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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:46

 

Manifestation à Paris

 

Luxembourg 14h30

vers le ministère.

 

C03-03

 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:39

In Le Monde

 

C03-24Comment va Vincent Peillon ? A cette question, le ministre de l'éducation répond comme si le nuage noir de la réforme des rythmes scolaires ne planait pas au-dessus de la rue de Grenelle.

 

Huit mois après son arrivée, M. Peillon mécontente une partie des enseignants. Un comble puisque cette catégorie est l'objet de compliments sans cesse renouvelés et d'un effort sans précédent alors même que les finances publiques sont exsangues. En 2017, ils devraient être 60 000 de plus qu'en 2012... et les professeurs des écoles vont, eux, bénéficier dans les semaines qui viennent d'une prime annuelle de 400 euros. Pourtant, le 12 février, le syndicat majoritaire dans les écoles, le SNUipp-FSU, appelle à la grève nationale avec manifestations locales aux côtés de FO, la CGT et SUD.

Vincent Peillon n'a-t-il pas sous-estimé la difficulté du dossier "rythmes scolaires" qu'il a imprudemment mis en avant depuis son arrivée au ministère ? Pour le ministre de l'éducation, offrir aux enfants un temps scolaire mieux étalé et aux enseignants une formation initiale et continue sont les deux leviers essentiels pour améliorer l'école française. "C'est aux résistances qu'on mesure l'ampleur du changement qu'on demande", analyse aujourd'hui le ministre, qui conclut que "c'est bien une petite révolution" qu'il est en train d'opérer en limitant la journée scolaire des enfants.

 

En fait, M. Peillon est meilleur dans l'analyse, y compris dans celle des politiques éducatives qu'il mène, qu'en service après-vente. A-t-il assez labouré le terrain des maires qui, même de gauche, hésitent à revenir dès septembre aux quatre jours et demi ? Inquiet des 5 millions d'euros qu'il devra débourser pour mettre sa ville en conformité, le maire (PS) de Lyon Gérard Collomb n'a pas encore décidé. Que fera Martine Aubry à Lille? Plus globalement, Vincent Peillon parviendra-t-il à un élève sur deux aux nouveaux rythmes à la rentrée? Le doute s'est installé. Même à l'Elysée, d'où quelques messages sont partis en direction de la rue de Grenelle.

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:59

In RMC

 

 C03-23

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a réaffirmé dimanche sa volonté de mener à bien « dans l'intérêt des enfants » la réforme des rythmes scolaires non seulement dans le primaire, mais aussi au collège et au lycée. Une mesure qui divise déjà professeurs et élèves.

 

Les collégiens et lycéens pourraient voir leurs horaires modifiés afin qu’ils aient moins d’heures de cours par semaine. C’est en tout cas le souhait de Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale. Après s'être attelé à la réforme des rythmes scolaire au sein du primaire, le ministre veut désormais s’attaquer au secondaire, c’est-à-dire aux horaires du lycée et du collège. « Nous ne sommes qu'au début », a indiqué Vincent Peillon, estimant qu' « il doit y avoir aussi pour le collège et le lycée, un changement », parce que des collégiens aussi « ont des journées surchargées » selon le ministre. « Il faudra qu'au collège aussi il y ait des emplois du temps équilibrés et une pause méridienne respectée », a-t-il expliqué. Et pour lui, « il en va de même au lycée, qui doit respecter les rythmes d'apprentissage ». En France, les collégiens ont entre 25 et 29 heures de cours par semaine. Au lycée, selon la série et les options choisies, l'enseignement oscille entre 30 et 40 heures par semaine.

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:46

 

 

 

Les nouvelles activités périscolaires créées avec la réforme des rythmes scolaires seront facultatives et les communes pourront choisir de les facturer.”

 

Le grand projet socialiste pour l’éducation s’enlise chaque jour un peu plus dans les contradictions. Loin de considérer les élèves comme une priorité, il atteste par ses revirements et autres pirouettes de son manque de souffle et réussit à unifier contre lui la quasi-totalité des acteurs du monde éducatif. Après les exigences patronales, liées à « l’or blanc », sur le tempo entre périodes travaillées et vacances scolaires qui ont empêché toute modification des rythmes annuels, c’est sur l’autel des bonnes relations avec les collectivités territoriales que Peillon sacrifie aujourd’hui l’intérêt de l’enfant. En même temps que le nouveau décret entérine samedi 26/01 le retour à la semaine de 4,5 jours dans le primaire avec le remplacement de 45 minutes par jour de classe par des ateliers pédagogiques complémentaires organisés suivant les moyens locaux on apprend que :

 «Le caractère gratuit ou payant des activités périscolaires dépendra des collectivités locales» et «qu’elles ne seront pas obligatoires» a annoncé vendredi 25/01 à l’AFP le socialiste André Laignel, vice-président délégué de l’Association des Maires de France (AMF).

