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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 17:27

In Le Progrès.fr

 «Carence éducative, culturelle, laxisme, (les familles) ne véhiculent pas les valeurs de respect du travail, de l’effort et couvrent souvent les absences ou les incivilités de leurs enfants», est-il écrit pour décrire ce «collège de quartier» où les enfants sont à près de 83 % dans des familles «défavorisées».
«Les parents ne voient souvent pas l’intérêt de travailler à l’école et de s’engager dans des études», est-il ajouté sur cette «fiche» qui a été retirée du site jeudi soir (NDLR).

Ayant appris l’existence de la fiche par des parents, Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, a qualifié auprès ce texte de «scandaleux», demandant son «retrait» et «des excuses publiques» du recteur de l’académie de Lille.
«On sait que la disqualification des parents explique en partie l’échec scolaire de leurs enfants, ça ne va pas arranger les choses ! Ecrire une telle fiche de recrutement, cela revient à dire « On ne peut rien faire » pour les enfants de ce collège», a-t-il déclaré, soulignant que le Pas-de-Calais est «le département qui cumule les plus grosses difficultés sociales du pays».

«Le laxisme est plutôt du côté de cette académie, incapable d’assurer les remplacements, c’est-à-dire l’obligation de continuité du service public : dans le secondaire, moins de 20 % sont assurés», a-t-il ajouté, rappelant que le Nord-Pas-de-Calais aurait aussi le plus grand nombre de suppressions de postes pour la rentrée 2012 (1.020)

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 17:18
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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:43

Communiqué CNRBE

 

Le CNRBE va lancer le 14 mars prochain une action juridique sur la question du fichage des enfants dès leur entrée à l'école maternelle.

En effet, les enfants se voient immatriculés par un identifiant unique (INE) amené à les suivre durant toute leur scolarité. Cet INE est surtout la pierre angulaire d'un projet politique qui vise à cataloguer les individus en fonction des "compétences" prédéfinies pour faciliter leur "employabilité" future.

Une réunion publique, qui se déroulera à la Bourse du travail, 3 rue du Chateau d'eau à Paris (amphithéatre Ambroise Croizat), à partir de 14h, sera l'occasion pour notre collectif de présenter une "mise en demeure" visant à faire cesser un préjudice majeur qui pèse dès aujourd'hui sur des millions d'enfants et leurs familles. Une mise en demeure qui sera envoyée le jour même au gouvernement.

Cette réunion sera l'occasion d'interpeller à nouveau les candidats à l'élection présidentielle, suivant la lettre ouverte du CNRBE rendue publique courant février, et de débattre avec tous ceux qui sont sensibles au respect de la vie privée dans les établissements scolaires et qui refusent de cautionner un processus de classification des élèves qui participe lui aussi à la casse du service public de l'éducation.

Par cette action, le CNRBE entend réaffirmer ses demandes répétées qui ont été entendues depuis quelques mois par un grand nombre de collectivités locales, à savoir notamment:

  • La suppression du Livret Personnel de Compétences et de tout dispositif numérique permettant une traçabilité des résultats et parcours scolaires.
  • Le maintien dans les écoles des informations nominatives, garantissant ainsi une réelle protection des données, le droit à l’oubli prévu par la loi Informatique et Libertés et la préservation du lien de confiance entre les familles et l’école.
  • L’abandon de l’ensemble des fichiers mis en œuvre par l’Éducation nationale (Base élèves, BNIE, Sconet, Affelenet, Admission post-bac…) et de l’immatriculation des enfants par un numéro identifiant national.
  • En conformité avec les directives et recommandations internationales, une révision de la Loi Informatique et Libertés dans le sens d'une réelle protection de la vie privée, notamment celle des enfants, qui redonne à la CNIL les moyens d’appliquer une politique respectueuse des principes qui étaient à l'origine de sa création.
  • De considérer, dans toute chose le concernant, l’intérêt supérieur de l’enfant et d'écarter tout dispositif qui le restreint, comme l’impose la ratification par la France de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
  • La levée de toutes les sanctions prises à l’encontre des directeurs d’école qui ont refusé d’enregistrer des enfants dans Base élèves, que ce soit pour s’opposer à ces dispositifs de fichage conformément à la Convention internationale des Droits de l’Enfant ou pour respecter le droit d’opposition des parents rétabli par l’arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2010
  • La consultation des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail à tous les niveaux où ils ont été mis en place et des comités techniques dans les autres cas sur toutes les questions liées à l’informatisation tant au niveau administratif que pédagogique au regard de leurs conséquences sur l’ensemble des conditions de travail.

