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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:19

In France Inter

 

En ces temps de campagne, François Morel nous parle aujourd'hui de son papa, ancien cheminot, plutôt à gauche et placardeur d'affiches subversif dans  un village bas-normand conservateur, gaulliste et catholique. Une vie où se cotoient François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing, des rêves de grand soir éteints par des petits matins de la rigueur, un FN qui perdure, Bernard Tapie et le paradis des cheminots.

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:37

In Sud Education

 

Le sort des RASED a été arrêté en septembre 2008 quand, Rue de Grenelle, on a programmé la disparition de 2 ou 3 000 postes chaque année jusqu’à l’agonie.

Une disparition programmée depuis longtemps

Parallèlement, Xavier Darcos a entériné la réforme des programmes de juin 2008, la « libération du samedi matin », l’institution de l’accompagnement éducatif au collège, de l’aide personnalisée et des stages hors temps scolaire pour les élèves de CM.

Souvenons-nous de ces propos, d’octobre 2008 : « Toutes les mesures que je prends servent surtout d’habillage aux suppressions de postes. », énoncés par ce même Xavier Darcos, ancien secrétaire du club de l’horloge, cofondateur de « Créateurs d’école » ou « comment privatiser l’éducation ? », et proche d’« Enseignement et liberté » dans la mouvance de l’Opus Dei qui considère l’Éducation nationale comme une entreprise comme les autres.

À cette époque, Luc Ferry, toujours proche du pouvoir, a été on ne peut plus clair. À la question d’un journaliste qui lui demandait, étonné, comment la mise en place de 2 heures d’aide personnalisée pourraient permettre la suppression de postes, il a répondu qu’avec ces nouvelles dispositions, le ministère pourrait affirmer que l’enseignant est à même d’apporter de l’aide aux élèves en difficulté scolaire et qu’il ne serait plus nécessaire d’avoir recours à l’intervention extérieure comme celle des RASED.

Le mirage du dispositif d’aide personnalisée

Nous savons tous, et nos dirigeants les premiers, que le RASED intervient auprès des élèves qui ont déjà bénéficié d’une attention particulière en classe, d’une adaptation pédagogique de la part des enseignants. Or si cette aide n’a pas permis à un élève d’endiguer ses difficultés, c’est bien parce qu’il a besoin d’autre chose : des aides spécialisées dispensées par des enseignants formés. S’attacher aux procédures et au fonctionnement cognitif de l’élève, avoir une approche systémique de la difficulté peut permettre à ces élèves de se réconcilier avec l’école et de progresser dans leurs apprentissages.

L’aide personnalisée, présentée comme un dispositif pouvant se substituer au RASED ne peut apporter qu’un soutien ponctuel à un élève n’ayant pas assimilé telle ou telle notion, et non une aide efficace à des enfants dont les difficultés sont durables et complexes.

Supprimer les RASED, c’est se priver du seul dispositif gratuit d’aides spécialisées à l’intérieur de l’école ; c’est inciter les familles à se tourner vers des officines privées en cas d’échec de l’aide personnalisée. Quelles familles pourront assurer le coût d’une prise en charge dans les structures privées ?

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage

Alors, pourquoi certains enseignants doutent-ils eux-mêmes de l’efficacité des RASED ?

Les raisons sont simples. Les RASED depuis de nombreuses années ne fonctionnent déjà plus correctement : de moins en moins de réseau complet devant couvrir des territoires de plus en plus grands, des départs en formation réduits à peau de chagrin, le non-remboursement de la totalité des frais de déplacements liés à l’exercice des missions…

Faire dysfonctionner le dispositif RASED en lui ôtant ses moyens fait qu’il n’est plus crédible, même auprès des enseignants, et facilite grandement sa suppression.

Supprimer les RASED pour faire des économies ? Pas seulement

La liquidation des RASED s’inscrit dans une logique d’économie budgétaire, mais il serait simpliste de la réduire à cela.

Agiter le spectre de la dette publique pour justifier la casse de l’école permet de cacher la transformation profonde de l’éducation, suivant un schéma néolibéral dont la norme est la concurrence et le modèle l’entreprise. C’est ce schéma managérial et entreprenarial qui impose à l’école de dégager de façon économique une élite compétitive sur le plan mondial.

Quel serait l’intérêt alors de promouvoir l’école et à plus forte raison de s’intéresser à ces élèves qui ont moins de chance de faire partie de cette élite ?

