en France. On va donc l’écrire une fois de plus : de tous les pays de l’OCDE, la France est l’un de ceux où le taux d’encadrement est le plus faible, avec 6,1 profs pour 100 élèves (5 dans le primaire).

« Les salaires de début de carrière ont été augmentés de 18 % depuis 2007 ». Certes vrai, les profs entrant dans le métier sont mieux rémunérés : il faut bien tenter d’attirer des jeunes qui se détournent d’un métier déconsidéré ! Mais il faut aussi rappeler deux choses : 80% des enseignants n’ont pas été augmentés depuis des années. Et les enseignants français restent en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE concernant la rémunération…

 

Attaques répétées contre Internet

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:37

poitiers2

In Libération

 

 

Ils sont enseignants au collège ou au lycée et outrés que Nicolas Sarkozy leur propose de «travailler plus pour gagner plus».


Recueilli par Marie Piquemal

 

En meeting à Montpellier mardi, le candidat Sarkozy a dévoilé les grandes lignes de son projet pour l'école. Parmi les annonces, il propose aux enseignants du secondaire de passer huit heures de plus dans les établissements en échange de 25% de salaire en plus. Cela permettra, selon lui, de résoudre «deux problèmes : celui de l'augmentation de la présence des adultes» dans les établissements scolaires, et «celui de l'amélioration du statut des enseignants».

 

Réponses des intéressés à travers quatre témoignages.

 

«On ne fait pas prof pour gagner de l'argent»
Marion, prof de français depuis sept ans, enseigne à des 5e et 4e dans un collège «classique» de Seine-et-Marne. Elle touche 1 900 euros net par mois.

 
«Encore une fois, Nicolas Sarkozy assimile l'école à une entreprise. Le rendement, le rendement, toujours le rendement. On oublie le côté humain de notre métier : les élèves. L'objectif de Sarkozy n'est pas de nous permettre de passer plus de temps devant les élèves, en petit groupe. Le but, c'est de supprimer des postes. Je suis contre cette logique, et je continuerai à m'y opposer. Si cette mesure est mise en place, je m'y opposerai de la même manière que je refuse les heures supplémentaires. Par conviction. On ne fait pas prof pour gagner de l'argent, ce n'est pas comme cela que je conçois le métier. Mais j'ai bien conscience d'être un cas isolé. Dans la salle de profs, les collègues se disputent la moindre heure sup', on dirait des rapaces. C'est une évolution récente, depuis la rentrée. A voir, c'est désolant et un peu frustrant.»

 

«Complètement irréaliste»
Laurent, professeur depuis dix-sept ans de lettres et histoire dans un lycée pro de Seine-Saint-Denis, plutôt sensible. 2 200 euros net par mois.

 

«Je me demande si vous allez trouver un seul professeur favorable à cette proposition ! En ce qui me concerne, travailler plus me paraît complètement irréaliste. Je ne le vois pas possible. Humainement, c'est déjà très dur. J'ai quatre classes différentes plus des BTS en alternance. Au total, je fais déjà 20 heures de cours par semaine, et globalement autant à la maison. C'est toujours difficile de quantifier le travail à côté des heures de cours.

Mais si on me donnait les moyens de faire les préparations de cours et la correction des copies au lycée, pourquoi pas. Je peux très bien faire 35 heures comme n'importe quel salarié et rentrer chez moi me consacrer à ma vie de famille. Sarkozy propose que les profs aient des bureaux, parfait. Mais c'est complètement utopiste. Allez dans n'importe quel établissement scolaire, vous verrez. On se partage une salle des profs souvent exiguë. L'équipement informatique, je ne vous en parle même pas. La connexion à Internet fonctionne un jour sur deux, on ne peut pas travailler dans de bonnes conditions. Quant à passer plus de temps devant les élèves, c'est humainement très usant. Pour 300 euros net, je ne le ferai pas, il en va de ma survie mentale.»

 

«Je passe 32 heures au lycée»

Dominique, professeur de maths certifié en fin de carrière dans un lycée ZEP du Val-d'Oise. 3 200 euros net par mois en comptant les primes (ZEP, transport...) et le statut de professeur principal.


