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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:35

chiffres

In Rue89

 

 

Dans l’académie d’Orléans-Tours, des professeurs remplaçants en physique-chimie se sont vus attribuer de force des postes en mathématiques à la dernière rentrée scolaire. En toute illégalité.

En octobre 2011 nous avions publié un témoignage, « Vous êtes diplômé en physique ? Vous ferez prof de maths ». Une vingtaine d’enseignants étaient alors concernés, dans cette même académie.

Pour ces enseignants titulaires de zones de remplacement (TZR) dont le statut est voué aux remplacements ponctuels à la semaine, au mois ou bien à l’année, l’histoire continue. Mais désormais on leur conseille « vivement » de changer de discipline ou de métier.

Parmi eux, une professeure d’Indre-et-Loire qui tient à garder l’anonymat, pour ne pas s’attirer les foudres de l’administration (« On ignore jusqu’où s’étend notre devoir de réserve. »).

« J’ai été alertée quelques jours avant la pré-rentrée par la secrétaire du collège qui a reçu l’arrêté d’affectation du rectorat. J’ai été mise au pied du mur : affectée en mathématiques à la rentrée 2011. Il s’agit d’un document officiel, si on ne se présente pas au poste indiqué, on est considéré comme démissionnaire. »

L’enseignante a tenté un recours auprès du rectorat. Elle n’a jamais eu de réponse.


« Les gamins sentent qu’on est un peu à la rue »

Seule proposition du rectorat : deux journées de formation, organisées à Orléans et à Tours, pour les préparer à enseigner les mathématiques. Une trentaine de professeurs ont assisté à ces journées, estime-t-elle. Une aide bien maigre pour des enseignants déboussolés qui, bien qu’ayant fait des études scientifiques, ne se sentent pas armés pour assurer la classe.

« Oui, je maîtrise les maths. Mais les enseigner à des adolescents, c’est autre chose. Je ne connais pas les outils, les programmes. Par exemple, j’ignore si en classe de cinquième, ils savent déjà ce qu’est la notion de parallélisme... Le plus important, c’est la pédagogie, pour que ça leur paraisse naturel et simple.

Du coup, les gamins ne comprennent pas, ils sentent qu’on est un peu à la rue, pas convaincus de ce qu’on dit, et ils deviennent agités. Ça rejaillit sur notre autorité en classe. »

On ignore le nombre exact d’enseignants concernés. L’académie compte, au total, 108 TZR en physique-chimie, selon le SNES-FSU.

Le problème n’est pas propre à l’académie d’Orléans-Tours, mais dans ce secteur il se pose de manière plus criante, confirme Guillaume Delmas porte-parole national du SNES-FSU.

En cause : une pénurie de profs de maths, doublée d’un surplus d’enseignants en physique-chimie. Catherine Pugin, secrétaire académique du syndicat SE-UNSA, explique :

« On a un sérieux problème de recrutement car il n’y a pas assez d’étudiants en maths en master. La réforme de la mastérisation de l’enseignement a encore accentué ce phénomène. »

Selon Emmanuelle Kraemer du SNES-FSU, c’est la réforme du lycée qui a mis à mal l’enseignement des sciences, en supprimant des heures.

« On a supprimé des dédoublements pour les sciences expérimentales, dans les collèges et les lycées, et puis on a repensé la série S en réduisant les heures de physique-chimie. »

« Changez de métier ! »

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 17:52

C03-01.jpg

Quel que soit le résultat des élections présidentielles,

résister se conjugue toujours au présent.

 

 

 

 

Nous, membres du réseau des enseignants du primaire en résistance, réaffirmons que personne ne nous obligera à appliquer dans nos classes des directives contraires au respect des enfants.

 

Nous persistons à refuser tous les systèmes d'évaluations nationales obligatoires qui nourrissent des statistiques erronées et inutiles, interdisent toute liberté pédagogique, et mettent l'école au service d'objectifs économiques libéraux.

 

Nous persistons à refuser de renseigner tous les fichages informatisés et centralisés qui enregistrent et archivent irrévocablement le parcours scolaire de chaque enfant scolarisé, de chaque jeune en formation ou en recherche d'emploi, et à terme la population dans son ensemble, au mépris du droit à loubli et de la protection de la vie privée. Ces applications numériques se multiplient sans aucun contrôle et sont destinées à décider arbitrairement de l’orientation et de l’avenir de nos enfants.

 

Nous appelons à nouveau toute la profession, les organisations syndicales et associations partenaires de l'école à se mobiliser dans l'action pour l’abandon total du fichage généralisé incontrôlable et néfaste pour l’orientation et l’avenir de nos enfants et des évaluations obligatoires qui envahissent peu à peu tous les niveaux d'enseignement.

 

 

Boycott des évaluations nationales

à tous les niveaux !!!

