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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 18:23

Les enseignants devraient être nombreux à faire grève et à défiler aujourd'hui contre les suppressions de postes et les réformes en cours. Les professeurs des écoles sont très mobilisés, ce qui constitue une « nouveauté », selon le chercheur Philippe Meirieu.

 

Ils seront les fers de lance d'une mobilisation qui s'annonce très suivie contre les suppressions de postes (13.500 en 2009) et les réformes menées à l'Education nationale. Les professeurs des écoles devraient être beaucoup plus nombreux qu'à l'accoutumée à défiler aujourd'hui aux côtés de leurs collègues du secondaire et du supérieur, à l'appel de la quasi-totalité des organisations enseignantes du public et du privé (FSU, Unsa, CFDT, CGT, FAEN, SNALC). Selon le SNUIPP, et le SE-Unsa, leurs deux principaux syndicats, le taux de grévistes pourrait avoisiner 60 % à 70 % dans les écoles, « du jamais vu depuis 2003 » selon la FSU. Et un casse-tête en perspective pour les maires, appelés à mettre en place le service minimum, ce qui occasionne ces jours-ci un bras de fer entre l'Etat et les grandes communes de gauche (qui s'y refusent). Ces derniers mois, la poussée de fièvre dans le primaire est allée crescendo : ils étaient, selon le SNUIPP, 63 % à avoir fait grève en mai et avaient défilé en rangs fournis le 19 octobre. Une colère assez inhabituelle de la part d'une profession qui s'est longtemps sentie moins concernée que les autres par le fameux « malaise enseignant ». « C'est tout à fait nouveau » analyse le chercheur Philippe Meirieu. « Cela avait commencé avec Gilles de Robien, mais cela s'est intensifié avec Xavier Darcos, qui mène la politique inverse de Claude Allègre en attaquant le primaire, plutôt que le secondaire. C'est un comportement traditionnel de la droite qui a toujours joué le secondaire contre le primaire », explique-t-il. Dès son arrivée, le ministre de l'Education nationale ne s'est pas privé de souligner les failles d'une école dont « 15 à 20 % des élèves sont en échec », ce qui la relègue au bas des classements européens.

Programme peu consensuel

Un diagnostic noir suivi d'un traitement de choc : réforme des programmes, disparition des cours le samedi, transformation des IUFM, évaluations renforcées - et partiellement publiques - des écoliers, et pour la première fois, suppressions de postes dans le primaire : 3.000 Rased (enseignants spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté) seront réintégrés dans des écoles en 2009. Un programme peu consensuel, parfois jugé paradoxal (la suppression des Rased en pleine lutte contre l'échec scolaire) et, surtout, mené au pas de charge, ce qui a décontenancé la profession. Ses propos sur la maternelle ont fini de mettre le feu aux poudres. « Après cet acharnement nous sommes arrivés à un tournant : l'effet Darcos ne fonctionne plus », explique Luc Berille du SE-Unsa. « Il nous a fixé des objectifs très élevés -faire plus avec moins d'heures de cours - tout en refusant de parler de pédagogie, ce qui revient à nier la spécificité de notre métier », déplore Gilles Moindrot, du SNUIPP. « Ils se sentent touchés dans leur identité professionnelle. Nous ne sommes plus uniquement dans les jacqueries sur les postes », conclut Philippe Meirieu. La question des moyens sera sans doute malgré tout omniprésente aujourd'hui : les organisations, convaincues d'avoir le soutien d'opinion publique, ont bien l'intention, à deux semaines des élections professionnelles, de faire monter la pression sur le gouvernement.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 13:03

Avenir des Réseaux d’Aides spécialisées aux Elèves en Difficulté

 

Question écrite de Madame Isabelle Debré  (Hauts-de-Seine - UMP)

 