Lourd de conséquences, ce nouveau revirement de Peillon face à l’AMF scelle le sort du périscolaire public au profit du privé et uniquement pour les collectivités et les parents qui seront en mesure de le financer. Pour les mairies les moins riches, celles qui décideront donc de ne pas prendre en charge le temps d'activités périscolaires (TAP), c’est l’assurance d’une tranche de 45 minutes assurée chaque jour pendant la pause méridienne ou en fin d’après-midi, au pire dans la cour par des personnels municipaux chargés de la cantine ou bien, en classe entière, par des animateurs précaires faisant office de « bouche-trous » ou des enseignants volontaires payés par la commune. Si on ajoute à cela l’assouplissement annoncé des taux d’encadrement qui passent de 1 animateur pour 14 enfants de moins de 6 ans (au lieu de 1 pour 10) et de 1 pour 18 enfants de plus de 6 ans (au lieu de 1 pour 14) pour, selon l’aveu même de la ministre : « réduire de 30% les coûts de ces activités », on imagine facilement ce que sera effectivement le périscolaire dans la future organisation.

Profondément inégalitaire cette nouvelle décision va non seulement renforcer le déséquilibre territorial mais, au sein d’une même classe, accentuer les différences sociales entre ceux qui pourront payer et les autres. Non seulement les professeur-e-s des écoles devront se rendre une demi-journée supplémentaire par semaine dans leur école mais cela n’aura aucun bénéfice pour les élèves dont la semaine sera alourdie par une augmentation de leur temps de présence à l’école sans amélioration des conditions d’apprentissage ou l’apport de nouvelles activités éducatives de qualité.

Ainsi, le grand projet socialiste pour l’éducation évolue de mal en pis au grès des exigences des uns et des autres à l’exception de celles des principaux intéressés : les syndicats et les professeur-e-s des écoles qui, partout en France, amplifient les mobilisations pour demander l’annulation de cette contre-réforme. Pour SUD éducation plus que jamais il faut s’opposer à ce projet qui s’inscrit dans la continuité de celui du gouvernement précédent : délitement organisé du système public d’éducation morceaux par morceaux (périscolaire, carte de la formation professionnelle, orientation...) au profit d’une école axée sur les besoins conjoncturels du monde économique.

Saint-Denis, le 4 février 2013

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 07:46
Déclaration de la FCPE 94

Rendu public début janvier, le projet de décret [1] du ministre de l’Éducation nationale prévoit une organisation de la semaine d’enseignement de 24h sur 9 demi journées, comprenant le mercredi matin, ou le samedi matin par dérogation.

 

La FCPE 94 refuse une réforme des rythmes scolaires bâclée. Elle ne prend pas en compte tous les besoins éducatifs et pédagogiques des enfants et risque d’aggraver encore les inégalités scolaires et territoriales.

Notre fédération demande sa mise à plat et l’ouverture d’une réelle concertation avant toute application. Elle appelle tous ses conseils locaux du premier degré à refuser une mise en œuvre de cette réforme en septembre 2013.

 

Le texte fixe à 5h30 par jour le temps maximum d’enseignement et à 3h30 pour la matinée, avec une pause méridienne de 1h30 et la fin de l’école à 16h30. L’aide individualisée de 2h est supprimée mais sont introduites 4h d’activités pédagogiques dont 3h seraient à la charge des communes et 1h sous la responsabilité des enseignants pendant le temps scolaire.

Or ce dispositif dit complémentaire mélange activités périscolaires et scolaires. C’est un fourre-tout aux objectifs et contenus flous et plusieurs zones d’ombre :

  • La logique de l’aide individualisée et de l’externalisation de la remédiation scolaire est poursuivie. Les moyens pour traiter les difficultés scolaires dans le cadre de l’école ne sont pas prévus.
  • Le traitement de la grande difficulté n’est pas non plus abordé (RASED).
  • La fin des enseignements prévue à 15h30 contredit toutes les études des chronobiologistes qui situent ce moment comme étant un pic d’attention des enfants.
  • Ce projet de réforme fait reposer sur les collectivités locales une charge importante pour la réussite scolaire et l’avenir des enfants. Cela risque de creuser encore les inégalités territoriales compte tenu des disparités entre communes.

La FCPE 94 s’était énergiquement opposée à la semaine de 4 jours mise en place par Darcos en 2008, en exigeant le retour du samedi matin et la restitution des 72 heures annuelles de classe supprimées.

Elle estime aujourd’hui, qu’en préalable à toute réforme des rythmes, l’école publique doit se fixer comme objectif prioritaire et se donner les moyens de la lutte contre les inégalités sociales et scolaires qui minent notre société.

