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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 06:35

A voir cette vidéo particulièrement bien réalisée par des parents de Paris. Elle s'appuie dans son argumentation sur le livre de Eddy KHALDI et Muriel FITOUSSI  Main basse sur l’école publique. A voir et à diffuser largement !

 

Lorsque Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale, annonce la mise en place des heures de soutien, suite à la suppression du samedi matin, c’est pour « ceux qui en ont le plus besoin, ces 15 % d’élèves qui sont en grande difficulté… ». On connaît la suite : la suppression programmée de 3000 postes de RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté)…

Sans parler des autres réformes en cours ou à venir... Mais tout ne se joue pas ici… Selon Eddy KHALDI, auteur avec Muriel FITOUSSI, d’un ouvrage « Main basse sur l’école publique », la lente casse de l’école est programmée depuis un certain temps…

Ils se sont penchés sur la généalogie des idées qui marquent ce gouvernement, en matière d'éducation nationale. Celles-ci vont puiser dans un vivier idéologiquement marqué, qui emprunte aussi bien au Club de l'Horloge (extrême-droite) qu'à l'Opus Dei.

Pour en arriver à la conclusion suivante : une marchandisation rampante devenue aujourd’hui franchement galopante…

OUI, Darcos veut et peut démanteler l'école publique…

Un film de 22 minutes qui fait le point sur les récentes mobilisations d’octobre, à la lumière des révélations d’Eddy KHALDI...

Un film fait par des parents d’élèves pour les parents d’élèves et les enseignants…

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 18:25

L'AGEEM (Association Générale des Enseignants des Ecoles et classes Maternelles) réagit au projet Jardin d'Eveil.



Une nouvelle structure d’accueil et de garde : le jardin d’éveil !

De qui se moque t-on ?
Aujourd’hui Madame Tabarot députée des Alpes Maritimes au service des projets du président de la République, a gagné le yoyo !
Dans son rapport * rendu public ce 23 juillet – en pleine période de vacances scolaires – elle vient d’inventer “le jardin d’éveil”.

Qu’est-ce que le Jardin d’éveil ?
C’est un mode de garde innovant ouvert dans les locaux de l’école maternelle, sous la possible responsabilité du directeur de l’école, sous la coordination de l’éducation nationale quant aux objectifs et aux méthodes pour les enfants de 2 ans…!
Le jardin d’éveil ressemble à la Toute Petite section de l’École Maternelle, il a le goût de la TPS, les odeurs de la TPS, les couleurs de la TPS, les activités de la TPS : stimulation des capacités linguistiques, socialisation, découverte de nouvelles expériences : mouvement, créativité, environnement, nombres, espaces, formes etc … Mais ce n’est pas l’école !

Et pour cause !
Les fonctions majeures citées de multiples fois dans ce rapport sont la garde et l’accueil : offres de garde, offre d’accueil, besoins de garde, structures et modalités d’accueil, services de garde et services d’accueil…
Quid de l’éducation ? Quid des apprentissages ? balayés !

Cette invention est présentée comme une alternative de qualité à l’école maternelle… Alternative payante. Évidemment.
Qui pourra croire que l’on propose cette nouvelle structure à cause de la « diminution de la scolarisation à l’école maternelle » ? Faut-il rappeler qui organise et orchestre la diminution spectaculaire de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans sur le territoire ?
Qui pourra croire que l’on a le souci de respecter les besoins des enfants quand le temps d’accueil dans ces structures est prévu de 7h30 à 19 h ?