Mme Isabelle Debré appelle l'attention de Monsieur le ministre de l'éducation nationale sur la profonde inquiétude de la communauté scolaire au sujet de la réforme des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED). Les aides spécialisées sont aujourd’hui une réponse pertinente pour prévenir les difficultés durables d’apprentissage et traiter la souffrance en milieu scolaire. Pédagogiques, rééducatives ou psychologiques, mobilisant des compétences très pointues, elles sont complémentaires de l’action pédagogique ordinaire et contribuent puissamment à l’intégration et à la réussite scolaires qui sont les missions essentielles de l’école. Parce qu’elles permettent aux enfants de recouvrer l’estime d’eux-mêmes et la confiance en eux, elles favorisent l’ajustement des conduites émotionnelles, corporelles et intellectuelles ainsi que les apprentissages. Il convient donc de tout mettre en œuvre pour pérenniser l’intervention des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté qui est d’une nature profondément différente de celle des différents dispositifs de soutien organisés pour lutter contre l’échec à l’école.

Elle lui demande de bien vouloir lui préciser l’organisation de la prise en charge de la souffrance à l’école à compter de la rentrée 2009-2010 et la manière dont seront valorisées les compétences des enseignants spécialisés, maîtres E et G et psychologues scolaires, intervenant non seulement dans le cadre des RASED mais également dans les instituts médico-éducatifs, les centres médico-psycho-pédagogiques et en milieu hospitalier.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 13:01

In Libération

 

En dénonçant, le 20 novembre, la «culture de la grève qui nous empêche de débattre de la réalité qui concerne les élèves» Monsieur le ministre Xavier Darcos, sous l'aspect d'un truisme, a adopté un discours beaucoup plus radical qu'il n'y paraît. Comment en effet ne pas réagir à l'emploi du mot «culture» qui, incidemment, concerne un aspect central du travail des professionnels de l'enseignement et de la recherche ? Or, Darcos emploie le mot dans un sens bien précis, celui d'un particularisme définitif et irrécupérable emploi qui peut être qualifié de «culturalisme» : la prise de position d'une partie de la population, quelle qu'elle soit, y est réduite à l'expression d'une culture qui «les» détermine y compris malgré «eux» et dans laquelle on les fige, parfois sous prétexte de «respecter leur» culture.

 

Ce point de vue a déjà été appliqué à toutes sortes de mouvements sociaux. Voilà qu'il s'applique maintenant, depuis quelque temps déjà, à divers interlocuteurs du monde professionnel. Bien évidemment, en réduisant à l'avance le mouvement des enseignants et chercheurs à la manifestation d'une culture, Darcos disqualifie a priori tout contenu possible de leurs revendications. Tout ce qu'ils vont dire ou revendiquer ne sera que l'expression de «leur culture», ce qui revient à dire que leur discours n'est pas considéré comme une prise de position, aussi discutable soit-elle, dans le «débat» introuvable qu'il évoque, mais comme l'expression d'un folklore suranné et incurable. Cela revient de fait à refuser, aujourd'hui aux professionnels de l'enseignement et de la recherche comme hier à ceux de la justice, non seulement l'accès à l'espace du discours sur les affaires de la cité, mais aussi la reconnaissance de la possibilité de la légitimité d'un discours sur des réalités qui sont pourtant en plein cœur de leur champ de compétence professionnelle. Ainsi le point caractéristique est ici la constance avec laquelle ce gouvernement joue l'Etat contre les professions et les professionnels, que ce soit dans le domaine de la justice, de l'éducation, de la recherche ou encore de la médecine hospitalière et de la psychiatrie.