Cela ne pourra se faire sans la réintégration du soutien scolaire dans le cadre de l’école (soutien spécifique en français, en lecture) et la relance des dispositifs d’aide spécialisée comme les Rased.

Villejuif le 21 janvier 2013


[1 Le Conseil supérieur de l’éducation a émis un avis défavorable le 8 janvier (23 contre, 30 abstentions dont la FCPE, 14 refus de vote, 5 pour)


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 21:43

 

A l’épreuve des travaux pratiques, la réforme des rythmes scolaires est bien loin des ambitions proclamées d’amélioration pour les élèves, comme pour les enseignants des écoles que le SNUipp-FSU invite à se faire entendre le 12 février prochain.

 

De nouveaux rythmes scolaires ? Ce devait être une réforme ambitieuse. Le SNUipp-FSU avait dit « chiche ». Le ministre annonçait « de vraies évolutions, et pas seulement des petits aménagements à la marge, si l’on veut rendre service aux élèves ». On allait voir ce qu’on allait voir...


Et on a vu ! Non seulement, le soufflé est très vite retombé lors des propositions - l’année scolaire reste tout autant déséquilibrée, et ce ne sont pas les enseignants qui ont demandé au ministre de maintenir les trois zones des vacances de printemps et d’hiver - mais maintenant, à l’épreuve des travaux pratiques, c’est la grande déception. D’autant que l’élaboration de la réforme s’est faite dans le flou et les volte-face sans que les enseignants ne puissent s’approprier des évolutions jamais stabilisées.  
On reste bien loin de l’engagement ministériel d’une journée scolaire « allégée et mieux articulée avec les temps péri-éducatifs » pour qu’ « aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16H30 ». Au final, aucun des objectifs n’est atteint : 5h 30 de classe en moyenne avec les APC au lieu des 6 heures actuelles, sans garantie d’activités péri-scolaires et gratuites pour tous. De plus, les crispations semblent aujourd’hui se focaliser sur un possible allongement de la pause méridienne à 2h 30 voire 2h 45 : temps de repas, de repos, de sieste pour les petits ou d’activités calmes pour les plus grands, l’organisation de ce temps ne s’improvise pas, surtout quand les locaux ou l’encadrement ne sont pas vraiment au rendez-vous. Il faut ajouter les conséquences sur l’amplitude du temps de présence des enseignants dans l’école. Et les conditions de travail déjà difficiles des directeurs d’école qui seront en première ligne dans la gestion des élèves dans les temps de transition scolaire – périscolaires.

Changer pour du mieux !


Au SNUipp-FSU, nous ne voulons plus de la semaine de quatre jours de Xavier Darcos avec ses journées rallongée notamment par l’aide personnalisée et ses programmes alourdis. Nous ne sommes pas pour autant favorables au projet actuel de réforme des rythmes qui n’offre pas de garantie d’amélioration pour les élèves comme pour les enseignants. 
Face au bricolage actuel, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014. Si des écoles souhaitent modifier leur rythme en 2013, cela ne peut se construire qu’avec l’accord des conseils d’école. En tout état de cause, le décret d’aménagement du temps scolaire doit être complètement revu. Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et les moyens de construire les conditions de sa réussite dans les écoles en s’appuyant sur les enseignants.



Faisons entendre notre voix. Le 12 février, participez massivement à la journée de grève, de manifestations et de rassemblements : pour une réforme réussie des rythmes pour les élèves et prenant en compte l’avis des enseignants et des parents.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 21:34

03-02-2013 21-33-49

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 21:15

 

Mardi 22 janvier, les instituteurs parisiens se sont massivement mis en grève et ont défilé contre le projet de loi pour la « Refondation de l’école », présenté le lendemain au Conseil des ministres. Si le mauvais traitement médiatique que les grévistes ont eu à subir a été d’inégale gravité [1], la tonalité d’ensemble laisse à penser que l’alternance n’a rien enlevé aux grands médias de leur goût pour « La Réforme », de leur dégoût pour ceux qui La refusent, ni surtout de leur capacité à donner des leçons en lieu et place d’informations.

Certes, qui aurait eu le loisir, l’envie et la patience de tout lire, tout écouter et tout voir de ce que journaux, radios et télés ont pu dire de cette grève serait sans doute parvenu à se forger une vision d’ensemble et à recueillir des informations détaillées sur ses tenants et aboutissants… Il n’en demeure pas moins qu’un « citoyen lambda », se contentant d’un ou deux médias pour s’informer sur la réforme proposée, la concertation qui l’a précédée, et la mobilisation des instituteurs qu’elle a entraînée, n’en retirera bien souvent qu’une vision tronquée et incompréhensible, fustigeant les grévistes – et s’exprimant, comme il se doit, dans cette langue automatique du journalisme par temps de grève, que nous connaissons malheureusement si bien.