Jardin d’éveil mode de garde innovant
Une chose n’est pas dite vraiment dans ce rapport : qui va « accueillir » et « garder » ces jeunes enfants ? une idée vous aura sans doute traversé l’esprit – mais sans doute avons-nous mauvais esprit - … les ATSEM bigre ! elles sont déjà dans les locaux, sous la responsabilité des directeurs et des maires, validés par le CAP Petite enfance.…. Quelle économie ! quelle facilité d’organisation, de mise en œuvre … un simple glissement de statut et de responsabilité ! et hop le tour est joué ! En résumé, on fait les mêmes activités, avec les mêmes enfants, dans les mêmes locaux Mais sans enseignant ! Au fond, c’est logique puisque ce n’est plus l’ÉCOLE dans laquelle on enseigne et on éduque . Ce n’est plus l’école pour tous, ce n’est plus le service public d’éducation gratuit et laïque implanté sur tout le territoire.
C’est une structure « d’accueil » et de « garde » «avec une participation financière des familles comme pour la maternelle privée »

Grande illusion, tour de passe-passe, subterfuge, provocation ? Au choix ou tout à la fois ?

En tous cas, quel mépris pour les enseignants des Écoles Maternelles de la République !
De qui se moque-t-on ?

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 07:35

In Café Pédagogique


S'il est une règle sociologique qui s'impose c'est bien celle qui veut que les plus faibles soient les premières victimes des tensions à l'intérieur d'une organisation. C'est très clairement ce qu'on observe dans l'éducation nationale à propos des Rased et de l'école maternelle.

 

Les enfants suivis par les maîtres des Rased appartiennent souvent aux catégories les plus défavorisées. Ce sont eux qui sont touchés en premier quand il s'agit de récupérer des moyens, en l'occurrence 3 000 postes. Le gouvernement préfère supprimer l'aide spécialisée aux plus démunis que,par exemple, diminuer les dégrèvements fiscaux des familles utilisant les services d'accompagnement scolaires payant.

 

Très logiquement, c'est maintenant l'école maternelle qui est victime des économies budgétaires. En 3 ans, le nombre de postes affectés à la scolarisation des 2-3 ans a fortement baissé, les recteurs ayant pris l'habitude d'utiliser cette école comme variable d'ajustement. Leur éradication pourrait être totale dès la rentrée 2010. Mais plusieurs faits donnent à penser que la scolarisation à 3 ans, qui n'est pas obligatoire, n'est plus à l'abri. Le rapport Papon évoque un contrôle à l'entrée en petite section, le rapport Censi, une réduction de 2 années de la scolarité en France.

 

Or la France détonne avec la plupart des pays du monde qui ont choisi de renforcer l'enseignement pré-élémentaire. C'est que son efficacité est prouvée. En France, "les recherches ont systématiquement relevé un lien positif entre la durée de fréquentation de l’école maternelle et la réussite des élèves à l’école élémentaire, tant sur le plan des acquisitions que sur celui de la qualité des parcours scolaires" relève Bruno Suchaut, directeur de l'IREDU.  

 

L'école maternelle est prédictrice de la réussite scolaire. B. Suchaut a pu identifier des compétences précises acquises en maternelle et qui, selon ses travaux, décident de l'avenir scolaire. " Les compétences dans l’acquisition de la langue écrite, dans la structuration du temps et dans la construction du nombre à la fin de l’école maternelle déterminent les capacités attentionnelles des élèves à l’entrée au cycle III. Par ailleurs, ces capacités attentionnelles sont liées aux compétences en calcul mental qui elles-mêmes vont déterminer les futures acquisitions des élèves en numération et calcul à l’entrée au collège et, de façon indirecte, les compétences en compréhension. Ce dernier domaine étant central pour expliquer la réussite ou l’échec des élèves à l’entrée au collège… Les analyses montrent que les élèves sont d’autant plus armés à l’entrée au collège s’ils ont développé des compétences élevées dans certains apprentissages à l’école maternelle".

 

Sa réduction serait également une catastrophe sociale. D'une part, une étude de la DEPP montre que les acquisitions en maternelle profitent prioritairement aux défavorisés. D'autre part, les systèmes de remplacement qui sont envisagés, type jardin d'éveil, seront payants et donc inaccessibles à ces publics.

 

Pour toutes ces raisons il est souhaitable que la mobilisation qui s'est portée sur les Rased bénéficie également à une école nettement menacée.