 

La présence remarquée, et au demeurant fort courageuse, de professeurs de l'école libre dans les manifestations du 20 novembre, montre d'ailleurs clairement que le mouvement ne peut plus être pensé, aujourd'hui, sur le mode de la défense des «privilèges des fonctionnaires» : il est devenu, depuis quelque temps déjà, un mouvement de professionnels de l'enseignement et de la recherche. De ce point de vue, on doit cependant reconnaître que les propos de Darcos sont en pleine cohérence avec l'action de son gouvernement. Ce dernier, en réduisant toute culture professionnelle à un particularisme nuisible, semble ne pas avoir rencontré l'idée que la culture des professionnels pouvait avoir un rapport avec des savoirs, avec des valeurs, voire avec l'expérience des réalités sur lesquelles ils travaillent - autres sens, d'ailleurs fort intéressants, du mot culture. En outre, en réduisant la grève à l'expression d'un particularisme culturel, Darcos semble oublier deux faits fondamentaux : le fait qu'il s'agit, d'une part, d'un droit historique, et d'autre part, d'un moyen collectif de transmettre un message aux représentants du peuple dans un Etat démocratique. A ce jour et depuis 1864, la grève est un droit, autrement dit, non pas une bizarrerie culturelle, mais, à quelques exceptions près, une ressource d'action universelle, reconnue comme telle, et inscrite dans la loi. L'obtention de ce droit est une page somme toute plutôt glorieuse de l'histoire de tous les Français, et le président de la République, en exprimant son admiration pour Jean Jaurès, a tout à fait bien montré à quel point ce défenseur historique de la grève faisait partie, universellement et bien au-delà des dissensions partisanes, de notre patrimoine culturel à tous. Droit historique et référence culturelle universelle, la grève est aussi, peut-être avant tout, une tentative de transmettre un message collectif, en l'occurrence, en pointant des réalités que Darcos ne veut pas voir. Nous n'en citerons que trois.

 

La première concerne la suppression des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). Xavier Darcos fait partie d'un gouvernement qui a fait de la lutte contre la délinquance l'une de ses énergiques priorités. Comment, dès lors, ne pas s'étonner de la suppression prévue d'un dispositif qui tente de remédier dès l'enfance à des difficultés vécues et (ou) détectées à l'école, difficultés dont le non-traitement pourrait risquer de conduire ces enfants à la délinquance ? On notera au passage que la mobilisation spectaculaire des enseignants du primaire pour sauver les Rased atteste que ces enseignants, loin d'être fermés sur une culture professionnelle étroite, plébiscitent le recours à d'autres professionnels ayant des compétences complémentaires des leurs.

 

Le deuxième point concerne les sciences économiques et sociales, menacées de marginalisation par le projet de réforme du lycée, et qui jouent pourtant un rôle fondamental dans l'apprentissage du «débat sur la réalité qui concerne les élèves» - aujourd'hui, en particulier, la réalité de la faillite du système financier international.

 

La troisième réalité que nous citerons, et que Darcos, par une figure de rhétorique éprouvée depuis plusieurs décennies dans les entreprises, tente de voiler derrière un discours de la qualité, n'est autre que l'importance de la «culture du résultat». Car c'est bien en définitive par son adhésion sans limite à celle-ci, qui dans son exclusivité implique la fermeture à toute forme de savoir professionnel, que le gouvernement s'en prend systématiquement, au nom des chiffres, à tout ce qui ressemble aux professions et aux professionnels. La dénonciation de la grève comme particularisme culturel révèle ainsi à quel point la culture du résultat est devenue la croyance exclusive d'une partie importante des grands serviteurs de l'Etat aujourd'hui.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 07:11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Mans

Près de 800 personnes ont manifesté samedi après-midi au Mans pour protester contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos, a-t-on appris auprès de la police.

A l'appel des syndicats enseignants, de la FCPE et de la coordination lycéenne, enseignants et élèves ont défilé dans les rues du Mans après s'être livrés à un happening, avec des professeurs déguisés en ouvriers de chantier pour symboliser "la destruction de l'école publique", a constaté un correspondant de l'AFP.

 

 

 

A Clermont-Ferrand

Plus d'un millier de personnes selon les organisateurs, 900 selon la police, ont manifesté samedi après-midi à Clermont-Ferrand pour protester contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos, a-t-on appris de source syndicale.