 

Boycott des fichiers Base élèves, affelnet,

et des livrets personnels de compétences !!!

 

 

 

Ariège, le 22/04/12

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 20:53

 

Qui a dit:"Le peu de moyens budgétaires que nous avons, je veux les consacrer à ceux qui voient leur emploi disparaître et leurs salaires baisser à cause du chômage partiel" ?

Et qui a dit aussi: "Dès 2013, nous étendrons progressivement au collège la prise en charge de la scolarité pour les Français de l'étranger" ?

Réponse: Nicolas Sarkozy.

 

Lycee francais new york flickr arvindgroverA quelques jours d'intervalle, il a promis tout et son contraire: utiliser les maigres deniers de l'Etat pour aider les plus pauvres, et les dépenser pour financer la scolarité des enfants d'expatriés qui ne sont pas précisément les plus pauvres.

La première phrase a été prononcée vendredi à Dijon, lors d'un meeting du candidat-président "à la rencontre de La France forte de la Côte d'Or".

 

Pour ne pas être accusée de la sortir de son contexte, replaçons-la dedans. En fin de discours, Nicolas Sarkozy faisait sa petite diatribe contre les fonctionnaires - qui se plaignent tout le temps alors qu'ils sont protégés par leur statut (je résume) -, et contre François Hollande allié aux "corps intermédiaires", qui promet 60 000 postes dans l'Education. L'idée, derrière, était que s'il était réélu, il protègerait plus ceux qui souffrent le plus (les ouvriers et les salariés, mais pas les fonctionnaires avec leur statut et leurs syndicats).

 

La deuxième phrase, Nicolas Sarkozy l'a écrite dans son Message aux Français de l'étranger envoyée le 19 avril à la veille du premier tour.

Pour gagner leurs voix - qui lui sont d'ailleurs plutôt acquises -, il fait dix propositions. La première est l'extension au collège de la gratuité de la scolarité dans les établissements français à l'étranger. Durant son quinquennat, il a déjà rendu gratuit le lycée.

Pour lui, c'est une question d'égalité des chances. En France, l'école publique est gratuite. A l'étranger, elle est payante et très chère. Cela varie suivant les pays. Il faut compter autour de 5 000 euros l'année en Allemagne ou en Espagne. Le record est atteint aux Etats Unis, avec  26 000 dollars la scolarité annuelle (sans les frais d'inscription) au Lycée français de New York, 14 600 dollars en primaire et 16 550 dollars au niveau collège, à Washington.

"Je souhaite que chaque enfant de France puisse accéder à un enseignement français de qualité y compris à l'étranger, et ce au nom du principe d'égalité auquel je suis profondément attaché", indique-t-il dans sa lettre, "je veux que vos enfants aient les mêmes chances que les enfants de métropole".

La gratuité de la scolarité pour les Français de l'étranger était déjà une promesse électorale de 2007 . Elle a été mise en place, partiellement - en terminale à la rentrée 2007, en première en 2008, puis en seconde en 2009. A ce rythme-là, on devait arriver au CP en 2020.

Mais on s'est arrêté là. Car cela coûte cher. Les 485 établissements homologués par l'AEFE (l'agence de l'enseignement français à l'étranger), et répartis dans 130 pays, accueillent au total 300 000 élèves dont 110 000 Français. Or, comme le serine le candidat-président, la France a dû faire face à "une crise d'une violence inouïe pendant 4 ans".

Dès le début, la mesure a fait grincer des dents, y compris au sein du camp présidentiel. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, pourtant accommodant, fait savoir qu'il n'est pas pour et évoque devant le Parlement "des effets pervers".

Les Français de l'étranger sont souvent des employés de grandes sociétés qui, jusqu'ici prenaient en charge sans rechigner la scolarité des enfants. C'est un cadeau qu'elles n'avaient même pas réclamé...

En plus, la mesure assèche le budget de l'AEFE, qui n'arrive plus à entretenir les bâtiments à sa charge à travers le monde.

Enfin, pour combler le manque à gagner, les coûts de scolarité vont augmenter un peu partout, pour les autres - les locaux et les étrangers qui choisissent un enseignement français, les couples  binationaux installés de longue date, etc. Et cela risque de les décourager.

Dès 2009, le Sénat décide d'un moratoire jusquà' un bilan sérieux de la réforme. La gratuité s'arrête ainsi à la seconde.

Le 30 juin 2010, un rapport parlementaire rédigé par trois députés (deux UMP, un PS) jette un froid:

  •  Il dénonce l'"inéquité" de la mesure "et "son coût pour l'Etat"
  •  Il regrette que la scolarité des enfants d'expatriés soit désormais "assumée par le contribuable" et dénonce "un effet d'aubaine" pour les entreprises.
  • Il propose de remplacer la gratuité par "un mécanisme, potentiellement plus généreux mais aussi plus ciblé, de bourses sur critères sociaux" . 

