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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 17:33

 

 

Sauvons l’Ecole baissera définitivement rideau le 7 mai, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle. Quelle que soit l’issue de ce vote, une page va se tourner  et c’est, pour moi, l’occasion de conclure cette aventure.

 

Ouvert en avril 2008, après un passage sous forme d’un forum, Sauvons l’Ecole est l’initiative d’un instit (j’aime bien ce nom !) de Trappes. Ce blog avait pour but d’échanger des informations locales dans le cadre de la lutte contre « les réformes Darcos ».  L’audience s’est peu à peu élargie pour gagner une audience nationale et le bébé est vite devenu un ogre qu’il m’a fallu alimenter quotidiennement.

Avec près d’un million de visiteurs, plus de 4 000 amis sur Facebook et 1 000 abonnés à la newsletter, Sauvons l’Ecole permettait la rencontre d’enseignants et de parents animés par la défense de l’Ecole publique.

Au fil du temps, étant seul aux manettes (ou plutôt au clavier), les deux heures quotidiennes (parfois plus de 5 heures – heureusement les profs ont beaucoup de vacances ! J ) à chercher et vérifier des infos, répondre aux mails, illustrer, mettre en forme est devenu un vrai sacerdoce.

Je sais que certains pensaient que Sauvons L’Ecole était un vaste réseau, avec des permanents. Hélas, non ! Mon seul « permanent » (mais pas cher payé !), que je me dois de remercier encore, c’est  Claude, sans qui la revue de presse n’aurait jamais existé. C’est lui, qui fouillant  dans la presse régionale me faisait  remonter les infos concernant la carte scolaire et  la réforme des retraites. Un travail de fourmi ! Je me suis souvent abstenu de commenter les billets publiés préférant garder une certaine distance, par pudeur, par paresse mais aussi  par souci d’efficacité.

Je n’oublie pas tous ceux qui sont venus régulièrement apporter pitance au monstre (Je ne les nomme pas de peur d’en oublier !) et ceux avec qui j’ai lié connaissance et qui m’ont enrichis. Pour certains, la rencontre est sortie de la « virtualité » d’Internet, moment toujours magique.

 

Enfin, il serait injuste de ne pas remercier ceux que j’ai si souvent "pillés".

D’abord la presse papier (Libération – avec les articles de Véronique Soulé et de Sylvestre Huet (et leur blog respectif : C’est Classe ! et Sciences2), le Canard Enchaîné, Charlie Hebdo, Politis, Le Monde, Télérama… Internet c’est chouette, mais la presse papier doit vivre : achetez et lisez la presse !

Sur le net, c’est bien sûr, l’incontournable Café Pédagogique, Médiapart, Rue89, Le Mammouth déchaîné (et son complément de service) L'écume des heures, Quelle école pour demain ? et la Chronique Education pour les principaux. Un coup de chapeau spécial à mon ami François et le blog FCPE de Montigny le Bretonneux.... mais aussi : Sauvons l'Université, le blog de Sébastien Rome 

 

Enfin, merci à vous, les visiteurs anonymes, dont je mesure le contentement grâce à un compteur (du nom barbare de  blogrank)  et trop rarement par un message de soutien ou de sympathie. (Alors n'hésitez pas !)

 

Et demain ?

Je continuerai à m'indigner, à tourner avec les obstinés, en solitaire à côté des partis et des syndicats en homme libre... mais révolté.

 

 

 

Michel

 

 

 M.jpg

 

 

 

 

PS Le blog http://sauvons-lecole.over-blog.com/ restera en l’état mais le portail  www.sauvons-lecole.fr sera définitivement fermé en juin, aussi n’utilisez plus l’adresse webmaster@sauvons-lecole.fr mais uniquement sauvons.lecole@laposte.net (qui restera toujours valide) pour m’adresser un mail.

Ne vous désinscrivez pas de la newsletter, on ne sait jamais : l’ogre se réveillera peut-être un jour !

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 12:20

In France Inter

  
Les principaux de deux collèges lorrains, faute de remplaçants sur des postes d'enseignants en langue ont décidé de passer des petites annonces sur le site "Le bon coin". Indignation chez les parents d'élèves.
  