Le CNRBE vous invite à faire suivre cette invitation dont le programme définitif sera rendu public sur notre site dès le lundi 12 mars 2012.
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
Contact : base-eleves@orange.fr

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:39

In Educpros

 

C03-24Que pensent les Français de leurs universités ? A l'occasion du salon de L'Etudiant de Paris (du 9 au 11 mars 2012), voici en exclusivité les résultats du premier baromètre EducPros Campus communication Ipsos sur l'université en pleine campagne présidentielle. Si les Français interrogés restent massivement attachés à cette institution, croyant à son excellence, les réformes lancées sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy n'ont, à leurs yeux, pas porté leurs fruits. Décryptage des résultats de ce sondage à la veille du lancement d'une campagne de communication sur l'université par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

Le message n'est pas passé. La réforme de l'université, présentée comme la réforme phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy, peine à convaincre les Français, selon le premier baromètre EducPros Campus communication Ipsos, réalisé en février 2012, à deux mois des élections présidentielles.

Une opinion négative sur l'insertion professionnelle après l'université

 

Parmi les chantiers prioritaires de Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur, l'insertion professionnelle à la sortie de l'université, inscrite dans les missions de l'institution depuis la loi LRU, reste perçue négativement par l'écrasante majorité du panel interrogé. 72% des sondés estiment ainsi qu'on ne trouve pas facilement un emploi après un diplôme universitaire de niveau master. Et ce malgré la très forte communication gouvernementale autour de l'enquête "insertion" des diplômés des universités (90% des diplômés en emploi à 30 mois du diplôme).

Echec également à emporter l'adhésion sur l'amélioration de la réussite en premier cycle, promise par le plan Licence. Seuls 40% des Français interrogés pensent qu'on réussit mieux qu'avant en premier cycle, contre 44% qui se prononcent dans le sens l'inverse.

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:31

In Médiapart

 

 

Une politique inique et absurde terrorise aujourd’hui des milliers d’étudiants étrangers inscrits régulièrement dans nos universités et dans l’ensemble de nos établissements d’enseignement supérieur. A l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement  aurait-il décidé d’en faire les otages de sa dérive idéologique ?<--break->

 

Une fois de plus l’Etat-Sarkozy nous met face à l’inadmissible. Les faits sont là. Ils sont dramatiques et nous rappellent aux événements du sombre été 2010. La circulaire Guéant du 31 mai 2011 et le zèle des préfets à l’appliquer sans discernement sèment la peur sur les campus universitaires. Le décret du 6 septembre 2011 augmente de 35% les ressources mensuelles minimales pour obtenir un titre de séjour (de 460 à 620 euros : voir ici). Les titres de séjour qui arrivent à terme en milieu d’année ne sont pas renouvelés, contraignant les étudiants à interrompre leur cursus, à retourner dans leurs pays ou à entrer dans la clandestinité. Les services préfectoraux mettent en place une véritable course d’obstacle au renouvellement des titres de séjour. Ils ne renseignent même plus les étudiants étrangers sur leurs droits et multiplient les obligations de quitter le territoire français (OQTF). De toutes nationalités, venus du monde entier, des étudiants se terrent dans les cités universitaires, s’y font parfois arrêter, ou sont cachés par des amis, parfois par des membres d’associations humanitaires et de défense des droits de l’homme. D’autres, de plus en plus nombreux, envisagent de quitter la France et disent, entre dégoût et amertume, rechercher un autre pays où ils pourront terminer leurs études dans des conditions d’accueil plus respectueuses des droits. Il ne s’agit plus seulement, comme le disent certains, d’un gâchis humain ou d’une absurdité économique, mais bien d’un désastre humanitaire, invisible, sournois, dont on voudrait taire le nom, et dont l’Etat est directement responsable. Ce désastre se passe ici, en France, un pays qui fut jadis celui des Droits de l’Homme, et qui est devenu au fil des années celui de leur négation.

