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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:12
Il y a près de 20 ans, Charlie Hebdo interrogeait les politiques dans un hors-série intitulé «Pour aller à gauche, c’est par où ?»
En 2012, c’est pour ne pas rempiler pour un quinquennat de casse de la France que dix personnalités de gauche, dont cinq candidats à la présidentielle, proposent aux (é)lecteurs une alternative au président-candidat sortant. Chacun sur un thème (éducation, austérité, nation, social, Europe, immigration, laïcité, écologie, féminisme, culture), ils développent leur vision d’une politique de gauche.
Par delà les partis et les courants de la gauche, ce document original réunit un shadow cabinet idéal pour proposer une politique de gauche.

À lire avant d’aller voter!

Chaque thème est décliné en dessins par les illustrateurs de Charlie Hebdo: Besse, Cabu, Catherine, Charb, Coco, Foolz, Honoré, Jul, Luz, Riss, Tignous, Willem et Wolinski.

AVEC FRANÇOIS HOLLANDE, JEAN-LUC MÉLENCHON, EVA JOLY, NATHALIE ARTHAUD, PHILIPPE POUTOU, PIERRE LAURENT, CLÉMENTINE AUTAIN, ARNAUD MONTEBOURG, CÉCILE DUFLOT, AURÉLIE FILIPPETTI.
 
 
 
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:47

 

 

Parents d’élèves et personnels de l’établissement, nous nous mobilisons pour obtenir des moyens décents pour la scolarité de nos enfants et de nos élèves à la rentrée 2012.

Jeudi 8 mars, nous fermerons le collège Albert Camus au Plessis trévise (94420).

  • CLASSES SURCHARGEES

Actuellement, le collège Albert Camus compte huit classes de cinquième. Mais il n’est prévu d’ouvrir que sept classes de quatrième l’an prochain. Les classes seront donc surchargées : jusqu’à 30 élèves par classe !

  • TOUJOURS PLUS D’ELEVES

792 élèves sont scolarisés à Camus cette année. L’an prochain : 823 élèves selon les prévisions. Le nombre d’élèves augmente sans moyens supplémentaires comme dans la plupart des établissements scolaires en France.

  • DES JOURNEES PLUS LONGUES POUR LES ENFANTS

Pour faire fonctionner  la cantine, il est prévu d’augmenter le temps de présence des élèves au collège. Actuellement, les cours se déroulent de 8 h 10 à 17h40. Il est prévu de les élargir de 8h00 à 17h50, : une surcharge d’une demi-heure quotidienne !

Nous demandons :

- Des heures d’enseignement pour l’ouverture d’une huitième classe de quatrième !
- Des postes en vie scolaire pour encadrer les élèves
- La présence d’une infirmière et d’une assistante sociale à la hauteur des besoins

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 17:27

par Pierre Frackowiak

Dans son discours de Montpellier comme dans ses différentes interventions au sujet de l’éducation, N. Sarkozy poursuit avec détermination le combat idéologique engagé en 2007. D’abord de manière voilée, avec toute un série de mesures dont certaines pouvaient séduire les naïfs – comme l’aide individualisée et les stages de remise à niveau – et d’autres pouvaient trouver des complices séduits par le pilotage par les résultats et l’évaluationnite aigue qui peut donner une impression de technicité et d’objectivité habilement cultivée. La suppression de la formation des enseignants, le développement de l’autoritarisme d’un encadrement progressivement formaté et contraint, le conditionnement de l’opinion publique dont le conservatisme et la nostalgie permettaient toutes les audaces réactionnaires ont facilité largement le règne d’une pensée unique et les pratiques totalitaires.

 

Face à ce combat d’une force sans précédent dans l’histoire de l’école, il faut bien reconnaître que les réactions ont été faibles. En tous cas, elles n’ont pas été à la mesure de la puissance de la volonté ultra libérale, destructrice de l’école de la République, en marche forcée. Hors la protestation contre les mesures quantitatives et le soutien aux revendications corporatives, le silence a été le plus généralement pesant quant aux aspects idéologiques. Et quant des responsables de gauche ont prétendu s’attaquer  la question, ce fut le plus souvent de l’ordre de l’incantation. Grands discours sur l’école de la République, mais fuite devant le problème déterminant des contenus, des programmes, des finalités, de l’évaluation. Fuite aussi devant la souffrance des enseignants qui ne peut en aucun cas être réduite au nombre de postes.

La réussite du projet de N. Sarkozy est une réalité et permet à un grand nombre d’acteurs du système de penser que les outils mis en place permettent raisonnablement de penser qu’il y a un grand nombre de mesures irréversibles, d’autant que de nombreuses dispositions sont prises pour empêcher toute réforme progressiste, ou, pour le moins, la freiner.