 

 


In Républicain Lorrain

 

Système D pour recruter des profs

 

Suite à la parution d’annonces de recrutement de professeurs sur des sites internet dédiés aux bonnes affaires, les associations de parents d’élèves montent au créneau.

 

Cherche professeur d’anglais à temps plein pour enseigner de la 6 e à la 3 e. Niveau : licence avec expérience ou maîtrise. »

LE FAIT DU JOUR

Depuis un an, et l’autorisation de Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, de recourir à Pôle emploi pour pallier les absences de professeurs, il n’est pas rare que des établissements déposent des offres. Un peu plus, quand ils le font sur leboncoin.fr, site de petites annonces dédié aux bonnes affaires, entre les rubriques loisirs et véhicules… Comme les collèges Jules-Ferry à Briey ou Himmelsberg, à Sarreguemines. La situation fait bondir les associations de parents d’élèves, FCPE et Peep. « Est-ce normal que des chefs d’établissements soient contraints de recruter le personnel enseignant par Pôle emploi ou le système D ? Qu’ils deviennent des recruteurs pour le compte du rectorat ? », dénonce Dominique Pinck, présidente de la Peep de Sarreguemines. Pour les représentants des parents d’élèves, cette pratique n’est que la résultante de la politique de suppression des postes de fonctionnaires. « Elle a réduit à néant le recrutement au niveau des services de remplacement académique. »

Remplacements qui ne sont autorisés qu’au-delà de quinze jours d’absence consécutive. « Jusqu’à l’année dernière, les chefs d’établissement arrivaient à jongler avec leur effectif. Cette année, ils marchent sur la corde raide et doivent se débrouiller par leurs propres moyens. » En déposant des offres sur la toile, plus ou moins regardantes quant au niveau des candidats. Elles peuvent aussi bien exiger un bac + 5 avec expérience que tolérer des débutants à bac + 2 pour assurer des remplacements variant de quinze jours à dix mois. « N’est-ce pas dénigrer une profession que de recruter des personnes non qualifiées et moins diplômées qu’un enseignant titulaire ? », soulève la FCPE Moselle.

Décalage

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 20:39
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Rassemblement mercredi 18 avril 2012 à midi devant l’IA
pique nique devant l’IA, puis "action surprise" à 14h00

Appel

Nous, parents et enseignants de Marseille et d’ailleurs, n’acceptons pas la dégradation des conditions d’enseignement en cours. Pour un service public de l’éducation à la hauteur nous demandons :

− 25 enfants par classe MAXIMUM, et 22 en ZEP

− l’arrêt de la suppression de classes en primaire et maternelle à la rentrée 2012

− le maintien du RASED et son renforcement

− le remplacement systématique des enseignants absents

− des écoles à taille humaine, 6 classes maximum

− arrêt du fichage des enfants, notamment suppression du livret personnel de compétence (LPC) et du Répertoire Nationale de l’Identifiant de l’Elève (RNIE)

− le développement de pédagogies libres, favorisant l’expérimentation, le décloisonnement, la co-éducation (parents/associations/enseignants)

Collectif de parents, enseignantEs et citoyens marseillais. http://www.onestpasdessardines.fr

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 09:17

poli0

In Mammouth déchaîné

 

Là on le sait, les promesses seront tenues.

Effet contagieux des thèses ultralibérales véhiculées par des officines comme l'ifrap:
Supprimer un enseignant sur deux et favoriser le développement de l'école privée au détriment de l'école publique ne suffisent pas, il faut s'attaquer aussi aux autres secteurs de la fonction publique !

Ainsi est-il de plus en plus question de supprimer des policiers et des gendarmes au profit de polices privées, perspective qui enchantait déjà il y a quelques années l'Union des entreprises de sécurité privée (USP); celle-ci expliquait en effet dans son "Livre blanc de la sécurité", préfacé par Nicolas Sarkory et Alain Bauer: "avec 150 000 agents de surveillance et 5 à 10 000 emplois de plus chaque année, le secteur de la sécurité privée offre de vraies opportunités d’intégration et d’emploi", notamment "pour la jeunesse et les populations fragilisées par le chômage"