 

On ne peut plus se taire. Mais on ne saurait non plus dénoncer cela au seul nom de grands principes. Il faut aujourd’hui témoigner et dire ce qui est. Ce que je fais ici, en tant que citoyen indigné. Mais c’est aussi un appel à s’engager. Contre la barbarie d’un Etat.

 

A l’Université de Strasbourg qui accueille plus de 20% d’étudiants étrangers, les expulsions se multiplient depuis le début de l’année. Elles ont doublé, peut-être triplé. La quinzaine de cas dûment recensés par l’UdS ces dernières semaines ne constitue que la face visible d’une lame de fond qui prend la forme d’une véritable chasse aux étudiants étrangers. D’après une estimation que je pense assez fiable, faite par d’Union des étudiants étrangers de Strasbourg (UDEES), il y aurait aujourd’hui entre 600 et 800 étudiants sans papiers à l’UdS, soit 10% des étudiants étrangers, hors communauté européenne. Alors que la préfecture ciblait prioritairement les étudiants d’origine sub-saharienne et du Maghreb, ce sont désormais toutes les nationalités qui sont touchées : pays du continent américain, Ukraine ou Iran. Des étudiants en difficulté ayant pris du retard dans leurs cursus aussi bien que des étudiants brillants, en master ou même docteurs aspirant légitiment à continuer leurs recherches en France. Mais aussi des étudiants qui doivent financer leurs études, sans aide de l’Etat, parfois vacataires ou en CDD dans les services centraux de l’université.

 

Leila travaillait à la Direction des finances de l’université. Elle souhaitait financer son doctorat. La préfecture lui a refusé son autorisation de travail. Titulaire d’un master elle occupait un emploi de catégorie C. Sur-diplomée. Elle prend la place d’un français. Elle  est contrainte d’abandonner son projet d’études. Ecoeurée elle rentre au pays. Barbarie d’un Etat !

 

Il y a deux semaines, à la fin de l’un de mes cours où j’avais sensibilisé mes étudiants aux risques qu’ils encouraient actuellement, l’un d’entre eux vient me confier qu’il est sans titre de séjour. Un étudiant canadien, brillant, épuisé par le parcours du combattant pour obtenir le fameux sésame. Il commence à avoir peur et je m’en veux presque de l’avoir inquiété. Barbarie d’un Etat !

 

Il y a un mois Adrien m’appelle, effondré. Il vient de recevoir son OQTF. Un mois pour plier bagage. Il est en France depuis 2004, inscrit aujourd’hui en master. Il a toutes ses attaches à Strasbourg. Je le connais un peu : nous avons siégé ensemble au Conseil d’administration de l’UdS. Il a consacré son temps et son énergie au service de la communauté universitaire. Il a lui même aidé et soutenu les étudiants étrangers de Strasbourg en s’investissant sans compter dans une association qu’il a aussi présidée. Sa seule faute est aujourd’hui son engagement, et un peu de retard dans ses études. Adrien est défendu par la présidence de l’université et par la ville de Strasbourg. Le dossier est certainement sur le bureau du Préfet. Mais plus personne n’est sûr aujourd’hui qu’Adrien ne sera pas expulsé. Victime d’une politique du chiffre. Comme tous ses amis, il a peur. Et cette peur est devenue insupportable. Barbarie d’un Etat !

 

Le 13 février nous sommes une cinquantaine de personnels de l’UdS, d’étudiants, de militants syndicaux et associatifs à nous rendre au Tribunal administratif pour soutenir Ansoumane. Il a été arrêté en cité universitaire, avec la collaboration du Directeur du CROUS, Christian Chazal, un haut fonctionnaire qui se dit respectueux de la loi et qui n’a que trois chaises dans son bureau pour recevoir une délégation d’élus. Nous étions neuf. Nous avons refusé de passer par sa petite porte. Ansoumane a été dénoncé par une lettre anonyme. Son ami qui l’hébergeait dans sa chambre universitaire est aujourd’hui sous le coup d’une inculpation pour aide à étranger en situation irrégulière. La solidarité est aujourd’hui un délit. Barbarie d’un Etat !