 

La disparition de la formation professionnelle des enseignants est à cet égard une catastrophe. Les nouveaux enseignants adhèrent par exemple aux nouveaux vieux programmes de 2008 : ils leurs paraissent simples, et dans ce domaine l’objectif du pouvoir est atteint, ils sont proches des représentations traditionnelles et des images d’Epinal de l’école ; ils n’ont jamais entendu parler d’autres pratiques sauf évasivement ou de manière caricaturale ; ils sont oppressés et, même si l’évaluationnite angoissante leur pèse, ils considèrent qu’il faut bien évaluer et qu’il n’existe pas d’autres possibilités que celles qui sont imposées

 

La faiblesse du syndicalisme enseignant, sa division, la compétition permanente entre les organisations, la frilosité historique de certains face aux comportements aberrants des petits chefs, l’absence de solidarité au sein même des établissements (L’individualisme exacerbé est à mettre au compte des réussites du pouvoir), la superficialité du travail d’équipe quand il existe sont autant d’atouts pour favoriser la construction du système libéral, ambition désormais affichée sans vergogne ; On a vu des organisations soutenir certains dispositifs se faisant ainsi complices de l’ensemble, au nom, bien évidemment, de l’intérêt des élèves, cet argument magique qui permet de cautionner le contraire de ce que l’on défend.

 

La gauche n’aborde pas réellement le problème idéologique fondamental. Quand certains le font, c’est le plus souvent du discours sans propositions d’opérationnalisation, des souhaits et des promesses de l’ordre du quantitatif. Les organisations où l’influence du second degré est prépondérante prennent d’abord bien garde de protéger les contenus au nom de la culture commune de haut niveau pour tous, en continuant à sacraliser les disciplines scolaires classiques, cloisonnées et sclérosées, avec une référence massive à la didactique des disciplines et, le plus souvent, un grand mépris pour la pédagogie. La gauche de la gauche est traditionnaliste depuis longtemps. On n’oublie pas que nombre de leurs responsables étaient et sont opposés au collège unique, ont soutenu et soutiennent les positions de l’auteur de la fabrique du crétin et de ses amis ultra réactionnaires. On peut parfaitement comprendre d’ailleurs qu’une organisation comme le SNALC puisse apporter sa caution aux positions du front de gauche. Si le front de gauche ne peut pas choisir ses soutiens, il doit bien admettre que certains soutiens ne peuvent être lus que comme un accord sur des positions qui apparaissent comme étant fortement passéistes.

 

Europe Ecologie les Verts ont donné l’image d’une volonté très progressiste, novatrice, courageuse au cours de leurs journées d’étude. L’influence de Philippe Meirieu y était sans doute pour beaucoup tant sa vision prospective et humaine suscitait l’enthousiasme depuis longtemps. Las, le discours de Mme Blandin, sénatrice verte du Nord, chargée de présenter le projet d’EELV, a été en grande partie d’un conformisme décevant, avec la marque de la culture du second degré. La pensée de Philippe Meirieu a été malheureusement fortement édulcorée, affaiblie, parfois ignorée. Là comme ailleurs, les propositions prospectives des experts ne résistent pas aux tendances conservatrices des appareils.

 

Le parti socialiste a fait un bond en avant avec le discours de François Hollande. Après une trop longue période de manque de courage, d’abstention en dehors des questions quantitatives, il plaide enfin pour une complète refondation du système. Il fallait disait-on de manière lancinante, récupérer les voix perdues par Claude Allègre. Ce faisant, le PS perdaient les voix de tous ceux qui attendaient un discours fort et un projet pour l’école du 21ème siècle. Il ne peut y avoir de refondation si l’on fuit les questions de fond comme les finalités, les programmes, les pratiques, l’évaluation. Certes, tout reste à faire comme le disent ceux qui, généralement, préfèrent ne rien faire. Tout reste à faire, donc promettons des postes et ne faisons rien ! Promettons même le rétablissement des RASED, la solution la plus intelligente pour lutter contre l’échec scolaire, mais évitons soigneusement les problèmes de l’évaluation et du traitement général de l’échec ! Certes, il manque la prise en compte claire et volontariste, de la notion de projet éducatif territorial. Il manque de l’audace quant à l’articulation entre un projet de société et un projet éducatif. Il manque une réflexion plus large sur la place des parents, sur le numérique… Mais les bases sont là,  donnant de l’espoir.