Comme le rapporte un article du blog Bugbrother du Monde "Cette privatisation annoncée de la sécurité a fait l'objet le week-end dernier d'un reportage au JT de 20h de TF1, sobrement intitulé "Sécurité privée partout, police nulle part ?"... faisant écho à l'expression "Police partout, justice nulle part" de Victor Hugo, reprise depuis, sous forme de slogan, par de nombreux défenseurs des droits de l'homme... à ceci près que c'est Claire Chazal qui tire aujourd'hui la sonnette d'alarme, et les journalistes de TF1 qui mènent l'"enquête" :
   "A la différence des fonctionnaires, ils n'ont pas le droit de porter une arme à feu, ou d'interpeller quelqu'un. Des agents privés en première ligne, et des forces de l'ordre qui n'interviennent qu'en cas de problème, c'est ce que le gouvernement appelle la "coproduction de sécurité".
Le but : éviter de recruter des fonctionnaires car entre son salaire, sa formation et sa retraite, un policier ou un gendarme coûte à l'État 5 fois plus cher qu'un agent privé."

   "Surveillance des centrales, des ports, des bases militaires, des chantiers navals, des préfectures, ambassades, des tribunaux, les contrats publics représentent aujourd'hui plus d'un quart du chiffre d'affaires du secteur de la sécurité privée.
   Mais l'État est un client difficile qui fait jouer la concurrence pour faire baisser les coûts. Trop, selon le patron de la plus grosse entreprise française. D'après lui, les marchés publics sont souvent remportés par les entreprises les moins scrupuleuses."

A l'en croire, "une majorité d'appels d'offres qui ont lieu dans le public" conduit en effet à "sélectionner des entreprises à très bas prix qui arrivent à baisser leurs prix en employant des clandestins, ou en ne déclarant par leurs personnels, ou en ne faisant pas les formations nécessaires"...

Toujours les mêmes recettes à droite.

 

Et toujours plus... 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 21:38

 

 

 

Embaucher des enseignants dès la rentrée 2012 : au Front de Gauche on sait faire

 

Les mesures en matière d’éducation de François Hollande paraissent parmi ses plus radicales. L’annonce ce matin dans Libération qu’il renonce par avance à revenir sur les 14.000 suppressions de postes annoncées dans l’éducation pour la rentrée de septembre 2012 étonne donc. Le changement c’est maintenant ? A priori le candidat socialiste parait ne pas savoir l’appliquer dès cette année. Pourtant l’Education nationale ne peut attendre un an de plus.

 

Au Front de Gauche, on sait faire : dès le 7 mai, nous romprons avec la RGPP et ferons une loi de finance modificative. La casse des RASED sera interrompue, les postes ouverts aux concours 2012 devront tous être pourvus, y compris les listes complémentaires. Parallèlement, un vaste plan de titularisation devra être engagé avec examen national dès le mois de septembre. Le signal devra aussi être donné, afin de pourvoir tous les postes que nous restaurerons dans la mandature, en lançant tout de suite les pré-recrutements pour les étudiant-es admissibles au concours en 2012.

 

Si vous ne savez pas faire, vous savez maintenant que c’est vers Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche qu’il faut se tourner.

 

Communiqué du Front de Gauche

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 21:00

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In Le Monde

 

Vincent Peillon, député européen, responsable éducation et jeunesse dans l'équipe de campagne de François Hollande, annonce un plan de résorpstion de la précarité dans l'éducation nationale lors d'un débat sur Le Monde.fr

 

Aziz El Ghayyouei : François Hollande souhaite 60 000 postes en plus dans l'éducation. Quels seront ces postes ?

Arnaud : Comment comptez vous financer l'embauche de 60 000 fonctionnaires dans l'éducation ?

Vincent Peillon : 80 000 postes ont été supprimés ces cinq dernières années dans l'éducation nationale. Nous en recréerons 60 000 programmés sur cinq ans, en même temps que nous arrêterons le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux.

Ce seront majoritairement des postes d'enseignant pour permettre l'accueil des enfants de moins de trois ans qui est passé, en dix ans de gouvernement de droite, de 35 % à 11 %, pour remettre en place une formation des enseignants qui a été détruite, pour assurer dans de bonnes conditions les remplacements et pour permettre des progrès pédagogiques. Pensons, par exemple, au principe, plus de maîtres que de classes.

Mais il y aura aussi d'autres postes : personnels d'encadrement, auxiliaires de vie scolaire, infirmières et médecins. Nous ferons en sorte que ces postes soient ciblés sur les priorités que M. Hollande a fixées : la maternelle, l'école primaire et les établissements en difficulté. Par ailleurs, 5 000 seront aussi affectés aux premiers cycles universitaires où un effort particulier doit être conduit.