 

Au mois de décembre dernier je siège en formation de jugement dans la section disciplinaire de l’UdS. Comparaissent des étudiants ayant fraudé aux examens. Plusieurs d’entre eux ont commis des fraudes légères alors que leurs résultats sont bons. Nous nous interrogeons. Un étudiant étranger nous avoue que son titre de séjour a expiré et qu’il craint de ne pouvoir finir son master. Un autre dispose d’un titre encore valide, mais seulement pour quelques semaines. La peur, toujours la peur. La peur de ne pas assez bien réussir ses examens et d’être expulsé. Je me suis demandé ce jour-là qui il fallait juger. Barbarie d’un Etat !

 

Qu’ils s’appellent Adrien ou Ansoumane, Farid ou Leila, tous les étudiants étrangers régulièrement inscrits à l’université doivent être soutenus et aidés avec la même énergie, la même conviction. On ne peut plus accepter des expulsions en cours d’année universitaire. On ne peut plus accepter des autorisations de séjour au compte-goutte. On ne peut plus accepter que des projets professionnels et des vies soient brisés par une politique aveugle. On ne peut pas accepter de voir nos étudiants, ni quelque étranger que ce soit, des femmes et des enfants, croupir dans d’infâmes centres de rétention. Une règle simple doit nous permettre de sortir au plus vite de toute cette barbarie : une inscription à l’université = un titre de séjour. Et pas un titre de six mois ou un an. Un titre de la durée du diplôme!

 

Aujourd’hui la communauté universitaire de Strasbourg, solidaire, inquiète ou indignée, a pris conscience de l’urgence. Une motion a été adoptée par le Conseil d’administration de l’UdS. Elle demande le retrait de la circulaire Guéant. Sur la suggestion des organisations syndicales et des associations étudiantes une cellule de veille et d’alerte sera mise en place, l’équipe administrative chargée du soutien aux étudiants étrangers sera renforcée et une campagne d’information sera faite en direction de tous les personnels et étudiants de l’UdS. Des parrainages seront également mis en place pour aider et soutenir les étudiants, aussi bien dans leur cursus que dans leurs démarches administratives et juridiques. C’est important, mais cela ne suffira pas. En attendant que tout ceci se mette en place, des actions de protestation et des manifestations de soutien aux étudiants étrangers se dérouleront dans les semaines qui viennent. Et nous devons surtout apporter une aide immédiate et concrète à celles et ceux qui risquent d’être expulsés, demain ou après-demain. Nous devons encore alerter massivement nos concitoyens et pour cela nous avons besoin de l’appui des médias. Certains se sont engagés, parfois par un travail remarquable (voir le dossier de Rue89 ici ou une émission de France Culture ).

 

Mais l’urgence humanitaire ne doit pas laisser au second plan la question politique. Car la question est directement politique. Nous le savons tous. Je relève donc pour finir trois faits qui nous mettent face à d’autres figures de l’inadmissible. Ils touchent aux valeurs, à l’éthique et au respect de droits fondamentaux. Il convient certainement de les considérer avec attention.

 

Tout d’abord les autorités préfectorales, appuyées par une loi inique, s’arrogent aujourd’hui le droit de définir et de déterminer seules les critères académiques et pédagogiques qui permettent d’inscrire ou non les étudiants dans nos établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ceci ne relève en rien de leurs attributions et encore moins de leurs compétences. Le nombre d’erreurs relevées dans les descriptifs des cursus des étudiants et figurant sur les OQTF laisse par ailleurs très songeur. Je n’en dis pas plus.

 

C’est ensuite la mise place, depuis fin 2009, d’une politique incitative, via des primes distribuées selon des critères de performance, qui est éthiquement inadmissible. Un Etat qui attribue secrètement des primes de 40 000 à 60 000 euros à ses Préfets et dont une partie est indexée sur le nombre de reconduites à la frontière (voir ici) souscrit implicitement au principe suivant : de l’argent contre l’avenir et la vie d’étudiants étrangers. Ce principe est innommable.

 

Enfin un Etat qui, mobilisant des centaines de fonctionnaires dans ses préfectures et sa police, préfère dépenser l’argent du contribuable dans une politique d’expulsion massive d’étudiants, au lieu de donner des moyens humains et financiers aux universités pour aider, soutenir et accueillir comme il convient ces mêmes étudiants, cet Etat nous fait sortir des valeurs de la République et de ce qu’on nomme encore la civilisation.