Actuellement, c’est la classe des plus riches qui modèle l’éducation à son avantage et n’a aucun intérêt à ce que l’école forme des êtres libres capables de transformer la société.

Ce ne sont donc pas les élèves en souffrance, en difficulté qui préoccupent nos dirigeants. Pour eux, peu importe qu’une partie des élèves restent sur le carreau, s’enfoncent dans la difficulté scolaire. Peu importe que les RASED disparaissent, privant ainsi les familles, les enseignants et les élèves d’un accompagnement nécessaire.

Ce n’est pas cette École là que nous voulons.


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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:20

L’intersyndicale réunissant la CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU et Solidaires, appelle dans un communiqué commun à des manifestations unitaires partout en France le 1er mai.

1er mai 2012 : satisfaire les revendications pour le progrès social

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :
- faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
- exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
- faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme. Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois. La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique. S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation. En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :
- priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
- lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;
- la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes. Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise. Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :
- développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,
- mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,
- faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social. La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les territoires pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.

 

 

Carte des manifestations du 1er mai 2012


Afficher Manifestations du 1er mai 2012 sur une carte plus grande

 

 

1er mai, manifestation parisienne

A Paris, la manifestation organisée par les organisations syndicales (CGT - FSU - UNSA - CFDT - SOLIDAIRES) partira
à 15h de Denfert jusqu’à la place de la Bastille.

 

In Professeurs précaires, vacataires contraruels

 
Les "vrais précaires" dans la rue le 1er mai !
 
Réagissons, nous ne sommes pas des "faux travailleurs", qui ne font pas assez d'heures, qui ne sont pas assez flexibles, qui ont trop de jours fériés et de vacances, qui espèrent des avantages démesurés en voulant simplement des places aux concours.

Tous dans la rue le 1er mai pour résister à la Droite !

NE NOUS VOILONS PAS LA FACE : EXIGER DES TRAVAILLEURS QU'ILS TRAVAILLENT PLUS, CELA SERT EN PREMIER LIEU LES ENTREPRISES ! CELA NE SERT EN RIEN L'HUMAIN LUI-MÊME !

C'est une arnaque de mettre en avant la valeur travail : le but c'est simplement de faire plus travailler le peuple, sans contrepartie !
Et, en même temps il s'agit de diviser le peuple, en stigmatisant ceux qui "volent le travail" et ceux qui "dénigrent le travail" : ne tombons pas dans ce piège !
L'étranger se casse les reins à travailler dans la précarité pour faire des choses que nous refusons de faire, avec un statut ignoble : il est licenciable à tout moment, puisque des boites d'intérim leur font leurs contrats au jour le jour !
Le chômeur et le RMiste voudraient bien un travail gratifiant, personne n'est heureux à vivre dans un logement minuscule ou même dans la rue, stigmatisé et sans aucune perspective immédiate car sans moyens ! Mettons-nous à leur place une seconde : nous voyons bien que nous ne les envions pas tant que ça !

Montrons notre désaccord, manifestions le 1er mai !
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:12

 Ca va mieux en chansons !

 

 In Politis

 

   

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 10:42

 

Voulues par Sarkozy, ces structures prennent en charge les élèves « méritants » des milieux défavorisés. Trois ans après, quel bilan ? Reportage à Nice.

 

Bilan

Rue89 continue son « bilan des années Sarkozy ». Avec des personnes rencontrées lors de précédents reportages, des figures qui ont fait l’actualité, des riverains auteurs de tribunes et de commentaires mémorables, nous revisitons les dossiers marquants du quinquennat.

Septième volet : retour sur l’ouverture de 20 000 places en internat d’excellence avec un reportage à l’internat d’Estienne-d’Orves, à Nice.

(De Nice) « Dans ce texte, Blaise Pascal utilise un parallélisme en forme de syllogisme. Qui l’a repéré ? »

Assise au premier rang, Myriam se penche un peu plus sur la table pour lever la main en direction de sa professeure de français. En s’y mettant à quatre, avec grand sérieux, les jeunes filles de première L identifient la figure de style.

Et l’enseignante de conclure sur « la vision sombre de la nature de l’homme » développée par le philosophe, qui s’en prend aux festivités mondaines.