Enfin, la droite a considérablement accru la précarité et il nous faudra mettre en œuvre un plan de résorption de la précarité. Au total, il s'agit de recruter chaque année l'équivalent des départs à la retraite (28 000 à 30 000) et de rajouter 12 000 postes. Le financement de cette priorité nationale, posé comme tel par M. Hollande, est estimé en fin de dispositif, soit au bout de cinq ans, à 1,9 milliard d'euros annuels. C'est moins que la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) faite par la droite cette année.

 

Melody : Le projet de M. Hollande pour l'école prévoit un rééquilibrage des profils scolaires dans les établissements. Comment allez vous procéder pour arriver à une réelle diversité sociale ?

 

Vincent Peillon : La carte scolaire était au cœur de la campagne 2007 et Nicolas Sarkozy avait annoncé sa suppression. En réalité, il l'a seulement assouplie mais c'est déjà trop. De récents rapports ont montré que la situation s'est aggravée pour les établissements qui sont davantage en difficulté et où la ségrégation scolaire, territoriale, sociale, s'est dramatiquement accrue.

Nous rétablirons donc la carte scolaire en cherchant des périmètres qui autoriseront cette mixité scolaire. En même temps, il ne faut pas demander à l'école de résoudre tous les problèmes de la société.

Il conviendra donc que cette politique de mixité scolaire s'accompagne d'une politique de solidarité des territoires et d'urbanisme, d'une politique sociale qui, seules, seront à même de vaincre, dans la durée, les inégalités et de soutenir le travail qui sera fait par l'éducation nationale.

 

Akli : L'ouverture faite par Richard Descoings [récemment décédé] à Science-po Paris pour les étudiants d'origine modeste ne doit-elle pas servir d'exemple pour réformer l'école et éviter la "reproduction sociale" ?

Vincent Peillon : La mixité scolaire est un objectif. Malgré des tas d'initiatives, dont celles tout à fait remarquables de Richard Descoings, nous devons constater que les inégalités continuent de s'accroître.

C'est le système tout entier qui doit être refondé plutôt que corrigé à la marge. Cela n'enlève rien au mérite de ces initiatives qui doivent être poursuivies. Mais notre ambition ne doit pas être seulement de corriger et il ne faudrait pas que ces initiatives valeureuses nous dispensent de traiter le problème de fond qui mine non seulement l'école mais la cohésion sociale tout entière.

 

Joedalessandro : Quelles mesures concrètes pour les écoles dans les quartiers sensibles ?

Vincent Peillon : Les écoles des quartiers sensibles doivent se voir doter de moyens particuliers. C'est là que doit s'exercer, dans l'intérêt de toute la nation, un effort particulier et soutenu. Nous devons refonder la politique d'éducation prioritaire. Par exemple : les équipes pédagogiques qui travaillent dans ces établissements doivent disposer de décharge horaire, leur permettant de mieux exercer leurs tâches.

 

Florence : Les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) ont quasiment disparu au cours des dernières années ; prévoyez vous de recréer des postes d'enseignants spécialisés pour remettre en place ces réseaux ?

Il y a une contradiction insupportable dans le discours de la droite qui consiste à vouloir individualiser les enseignements et qui, d'un autre côté, supprime les personnels dédiés à cette individualisation, en particulier les personnels spécialisés des réseaux d'aide. On notera que ce sont d'ailleurs toujours les enfants les plus en difficulté qui ont été victimes des choix budgétaires et idéologiques de ce gouvernement.

Dès la rentrée 2012, alors que le gouvernement a programmé encore 1 500 suppressions de postes de RASED, nous essaierons, en concertation avec le personnel et leurs représentants, de remédier aux situations les plus urgentes, dans la mesure des moyens disponibles et dans la durée, nous reviendrons sur les suppressions effectuées ces dernières années.

 

Loic : Le calendrier des vacances scolaires pour 2012-2013 n'est pas encore publié. Des changements seraient-ils prévus dans le cas d'une éléction de M. Hollande ?