 

« Incompréhensible » : c’est un des leitmotive éditocratiques devant la mobilisation des instituteurs parisiens, dont le caractère massif pouvait en effet surprendre. D’ailleurs, on interroge parfois les lecteurs pour savoir s’ils partagent cette perplexité [2] :


 

Certes, c’est précisément le rôle des médias de rendre compréhensible ce qui ne l’est pas au premier abord, et il pourrait y avoir là une sorte de défi, stimulant, pour des journalistes tentés de faire leur métier, en présentant le dossier dans toute sa complexité, le détail du projet de loi comme les arguments et les revendications de ceux qui s’y opposent… Mais, sans surprise, dans les principaux médias on a plutôt eu droit à des présentations parcellaires et biaisées. Quelques aperçus sur le meilleur du pire.

 

Sur Europe 1, « on est un peu perdu »

Mardi 22 janvier, dans « Europe 1 midi », le journal de la mi-journée, 4 min 30 (sur 25 min) sont consacrées au mouvement de grève, score honorable, même si le mercaptan échappé de l’usine rouennaise bénéficiera de deux minutes supplémentaires. Le problème, c’est qu’en 4 min 30, on n’apprendra pas grand-chose.

C’est d’abord Marion Calais qui propose un résumé très personnel du mot d’ordre des manifestants : « Ils dénoncent le retour de la semaine de 4 jours et demi en primaire ». Cette « dénonciation » n’existe que dans l’esprit de M. Calais (et nombre de ses confrères), mais qu’importe ! Elle se tourne alors logiquement vers... « Fabien Cazeaux franchement on est un peu perdu, il y a eu une concertation sur cette réforme, tout le monde a discuté, alors qu’est ce qui cloche d’un coup, aujourd’hui ? ». Et Fabien Cazeaux de proposer un « décryptage » (sic), en 45 secondes chrono, dont voici l’essentiel :

« Eh bien c’est le passage à l’acte qui pose problème […] l’objectif c’est d’alléger la journée des écoliers, tout le monde était d’accord là-dessus […] mais du coup qu’est-ce qu’on fait faire aux enfants en dehors des cours, ça c’est au cœur de la grève des enseignants parisiens aujourd’hui, alors que justement Paris est particulièrement bien doté en termes d’équipements de culture, de loisirs. À Paris et ailleurs, il y a aussi la question de la formation des animateurs qui prendront en charge les enfants qui se pose. Enfin des questions de gros sous, à la fois pour les syndicats […] les mairies quant à elles s’alarment d’une flambée de leurs dépenses […] »

Un « décryptage », donc, qui est d’abord une série de questions. Et comme « on est un peu perdu », on invite Pauline Leclerc, secrétaire académique du SE-UNSA Paris… pour les lui poser et tenter d’y voir plus clair ? Pas exactement…

C’est Patrick Roger qui attaque : « Alors franchement pendant la concertation, on a entendu un “oui” certain à la réforme, maintenant c’est “non” comme le disait Fabien Cazeaux à l’instant. Est-ce que vous n’êtes pas en train de vous battre pour obtenir des compensations à ce mercredi supplémentaire – travaillé, hein ! »

En clair : « franchement », vous n’avez pas l’air de savoir ce que vous voulez – à part de l’argent, non ? Et quand Pauline Leclerc répond que la concertation portait sur le fond, « les programmes, la manière dont on enseigne, etc. Là on a une réponse sur la forme, avec “ben ça ira mieux avec 4 jours et demi” », Marion Calais la coupe pour lui asséner une objection de bon sens, qui montre malheureusement qu’elle n’a rien compris – ou rien écouté : « Mais alors est-ce que la concertation c’était pas le moment d’exprimer vos doutes sur la forme, plutôt qu’après, une fois que le décret a été présenté ? »

En clair : même si vous savez ce que vous voulez, de toute façon c’est trop tard. Quant aux deux dernières questions, toutes deux dues à Patrick Roger, elles se passent de commentaires :

« Alors si vous aviez Vincent Peillon, là, en face de vous, que lui diriez-vous en deux mots ? »

« D’un mot encore, Pauline Leclerc, on a entendu des écoliers ce matin sur Europe 1, dans des écoles primaires à Paris, qui rapportaient ce que leur avaient dit des profs en disant “le mercredi c’est nul, on va plus travailler, etc.”, c’est normal de donner son avis comme ça quand on est instit’ ? »

Et quand on est le journaliste titulaire de la tranche 11h30-13h sur une grande radio nationale, c’est « normal » de poser ce genre de questions ?