 

Il y a pourtant encore du travail pour que la réflexion de F. Hollande, de Vincent Peillon, de Bruno Julliard et de leurs conseillers puisse prendre de l’ampleur et provoquer l’enthousiasme quasiment disparu des établissements aujourd’hui, en dehors des équipes animées par les mouvements pédagogiques dont on ne dira jamais assez le rôle déterminant comme oxygène du système.

J’en veux pour preuve le tract A4 recto verso de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, l’une des plus puissantes de France. Sa conception reprend un tract national et l’adapte au local. Une demi-page sur le thème « Arrêtons la casse de l’école publique » avec 8 constats : les postes, les conditions de travail, les RASED, la scolarisation à deux ans, l’augmentation de l’échec scolaire, les postes en LP, la disparition de certains enseignements, le remplacement et la formation des enseignants, l’augmentation de la violence due à un manque d’adultes. Une demi-page sur le thème : « Choisissons le changement avec François Hollande » avec 7 propositions : les 60 000 postes (sans contrepartie), l’accueil des deux ans, les rythmes scolaires, l’accompagnement personnalisé (Les autres l’on fait !), l’intégration du handicap, les filières professionnelles et technologiques, la formation professionnelle des enseignants et la recherche pédagogique ; Au verso, pleine page, la liste des 133 fermetures de postes. Tout cela est évidemment très bien, pertinent, indiscutable, mobilisateur pour ceux qui pensent que les moyens permettront de résoudre les problèmes persistants.

On se situe clairement dans la protestation, dans la proposition alternative sur des questions exclusivement quantitatives. Le projet politique, idéologique, – n’ayons pas peur des mots, la droite assume désormais son parti pris idéologique – n’apparaît pas. Est-il fui volontairement ? Est-il oublié depuis que le débat idéologique a soigneusement été évité depuis de trop nombreuses années ? Pense-t-on qu’il suffira de modifier le système aux marges, de le réparer sans le remettre en cause, de le coloriser ?

 

Le thème du discours de F. Hollande était pourtant la refondation. Le mot refonder n’apparaît pas une seule fois. Il est vrai qu’il faudrait l’expliquer, mobiliser les démocrates, informer une opinion publique  qui n’est – il est vrai – pas prête, faut de débat, de réflexion collective, de travail idéologique depuis trop longtemps.

 

Refonder l’école. Magnifique slogan. Mais il serait temps de l’expliquer, de le mettre en perspective, de l’enraciner sur une vision prospective des apprentissages tout au long de la vie et d’un projet de société. Faute de quoi, même en cas de victoire, c’est le conservatisme de tous bords qui aura, une fois de plus, gagné.

 

Pierre Frackowiak

Inspecteur honoraire de l’Education Nationale

Pédagogue

Auteur

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 18:08

In Peut mieux faire !

 

C03-40.jpgMonsieur le Président,

 

Vous avez fait hier plusieurs annonces concernant l’éducation. Je souhaiterais revenir sur la principale d’entre-elles : demander aux professeurs un temps de présence plus long (26 heures au lieu de 18) en échange d’une augmentation de leur salaire de 500 euros.

 

En ces temps de crise, faut-il vraiment nous proposer une telle augmentation de salaire pour des heures que nous faisons déjà pour la plupart d’entre nous ? En effet, à bien y regarder, nous atteignons très facilement ces 26 heures de présence. Si je prends l’exemple de mon collège, en cumulant les trous dans les emplois du temps, l’accompagnement des élèves pour préparer l’épreuve d’histoire des arts, les heures du midi où nous accueillons les élèves qui souhaitent de l’aide … nous sommes bien présents dans l’établissement.

 

Certes, nous n’avons pas forcément de bureaux pour le faire dans de bonnes conditions. Mais, franchement, je ne vois pas comment il pourrait y en être autrement : à la rentrée prochaine, nous n’aurons déjà pas assez de salles ni de mobiliers pour tous les élèves (les 400 000 élèves de moins, ce n’est certainement pas chez nous !)

 

J’avoue que certaines semaines, je passe peut-être un peu moins de temps au collège pour pouvoir préparer dans les meilleures conditions mes cours. En effet, il faut aussi pouvoir consacrer des heures à l’élaboration de nos séquences d’apprentissage surtout si l’on veut suivre l’avancée des recherches dans notre discipline, y apporter une dose de différenciation, et une autre d’utilisation des tice (ce serait dommage de s’en priver quand on travaille dans un établissement bien doté grâce à l’effort fait par le conseil général … et je ne travaille pourtant pas en Corrèze). Cet état de fait va forcément décevoir ceux qui dans votre discours ont cru percevoir (sans doute à tort) une critique du temps de travail des enseignants.