Vincent Peillon : Parmi les grandes réformes que nous voulons conduire, véritable refondation de l'école républicaine, la question des rythmes scolaires et de l'articulation entre temps scolaire et temps éducatif, est au cœur de nos préoccupations.

Nous devons avoir et partager avec les Français deux objectifs : refaire du commun entre les enfants et les élèves de France, cesser de les séparer, de les trier. D'où notre position, par exemple, pour un palier d'orientation en fin de cinquième, et pour permettre que le public regagne sur le privé.

Il y a 144 jours de classe par an pour les élèves du primaire du fait d'une réforme de la droite ; cela n'existe dans aucun autre pays. Cela fait des journées surchargées au détriment des élèves et du personnel, des apprentissages eux-mêmes et cela renvoie à la débrouillardise de chacun et au marché pour les autres jours.

Donc, nous posons cette question du temps scolaire et du temps éducatif : le temps de l'année, le temps de la semaine et le temps de la journée elle-même.

 

Mélanie : Qu'en sera-t-il du salaire des professeurs ?

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:42

 

In Médiapart

crs

 

 

Documents:

– Le jugement du tribunal correctionnel de Nantes rendu le 3 avril 2012.

– Le communiqué des parents de Pierre le même jour:

COMMUNIQUE - Affaire du flash-ball à Nantes : Un jugement quatre fois paradoxal.

    •    1 - Inversion de la victime et du coupable.

Contre toute attente, le texte du jugement rend « raisonnable » le « doute » (page 12) selon lequel la victime mutilée à l'oeil aurait jeté des projectiles sur les policiers, alors que de cette imputation infamante, il n'avait jamais été question en quatre ans d'instruction, et durant les deux jours d'audience. Si bien que la victime n'a jamais pu se défendre de cette accusation survenant après l'audience, ni produire des évidentes preuves matérielles de sa fragilité.

    •    2 - Paradoxe des contradictions internes du jugement : un policier menteur qui dit la vérité ?
Le même texte de jugement ne craint pas de qualifier de « vraisemblable la version des faits présentée de manière constante par Mathieu Léglise [le policier tireur] » (page 12) alors que ce même jugement a mis en pièce sans pitié sur quatre pages (8 à 11) le mensonge qui constituait sa principale argumentation, mensonge selon lequel il aurait bien tiré sur quelqu'un à la tête, mais sur quelqu'un d'autre. Quelle est la valeur de véracité d'un prévenu dont le tribunal a reconnu qu'il avait menti sciemment ? On a ici l'impression d'un « copier-coller » d'argumentations intellectuelles contradictoires au fil des 15 pages des attendus du jugement.
Faut-il rappeler que durant l'audience le juge avait reproché au tireur d'avoir caché à l'instruction qu'il avait eu précédemment d'autres problèmes avec des blessures causées par son arme, lors de tirs compulsifs sur des festivaliers des Rendez-vous de l'Erdre ?

    •    3 - Paradoxe de l'insulte faite par le juge au policier tireur, Mathieu Léglise, et donc à toute la police.

Dans ses attendus, le tribunal ne craint de reprendre l'argumentation incroyable et désespérée de l'avocat du tireur, selon lequel les policiers de base ne seraient vraiment pas très intelligents, voire stupides, et donc irresponsables pénalement. Ce qui donne dans le jugement « Monsieur [le policier tireur] n'a pas de formation approfondie en matière juridique. Il est brigadier de police, agent de police judiciaire et non officier de police judiciaire ». (page 12). Il n'a pas eu de formation « à peine une journée », etc. Ceci est en contradiction avec les lois républicaines et règlements sur le devoir de discernement des agents de la force publique. Mais s'il est si bête (ce que nous ne croyons pas), la conclusion logique n'aurait-elle pas été de lui retirer son port d'armes létales ?

    •    4 - Paradoxe des contradictions entre l'audience et le jugement : une expertise humiliée en mars, réhabilitée en début avril.
Durant l'audience, le juge n'a pas dissimulé son mépris pour l'indigence de l'expertise balistique, s'étonnant que celle-ci ait égaré ou subtilisé l'arme sous scellés (absente de l'audience contre tout usage), et qu'elle ait procédé à des sortes d'expérimentation hasardeuses sur la terrasse d'un logement privé. Est-ce bien le même juge qui cite maintenant l'expertise balistique en bonne part, quand il s'agit de disculper le tireur ? (notamment page 13).