"Nous sommes des députés raisonnables et c'est la seule façon de dégager des moyens pour assurer le fonctionnement du réseau, précisent les députés UMP Jean-François Mancel et André Schneider, et le PS Hervé Féron, si nous ne donnons pas les moyens à notre enseignement français à l'étranger, nous risquons d'ici quelques années d'avoir de mauvaises surprises»

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 19:20

In Euronews

 

 

Lecture/Arrêt Vidéo

 

“On ne joue pas avec l‘éducation et la santé”, c‘était le mot d’ordre des manifestants espagnols à Madrid. Des dizaines de milliers de personnes, qui protestent contre les nouvelles mesures d’austérité, avec des coupes budgétaires prévues dans ces secteurs essentiels, l‘école et la santé.

 

“Nous protestons contre les coupes et la détérioration des droits des travailleurs, explique Santiago, membre du syndicat UGT. Il est clair que nous revenons 30 ans en arrière. La situation est inquiétante, mais le plus inquiétant, c’est la situation que nos enfants vont hériter”,

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:26

In Le Monde

 

 

Stupeur, colère - il ose faire ça ! -, ma première réaction à la proclamation de Nicolas Sarkozy de fêter " le vrai travail" le 1er mai sur la place de la Concorde. Puis la sensation d'une blessure. Celle infligée à la mémoire des luttes de plus d'un siècle, partout dans le monde, pour l'obtention de droits sociaux, d'un temps de travail défini et limité, huit heures par jour, quarante-huit heures par semaine, contre un patronat sûr de la légitimité de sa domination, qui ne voulait aucune règle. Des luttes qui, répétées, tenaces, aboutiront en France au Front populaire, changeant la vie de la majorité des gens. Mais aussi des luttes dans lesquelles des ouvriers ont été blessés, sont morts : le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, un homme, quatre garçons et quatre filles entre 14 et 20 ans ; le 1er mai 1906 - l'année de naissance de ma mère qui travaillera dans une usine dès l'âge de 12 ans -, deux morts à Paris.

 

Même si sa signification s'est affadie, même s'il est surtout accueilli comme la chance d'un jour férié, si les défilés et rassemblements sont plus ou moins nombreux, le 1er-Mai est un "lieu de mémoire ", tel que l'a défini l'historien Pierre Nora, c'est-à-dire de fête, d'emblème, de monument, etc., où s'incarne la mémoire nationale. Autant qu'un symbole de la lutte internationale des travailleurs, il est un lieu de la mémoire sociale des Français et il n'est, je crois, personne qui ne le ressente comme associé à l'idéal républicain de liberté, d'égalité, de fraternité. A preuve, le 1er mai 2002, qui a vu un million et demi de citoyens descendre dans les rues pour manifester leur attachement à ces valeurs.

 

Le propre de ce gouvernement a été d'oser tout. De nous surprendre en osant tout. D'avoir toujours un temps d'avance sur ce qu'on pouvait imaginer. En ces derniers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy aux abois s'empare sans vergogne de la fête du 1er-Mai, la confisque à son profit pour faire coup double : occuper le terrain dans tous les sens du terme à la place des syndicats et de la gauche, passer sur ces corps intermédiaires dont il souhaite la suppression, qu'il méprise ouvertement - "quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", s'est-il vanté naguère - faire l'événement du jour et se rallier les électeurs de Marine Le Pen, voire d'autres, que ce slogan du " vrai travail" séduirait, comme il y a cinq ans celui de "remettre la France au travail".

 

En 1941, Pétain avait fait main basse sur le 1er-Mai pour le vider de son sens de lutte internationale, remplaçant la Fête des travailleurs par la "Fête du travail et de la Concorde sociale". Les contextes historiques diffèrent mais on peut assimiler la captation du 1er-Mai par Nicolas Sarkozy à celle de Pétain. Pour les tristes raisons que l'on sait, le chef de Vichy faisait appel à "l'union nationale", Nicolas Sarkozy, lui, est clairement dans une stratégie de division nationale, la même qu'il applique avec constance depuis qu'il a été élu. C'est uniquement là qu'il n'a pas varié et que, malheureusement, il a obtenu ses meilleurs résultats, peut-être, hélas aussi, les plus durables.

Gouverner, c'est diviser, tel est le système Sarkozy. Mais diviser en stigmatisant, en dressant une partie de la population contre l'autre. Depuis 2007, il n'a eu de cesse de créer, d'inventer, par son discours, deux catégories de citoyens, dont l'une est désignée comme responsable des problèmes de l'autre, qu'elle menace sourdement. Ces catégories sont mouvantes, mais toujours tranchées, Français/immigrés, travailleurs/assistés, gens honnêtes/délinquants, victimes...