 

Toute cette politique met non seulement en péril nos universités, leur image à l’étranger et leur longue tradition d’accueil, mais elle est encore une menace pour le bien commun, l’intérêt général et la République elle-même. Je ne doute pas qu’il y aura aujourd’hui des femmes et des hommes politiques responsables, des élus, quelle que soit leur appartenance, assez courageux pour dénoncer unanimement un Etat qui fabrique une clandestinité honteuse à des milliers d’étudiants étrangers.

 

En définitive ce qu’il convient aujourd’hui de comprendre et de dire avec vigueur, c’est que l’état sarkoziste, en plus de son mépris pour les Droits de l'Homme, foule aux pieds deux principes fondamentaux : le droit des étudiants étrangers à faire leurs études en France et l’indépendance des universités dans leur politique d’accueil des étudiants. Car, en s’en prenant aux étudiants étrangers, l’Etat s’en prend aux universités et aux universitaires. Réciproquement, toutes les réformes de l’université qui limitent l’indépendance et les libertés académiques des universitaires et des chercheurs s’en prennent directement au principe de l’universalité du savoir et à la liberté d’étude des étudiants étrangers. Il suffit pour le comprendre de se reporter à l’Appel du 23 février dont la dixième proposition est une demande d’abrogation de la circulaire Guéant. La signature de cet appel est ouverte à tous les citoyens.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:26
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FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB, SNETAP) CGT (SNTRS - FERC-Sup - CGT INRA) UNSA (Sup’Recherche - SNPTES - A&I) Solidaires (Sud Recherche EPST - Sud Education - Sud Etudiant) UNEF SLR SLU

ESR : Halte à la politique discriminatoire contre les étrangers

Alors qu’ils représentent 1 étudiant sur 10, les étudiants étrangers ne bénéficient pas du même traitement que les autres étudiants. Ils doivent chaque année demander le renouvellement de leur titre de séjour alors même que les études s’inscrivent dans des cycles pluriannuels. Les étudiants étrangers sont soumis à un double contrôle pédagogique, celui des établissements comme l’ensemble des étudiants, mais également celui des préfectures qui peuvent décider à tout moment de refuser le renouvellement de leur titre de séjour. Une réorientation, ou des résultats moyens sont ainsi interdits aux étudiants étrangers. Alors qu’ils sont confrontés aux mêmes dépenses que tous les étudiants, ils n’ont pas non plus accès au système d’aides sociales. Le gouvernement a décidé de surenchérir sur cette situation déjà très difficile.

 

Le 31 mai 2011, les ministères du Travail et de l’Intérieur ont publié une circulaire visant à restreindre pour les étudiants étrangers la possibilité d’exercer une première expérience professionnelle en France. Suite à la mobilisation de la communauté universitaire et des étudiants, une nouvelle circulaire a été publiée le 12 janvier 2012. Celle-ci ne prévoit que des aménagements à la marge, dans une logique de cas par cas, sans remettre en cause le fond de cette circulaire. A cette circulaire, sont venues s’ajouter depuis le début de l’année universitaire, de nouvelles mesures, rendant plus compliquées les conditions d’accueil et d’étude des étudiants étrangers :
- Le décret du 6 septembre 2011, qui augmente de 35% les ressources mensuelles exigées pour un titre de séjour (620 euros contre 460 euros auparavant), soit beaucoup plus que ce que possède la grande majorité des étudiants.
- La loi de finances 2012 qui multiplie par 4 au moins le coût du renouvellement du titre de séjour pour les diplômés qui souhaitent changer de statut (entre 200 et 358 euros contre 55 à 70 euros auparavant).

Les étudiants ne sont pas les seuls à être confrontés à ces difficultés administratives qui créent artificiellement des personnes en situation irrégulière ou entravent la vie professionnelle de personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nombre d’enseignants, de chercheurs et de personnels se voient également refuser le droit de venir en France ou sont menacés de devoir quitter le territoire durant une année universitaire par des Obligations de Quitter le Territoire. Cette politique discriminatoire est en totale contradiction avec la tradition d’ouverture de l’enseignement supérieur et le discours du MESR d’attractivité internationale de nos établissements et organismes de recherche. Les étudiants ainsi que les enseignant-chercheurs et personnels étrangers représentent une richesse inestimable pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche, ainsi que pour la société.