 

Je vous sais évidemment gré de vouloir nous proposer une augmentation de salaire. C’est vrai que nous gagnons 25 fois moins que ceux qui craignent aujourd’hui d’être imposé à 75% par votre principal concurrent, mais je n’aurai pas l’outrecuidance de parler de “paupérisation” des enseignants. Quand on habite comme moi dans une région dévastée par la désindustrialisation et le chômage, on sait que la paupérisation relève d’une autre réalité.

 

Plutôt que d’augmenter nos salaires, jouons la solidarité en ces temps de crise en créant de nouveaux postes ; et les élèves en seront forcément encore mieux encadrés.

 

Et n’oublions pas nos collègues du primaire qui eux, sont déjà présents 26 heures dans leur école tout en ayant des temps de préparation sans doute encore plus long que nous. Et pourtant ils sont déconsidérés financièrement et socialement alors que pour ma part j’ai toujours trouvé qu’il était plus difficile d’enseigner en maternelle qu’à l’université, en élémentaire qu’au collège ou au lycée ! Ces 500 euros que vous nous promettez vont accentuer les écarts entre eux et nous alors que leurs conditions de travail vont empirer au vu du nombre de classes supprimées encore en septembre en maternelle et en élémentaire et du fait de la suppression des postes de RASED.

 

Jouer une catégorie d’enseignants contre une autre, jouer les familles contres les enseignants, les enseignants contre les élèves m’a toujours paru néfaste d’où que cela vienne. Aussi votre fausse bonne idée ne peut aller, vous l’aurez compris, selon moi, dans le bon sens.

 

Ce n’est certes que l’avis d’un prof de collège de base.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:38

In Libération 5/3/2012

 

Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry (Montpellier-III), fut l’une des figures de pointe du mouvement de grève en 2009. Membre du bureau de la Conférence des présidents d’université, elle a publié une «lettre ouverte à François Hollande», aujourd’hui cosignée par de nombreux universitaires, où elle fait part de «sa colère» devant la faiblesse des propositions pour l’université du candidat socialiste à la présidentielle.

Votre lettre à François Hollande est très virulente. Pourquoi tant de colère ?

La virulence de mon interpellation de François Hollande est à la mesure de ma colère contre la politique du gouvernement. Les électeurs qui votent socialiste - j’en fait partie - n’ont pas envie d’entendre un discours lénifiant, dans la continuité directe de ce qui s’est fait sous Nicolas Sarkoy. Le parti de François Hollande et ses électeurs se sont battus contre la LRU [loi sur l’autonomie des universités, ndlr], et les autres décisions néfastes, comme la réforme de la formation des enseignants. Or, et hélas, dans le discours de François Hollande, du moins au moment où j’ai écrit cette lettre, on n’entendait pas cette voix-là, mais la simple évocation d’une réforme de certains aspects de la LRU, voire «l’accélération» du financement des projets dits d’excellence.

Est-ce là ce que l’on doit mettre en premier dans un programme de gauche ? Comme le montrent les réactions des collègues à cette lettre, nous sommes nombreux à ne pas rechercher un vote seulement utile pour changer de président de la République, mais utile aussi pour le programme de gauche que nous voulons défendre.

Nicolas Sarkozy prétend avoir accompli «un effort historique en faveur des universités», vous le qualifiez de «duperie», pourquoi ?

Le discours tenu depuis 2007 par le pouvoir politique prétend que l’université aurait bénéficié d’une douche de milliards. La réalité est autre. Après une première année, en 2007-2008, où il y a eu un véritable effort en faveur des universités, nous sommes passés dans un univers aberrant, où la compétition entre universités est devenue le seul mode d’accès aux financements nécessaires. Lesquels financements ne prenaient pas la forme de crédits réels, mais d’emprunts d’Etat et de dotations en capital, dont seuls les intérêts, après ces compétitions, seraient réellement disponibles. Le résultat ? Cet argent n’est pas arrivé dans les universités. Et Nicolas Sarkozy laisse non des campus rénovés, mais des dettes ! Et plusieurs universités sont en grandes difficultés financières pour leurs dépenses courantes, portant sur les missions essentielles de formation et de recherche.

Le gouvernement a accentué les inégalités de financement entre universités, votre colère n’est-elle pas celle des perdants d’une compétition ?