A l'appel de syndicats, d'associations de parents d'élèves et d'organismes laïcs --FCPE, CEMEA, Francas, JPA, FSU, Sud Education, Unsa, Sud Etudiant ou encore Unef entre autres--, les manifestants ont défilé de la place Delille jusqu'à la préfecture du Puy-de-Dôme.

"Nous protestons contre les restrictions budgétaires et les réformes Darcos qui détruisent l'école publique", a expliqué à l'AFP Jean-Pierre Desmaison, responsable départemental de l'Unsa-Education, citant notamment les suppressions de postes, "décidées de façon purement comptable".

Il a ajouté que la "politique éducative" et le "comportement méprisant" du ministre à l'encontre de tous les acteurs de l'école publique étaient également en cause.

 

(Source AFP)

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 06:32

Formateurs IUFM et enseignants se mobilisent pour soutenir leur collègue convoqué par l'Inspecteur d'Académie suite au courrier de désobeissance qu'il lui avait envoyé.
Jean-Marc Hostachy maître formateur et professeur des écoles Stéphanois, a été convoqué vendredi soir à l'inspection d'académie, parce qu'«en conscience», il «refuse d'obéir» aux réformes imposées par le gouvernement.

La lettre de Jean Marc

 

Pour lire l'article suite au rassemblement de soutien:

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 18:37

Le mercredi 3 décembre sera voté le volet éducation de la loi de finances 2009 au Sénat, présenté par notre ministre.

Venez vous faire entendre par les Sénateurs !

De 9h00 à 13h00 rassemblement devant le Sénat

(à l’angle des rues Vaugirard et Tournon)

 « La lutte contre l’échec scolaire doit être le premier objectif de l’école primaire, c’est pourquoi il faut repenser les moyens d’y parvenir. » Luc Chatel, porte-parole du gouvernement

 

Lutter contre l’échec scolaire ?

Avec :

-       3 semaines en moins d’école par an pour tous les élèves, 

-       un rythme scolaire plus soutenu pour tous les élèves avec des programmes encore plus chargés,

-       un allongement de la journée des enfants dits les « plus en difficulté » (aide personnalisée ou soutien),

-       un allongement du temps scolaire sur une année pour ces mêmes élèves (stages de remise à niveau),

-       des programmes « mécanistes »,

-       des enseignants de moins en moins formés,

-       la suppression annoncée de la scolarisation des moins de trois ans en maternelle

-       3000 suppressions d’enseignants spécialisés de RASED,

-       3000 suppressions de postes d’enseignants pour 29 000 élèves supplémentaires

Mission impossible !

 

Faire réussir tous les élèves c'est conduire :

 

ü    une véritable politique de prévention avec :

-       une scolarisation à l’école maternelle pour tous les élèves dans des conditions acceptables

-       un nombre suffisant d’enseignants spécialisés qui puissent intervenir dès la moyenne section

ü    une véritable politique d’aide dans les classes au quotidien avec :

-       des classes moins chargées pour permettre à chaque enseignant de sa classe d’aider au plus près ses élèves

-       des enseignants supplémentaires pour permettre à chaque enseignant d’avoir des moments privilégiés avec tous ses élèves

ü    une véritable politique d’aide aux enfants les plus en difficulté avec :

-       des Auxiliaires de Vie Scolaire mieux formés et mieux payés pour aider les élèves à besoin spécifique en partenariat avec les enseignants

-       des enseignants spécialisés (maîtres de RASED) formés, en nombre suffisant pour aider les enfants selon leurs besoins spécifiques

-       du temps pour que les équipes (enseignants des classes, maîtres des RASED, psychologue scolaire) puissent se rencontrer, échanger et mettre en place les dispositifs les mieux adaptés à chaque élève

-       du temps pour que les enseignants puissent rencontrer les parents et tous les autres partenaires de l’école

Ensemble, parents, enseignants, exigeons un budget à la hauteur des ambitions pour nos enfants et nos élèves !