 

Le discours sarkozien les a si bien installées dans nos habitudes de pensée, ces catégories, qu'il n'est plus besoin qu'elles soient expressément désignées, l'allusion suffit, instantanément décodée par tout le monde, avec les connotations négatives qui leur sont associées. Ce qui est bien sûr le cas ici avec l'expression "vrai travail", qui sous-entend non l'existence absurde d'un faux travail ni même de faux travailleurs (sauf peut-être sans-papiers, clandestins) mais celle de "faux chômeurs", qui ne cherchent aucun travail, des "assistés ", terme en vogue depuis cinq ans, donc une catégorie de profiteurs paresseux, naguère soupçonnés de faire la grasse matinée, quand d'autres "se lèvent tôt".

 

Dans ce système binaire qui violente la réalité complexe du pays, sa diversité sociale et culturelle, qui attise les haines, il y a, d'un côté, une France méritante, courageuse, respectueuse des lois, la "vraie" France, légitime sur son sol ancestral, et de l'autre, une population indigne qui n'a pas vocation à incarner cette vraie France, constituée qu'elle est de "communautés" - terme d'exclusion dans le répertoire du chef de l'Etat, repris par les médias sans discussion - d'origine étrangère, d'individus parasites. Un ensemble flou, menaçant, auquel, selon les moments et les circonstances, sont adjoints les grévistes, les profs, voire les juges, censés relâcher tous les délinquants, et "les élites ". La vraie France a droit à des flots de compassion, parce qu'elle "souffre", leitmotiv de la campagne de Sarkozy, l'autre, souvent la plus pauvre et la plus fragile, est vilipendée, livrée en pâture à la première comme source de ses malheurs.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:20

In Sauvons l'Université

 

Lire cet article sur mediapart.fr

 

Les nominations dans la haute fonction publique ou les organismes publics vont bon train ces jours-ci. A la veille d’un vraisemblable changement de majorité, il s’agit souvent, pour l’actuelle, de recaser in extremis quelques amis mais aussi de récompenser les plus fidèles soutiens.
 

Le cas de Campus France, l’organisme chargé de faire la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, est à cet égard édifiant. Structure créée sous Claude Allègre, le GIP Campus France – placé sous la double tutelle du ministère des affaires étrangères et du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche – doit changer de statut le 28 avril prochain pour devenir un EPIC (ici le décret de création). Une occasion de nommer une nouvelle direction et tout un conseil d’administration dans cet organisme où travaillent quelque trois cents personnes.

 

Le maire de Neuilly-Plaisance, ancien sénateur UMP, Christian Demuynck, vient d’en obtenir la présidence, officialisée au Journal officiel ce vendredi. Il y a quelques mois il avait déjà été nommé, à la surprise générale, « préfigurateur » de l’Epic. Sans connaissance particulière du sujet de l’accueil des étudiants étrangers en France, il avait alors écopé de cette mission parce que, persifle-t-on en interne, il menaçait de créer une liste dissidente au Sénat. L’arrivée prochaine de cette personnalité très politique est donc accueillie avec circonspection par les équipes de Campus France.

 

Gérard Besson, ex-recteur de Clermont-Ferrand, qui a dû laisser sa place à l’ancienne directrice-adjointe de cabinet de Valérie Pécresse, arrive lui comme directeur adjoint. Antoine Grassin, ancien ambassadeur en Bolivie de 2008 à 2011 et ancien conseiller des affaires étrangères, devient directeur général de Campus France (ici les nominations).

 

Si l’on s’est sans doute habitué en France à ces nominations “renvoi d’ascenseur”, la liste des personnalités nommées au conseil d’administration laisse quand même songeur. Alain Juppé, qui exerce encore pour quelques jours sa tutelle sur l’EPIC, a ainsi réussi à placer Christine Gavini-Chevet, conseillère dans son cabinet, et récemment nommée à la direction des relations internationales des ministères de l’éducation et de la recherche, tandis que Sonia Dubourg-Lavroff, adjointe au maire de Bordeaux, représentera dans la structure les maires de France.

 

Du côté du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, on n’est pas en reste puisque sont aussi récompensées les personnalités les plus engagées dans la mise en œuvre de l’autonomie des universités. Ainsi de Bruno Sire, décoré par Valérie Pécresse, comme « pionnier de l’autonomie des universités », ou Olivier Dugrip, recteur de l’académie de Toulouse.

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:45

 

 
In Fabula

Manifestation nocturne d'étudiants contre la hausse des droits de scolarité à Montréal

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi soir 26 avril dans les rues de Montréal pour appeler le gouvernement à négocier avec les étudiants opposés à la hausse de leurs droits de scolarité, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les jeunes gens ouvrant la marche, qui s’est déroulée dans le calme pendant plus de trois heures sous la pluie, portaient une grande banderole noire déclarant "Négocie, Ostie !" (ce dernier mot est un juron québécois d’origine religieuse correspondant plus ou moins à "Bon sang !"). Ce slogan faisait référence à la décision du gouvernement québécois de refuser de négocier avec la Classe, une des trois principales organisations étudiantes.