 

L’Express a tout compris : cette grève est « injustifiée »

La veille de la journée de mobilisation, c’est L’Express qui se distingue par un petit chef-d’œuvre. Sobrement intitulé : « Rythmes scolaires : pourquoi la grève des enseignants parisiens est injustifiée », l’article propose un argumentaire contre « une grève dont les mots d’ordre sont difficilement compréhensibles ». Et s’ils sont difficiles à comprendre, ce n’est pas parce que bien peu de médias se donnent la peine de les expliquer, mais parce qu’elle est injustifiable. C’est du moins ce que prétend démontrer l’article, en trois points, déclinés avec un aplomb ministériel : D’abord « la concertation a eu lieu », ensuite cette « réforme répond aux revendications des syndicats »sic  : on comprend l’incompréhension générale ! – et enfin « l’argument avancé par les grévistes de l’allongement de leur temps de travail, sans contrepartie » n’a pas lieu d’être, puisque « le temps de travail des enseignants de primaire reste fixé à 24 heures par semaine ». Alors, où est le problème ?

Le problème est que la teneur en information de ce genre d’article est à peu près nulle : suite d’assertions péremptoires qui sont autant de points de vue et de prises de positions, cet article est un éditorial, qui gagnerait, au moins, à être signalé comme tel.

 

Le triomphe du Monde

Mais quand on lit l’éditorial du Monde, on se demande si l’on ne préfère pas encore l’éditorial masqué de L’Express. Dans l’éditorial du Monde, on exprime sans fard, sans scrupule et sans retenue son soutien rituel à La Réforme, et sa détestation, non moins automatique, des opposants, corporatistes et privilégiés. Ce jour-là, le titre est tout en nuance : « L’école, ou le triomphe du corporatisme ».

L’argumentaire est simple, bien qu’un peu bancal, sans doute à cause d’un enthousiasme réformiste mal maîtrisé : « tout le monde ou presque » est d’accord pour réformer les rythmes scolaires. La réforme Peillon a « rouvert le dossier », mais la « révolution » annoncée n’aura pas lieu, puisqu’il se contente de raccourcir les journées d’une « demi-heure », sans toucher à la durée de l’année scolaire. On croit comprendre que Le Monde va critiquer cette pseudo-réforme qui accouche d’une souris, mais non : les instituteurs se mettant en grève, craignant « de perdre dans l’affaire un privilège qui remonte à la monarchie de Juillet », et tentant par ailleurs « d’entraîner les parents dans leur combat », la sentence du Monde tombe, implacable : « Ce corporatisme étriqué est lamentable » [3].

Pour appuyer ce verdict, on trouve en page intérieure deux articles : le premier fait le point sur la contestation parisienne, en offrant généreusement un paragraphe (10 % de l’article) aux arguments des grévistes… avant d’y répondre lui-même !

Une « remise à plat » ? Elle a déjà eu lieu, semble-t-il, au moins à deux reprises ces dernières années […] « Pas d’apport démontré pour les élèves ? » Si un sujet fait consensus parmi les spécialistes, c’est bien la nécessité de mettre un terme à la semaine de 4 jours...

Le second, qui se présente comme une « analyse », se penche sur la stratégie de Peillon, qui « fonce tête baissée, outré des égoïsmes adultes » sur le « front du primaire », mais reste prudent sur le reste – non sans raison : « On voit déjà avec les rythmes combien il est compliqué de défendre l’intérêt de l’écolier, c’est-à-dire de celui qui dans le système ne fait pas grève et ne manifeste pas. » Heureusement que les écoliers, méprisés des instituteurs grévistes, peuvent compter sur les journalistes du Monde pour défendre leurs intérêts.

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 20:12

 

 

In L'Instit'Humeurs

 

 

On savait depuis quelques temps que Vincent Peillon commençait à réfléchir à un geste en direction des instits. D’après le journal économique les Echos, le ministre de l’Education Nationale s’apprête à accorder aux instits une prime de 400 € annuelle, qu’il annoncerait dans les quinze jours. Une prime justifiée par les bas salaires des instits et qui s’inscrit dans un contexte tendu, alors que se prépare une nouvelle grève…

 

Réduire l’écart avec le secondaire

Vincent Peillon assurait il y a quelques jours encore qu’il n’était pas question d’une compensation offerte aux instits pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, notamment du mercredi travaillé (qui va coûter des sous aux enseignants). L’idée serait plutôt de réduire l’écart entre le primaire et le secondaire. Il faut dire que ces derniers mois, plusieurs rapports sont parus, mettant en évidence le déclassement des enseignants du premier degré (1).