Ensemble, parents, enseignants, exprimons nos exigences pour une École Publique ambitieuse de la réussite pour tous

Nous appelons tous les participants à préparer une adresse personnelle à notre ministre. Nous pourrons en faire lecture  et  les collectionner dans un livre d'or que nous ferons parvenir à notre Ministre.

  SNUIPP 92 -  AREN 92 - AME 92

Les SNUipp 75, 77, 78, 91, 93 et 95 appellent également à participer à ce rassemblement.

 

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 11:30
Vous avez dû recevoir des récents messages du GDID, qui élabore un palmarès des syndicats en fonction de l'attention que ceux-ci portent aux directeurs (si vous n'avez pas eu connaissance de ce "tableau d'honneur" allez jeter un coup d'oeil sur leur site  http://www.dirlo.org/ )... Je ne suis pas certain que le GDID dispose de légitimité pour dresser un tel palmarès, mais pour l'heure, là n'est pas le problème.
 
Pour ma part le souci majeur que me pose le GDID, c'est qu'il associe la question du statut du directeur à celle de la création des Etablissements Publics d'Enseignement du Premier degré (quel que soit le nom qu'on leur donnera EPEP, RER, EPLE,...) et qu'il semble prêt à soutenir le projet d'EPEP déposé apparemment par trois députés UMP, en fait lancé en sous-main par le ministre de l'Education Nationale, et que ce projet d'EPEP est entre autres destiné à faire la peau aux écoles rurales, et éventuellement à un certain nombre de petits RPI en secteur rural (ces RPI étant pour la plupart des entités scolaires voulues par les acteurs locaux -enseignants, parents, élus-) : dans son précédent projet (dit Ferry-Darcos), le ministère annonçait clairement la couleur : supprimer les écoles à trois classes et moins. Comme ça suscite l'opposition de nombreux maires ruraux, y compris dans les propres rangs de l'UMP, l'approche a été modifiée et on parle dans le préambule du projet de loi de volontariat des communes... En fait, en lisant attentivement l'article 4 du projet de loi, si on connaît un peu le fonctionnement des communautés de communes, on se rend compte que si les communes ont transféré la compétence scolaire à la communauté de communes, volontaires ou pas, elles n'auront pas leur mot à dire si le conseil communautaire décide de fermer les écoles de villages ou les petits RPI pour les regrouper dans un EPEP concentré... cela a été préparé bien en amont, en août 2004, dans une loi de décentralisation passée à la hussarde,sans vote par le parlement, et notamment dans les articles 86 et 87.
Je ne sais pas si le GDID mesure toutes les conséquences d'un éventuel soutien au projet d'EPEP tel qu'il est actuellement rédigé, mais à titre personnel, en tant que membre de la Fédération Nationale pour l'Ecole Rurale (une toute petite fédération, malheureusement) et de l'Association des Maires Ruraux de France et avec leur soutien, je m'opposerai toujours à ce texte et à tous ceux qui n'ont qu'une finalité, fermer les écoles de village et les petits RPI et les regrouper, au nom d'une soi-disant meilleure qualité de fonctionnement, en fait pour récupérer des postes d'enseignants... L'école publique est souvent le dernier maillon du service public dans de nombreux villages ruraux, il faut défendre cette présence du service public... Soutenir le projet d'Etablissements Publics d'Enseignement du Premier degré dans sa forme actuelle ou sur des bases non discutées avec les représentants des élus locaux de base, c'est soutenir la cause de ceux qui veulent démanteler le service public, notamment en mileu rural.
Pierre Souin
Maire et directeur d'Ecole de Marcq
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 10:32

 

Cazals Bastien Montpellier, le 25 novembre 2008,

Montpellier

 

 

à Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

Monsieur le Président de la République,

Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c'est qu'aujourd'hui, en tant qu'enseignant et directeur d'école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.