Des mots d’ordre scandés par les marcheurs visaient aussi directement Jean Charest, le premier ministre québécois. "Charest, démissionne" ou "Charest, cherche-toi une job dans le Nord", lançaient-ils, faisant allusion au Plan Nord, un projet phare du gouvernement provincial. La police a déclaré la marche illégale au bout d’une demi-heure, des projectiles ayant été lancés vers les forces de l’ordre, mais ne l’a pas empêchée de continuer. Vers minuit, la police a confirmé l’absence de tout incident violent. Le nombre de manifestants était situé par les témoins entre 2 000 et 4 000.

 

UNE HAUSSE DE 75 % SUR CINQ ANS

Le conflit sur la hausse des droits de scolarité au Québec s’est envenimé cette semaine, émaillé par des violences et des interpellations, au point que le déclenchement d’élections législatives anticipées apparaît désormais comme une solution possible pour y mettre fin. Confronté à une situation épineuse, le gouvernement libéral de la province cherche à diviser le mouvement étudiant, qui reste solidaire.

"Le dialogue ne se fera pas au prix de la violence au Québec", a tonné jeudi le premier ministre québécois, Jean Charest, justifiant, après des incidents violents dans la nuit, le refus du gouvernement de parler avec la Classe.

A peine entamés lundi, les pourparlers avec les étudiants ont été suspendus deux jours plus tard, la ministre de l’éducation, Line Beauchamp, reprochant à la Classe de ne pas respecter la trêve demandée et d’avoir accepté qu’une manifestation soit annoncée sur son site Internet. Quelques heures plus tard, dans la nuit de mercredi, des violences ont été perpétrées dans les rues de Montréal par des casseurs en marge d’une importante marche étudiante nocturne. Le spectacle de vitrines de magasins et de vitres de voitures brisées, de policiers casqués, matraque à la main, a choqué le Québécois moyen, impatient de voir la fin du conflit.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a lancé jeudi un appel à la négociation, affirmant que "la paix sociale de Montréal et du Québec était en jeu". Environ 180 000 étudiants des collèges et des universités de la province francophone, soit quelque 45 % des effectifs, sont "en grève" depuis début février pour protester contre une hausse prévue de 75 % de ces droits sur cinq ans, soit de 325 dollars par an, ce qui portera leur montant moyen à plus de 3 800 dollars par an.

http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:32

In Libération

Que reste-t-il du sarkozysme? (7) Libération» regarde dans le rétro et décrypte les principales réformes lancées par Nicolas Sarkozy en tant que président. Aujourd'hui, l'enseignement supérieur et la recherche.

Par Véronique SOULE avec Marie PIQUEMAL
 

Dès le début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait promis de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche l’une des grandes priorités de son mandat. A l’arrivée, cela donne des universités «autonomes» mais manquant de moyens, des réformes à hue et à dia, et finalement beaucoup de promesses non tenues.

Dessin LuzLa LRU, «la» grande réforme de l’autonomie des universités

A l’origine, secouer un monde immobile

Pour Nicolas Sarkozy, tout le mal vient de 1968. Depuis, estime-t-il, plus aucun gouvernement n’a osé s’attaquer à l’université de peur de mettre le feu aux poudres. Du coup, rien n’a bougé, chacun défend ses petits intérêts et l’université française se retrouve dans les tréfonds du fameux classement international de Shanghai. Or il faut qu’elle brille dans la compétition mondiale. Et pour le président, cela passe par l’autonomie. En même temps, insiste-t-il, l’université doit cesser d’être dans sa tour d’ivoire à former des beaux esprits sans se préoccuper s’ils trouveront ou non du travail. Elle doit ajouter l’insertion professionnelle à ses missions.

Une mise en œuvre, à la hussarde

Le 10 août 2007, après des consultations expresses, le Parlement adopte la LRU – la loi Liberté et Responsabilité des Universités, communément appelée loi sur l’autonomie. C’est la première grande réforme de l’ère Sarkozy. Et un signal symbolique censé montrer que le nouveau président et sa fidèle ministre Valérie Pécresse vont faire bouger l’université comme peu avant eux. Dans la foulée, Pécresse annonce un l’«Opération Campus», un plan pour rénover et bâtir des super-campus.