 

Les organisations signataires refusent que des étudiants interrompent leurs études à cause d’une décision administrative ou que des enseignants et des chercheurs, régulièrement embauchés ou invités, ne puissent travailler dans nos établissements faute de visa ou de renouvellement de carte de séjour. Elles rappellent leur attachement à un service public d’enseignement supérieur et de recherche ouvert à tous, à toute la richesse des participations multiples et qui respecte le principe d’égalité, quelle que soit l’origine sociale ou la nationalité des étudiants et des personnels.

 

Les organisations signataires exigent l’arrêt de cette politique discriminatoire et la mise en œuvre de mesures en faveur des étudiants étrangers. Elles revendiquent :
- Le retrait des circulaires Guéant du 31 mai 2011 et du 12 janvier 2012, du décret du 6 septembre 2011 ainsi que l’augmentation des taxes sur les changements de statut ;
- L’ouverture de tout le système d’aides sociales aux étudiants étrangers ;
- Une carte d’étudiant doit être égale à un titre de séjour ;
- Le droit, pour les personnels de nationalité étrangère, d’exercer leur profession sans entraves administratives concernant l’obtention de papiers.

 

Les organisations signataires appellent les personnels et les étudiants à organiser des cadres de solidarité au sein des établissements pour soutenir les étudiants et personnels mis en « situation irrégulière » et intervenir pour stopper les opérations d’expulsion programmées.

 

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB, SNETAP) - CGT (SNTRS - FERC-Sup - CGT INRA) - UNSA (Sup’Recherche - SNPTES - A&I) - Solidaires (Sud Recherche EPST - Sud Education - Sud Etudiant) - UNEF - SLR - SLU

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:46

 

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Communiqué de presse des organisations syndicales
CGT-Éduc’action, FNEC-FP-FO, FAEN, FSU,
SUD Education, UNSA Education

 

Différé suite à l’opposition quasi unanime des organisations syndicales de l’EN, l’examen du projet de décret relatif à l’évaluation des personnels enseignants, CPE et CO-Psy, est inscrit à l’ordre du jour du CTM du 8 mars 2012. Après des mois d’absence de dialogue social, ce projet revient sous une forme aggravée. L’évaluation des enseignants est un sujet sérieux. Que vaut cette précipitation dans un contexte de campagne électorale, où sont mises en débat des propositions engageant l’ensemble de la profession ? Les organisations dénoncent ce passage en force.

 

Les évolutions de forme, concédées notamment sous la pression de la mobilisation des personnels concernés, ne changent pas, en réalité, le fond du texte : c’est bien le supérieur hiérarchique direct – chef d’établissement (ou DCIO) dans le second degré, IEN dans le premier degré – qui serait seul responsable de l’évaluation et de la carrière des enseignants, les corps d’inspection pédagogique se voyant attribuer une fonction subalterne dans ce processus.

 

L’entretien trisannuel, dont la mise en place s’échelonnerait selon les corps concernés entre 2013 et 2015, donnerait lieu, suite à l’auto-évaluation de l’enseignant, à une appréciation par le supérieur hiérarchique direct sur la base de critères contestables. C’est à partir de ces appréciations que seraient « formulées » et réparties les mesures d’avancement différencié, proposées par le supérieur hiérarchique direct et validées par le recteur.

Il va sans dire que ce projet d’évaluation constituerait un alignement par le bas des carrières et ne serait en rien une amélioration de la situation.

 

Ce projet va à l’inverse de ce dont ont besoin les enseignants, en particulier en matière de formation et d’évaluation.

Les organisations syndicales signataires, renouvellent leur demande de retrait de ce projet. Elles décident de ne pas siéger au CTM du 8 mars.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:16
In France Culture

  

1ère partie :

- Yann Algan, économiste 

"La fabrique de la défiance : ... et comment s'en sortir" de Yann Algan, Pierre Cahuc, André Zylberberg. Ed albin michel 2012

- Claudia Senik, économiste

A LIRE : l'article (en anglais) de Claudia Senik sur la dimension culturelle du rapport au bonheur : The French Unhappiness Puzzle : The Cultural Dimension of Happiness

 

2ème partie : Le cas Meirieu

Luc Cedelle, journaliste au quotidien Le Monde.