 

Permettez-moi, tout d'abord, d'insister sur l'expression de mon profond attachement et de mon immense respect pour cette République française dans laquelle j'ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu'à certaines périodes de sa longue histoire, il s'y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l'immense patrimoine culturel qu'elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'elle a fini par faire le choix ambitieux d'une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l'égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j'ai choisi de servir cette République, ma République. J'en serais presque fier... sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j'en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !

C'est ainsi que j'arrive à l'objet de ma lettre. En ce début de XXI ème siècle, que reste-t-il de l'état républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d'intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D'autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j'ai choisi : l'école primaire publique....

 

 

La lettre...

 

Le site

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:14

Appel du 8 Novembre

L'Éducation Nationale en danger ! Pour une vraie formation des enseignants  

Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d’élèves, les membres du personnel de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ou de la recherche et les étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l’Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en œuvre précipitée d’une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à terme d’un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la formation des élèves à tous les niveaux de l’Éducation nationale. Elle complète et renforce la destruction du système national d’éducation et de recherche et contribue à mettre en position de concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.

Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a été engagée sans demander l’avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l’imposition d’un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment, plusieurs présidents d’universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde proposé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une réponse ferme et claire.

Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l’urgence d’une question aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l’abandon de tout calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet ministériel sous sa forme actuelle.

A ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d’un débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne saurait se limiter à un répit de quelques mois.

Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées durant les dernières semaines :

a) La destruction d’une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue, des enseignants. D’un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu disciplinaire, et, de l’autre, la suppression de l’année de stage qui suit la réussite au concours - au nom de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la « didactique » n’ayant pas de sens en l’absence d’une réelle pratique de classe en responsabilité.
b) La fragilisation de nombreuses formations à l’Université. De fait, dans toutes les disciplines dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l’enseignement, cette réforme aura des effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au
concours rend son avenir incertain.
c) L’extension de la contractualisation et de la précarisation dans l’enseignement primaire et secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l’existence d’un nombre important d’étudiants détenteurs d’une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus aux concours nationaux.
d) Une atteinte grave à l’articulation entre enseignement et recherche ainsi qu’à la nature des connaissances et des savoirs produits et transmis dans l’université comme dans l’enseignement primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la réforme des enseignements en cours dans l’ensemble de l’Éducation Nationale (au lycée, la distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité évoquée d’un recrutement direct des contractuels par les chefs d’établissement ; dans les écoles primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).
e) L’injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles s’ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement d’études ne sera en effet qu’un prolongement des études non rémunérées.

C’est pourquoi nous appelons à l’issue d’un large débat national à des négociations sans préalable afin de garantir et promouvoir

1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l’enseignement secondaire avec maintien d’un concours et d’un jury national (composé de personnes spécialistes des matières concernées), assorti d’un lien explicite entre la réussite aux concours et l’accès (après un stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d’État
2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval, préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours
3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline
4. le maintien d’une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et liée à une charge d’enseignement réduite, ainsi que le développement d’une formation continue disciplinaire au sein des universités.
5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l’université et son rôle essentiel dans la formation des futurs enseignants.

Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l’articulation entre masters et concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 18:50
Suite à la réunion du jeudi 27/11/08 sur Jouy le moutier décidée lors de la dernière journée de grève (jeudi 20/11/08 en AG de grévistes), il a été décidé de proposer une lettre aux enseignants souhaitant suivre le mouvement d'actions déjà engagé dans plusieurs départements.
A l'appel du SNUipp 95 et de la FCPE 95 la suspension de l'aide personnalisée a été discutée dans la majorité des écoles de l'Hautil, 4 groupes scolaires entiers sont déjà près à suspendre à l'unanimité, la plupart des autres groupes sont majoritairement en accord avec ce mouvement et attendaient de savoir la position des autres collègues.
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