Que s'est-il donc passé durant les quatre semaines de délibéré, pour qu'on ne reconnaisse plus l'axe argumentaire des deux journées d'audience ?

En conclusion,

Cette relaxe est une triste nouvelle pour les familles de Nantes, car l'impunité profite à une personnalité de récidiviste qui a reconnu avoir tiré à neuf reprises avec sa nouvelle arme en expérimentation sur une foule de fêtards en septembre 2007, avant de mutiler Pierre, qui fait courir un danger grave.
Mais ceci ne change en rien notre détermination, qui va continuer à travers la mise en cause de la responsabilité de l'État français à travers la Justice administrative, puis la Cour européenne des Droits de l'Homme. C'est toute la chaîne de commandement qui va rendre des comptes, et notamment les trop nombreuses anomalies liées à cette affaire (dissimulation ou altération de preuves, non citation à comparaître des responsables hiérarchiques).

Nous allons jusqu'au bout des possibilités du Droit, car nous n'agissons pas pour nous seulement, mais pour les autres jeunes et la société. La police mutile, la justice est complice. Quel est le message envoyé aux trois autres mutilés à l'œil à coup de flashball par la police, Joan, Joachim, et Geoffrey, qui étaient présents à l'audience en mars 2012 ? Que dire de l'encerclement militaire du tribunal lors de l'audience et du délibéré ? Que dire d'une justice rendue sous la menace de dizaines de policiers en armures ?
Nous remercions les nombreux citoyens de Nantes sensibles à cette affaire, les victimes solidaires dans toute la France, les organisations syndicales et démocratiques qui n'ont pas cédé au chantage des secteurs les plus idéologisés du commissariat de Nantes, qui veulent intimider la société civile, la presse locale et l'institution judiciaire.

Communiqué des parents du jeune Pierre, envoyé à la presse à 16h55, le 3 avril 2012.

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:36

sarko3

In L'Instit'humeurs

 

Ceux que l’éducation intéresse encore dans cette campagne (oui bon d’accord, on a été naïf en pensant que c’en serait un sujet majeur) seront sûrement intéressés par le rapport de la Cour des Comptes que s’est procuré Le Monde et qui plombe encore plus le bilan éducatif du quinquennat.

 

« L’état donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s’est aggravé ces dernières années », écrit le quotidien.

Inégalité financière : en 2010, l’état a par exemple dépensé 47 % de plus pour un lycéen parisien que pour un banlieusard, 50 % de plus que pour un niçois…

Inégalité humaine : 1000 élèves de plus dans l’académie de Paris et 20 postes sont créés, 3836 élèves de plus dans celle de Créteil et 426 postes sont supprimés…

Inégalité pour l’éducation prioritaire : à Marseille, le nombre d’élèves par prof en ZEP est 4,3 % supérieur à la moyenne académique.

Inégalité de scolarisation : les enfants de moins de 3 ans sont 0,9 % à aller à l’école en Seine Saint-Denis contre 13,4 % en moyenne en France (49 % en Lozère).

Etc…

 

Le camp Sarkozy a beau jeu de dénoncer à longueur d’intervention « l’égalitarisme » du camp socialiste, usant d’un détournement sémantique visant à décrédibiliser l’idée même d’égalité des chances, pourtant fixée par le Code de l’Education : au vu du rapport de la Cour des Comptes, c’est plutôt d’inégalitarisme avéré de la politique d’éducation actuelle qu’il faut parler.

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:26

In Libération

 

Éducation . Un prérapport de la Cour des comptes pointe la différence de traitement entre régions.

Par VÉRONIQUE SOULÉ

Oui ou non, l’école donne-t-elle les mêmes chances de réussir à tous les élèves de France, qu’ils habitent les beaux quartiers de Paris, une cité de Seine-Saint-Denis ou le fin fond de la Lozère ? Ou amplifie-t-elle les inégalités ? A dix jours de l’élection présidentielle, un prérapport de la Cour des comptes, révélé hier par le Monde, relance le débat : loin de combler les écarts, selon lui, l’Etat ne ferait que les aggraver en donnant plus à ceux qui ont plus, c’est-à-dire aux établissements déjà privilégiés. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a accusé hier le quotidien de «réciter en bon élève la leçon du candidat Hollande».