Mais la communauté universitaire n’est pas vraiment enthousiaste. Un mouvement de protestation débute fin 2008 quand le gouvernement décide de toucher au statut des enseignants-chercheurs. Il propose de «récompenser» les meilleurs (c'est à dire ceux qui publient le plus) en diminuant leurs heures de cours. La réforme de la formation des enseignants (masterisation) ajouté au discours particulièrement méprisant à l’égard des chercheurs en janvier 2009, provoquent d'impressionnantes manifestations. Le plus long mouvement d'universitaires s'achève en juin 2009 sans que la ministre ait lâché grand-chose et laissera un goût amer de défaite.

Les conséquences, un paysage universitaire sens dessus dessous

La réforme, appliquée contre vents et marées, a été officiellement un grand succès. Les universités, qui avaient jusqu’à janvier 2012 pour devenir autonomes, se sont bousculées pour le faire, bien plus vite que prévu, se félicite Valérie Pécresse — de toute façon, la loi les y obligeait… Les présidents se retrouvent à gérer eux-mêmes les ressources humaines de leur université ainsi que la masse salariale (la grande nouveauté de la LRU).

En réalité, ils ont assez vite déchanté. Nicolas Sarkozy avait promis un milliard d’euros supplémentaire chaque année pour le supérieur. Mais après deux ans, l’effort s’est ralenti. A l’automne 2011, plusieurs universités, dans le rouge, ont du être mises sous tutelle de l’Etat. La CPU (conférence des présidents d’université) reconnaît que l’autonomie sans les moyens, ça n’a pas grand sens. Lire ici, et les décomptes sur notre blog: «c'est classe»

Simultanément, pour devenir grandes et visibles sur la scène internationale, les universités ont été invitées à se rapprocher, voire à fusionner. Avec des alliances, des pôles, des réseaux, des fondations, etc, le paysage universitaire est devenu quasiment illisible.

A lire aussi : «Face à face autour des facs», interviews parallèles du ministre de l'enseignement supérieur et de «madame université» de Hollande (publié dans Libé le 2 janvier 2012).

Dessin LuzLa politique d’ «excellence» tous azimuts

A l’origine, «avoir les meilleures universités du monde»

En décembre 2009, présentant le Grand emprunt (rebaptisé ensuite «investissements d’avenir»), Nicolas Sarkozy annonce que 22 milliards d’euros sur les 35 iront à l’innovation, au supérieur et à la recherche ainsi qu’à la formation. Et il s'emballe: «nous allons avoir les meilleures universités du monde». Dans la foulée, sa toujours fidèle ministre Valérie Pécresse indique que des appels à projets vont être lancés pour des Labex (laboratoires d’excellence), des Equipex (équipements d’excellence), des Idex (initiatives d’excellence), etc. Avec à la clé 11 milliards d’euros à se répartir….

Une mise en œuvre, au pas de charge

Si les universités, aux budgets serrés, veulent espérer avoir une part du gâteau, il faut faire vite: les délais pour présenter leurs projets sont serrés. Les lauréats des Labex, des Equipex et surtout des Idex – les 5 à 10 grands pôles universitaires de taille mondiale dotés au total de 7,7 milliards d’euros – sont connus courant 2011. Et les derniers en février 2012. Tout devant être signé avant la présidentielle.

A lire : Les pôles d'excellence au pas de course.

Les équipes qui ont travaillé sur ces projets sortent épuisées. Et certaines n’ont rien décroché. En plus, c’est la confusion autour des fonds promis: quand vont-ils commencer à être déboursés? Et combien exactement? En fait, dans la plupart des cas, ces sommes seront placées par l’Etat, et les heureux lauréats n’en toucheront chaque année que les intérêts.

Les conséquences, un système à deux vitesses

Les 8 lauréats des Idex se trouvent pour moitié en Ile-de-France, les autres en province (Toulouse, Strasbourg,  Bordeaux et Aix-Marseille). Mais tout le Nord et l’Ouest de la France ont été oubliés. On se retrouve avec un paysage totalement déséquilibré, des régions entières sans grands pôles et un écart qui se creuse avec les petites universités exclues de la manne financière.

Pour la ministre, c’est le prix à payer pour avoir des universités bien placées dans le classement de Shanghai. L’ UMP se targue là encore d’un grand succès. Les détracteurs dénoncent, eux, un système à deux vitesses.

Ils s’inquiètent aussi de la part toujours plus grande des financements sur projets, donc ponctuels, au détriment des financements permanents, indispensables pour faire tourner les labos et les facs.

Dessin LuzLe «plan licence», pétri de bonnes intentions

A l’origine, un échec trop important les premières années

Plus d’un étudiant sur deux (52%) inscrit en première année échoue: 30% redoublent, 16% se réorientent et 6% disparaissent dans la nature. Devant ce constat d’échec, Valérie Pécresse lance un «Plan licence» en décembre 2007: il s’agit de mieux encadrer les étudiants, avec tuteurs et profs référents et de leur permettre de se réorienter en cours de première année. L’initiative est plutôt bien accueillie.