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 07:32

In Café Pédagogique

Après le succès du congrès de la FNAME, l'échéance de la manifestation devant l'Assemblée Nationale, le jour de la discussion sur le budget de l'Education Nationale, devait constituer un nouveau temps fort de la mobilisation des personnels de RASED pour défendre leurs emplois, menacés par la réorganisation prévue par le projet de "redéploiement" de 3000 d'entre eux.

Plusieurs centaines de personnes ont donc convergé vers la capitale, pendant leurs vacances, et avaient revêtu le désormais emblématique gilet jaune qui avait déjà été remarqué à la manifestation du 19 octobre.

Durant deux heures, les organisateurs, dont la FNAREN et la FNAME, ont enchaîné témoignages de terrain, messages de soutien de députés, de fédérations syndicales ou d'associations.

Au hit-parade de l'applaudimètre, l'intervention d'une "instit' de terrain" venue témoigner du soutien des enseignants des écoles : "Je fais l'aide individuelle et je n'en vois pas le bout. Je vois bien que sans le Réseau, je ne m'en sortirai pas seule".

La plupart des manifestants avaient revêtu, par dessus le gilet jaune, de multiples étiquettes et figurines symbolisant les noms des élèves pris en charge dans le travail quotidien.

"Allez convaincre vos députés de la justesse de votre combat", exhortait un participant en pointant du doigt l'importante bâtisse de l'Assemblée. Il n'est pas possible que les députés qui vont voter ce projet ne se rendent pas compte, lorsqu'il vont rentrer dans leur circonscription, que c'est toutes les valeurs de l'Ecole qu'il est en train de mettre à la trappe par ce budget."

Pour certains manifestants, pas forcément tous rôdés aux arcanes de l'action revendicative, c'était aussi l'occasion d'échanger avec des connaissances, perdues de vue depuis la formation : "C'est vrai, ce qu'on dit, que la formation CAPA-SH va être supprimée ?" Véritable matrice professionnelle des maîtres E et des rééducateurs, les centres de formation nationaux (INSHEA de Suresnes) et régionaux dans les IUFM risquent bien d'être la prochaine victime colatérale du séisme annonce. "C'est quand même inimaginable de penser que ces ressources formatives font disparaître... Même la connaissance des difficultés scolaires et d'apprentissage risque de reculer...

Prochain rendez-vous : la grève unitaire des enseignants des Ecoles, le 20 novembre. "Pour Johnatan, Eden, Anna, Mamadou et Alexandre..."

 

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 07:20

"L'école n'a pas vocation à accueillir les enfants de 2 ans. Elle doit être une école à part entière". C'est par cette affirmation que Monique Papon et Pierre Martin, sénateurs UMP,  ont commencé la présentation de leur rapport sur l'accueil des enfants de 2 à 3 ans entièrement à charge contre l'école maternelle.

Le rapport Papon est une copie du rapport Tabarot. Il aurait du sortir au même moment que celui-ci et il en reprend les propositions sans réussir à atteindre son niveau d'argumentation.  Pour M. Papon et P. Martin, comme pour Michèle Tabarot, il faut fermer les écoles maternelles aux enfants de moins de trois ans et ouvrir des "jardins d'éveil" où ne seraient accueillis que les 2-3 ans, qui s'abriteraient dans les locaux des écoles maternelles et qui auraient un taux d'encadrement identique à celui des écoles maternelles (1 adulte pour 15 enfants), mais qui ne seraient pas gratuits. Autrement dit, un ersatz d'école maternelle payant et sans instits.