«Décidément, Sarkozy ne connaît vraiment rien au boulot de prof. Croire que l'on passe aujourd'hui seulement 18 heures dans nos établissements, c'est vraiment méconnaître notre profession. J'ai compté rapidement, en moyenne, je passe 32 heures par semaine au lycée pour 17 heures de cours. Evoquer avec les autres profs le cas de certains élèves qui ont des difficultés, aller chez le CPE pour faire le point sur les absences de jeunes, faire des photocopies pour les cours, les conseils de classe le soir... Franchement, je ne connais aucun prof qui ne soit pas au moins 25 heures par semaine dans l'établissement. Sans compter bien sûr tout le travail à côté de préparation et correction. Là, je suis en vacances avec deux tas énormes de copies à corriger. C'est vrai que l'on a beaucoup de congés, mais on ne les vole pas. La semaine dernière, j'étais au bout du rouleau. Sarkozy balance des trucs comme ça, pour faire passer l'idée qu'on ne travaille pas beaucoup. Les gens le croient. Sauf ceux qui ont un prof dans leur entourage. Eux savent.»

 

«On me change les règles en cours de route»

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:39

 
Mardi 26 février au Zénith de Montpellier, le président a proposé que les professeurs travaillent plus et gagnent en retours plus. C’est un peu du réchauffé, Monsieur le Président, d’autant que le compte n’y est pas. Eugène appelle à l'aide : le « travailler plus pour gagner plus » revient !
 
(Travailler plus - Flickr - Bocklm - cc)
(Travailler plus - Flickr - Bocklm - cc)
Parmi les propositions du candidat Sarkozy énoncées ce mardi, une était bien polémique : outre la réforme du collège unique, la réforme du Bac, il propose la revalorisation des rémunérations de ceux qui veulent travailler plus.

Cela ne vous rappelle rien ? Bien sûr ! Il s’agit du fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » remis (à peine) aux goûts du jour de 2012. Il a ainsi proposé aux enseignants d'assurer « 26 heures de présence dans l'établissement au lieu de 18 heures de cours », en leur offrant « en contrepartie une augmentation de leur traitement de 25 %, soit près de 500 € nets par mois ».

Or si l’on a été à l’école, on se rend vite compte que cette proposition polémique n’est pas que réchauffée, mais surtout une grossière « arnaque » : en admettant que ces chiffres, qui ne sont que des moyennes, soient exacts, passer de 18 h à 26 h représente une augmentation de 45 %. Or le candidat Sarkozy propose une merveilleuse augmentation de… 25 %.

Plus de travail et à moitié prix

Si les professeurs ne travaillent pas beaucoup et ont pas mal de vacances, il est aussi connu que parfois leur travail n’est pas évident qu’il font des heures en plus qui ne sont pas comptabilisées dans les 18 h (correction de copies, réunions, etc…) et surtout que leur salaire est « minable ». Aussi proposer des heures supplémentaires payées moitié prix est non seulement une arnaque, mais également très insultant. Les enseignants apprécieront. Il est clair que vu leur rémunération, nombres d’enseignants accepteraient bien une petite charge supplémentaire et la hausse de salaire qui va avec, mais pas à ce prix…

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:34

In Nouvel Observateur

 

Le candidat a sauté des lignes dans son discours, faisant passer à la trappe l'une des annonces majeures qu'il avait préparée.

 (Louison - Le Nouvel Observateur)  

Sarkozy est-il déjà à bout de souffle ? À deux mois de l'élection, le président sortant s'est embrouillé dans son discours mardi soir, oubliant tout un paragraphe. Selon "le Point", il devait annoncer son intention d'exonérer la maternelle et la primaire de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Le service de presse du candidat a tenté de rattraper le coup en glissant la proposition aux journalistes après le meeting.

 

Cette erreur inhabituelle pour le candidat est venue clôturer une journée difficile. Quelques heures plus tôt, il s'était déjà trompé en annonçant à tort l'évacuation d'Edith Bouvier, la journaliste du "Figaro", coincée à Homs en Syrie. Il s'était dit "heureux que ce cauchemar prenne fin". Il a été obligé deux heures plus tard de démentir l'information. Autre mauvaise nouvelle pour lui, le Conseil constitutionnel dans le même temps censurait la loi punissant la contestation du génocide arménien. Un revers pour le président qui s'était personnellement investi sur ce dossier. En bref, une soirée à oublier.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:24

In Rue89

 

Voici bien longtemps que je n'avais suivi le discours d'un homme politique de bout en bout, qui plus est un discours électoral. Car je ne supporte plus les tribuns, qu'ils se prennent pour De Gaulle, pour Mitterrand ou pour... Fidel (Castro). Je l'ai fait ce mardi soir car il s'agissait d'éducation, j'ai écouté le candidat sortant. Je ne recommencerai pas.