Une mise en œuvre, des moyens trop limités

Mais encore une fois, les sommes promises – 730 millions d’euros cumulés sur 5 ans — ne sont pas au rendez-vous. Ou lorsqu’elles arrivent, les universités, libres dans la gestion de leur budget, les utilisent parfois à d'autres fins, jugées plus urgentes.

Seuls changements constatés: des heures de tutorat, en général assurées par des troisièmes années, sont mises en place pour les premières années, et les cours en amphi sont limités au profit de TD. Des bilans sont introduits en fin de premier semestre, les réorientations facilitées. Chaque université faisant un peu ce qu'elle veut, la situation est très variable d'un campus à l'autre, d’où de grandes inégalités.

Les conséquences, des effets limités

Souvent, en réalité, ces «bonnes pratiques», mises sur le compte du Plan licence, existaient déjà. En plus, faute de moyens, les universités n’ont pas pu vraiment muscler la licence. Et elles se demandent aujourd’hui comment assurer les 1500 heures de cours annuelles imposées par le ministère pour la «nouvelle licence». Pour l’Unef, c’est une occasion ratée.

Au final, on est loin du but affiché de diviser par deux l’échec en licence. Le problème du décrochage, notamment des bacheliers professionnels, reste entier. Enfin, au-delà de la querelle des chiffres, les sommes dépensées par l’Etat pour un étudiant de fac sont toujours en deçà de celles dépensées pour un élève de prépa.

Dessin LuzLa vie étudiante, la cinquième roue du carrosse

A l’origine, la montée de la précarité étudiante

Faire des études coûte de plus en plus cher. Les dépenses obligatoires ont encore augmenté de 4,1% à la dernière rentrée, selon une étude de l'Unef, première organisation étudiante. Pour financer leur formation, de plus en plus de jeunes travaillent à côté. Une activité parfois nuisible à leurs études quand elle est trop prenante.

Parmi les problèmes de fond: le logement social étudiant, largement insuffisant. A Paris, première ville universitaire de France, les loyers des petites surfaces ont explosé. Enfin, les aides sociales, comme les bourses, sont faibles et ne permettent pas de vivre, ni de se soigner. Valérie Pécresse, qui se veut la «ministre des étudiants», promet des efforts tous azimuts.

Une mise en œuvre, des vrais gestes et beaucoup de com

La ministre relance la construction et la réhabilitation de chambres universitaires, inaugure des logements dans des conteneurs et dans des casernes désaffectées, vante le logement intergénérationnel… Mais en réalité elle n’a pas la main sur ce dossier, qui ressort du ministère du Logement.

A lire : Logement étudiant, des promesses à revendre

Pour les bourses, elle se vante de multiplier le nombre d’allocataires. En fait, il s’agit pour l’essentiel de boursiers de niveau 0 — le plus bas échelon qui exempte des droits d’inscription mais ne donne droit à aucun versement. Enfin à la rentrée 2011, après deux ans d’atermoiements, elle introduit le dixième mois de bourse, réclamé par les organisations étudiantes. Cela restera la mesure phare du quinquennat.

Les conséquences, une autonomie toujours lointaine

Des efforts ont été faits, mais cela ne change pas radicalement la situation des étudiants. Les aides au logement (les APL), les seules à ne pas dépendre des revenus des parents, n’ont pas suivi l’inflation. Et les boursiers de niveau 6 – le plus haut échelon – touchent 460 euros par mois, ce qui est insuffisant pour vivre (le seuil de pauvreté est de 954 euros par mois). Pour les étudiants, la ministre a oublié ses promesses de début de mandat pour ne plus penser qu’à l’excellence et à la montée dans les classements internationaux…

Dessin LuzLa «circulaire Guéant», le grand ratage final

A l’origine, baisser les chiffres de l’immigration légale

Obnubilés par la politique du chiffre en matière d’immigration, les ministres de l’Intérieur et du Travail, Claude Guéant et Xavier Bertrand adressent le 31 mai 2011 une circulaire aux préfectures pour qu’elles examinent avec «plus de rigueur» les demandes d’autorisation de travail des immigrés. Sont visés entre autres les jeunes diplômés étrangers, de niveau master ou plus, qui à la fin de leurs cursus effectuaient jusqu’ici une première expérience professionnelle en France.

Une mise en oeuvre, les grandes écoles dans la bataille

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:25

In Libération

 

C03-23Une directrice d'école maternelle de Montignac (Dordogne) est en grève de la faim depuis 17 jours pour protester contre la fermeture d'une classe et la suppression de postes dans son établissement, a annoncé jeudi la fonctionnaire à l'AFP.