Les arguments avancés par Monique Papon et Pierre Martin sont-ils convaincants ? Ils estiment qu'un enfant de 2 ans est très différent d'un autre de 3 ans et que les enseignants de maternelle ne sont pas assez formés pour les accueillir. Ils s'appuient sur le rapport Bentolila pour qui "scolariser très tôt c'est renforcer le ghetto". Ils rappellent aussi que la scolarisation à deux ans recule et qu'elle est inégale d'une région à l'autre, situation qui ne reflète pas, comme ils ont essayé de le faire croire, d'une réduction de la demande, mais des suppressions de postes imposées par le ministère, les classes .de toute petite section étant devenues une variable d'ajustement pour les inspecteurs d'académie. Pour conclure, les rapporteurs déclarent qu'au bout de 4 ans d'école maternelle "les enfants n'en peuvent plus, ils sont usés"… Il semble pourtant que 100% continuent leurs études…

Est-ce parce que la scolarisation précoce profite aux défavorisés et aux étrangers que la majorité veut la supprimer ? Car ils sont bien obligés de reconnaître l'impact positif de la scolarisation à deux ans, démontré sur les évaluations de l'école primaire et sur le taux de redoublement. 82% des enfants arrivent à l'heure en 6ème quand ils sont scolarisés à 3 ans, 86% à 2 ans.  Il est particulièrement positif pour les enfants étrangers ou de milieu défavorisé.  Aux évaluations de CP, 44% de ces enfants scolarisés à 2 ans atteignent la médiane contre 34% pour la scolarisation à 3 ans. Interrogés sur le fait que ce sont justement ces familles qui ne pourront pas payer le jardin d'éveil, les rapporteurs ne trouvent comme argument que l'inégalité actuelle de la répartition de l'accès à l'école à deux ans…

 
Vers un examen d'entrée à l'école maternelle ? Fermer l'école de 2 à 3 ans c'est aussi redessiner l'école maternelle. Pour les rapporteurs, l'école de 3 à 6 ans doit être "une école à part entière", certainement celle de la transmission. Du coup ils envisagent "qu'une commission étudie les passages du jardin d'éveil vers l'école maternelle". Le mot "examen" est repoussé mais tous les enfants n'auront pas le droit à intégrer la petite section !

 
Présent lors de la conférence de presse, Yannick Bodin, sénateur socialiste, a condamné le rapport. IL estime que l'entrée à l'école ne relève pas de l'état-civil mais de la maturité personnelle de chaque enfant. Il est  important que les enfants gardent le droit d'entrer à deux ans s'ils en sont capables. Il craint l'aggravation des inégalités sur le territoire et des conditions de vie des familles modestes si les écoles ferment sur cette tranche d'âge.

Pour Hélène Le Crom, de la Fcpe, le rapport est "difficile à accepter quand il s'agit de sortir de l'école les 2-3 ans sans projet défini, à la différence de l'école maternelle, sans accès pour tous les enfants au jardin d'éveil, alors que l'école est gratuite".

Le Se-Unsa a réagi dès le 4 novembre et interroge : "par quel miracle, quand, avec quels personnels, avec quel financement, ces nouveaux jardins d’éveil jailliront-ils du néant ? Les rapporteurs n’en disent rien. La seule certitude réside pour eux dans la fin annoncée de toute scolarisation à l’âge de deux ans… La démarche des deux sénateurs vient s’inscrire dans la droite ligne de l’instruction à charge contre l’école maternelle commanditée par l’UMP. Son objectif n’a rien d’éducatif : il s’agit de justifier les économies budgétaires en désengageant l’Etat de l’accueil des tout-petits... Le SE-UNSA appelle les enseignants à faire de la défense et de la promotion de l’école maternelle un élément fort de la journée de grève du 20 novembre".

Le rapport Papon

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 18:07


(Source AFP)



Le débat sur la scolarisation des 2-3 ans est relancé. Un rapport du Sénat, rendu public aujourd’hui, propose de créer un «jardin d’éveil» à la place de la maternelle pour les tout-petits.
 
Ce «jardin d’éveil» serait une «structure innovante à mi-chemin entre la crèche et l’école» qui «précèderait l’entrée à l’école maternelle», écrivent les sénateurs UMP Monique Papon (Loire-Atlantique) et Pierre Martin (Somme) au nom du groupe de travail sur «la scolarisation des jeunes enfants».

Selon les auteurs du rapport, l’école offrirait «un milieu peu adapté aux enfants de deux ans». Leur scolarisation serait donc «une fausse bonne idée pour la réussite scolaire».