 

  
Huit heures de plus pour.. encadrer !

Je l'ai dit il n'y a pas si longtemps à propos du programme de la droite. Elle nous prépare une école de malheur. Et le candidat n'est pas en reste.

Mensonges, malheur, tels sont les deux mots qui caractérisent ce discours de Montpellier. Mais je suis obligé d'en ajouter un autre : fric. Car en effet le candidat sortant se propose de créer une autre école en achetant, en achetant tout et tous.

Les enseignants d'abord auxquels il propose de vendre huit heures supplémentaires par semaine de présence dans l'établissement pour 500 euros de plus par mois. Je ne suis pas sûr qu'on ne puisse pas marchander. Huit heures de plus, mais pour y accomplir quelle mission ? Encadrer !

Et s'il y a lieu, soutenir, faire du soutien, cette mesure « révolutionnaire » comme disait le dernier ministre sans même savoir, ou le sachant c'est encore pire, qu'il s'agit d'une « inactivité » qui à toujours été depuis un demi-siècle la recette des ministres qui n'en pouvaient plus et qui n'a jamais donné quelque résultat que ce soit.

Il fournira en outre des bureaux aux profs pour qu'ils puissent recevoir enfants et parents à l'aise. On se demande où il les mettra ses bureaux sans parler de la symbolique des bureaux, j'y reviendrai un de ces jours.

Et l'« obligation de résultats » du chef ?

Demeurons un instant encore avec les enseignants avant de marchander avec les parents. Car il veut, lui, le candidat, leur offrir l'autonomie. Le travailler plus pour 500 euros se fera sur le mode du volontariat dans le cadre d'établissements autonomes. Et tout devient flou car il nous dit bien que les enseignants seront recrutés directement par l'établissement mais il oublie, ce soir, de nous parler du chef d'établissement qui, évidemment, sera le seul maître à bord.

De sorte que, imaginez un professeur refusant le « travailler plus » même pour « gagner plus ». Que va-t-il lui arriver, d'autant plus que le chef, comme dans toute entreprise qui se respecte, sera soumis à une « obligation de résultats » ? Personne jusqu'ici n'avait tenté aussi brutalement de porter atteinte à la dignité des éducateurs.

La morale ne s'enseigne pas

Venons-en aux parents. Il convient de les « responsabiliser ». Chacun sait ce que signifie « responsabiliser » : c'est acheter. Ainsi se vante le candidat, il a menacé de supprimer les allocations familiales (et la foule de hurler son contentement et d'agiter ces drapeaux qui maintenant servent à tout et à tous) à je ne sais combien de familles et les enfants sont revenus à l'école. N'est-ce pas la plus belle des morales, la plus aboutie des éthiques, j'allais dire des esthétiques ?

Car le candidat a osé parler de morale pour dire qu'il faut un enseignement de la morale. Son ex-collègue Luc Ferry dont, aussi loin de moi qu'il puisse être politiquement, j'apprécie les leçons sur Kant, aurait dû lui donner quelque leçons, justement. Lui dire que la morale ne s'enseigne pas, elle se vit et ce faisant se construit pas à pas.

« Imaginaire partagé » et « classes de niveau »

Dire que cette école, son école est celle où les enfants de toutes origines, les enfants des riches et les enfants des pauvres (je dois dire que j'ai sursauté à cette formule qui est le titre d'un livre que j'ai écrit voici dix ans, je sais il ne l'a pas lu...) sont assis sur les mêmes bancs est non seulement un mensonge mais une insulte à tous ces enfants qui, particulièrement depuis la suppression de la carte scolaire, sont « ghettoïsés » dans les établissements des « zones ».

Dire qu'il faut que l'école produise un « imaginaire partagé » (il découvre l'expression en lisant son texte, s'en gargarise mais manifestement n'en comprend pas le sens) alors qu'il propose par ailleurs d'en finir avec le collège unique, de créer des « classes de niveau », car il tient à la structure de classe (si j'ose dire, pardon) et d'orienter (on sait vers où) les élèves (on sait lesquels) à partir de la quatrième, est plus qu'un mensonge, c'est du mépris.

Contre Internet mais pour la tablette

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:19

In Le Monde

 
 Invité de la matinale de RTL mercredi 29 février, François Hollande a précisé ses positions sur la fiscalité et l'éducation, deux jours après que Nicolas Sarkozy s'est prêté au même exercice.