 

1. En septembre, les « Regards sur l’éducation 2012 » de l’OCDE rappelait que les instits français étaient à la ramasse de leurs homologues étrangers, touchant au bout de quinze ans de carrière 5 000 $ de moins chaque année qu’un instit portugais, 10 000 $ de moins qu’un instit espagnol ou américain, 20 000 $ de moins qu’un instit allemand et… 60 000 $ de moins qu’un instit luxembourgeois ! Le rapport de l’OCDE ajoute qu’un enseignant français touche 73% du salaire d’un actif diplômé de l’enseignement supérieur (82% en moyenne dans l’OCDE). Par ailleurs, les enseignants français ont vu leur salaire, à euros constants, baisser de 8% entre 2000 et 2010, alors que dans le même temps il augmentait en moyenne de 20% dans les pays de l’OCDE. Et depuis 2010, le salaire des enseignants est gelé, contrairement à l’inflation… Le rapport mettait aussi en évidence un écart important, en France, entre le primaire et le secondaire : en France, une heure de cours dans un collège est rémunérée 50% de plus qu’une heure de cours en primaire (pour plus de détails, on se reportera au post publié sur ce sujet lors de la sortie du rapport, ici).

 

2. L’écart avec le secondaire est apparu plus manifeste encore à la sortie, en novembre dernier, du rapport annuel sur l’état de la fonction publique, lequel permet entre autres choses de comparer les salaires des fonctionnaires. Il apparaît, à la lecture de ce rapport de la DGAFP, que les instits sont nettement moins payés que les profs de secondaire (jusqu’à 600 € par mois au bout de 15 ans), mais aussi qu’un agent de police, niveau gardien de la paix ou brigadier, pourtant de catégorie B (niveau Bac ou Bac+2 contre catégorie A et Bac+5 pour instit) ! Alors que la tendance dans la fonction publique, pointait le rapport, est à l’augmentation des primes et indemnités au détriment du traitement indiciaire, les instits, qui ne bénéficient quasiment pas de prime ni d’indemnité, se retrouvent à la traîne. En fait, seuls les ouvriers et employés de catégorie C sont moins bien payés que les instits… (2)

 

D’où l’idée, de plus en plus fréquemment formulée, de revaloriser les enseignants du primaire, a fortiori l’année où deux concours sont ouverts et où le ministre cherche à attirer les jeunes dans la profession.

 

Que vaut cette prime ?

Soyons clairs, par les temps qui courent, la situation du pays et de nombreux français, du marché du travail et du chômage, 400 € une fois l’an, c’est loin d’être négligeable, c’est même très appréciable. Mais pour percevoir la portée de cette prime, il faut la remettre en perspective.

- la prime est censée être une sorte d’équivalent à l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (Isoe), touchée par les enseignants du secondaire ; l’Isoe est de 1 200 € annuels, la prime instit vaudrait donc 1/3 de l’Isoe.

- 400 € annuel, ça équivaut à 33 € par mois, soit une augmentation de 1,54% en moyenne sur le bulletin de salaire ;

- cela équivaut, sur un salaire mensuel, à peine à 1/3 d’échelon supplémentaire, dans une profession ou les échelons sont longs à passer (tous les trois ans environ, on passe un échelon et on gagne 90 € de plus par mois)…

- ces 33 € mensuels, soit environ 8 € par semaine, sont à mettre en balance avec les frais que la venue à l’école le mercredi va engager pour de nombreux enseignants : frais kilométriques, garde d’enfants, etc. A vue de nez, les 8 € seront vite dépassés pour la plupart…

Toutefois cette indemnité, dont on nous dit que « les arbitrages sont très bien engagés », pourrait être progressivement augmentée.

 

Peillon joue gros

Peillon répète à l’envie que cette prime n’est pas à relier avec la réforme des rythmes scolaires. La veille de la grève du 22, il disait encore : « Je ne demande pas plus de travail aux enseignants, il n’y a donc pas de compensation à avoir ». On peut toutefois se demander si la démonstration de force des instits parisiens, ce mardi-là (80% de grévistes), n’a pas quelque peu infléchi les positions au ministère. Est-ce là une manière d’ « acheter » un peu de paix sociale ? Peillon sait qu’il doit impérativement désamorcer la grogne des instits dans les jours à venir, il sait le risque d’embrasement : il a entendu l’appel à la grève, nationale et unitaire cette fois-ci, lancé pour le mardi 12 février, et doit se dire qu'en cas de forte mobilisation, il ne pourra plus plaider « l’exception parisienne », ce coup-ci…

 

Par ailleurs, il doit se douter que sa victoire médiatique écrasante, lors de la grève du 22 janvier, ne se répètera pas. Les médias, particulièrement sévères envers les instits parisiens, ont déjà commencé à mettre de l’eau dans leur vin, soit qu’ils aient découvert nuance et complexité, soit qu’ils aient fini par écouter ce que les instits avaient à dire – et certains échappent à la caricature, incroyable.

Quant à l’opinion publique, on l’annonce massivement derrière Peillon, parce que les français sont pour une réforme des rythmes scolaires. Mais on a aussi constaté que depuis son arrivée, Peillon a perdu près de 10% d’avis favorables sur cette question des rythmes (voir le précédent post sur les sondages).