Les 32 visages fins aux cheveux longs plongent sur leur feuille pour noter. Seule une jeune fille se permet de remarquer :

« Il a intérêt à critiquer les fêtes, Pascal, il est malade et cloué au lit... »

Pas un rire, pas un commentaire. Une lycéenne en veste de tailleur, jean slim, vernis et semelles compensées s’impatiente à mi-voix : la prof répète ce qu’elle sait déjà. Le bac français, c’est dans deux mois, il ne faut pas perdre de temps.

Mais déjà, l’une de ses camarades s’est mise à lire à haute voix le texte suivant, une fable de La Fontaine. L’enseignante interroge. Myriam se colle à la table pour tendre la main.

Myriam connaît bien la prof, mieux que ses autres camarades du lycée Estienne-d’Orves. La jeune fille reste le soir dans l’enceinte du lycée, sur la colline, non loin du bord de mer. Elle ne rejoint pas l’un des trois étages du bâtiment jaune de l’internat classique. Elle monte directement au quatrième palier, celui de l’« internat d’excellence ».

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 09:50

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In Café Pédagogique

 

 

Par François Jarraud

 

A la veille du premier tour de l'élection présidentielle, le moment est venu de faire le bilan du quinquennat en matière éducative. Nicolas Sarkozy a-t-il permis à davantage de jeunes de réussir à l'école ? A-t-il lutté contre les inégalités sociales à l'Ecole ? Laisse-t-il un système éducatif en meilleur état que lors de son arrivée ? Quels défis rencontrera le prochain président ?

 

Le niveau monte-il ?

 

A cette question, l'éducation nationale répond généralement par les résultats des évaluations nationales, un dispositif dont le manque de sérieux a été souligné par le Haut Conseil de l'Education. Mais le ministère produit par ailleurs l'enquête CEDRE, par échantillon, régulière et scientifique, qui permet d'avoir un regard objectif sur cette question. Ce que montre CEDRE c'est qu'au primaire il n'y a pas d'évolution entre 2003 et 2009. Il y a toujours 13% de faibles et 29% de performants. Par contre les écarts se sont creusés entre garçons et filles (les garçons pèsent 60% des élèves faibles  en 2009 contre 54% en 2003). Surtout un écart de 7 points, jugé "significatif" est apparu entre école publique et école privée. A la fin du collège, le pourcentage d'élèves forts a diminué de 2003 à 2009, passant de 10 à 7% et celui des faibles a augmenté de 15 à 18%.

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 09:46

In Médiapart

 

 

 

 

Cinquième table ronde de notre soirée exceptionnelle Mediapart 2012. L’école, l’université, la recherche et la bataille des savoirs. Les intervenants sont :

Laurence Giavarini, de l'association Sauvons l'université
Pascal Maillard (voir son blog sur Mediapart), universitaire, responsable syndical (SNESUP-FSU), membre de Sauvons l'université
Thérèse Petitpierre, de l'association Pas de zéro de conduite et de L'Appel des appels
Alain Refalo, enseignant désobéisseur à Toulouse

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 13:15

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Par Roland Goigoux


Depuis leur parution, les tests d’évaluation des compétences phonologiques publié spar le ministère font l'objet d'un débat. Que valent-ils réellement ? Sont-ils scientifiquement établis ? Sont-ils utilisables dans le système éducatif français ? Nous avons demandé à Roland Goigoux, professeur à l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, son expertise. Pour lui, "l’intention est bonne mais sa réalisation est déraisonnable".

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:57

 
)«Libération» regarde dans le rétro et décrypte les principales réformes lancées par Nicolas Sarkozy en tant que président. Aujourd'hui, l'éducation.
 
Par MARIE PIQUEMAL, VÉRONIQUE SOULÉ

Au début de son mandat, Nicolas Sarkozy avait promis une «refondation» de l’école dans sa «Lettre aux éducateurs», tirée à un million d’exemplaires. En cinq ans, il a multiplié les réformes controversées et supprimé 80 000 postes, et laisse des enseignants amers d’avoir été aussi mal traités.

La réforme de la formation des enseignants

A l’origine, «mieux payer les profs»

Dès avril 2008, Nicolas Sarkozy annonce une réforme de la formation des enseignants, appelée «masterisation» : désormais les profs, du primaire comme du secondaire, devront avoir un master (bac+5), au lieu d’une licence (bac +3) la plupart du temps, pour passer le concours. Il explique que la revalorisation des profs est une «priorité» et que la masterisation va permettre de «payer davantage les jeunes enseignants». Officiellement, il s’agit aussi de s’aligner sur le reste de l’Europe où, majoritairement, les profs ont un master.