Education. Nicolas Sarkozy a annoncé, mardi 27 février, sa volonté de revaloriser de 25 % le salaire des enseignants, s'ils acceptent d'assurer 26 heures de présence dans leur établissement, au lieu de 18 heures actuellement. "25 % de salaire en plus pour 50 % de travail en plus ? Ce n'est ni acceptable, ni financièrement soutenable", a assuré M. Hollande, fustigeant "un marché de dupes" et un président qui "ne comprend rien au métier des enseignants".

 

M. Hollande a réitéré qu'il comptait embaucher 60 000 professeurs, à effectif constant dans la fonction publique. Mais, a-t-il dit, "je dois dire la vérité. Je veux plus de personnel, je ne peux pas me permettre de leur promettre une hausse se salaire."

 

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 15:09

nicolas-sarkozy

 

In Café Pédagogique

 

Par François Jarraud

 

« L’Ecole appartient d’abord à toutes les familles de France ». Dans son discours sur l’éducation à Montpellier le 28 février, Nicolas Sarkozy a d’emblée opposé enseignants et familles. Un discours très politique où l’on remarquera un grand absent et finalement quatre propositions.

 

Tout au long de son discours, Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques politiques contre son principal adversaire, contre les syndicats, dénonçant à plusieurs reprises le corporatisme. Il a mis en avant les valeurs « républicaines », leur donnant des définitions très personnelles (« l’école de la République c’est l’école de l’autorité » par exemple). Il a dénoncé « l’erreur du  pédagogisme » et décrit une école qui a sombré dans la facilité. « On a eu tort d’abaisser l’autorité du professeur, de faire croire à l’enfant qu’il était l’égal du professeur » a-t-il affirmé. Il a jugé qu’Internet aggrave cette crise de l’autorité et n’a émis que des jugements négatifs à son endroit.

 

« Pendant les 5 années qui viennent c’est à l’école que je veux donner la priorité » a-t-il promis. Il la définit avec 4 objectifs. Le premier concerne l’augmentation du temps de travail des enseignants. « Nos enseignants sont mal payés parce qu’ils sont trop nombreux » a-t-il déclaré. Il propose aux enseignants volontaires de travailler 26 heures de cours (au lieu de 18) pour une augmentation de 25%. Le candidat UMP souhaite également augmenter l’autonomie des établissements scolaires en leur donnant la possibilité de recruter directement les enseignants et en variant les rémunérations. N Sarkozy s’est fait aussi l’apôtre de la sélection précoce. Jugeant que le collège unique a échoué, il souhaite des classes de niveau et une sélection à la fin de la 5ème, « le socle étant acquis » à ce moment là… Enfin il veut également s’attaquer au bac pour en relever le niveau.

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:57

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Les 6 et 7 mars 2012 va avoir lieu le procès du policier à l’origine du tir de flashball ayant entrainé la mutilation d’un lycéen, mineur au moment des faits, lors d’une manifestation pacifique dans le cadre des mobilisations contre la loi LRU (Liberté et Responsabilité des Universités), à Nantes le 27 novembre 2007 devant le rectorat.

 

Sans la ténacité de la famille, sans le mouvement général de soutien face au mur d’obstacles érigé pour faire droit à la victime, ce procès n’aurait pas pu avoir lieu. Il est l’aboutissement d’un mouvement des consciences pour que la police dans notre pays ne soit pas au-dessus des lois.

 

L’armement des policiers pose question. Les pratiques sécuritaires basées sur des politiques du chiffre sont encouragées. Les tensions ainsi engendrées favorisent autant les populismes qu’elles ouvrent la voie aux « bavures », aux violences, voire aux interpellations entraînant des décès comme récemment encore à Marseille et Clermont-Ferrand. Les fonctionnaires de police sont soumis à des injonctions émanant le plus souvent des plus hautes autorités de l’Etat. La violence institutionnelle ne peut s’exercer que si elle bénéficie de complicités actives ou passives dans la chaîne de commandements.

La FSU attend de ce procès qu’il puisse permettre d’expliquer comment un fonctionnaire de police, agissant au nom de la République, a pu en arriver à se servir d’une arme en « expérimentation » ayant la réputation de mutiler et causer de graves lésions, en particulier lors de tirs au visage. Les militants syndicaux sont particulièrement exposés et sensibilisés aux questions d’ordre public, aux libertés et conditions d’organisation des manifestations et rassemblements. Plusieurs d’entre eux (enseignants, ouvriers, chômeurs…) ont été victimes de violences et actes de répression disproportionnés que le maintien de l’ordre ne saurait à lui seul justifier.