Dans tous les cas, le ministre entendra dès l’annonce de la prime qu’il a cédé aux profs dès le premier mouvement d’humeur au lieu de se montrer ferme, qu’il leur a tout donné sans contrepartie, et plus encore. C’est un fait qu’après les 60 000 postes annoncés par Hollande et déjà planifiés sur le quinquennat, les 120 millions que coûterait la prime aux instits (soit la moitié de l’enveloppe allouée aux maires pour les rythmes) laisseraient Peillon en caleçon et en lunettes. Tout ça, pour se retrouver au bout de 8 mois sans gain réel, vont sans doute grommeler certains au gouvernement.

 

Les instits entre deux chaises

Quant aux instits qui sont concernés par ce mouvement de contestation (on saura le 12 quelle proportion exactement), ils vont devoir se positionner vis-à-vis de cette prime. On sait que la question des salaires est une des préoccupations les mieux partagées dans le premier degré. La prime sera-t-elle de nature à atténuer la colère, à amender les (op)positions ? Les réactions lues sur les réseaux sociaux laissent penser le contraire. Va-t-elle diviser un peu plus encore ceux qui sont contre cette réforme des rythmes et ceux qui l’approuvent et regrettent le discrédit qu’ils jugent porté sur la profession par les grévistes 

 

La suite...

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 14:51

 

In Chronique Education

 

 

Alors que les tensions s’accumulent sur l’Éducation Nationale et que la refondation de l’École n’est pas encore arrivée au Parlement, il m’a semblé utile de rassembler mes réflexions sur ce sujet. C’est aussi l’occasion de marquer mon retour dans le commentaire et l’analyse après une période d’absence beaucoup trop longue.

 

Pour comprendre la situation, il faut analyser les erreurs commises par Peillon et son équipe mais il faut aussi se garder, comme on le fait si souvent en France, de juger et condamner une politique avant même qu'elle soit mise en œuvre. De nombreux blocages existent et il faut les mesurer.  
Et pour relativiser la portée de cette analyse, il me semble important de souligner aussi que l'accumulation des préalables, la discussion sur la méthode ("on aurait du faire autrement" , "on aurait du commencer par autre chose" ...) peut aussi servir à justifier l'immobilisme. Après la discussion, l’action ?
 
Des “erreurs” explicables mais qui peuvent compromettre la refondation
Quelles erreurs Vincent Peillon a t-il commises ? Lorsque je l'avais rencontré (au nom du CRAP-Cahiers Pédagogiques),  lors des consultations organisées par l'équipe de campagne de F. Hollande, j'avais été frappé par son obsession sur les rythmes et j'avais dit à l'époque qu'il me semblait curieux de commencer par cela. Tout en admettant que, face à une réforme systémique, si l'on touchait à un aspect, les autres viendraient ensuite inévitablement. Par exemple, la question des rythmes devait forcément poser également la question des contenus enseignés et d'une évolution des programmes (ce que je pensais, et pense toujours, crucial).
 
Pourquoi Peillon était-il obsédé par les rythmes ? J'émets deux hypothèses en apparence contraires mais complémentaires. La première est de se dire qu'en attaquant par cet aspect très complexe et impliquant de nombreux acteurs et cela avant les municipales de 2014, il serait plus facile après de s'attaquer au reste. D'autant plus, et c'est la deuxième hypothèse, que si cela semblait complexe, on pouvait aussi penser que le terrain était bien balisé et qu'il y avait un consensus sur cette question. Rappelons qu'il y a eu avant une commission sur les rythmes (co-présidée par Christian Forestier) où l'on constatait un consensus sur la nécessité de revenir aux quatre jours et demi. Et les syndicats semblaient, en effet, tous d'accord là dessus. On pouvait donc raisonnablement penser que débuter par les rythmes était finalement une bonne idée, même si Chatel s'était bien gardé d'appliquer les recommandations de la commission avant les élections.
 
Il est toujours facile de "refaire le match” et de pointer les erreurs de tel ou tel, après coup. On peut admettre qu'il y a eu une erreur d'appréciation des difficultés concrètes de mise en oeuvre et de prise en compte notamment du malaise enseignant. Mais on peut aussi se dire qu'il y avait des signes qui permettaient de penser qu'on pouvait espérer une issue positive à la question des rythmes avant de passer à autre chose.
Mais nous en sommes là aujourd'hui. Et la question des rythmes semble “polluer” le débat sur la refondation de l'école et même dangereusement faire douter de la capacité à mener la suite du projet.
 