Non. Si l’on excepte la région parisienne, Montpellier est troisième, derrière Grenoble et Aix-Marseille, en financements de type Laboratoires et Equipes d’excellence. Ma position est de principe : il ne faut pas financer l’enseignement supérieur de cette manière-là, subordonner le financement correct de telle ou telle université au grave sousfinancement de telle autre. Notre système d’enseignement supérieur doit offrir une cohérence, elle ne peut surgir d’un tel mécanisme d’exclusion qui débouche sur huit sites, les Initiatives d’excellence (Idex), dont trois à Paris intra-muros. L’absurdité du système éclate lorsque, dès la publication du palmarès, le Premier ministre le corrige en affirmant… qu’il y aura quelque chose en plus pour Lyon. Bien sûr, est-il possible de ne pas financer au mieux l’enseignement supérieur dans la troisième agglomération du pays ?

Allez-vous demander l’abrogation de la LRU, et en faveur de quelle alternative ?

Je ne suis pas certaine que l’on puisse abroger la loi, mais il faudra au minimum la réformer profondément. Mais je ne veux pas entendre Nicolas Sarkozy dire que l’autonomie des universités est la plus grande victoire de son quinquennat. Après une vive résistance, nous avons bien été obligés de céder devant la force. L’autonomie imposée par le pouvoir, c’est surtout un transfert de charges non totalement compensé, qui aboutit à des impasses financières, et non l’autonomie scientifique et pédagogique que nous recherchons et que nous avions déjà, en tant qu’universités d’Etat.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:31

In Sciences2

 

 

Ce soir François Hollande va tenter de résoudre un «problème de compréhension», avance Vincent Peillon, le responsable du pôle éducation, enseignement supérieur et recherche du candidat socialiste.

 

Dans son discours à Nancy, et lors de son déplacement dans les Vosges, il doit exposer son programme sur l’Université et la recherche qui fait l’objet d’un vif débat, à gauche et entre universitaires et scientifiques.

François Hollande devrait annoncer la tenue d’assises, débouchant «dès l’automne» espère Peillon sur une nouvelle «loi-cadre» pour l’enseignement supérieur, à la place de la LRU votée en 2007. Mais aussi la création de «5.000 postes en cinq ans», la réforme du Crédit d’Impôt Recherche pour le conditionner à l’embauche de titulaires d’une thèse, le «rééquilibrage» des crédits entre les appels d’offres (Agence nationale de la recherche) et les crédits de base des laboratoires…

Cela suffira t-il à rétablir la confiance entre le candidat socialiste et ce milieu peu nombreux mais influent ? Pas sûr. Les origines du fameux «problème de compréhension» sont profondes. Elles se traduisent par des paroles vives de la part des universitaires et scientifiques qui se sont mobilisés lors du mouvement de 2009, la plus longue grève d’universitaires depuis 1968.

 

Anne Fraïsse, présidente de Montpellier-3, écrit une lettre salée à Hollande . Les animateurs du mouvement de 2009, soutenus par Sauvons l’Université et Sauvons la Recherche, expriment dans «L’Appel du 23 février» leur volonté de voir les revendications de 2009 écoutées par le pouvoir politique.

 

Cet après-midi, à l’Institut Cochin, une brochette d’universitaires et de scientifiques fera la promotion du texte de deux neurobiologistes, Yehezkel Ben-Ari, grand prix de l’Inserm et Joël Bockaert, de l’Académie des sciences, qui réclame la mise à bas de l’ensemble des réformes sarkozystes. Le C3N (le Comité national du Cnrs et ses conseils scientifiques) déclare: «Contrairement à ce que disent François Hollande et Nicolas Sarkozy, la réforme de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche n’est pas une réussite !».

Pourquoi «nous prête t-on des propos qui ne sont pas les nôtres?», s’interroge Peillon. Qui affirme avoir été «choqué par la lettre d'Anne Fraïsse, les gens ne s'écoutent plus, il y a des préjugés. Il faut dépasser cela, retisser les liens après les traumatismes.» Les traumatismes ? Peillon précise: «je suis frappé de voir à quel point le milieu est profondement atteint, y compris dans son intégrité morale, sa vocation, par les réformes et le discours de Sarkozy, les mécanismes de mise en concurrence qui ont créé aussi des fractures en fonction des positions des uns et des autres dans le nouveau système. Il faut reconstruire de la cohesion, au bénéfice du plus grand nombre». Reformes

  

L'analyse de Vincent Peillon n'est pas fausse. Mais très incomplète, voire un peu faux cul. C’est le résultat des divisions qui ont traversé la gauche - les positions du PCF, du parti de gauche et des écologistes ont été beaucoup plus nettes dans leur soutien au mouvement de 2009 et la dénonciation des structures mises en place par le pouvoir -  mais aussi le PS, les universitaires et scientifiques durant cinq ans.