 

En soutien à la victime, Pierre, à sa famille, la FSU appelle à une expression publique unitaire et un rassemblement le mercredi 7 mars à 14H devant le palais de justice de Nantes.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:45

In SarkoFrance

 

Ce mardi à Montpellier, Nicolas Sarkozy tenait meeting. Il avait pris la journée, son agenda de président était vide. Le thème du jour était l'éducation. La veille sur RTL, il avait lâché quelques bêtises sur l'évolution du nombre de professeurs et d'élèves. Ses conseillers expliquèrent ensuite que sa langue avait « fourché ».

Mais le pire était à venir. Le jour même, sa campagne avait été bousculé par une proposition de François Hollande sur TF1: le candidat socialiste avait créé la surprise en promettant de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros par an.

Nicolas Sarkozy, auto-proclamé candidat du peuple, dénonça l'improvisation et la « folie fiscale ». Chassez le naturel, il revient au galop.
Depuis 5 ans, un massacre
En matière d'éducation, le bilan du Monarque est édifiant, terrifiant, assommant. Le voici brièvement résumé en 13 points. Treize, le chiffre du malheur.


1. Depuis 2007, Nicolas Sarkozy a réduit d'environ 15.000 les postes dans l'enseignement chaque année. Depuis 2000, près de 155.000 postes d'enseignants ont été supprimés en France.

2. Pourtant, les élèves sont en augmentation constante depuis 2006 dans le primaire (+59.000 en 5 ans), comme au collège (+41.000). A l'inverse, leur nombre semble fondre aux deux extrémités, en maternelle et au lycée (-67.000). Dans les deux cas, les moyens et programmes ont été drastiquement allégées.

3. Nicolas Sarkozy se cache derrière les internats d'excellence qui, paraît-il, font des merveilles. Mais l'offre de places reste marginale: 10.000 à la rentrée 2011, soit 0,8% des places disponibles au collège.

4. Nicolas Sarkozy a aussi réduit les horaires, au risque de surcharger les élèves.

5.  Président des familles, Nicolas Sarkozy a alourdi la charge d'encadrement des assistantes maternelles (de 8 à 12 enfants) afin de « créer » 40.000 places supplémentaires en crèches collectives.

6. Le taux de scolarisation à deux ans a chuté de 35% en 2002  à 13,6% en septembre 2010.

7. En décembre dernier, ultime provocation, le gouvernement promettait l'évaluation des professeurs par... le chef d'établissement (et non plus par les inspecteurs).

8. D'après l'OCDE, la France est l’un des pays qui « amplifie le plus sur le plan scolaire les inégalités sociales avec une part croissante d’élèves en difficulté : 15% en 2000 contre 20% en 2009 ».

9. L'Education nationale a été rabaissée de 28% du budget de l'Etat (en 2007) à 21% du budget de l'Etat (en 2010).

10. Le gouvernement ferme des centres de formation pour psychologues scolaires, comme ceux de Lille, Aix-Marseille et Grenoble en septembre prochain.

11. La réforme de la formation initiale et de recrutement des enseignants des premier et second degrés dite de la « mastérisation », mise en œuvre à compter de la rentrée scolaire 2010-2011 a été qualifiée d'échec par la Cour des Comptes dans son dernier rapport: économies marginales voire incertaines, formation insuffisante des recrues, crise de vocation et chute des candidatures, etc.

12. Nicolas Sarkozy a laissé la violence à l'école s'aggraver . Ainsi, en janvier 2010, des meurtres d'élèves en plein établissement, une première depuis 30 ans, ont provoqué grèves et protestations de parents et de professeurs.

13. En 2008, le camp Sarkozy réfléchissait à introduire la détection puis le fichage des comportements délinquants dès la maternelle.

A Montpellier, un discours... de 2007
La journée avait mal commencé. François Hollande concentrait toutes les attentions. Non seulement était-il 10 heures durant au Salon de l'Agriculture, mais il avait aussi une bombe dans le jardin du candidat du Peuple, taxer les revenus excédentaires à 1 million d'euros à 75%. Au plus fort de la crise de 29, le président américain Franklin D. Roosevelt avait usé de pareilles méthodes. En Allemagne, un représentant de Die Linke s'enthousiasmait. En France, le clan du candidat sortant avait été pris de court.