La mise en œuvre, une contestation tous azimuts

La réforme est très controversée depuis le départ. Principale critique : l’année de formation en alternance dans les IUFM, qui suivait le concours, a été supprimée. Une fois le concours en poche, les nouveaux profs — les «stagiaires», qui seront titularisés au bout d’un an — sont parachutés en classe à plein-temps sans formation, démunis face aux élèves. Certains syndicats critiquent aussi la baisse du poids des épreuves disciplinaires dans le concours. Mais tous les syndicats s'accordent sur un point : cette réforme est une manière pour le gouvernement de faire des économies — 16 000 postes supprimés la première année.

Les conséquences, le ratage du quinquennat

Stress, démotivation, crise des vocations ... Beaucoup de jeunes profs souffrent de leurs conditions d’entrée dans la profession. [Témoignages à lire ici]. Les étudiants se plaignent de la difficulté à préparer à la fois le master et le concours à la fac. Et dans certaines disciplines, on peine à recruter. Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes a dressé un bilan sans appel de cette réforme ratée et plus coûteuse que prévue, avec des conséquences désastreuses pour les élèves. [Les détails ici].

La réforme de l'école primaire

A l’origine, diminuer l’échec en fin de primaire

Dès septembre 2007, le ministre de l’Education Xavier Darcos annonce la suppression de la classe le samedi matin. Au grand dam des chronobiologistes, la semaine de quatre jours, qui existait ponctuellement, devient la règle. De vingt-six heures, la semaine passe à vingt-quatre heures. En contrepartie, les enseignants sont tenus d’organiser deux heures d’«aide personnalisée» pour les élèves en difficulté. Simultanément, une réforme des programmes est adoptée, avec un recentrage sur les fondamentaux, et des stages gratuits de «remise à niveau» en français et en maths sont créés pendant les vacances pour les CM1 et les CM2.

La mise en œuvre, dans la pagaille

L’organisation de l’aide personnalisée, la principale nouveauté, vire au casse-tête : selon les écoles, cela se passe le midi ou après les cours, et souvent en groupe. Les profs s’estiment mal formés pour aider les élèves en grande difficulté alors même que l’on supprime des postes de Rased, les maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire [Sur ce sujet, lire ici et ]. D’autres enseignants refusent d'appliquer la réforme, par conviction. «Les désobéisseurs», comme ils se font appeler, boycottent aussi les fameuses évaluations mises en place en CE1 et CM2, jugées «déstabilisantes pour les élèves».

Les conséquences, une école déstabilisée

Le débat sur les rythmes scolaires est relancé. Mais le ministre Luc Chatel n’a pas osé trancher, craignant de mécontenter les parents, les élus locaux ou les professionnels du tourisme. Il se félicite en revanche que la réforme du primaire a fait progresser les élèves au vu des évaluations de CE1. On est pourtant encore loin de l’objectif affiché au départ : diviser par trois en cinq ans le nombre d’élèves en difficulté (estimés à 15% à la sortie du CM2). Dans les classes, ces évaluations restent très contestées.

A lire aussi : notre dossier sur les rythmes scolaires

L’assouplissement de la carte scolaire

A l’origine, une promesse de campagne

En 2007, le candidat Sarkozy promet de redonner leur liberté aux familles pour choisir l’école de leurs enfants. Il estime que la carte scolaire est contournée par les parents les mieux informés qui arrivent toujours à inscrire leurs enfants dans les meilleurs établissements, alors que les autres sont condamnés à rester dans leur secteur. La supprimer serait, selon lui, faire œuvre de justice sociale. Dès son élection, il fixe à Xavier Darcos pour objectif de «rendre la carte scolaire superflue par l’égalisation du niveau des établissements».

La mise en œuvre, entre confusion et incompréhension

Pour en finir avec l’«opacité» du système précédent, Xavier Darcos fixe des critères ouvrant droit à des dérogations : être boursier, handicapé, membre d’une fratrie, avoir un parcours scolaire particulier, etc. Mais il ne parle que d’un assouplissement de la carte scolaire : les élèves habitant près d’un établissement continuent d’avoir le droit d’y être scolarisés. Et comme les locaux ne sont pas extensibles, il reste finalement assez peu de places libres pour des dérogations… Beaucoup de familles, qui croyaient pouvoir choisir, sont déçues. Sans le dire, la suppression de la carte scolaire, infaisable, a été abandonnée.