 

Des universitaires, proches ou membres du PS, n’ont pas caché qu’ils partageaient certaines réformes. Le premier directeur de cabinet de Valérie Pécresse, Philippe Gillet qui  a joué un rôle important dans le jury des IDEX, ne s’était-il pas engagé pour Ségolène Royal ?

 

Les annonces de «milliards supplémentaires», à distribuer par des appels d’offres compétitifs, avec gagnants et perdants, ont certes opposés ceux qui espéraient faire partie des premiers - les universités «intensives en recherche» - et les autres - les petites, les sciences humaines et sociales, les producteurs d’une recherche plus éloignée de la valorisation économique.

 

Mais certains socialistes confiaient, in petto, que la LRU, la réforme de la gouvernance des universités, la politique de concentration des financements... ils n'étaient pas contre. Le discours déprisant la recherche et l'université avait un fort écho. Il y avait une base objective à cette réaction. Comme je l'ai écrit en 2009, ne pas avoir réformé à gauche l'enseignement supérieur entre 1997 et 2002 ouvrait grande l'autoroute à des réformes de droite car elles pouvaient s'appuyer sur des problèmes réels non résolus (premiers cycles, carte universitaire, relations avec les organismes de recherche, gouvernance...) et prétendre s'y attaquer.

 

La suite...

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:24

chiffres

 

Par François Jarraud

 

Dans un communiqué, Luc Chatel  pourfend le Se-Unsa qui affirme que près de 1500 classes fermeront à la rentrée dans les écoles primaires du fait des 5700 suppressions de postes décidées dans le primaire. Que nous disent réellement les remontées du terrain ?

 

 En juin 2011, Nicolas Sarkozy avait promis de "sanctuariser" l'école primaire c'est-à-dire de maintenir le nombre de classes. "Cet engagement sera tenu et cela contrairement à ce que certains, pour des raisons avant tout politiciennes, semblent affirmer en utilisant des enquêtes étranges sans aucune traçabilité ou auditabilité", écrit Luc Chatel dans son communiqué du 29 février. Les mots sont particulièrement durs, à la hauteur, peut-être, du problème soulevé par le Se-Unsa.

 

Les chiffres. A la promesse présidentielle, Christian Chevalier oppose les chiffres. Pour 91 départements qui ont déjà réuni leur instance administrative (CDEN) et où l'inspection académique a annoncé ses décisions, le syndicat trouve 3494 classes fermées et 1911 ouvertes. Le solde n'est donc pas nul. Ce sont 1582 classes qui devraient disparaître à la rentrée. Pas partout il est vrai. Si dans le Nord Pas-de-Calais (une centaine d'emplois en moins dans chacun des deux départements), en Picardie (63 fermetures et 8 ouvertures dans la seule Somme) ou en Limousin (15 fermetures dans la petite Creuse) les suppressions de postes sont massives, dans les Hauts-de-Seine, on enregistre 73 ouvertures pour 31 fermetures... De son côté, le 1er mars, s'appuyant cette fois sur 95 départements, le Snuipp Fsu évalue les fermetures à 1407 classes.

 

Une argumentation ministérielle surprenante. Pris de court et coincé par la promesse élyséenne, Luc Chatel se défend avec de curieux arguments. L'électeur n'aurait dû rien voir, explique le ministre. "Les 5 700 suppressions de postes concerneront dans le primaire des postes qui ne sont pas devant les élèves", explique-t-il. Et il détaille ces personnels invisibles et sans doute inutiles. "Cela est possible car nous recrutons aujourd'hui des professeurs des écoles capables d'enseigner les langues vivantes à leurs élèves. Nous avons donc pu redimensionner le volume des effectifs d'assistants de langue. Car nous avons mis en œuvre l'aide individualisée dans chaque classe. La difficulté est prise en charge en amont par le professeur, directement dans la classe. Les RASED ont donc été réorganisés et concentrés sur la grande difficulté scolaire. Car, contrairement aux mensonges qu'on entend trop souvent, il y aura, selon les dernières prévisions, autant d'élèves dans le premier degré public qu'à la rentrée 2011".

 

Accordons au ministre ce dernier argument. Qu'en est-il des autres ? L'Association des professeurs de langues vivantes s'est émue du premier argument. En se basant sur le très récent rapport Halimi, l'APLV peut affirmer que "le manque de compétences en langues de la plupart des professeurs des écoles ne permet pas d'assurer un enseignement de qualité pour tous". En effet la très grande majorité des professeurs des écoles n'a pas passé le certificat de langues qui n'est demandé que depuis 2005 aux futurs professeurs des écoles. Mais l'APLV remarque, à la suite du rapport Halimi, que "les jeunes diplômés recrutés comme professeurs stagiaires, même lorsqu'ils ont pu valider leurs compétences en langues, n'ont reçu aucune formation pour les enseigner". Le rapport soulignait aussi l'intérêt d'avoir des locuteurs natifs pour sensibiliser la mémoire auditive des jeunes enfants. En réalité les professeurs des écoles ne remplacent pas les intervenants en langues étrangères.