« Il est possible de changer l'école. Il faut d'abord que nos enseignants exercent leur métier dans de bonnes conditions. » avait-il déclaré à Nantes... le 15 mars 2007. « Les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Ils doivent, par conséquent, pouvoir être plus impliqués dans l'organisation de la vie scolaire » avait-il ajouté quelques jours plus tard en Guadeloupe. Nous étions en 2007. Nous sommes en 2012. Les mots sont les mêmes. Sarkozy a juste oublié qu'il gouverne depuis 5 ans.

A Montpellier, ils étaient tout juste 6.000 militants UMP, coincés dans le Zenith local, dont un millier de jeunes Pop largement filmés pour masquer une assistance majoritairement quinquagénaire. L'estrade était trop grande, le pupitre trônait au centre, on avait repris la décoration des estrades présidentielles pour les déplacements de province: même bâche bleue, les drapeaux français et européen de côté, même pupitre.

Nicolas Sarkozy voulait « poursuivre le duel » avec François Hollande. Sa seule annonce du jour fut une énième variante du « travailler plus pour gagner plus » de 2007. Il osa ainsi ressortir quelques vieilleries de la campagne 2007, tout droit pompées sur sa lettre aux enseignants de l'époque. Que n'avait-il été président depuis 5 ans ?

« Nos enseignants sont mal payés parce qu'ils sont trop nombreux ». Concrètement, il proposa de proposer aux enseignants d'assurer 26 heures de cours par semaine (au lieu de 18, soit une augmentation de 40%) « avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25 %, soit près de 500 € net par mois ». Une mesure qui ne concernait pas le premier degré, furieuse urgence du moment.

« Qui osera être contre ? » scanda-t-il. Qui ? Quelques instants plus tard, la proposition était taclée par un ancien ministre de l'Education nationale de Jacques Chirac. Luc Ferry - c'était lui - expliqua qu'il avait testé la mesure quand il était ministre, et que c'était inutile. Pire, la proposition datait de 2007.

Pour le reste, il répéta quelques idées rabâchées lors de ses voeux à l'Education nationale le 5 janvier dernier: la fin du collège unique, le bac comme outil de sélection (« Le baccalauréat doit être la mesure de la capacité à suivre un enseignement supérieur »), le rapprochement de l'école et du monde du travail ou l'école pour enseigner la « civilisation » et la « hiérarchie des valeurs ».

Il avait quelques portes ouvertes à enfoncer: « on a eu tort de faire baisser l'autorité du maitre, du professeur ». De qui parlait-il ? « Je veux une école du respect ». Avait-il oyblié quel exemple il avait donné depuis 2007, à coup d'insultes en public ?

Il tenta de s'excuser de son calamiteux bilan, en argumentant qu'il avait préféré s'occuper de l'université mais sa priorité d'un second mandat serait l'école, ou plutôt ... le collège. Si le sujet n'était grave, on aurait pu sourire. On croyait que notre Monarque était capable de mille réformes en même temps. Qu'a-t-il donc fait pour les universités qui l'aurait empêché d'agir sur l'école ? Un Grand Emprunt de plus ?

Il enquilla aussi une grosse douzaine de platitudes sur l'école. L'assistance tentait de rester mobilisée: « Je crois dans la valeur de la responsabilité. On est responsable de ses enfants. La société n’est pas responsable de tout. » Qui penserait le contraire ? « L'école de la République, c'est une école laïque.» Ou encore: « L'école, c'est un merveilleux apprentissage de la différence où c'est le coeur qui parle contre les préjugés. » Sans blague ? « L'école ne peut pas remplacer la famille ».... Sans rire ? « Dans la société qui est la notre, on ne tient plus une classe comme on la tenait hier » .

Sans surprise, il termina par une attaque contre la « folie fiscale » de Hollande (?) et son slogan de campagne, déjà esseulé lors des 3 derniers meetings: « Aidez-moi à rendre la France plus forte. Aidez-moi à faire triompher les valeurs qui ont fait la grandeur de notre pays. » L'homme se confondait encore et toujours avec la France.

S'en était devenu lassant.

Mais il y eut plus grave. Tout occupé à faire campagne, bousculé par son principal adversaire, il voulut jouer au chef d'Etat devant quelques journalistes, lors de sa visite d'un internat d'excellence dans l'après-midi: oui, la journaliste Edith Bouvier, blessée vendredi dernier en Syrie était désormais saine et sauve au Liban.

C'était gravement faux. Quelques instants plus tard, alerté par ses communicants, il revint vers la caméra: « J'ai été imprécis tout à l'heure, je m'en excuse auprès de vous ».

La journée était gâchée.
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:39

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