De plus, les modes de garde de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, etc.) sont largement insuffisants. Dans les années 1990, plus d’un enfant de deux ans sur trois était scolarisé. Mais, depuis le taux a baissé, à 20,9% en 2007 et reste très variable d’une région à l’autre. Par exemple, environ 60% des enfants de deux ans étaient scolarisés en 2007 dans le Finistère ou le Morbihan, contre 2,5% en Haute-Savoie ou 5,0% en Seine-Saint-Denis.

La France (avec la Belgique) est l’un des rares pays d’Europe à accepter d’accueillir à la maternelle les enfants dès l’âge de deux ans.

La scolarisation des tout-petits, un sujet sensible


Ce rapport s’engage clairement en faveur d’une solution alternative à la scolarisation précoce, un sujet polémique, relancé cet été par le ministre Xavier Darcos. Le ministre avait notamment suscité la colère des enseignants de maternelles avec ses propos sur les «siestes» et les «couches » (Cliquez ici pour voir la vidéo).

Le syndicat SE-Unsa déplore que les enfants soient «ravalés à une simple marge de manoeuvre budgétaire» servant à «justifier les suppressions de postes». Les sénateurs ne cachent pas que le «jardin d’éveil» est notamment inspiré des conclusions d’un rapport de la députée UMP Michèle Tabarot, influencées par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), politique de réforme de l’Etat et de réduction de ses dépenses.

Pour autant, les sénateurs assurent que ce jardin d’éveil s’inscrit dans «le respect des rythmes et des besoins du jeune enfant dans son développement».

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 15:19

In Le Monde


Sylvie Hue et Brigitte Thily, toutes deux enseignantes à l'école primaire, travaillent à Paris dans un réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). Dans le jargon de l'éducation nationale, elles sont "maîtres G", c'est-à-dire rééducatrices, et s'occupent des élèves qui connaissent des difficultés d'adaptation à l'école.
Depuis la fin septembre, elles sont indignées par la décision du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, d'amputer ces réseaux d'aides de 3 000 postes sur un total de 11 000. La mesure passe d'autant moins bien que M. Darcos avait, en amorçant en octobre 2007 sa réforme de l'enseignement primaire, promis de "mettre le paquet" pour "diviser par trois l'échec scolaire lourd" en primaire d'ici à la fin de la législature.

Le lundi 3 novembre a été pour elles une sorte de veillée d'armes, en attendant le rassemblement prévu, mardi 4, devant l'Assemblée nationale, lors de l'examen en séance publique des crédits 2009 de l'enseignement scolaire. Destinée à défendre les Rased, la manifestation, organisée par trois associations de maîtres spécialisés, est soutenue par les syndicats d'enseignants du primaire. "Plus de 94 000 personnes" ont, selon le syndicat SNUipp-FSU, signé la pétition "Sauvons les Rased" mise en ligne le 12 octobre sur son site.

Sauvons les Rased

Sur les 13 500 postes que le ministère de l'éducation a prévu de supprimer en 2009, 3 000 le sont par la réaffectation dans des classes normales de maîtres spécialisés. Ces derniers, jusqu'à présent, travaillent auprès de petits groupes d'élèves, dans plusieurs écoles, en plus du maître de la classe et pendant le temps scolaire.

Depuis l'annonce de cette décision, le 26 septembre, lors de la présentation devant le conseil des ministres du projet de loi de finances pour 2009, les protestations montent. M. Darcos les met sur le compte de mauvaises interprétations, et récuse toute idée de "suppression" d'emplois : les maîtres spécialisés "seront sédentarisés là où l'on a précisément besoin d'eux, et travailleront dans des équipes pédagogiques permanentes", a-t-il indiqué le 29 octobre à l'Assemblée nationale.