« Un pédagogue dans la cité : conversation avec Luc Cédelle » de Luc Cédelle  et Philippe Meirieu 2012 Desclée De Brouwer.

 

Reportage : Série sur les écoles "alternatives"

L'école de la deuxième chance

www.fondatione2c.org

 

musique :

The fire par Laura GIBSON

Invité(s) :
Yann Algan
Luc Cédelle

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:37

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Grève générale au collège Gustave Courbet le 8 mars 2012

 

 

 

Aujourd’hui, le collège Gustave Courbet de Trappes est en grève générale. 100% des enseignants et personnels de vie scolaire se mobilisent pour dénoncer les conditions qui nous sont réservées pour la rentrée 2012.

 

Nous nous sommes réunis dès 9h30 devant le collège où nous avons été rejoints par les parents d’élèves, M. Malandain, le maire de Trappes, Mme Janine Mary, conseillère générale des Yvelines, des élus municipaux ainsi que Benoît Hamon, conseiller régional Ile-de-France. Porte-parole du Parti Socialiste, il nous a transmis un message de François Hollande en soutien à notre mobilisation.

 

Nous avons appris il y un mois que l’Éducation nationale fermait 4 classes au collège à la rentrée 2012 (nous passons de 20 à 16 classes). Cette baisse de moyens (90 heures d'enseignement par semaine en moins l'année prochaine) nous obligera à charger les effectifs des classes à la rentrée prochaine. Nous perdons l'option de découverte professionnelle en classe de 3ème qui permet aux élèves de préparer leur orientation vers la voie professionnelle. Qu'on ne vienne plus désormais nous parler des problèmes d'orientation dans l’Education nationale !

 

Les suppressions de postes vont amener 4 à 5 collègues à nous quitter alors que la stabilisation des équipes enseignantes en ZEP apparaît primordiale.

 

La politique aveugle de suppressions de postes a des applications concrètes que les adultes et les élèves du collège devront assumer. Les conditions d'exercice du métier et les conditions d'apprentissage se dégradent malgré le volontarisme des enseignants qui passent déjà largement 26 heures par semaine dans les locaux du collège pour écouter, aider, encadrer les élèves et rencontrer les familles.

 

Après cinq années consécutives de baisse de dotation, l’enjeu primordial pour notre collège aujourd’hui demeure bien celui des moyens. Tous les ans notre collège perd une grande quantité d’heures d’enseignement supérieure à la baisse démographique. La volonté du ministère est-elle de fermer les collèges à taille humaine pour concentrer les élèves dans des collèges bondés afin de faire des économies ?

 

Il y a quelques semaines, le Collège Courbet de Trappes devenait célèbre grâce au documentaire de Canal Plus « L'entrée des Trappistes » qui retraçait le parcours de Jamel Debbouze et Omar Sy entre autres. 20 ans plus tard, nos élèves méritent eux aussi de réussir, dans la culture, le sport mais aussi dans d’autres domaines. Ils ne doivent pas être les victimes de la politique mortifère de dégradation du service public d'éducation. L’Éducation n'est pas une charge mais un investissement d'avenir pour notre pays.

 

Nous souhaitons affirmer cette idée à l’heure où la question de l’Education prioritaire ne semble pas être une thématique centrale de la campagne électorale.

 

Après un entretien avec l'inspection académique le 13 février qui n'a rien donné, nous avons demandé au Recteur d'académie d’intervenir pour que la situation de notre collège soit réexaminée. A l’issue de notre journée de mobilisation, nous n’avons obtenu que la promesse d’un nouvel entretien avec l’Inspection académique. Si celui-ci ne débouche pas sur la satisfaction de nos légitimes demandes, nous sommes déterminées à poursuivre et amplifier notre mouvement.

 

Les personnels du Collège Courbet à Trappes

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:30
C03-03

 

La Coordination Nationale des Universités,

La Coordination Nationale de la Formation des Enseignants,

Sauvons la Recherche,

Sauvons l’Université !

 

ont le plaisir de vous inviter à un grand rassemblement constructiviste de l’Enseignement supérieur et de la recherche


 

Samedi 10 mars à 14h,

place de la Sorbonne

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