Les extraits de ce texte - 93 pages d’observations provisoires soumises au ministère avant le rapport définitif - sont accablants. En 2010, l’Etat a dépensé 47% de plus pour un élève parisien que pour un banlieusard de Créteil ou de Versailles, et 51% de plus que pour un Niçois. Ou encore : à la rentrée 2011, l’académie de Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes d’enseignants, alors que pour 1 000 élèves supplémentaires, celle de Paris a reçu 20 profs en plus.

 

Salaires. Selon ce prérapport, le mode d’allocation des postes par le ministère est des plus opaques, et l’on ne comprend pas quels critères dominent - le niveau social des élèves, leur nombre, leurs résultats scolaires… Du coup, les établissements ZEP sont plus ou moins bien dotés, selon les académies. «Au vu de ces chiffres et de leur évolution, souligne la Cour des comptes, aucun élément attestant d’une politique particulière en matière de réduction des inégalités n’apparaît de manière flagrante, alors que les outils sont disponibles.»

«Ce compte rendu est totalement biaisé», explique à Libération Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education. En effet, rappelle-t-il, les dépenses de l’Etat consistent essentiellement dans les salaires des enseignants. Or Paris détient le record du nombre de profs agrégés - les mieux payés - et celui des classes prépas - où les enseignants sont aussi bien rémunérés. A l’opposé, une académie comme Créteil, réputée difficile et peu demandée, accueille un grand nombre de débutants, aux traitements moindres. Ce qui explique, selon Jean-Michel Blanquer, l’écart des dépenses de l’Etat. «Il y a aussi un autre angle pertinent : celui du taux d’encadrement [le nombre d’élèves par prof, ndlr], poursuit-il. Et là, on aboutit à des résultats inverses. A Paris, ce taux est très défavorable [avec des classes chargées], alors que dans le premier degré en Seine-Saint-Denis, il est très favorable.» D’après lui, «des mécanismes de compensation fonctionnent pour tenir compte de la ruralité et des inégalités à l’intérieur des académies».

 

Remplaçants.

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 17:55

In L'Humanité

 

 

 Les équipes mobiles de sécurité du rectorat tentent d’interdire l’entrée des parents d’élèves au collège

Au collège Albert Camus (Plessis-Trévise, Val de Marne), les équipes de sécurité du rectorat ont tenté hier soir d’empêcher la tenue d’une assemblée générale appelée à se réunir par les trois fédérations de parents d’élèves (FCPE, PEEP, AAPE) et les personnels de l’établissement. C’est au prétexte à peine assumé de la « sécurisation d’un conseil de discipline » qui se tenait alors dans l’établissement et « n’obéissant qu’aux ordres du chef d’établissement » que ces équipes envoyées par le rectorat ont joué la carte de la casse de la mobilisation. 

 

Positionnés devant les grilles du collège dès 18 heures, les équipes du rectorat ont systématiquement bloqué les entrées des parents d’élèves à l’intérieur des locaux. Les pères et mères d’élèves qui souhaitaient se rendre à l’intérieur étaient sommés de présenter « une autorisation du chef d’établissement ». Il a fallu plus d’une heure de tensions et de jeu de chat et souris avant que le chef d’établissement ne soit finalement contraint d’autoriser l’entrée des parents qui se regroupaient devant les grilles du collège.

 

Les équipes mobiles ne sont pourtant censées intervenir qu’en cas de grave danger pour la sécurité des personnes et des biens. Parents et personnels dénoncent un grave dérapage autoritaire et une criminalisation de leur mobilisation. La section SNES de l’établissement s’insurge également contre ces méthodes policières.

 

Les parents et les personnels se réunissent en assemblée générale et occupent le collège

L’assemblée générale a regroupé dans le hall du collège une cinquantaine de parents et de personnels qui ont pu échanger et réfléchir aux suites à donner à leur mobilisation. Une série d’actions est d’ores et déjà prévue. Après cette assemblée, les provisions ont été déballées : tartes confectionnées par les parents, fromages, barbecue. Les discussions qui tournaient souvent autour du manque criant de moyens dans l’éducation nationale ont duré tard dans la nuit. Les plus courageux ont déplié lit de camps, sorti les duvets, et ont vu le jour se lever depuis le collège.

 

La suite...
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