Les conséquences, la situation est pire aujourd'hui

Toutes les études concluent à un impact limité. Contrairement aux prévisions les plus pessimistes, les collèges ghettos ont parfois perdu des élèves, les meilleurs en profitant pour partir. Mais ils n’ont pas été vidés de leurs effectifs et très peu ont dû fermer. Des élèves boursiers ont par ailleurs pu s’inscrire dans de «grands» lycées ou cités scolaires, introduisant une certaine mixité sociale. Mais leur nombre est limité. Les annonces autour de la carte scolaire ont surtout accru l’angoisse des familles et conforté l’idée d’une hiérarchie entre établissements.

Pour débattre : Rendez-vous pour un tchat jeudi à 14 heures avec Marco Oberti qui a planché sur l'impact de cet assouplissement de la carte scolaire.

 

La création des «internats d’excellence»

A l’origine, récompenser le mérite et l’effort

C’est en février 2008, dans le cadre du Plan Banlieue, que Nicolas Sarkozy lance cette idée. Ouvrir des internats pour les élèves «méritants», de milieux défavorisés et à qui on va offrir des conditions d’études particulièrement bonnes : soutien scolaire, activités sportives, culturelles, voyages, etc.

A l’autre extrémité, pour les élèves «perturbateurs», Sarkozy veut des «Etablissements de réinsertion scolaire» (ERS) où l’on retravaille les bases scolaires et les règles de vie en commun. Les premiers ont ouvert leurs portes en 2010.

La mise en œuvre, à grand renfort de publicité

Le premier «internat d’excellence» est inauguré en grande pompe à la rentrée 2009 à Sourdun (Seine-et-Marne), dans une ancienne caserne fermée en raison de la refonte de la carte militaire. Ces internats sont conçus comme des «avant-gardes» de l‘école de demain: des établissements largement autonomes où les profs sont recrutés par le directeur, où ils restent bien au-delà de leurs heures de cours, où l’innovation pédagogique est encouragée, etc. Des nouveautés qui seront reprises dans les 300 collèges et les lycées du dispositif «Eclair» (écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite). L’objectif affiché d’Eclair est d’arriver à fixer, dans ces établissements difficiles, des équipes motivées, qui seraient portées par un projet commun et constituées par des profs chevronnés.

Les conséquences, une vitrine très critiquée

Pour Nicolas Sarkozy, c’est l’une des réussites du quinquennat. Il vante régulièrement les 10 000 places créées - bientôt 20 000 - grâce au Grand Emprunt. En réalité, seize internats ont ouvert à ce jour, offrant 3 258 places, les autres étant des places réservées dans des internats déjà existants. Selon des études, ces internats font progresser les élèves. Mais le dispositif est très coûteux et suscite des réserves alors que dans le même temps, on supprime des postes et que l’éducation prioritaire s’appauvrit.

Les ERS (pour les élèves perturbateurs) ont connu des débuts difficiles et ne concernent au final que quelques dizaines d’élèves. Quant au dispositif «Eclair», conçu pour les établissements difficiles et que Sarkozy voudrait étendre, il peine à trouver des profs candidats.

La réforme du lycée

A l’origine, une volonté de «moderniser»

Les temps ont changé mais pas le lycée, estime Nicolas Sarkozy : les élèves accumulent les heures de cours avec des profs enfermés dans leurs disciplines et sont mal préparés au supérieur.  Il charge le ministre de l'Education Xavier Darcos de mettre rapidement en place une réforme.

La mise en œuvre, sans heurts ni enthousiasme

Le ministre Darcos se heurte à une forte mobilisation, la réforme est abandonnée sous la pression de la rue en 2008. Elle sera finalement remise sur la table en 2009 par Nicolas Sarkozy lui-même, dans une version édulcorée et avec la promesse qu’elle n’entraînera pas de suppressions de postes. Le calendrier de mise en œuvre est progressif : dès la rentrée 2010 pour la seconde, en 2011 pour la première et 2012 pour la terminale.

La réforme prévoit deux heures d'«accompagnement personnalisé» par semaine – pour du soutien, de l’approfondissement ou une réflexion sur l’orientation. Le choix de la filière est repoussé en première et pour les aider à se déterminer, en seconde les élèves ont des enseignements d’exploration d’une heure et demie par semaine.