 

 L'aide individualisée peut-elle remplacer les enseignants des Rased ? Les Rased sont spécialisés dans les difficultés éducatives graves : soit ils travaillent sur la pédagogie, soit ils interviennent en rééducation sur le relationnel. Ces types d'aide dépassent largement ce qu'il est possible de faire avec un enseignant non spécialisé. De surcroit, l'aide individualisée est généralement compartimentée en 4 demi-heures prises sur le temps du déjeuner au coeur des longues journées imposées aux enfants depuis X Darcos. Or ce sont près de 2000 postes de Rased qui sont supprimés à la rentrée (1949 selon le Snuipp). Dans certains départements il ne restera plus aucun maître G, ces enseignants spécialisés qui font de la rééducation  relationnelle (par exemple dans le Finistère ou la Manche). Les autres postes "invisibles" supprimés à la rentrée ne passeront pas plus inaperçus. Les 846 remplaçants manqueront dès la première épidémie de grippe. Les 460 enseignants en soutien dans des écoles d'éducation prioritaire manqueront aux élèves défavorisés.

 

Un désintérêt pour le primaire. Luc Chatel paye évidemment le choix de gestion qu'il a tant vanté : s'en remettre aux recteurs pour faire passer ses mesures de restriction, les inviter à trouver eux-mêmes les solutions. S'ils ont obéi aux consignes de frapper là où l'électeur ne regarde pas, ils n'ont pas réussi à éviter toutes les fermetures de classes. Mais il paye aussi le curieux désintérêt de N Sarkozy pour le primaire. Dans son discours de Montpellier, le candidat UMP n'a pas du tout évoqué le primaire, oubliant même ce qui devait être une véritable annonce : la promesse de revenir sur la règle du 1 sur 2 au primaire pour la rentrée 2013.

 

Débrouillez-vous !

 

La suite...

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 12:59

im3.jpg

Communiqué du CNRBE, 3 mars 2012. — Après la révélation durant l'été 2010 de l'existence totalement illégale d'un fichier des enfants du voyage, nous apprenons que l'inspection académique de l'Ain ne recrute plus les directeurs d'école selon leurs compétences, mais surtout en fonction de leurs opinions, en particulier sur le sujet de la très contestée « Base élèves  1er degré » (1), ce fichier informatique apparu dans le primaire en 2004.

En effet, trois enseignants, Mmes Mathy, Vilela, et M. Simone, viennent d'essuyer un refus de titularisation au poste de directeur d'école, au prétexte qu'ils n'ont pas caché devant le jury d'examinateurs, leur opinion défavorable quant à la Base élèves. Rappelons que ces trois enseignants ont déjà fait fonction de directeurs d'école, et qu'ils ont tous trois reçu un avis favorable de leur inspecteur de circonscription. Leur progression de carrière semble donc volontairement empêchée au niveau de l'inspection académique de Bourg-en-Bresse.

Étonnamment, dans le courrier de refus envoyé à ces trois candidats, aucun motif n'apparaît, contrairement à ce que veut l'usage. Pourtant, lors des entretiens, le jury leur a clairement reproché un « conflit de loyauté », précisément par rapport à leur position quant à la collecte d'informations sur les enfants et les familles, et leur saisie dans la Base élèves.

Une fois de plus, l'Éducation Nationale (E.N.) ne respecte ni les droits des enfants, ni ceux qui les défendent.  
Le fichier Base élèves est en effet toujours contesté : une plainte au pénal et de nombreux recours au Tribunal Administratif sont en cours. Des collectivités locales et des assemblées délibérantes votent chaque jour plus nombreuses, des motions contre la Base Élèves, comme la Région Rhône-Alpes.

Car ces fichiers remettent en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l'éducation, comme dénoncé en juin 2009 par le Comité des Droits de l'enfant de l'ONU, chargé de surveiller l’application la Convention relative aux droits de l’enfant et qui a valeur supérieure à toute loi interne (article 55 de la Constitution).

Les directeurs d'école qui refusent de remplir Base élèves, pourtant reconnus "défenseurs des droits des enfants" depuis 2009 au regard des traités internationaux, sont plus que jamais contraints d'utiliser ce fichier sous les pressions, les menaces et les sanctions.