APPEL À LA GRÈVE

Selon le ministère, les deux heures hebdomadaires d'aide individualisée aux élèves en difficulté, instaurées grâce à la suppression des cours du samedi matin et dispensées par les maîtres, rendraient inutile l'intervention des Rased. Celle-ci est ailleurs critiquée pour sa dimension "psychologisante ou médicalisante".
Mais les professionnels considèrent que la nouvelle aide personnalisée ne peut se substituer à l'action des personnels spécialisés. "Ce ne sont pas seulement des postes qui vont disparaître, c'est un métier !", s'exclame Brigitte Thily. "Notre force, ajoute-t-elle, ce sont les approches complémentaires."

Les intervenants en Rased se rangent en trois catégories : les "maîtres E", qui s'occupent de pédagogie, s'adressent aux élèves qui ont du mal à entrer dans les apprentissages ; les "maîtres G", appelés "rééducateurs" ; et les psychologues scolaires. Tous ont reçu une formation supplémentaire, sanctionnée par un examen spécifique.
La perspective de suppression des Rased est l'un des motifs de l'appel à la grève des principaux syndicats du primaire le 20 novembre.


"Je connais un peu le sujet." X.Darcos

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 14:48

Les pensionnaires - J. Deschamps

Deschamps Les pensionnaires
Vidéo envoyée par sauvons-lecole

 


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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 13:38

301

Le cap des 300 articles est franchi aujourd'hui.

Avec plus de 26 000 visiteurs en moins de 7 mois, (avec des pointes de 500 visiteurs uniques/jour) ce blog témoigne des inquiétudes concernant l'avenir de  l'Ecole publique et encourage à continuer.

Merci à tous !

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 14:25

In Télérama


La semaine passée, Nicolas Sarkozy s'interrogeait gravement devant le Parlement européen : « Suis-je devenu so­cialiste ? Peut-être. » Déchiran­te question, sans doute parta­gée par nombre de banquiers, de financiers, d'économistes qui sortaient, il y a peu, leur re­volver à la seule évocation du nom de l'Etat et viennent bru­talement de découvrir les vertus de l'action publique et l'ur­gence d'une réglementation internationale qu'ils avaient jusque-là combattue de toutes leurs forces. Sont-ils devenus socialistes, tous ceux qui se félicitent aujourd'hui de la re­vanche de Keynes sur Milton Friedman, exaltent la mémoire de Roosevelt et du New Deal et applaudissent au retour du po­litique dans un ensemble aussi touchant que celui des Petits Chanteurs à la croix de bois ? Qu'on se rassure, les risques sont limités.

Pendant que notre président s'interroge devant les caméras, en coulisse les travaux de dé­molition du service public se poursuivent hardiment.
A l'Education nationale, par exemple, que la pédagogie de la crise ne semble pas avoir tou­chée. Armé de sa calculette, le ministre Xavier Darcos conduit imperturbablement le recul programmé de l'Etat dans un secteur pourtant au cœur de ses missions. 8 500 suppres­sions de postes d'enseignants en 2007, 11200 en 2008 et 13 500 prévues pour 2009. Qu'on le veuille ou non, l'essen­tiel est là. Le reste est commu­nication, habillage médiatique d'une réalité incontournable. Celle d'un appauvrissement du service public de l'éducation qui se traduit déjà par un abais­sement du nombre d'heures de cours - effective dans le pri­maire, où l'on est passé, depuis la rentrée, de 27 à 24 heures hebdomadaires, et en prépara­tion au lycée, où la procédure est un peu compliquée par le succès de la récente manifesta­tion des enseignants et des pa­rents d'élèves.
Moins de profs, moins de cours et bientôt moins de maîtres spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté. En primaire, 3 000 d'entre eux (sur un effectif de 9 000) seront ainsi réaffectés, dès la rentrée 2009, dans des classes norma­les. Alors que Xavier Darcos assure vouloir « diviser par trois » l'échec scolaire !
Que signifie ce recul de l'Etat et du service public dans l'Education nationale ? La même chose que partout ailleurs : le désengagement au profit du secteur privé et la sélection par l'argent.

MICHEL ABESCAT

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