 

Les conséquences, un bilan médiocre

Dans les faits, les changements sont timides [analyse à lire ici]. L’un des points clés – rééquilibrer les filières afin d’atténuer la suprématie de S – ne progresse guère. Des oppositions demeurent : certaines disciplines se retrouvent lésées comme l’histoire-géographie désormais facultative en terminale S, et les sciences économiques et sociales (SES) dont un quart du volume horaire part en fumée au cours des trois années de lycée. En mars 2012, les inspecteurs généraux en dressent un bilan très mitigé.

La réforme de la voie professionnelle

A l’origine, revaloriser une filière méprisée

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:48

 

 

 

Appel collectif

 

 

Enseignants, chercheurs, créateurs, artistes... Ils sont(pour le moment) 1000 intellectuels à s'engager derrière le candidat du Front de gauche dans un appel publié ce mardi dans l'Humanité.

 

Enseignants, chercheurs, personnels de santé, intellectuels, créateurs, artistes, travailleurs de la culture, nos métiers sont divers. Nous venons aussi d’horizons politiques différents. Mais notre expérience professionnelle et sociale quotidienne nous fait mesurer les innombrables dégradations dont les premiers responsables sont le président de la République, son gouvernement et les groupes sociaux dont ils constituent le bras armé.

 

Dans tous les domaines, les inégalités se creusent. L’école et l’université sont dans un état qui les met dans l’impossibilité d’assurer à tous les jeunes les connaissances aujourd’hui si nécessaires. L’accès aux soins est devenu une course d’obstacles pour les plus démunis, quand il ne leur est pas carrément interdit. La démocratie culturelle est en panne et l’économie de la culture de plus en plus marchandisée. Des millions de personnes vivent aujourd’hui dans la pauvreté dans notre pays. Refusant de mettre en cause un partage des richesses qui est la cause première de l’incapacité d’assurer une vie décente et un minimum de bien-être à une grande partie de la population, les classes dirigeantes associent politiques d’austérité et atteintes aux libertés fondamentales, qu’il s’agisse des libertés syndicales dans l’entreprise ou de celles des étrangers vivant sur notre sol.

 

Renvoyer l’actuel président de la République et la majorité qui le soutient à l’occasion des élections de 2012 est donc une urgence absolue.

Mais l’expérience vécue dans le passé dans notre propre pays et celles en cours dans d’autres pays européens montrent qu’il ne suffit pas de chasser la droite du pouvoir pour que soit menée une politique réellement alternative, visant une transformation sociale profonde pour davantage d’égalité, de justice et de liberté. Il faut pour cela partager les richesses sur une base nouvelle, en finir avec la précarité et l’insécurité sociale, reprendre le pouvoir indûment confisqué par la finance et les banques, aller vers une planification écologique et des choix énergétiques contrôlés par les citoyens, redonner du sens au travail et produire autrement en mettant l’accent sur ce qui est durable et en redonnant toute sa place à l’humain avec sa part de rêve, construire une autre Europe dans le cadre d’une mondialisation tournée vers la coopération et la paix, faire vivre une République où le peuple exerce le pouvoir pour de bon. On ne pourra y parvenir qu’en mobilisant la société tout entière, sur les lieux de travail, dans les espaces publics, en partant de l’expérience que chacun-e s’est forgée des manières de résister à l’injustice.

 

Le programme et la pratique politique du Front de gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, ont d’ores et déjà créé une dynamique nouvelle. Elle redonne corps à l’espoir d’une société et de rapports humains fondés sur la solidarité et la coopération.

 

  • Pour signer cet appel, envoyer un message 
à pournousCmelenchon@gmail.com en précisant vos nom, prénom et profession ou activité.
  • D'autres appels parus dans l'Humanité:

L'appel des syndicalistes à voter Mélenchon

100 auteurs de polar votent Mélenchon

La M'Pep soutient Mélenchon

  • Parmi les 1000 signataires:

Parmi eux : ASCARIDE Pierre, Acteur, auteur et metteur en scène ; AUCOUTURIER Pierre, Professeur d'Immunologie, Paris ; BANDELIER Bernard, Professeur des universités ; BEAUD Stéphane, Sociologue, École normale supérieure ; BENAROUS Richard, Médecin, Directeur scientifique ; BERGOUGNOUX Pierre, Écrivain ; Judith BERNARD, metteur en scène ; BLOCH Bernard, Metteur en scène et comédien ; BOKOBZA Hervé, psychiatre-psychanalyste ; BONTHOUX Françoise, Professeur des universités, Grenoble ; BOUCOBZA Isabelle, Enseignant-chercheur, Juriste ; BRAY Florence, Enseignant-chercheur, Gauche-cactus ; CABANES Max, Auteur de bandes dessinées ; CASSEN Bernard, Jourbnaliste, Secr. général de Mémoire des luttes ; CHAO Ramon, Journaliste ; CHARB,  Dessinateur de presse ; COLLOVALD Annie, Professeur des universités ; COMOLLI  Jean-Louis, Cinéaste, Paris ; DAVISSE Françoise, Réalisatrice ; DE SAINT DO Valérie, Journaliste et auteure ; DE WAELE Catherine, Directeur de recherche au CNRS, Médecin ; DESMETTRE Bérengère, Artiste photographe, écrivain ; DORAY Conception, psychanalyste ; DOUAIRE-MARSAUDON Françoise, Directrice de recherche CNRS, Anthropologue ; ETHUIN Nathalie, Enseignant-chercheur ; FOULQUIE  Philippe, Directeur-fondateur du Théâtre Massalia et de la Friche la Belle-de-Mai ; FRIOT Bernard, Professeur des universités ; GADREAU Maryse Professeur des universités ; GARO Isabelle, Philosophe ; GEAY Bertrand, Professeur des universités ; GENTRY Anne, Médecin ; GEST  Martine, Professeure IUFM ; GIACOMO-MARCELLESI Mathée, Professeur des universités ; GORI Roland, Professeur des universités ; GRET Marion, Chercheure ; HACCOUN Martine, Anesthésiste Réanimateur ; HAGUENAUER Jean-Louis, Pianiste ; HARTEMANN Agnès, Médecin, professeur des universités ; HUET Sylvestre, Journaliste ; HUSSON Michel, économiste ; JOLIBERT Josette, Chercheure en didactique ; JOLLET Anne Enseignante-chercheure, Historienne ; JOUAN Marlène, Enseignant-chercheur, philosophie ; JOUANNEST Gérard, Musicien, compositeur ; KATZ Rose, Directrice de recherche, INSERM ; KIEFFER Annick, Sociologue ; KINZLER Catherine, Philosophe, écrivain ; LAMRANI Salim, Enseignant-chercheur ; LANGEVIN Hélène, Directrice de recherche honoraire, CNRS ; LANTHEAUME Françoise, Enseignante-chercheure ; LEBARON Frédéric, Professeur des universités ; LE VAILLANT  Anne-Claire, Architecte ; LEXTRAIT Fabrice, LUBAT Bernard, Artiste musicien, MABROUK Kamel, Enseignant-chercheur ; MAUGER Gérard, Directeur de recherche, CNRS ; MAZAURIC Marion, Éditrice ; MEMMI Dominique, Directrice de recherche, CNRS ; NEF Annliese, Enseignante-chercheure ; ORTOLA Marie-Sol, Professeur des universités ; PARIS-CLAVEL  Gérard, Graphiste ; PENA RUIZ Henri, Philosophe, écrivain ; PERRONE Marc, Artiste Musicien ; PESCHANSKI Robi, Professeur des universités, physique théorique ; PIERRU Frédéric, Sociologue, CNRS ; PIGENET Michel, Professeur des universités, Directeur du Cente d’Histoire sociale du 20ème siècle ; PIGNON-ERNEST Ernest, Artiste-peintre ; PINÇON-CHARLOT Michel et Monique, Dir. de recherche, CNRS ; PLASSART Marie, Enseignante-chercheure ; PORCHERON  Sapho, Avocate à la Cour ; PUDAL Bernard, Professeur des universités ; RAMONET Ignacio, Journaliste, Dir. du Monde diplomatique en espagnol ; RISTAT Jean, Écrivain ; ROZA Stéphanie, Professeur de philosophie ; RUSCIO Alain, Historien ; SAURET Marie-Jean, Professeur des universités, Psychanalyste ; TANGUY Lucie, Sociologue, CNRS ; TERRAIL Jean-Pierre, Professeur des universités, sociologue ; THERY Julien Professeur des universités, Histoire du droit ; TORT Patrick, Directeur de l'institut Charles Darwin international, TRIPIER  Maryse, Professeur émérite de sociologie ; VALENTIN Boris, Enseignant-chercheur, anthropologie ; VOVELLE Michel, Historien ; WEBER Anne Co-director Team 2, Inserm ; WOLIKOW Serge, Professeur des universités, Histoire....

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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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