Refuser l'inscription d'un candidat sur la liste d'aptitude de directeur d'école sous couvert de loyauté à l'institution, est une nouvelle arme dans la panoplie de l'administration pour limiter l'opposition des directeurs d'écoles. Car il ne s’agit pas simplement de s’opposer à ce que l’école collecte et enregistre dans son fichier des données relatives aux enfants, mais de s’opposer à la mise en place d’une société, où chacun sera immatriculé, fiché, catalogué, classé, profilé, tracé, depuis son plus jeune âge et tout au long de sa vie. Une telle société ne peut se mettre en place que si elle est servie par des fonctionnaires zélés et obéissants.
Nous ne pouvons accepter que des enseignants puissent être sanctionnés dans leur parcours professionnel, au motif qu'ils sont trop exigeants quant aux questions de droits et d'éthique.

Le CNRBE soutient donc pleinement Mmes Murielle MATHY, Anabelle VILELA et M. Nicolas SIMONE dans leur exigence concernant la protection des données relatives aux enfants, collectées dans le cadre de leur scolarité, et demande à l'Inspecteur d'Académie de reconsidérer sa décision concernant ces trois candidats à la fonction de directeur d'école. Le collectif soutiendra toute démarche de recours et saisie du tribunal administratif par les intéressés.

(1) Pour un résumé des principaux griefs à l'égard de ce fichier, consulter le dernier tract du CNRBE (version PDF).

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:47

unsurdeux

In Chronique Education

 
Contrairement à ce qu'avait "promis" Nicolas Sarkozy, il y aura bien plus de suppressions de classes que de créations dans le primaire... Pas de “sanctuarisation”. Dans 91 départements «3.494 classes ont été fermées et seules 1.911 ont été ouvertes. Le solde négatif s'élève donc à 1.583 classes», selon le SE-Unsa.

Nous voilà bien loin des engagements présidentiels", déplore Christian Chevalier qui rappelle l'annonce du président Nicolas Sarkozy, en juin 2011, de “ne procéder hors démographie à aucune fermeture de classe de l'école primaire” à la rentrée 2012. Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite “continuera mais nous sanctuariserons l'école primaire pour qu'à la rentrée 2012 le nombre de fermetures de classes n'excède pas le nombre d'ouvertures”, avait assuré le président pas encore (déjà ?) candidat.
Luc Chatel a très vivement réagi (peut-être parce que ça appuie là où ca fait mal) aux chiffres du SE-UNSA. Dans un communiqué , le ministre affirme que cet engagement sera tenu et que l’UNSA s’appuie sur des “enquêtes étranges sans aucune traçabilité ou auditabilité. ” (un nouveau mot ?!)


Cette règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux est de plus en plus contestée et le candidat Sarkozy devait profiter de son discours à Montpellier pour annoncer son assouplissement (et ainsi renier une mesure phare de son quinquennat ) Mais il a oublié de prononcer une partie de son discours . "C'est à la maternelle et dans le primaire que se livrent les premiers combats, les plus décisifs contre les inégalités. C'est là qu'il faut concentrer la lutte contre l'illettrisme avec l'objectif que pas un élève ne quitte le primaire sans maîtriser la lecture. C'est la raison pour laquelle la maternelle et le primaire, où les enseignants travaillent déjà plus longtemps que les autres, seront à l'avenir exonérés de la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite" devait-il déclarer.Dans Le Point, la journaliste Anna Cabana parle de la “journée gâchée de Sarkozy ” et pense que celui-ci “n'assure plus le show comme en 2007” et que si le discours était travaillé “Sarkozy ne l'habitait pas vraiment.”. La preuve, avec cet oubli. “Cette proposition devait être la deuxième grande annonce du jour. Eh bien, Sarkozy n'a pas prononcé le paragraphe en question. Les journalistes ont pensé qu'il y avait volontairement renoncé. Manifestement non ! Parce qu'à la fin du meeting, son service de presse nous a fait savoir qu'il fallait relayer cette proposition, alors même que Sarkozy ne l'avait pas verbalisée ! D'habitude, vous connaissez la règle : seul le prononcé fait foi. Mais là, c'est l'inverse. C'est le texte écrit qui fait foi, parce que l'orateur est un peu distrait, ou fatigué, ou bien les deux. ”. Nicolas Sarkozy a finalement fait cette annonce ce jeudi 1er mars sur France Inter.


Une autre citation pour finir : “Les promesses n’engagent que ceux qui y croient” disait un spécialiste : Charles Pasqua…

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:20

A lire (et acheter) dans le Hors série n°56 de Politis "Ce qu'il a fait à la France"

 

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