Une autre erreur a été, me semble t-il, dans le rythme de la réforme et là aussi c'est également une erreur d'appréciation. VincentPeillon se prépare depuis deux ans à ce poste. Et le PS (avec Bruno Julliard) a préparé un projet sur l'école durant les dernières années. Avant même les élections et même la campagne présidentielle, il y a eu de très nombreuses consultations des partenaires sociaux (les syndicats) et même les mouvements pédagogiques (c'est vous dire s'il avait consulté large !). L'idée initiale était donc de faire une réforme très rapidement dès les premiers mois de présidence. Ce qui permettait aussi de lutter contre une résistance au changement présente dans toute structure en profitant de “l’état de grâce”. Le premier calendrier qui était évoqué le montre bien : initialement la loi devait être votée en octobre-novembre ! On pensait là aussi que le terrain était suffisamment balisé par les consultations préalables. Et surtout, l'enjeu était d'enclencher des réformes très rapidement car les effets des décisions prises dans le domaine de l'éducation sont très longs à venir. Le temps de l'École n'est pas le temps du politique ! Et les premiers effets auraient été à peine visibles à la fin du mandat de F. Hollande. Mais il en a été autrement. “On” (Ayrault ? Hollande ?) a d'abord imposé à Vincent Peillon une “concertation" durant l'été. Une concertation impliquant les fameux "corps intermédiaires" déjà impliqués dans les consultations d'avant la présidentielle. Celle ci, n'impliquant pas les enseignants "sur le terrain"(même si, je me répète, nous étions un certain nombre à avoir cette caractéristique), aurait pu se justifier si le rythme avait été maintenu. Une loi élaborée rapidement et votée avant la fin de l’année 2012. Mais le calendrier n’a cessé d’être retardé et cela a donné prise à la critique formulée par plusieurs observateurs de ne pas avoir pris la peine de consulter et d’impliquer l’ensemble de la profession.
 
Et ce recul des délais a donné de l’espace aussi au retour des postures syndicales et des négociations avant même la loi. Alors qu’il aurait été plus pertinent de fixer un cadre et de négocier l’application ensuite.
Ce problème de timing est aujourd’hui au cœur de la difficulté dans laquelle se trouve Vincent Peillon. Car, plus on tarde, plus on est dans le “bricolage” et dans le maintien de l’existant. Et plus on tarde, plus on court le risque de ne pas voir les effets de la “refondation” avant longtemps…
 
Refondation”, “réforme”, quel terme employer ? L’usage des mots est de l’ordre du symbole et est un élément important de l’activité politique. L’usage du mot “refondation” est, à mon sens, une habileté deVincent Peillon mais elle peut se transformer en erreur. 

Le mot de “réforme”est en effet un mot piégé. J’ai souvent dit et écrit que ce terme induit que tout ce qui précédait est bon à mettre “à la réforme”. Et dans un métier qui est vécu bien (trop) souvent sur le mode de l’intime, et où il est de fait difficile de dissocier le geste professionnel et la personne, la critique du système éducatif est vécu par certains comme une remise en cause personnelle. Une lettre d’une membre du collectif des dindons qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et qui commence par une anaphore (“l’illettrisme…j’assume”, “le décrochage scolaire…j’assume”, etc. ) en est une belle illustration. Parler de refondation était donc habile car cela permettait de contourner cette difficulté et même d’offrir par ce vocabulaire lyrique une synthèse susceptible de plaire à la fois aux pédagogues qui veulent faire évoluer l’école et aux“républicains”. Mais l’effet pervers de l’usage d’un tel mot c’est de créer une attente forte (“refonder” ce n’est pas rien…) et de s’exposer à la critique devant la modestie des mesures mises en œuvre. C’est peut-être aussi ce qui est en train de se passer. Notons d’ailleurs que dans le vocabulaire employé parles médias et les acteurs de l’école, le mot “refondation” a de moins en moins la cote et que l’on parle de plus en plus de “réforme”…
 
La dernière “erreur” de Peillon (et du gouvernement) réside dans l’absence de marges de manœuvre. Mais pouvait-il en être autrement ? Dès la campagne présidentielle, François Hollande a fait de l’éducation sa priorité. Et il a “mis sur la table” les 60 000 postes à récréer. Et ce n’est pas rien ! On peut penser, c’est mon cas,  que c’est un élément important de sa victoire et du vote d’une partie de l’électorat de gauche et en particulier des enseignants. Mais une fois cette annonce faite, il n’y avait plus rien à “dealer”, tout avait été mis sur la table… Dans cette perspective, il devient alors très difficile de répondre aux revendications (légitimes mais injouables dans le contexte budgétaire) d’augmentation des salaires des enseignants ou même de rééquilibrage entre les enseignants du primaire et du secondaire. Et cela crée évidemment de la tension pour des enseignants qui voient dans la réforme en cours une nouvelle situation où ils “risquent” de perdre plus qu’ils ne gagnent. Et dans cette double contrainte cela obligeVincent Peillon à être dans le registre des promesses et à courir le risque de se transformer en “Montebourg” de l’éducation…
 
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