 

Isabelle Capmas-Faure, 41 ans, a commencé son action à Montignac (2.800 habitants) le 10 avril. "J'ai perdu sept kilos et je commence à avoir des manifestations de fatigue", a-t-elle raconté, précisant consommer tisanes et bouillons, tout en étant suivie par son médecin.

L'enseignante dénonce des "mesures aberrantes en matière de carte scolaire" qui doivent entraîner, selon elle, à la rentrée 2012 la fermeture d'une classe la suppression d'un poste de Rased, spécialisé contre l'échec scolaire, et un autre d'aide administrative.

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:20
In Sauvons l'Université 
 
C03-01.jpgLes cinq années de présidence Sarkozy ont été caractérisées – sous prétexte de réduire les déficits - par des attaques sans précédent contre les retraites, l’accès aux soins, l’emploi (plans de licenciement dans le privé et suppressions d’emploi dans le public), les salaires, les garanties collectives des salariés, les libertés publiques … Les revendications des étudiants, et plus généralement des jeunes, pour sortir de la précarité et avoir les mêmes droits d’accéder à un diplôme, n’ont pas été entendues. Cette politique a été condamnée par les citoyens au premier tour des élections présidentielles. Le score inquiétant de l’extrême droite, la diffusion de ses thèses – qui n’apportent aucune solution à la crise économique, sociale et environnementale - imposent à nos organisations d’universitaires, de travailleurs scientifiques et d’étudiants, de prendre position contre l’exclusion, le rejet de l’autre et la stigmatisation des étrangers. Le président-candidat, qui porte en la matière une lourde responsabilité, veut maintenant détourner la journée du 1er Mai de ses objectifs de mobilisation sociale pour l’amélioration des conditions de travail sous prétexte de distinguer le « vrai travail », en organisant un contre-rassemblement de ses partisans.
 

Dans cette période de crise économique, sociale et environnementale, le 1er Mai, journée de solidarité du monde du travail, doit être une forte journée d’expression des revendications des personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que des étudiants, aux côtés des autres travailleurs, des retraités et des jeunes. C’est le moment – comme le dit le communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA – de converger pour :

« - faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ; - exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ; - faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme ».

Les personnels, les étudiants et les usagers de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ont toutes les raisons de manifester le 1e Mai avec les autres salariés, et notamment avec ceux de l’ensemble de la Fonction Publique :
- salaires indignes des personnels, perte de pouvoir d’achat, coût prohibitif du logement,
- recrutements sur postes statutaires de la Fonction Publique très insuffisants en regard des besoins,
- précarité massive, de toutes catégories, dans les services, les laboratoires, et les établissements,
- carrières bloquées, promotions insuffisantes
- moyens (financiers, de logement, d’encadrement, …) insuffisants pour la plupart des étudiants pour étudier dans de bonnes conditions et réussir,
- niveaux de qualification non reconnus, notamment la thèse
- opérations de restructurations visant à démanteler les organismes de recherche et les universités, remettant en cause un accès de tous les étudiants à l’enseignement supérieur et promouvant une politique de concurrence entre personnels, services, laboratoires et établissements
- structures technocratiques et antidémocratique proposées comme base de l’organisation de l’enseignement supérieur et la recherche, au détriment de la collégialité et de la vie démocratique, avec une mise en place accélérée de ces structures (IDEX, PRES, FCS),
- extinction rapide des crédits de base des organismes de recherche, généralisation de la recherche sur projets (ANR),
- privatisation rampante
- développement d’une politique d’évaluations (individuelle, services, formations, laboratoires, établissements) aux antipodes des besoins de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,
- stigmatisation systématique des étrangers jusque sur les bancs de l’université, avec les expulsions d’étudiants et les tracasseries contre les collègues étrangers, la circulaire Guéant.

 

Pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche, comme pour l’ensemble des travailleurs, des sans emploi, des retraités et des jeunes, l’urgence est de rompre avec les politiques menées depuis une dizaine d’années. Cela passe par des mobilisations.

  

 

Dès maintenant, les organisations signataires appellent les personnels et les étudiants à se joindre aux cortèges du 1er mai organisés par les centrales syndicales.

 

 

 

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) – CGT (SNTRS – FERC Sup) – Solidaires (Sud Recherche EPST – Sud Etudiant) – UNEF – SLR – SLU

 

Manifestations : Paris (Denfert-Rochereau - 15h00), Marseille (Vieux Port - 10h30), Toulouse (Place Saint-Cyprien - 10h00), Bordeaux (Place de la République - 10h30), Grenoble (Gare SNCF - 10h00), Lyon (Place Jean Jaurès - 10h30), Lille (Porte des Postes -10h30), Rennes (Place de la Mairie - 11h00), Strasbourg (Place De Lattre de Tassigny - 10h00), Rouen (Théâtre des Arts -10h30), Poitiers (Place du Centre Commercial Clos-Gaultier -11h00), …

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